(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Dictionnaire français-volof : précédé d'un abrégé de la grammaire Volofe"

ICTIONNAIR 



L 



FRANÇAIS -VOLOF 

bédé d'un Abrégé de la Grammaire Volofe 



Par le R.P. V.-J. GUY- GP AND 

de la Congrégation du Saint-Es^.H 

|elle Editi m revue par le R. F, O. ABîVEN 

de la même Congrégation 



Vicariat A.postoiici«e 




11 Loquebant'ar varûa 
Linguis Apcatoli magualia 
Dei. » (Act. II. 11.) 



de 1» Sénégambie 



Mission Catholique, DAKAR 
192*3 



î&uqumte Qmwtftty! 




Gift of 
Rev. Henry J. Koren, 
C.S.Sp. 



DICTIONNAIRE 

FRANÇAIS -VOLOF 

Précédé d'un Abrégé de la Grammaire Volofe 



Par le R.P. V.-J. GUY- GRAND 

de la Congrégation du Saint-Esprit 

Nouvelle Edition revue par le R. P. O. ABIVEN 

de la même Congrégation 



Vicariat Apostolique 




« Loquebantur variis 
Linguis Apostoli magnalia 
Dei. » (Act. II. 11.) 






de la Sénégambie 



Mission Catholique, DAKAR. 
1923 






N^-r 






Imprimatur 



Louis Le HUNSEC 



Evêque d'Europus, Vicaire Apostolique de la Sénégambie 



Dakar, 20 Octobre 1922 



NOV 30 1962 



SA PRONONCIATION 



La langue volofe est parlée dans presque tout le Sénégal : 
le Diolof, le Walo, le Cayor, le Baol et le Sine-Saloum en 
-concurrence avec le Sérère ; les laptots et les traitants l'ont 
même importée en Casamance, à Kayes, et sur d'autres points 
<de la côte où beaucoup de personnes la parlent. 

Cette ilangue n'est pas parlée partout d'une manière uni- 
forme ; les variantes de prononciation sont assez nombreuses, 
mais le vocabulaire est le même partout, à peu de chose près. 

Voici ce que disait le baron Roger, en 1829, sur la pronon- 
ciation volofe : 

« La prononciation volofe est difficile à saisir, soit à cause ds 
«on excessive variété, qui n'est cependant pas dépourvue de 
règles, soit parce qu'on y trouve quelques articulations guttu- 
rales et fortes, étrangères aux langues méridionales de l'Europe. 

« Les Volofs mettent, dans leur prononciation, une déli- 
catesse inconnue à nos langues ; quelques exemples en donne- 
ront une idée. 

« Lorsqu'on entend parler îles Volofs, il semble que les 
mêmes mots varient à tout instant dans leur prononciation. On 
est tenté d'abord d'attribuer cet effet à ce que la langue ne 
serait pas fixée ; mais, en examinant la chose de plus près, j'ai 
découvert que ces variations ne sont pas entièrement arbitraires, 
et qu'elles tiennent à une grande sensibilité de l'ouïe, à des 
règles d'euphonie très remarquables. 

« Ainsi, pour donner toute sa valeur à lia consonne qui 
finit un mot, on suppose qu'elle est suivie d'un son sourd ou 
voyelle muette ; mais cette voyelle, qui fait résonner l'arti- 
culation finale, n'a rien de déterminée ; elle change selon le 
son de la première voyelle qui suit ou selon la voyelle domi- 
nante du mot lui-même. 

« Exemple : sop na ko, je l'aime ; on doit prononcer comme 
s'il y avait sopâ-na-ko. Le p se fait sentir en empruntant quel- 
que chose du son qui suit (nâ). Au contraire, dans sop nenu ko, 
ils l'aiment, on prononce sope nena ko. 



VI 

« Lè'k mbûru, manger du pain, se prononce lèko rnbûra, 
et lè'k yapa, manger de la viande, se dit lèkâ yapâ. 

« Toutefois, il faut observer que la voyelle muette, qui sert 
à faire sentir la consonne finale, ne doit avoir qu'un son extrê- 
mement faible, pas plus fort que celui de l'e dans les mots fran- 
çais : dame, homme, etc. 

« Les Volofs qui n'écrivent pas leur langue, ont conservé 
une grande variété, une grande liberté dans leur prononciation. 
Suivant les syllabes qui précèdent ou qui suivent, ils prononcent 
dans 'les mêmes mots e ou â. Ainsi, on dira bayi ma (laisse moi), 
et bayi me ko (laisse moi cela). Ma et me sont le même mot 
prononcé différemment, suivant que 'l'euphonie le demande ». 

Le baron Roger fait ici allusion à la manière de parler des 
Volofs de Saint-Louis- et du Cayor. Mais, ce son muet est plus 
ouvert et se rapproche davantage de l'a à Dakar, Rufisque, dans 
le Baol, <le Sine, le Saloum et en Gambie. C'est la diversité de 
cette prononciation, qui a nécessité l'adoption de la lettre a, 
qui fait double emploi soit avec l'a soit avec l'e. 

« C'est peut-être aussi, continue le baron Roger, par une 
règle d'euphonie que les Volofs font précéder très souvent d'une 
consonne plus douce, les articulations initiales trop dures, b, p, 
d, k, t, dans les monosyllabes. Ainsi devant p et b, ils placent 
un m, et devant d, k, t, et quelquefois g, ils mettent un n. 
Ainsi, ils diront mpitâ (oiseau) et non pila ; Ndar (Saint-Louis) 
et non Dar. 

« Ce besoin paraît s'être fait sentir principalement pour les 
.mtats d'une ou de deux syllabes,. En effet, dans les mots 
plus longs, l'âpreté de la consonne initiale est beaucoup moins 
sensible, on la fait alors plus rarement précéder d'une lettre 
d'adoucissement. Ainsi, écriture se prononce mbindâ et écrivain 
bindâkât. Les mots se trouvant allongé, on retranche le m 
d'adoucissement. 

« Les verbes ne prennent que rarement des lettres d'adou- 
cissement devant leur consonne initiale ; ce qu'il faut, sans 
doute, attribuer à ce que les pronoms et les signes distinctifs 
des temps forment corps, en quelque sorte, avec le verbe, et le 
mettent ainsi dans le même cas qu'un mot composé de plu- 
sieurs syllabes. Ainsi, tandis que écriture se traduit par mbindâ, 
écrire se traduit par bindâ. 

« Le choix des consonnes d'adoucissement mérite d'être 
remarqué ; jamais on ne trouvera un n devant un b ni un p ; 
jamais un m devant un d, un k ou un t ; l'alliance de ces 
lettres serait, en effet, d'une insupportable dureté ; autant mpitâ, 
Ndar, sont faciles à articuler et doux à entendre, autant npitâ, 
Mdar seraient désagréables ». 



VII 



ALPHABET VOLOF 



&., a comme en français. 

A, â long, comme en français. 

À, à sourd, se rapproche de l'e. 

B, b comme en français. 
D, d comme en français. 

D, d comme di dans diantre. 

"E, e comme e muet en français. 

Ë, é ifermé et bTef. 

Ë, ë fermé et long. 

È, è ouvert et bref. 

Ê, ê ouvert et long. 

F, f comme en français. 

G, g toujours dur comme dans gaz. 

G, g son guttural comme ng en anglais dans young et en alle- 
mand dans bringen. 

H, h toujours aspiré, souvent comme le ; espagnol et le ch 
allemand. 

I, i comme en français. 

I, î idem, long. 

K, k comme en français. 

L, 1 idem. 

M, m idem. 

N, n idem. 

N, fi comme en français gn dans agneau. 

O, o comme en français. 

0, ô idem, long. 

0, ô grave et fermé, tient le milieu entre l'o et l'u. 

P, p comme en français. 

R, r icomme en français. 

S, s idem, n'a jamais le son de z. 

T, t comme en français 

T, t même son que d mais dur. 

U, u comme en italien et en allemand, comme ou en français. 

tT, û idem, long. 

"V, v comme en français. 

"Y, y comme en français dans le mot yacht. 



VIII 



OBSERVATIONS 



i° On prononce toutes les lettres. 

2° Chaque 'lettre conserve toujours dans les mots, la valeur 
qu'elle a isolément dans l'alphabet. 

3° Cependant, les lettres M et N devant une autre consonne, 
au commencement d'un mot, ne doivent pas être prononcées 
comme des consonnes distinctes ; elles indiquent seulement que 
la consonne suivante doit se prononcer par le nez. 

4° Quand une voyelle s'élide, elle est remplacée par l'apos- 
trophe. 

5° L'accent circonflexe est souvent le signe d'une contraction. 

6° Il est utile de se rappeler que la prononciation de bon 
nombre de mots varie ou se nuance diversement, suivant les 
différents pays où l'on parle volof. Ainsi on entend souvent dâv 
et dov, courir ; yëh et ylh, être lent ; dum.i et domi r s'étonner ; 
dog et dug, se lever, etc. 



prégé de la Grammaire ïoiofe 

CHAPITRE I 

I. — DU NOM OU SUBSTANTIF 

Le substantif volof est un mot invariable, il n'admet ni 
nombre ni genre. Qu'il soit sujet ou régime, au singulier ou 
au pluriel, il n'éprouve aucune modification. Pris dans un sens 
déterminé, c'est l'adjectif défini qui indique le nombre. Ex. : 
Un homme bon, nit ku bâh ; des hommes bons, nit nu bâh. 
Pris dans un sens indéterminé, il est précédé au pluriel de la 
particule i. Ex. : des hommes, i nit. 

Quelques rares substantifs dérogent à cette règle. Ex. : Lef, 
une ehose, i yef des choses ; pan un jour, i fan des jours ; 
vây individu, i gâ des individus ; borom maître, i vorom des 
bâdolâ pauvre hère, i vâdolâ des pauvres hères ; bârâm doigt, 
i vârâm des doigts. Les trois derniers pluriels sont peu usités. 

Le même mot s'emploie généralement pour exprimer les 
deux sexes. C'est le sens de la phrase ou ?a circonstance dans 
laquelle on parle qui indique le genre dont il est question. 
Ex. : Nit homme ou femme ; dôm enfant, garçon ou fille ; nag 
bœuf, vache, taureau. 

Si on veut expressément désigner le sexe, et s'il n'y a pas 
de mot propre, on ajoute au substantif le mot gôr (mâle) ou 
digèn (femelle), en les unissant par la particule de détermination 
correspondante. Ex. : Sa dôm du gôr ton fils (m. à m. ton enfant 
qui est mâle) ; sa dôm du digèn, ta fille (m. à m. ton enfant 
qui est femelle) ; halèl bu gôr, un garçon, halèl bu digèn, une 
fille. 

11. — NOM PROPRE 

i° Les prénoms, tur, tant d'hommes que de femmes, ne 
sont pas tous d'origine volofe ; un grand nombre viennent de 
l'arabe, d'autres du français, de l'anglais, du portugais, etc.. 
Parmi les chrétiens et dans les centres européens, les indigènes^ 
tout en portant un prénom européen, ordinairement plus -ou 
moins estropié, ont encore souvent un prénom indigène ; 

a Le nom patronymique santâ est toujours celui du père, 
jamais celui de la mère ; 

3° Le surnom, dakantal, dakèntal, est un terme de fami- 
liarité ajouté au prénom. 



III. — NOM COMPELLATIF 

Le compellatif est une expression, ou une proposition qui 
attire l'attention de ceux à qui l'on s'adresse. 

Quand on adresse la parole à quelqu'un, on lui donne ses 
titres, s'il en a, son prénom et son nom de famille ou l'un des 
deux. Si on ne les connaît pas, ou si on ne veut pas les donner, 
on dit gôr gi, à un vieillard, à un chef ou à un homme qu'on 
veut respecter ; va di au singulier, gâ ni au pluriel, à des 
jeunes gens ou à des inconnus ; halèl bi, à un enfant ; dôm di, 
par affection, dôm i ndèy, dôm man, enfant ohéri ; sumâ i 
mbokâ, mes parents, mes frères. 

IV. — NOMS DÉRIVÉS 

La plupart des noms sont dérivés des verbes. Cette dérivation 
se fait d'après des principes uniformes consacrés par l'usage. 
La connaissance de ces principes est fort utile pour bien connaî- 
tre la signification des mots et leur origine. 

En raison de la manière dont îles noms dérivés sont formés, 
on peut les diviser en deux classes. La première classe comprend 
les noms dérivés des verbes qui ne subissent aucune modifica- 
tion, ou qui en subissent dans leurs initiales seulement. La 
seconde classe comprend les noms qui ajoutent un suffixe à leur 
radical. 

PREMIERE CLASSE. — i° Beaucoup de verbes sont employée 
comme substantifs sans subir aucune modification. Ex. : Ligèy 
travailler, ligèy bi, le travail ; mer, être en colère, mèr mi, la 
colère. 

2° D'autres verbes deviennent substantifs en prenant la nasa- 
lité. Ex. : Bâl, pardonner, mbâl mi, le pardon ; fèyu, se venger,. 
mpèyu mi la vengeance. 

3° Des verbes commençant par une voyelle deviennent subs- 
tantifs en prenant le préfixe k, nka. Ex. : Anân envier, kanân 
envie ; élif commander, nkélij commandement. 

h° Quelques verbes deviennent substantifs en redouhlant le- 
radical. Ex. : Dam blesser, damdam blessure ; lakâ brûler, lakâlakâ 
brûlure. 

SECONDE CLASSE. — i° Des verbes deviennent substantifs 
en prenant le suffixe kat. Ils désignent la personne qui fait l'ac- 
tion exprimer par le verbe, et répondent aux substantifs fran- 
çais en eur. Ex. : Ligèy travailler, ligèykât travailleur ; musai 
sauver, musalkât sauveur. 

2° Des verbes, en prenant le suffixe ay, forment des subs- 
tantifs abstraits désignant ordinairement la qualité, ou l'état 
exprimé par le verbe. Ex. : Bâh être bon, bâhay ou mbâhay 
la bonté ; sèt être propre, être pur, sètay la propreté, la purtê. 



3° Té s'ajoute quelquefois à des verbes qualificatifs pour 
iformer des substantifs abstraits. Ex. : Sohor être méchant. 
ntohorté la méchanceté.' 

4° Ukay désigne l'instrument du travail, ou l'endroit où se 
fait l'action exprimée par le verbe. Ex. : Ligèy travailler, ligèyukay 
l'outil ou l'endroit où l'on travaille. 

5°,7n indique la manière. Ex. : Doh marcher, dohin manière 
de marcher ; vah parler, vahin manière de parler. 

6° It indique le résultat d'une action physique. Ex. : Dog 
couper, dogit morceau coupé ; dama briser, damit morceau d'une 
brisure. Parfois il forme des substantifs abstraits. Ex. : Méti faire 
mal, rnétit douleur. 

7° Ef, èl donnent des substantifs abstraits. Ce suffixe s'ajoute 
avec ou sans nasalisation. Ex. : Dur enfanter, ndurèf, ndurèl 
postérité ; sopâ aimer, sopèl affection. 



CHAPITRE H 

DE L'ADJECTIF* 
I. — DE L'ARTICLE ET DE L'ADJECTIF DÉFINI 

L'article défini français le, la, les se rend en volof par 
une particule de détermination se plaçant après le nom pour en 
déterminer le sens, le nombre et la position. 

'Cette particule, que nous appellerons adjectif défini, peut 
devenir aussi démonstrative ou interrogative. Il est donc très 
important de se bien familiariser avec elle, puisqu'elle se repro- 
duit dans la plupart des autres adjectifs et des pronoms. On la 
retrouve même dans les adverbes, les préposit : ons et les conjonc- 
tions qui servent à conjuguer les verbes. 

Dans sa forme primitive, c'est un monosyllabe composé 
d'une consonne initiale et d'une voyelle finale, variables l'une 
et l'autre. 

La consonne initiale est toujours l'une des suivantes : b, d, 
g, k, l, m, s, v, pour le singulier ; y, n pour le pluriel. 

La voyelle finale est toujours l'une des trois suivantes : a, i, u. 

L'emploi des diverses consonnes initiales au singulier n'est 
pas chose indifférente. Le dictionnaire, et surtout le soin d'ob- 
server et d'imiter la diction usuelle des indigènes qui parlent 
correctement, sont les meilleurs moyens à prendre pour employer 
à propos ces initiales ; les règles qu'on pourrait tracer à ce sujet 
ne sont pas absolues. Toutefois, il est bon de faire remarquer 
que l'initiale b est la plus usitée et que le k ne s'emploie qu'avec 
le substantif nit et quelques pronoms personnels. 



Au pluriel, le n ne s'emploie qu'avec les noms qui prennent 
le k au singulier ; dans tous les autres cas, c'est y,. 

Les voyelles finales indiquent la position de l'objet désigné 
par le nom qu'accompagne l'adjectif défini par rapport à celui 
qui parle. 

Si il'objet est présent sous les yeux, on emploie i ; si l'objet 
est éloigné et sa position connue, ou supposée connue, on met a ; 
mais si la position de l'objet est inconnue, ou très vaguement 
connue, que l'objet soit proche ou éloigné, on emploie u. 

Si l'objet Si l'objet Si la distancé 

est présent est éloigné , est inconnue 



Singulier 



b... 


bi 


d... 


<li 


g... 


gi 


k... 


ki 


1... 


li 


m.. 


mi 


s... 


si 



yi 



Bây bi 
Ndèy di. 
Ker gi 
Nit ki 
Ngélav li 
Ndoh mi 
Safara si 
Fas vi 

Bây yi 
Ndèy yi 
Ker yi 
Nit ni 
Ngélav yi 
Ndoh yi 
Safara yi 
Fas yi 



bâ 
dâ 

£7â 
kâ 
la 
ma 
sa 
va 



ya 
fia 



bu 
du. 
g\i 
ku 
lu 
mu 
su 
vu 



Pluriel 



yu 
nu 



EXEMPLES : 



bây bâ 
ndèy dâ. 
ker gâ 
nit kâ 
ngélav là 
ndoh ma 
safara sa 
fas va 

bây yâ 
ndèy yâ 
ker yâ 
nit nâ 
ngélav yâ 
ndoh yâ 
safara yâ 
fas yâ 



Singulier 

bây bu 
ndèy du. 
ker gu 
nit feu 
ngélav lu 
ndoh mu 
safara su 
fas vu 



Pluriel 



bây yu 
ndèy yu 
ker yu 
nit nu 
ngélav yu 
ndoh yu 
safara yu 
fas yu 



le, 


la 


le, 


la 


le, 


la 


le, 


la 


le, 


la 


le, 


la 


le, 


la 


le, 


la 


les 




les 





le père, 
la mère, 
la maison, 
l'homme 
le vent, 
l'eau." 
le feu. 
le cheval. 



les pères, 
les mères, 
les maisons, 
les hommes, 
les vents, 
les eaux. 
les feux, 
les chevaux. 



— 5 — 



II. — ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS 

En volof, il n'y a pas d'adjectifs qualificatifs, ce sont des 
verbes qui en tiennent lieu. Ex. : Un homme bon, nit ku bâh 
(m. à m. un homme qui est bon, bâh signifiant être bon) ; 
yêrê vu vêh, des habits blancs (m. à m. des habits qui sont 
blancs, vêh signifiant être blanc) 

Comme on le verra par le tableau ci-dessous, l'abjectif 
démonstratif n'est autre que l'adjectif défini allongé, avec ses 
différentes variations de la consonne initiale et de la voyelle 
finale. 

Il y a trois formes qui se mettent ordinairement après le 
nom auquel elles se rapportent. 



Première Forme 

8e l'adjectif démonstratif ajoute le suffixe 
elle répond a ce, cette, ces du français, 
la position de l'objet, comme l'adjectif 



La première forme 
le à l'adjectif défini ; 
en ajoutant l'idée de 
défini. 

Si l'objet 
est présent 



Bile 
Dilé 
Gilé 
Kilé 
Lilé 
Mile 
Silé 
Vile 



Yilé 

mu 

Ex. : T'ërê bile, ce livre ; ndèy dâlé cette mère ; ker gulê 
cette maison ; nit nâlé ces hommes. 

Deuxième Forme 

La deuxième forme de l'adjectif démonstratif prépose à 
l'adjectif défini une syllabe préfixe composée de la voyelle ô et 
de la consonne initiale du même adjectif défini. 

Cette forme est plus expressive que la première, mais elle ne 
s'emploie qu'avec les voyelles finales a et u. Pour montrer les 
objets présents on se sert toujours de la première forme bile, 
dilé, etc.. 





Si r objet 


si 


l'objet est 


t 


est éloigné 


vaguement montré 




Singulier 






bâlé 


bulé 




ce, cette. 


dâlé 


dulé 




ce, cette. 


gale 


gulé 




ce, cette. 


kâlé 


kulé 




ce, cette. 


lâlé 


lulé 




ce, cette. 


mâle 


mule 




ce, cotte. 


salé 


sulé 




ce, cette. 


vâlé 


vulé 
Pluriel 




ce, cette. 


y aie 


yulé 




ces. 


nâlé 


nu lé 




ces. 



— 6 — 



Bôbâ 

Dôda 

Gôgâ 

Kôkâ 

Lôla 

Môma 

Sôsâ 

Vôva 



Yôyâ 
Nônâ 



Singulier 






bôbu 


ce, 


cette 


dôda 


ce, 


cette, 


gôgu 


ce, 


cette. 


kôku 


ce, 


cette. 


lôlu 


ce, 


cette. 


mômu 


ce, 


cette, 


sôsu 


ce, 


cette. 


vôvu 


ce, 


cette. 


Pluriel 






yôyu 


ces 




nônu 


ces 





Troisième Forme 

La troisième forme de l'adjectif démonstratif réunit les 
deux précédentes, en ajoutant à l'adjectif défini la syllabe affixe lé 
de la première forme, et la syllabe préfixe de la seconde. 

Cette troisième forme est encore plus expressive que la 
deuxième ; elle n'admet non plus que les désineuces à et u. 



Bôbâîé 

Dôdâlé 

Gôgâlé 

Kôkalé 

Lôlâlé 

Mômâlé 

Sôsâlé 

Vôvâlé 



Yôyàlé 
Nônâlé 

III. — ADJECTIFS POSSESSIFS 

L'adjectif possessif se place avant le nom auquel il se rap- 
porte, excepté le possessif individuel de la troisième personne 
qui se met après. 

Possessifs individuels : 
Singulier Pluriel 

S uma i mas 

Sa i tes 



Singulier 






bôbiilé 


ce, 


cette, 


dôdulé 


ce, 


cette, 


gôgulé 


ce, 


cette, 


kôknlé 


ce, 


cette. 


lôlulê 


ce, 


cette. 


momulé 


ce, 


cette, 


sôsulé 


ce, 


cette. 


v ovulé 


ce, 


cette. 


Pluriel 






yôyulé 


ces 




nônulé 


ces 





Sumâ, sâmâ, mon, ma 
Sa ton, ta 



I. . . âm 



Possessifs collectifs : 
Singulier Pluriel 



Sunu 


notre 


Sunu i 


nos 


Sën 


votre 


Sën i 


vos 


Sèn > 


leur 


Sèn i 


leurs 



Ex. : Sumâ fas mon cheval ; sa fas ton cheval ; fas âm son 
cheval ; surnâ i fas mes chevaux ; sa i fas tes chevaux ; i fas âm 
ses chevaux; ; sunu fas notre cheval ; sën fas votre cheval ; sèn 
fas leur cheval ; sunu i fas nos chevaux ; sën i fas vos chevaux ; 
sèn i fas leurs chevaux. 

Dans le style affectueux mon peut se rendre par man et notre 
par nun. Ex. : Yésu man mon Jésus ; dôm man mon enfant ; 
Y alla nun notre Dieu. 

L'a initial de la troisième personne du singulier se contracte 
quand le mot qui précède finit par une voyelle. Ex. : Son pied 
tankâ'm (pour tankâ âm). 

Lorsque l'adjectif possessif se rapporte au nom complément 
annexé, c'est le nom antécédent qui prend l'adjectif possessif. 
Ex. : Sumâ ker u bây (m. à m. ma maison de père), la maison de 
mon père ; sa i nhar i nidây (m. à m. tes moutons d'onde) les 
moutons de ton oncle ; sunu ndimali Yalla (m. à m. notre secours 
de Dieu) le secours de notre Dieu. 

IV. — ADJECTIF INTERROGATIF 

L'adjectif interrogatif a deux formes qui se placent toutes les 
deux avant le nom. 

(La première forme dérive de l'adjectif défini dont il change 
la voyelle en an tout en conservant la consonne initiale. 

Singulier 

Ban ? Dan ? Gan ? Kan ? Lan ? Man ? San ? 
Van ? Quel, Quelle ? 

Pluriel 

Y an ? Nan ? Quels, Quelles ? 

La deuxième forme de l'adjectif interrogatif comprend les 
deux mots suivants : natâ ? combien ? kus ? à qui ? de qui ? 

V. — ADJECTIF NUMÉRAL CARDINAL 

i° L'adjectif numéral bénâ, un, suit, pour la consonne 
initiale, la même règle que l'adjectif défini. Ainsi, on dit : Bénâ, 
dénâ, génâ, kénâ, lénâ, mena, sénâ, vénâ, un, une. 

Il se place toujours avant le nom. Ex. : Bénâ dekâ un< village; 
kénâ nit un homme. 



D-ns le langage usuel, bénâ est généralement employé, même 
avec des noms qui demanderaient une autre initiale. 

2° Tous les autres nombres accompagnant un nom prennent 
après eux le signe du pluriel i. Ex. : Nâr i yef deux choses, 
durom bèn'i nag six bœufs. 

3° De un à dix l'adjectif numéral précède le nom ; de dix 
à cent le nom se place entre les dizaines et les unités ; de cent 
à mille entre les centaines et les dizaines ; après mille, il se 
place entre les centaines et les mille. 

Ex. : Fuk'i apôtâr ak nâr douze apôtres ; durom tëmër i dèn 
ak nâr fukâ'k durom bénâ cinq cent vingt six poissons ; dune i 
at ak durom nètâ tëmër ak durom bénâ fukâ'k durom mil huit 
cent soixante cinq ans. . 

Voici les noms de nombre : 

i. bénâ. 5o. durom fukâ. 

2. fiâr. 6o. durom bénâ fukâ. 

3. nètâ. 90. durom nanènt fukâ. 

U- nanènt. 99. durom nanènt fukâ'k du- 

5. durom. ' rom nanènt. 

6. durom bénâ. 100. tëmër. 

7. durom nâr. 101. tëmër ak bénâ. 

8. durom nètâ. 110. tëmër ak fukâ. 

q. durom nanènt. 120. tëmër ak nâr fukâ. 

10. fukâ. 160. tëmër ak durom bénà" 

11. fukâ'k bénâ. fukâ. 

12. fukâ'k nâr. 200. nâr tëmër. 

i3. fukâ'k nètâ. 600. durom bénâ tëmër. 

16. fukâ'k durom bénâ. 1.000 dune, nduné. 

20. nâr fukâ, nitâ. 6.000 durom bénâ dune. 

ai. nâr fukâ'k bénâ. 10.000. fukâ dune. 

3o. nètâ fukâ, fanvèr. 20.000 nâr fukâ dune. 

60. nanènt fukâ, mata. 1. 000. 000. tamndarèt. 

VI. — ADJECTIF NUMÉRAL ORDINAL 

i° L'adjectif numéral ordinal xprimant « le premier » se 
rend par le verbe dîtu précéder, précédé d'un pronom relatif. 
Ex. : Ru ditu, du ditu, etc. Le premier homme nit kuditu ; la 
première femme, digèn du ditu. 

Béncl est rarement . usité. 

2 Les autres adjectifs numéraux ordinaux se forment en 
ajoutant le suffixe èl au nombre cardinal. Ex. : Nârèl deuxième ; 
durom bénèl sixième ; fukel dixième ; fukèl ak bénâ onzième. 

3° Il précède le nom auquel il s'unit par l'article conjonc- 
tif ii. Ex. : Durom nârèl u halèl bâ le septième enfant ; fukèl 
u garap gâ le dixième arbre. 



— 9 — 

4° Lorsque le nombre ordinal dépasse dix, cent, mille, les 
dizaines seules, ou les centaines, ou les milles, prennent le 
suffixe èl. Ex.' : ftùr fukèl u gàl gâ'k durom nanetit le vingt 
neuvième bateau ; nétâ tëmërèl u nit kâ'k nanènt fukâ'k 
"nanènt le trois cent quarante quatrième homme. 

VII. — ADJECTIF INDÉFINI 

L'adjectif indéfini a | quatre formes, dont les trois dernières 
•dérivent du nombre cardinal et de l'adjectif défini. Il y a ana- 
logie complète pour la variation de la consonne initiale. 

PREMIERE FORME. — Elle n'a qu'un mot dop, dopa, beau- 
coup, qui se place tantôt avant, tantôt après le nom qu'il accom- 
pagne. Ex. : Dop i nit beaucoup d'hommes ; dop i dèn, dèn 
dopa beaucoup de poissons. 

DEUXIEME FORME. — Elle change l'a final du nombre 
•cardinal en en. Ex. : Bénèn, dénèn, génèn, kénèn, lénèn, ménèn, 
sénèn, vénèn, autre. Au pluriel : yénèn, nénèn, autres. Cette 
deuxième forme se place avant le nom. Ex. : Kénèn nit un autre 
homme ; ménèn mpèhé un autre moyen. 

TROISIEME FORME. — Elle conserve la consonne initiale 
•de l'adjectif défini à laquelle elle ajoute la désinence ép, épâ :' 
bépâ, dépâ, gépâ, képâ, lépâ, rnépâ, sépâ, vépâ, toute, tout, 
•entier, entière. Au pluriel, yépâ, népâ, tous, toutes. 

'Cette forme se met après le nom auquel elle se rapporte, et 
ordinairement elle est suivie par l'adjectif défini ou démons- 
tratif. Ex. : Bopâ bâ bépâ toute la tête ; adunâ si sépâ toute la 
terre ; nit ni népâ tous les hommes ; dôjn i A dam a yi yépâ 
tous les enfants d'Adam. 

QUATRIEME FORME. — Le substantif, pris dans un sens 
indéterminé, est, au singulier, sans adjectif et sans addition 
aucune, ordinairement du moins. Cette règle peut être regar- 
dée comme générale, en pratique. Cependant on entend quel- 
quefois employer des particules qu'on peut classer parmi les 
■adjectifs. Elles constituent la quatrième forme. Ce sont : u, âb, âg, 
al, âm, as. 

Comme on le voit, ce n'est autre chose que l'adjectif défini 
interverti, excepté u qui remplace d et v et qui est, avec âb, le 
plus usité. 

Cet adjectif indéfini se place avant le nom. Ex. : 'U fas la 
-c'est un cheval ; ab tôl, un champ ; âg nit, un homme. 

Au pluriel on emploie i qui pourrait se traduire par : des, 
•quelques. I nit des hommes, quelques hommes. 



VIII. — ADJECTIF DIMINUTIF 

L'adjectif diminutif est simplement l'une des forme de 
l'adjectif défini et de l'adjectif démonstratif dont l'adjonction à 
un nom quelconque en exprime une diminution. 

iCette forme, qui ne semble usitée qu'au singulier, est la 
suivante : Sa, si, su, salé, silé, sulé, as. Ex. : Ndoh mi l'eau, 
as ndoh un peu d'eau, ndoh sa le peu d'eau. . 

Lorsque sa, si su est déjà l'adjectif défini d'un nom, le dimi- 
nutif s'exprime par une modification dans l'initiale du nom. 
Ex. : Safara sa le feu, as tafara un peu de feu, tafara sa le peu 
de feu. 



CHAPITRE III 

DU PRONOM 

I. — PRONOM PERSONNEL ISOLÉ 

Mon, moi, à moi. Nun, nous, à nous. 

Yov, toi, à toi. Yen; vous, à vous. 

Môm, lui, à lui, elle, à elle. Nom, eux, à eux, elles, à elless. 

Ces pronoms peuvent, comme le substantif, prendre la parti- 
cule de démonstration ; mais ils prennent toujours, au singu- 
lier, l'intiale m, au pluriel l'initiale n ; parfois k, si la parti- 
cule de démonstration devient pronom. Ex. : Man mile moi qui 
suis ici ; nun nilé nous qui sommes ici. 

Ils ne sont jamais ni sujets ni régimes d'un verbe. Ku ko 
dèf ? qui l'a fait ? Man a, c'est moi. Môm rèkâ, lui seul, cela 
seulement, rien que cela. 

II.— PRONOMS PERSONNELS SUJETS ET RÉGIMES 

Sujets Régimes 

Sing. 

i re pers. ma. ma. 

2 e pers. nga. la. 

3 e pers. mu. ko. 
Plur. 

i re pers. nu. nù. 

a e pers. ngën. lën. 

3 e pers. nu. lèn (nu). 

Les pronoms régimes ne subissent pas de modifications. 
Quant aux pronoms sujets, ils donnent lieu à des contractions 
et à des élisions avec les particules adjointes aux verbes pour 
en indiquer les diverses nuances. Ces modifications seront étu- 
diées à propos des verbes. 



III. — PRONOMS POSSESSIFS 

Les pronoms possessifs se forment de l'adjectif possessif auquel 
on ajoute bos ou bas au singulier, et au pluriel, yos ou yâs. 

Singulier Pluriel 

l. , ! • ,„ - A 'i „„ Sumà vos, les miens, les mien- 

Suma bos, le mien, la mienne. ■'• .' ' 

Sa bos, le tien, la tienne. „„ , ,. , .. 

' Su vos, les tiens, les tiennes. 

Bos âm, le sien, la sienne. Y os,âtn, les s i e ns, les siennes. 

Sunu bos, le nôtre, la nôtre. SÙnû vos, les nôtres. 

Sën bos, ' le vôtre, la vôtre. Sëri yos, les vôtres. 

Sèn bos, le leur, la leur. Sèn yos les leurs. 

A la 3 e personne, lorsqu'on remplace l'adjectif par un subs- 
tantif, au lieu de bos et yos on emploie bu et yâ. Ex. : Celui 
ou celle de Pierre bu Pèr ; celui ou celle de la maison bu ker 
gâ ; ceux ou celles de la forêt vu alâ bâ. 

IV. — AUTRES PRONOMS 

Les pronoms relatifs, démonstratifs, interrogatifs, numéraux, 
indéfinis et les locutions pronominales, n'ont point, en volof, 
de formes distinctes de celles des adjectifs correspondants. Le pro- 
nom relatif correspond à l'adjectif défini. 

En règle générale, les mêmes mots sont adjectifs lorsqu'ils 
accompagnent un nom, et pronoms quand ils le remplacent. 

Les relatifs : qui, que, dont, à qui, par qui, servant en 
français de liaison entre une phrase et le nom antécédent, ne 
s'expriment pas en volof, ou plutôt, ils sont renfermés dans 
l'adjectif défini ou démonstratif qui détermine le nom et qui le 
lie en même temps à son conséquent. Ex. : Moi qui parie, mon 
mi di vah ; le livre que j'écris l'ère, bi ma bindâ ; le père qui 
t'ainie bây bâ la sopâ ; cette mère que tu aimes ndày dilé nga 
$opâ. 



CHAPITRE IV 

DU VERBE 

I. — LA CONJUGAISON 

Le verbe volof éprouve si peu de flexions qu'on peut dire 

que c'est un mot invariable, comme on le verra par le paradigme 

qu'on trouvera plus loin. Pour le conjuguer, il suffit, mais il 

est nécessaire, de bien connaître : i° les pronoms personnels 

sujets ; 2° les pronoms personnels régimes ; 3° le verbe auxi- 
liaire ; 4° les particules verbales ; 5° la place que chacun de 
ces mots doit occuper. 



De plus, il y a lieu de distinguer, au point de vue des nuan- 
ces de temips et de modes, les verbes affirmatifs et les verbes 
négatifs. 

1° Verbes affirmatifs 

Le volof distingue dans les verbes les nuances de temps et 
de modes au moyen d'un verbe auxiliaire et de particules. 
Modes Temps Verbe aux. Particules 



Indicatif 



Condition 



erl 


)e 


aux. 




» 






» 




dô 


n 
di 


na 



Aoriste » nâ 

Passé » on na 

Imparfait 

Futur 

Futur » kon 

Passé » kon na 



„ , . Aoriste » kon, e 

Subionct. „ 

J Passe » on 

Optatif » onté 

Impératif » al, l, 

On voit que : 

i° La particule nâ caractérise le verbe affirm. à l'indic. ; 
a La particule on caractérise le passé ; 
3° La particule kon caractérise le conditionnel ; 
4° Le verbe auxiliaire di indique le futur. 

A. Verbe employé sans particule. — Il correspond au subjonctif;. 
le pronom sujet précède le verbe. Ex. : Ma gis que je vois ' y 
mu né nga nev, il dit que tu viennes. 

B. Suffixe é. — Lorsque le subjonctif est employé avec des par- 
ticules conjonctives, et notamment avec les particules de déter- 
mination relatives, il prend souvent le suffixe é qu'il ne faut, 
pas confondre avec é suffixe des verbes dérivés. 

Ce suffixe est souvent exigé par la construction de la propo- 
sition, et sert à marqué des circonstances exprimées en français 
<par les prépositions suivantes, ou d'autres semblables. 

i° De : Fâ krua la sunu mut dogé, c'est d'une croix qu'est 
venu notre salut. 

2° Par : Fôn nga oré Dôm u Nit Ka, c'est par un baiser que 
tu as trahi le Fils de l'homme. 

3° Dépuis : Dalé ko ta ndôrté gâ, à commencer par l'origine. 

k° Avec : Ndam là mu harafé von dekâ bâ, la gloire avee 
laquelle il est entré dans la ville. 

5° A : Ntônô'k mun la nu Yalla ôé, c'est aux souffrances et 
à la patience que Dieu nous a appelés. 

6° Proposition signifiant l'instrument, la matière : Gan- 
gunê'm, ben i ûéy la nu ko dèfarê von nahaté kô'k vurus, son 
trône, on l'avait fait avec de l'ivoire et incrusté d'or. Bûm la nw 
ko èvé von, on l'avait lié avec des cordes. 



— i3 — 

7° Pour, à cause de : Du alumnën la la Yob di dâmô (p. dà\_ 
mué), ce n'est pas pour rien que Job te sert. > 

8° Pour quoi, à cause de : Gisu ma darâ ti nit kilé lu mu 
dèf lu nu ko var a rèyé, je n'ai rien trouvé en cet homme . 
pour qu'il mérite d'être tué. 

9° Jusqu'à : Dô ko bâhé mukâ bè èm ak sa bây. 

C. Suffixe i. — L'i final dans le futur simple ou conditionnel 
peut être indifféremment employé ou omis. Seulement il est 
plus expressif, et quelque fois, il sert à bien distinguer la forme, 
du futur de celle du présent. 

D. Particules. — ■ Elles se placent toujours immédiatement,, 
après lé verbe et sont suivies du pronom personnel sujet. 

Particules nâ. — Cette particule est caractéristique du verbe, 
affirmatif à l'indicatif ; sa rencontre avec le pronom sujet donne, 
lieu aux accidents suivants : 

i re personne du singulier : na ma se contracte en nâ ; 

2 e personne du singulier et du pluriel : nâ a et nâ ngën se 
contractent en nga et ngën ; ces formes nga, ngën, servent de 
pronoms aux autres modes que l'indicatif ; 

3 e personne du singulier : le pronom disparaît, il ne reste . 
que la particule. 

Particule on, von. — Elle sert à exprimer le passé du verbe., 
et se place immédiatement après lui ; elle est suivi, à l'indicatif, 
de la particule na. Ex. : Gis on nâ j'ai vu ; gis on nga tu as vu. 

Particule kon. — Cette particule est la caractéristique du 
conditionnel. Elle a, par elle-même, le sens du passé. Ex. : Gis 
kon nâ, j'aurais vu. 

Particule onté. — Elle correspond à l'optatif ; elle se place., 
après le verbe et est suivi du pronom sujet. Ex. : Gis onté ma. 
puissé-je voir. 

E. Verbe auxiliaire di. — Il est employé isolé et signifie deue» 
nir ; son aoriste, formé avec la particule na, sert à indiquer le 
futur ; le verbe le suit. Ex. : Di nâ ko gis, je le verrai. 

Le passé, formé avec le suffixe on, se contracte, di on en 
don ; il sert à exprimer l'imparfait. Ex. : Don nâ ko gis, je. 
le voyais. 

Enfin, le même aoriste, employé avec la particule kon, cor- 
respond au conditionnel futur. Ex. : Di nâ kon ko gis, je le. 
verrais. 

F. Suffixe al, l. — Le suffixe al, l pour les verbes terminés 
par une voyelle, sert à former la a e personne du singulier de. 
l'impératif. 

A la 2 e . presonne du pluriel et à la i re , lorsque le verbe^. 
est immédiatement suivi d'un pronom, ce suffixe al, l se sup-^ 
prime. Ex. : Gisal, vois ; gis ko, vois le ; gis lën, voyez. 







VOIX AFFIRMATIVE 




Unonciatif 


Aoriste 


Présent 


Futur 


„ 




j'ai vu 


je vois, 
je verrai 


je verrai 
plus tard 


S. I. 


P 


gis nâ 


di nâ gis 


di nâ gisi 


2. 


P 


gis nga 


di nga gis 


di nga gisi 


5. 


P 


gis nâ 


di nâ gis 


di nâ gisi 


p. i. 


P 


gis nânu 


di nânu gis 


di nânu gisi 


?.. 


P 


gis ngën 


di ngën gis 


di ngën gisi 


3. 


P 


gis nânu 


di nânu gis 


di nânu gisi 


Subjectii 




c'est moi 
qui ai vu 


c'est moi 
qui vois 


...qui verrai 


S. I. 


P 


ma gis 


ma di gis 


ma di gisi 


2. 


P 


yâ gis 


yâ di gis 


yâ di gisi 


3. 


P 


mô gis 


mô di gis 


mô di gisi 


p. i. 


P 


nô gis 


nô di gis 


nô di gisi 


2. 


P 


yen a gis 


yen a di gis 


yen à di gisi 


3. 


P 


nô gis 


rïô di gis 


nô di gisi 


Objectif 




c'est toi 
que j 'ai vu 


...que je vois 


..que je verrai 


S. I. 


P 


yov là gis 


yov là di gis. 


yov là di gisi 


2. 


P 


... nga gis 


. . . nga di gis 


...nga di gisi 


3. 


P 


. . la gis 


... la di gis 


...la di gisi 


p. i. 


P 


. .. la nu gis 


. ..là nu di gis 


...là nu di gisi 


2. 


P 


... ngën gis 


. ..ngën di gis 


...ngën di gisi 


3. 


P 


. .. la nu gis 


. ..là nu di gis 


...la nu di gisi 


"îCausatif 




c'est que 
j'ai vu 


...je vois 


...je verrai 


S. 1. 


P 


dâ ma gis 


dâ ma di gis 


dâ ma di gisi 


2. 


P 


dâ nga gis 


dâ nga di gis 


dâ nga di gisi 


3. 


P 


dèfâ gis 


dèfâ di gis 


dèfâ di gisi 


p. i. 


P 


dâ nu gis 


dâ nu di gis 


dâ nu di gisi 


2. 


P 


dâ ngën gis 


dâ ngën di gis 


dâ ngën di gisi 


3. 


P 


dâ nu gis 


dâ nu di gis 


dâ nu di gisi 


Gérondii 




...j'ai vu 


...je vois 


...je verrai 


S. I. 


P- 


... ma gis 


...ma di gis 


...ma di gisi 


2. 


P 


... nga gis 


...nga di gis 


...nga di gisi 


3. 


P 


... mu gis 


...mu di gis 


...mu di gisi 


p. j. 


P 


... nu gis 


...nu di gis 


. .nu di gisi 


2. 


P- 


... ngën gis 


...ngën di gis 


...ngën di gisi 


impér. Ind 


P- 


... nu gis 


...nu di gis 


...nu di gisi 


r. 


que je voie 


q. j'-ie la faculté de v. 


Infinitif 


s. : 


P- 


nâ gis 


nâ di gis 




2- 


P 


nâ nga gis 


nâ nga di gis . 


voir 


3. 


P- 


nâ gis 


nâ di gis 




p. r. 


P 


nâ nu gis 


nâ nu di gis 


gis 


2. 


P 


nâ ngën gis 


nâ ngën di gis 




3. 


P- 


nâ nu gis 


nâ nu di gis ' 





VOIX AFFIRMATIVE 



Passé 
absolu 

j'avais vu 

gris on nâ 
gis on nga 
gis on nâ 
gis on nânu . 
gis on ngën 
gis on nâflu 
..qui avais vu 
ma gis on 
yâ gis on 
mô gis on 
nô gis on 
j'en a gis on 
nô gis on 

...que j'avais 
vu 
yov là gis on 
...nga gis on 
...la gis on 
.i.lâ nu gis on 
...ngën gis on 
...la nu gis on 

...j'avais vu 
dâ ma gis on 
dâ nga gis on 
dèfâ gis on 
dâ nu gis on 
dâ ngën gis on 
dâ nu gis on 

...j'avais vu 
...ma gis on 
...nga gis on 
...mu gis on 
...nu gis on 
...ngën gis on 
...fiu gis on 

Le Subjonctif 
et le Supposi- 
tif se conju- 
guent comme 
le Gérondif. 



Passé 
relatif 

je voyais 

don nâ gis 
don nga gis 
don nâ gis 
don nânu gis 
don ngën gis 
don nânu gis. 
...qui voyais 
ma don gis 
yâ don gis 
mô don gis 
nô don gis 
yen a don gis' 
nô don gis 

...q. je voyais 

yov là don gis 
...nga don gis 
...là don gis 
..là nu don gis 
..ngën don gis 
..la nu don gis 

...je voyais 
dâ ma don gis 
dâ nga don gis 
dèfâ don gis 
dâ nu don gis 
dâ ngën don 
[,gis 
dâ nu don gis 

...je voyais 
..ma don gis 
..nga don gis 
..mu don gis 
..nu don gis 
..ngën don gis 
:.fiu don gis 

Impér. direct 

gisal,' voii 
nâ nu gis, 

voyons 
gis lën, voyez 



Passé 
habituel 

je v. habi- 
tuellement 
dan nâ gis 
dân nga gis 
dân nâ gis 
dân nânu gis 
dân ngën gis 
dân nânu gis 
... qui voyais habit. 
ma dân gis 
yâ dân gis 
mô dân gis 
n ô dân gis 
yen a dân gis 
nô dân gis 

... que je voyais hab. 

yov là dân gis 
...nga dân gis 
...là dân gis 
..là nu dân gis 
..ngën dân gis 
..la nu dân gis 
... je voyais habit. 
dâ ma dân gis 
dâ nga dân gis 
dèfâ dân gis 
dâ nu dân gis 
dâ ngën dân 
[gis 
dâ nu dân gis 
... je voyais habit. 
...ma dân gis 
...nga dân gis 
....mu dân gis 
...nu dân gis 
..ngën dân gis 
...nu dân gis 



Conditions 

je verrais, 
j 'aurais vu 
gis kon nâ 
gis kon nga 
gis kon nâ 
gis kon nânu 
gis kon ngën 
gis kon nâûu 

...qui verrai»,., 
ma gis kon 
yâ gis kon 
mô gis kon 
nô gis kon 
yen a gis kon... 
nô gis kon 

...q. je verrais, 

yov là gis kon 
...nga gis kon c 
...la gis kon 
..là nu gis kon, 
..ngën gis kon,, 
..là flu gis kon„ 

...je verrais 
dâ ma gis kon, 
dâ nga gis kon. 
dèfâ gis kon 
dâ nu gis kon,, 
dâ ngën gis 

[kon 
dâ iïu gis feon„ 

...je verrais 
..ma gis kon 
..nga gis kon 
..mu gis kon 
..nu gis kon 
..ngën gis kon., 
..flu gis kon 



Optatif 



eussé-je vu 
gisonté ma ! 
gisonté nga ! 
gisonté ! 



gisonté nu l 
gisonté ngën 
gisonté nu ! 



16 — 



2° Verbes négatifs 

Ils se forment des verbes affirmatifs, en y ajoutant divers 
'Suffixes dont le plus employé est ul, u. 

La consonne l ne subsiste pas en contact avec une con- 
sonne nasale ou nasalisée ; dans ce cas l disparaît. En particu- 
lier, il disparaît devant les pronoms ma, nu, nu ; à la 3 e per- 
sonne du singulier, c'est le pronom qui disparaît, comme d'ail- 
leurs au positif. 

Le verbe auxiliaire di est employé au négatif sous la forme 
■du, ainsi que les particules suivantes : 



Modes 


Temps 


Verbe aux. 


Particules 




Aoriste 


» 


» 


Indicat. 


Passé 


» 


on, von. 




Futur 


du 


» 


-, 


Futur 


du 


kon 


condition. 


Passé 


» 


kon- 


Subjonct. 




.» 


» 


Impérat. 




» 


bul 


Optatif. 




» 


onté 



A. Modes sans particule. — Ce sont l'indicatif aortiste et le 
"subjonctif. A l'indicatif, le pronom suit le verbe ; il le précède 

au subjonctif, comme pour le verbe positif. Ex. : indicatif : gisu 
ma, je ne vois pas ; gisu la, tu ne vois pas ; gisul, il ne voit 
pas. Au subjonctif : ma gisul que je ne voie pas ; nga gisul que 
! tu ne voies pas ; mu gisul qu'il ne voie pas. 

B. Suffixe é. — Même emploi qu'avec les verbes affirmatifs. 

C. Particules. — Avec les verbes négatifs, le pronom suit 
toujours immédiatement le verbe ou l'auxiliaire ; les particu- 
les se placent ensuite. Cependant la particule onté fait exception. 

i° Particule on, von : Elle s'emploie, comme avec les ver- 
bes affirmatifs, pour marquer le passé. Quand elle est après une 
Voyelle, elle prend la forme von. Ex. : Gisu ma von, je n'ai 
pas vu ; gisul on il n'a pas vu. 

2° Particule kon : Même emploi, seule ou avec du, que 

pour le verbe affirmatif. Ex. : Gisu ma kon, je n'aurais pas vu ; 

~ïiu ma kon gis, je ne verrais pas ; dô kon gis, tu ne verrais 

-pas. 



— 17 — 

D. Verbe auxiliaire du. — Ce verbe négatif correspond au, 
verbe affirmatif et les autres temps et modes absolument de la 
même façon que di avec le verbe affirmatif. Ex. : Du ma gis, je. 
ne verrai pas ; dô gis, tu ne verras pas ; du gis, il ne, verra pas, 

E. Particule bul. — Elle sert à rendre l'impératif à la 2 e per» 
sonne du singulier. Bul gis, ne vois pas ; bu l'en gis, ne yoye^ 
pas. 



VOIX NÉGATIVE 



Ënonciatif 



Aoriste 



je n ai pas vu 



s. i. p. 


gisu ma 


3. p. 


gisu la 


3. p. 


gisul 


p. I. p. 


gisu nu 


•1. p. 


gisu lën 


3. p. 


gisu nu 


' Subjectif 


c'est moi q. n'ai pas vu 


s. i p. 


ma gisul 


3. p. 


yâ gisul 


3. p. 


mô gisul 


p. i. p. 


nô gisul 


3. p. 


yen a gisul 


3. p. 


nô gisul 


Objectif 


c'est toi q. je 
n'ai pas vu 


s. i. p. 


yov là gisul 


3. p. 


. . . nga gisul 


3. p. 


. .. la gisul 


p. i, p. 


. ..la nu gisul 


3. p. 


. .. ngën gisul 


3. p. 


. ..là nu gisul 


Causatif 


c'est que je n ni pas vu 


s. i. p. 


dâ ma gisul 


3. p. 


dâ nga gisul 


3. p. 


dèfâ gisul 


p. i. p. 


dâ nu gisul 


3. p. 


dâ ngën gisul 


3 p. 


dâ flu gisul 


Gérondif 


.je n'ai pas vu 


s. i. p. 


...ma gisul 


s. p. 


...nga gisul 


3. p. 


...mu gisul 


p. i. p. 


..nu gisul 


3. p. 


...ngën gisul 


3 p. 


...nu gisul 


îrapér. Indir. 


que je ne voie pas 


s. i p. 


bu ma gis 


3. p. 


bu nga gis 


. 3. p. 


bu mu gis 


p. i. p. 


bu nu gis 


3. p. 


bu ngën gis 


3. p. 


bu ilu gis 



Présent 

j. n. vois p., 
j. n. verrai p. 
du ma gis 
dô gis 
du gis 
du nu gis 
du lën gis 
du nu gis 
.qui ne vois p. 
ma dnl gis 
yâ dul gis 
mô dul gis 
nô dul gis 
yen a dul gis 
nô dul gis 
...que je ne 
vois pas 
yov là dul gis 
..nga dul gis 
..là dul gis 
..la nu dul gis 
. ngën dul gis 
..là nu dul gis 
..je ne vois p. 
dâ ma dul gis 
dâ nga dul gis 
dèfâ dul gis 
dâ nu dul gis 
dâ ngën dul 
[gis 
dâ nu dul gis 
..je ne vois p. 
...ma dul gis 
...nga dul gis 
...mu dul gis 
...nu dul gis 
..ngën dnl gh 
...nu dul gis 
que je ne voie jamais 
bu ma di gis 
bu nga di gis 
bu mu di gis 
bu nu di gis 
bu ngën di gis 
bu nu di gis 



Futur 

je ne verrai 

jamais 
du ma gisi 
dô gisi 
du gisi 
du nu gisi 
du lën gisi 
du nu gisi 
qui ée verrai jamais 
ma dul gisi 
yâ dul gisi 
mô dul gisi 
nô dul gisi 
yen a dul gisi 
nô dul gisi 
..que je ne 
verrai jam. 
yov là dul gisi 
.nga dul gisi 
.là dul gisi 
.là nu dul gisi 
.ngën dul gisi 
.la nu dul gisi 
j. ne verrai j. 
dâ ma dul gisi 
dâ nga dul gisi 
dèfâ dul gisi 
dâ nu dul gisi 
dâ ngën dul 
[gisi 
dâ nu dul gisi 
.j. ne verrai j. 
..ma dul gisi 
..nga dul gisi 
..mu dul gisi 
..nu dul gisi 
.ngën dul gisi 
..nu dul gisi 

Infinitif 

ne pas voir 
gisul 



Passé abs. 

je n'avais 

pas vu 
gisu ma von 
gisu la von 
gisul on 
gisu nu von 
gisu lën von 
gisu nu von 
..qui n'avais 

pas vu 
ma gisul on 
yâ gisul on 
mô gisul on 
nô gisul on 
yen a gisul on 
nu gisul on 
.q. je n'avais 

pas vu 
yov là gisul on 
.nga gisul on 
.la gisul on 
.la nu gisul on 
.ngën gisul on 
.la nu gisul on 
,je n'avais 
pas vu 
dâ ma gis. on 
dâ nga gis. on 
déjà gisul on 
dâ nu gis. on 
dâ ngën g. on 
dâ iïu gisul on 
..je n'avais 

pas vu 
..ma gisul on 
..nga gisul on 
..mu gisul on 
..nu gisul on 
.ngën gisul on 
..nu gisul on 

Le Subjonctif 
•et le Supposi- 
tif se conju- 
guent comme 
le Gérondif 



VOIX 
Passé relatif 

je ne voyais pas 

du nia von gis 
dô von gis 
du von gis 
du nu von gis 
du lën von gis 
du nu von gis 
...qui ne voyais 

pas 
ma dul on gis 
yâ dul on gis 
mô dul on gis 
nô dul on gis 
yen a dul on gis 
nô dul on gis 
..que je ne voyais 

pas 
yov là dul on gis 
.nga dul on gis 
.là dul on gis 
.lu nu dul on gis 
.ngën dul on gis 
.la iïu dul on gis 
...je ne voyais 

pas 
dâ ma dul on gis 
dâ nga dul on gis 
déjà dul on gis 
dâ nu dul on gis 
dâ ngën dul on g. 
dâ nu dul on gis 
...je ne voyais 

pas 
.ma dul on gis 
.nga dul on gis 
.mu dul on gis 
.nu dul on gis 
.ngën dul on gis 
.nu dul on gis. 

Impératif direct. 

bul gis, ne vois p. 
bu nu gis n. v. p. 
bu lën gis n. v.p. 



NEGATIVE 
Passé habituel 

je ne voyais pas 

habituellement 
dâu ma gis 
dàu la gis 
dâul gis 
dâu nu gis 
dâu lën gis 
dâu nu gis 
...ne voyais pas 
habituellement 
ma dâul gis 
yâ dâul gis 
mô dâul gis 
nô dâul gis 
yen a dâul gis 
nô dâul gis 
...je ne voyais pas 

habituellement 
yov là dâul gis 
..nga dâul gis 
..là dâul gis 
..là nu dâul gis 
..ngën dâul gis 
..là nu dâul gis 
...je ne voyais pas 

habituellement 
dâ ma dâul gis 
dâ nga dâul gis 
déjà dâul gis 
dâ nu dâul gis 
dâ ngën dâul gis 
dâ nu dâul gis 
...je ne voyais pas 

habituellement 
...ma dâul gis 
...nga dâul gis 
...mu dâul gis 
...nu dâul gis 
...ngën dâul gis 
...nu dâul gis 



Conditionnel, 

je ne verrais pas* 

du ma gis kon 
dô gis kon 
du gis kon 
du nu gis kon 
du lën gis kon 
du iïu gis kon 
...qui ne verrais- 
pas 
ma dul gis -kon 
yâ dul gis kon 
mô dul gis kon 
nô dul gis kon 
yen a dul gis kon, 
nô dul gis kon 
.que je ne verrais, 

pas 
yov là dul gis kon 
.nga dul gis kon 
.la dul gis kon 
.la nu dul g. kon 
.ngën dul g. kon 
.là nu dul g. kon 

..je ne verrais pas. 

dâ ma dul g. kon 
dâ nga dul g.kon 
déjà dul gis kon 
dâ nu dul g. kon 
dâ ngën dul g.kon 
dâ nu dul g. kon 

..je ne verrais pas 

..ma dul gis kon 
..nga dul gis kon 
..mu dul gis kon 
..nu dul gis kon 
..ngën dul g. kon 
..nu dul gis kon 



Optatif 



n eusse-je pas vu 
gisul onté ma ! 
gisul onté nga ! 
gisul onté, ! 



gisul onté nu / 
gisul onté ngën /> 
gisul onté f\u,l, 



3° Particules de renforcement 

Le volof emploie certaines particules pour attirer l'attention 
Sur le mot saillant de la phrase. L'emploi de ces particules 
correspond à celui, en français, de la locution c'est : c'est moi 
qui écris un livre, c'est un livre que j'écris, c'est que j'écris 
'un livre. 

Les particules de renforcement sont : 
la ou a ; 
dà, déf ; 
■ angi. 

i° Particule la, a. — Cette particule se place après le subs- 
tantif, le pronom ou la proposition sur lesquels on veut attirer 
l'attention. Ex. : Mus la, c'est un chat ; môm la, c'est lui. Elle 
ne s'emploie qu'avec le verbe affirmatif. 

Les pronoms suivis de cette particule, sont à la forme 
isolée. 

Quand la proposition ainsi • formée est suivie d'une propo- 
sition subordonnée, il y a contraction du pronom et de la 
particule de la façon suivante : man a se contracte en ma ; yov a 
en yâ ; môm a en mô ; nun a en nô ; y en a ne se contracte pas ; 
tiôm a se contracte en nô. 

On dit ainsi : ma ko dèf, c'est moi qui l'ai fait ; yâ ko dèf, 
c'est toi qui l'as fait. 

Quand la particule la affecte un, substantif, ce substantif 
se place en tête de la phrase, suivi de la particule. Le verbe 
Suivant prend la forme du subjonctif. Le rapprochement ainsi 
obtenu de la particule là et du pronom donne lieu aux contrac- 
tions suivantes : 

A 'a i re personne du singulier la ma se contracte en ma ; 

A la 2 e personne du singulier et du pluriel, le particule 
" se supprime, le pronom seul subsiste ; 

A la 3 e personne du singulier, le pronom se supprime, la 
particule seule subsiste ; 

Au pluriel, il n'y a aucune contraction à la i re et à la 
3 e personne. 

On dit ainsi : t'èré là bind'on, c'est un livre que j'ai écrit ; 
bôbâ nga sêt, c'est alors que tu regardes ; tèy la ko dèf, c'est 
aujourd'hui qu'il l'a fait. 

Quelquefois, tout en laissant le substantif en tête de la 
phrase, c'est le pronom qui est suivi de la particule de renfor- 
cement. Ex. : Sumâ bây, mô ko déf, mon père, c'est lui qui 
l'a fait ; c'est mon père qui l'a fait. 

Avec le verbe négatif, on emploie du qui est la forme néga- 
tive du verbe di ; ce mot se place avant le substantif ou le 
pronom sur lequel on veut attirer l'attention. Dans ce cas, 



les pronoms usités sont ceux employés comme sujets avec las 
verbes négatifs. Ex. : Du ma ko dèf, ce n'est pas moi qui l'ai 
fait ; du fâlé la nu dèm, ce n'est pas Là que nous allons. Au 
contraire fâlé la nu démul, voudrait dire c'est là que nous 
n'allons pas. , 

La particule la peut affecter une proposition entière. Ex. : 
Du yov la mu don vah, ce n'est pas à toi qu'il parlait. 

2° Particule dâ, dèf. — Elle sert à mettre en vedette l'ac- 
tion exprimée par le verbe. Elle correspond à la locution : C'est 
que, c'est parce que, et répond à la question : Pourquoi. Le 
verbe suivant se met au subjonctif. Cette particule est une con- 
traction de dèf faire, et de la particule a ; elle correspond exac- 
tement à c'est l'action de. Ex. : Dâ ma gis, c'est que je vois. 

A la 3 e personne du singulier, le pronom se supprime, et 
la contraction de dèf et de a ne se fait pas. On dit ainsi : dâ 
ma gis, c'est que je vois ; déjà gis (ou dèf a) c'est qu'il voit ; 
au ipassé, dâ ma gis on, c'est que j'ai vu. 

Avec les verbes négatifs, la tournure est la même. Ex. : Dâ 
nia gisul, c'est que je ne vois pas ; dèfâ gisul, c'est qu'il ne 
voit pas. 

Cette particule est aussi employée même dans des cas où 
elle ne correspond pas au sens particulier de c'est que et sans 
que cette tournure ait une valeur différente de celle de l'indi- 
catif. Ex. : Sumâ bây dèfâ nélav, mon père dort. 

3° Particule angi. — C'est une particule de détermination 
démonstrative. Elle a deux formes : angi pour les objets rappro- 
chés ou présents ; ange pour les objets éloignés ou les actions 
passées ; elle n'a pas de forme relative. Il existe les formes 
composées angilé, angâlé, angôg, angôgu, angôgulé. 

Cette particule a le sens de voici, voilà. Elle se place après 
un nom ou un pronom. Avec les pronoms, il y a contraction : 
mon angi, se contracte en mangi ; yov angi en yangi ; môm angi 
en mungi ; nun angi en nungi ; yen angi ne se contracte pas ; 
nom angi se contracte en nungi. 

La particule angi est employé avec les verbes pour indiquer 
que l'action est en train de se faire. Ex. : Sa fas angi, voici ton 
cheval ; mangi, me voici ; mungâlé di nev, le voilà qui arrive ; 
nungi dèm, nous sommes en train de partir. 

II. — VERBES DÉRIVÉS 

Les verbes dérivés tirent leur origine, soit d'autres espèces 
de mots qui leur servent de racines, soit des verbes eux-mêmes 
dont ils modifient la forme et la signification. 

Formes dérivées de verbes 

i° Suffixe adi, ari. -r-r Ce suffixe exprime une idée de dimi- 
nution. L'a se contracte avec la voyelle finale du radical. Lèkâ, 



manger ; lèkadi, lèkari, manger peu. Quelquefois ce suffixe a la 
valeur d'une négation. Ham, savoir ; hamadi, ignorer. 

2° Suffixe agul, angul. — Correspond à l'idée de pas encore. 
Dèm, aller ; dèmangul, il n'est pas allé encore. 

3° Suffixe al, 1. — Dans les verbes neutres, ce suffixe donne 
au radical une signification active. Dêh être épuisé, dêhal épui- 
ser ; sûfé être bas, sûfèl mettre plus bas, abaisser. 

h° Suffixe aie, ali, d'un verbe neutre fait un verbe actif. 
Met être parfait, metali parfaire ; èm être égal, émalé égaler. 
5° Suffixe âlé. — Il donne au verbe le sens de simultanéité. 
Yobu porter, yobuâlé emporter avec soi. Exprime aussi l'idée 
de diminution. Honhâ être rouge, honhâlé, être rougeâtre ; sorèy 
être loin, sorèy âlé être un peu loin. 

6° Suffixe an, correspond à une idée de répétition habi- 
tuelle, professionnelle. Bindâ écrire, bindân écrire par profession. 
7° Suffixe andi, exprime l'idée de s'occuper à une chose en 
attendant une autre, être encore. Dèm s'en aller, dèmândi s'en 
aller en attendant ; sorèy être loin, sorèyândi être encore loin. 

8° Suffixe ando, ndo, indique le concours simultané ou la 
coopération de plusi urs sujets à l'action exprimée par le verbe. 
Dèm s'en aller, dèmando, s'en aller ensemble. 

9° Suffixe ' anté, âte. - — i Ce suffixe suppose un sujet au plu- 
riel et exprime une idée de réciprocité. Sopâ aimer, sopanté s'en- 
r'aimer ; begâ vouloir, begâté se vouloir l'un l'autre, s'entr'af- 
fectionner. 

io° Suffixe antu exprime ordinairement l'idée de s'occuper 
à, de passer son temps à. Fo jouer, foantu, passer son temps à 
jour ; gâv se presser, gâvantu se presser dans l'ensemble de ses 
actions. 

ii° Suffixe àrni, rni, donne souvent au verbe une signi- 
fication contraire à la signification primitive. Fatâ boucher un 
trou, fatarni déboucher un trou ; depâ renverser sens dessus des- 
sous, deparni retourner sur sa base. 

12° Suffixe ati, ât, ajouté au radical de - toute espèce de 
verbes, il exprime le renouvellement de l'idée ou de l'action. 
Dèf faire, dèfati faire de nouveau. 

i3° Suffixe atil donne au verbe le sens de ne pZus jamais 
faire. Dèf faire, bu ko dèfatil ne le fais plus jamais. 

i4° Suffixe âtlé donne l'idée de répétition plusieurs fois 
de suite. 

i5° Suffixe àtu exprime la fréquence des mêmes actes, leur 
recherche avec une sorte de passion, ou par intérêt. Rebâ chas- 
ser le gibier, rebâtu chasser par profession, par passion ; dây 
vendre, dàyâtu faire le métier de vendre. 

i6° Suffixe é. — Ce suffixe ajouté au radical, ou remplaçant 
l'a final, dans un verbe neutre, le rend actif. Gêna aller dehors, 



— ,.?3 — 

gêné mettre dehors ; yëg monter, aller en haut, yëgé faire 
•monter, faire aller en haut. 

17 Suffixe èf, es constitue une sorte de verbe passif imper- 
sonnel. Men pouvoir, menèf nâ ko on le peut, cela se peut ; ham 
savoir, hamès nâ ko, on le sait. 

18 Suffixe i, di, exprime l'idée d'aller faire l'action expri- 
mée par le verbe. Dèl prendre, dèli aller prendre ; sangu se 
baigner, sangudi aller se baigner. 

ICe suffixe donne quelquefois au verbe le sens du futur. 
Bâh être bon, bâhi devenir bon ; vov être sec, vovi devenir sec. 

19 Suffixe i, donne l'idée du contraire. Ub fermer, ubi 
ouvreir ; sampâ planter, simpi arracher ce qui a été planté. 

20° Suffixe lé ajouté aux verbes actifs et à quelques verbes 
neutres, exprime l'idée d'aider quelqu'un gratuitement à faire 
une chose. Ligèy travailler, ligèylé aider à travailler ; lèkâ 
manger, lèkâlé être commensal de quelqu'un. 

Dans les verbes qualificatifs, ce suffixe signifie que le sujet 
possède, pas en lui-même, mais dans les objets auxquels on 
fait allusion, la qualité exprimée par le radical. Bâh être bon, 
bâhlé avoir des bonnes choses. 

Ajouté aux verbes neutres, il signifie que le sujet possède 
ou subit dans un autre objet le fait exprimé par le radical. 
Rër périr, être perdu, rërlé, avenir quelque chose de perdu ; dès 
rester, être de reste, déslé ou dèsé avoir quelque chose de reste. 

ai Suffixe lô, ajouté aux verbes, il exprime l'idée de faire 
faire. Ligèy travailler, ligèylô faire travailler. 

22 Suffixe lu, ajouté à un verbe dérivé par redoublement 
du radical, il exprime l'idée de faire semblant de. Dôy pleu- 
rer, dôydôylu faire semblant de pleurer. 

Il donne aussi aux verbes le sens de faire faire pour soi. 
Ligèy travailler, ligèylu faire travailler pour soi. 

Parfois il donne un sens différent au verbe. Dub être droit, 
dublu être vis-à-vis. 

23° Suffixe ô. — Ce suffixe paraît dans certains dérivés et 
indique ordinairement un sens actif. Dèlu s'en retourner, delà 
retourner, restituer ; sangu être couvert, sangô se couvrir. 

24° Suffixe ô. — Ce suffixe, qu'il ne faut pas confondre avec 
le précédent, exprime une idée de pluralité et de participation 
simultanée. Dégâ comprendre, dégô être d'accord ; bolé réunir, 
bolô être réuni ensemble. 

25° Suffixe si donne au verbe le sens de venir faire. Dèl 
prendre, dèlsi venir prendre. 

Il correspond aussi au sens de devenir. Bâh être bon, bâhsi 
devenir bon ; gudi faire nuit, gudisi commencer à faire nuit. 



— 2k — 

2G Suffixe té, indique ordinairement la répétition avec inter- 
ruption. Lad demander, làdté interroger •; has injurier, hastê 
injurier souvent. 

27 Suffixe til, correspond à l'idée de ne jamais faire. Il a par 
lui-même un sens futur. 

28 Suffixe tu. — Plusieurs verbes neutres prennent le suf- 
fixe tu qui rend subjectif ou personnel le fait, dont le radical 
était simplement objectif. Gâv être prompt, gâvtu s'empresser. 

29 Suffixe u, ku, ajouté à un grand nombre de verbes actifs, 
leur donne une signification passive. Rahas laver, rahasu se- 
laver, être lavé ; ubi ouvrir, ubiku être ouvert. 

Dans certains verb s, le suffixe u ajoute l'idée de deminde. 
Bâl pardonner, bàlu demander pardon. 

D'autres fois, le suffixe u donne une toute autre accepta- 
lion. Fèy payer, fèyu se venger, se faire payer ; dab atteindre, 
rejoindre, dabu restituer ; sën apercevoir, sënu regarder au loin. 
3o° Suffixe ul, vul. — C'est le suffixe négatif d'un emploi 
général. La forme vul sert pour les verbes terminés par une 
voyelle. 

3i° Redoublement du radical. — Le redoublement du radi- 
cal exprime le superlatif de la qualité, la persévérance ou l'in- 
tensité de l'action ou du sentiment que signifie le verbe. Ce 
redoublement se fait avec ou sans l'intercalaire a. Bâh a bâh 
être bon ; sopà sopâ aimer tendrement. 

Verbes dérivés d'autres espèces de mots 

Noms. — i° Un certain nombre de noms deviennent verbes 
sans changer de forme. Sarah aumône, faire l'aumône, yerem 
pitié, avoir pitié ; 

2 D'autres noms deviennent verbes en prenant un suffixe. 
Banêh plaisir, banêhu se réjouir ; dôm enfant, dômô adopter 
pour enfant ; détay compagnie, détayé être en compagnie. 

Nombre ordinal. — Il s'emploie comme verbe sans subir 
aucune modification. Nârèl deuxième, mettre un deuxième ; 
Ûétèl troisième, mettre un troisième. 

Particules^ — Certaines particules, notamment les adverbes et 
les conjonctions, prennent aussi une désinence verbale et s'em- 
ploient comme verbes. Fénèntal distriare, fénèntalu se distraire, 
de fénèn ailleurs ; vandèl dire mais de vandé mais. 

Observations. — Nous croyons avoir donné à peu près toutes 
les dérivations dont le radical des verbes est susceptibles. Mais, 
il faut remarquer : i° que les formes dérivées sont fréquemment 
employées dans une acception différente du verbe primitif ; 
a que tout verbe primitif ne prend pas toutes les formes ; beau- 



— 25 — 

coup n'en ont que l'une ou l'autre, et aucun ne les a toutes ; 
3° que souvent les formes dérivées sont usitées sans que la 
primitive le soit. 

III. — AUTRES VERBES. LOCUTIONS VERBALES 

i° Verbi di. — On a déjà vu que le verbe di est employé 
pour indiquer le futur des verbes. Il est également usité avec 
les attributs dans le sens du verbe être : Yangi di Volof tu es un 
Volof ; di nga di lapto,' tu seras matelot ; y a di teh bi, c'est 
toi le sourd. 

2° Verbe barê. — Il veut dire être nombreux. Il est souvent 
employé avec un substantif sans aucune particule verbale. Les 
locutions de ce genre correspondent à des adjectifs qualifica- 
tifs du français. Baré nâ dèk il est nombreux en épines, il est 
épineux. 

3° Verbe gen. — Il signifie être supérieur, surpasser, et s'em- 
ploie fréquemment pour former des locutions qui correspon- 
dent au comparatif. Comme presque toujours entre deux verbes, 
on intercale à. Bâh être bon, gen â bàh être meilleur. Mo gen 
â bâh, c'est lui le meilleur. 

4° Verbe am. — Il signifie avoir, posséder. Am nâ sapo, il 
a un chapeau. Ce verbe s'emploie souvent avec un sens imper- 
sonnel, et a le sens de il y a. Safara am nâ, ou am nâ safara 
il y a du feu ; darâ amul ou amul darâ il n'y a rien. 

5° Verbe nèkâ, gis. — Le verbe nèkâ veut dire être dans 
un endroit. Nèkâ nâ fi il est ici ; nèku fi il n'est pas ici. 

Gis veut dire vtl'.r. Ko gis (p. ku a gis) qui que tu vois, qui- 
conque, n'importe qui. 

6° Verbe met. — Ce verbe prend différentes acceptions. Met 
nâ, il est fini, parfait ; met nâ met, il est très parfait ; met nâ 
fuk'i fan, il y a environ dix jours ; met nâ séy, il est en âge de se 
marier ; met na derem, il vaut cinq francs ; meta ko, il ne 
les vaut pas ; lôlu metul â vah, cela n'a pas besoin d'être dit, 
inutile de dire cela ; Yalla met nâ sopâ, Dieu est digne d'être 
aimé ; bakar met nâ sib, le péché est haïssable. 

Les locutions verbales ne sont employées qu'avec les conjonc- 
tions bu et su à la 3 e personne du singulier. Ex. : Su élegé lors- 
que^demain sera, de cleg demain. Su dévéné, l'an prochain, dé 
dévèn. Su bénèn yôné, ou simplement su bénèné lorsque 
une autre fois sera, de bénèn yôn une autre fois. 

Il existe un grand nombre de locutions verbales formées 
par le verbe né, suivi d'une particule qui, souvent, n'a pas de 
signification prise isolément. Elles renferment ordinairement 
une harmonie imitative ou expriment un superlatsf. Ex. : Né 
gurup, se laisser choir à terre ; né nokèt, se lever subitement ; 
né babit, s'esquiver précipitamment ; mungi né lot ti sûf, nônu 



— 26 — 

la rïé sereh ti sûf, il tomba à terre ; mu né dakâ i bet âm, il 
regarde fixement ; malâkâ né dimènt ti sèn kanam, un ange 
apparut subitement en leur présence ; mu né tonèt, il répondit. 



CHAPITRE V 

D^S F» ARTICULES 

CONTRACTIONS, ELISIONS, 

LETTRES EUPHONIQUES 

/Les adverbes, les prépositions, les conjonctions et les inter- 
jections, n'offrent guère de difficultés ; le dictionnaire les fait 
connaître, l'exercice de la conversation en enseignera l'usage. 
Il suffira donc ici de faire remarquer ce que la langue volofe 
offre de particulier au sujet de ces quatre espèces de mots. 

I. — DES ADVERBES 

i° Il y a en volof, une sorte d'adverbes qu'on peut appeler 
particules explétives. Elles s'emploient pour donner au discours 
plus de cforce et d'énergie, mais elles ne peuvent pas se tra- 
duire littéralement. Les principales sont : kât, i, di, dey, n*is, 
sên. 

Ex. : Bu ko dèf kât, ne le fais pas, nom. Yâ ko âèf. Mon i ? 
Du man di, c'est toi qui l'a fait. Moi ? Ce n'est pas moi, non. 
Man dey vahu ma ko, quant à moi, je ne l'ai pas dit. 

2° Ana. Il correspond à où interrogatif, dans la locution 
où est. Le verbe nèkâ, se trouver, être, qui devrait compléter 
la pbrase, est sous entendu. Ce verbe devrait être au subjonc- 
tif, c'est-à-dire sans particule spéciale, et le pronom sujet immé- 
diatement avant le verbe. Le verbe étant supprimé, tous les 
autres mots restent à leur place régulière. Ex. : Ana sa yây ? 
où est ta mère ? Ana nga ? où es-tu ? Ana mu ? où est-il ? 

3° On peut former des adverbes de tous les ^erbes quali- 
ficatifs et de certains verbes neutres en les faisant précéder de 
la particule bu. Bâh être bon, bien, bu bâh bien ; nêh être 
agréable, bu nêh agréablement ; baré être nombreux, bu baré 
beaucoup ; yombâ être facile, bu yombâ facilement. 

Les adverbes, formés de verbes qualificatifs ou neutres, pren- 
nent le comparatif et le superlatif. Ex. : Bu gen a bâh, meil- 
leur ; bu bâh a bâh, très bien ; bu gen a nêh, plus agréable- 
ment ; bu gen a baré, beaucoup plus. 

l\° Certain* verbes s'^mp^ient av^si comme adverbes super- 
latifs dans les locutions telles que les suivantes : bé de, jusqu'à 



— 27 — 

mourir ; Iota nâ bè de, je suis fatigué jusqu'à mourir, c'est-à- 
dire très fatigué ; bè hamatul, jusquà ne pas savoir, tellement 
qu'on ne peut savoir ; dèful darâ bè darâ dêh, il n'a absolu- 
ment rien fait ; bè darâ darâ dêh, absolument rien du tout. 

5° Il y a aussi des adverbes superlatifs. Ce sont des mots 
qui, isolément, n'ont aucune signification et qui, ajoutés à 
certains verbes leur donnent une valeur superlative. Mais il 
faut remarquer que chaque terme ne peut être ajouté qu'à 
lin verbe déterminé et consacré par l'usage. Quelques uns seu- 
lement peuvent accompagner deux ou trois verbes. 

Ces adverbes superlatifs sont de trois sortes : 

a) Ceux qui suivent simplement le verbe sans préposition. 
Ex. : Dèl, fês' dèl, être très plein ; dir, tangâ nâ dir, c'est très 
chaud ; fur, malân mi vêh nâ fur, le pagne est très blanc ; 
mpitâ mi nav nâ fur, l'oiseau vole à tire d'aile. 

b) Ceux qui sont composés avec la préposition bè. Ex. : Bè 
hab, baré nâ bè hâb, c'est très nombreux ; bè huhum, magèt nâ 
bè huhum, il est tout vieux ; bè hèpèt, hif nâ bè hèpèt, il est 
très affamé. 

c) Ceux qui se forme avec né. Ex. : A'é hèp, être très large 
(en parlant d'un trou) ; né mût, bè mu né mût, c'est très 
rempli ; né nèm, dekâ bâ né nèm, le village est très tran- 
quille. 

6° Il y a encore diverses locutions qui équivalent à des 
adverbes. Vah degâ, en vérité, parole de vérité ; su né nkîs, 
dans un moment ; yepâ bènâ, c'est tout un, c'est la même 
chose ; gîr ô gîr, bès ô bès, chaque jour, journellemen. 

II. — PRÉPOSITIONS 

La langue volofe est pauvre en préposition, mais les locu- 
tions prépositives sont nombreuses. Ces locutions sont formées 
par un substantif précédé de ti, tu, tu, et suivi de l'article 
conjonctif qui se trouve souvent supprimé, surtout après le? 
voyelles finales. 

<Ex. : Ta bir, dans, dedans, à l'intérieur de ; ta biti, dehors, 
en dehors, à l'extéii eur de ; ti digantê, entre, parmi ; ta •kâv, 
sur, au-dessus ; ta sûf, sous, au-dessous. 

Quelques unes de ces locutions prépositives prennent une 
forme superlative : ta bîr ô bîr, tout à fait à l'intérieur ; ta kâv 
a kâv ; ta sûf â sûf. 

III. — CONTRACTIONS 

La contraction a lieu ordinairement entre deux voyelles qui 



0, 





o. 


a 


0, 


é 


0, 


è 


", 


a 


u, 


é 


u, 


è 



se rencontrent quand il n'y a ni élision ni lettres euphoniques, 
comme l'indiquent le tableau et les exemples suivants : 

a, a i 

a, â 1 â 

a, ô r 

é, é i 

â, é J ë 

i, é I 

è, é i 

é, a \ é, o I 

, < e I 

e, a 1 e, o [ 

a ( i, o \ 

i, i i u, u ù 

Yallâ ko dèf (pour Y alla a) c'est Dieu qui l'a fait. 

Amêti (pour amé ati) avoir encore. 

Dânôti (pour dânu ati) tomber encore. 

Lui pour lu dul. Sô pour su nga. 

Bô pour bu nga. Fô pour fu nga. 

Dâ pour da nga. Lô pour lu nga. 

Dô pour du nga, du la. Yâ ' pour yov a. 

IV. — ÉLISIONS 

Les principales élisions sont les suivantes : i° â final s'élide 
ordinairement devant une autre voyelle ou à la fin des phr .ses. 
Ex. : Sop'on nâ ko (pour sopa), je l'ai aimé ; du ma ko dèf 
muk (pour muka), je ne le ferai jamais ; ku nèk (pour nèkaj, 
chacun ; yepâ bèn (pour béna), la même chose, tout un. 

2° L'adjectif conjonctif u s'élide assez souvent.' Ex. : Borom 
katan (pour borom u katon) maître de la force, tout puissant ; 
borom dôlé (pour borom u dôlé), maître de la force (homme) 
fort. 

3° La terminaison al, l, de la 2 e personne du singulier de 
l'impératif s'élide devant le pronom personnel. Dèf ko (pour 
dèf al ko), fais le ; bayi ko (pour bayil ko), laisse le. 

V. — LETTRES EUPHONIQUES 

Les principales lettres euphoniques sont : a, b, v, y, k, d, h. 

i° Â se met souvent à la fin des mots qui finissent par une 
consonne dure, lorsque le mot suivent commence aussi par une 
consonne semblable. Ex. : Daul on nopê'kâ non (pour nopé'k 
nan), il ne cessait ne prier. 

2° Dans certaines régions, presque tous les mots commen- 
çant par une voyelle sont précédés d'une des lettres euphoniques : 
h, v, y. Ex. : Ham nâ (pour am nâ), cela est ; kan (pour an). 



— 39 — 

•dîner ; vô (pour ô), appeler ; yèt (pour et), canne ; vut (pour ut), 

«chercher. 

3° Dans les substantifs dérivés de verbes commençant par a 
ou é, la lettre k se met souvent au commencement par euphonie. 
Ex. : Kandâ, amitié ; de andâ, être ensemble. 

li° Dans les verbes dérivés fc, v, d, sont employés comme 
euphoniques : k est employé dans la forme passive pour les 
verbes qui se terminent par une voyelle autre que a. Ex. : Sopiku 
(pour sopiu), être changé ; haméku (pour haméu) être reconnu. 
V. est employé pour les mêmes cas dans la forme négative. 
Ex. : Vahuvul (pour vahuul), il n'a pas dit. D est employé 
pour la forme dérivée i exprimant l'idée d'aller faire une 
chose lorsque le verbe finit par une voyelle. Ex. : JSangudi (pour 

-sangui), aller .se baigner. 



CHAPITRE Vi 

SYNTAXE 

I. — PLACE DU PRONOM SUJET 

' Par pronoms sujets on entend ici seulement les pronoms 
verbaux. Les pronoms personnels pris substantivement suivent 
les règles des noms. 

Les pronoms sujets se placent comme le montrent les modèles 
de conjugaisons, c'est-à-dire que tantôt ils précèdent le verbe 
■ et tantôt le suivent, suivant la différence des modes et des 
temps. 

On peut noter ici quelques règles particulières à la langue 
voWe qui se rapportent à l'emploi des pronoms personnels : 

i° En volof on tutoie tout le inonde, même Dieu. Dès qu'on 
s'adresse à une seule personne, on emploie la 2 e personne du 
singulier, sans jamais la remplacer par une personne du pluriel 
par motif de politesse ou par respect. 

a La syllepse de personne est fréquente. Une phrase ' com- 
mencée par une proposition relative à la 3 e personne se con- 
tinue pai '< la seconde. Ex. : Ku dérèt am nêh di nga menê'k 
népà, celui dont le caractère est bon tu seras d'accord avec tout 
le monde ; ku begâ dèm aldanu, topai Yôn u Yalla, qui veut 
aller au ciel, suis la religion. 

3° Le pronom indéfini on du français se rend en volof par 
la 3 e personne du pluriel. Vuh nanu ko, on l'a dit. Au négatif, 
on peut aussi le rendre par, la 3 e personne du singulier. On ne 
l'a pas vu, gisu nu ko (ils ne l'ont pas vu) ou kèn gisu ko, 
.personne ne l'a vu. 



— 3o — 

4° On emploie souvent lja 2 e personne du singulier : a) à la 
place de la 3 e personne du singulier pour exprimer une idée 
générale, une sentence ; b) à la place de la 2 e personne du 
pluriel ayant pour sujet un pronom indéfini. Ex. : Yalla mi 
don gis feu ti nékâ sa nkëné tolu... Dieu qui voyait le désir 
de chacun (qui voyait dans chacun où ton désir aspirait) ; 
Adamâ gâv sakal rab yâ feu ta nèkâ sa tar, Adam donna promp- 
tement son nom à chaque animal (...aux animaux, à chacun 
d'eux ton nom) ; ây bô gis, bu yâgé te la, tout mal, s'il dure, 
est inguérissable (...te résiste). 

II. — PLAGE DU NOM SUJET 

Par nom sujet on entend ici, non, seulement tout substan- 
tif, mais encore tout ce qui peut servir de sujet au verbe, à 
la 3 e personne, en dehors du pronom personnel, c'est-à-dire 
tout mot pris substantivement, un pronom autre que >e pro- 
nom personnel, un verbe à l'infinitif ou même une proposi- 
tion entière. 

La place du nom sujet varie suivant les divers modes : 

i° A l'énonciatif et au causatif, le nom sujet se place avant 
la proposition et en dehors, et celle-ci conserve sa construction 
grammaticale, comme s'il n'y avait pas de nom sujet. (J'est-à- 
dire, le pronom sujet est répété dans le corps de la proposition 
et reste le véritable sujet. 

Ex. : Sa bây dèm nâ, démul, ton père est parti, n'est pas 
parti ; sumâ dôm déjà nélav, dèf dut nélav, mon fils dort, ne 
dort pas. 

2° Au subjectif, à l'objectif, au gérondif (quand il ne s'agit 
pas d'une proposition relative), au suppositif, à l'optatif et à 
l'impératif indirect, le nom sujet peut aussi se placer avant la 
proposition et en dehors. Après l'énoncé du sujet, la proposition 
se construit grammaticalement comme s'il n'y avait que le pro- 
nom sujet. 

Subjectif. — Sumâ bây, mô nev, c'est mon père qui est 
venu (mon père, c'est lui qui est venu). 

Objectif. — Ndèy âm, derem la rërlé, c'est cinq francs que 
sa mère à perdu (sa mère, c'est cinq francs qu'elle a perdu). 

Gérondif. — Sa mag, bu diké, quand ton grand frèje sera 
venu (ton grand frère, quand il sera venu). 

Suppositif. — Sa digèn, su dèmé, quand ta sœur sera partie 
(ta sœur, quand elle sera partie). 

Optatif. — Pôl, menonté ! Que Paul puisse ! 

Impératif. — Dèmbâ, nâ votu, que Dèmba fasse attention 
{Dèmba, qu'il fasse attention). 



— 3i — 

3° A ces mêmes modes; le nom sujet peut aussi se placer 
dans le corps de la proposition ; il remplace alors le pronom 
sujet. , 

Au subjectif, le nom sujet se place en tête de la proposition ; 
au* autres modes, il précède immédiatement le verbe, excepté 
•à l'optatif où il le suit. 

Subjectif. — Sumâ bây a dikâ, c'est mon père qui est venu. 
, Objectif. — Tëré bi la sumâ digèn dangâ, le livre que ma 
sœur a lu. 

Gérondif. — Bâ ligèy bâ soté, quand le travail sera fini. 

Suppositif. — Su Sambê saté, si Samba vole. 

Optatif. — Menonté Pèr ! que Pierre puisse ! 

Impératif. — Nâ halèl bi dèf bu dékâ, que l'enfant agisse 
tiien. 

4° Au gérondif, quand il s'agit d'une proposition relative, 
«et toujours au subjonctif, le nom sujet se place dans le corps 
de la phrase, avant lé venbej et remplace le pronom sujet. 

Gérondif. — Gis nâ malân mu rajét ma la sa mag may, 
j'ai vu le beau pagne que ton frère aîné t'a donné. 

Subjonctif. — Bây bâ ô nâ dôm âm yâ, dôm yâ fiev, bây bâ 
<né lén, le père appela ses enfants, les enfans vinrent, le père 
leur dit. 

5° Quand le pronom verbal est sujet d'une proposition, on 
peut placer avant cette proposition le nom personnel, ou pronom 
personnel pris substantivement, aux mêmes modes où le nom 
sujet peut se placer en dehors de la proposition. Ex. : Man mile, 
ma ko dèf, moi, c'est moi qui l'ai fait ; yov nak, di nga nânal 
Yalla sa bây, quand à toi, tu prieras Dieu pour ton père ; môm, 
du dèm fèn, lui, il n'ira nulle part. 

6° Tout ce qui se rapporte au sujet comme complément, 
■même une proposition incidente, se met à sa suite, et précède 
le verbe principal. Ligèy ngir Yalla bâh nâ, il est bon de tra- 
vailler pour Dieu. 

Le verbe peut se mettre au singulier, bien que le sujet soit 
au pluriel. Yépâ soti nâ, tout est fini. 

Quelques verbes seulement permettent de placer le nom sujet 
après eux en prenant une construction impersonnelle. Ainsi, on 
put dire également : am nâ ndoh, ou, ndoh am nâ, il y a de 
l'eau ; dès nâ yapâ, ou yapâ dès nâ, il reste de la viande. 

911. — PLUSIEURS SUJETS 

Si un verbe a plusieurs sujets, et s'il y a parmi eux des 
pronoms, ces pronoms sont toujours rendus par les pronoms 
pri 1, substantivement et suivent les règles des nom*. 

i c Si les sujets son tous des noms, ils se placent comme 



— 3a — 

le sujet simple et précèdent le verbe. Ex. : Bây bâ'k dôm dâ 
de nfina, le père et le fils sont morts. 

2° Si les sujets sont un pronom et un ou plusieurs noms, 
le pronom se place avant les noms. Si ces pronoms sont de diffé- 
rentes personnes, et placés en dehors de la proposition, le v rbe 
prend le pronom pluriel de la personne la plus digne. Ex. : 
Mâ'k rakâ^m dès nunu fi, moi et son jeune frère, nous som- 
mes restés ici. 

3° Si les sujets sont plusieurs pronoms de différentes person- 
nes, la première se place avant la deuxième, la deuxième avant 
la troisième et le verbe prend le pronom pluriel de la per- 
sonne la plus digne, si les sujets sont placés en dehors de la 
proposition. Mâ'k yov a anda, moi et toi nous sommes allés 
ensemble ; mâ'k môm di nanu tôg filé, moi et lui nous nous 
assoierons ici. 

En volof, la première personne se met toujours avant la 
deuxième et la deuxième avant la troisième. On ne dit pas, 
comme en français toi et moi, mais il faut dire moi et toi. 

IV. — PLAGE DU PRONOM COMPLÉMENT 

iPar pronom complément, on entend ici les pronoms per- 
sonnels régimes des verbes : ma, la, ko, nu, l'en, lèn, nu. Il 
faut ajouter à ces pronoms, les pronoms indéfinis ti, ta, fui en] y, 
l'adverbe de lieu fi, fa, fu, là, où et l'adverbe de manière ni, 
nâ, nu, ainsi. 

Tous ces mots suivent les mêmes règles de placement. S'il 
y a plusieurs pronoms régimes, ils se suivent les uns les autres, 
les pronoms les plus dignes les premiers, qu'ils soient régimes 
directs ou régimes indirects. Après les pronoms personnels vien- 
nent les pronoms indéfinis ou l'adverbe. 

La place des pronoms régimes varie selon 1 s divers modes : 

i° Infinitif. — A l'infinitif aoriste, le pronom complément se 
place après le verbe. A l'infinitif présent, il se place entre la 
particule du temps di et le verbe. Sopâ sa morom, lu bâh la, 
aimer son prochain est une bonne chose, sib ko, bakâr la, le haïr 
est un péché. Bakar, var nga ko dâv, le péché, tu dois le fuir. 

2° Subjonctif. - — Le pronom complément se place comme à 
l'infinitif. Au passé relatif de ce mode, il se place aussi après 
la particule du temps don. Ex. : Bayi ma ma yeb la ko fi, 
laisse-moi que je te l'apporte ici ; bayil Pèr yeb ko ko fâ, laisse 
Pierre le lui porter là-bas ; tu tah bekanëg yâ di ma ut ? pour- 
quoi les serviteurs me cherchent-ils ? Malâkâ yâ don ta vota 
di ta yëg, les anges y descendaient et y montaient. 

3° Autres modes personnels: — Trois cas se présentent à 
ces modes, de là les trois règles suivantes : 

a) Si le sujet du verbe est un pronom, les pronoms régi- 



— 33 — 

mes se placent immédiatement après le pronom sujet, exprimé 
ou sous entendu. 

Enonciaif. — Mangi la ko (pour ko di) vah, voici que je te 
le dis ; mangi l'en di dangal ti t'éré bile, voici que je vais vous 
faire une lecture dans ce livre. 

Subjectif. — Ma ko dèf, c'est moi qui l'ai fait ; ma ko 
dèful, c'est moi qui ne l'ai pas fait. 

Objectif. — T'éré la la yeb on, c'est un livre qu'il t'avait 
apporté ; tëré la la fi yebul on, ce n'est pas un livre qu'il 
t'avait apporté ici. 

Causatif. — Dâ nu ko dôr on, on l'a frappé. 

Gérondif. — Bu ko doté, quand il aura le temps ; bi mu la 
bindulé, puisqu'il ne t'a pas écrit. 

Optatif. — Soponté ma ko ! que je l'aime. 

Impératif. — Dèf ko ti, mets le dans ; bu mu la ko fi indi, 
qu'il ne te l'apporte pas ici. 

b) Si le sujet du verbe est un nom placé en dehors de la 
proposition, les pronoms régimes se placent comme il a été 
dit à la règle précédente. 

c) Si le sujet du verbe est un nom qui prend place dans 
le corps de la proposition : au subjectif, les pronoms régimes 
se placent après le verbe substantif a, caractéristique du mode ; 
aux autres, ils se placent immédiatement avant le nom sujet. 

Subjectif. — Borom bâ ma may yiv âm, c'est le Seigneur qui 
m'a donné sa grâce. 

Objectif. — Yiv ùm la ma Borom bâ ntay, c'est sa grâce 
que le Seigneur m'a donnée. 

Gérondif. — Bu ma Borom ba mayé yiv âm, quand le Sei- 
gneur m'aura donné sa grâce. 

Suppositif. — Su ma Borom bâ di tnay yiv âm, si le Sei- 
gneur me donne sa grâce. 

Optatif. - — Mayonté ma Borom bâ yiv âm ! que le Seigneu 1 * 
me donne sa grâce. 

Impératif. — Nâ ma Borom bâ may yiv âm, que le Sei- 
gneur me donne sa grâce. 

V. — PLACE DU NOM COMPLÉMENT 

On entend ici p.ir nom complément, non seulement tout 
régime direct ou indirect du verbe, mais encore un adverbe, un 
pronsim autre que le pronom personnel, tout mot pris substan- 
tivement, même une proposition entière ou un verbe à l'in- 
finitif. 

i° Le nom complément se place régulièrement après le verbe, 
à tous les modes. L'objectif fait exception pour le complément 
sur lequel on veut attirer l'attention. Celui-ci se place toù- 



— 34 — 

jours en tête de la proposition ; mais les autres suivent 1© 
yerbe. 

Ex. : Sopâ nâ Y alla ti sumâ hol bêpâ, j'aime Dieu de tout 
mon cœur ; Yalla là sopâ ti suma hol bépâ, c'est Dieu que 
j'aime de tout mon cœur. 

2° On place après le nom complément tout ce qui s'y rap- 
porte. Ex. : Sopâ nâ Mariâma mi di Ndèy û Yalla, j'aime Marie 
qui est la Mère de. Dieu ; yâ dèf lu rèy lu met â nav, c'est toi 
qui as fait une grande chose qui mérite d'être louée. 

3° Le complément est sous entendu dans les propositions- 
subordonnées qui ont le même régime que la proposition prin- 
cipale. Ex. : Bô nâné Yalla yiv âm, mu may la, si tu demandes- 
sa grâce à Dieu, il te la donnera. 

4° De la même manière que le nom sujet peut se placer 
en dehors de la proposition, et qu'alors le pronom sujet se 
répète dans le corps de la phrase ; de même, le nom régime 
peut se placer en dehors de la proposition, et le pronom régime 
est irépété dans le corps imême de la proposition. Ex. : Tëré bile, 
dangâ nâ ko, ou, dangâ nâ ko, tëré bile, j'ai lu ce livre. 

5° Certains compléments indirects, ayant valeur d'adverbes,, 
peuvent se placer avant ou après le verbe. Ex. : Ta fan yâlê 
vèy dèm nâ Ndakaru, ou, dèm nâ Ndakaru ta fan yâlé vèy, je 
suis allé à Dakar ces jours passés. 

VI. — PLUSIEURS COMPLÉMENTS 

i° Si les compléments sont tous des pronoms personnels, ils. 
se placent comme on l'a dit plus haut. Ex. : Di nânu ko ko doh* 
on le lui donnera ; du nu ko ko don, on ne le lui donnera pas p 
nâ ma ko fi Dèmbâ isil' que Dèmba me l'apporte ici ; amul nit 
feu ni savarê, il n'y a pas d'homme aussi actif. 

2° Si les compléments sont, les uns des pronoms, les autres, 
des noms, ces compléments sont placés comme il a été dit pour 
chacun isolément. Ex. : Dâ nu ko yoni Salum berkâ bîg, on l'a 
envoyé au Saloum avant-hier soir ; yov la nu bèyal tôl bi, e'est 
pour toi qu'on a cultivé ce champ. 

3° Si les compléments sont des noms, ou l'équivalent de 
noms, le plus court se place ordinairement le premier, mais leur 
ordre respectif n'est pas rigoureux. Ex. : Ham nâ Yôn u Yalla 
bu bâh, ou, ham nâ bu bâh Yôn u Yalla, je connais bien 1» 
religion ; dèm nâ sanhâ tôl âm, il est allé dans son champ, iH 
y a un instant. 

4° L'objectif fait toujours exception pour le régime sur 
lequel on veut attirer l'attention. Ex. : Sanhâ la dèm tôl âm^ 
il n'y a qu'un instant qu'il est allé dans son champ. 



— 35 — 

VII. — INFINITIF COMPLÉMENT 

i° Un verbe à l'infinitif, complément d'un autre verbe, se 
place après lui. Il s'y unit ordinairement par la particule di ; 
d'autres fois, mais rarement, sans particule. Ex. : Bûr bu ban a 
até, un roi qui refuse de juger ; némèn nga di vah né ? tu oses 
dire que ? garap gu yombâ hamé, un arbre facile à connaître. 

2° On trouve beaucoup d'exemples où un verbe s'adjoint 
un autre verbe à l'infinitif à l'aide de conjonctions telles que : 
bè jusqu'à, ndah afin que. Ex. : Vah nânu ko ko bè tayi, on 
le lui a dit jusqu'à être fatigué (à satiété) ; nu rus bé dèl hob 
i garap, ils eurent honte jusqu'à prendre des feuilles d'arbres 
(ils eurent tellement honte que..) 



CHAPITRE VII 

Manière d'exprimer le souhait, 
I'adimïratïon 9 l'interjection. Degrés de 
signification. , 

I. — LE SOUHAJT 

Le désir, le souhait, la déprécation, l'imprécation, peuvent 
s'exprimer en volof de plusieurs manières : 

i° Par l'emploi du mode optatif. Ex. : Soponté ma Yalla fi 
sumâ hol bèpâ ! que j'eusse aimé Dieu de tout mon cœur ! 

, Le conditionnel français exprime souvent le vœu, le désir ; 
-dans ce cas, il peut se rendre en volof par l'optatif. Ex. : Vous 
auriez tout l'or du monde que vous n'en seriez pas plus heu- 
reux, amonté nga vurus u adunâ si sépâ, tahtil nga tèhé. 

■2° Le souhait s'exprime aussi par les verbes èlâ et do, 
«mployés à l'optatif d'une manière impersonnelle à la 3 e per- 
sonne du singulier. Ex. : Elonté sumâ rëtu èm ak sumâ i ton l 
que mon repentir égale mes offenses ! 

3° On exprime encore le souhait par les verbes prenant 
le suffixe tel, employé au présent et au passé. Ex. : Saniti lën ko 
ti bîr tên bile, jetez le plutôt au fond de ce puits. 

4° L'une des manières les plus fréquemment employées pour 
«xprimer le souhait, la déprécation, l'imprécation, consiste dans 
l'emploi de l'impératif indirect précédé du mot Yalla, ou, par 
abréviation, yal, qui peut être regardé comme une exclamation 
ou une interjection. Ex. : Yal nâ la Yalla gungé ! que Dieu 
t'accompagne (dans ton voyage) ! Yal nâ la Yalla may dama ! 
que Dieu te donne la paix ! Yal nâ bu lën Yalla fèy ! que Dieu 
re vous punisse pas ! 



— 36 — 

II. — L'ADMIRATION 

L'admiration s'exprime de deux manières : 

i° Par des interjections survie^ de propositions absolues. 
Ex. : Eskin Yalla ! lef li domaZ nâ ma I Grand Dieu ! que cela- 
m'étonne ! Vây ! mô lâbîr ! Comme il est compatissant ! 

2 Par l'emploi de la particule akâ. Avec cette particule, 
l'admiration s'exprime par le subjectif ou le gérondif, à leurs 
divers temps. 

a) Si on emploi le subjectif, le sujet précède la particule 
akâ. Ex. : Yê' kâ <bâh ! que tu es bon ! Nô' kâ bon ! qu'ils 
sont méchants ! 

b) Si on emploie le gérondif la particule akâ précède le 
sujet. A la 3 e personne du singulier, le pronom peut s'élide r . 
'Ex. : Akâ nga nâv ! que tu es vilain ! Akâ mu sohor ! ou akâ 
sohor ! qu'il est méchant ! Biram akâ mu bâh ! ou, Biram akâ, 
bâh ! ou, akâ Biram bâh /que Biram est bon ! 

III. — L'INTERROGATION 

i° L'interrogation, en volof comme dans toutes les langues, 
peut se faire par le ton interrogatif de la voix. Pour interroger 
de cette manière, on peut employer, suivant les circonstances, 
l'un des quatre modes de l'indicatif. Ex. : Gis nga halèl bâ ? tu 
as vu l'enfant ? Man nga di ut ? c'est moi que tu cherches ?" 

A cette manière d'interroger, on peut rapporter celle qui 
consiste à employer la particule négative du. Cette particule 
demande après elle un des trois derniers modes de l'indicatif. 
Ex. : Du yâ var a ham ndèg li ? n'est-ce pas toi qui devrais 
savoir le prix ? Du ma di borom ker gi ? n'est-ce pas moi le- 
maître de la maison ? 

L'accentuation interrogative est ici nécessaire sinon la phrase- 
signifierait souvent le contraire de ce qu'on veut dire. 

2° On peut interroger par l'adjectif ou le pronom interro- 
gatif. Dans ce cas, l'adjectif ou le pronom interrogatif est placé 
en premier lieu. S'il est sujet, on emploie le subjectif, s'il est 
régime, l'objectif. Ex. : Ban dekâ fâ fëto ? quel village est 
situé là-bas ? Natâ nit â fi nèkâ ? combien y a-t-il d'hommes 
ici ? Kan â nev ? qui est venu ? Kan nga ô ? qui appelles-tu ? 

Quand le pronom démonstratif joue le rôle de pronom inter- 
rogatif, il est employé seul, ou ibièn il demande après lui le- 
gérond : f. Ex. : Lilé, kan â ko dèf ? Kôku ? Dëi, Kôkâlé ? Vav. 
Ceci, qui l'a fait ? Celui-ci ? Celui-llà, non ? Oui. À'u la ko vah ? 
qui te l'a dit ? 

3° On peut interroger par l'emploi des adverbes interro- 
gatifs : 

a) Ndah, mbâr, ndê, âm, est-ce que, qui peuvent s'employer 
avec les quatre modes de l'indicatif. Âm se place à la fin de 1* 



- 3 7 - 

phrase ; les trois autres au commencement. Ex. : Ndah gisu la 
sahâr gâ ? est-ce que tu ne vois pas le vapeur ? Mbâr du dâ 
nga lèkâ dôm u garap gâ ma la téré von ? n'est-ce pas parce 
que tu as mangé du fruit de l'arbre défendu ? Gis nga vây dâ'm? 
as-tu vu l'individu ? 

b) Kan ? quand ? Fan ? où ? Nâkâ ? comment ? demandant 
■après eux l'objectif parce que ces mots doivent être regardés 
icomme régimes. Ex. : Kàn la nev ? quand est-il venu ? Fan la 
nu dèm ? où sont-ils allés ? Nâkâ là. di dèf ? comme ferai-je ? 

c) Fu ? où ? régit le gérondif. Fu mu nèkâ ? Oui est-il ? Fu 
mu ko di yobu ? où le porte-t-il ? 

d) Ana s'emploie seulement avec un nom ou un pronom. 
Ex. : Ana mu ? où est-il ? Ana sa bây ? où est ton père ? 

e) On interroge aussi avec les verbes lu tah ? qu'est-ce qui 
a été cause ? lu indi ? qu'est-ce qui a amené ? lu téré ? qu'est-ce 
qui a empêché ? Ex. : Lu tah ngën di ma ut a rèy ? pourquoi 
cherchez-vous à me tuer ? Lu la fi indi ? qu'est-ce qui t'a amené 
ici ? Lu téré ngën metali sën ligéy ? qu'est-ce qui vous empêr 
che de terminer votre travail ? pourquoi ne terminez-vous pas 
votre travail ? 

f) On peut encore signaler ici la particule i employée dans 
le langage familier dans une réponse interrogative. Ex. : Samba, 
yâ yahâ sumâ pâkâ ? Man i ? Du man di. Samba, c'est toi qui 
a gâté mon couteau ? Moi ? Ce n'est pas moi, non. 

IV. — DEGRÉS DE SIGNIFICATION 

Comparatif de supériorité. — Le comparatif de supériorité 
se rend par les verbes gen, valoir mieux, être plus ; dahâ, l'em- 
porter sur ; rav devancer, surpasser ; sut, géti, surpasser en 
longueur, en hauteur, en dignité ; epâ, surpasser en étendue, en 
force, en richesse. La conjonction que peut être rendu par as, 
asté ; elle est souvent omise. 

Ex. : Ma mère est meilleure que la tienne, Sumâ ndèy a gen 
sa bos ; je le sais mieux que toi, ma la ko dahâ ham ; il a plus 
mauvaise langue que moi, mô ma rav ti nâv lamèn ; je suis plus 
grand que toi, ma la sut ; son bateau n'est pas plus long que 
le mien, gàl âm gétiul sumâ bos ; Samba est plus fort que Vali, 
Sambâ epâ nâ Vali dôlé. 

Les verbes ci-dessus expriment le comparatif par eux-mêmes. 
Mais la généralité des verbes le rendent à l'aide de gen, dahâ, 
qui deviennent alors circonstanciels. Etre plus long, gen â gudâ. 
Mon champ est plus étendu que le tien, sumâ tôl gen â yâ 
sa bos. 

Comparatif d'infériorité. — Il se rend par un verbe qui 
exprime la négation, ou le contraire de la pensée qu'il s'agit 
d'exprimer ; et on le fait précéder de gen. Si on ne peut employer 



— 38 — 

cette tournure, on a recours à l'emiploi de périphrases qui 
expriment l'idée contraire à celle qu'il s'agit de traduire. 

Ex. : Je suis moins fort que lui, ma ko gen a nëv dôlé ; je 
suis moins grand que lui, gudu ma nâkâ môm (je ne suis pas 
long comme lui) ou mô ma gen â gudâ, il est plus long que 
moi, ou mô ma sut, il me dépasse. 

Comparatif d'égalité. — Le comparatif d'égalité s'exprime : 
par nâkâ comme, qui remplit tantôt la fonction d'adverbe, tan- 
tôt celle de conjonction ; par les adverbes ni, nâ, nônu, ainsi ; 
par les verbes èm ak être égal à, nirô'k ressembler à, mèl ni être 
semblable à, da.y être autant que, mât valoir. 

Ex. : Il est aussi grand que lui, rey nâ nâkâ môm ; qui 
est égal à Dieu ? kan a èm ak Yalla ? tu es comme lui, tu lui 
ressemble, yâ'k môm a nirô ; que tu sois comme lui, nâ nga 
mèl nâkâ môm. 

Superlatif relatif. — Il s'exprime comme le comparatif de 
supériorité par le verbe gen. Le second terme de comparaison 
est précédé de la préposition, fi, ta, tu. Ex. : Il est le plus 
laborieux des enfants, ??id gen â savar fi halèl yi. 

Si le second terme de comparaison n'est pas exprimé, le 
verbe se met simplement au comparatif avec gen. Marie est 
la mère qui aime le plus ses enfants, Mariâma di ndèy dâ gen â 
sopâ dôin âm yâ. 

Superlatif d'infériorité. — Il s'exprime comme le compara- 
tif d'infériorité. Si le second terme de comparaison est exprimé, 
on place devant lui la préposition fi, ta, tu ; autrement, le 
verbe se met simplement au comparatif d'infériorité. 

Ex. : Il est le moins spirituel des enfants, mô gen â flakâ 
nhèl fi gûné yi ; c'est toi qui a le moins d'argent, yâ gen â 
nakâ halis. 

Superlatif absolu. — Ce superlatif se rend par le redouble- 
ment du verbe avec la particule intercalaire â, ou bien par 
l'addition d'un adverbe superlatif. Ex. : Il l'a fait très vite, 
dèf nâ ko bu gâv â gàv ; ce bateau marche très vite, gâl gilé 
di nâ di doh loi ;.il est tout mouillé, toy nâ hip ; le pagne est 
propre et tout blanc, malân mi sèt nâ vèfâ té vêh fur. 



-3g - 

CHAPITRE VIII 

TRADUCTION ET AÏSALYSE 

(Nous croyons faire une chose utile à nos lecteurs, en don- 
nant à la fin de ce travail, un exercice de traduction et d'analyse. 
Nous commençons par mettre sous les yeux le texte français lui- 
même. Le texte volof qui suit en est un., traduction libre, mais 
il est accompagné d'une traduction interlinéaire qui en est le 
mot-à-mot. Nous ferons suivre le tout d'un exercice d'analyse 
grammaticale. 

Joseph se fait reconnaître par ses frères 

Joseph ne pouvant plus se contenir davantage commanda 
qu'on fît sortir tous les étrangers, puis il fondit en larmes et 
s'écria : « Je suis Joseph ! Mon père vit-il encore ?» — Mais 
les frères ne purent lui répondre, tant ils étaient saisis de 
frayeur. 

Il leur parla alors avec douceur et dit : « Je suis Joseph, 
votre frère que vous avez vendu à des marchands qui m'ont 
emmené en Egypte. Ne craignez point ; car Dieu m'a conduit 
en Egypte pour votre salut. Ce n'est point selon votre dessein 
que je me trouve où je suis, mais par la volonté de Dieu qui 
m'a donné la puissance sur toute l'Egypte. Hâtez-vous d'aller 
trouver mon père et dites-lui : Voici ce que votre fils Joseph 
vous mande par notre bouche : Dieu m'a rendu le maître de 
toute l'Egypte ! Venez auprès de moi ; vous habiterez la plus 
belle partie du pays, vous aurez tout en abondance ; car il reste 
encore cinq années de famine ». 

Pharaon, en apprenant cette nouvelle, se réjouit aussi et 
dit : « Je donnerai à Jacob et à ses fils tous les biens de 
l'Egypte ». Joseph congédia ses frères, après leur avoir fa't 
donner des chariots, des vivres, des vêtements et de l'argent. 

YUSUF HAMÊLO NI BOPA'M FÂ DÔM U BÂY 
Joseph a fait reconnaître sa tête auprès des fils de son père. 

Joseph ne pouvait plus contenir son cœur auprès des fils 
Yusuf menatul on â téyé hol âm jâ dôm u 

bây âm yâ ; lôlô indi , mu yéblé nu 

de son père ; c'est là ce qui amena qu'il commanda qu'on 

gêné lu don mit ta nêg bâ, mu segâ 

fît sortir ce qui était homme, dans la chambre, il inclina (la tête) 

di doy, i rongon âm di tûru, té mu hâta né : « Ma 
pleure, ses larmes se répandent, et il s'écria dit : « C'est moi 



— Ixo — 

di Yusuf, sumâ bày, rriba mungà dundândi ? » 

qui suis Joseph, mon père, est-ce que le voici vivre encore ? » 

Vandé dôm u bây' âm yâ 'menu nu ko on a tontu lu 
Mais les fils de son père ne pouvaient lui répondre ce 

7nu nëv nëv, ndégé fît gâ lèn dap'on 

qu'il y a de petit petit, à cause de la peur qui les avaient saisis, 

fin bokà domi. 

eux ensemble s'étonner, eux tous. 

Mu delà vah ak nom ti bât vu rafèt 

Il retourna parler avec eux en • paroles qui furent belles 

té lèv, té né lèn : « Ma di Yusuf, sën 

et douces, et dit à eux : « C'est moi qui suis Joseph, votre 

rukâ ma ngen dây on i data té nu 

jeune frère que vous avez vendu à des marchands et ils 

indi ma filé ti Mésara. Bu lën ragal ; ndégé su ma 

menèrent moi ici en Egypte. Ne craignez pas ; car si moi 
Yalla indê ti Mésara, sën muta (muta a) tah on. 

Dieu a amené en Egypte, c'est votre salut qui fut cause. 

Du sën mânmân, du sën mpéhéy, a ma 

Ce n'est pas votre pouvoir, ce n'est pas votre effort qui moi 

tâd tèy, fi ma nékâ, vandé begèl u Yalla la, 

a placé aujourd'hui, ici où je suis, mais la volonté de Dieu est, 

môm mi ma may tèy katan ti Mésara 

lui qui à moi a donné aujourd'hui puissance en Egypte 

gépïï. Laga lën, gav fa sumâ bày té né 

toute entière. Courez, allez vite auprès de mon père et dire 

ko : Gisal sa dôm Yusuf a nu yébal fi yov 

à lui : Vois, c'est ton fils Joseph qui nous a ordonné chez toi 

nu dohal , ko yonèt bile. Yalla dèf nâ 

pour que nous allions pour lui, cette commission. Dieu a fait 

tèy- ma di kélifâ ti Mésara gépâ. Dikal. 

aujourd'hui que je sois chef en Egypte toute entière. Viens, 

gâv fi sumâ kanam ; di nà 

que tu te hâtes devant ma face ; je ferai un 

la séntal, ti vala va gen a dag, 

établissement pour toi, dans la partie qui est la plus belle, 

gen a ôm, ti dekâ bi, ndégé hîf bi désandi nâ durom u at. 

la plus fertile, dans le pays, car la famine reste encore cinq ans. 

Faraun, bâ mu dégé dégdég bôbulé, mu banèhu 

Pharaon, lorsqu'il eut appris cette nouvelle, il se réjouit 



— 4i — 

loi té né : « Di nâ doh Yanhobâ'k i dôm âm alal di 
beaucoup et dit : « Je donnerai à Jacob et à ses fils le bien qui 

ti Mésara dépâ ». Yusuf yonê on nâ ndôk 

-est en Egypte tout, (le bien). ». Joseph envoya donc 
i mag âm génav bâ mu lèn dohé i ébukay, i dundu^ 

ses aînés, après qu'il leur eût donné des voitures, des vivres, 

i tangay ak hâlis itam. 

des vêtements et de l'argent. 

ANALYSE 
Yusuf, sujet de hamélô — hâmélô nâ, 3 e per. dû singulier 
de l'aoriste énonc. du verbe hamélô, faire reconnaître, dérivé 
de hamé, reconnaître, dérivé lui-même de hâm, connaître ; — 
bop'âm (bopâ âm), bopâ, tête, 5m adj. poss. son, sa ; — 
fâ, ,prépos., semblable pour la forme à l'adverbe fi, fâ, etc., 
ici, là ; — dôm, fils ; — u, art. conjonctif ; — bây, père ; — 
yâ, art. déf. plur. 

Yusuf, suj. de menatul ; — menàtul on, 3 e per. singulier 
du pass. abs. du subj. du verbe menatul, ne pouvoir plus, de 
men, pouvoir. Cette forme est bien celle du subjonctif, car 
celle de l'énonciatif est toujours suivie du pron. sujet qui 
manque ici. Le subjonctif est exigé, par le récit qui n'est ici 
que continué et non commencé ; ce mode marque, dans le cas 
présent, l'enchaînement du discours : — â, particule qui unit 
l'infinitif au verbe dont il dépend ; — téyé, contenir ; hol, 
cœur ; — lôlô (lôlu a), lôlu pron. dém., cela, on emploie le 
pron. avec la consonne l, chaque fois que le sens est neutre : 
ceci, cela ; — a, verbe aux. indiquant le subjectif ; — indi, 
amener, 3 e pé. de l'aor. ; — mu yèblé, 3 e p. du subjonct. du 
verbe èblé ou yèblé, avec y euphonique, commander ; — nu 
gêné, 3 e p. pi. du subjonct., du verbe gêné, faire sortir, dérivé 
de gêna, sortir (p. 3i n° 25) ; — lu, pron. relat. (p. io n° i), 
sujet de don : — don, 3 e p. s. de l'imparf. du gérond. du verbe 
subst. di, être : don est au mode gérond. parce que c'est ici 
une proposition qui dépend d'une autre, parte moyen du relat. 
lu ; ce n'est pas l'énonciatif, car le pron. sujet manque ; — 
nit, homme, attribut de don ; — tu, prépos., dans, dérivé de 
l'adv. ti, ta, etc., dedans, y ; — nêg,. chambre ; — bâ, art. 
déf. ; — mu sega, 3 e p. s. du prés, du subjonct., le sujet de 
ce verbe étant le même que celui du précédent, est sout-entendu ; 
- — i, art. indéf. du pi. ; — rongoiï, pleurs : — di tûru, 3 e p. pi. 
du prés, du subjonct. ; de tûru, être versé, se verser, dér. de tûr, 
verser ; — té, et, conj. qui s'emploie entre deux verbes ; — 
mu hâta, 3 e p. s. de l'aor. du subjonct. du verbe hâta, s'écrier ; 
— né, dire, cette part, s'emploie toujours avant de rapporter les 
paroles de quelqu'un. 



DICTIONNAIRE 



FRANÇAIS -VOLOF 



A, prép. marquant le lieu où 
l'on est, H; ta, tu. Il est à la 
maison, mungâ ta ker gâ, 
marquant le complément indi- 
rect, le lieu où l'on va, ne 
se traduit ordinairement pas. 
Donne-le à ton père, doh ko sa 
bây. Il est allé à la forêt, dèm 
nâ alâ bâ. Les jours qu'ils ont 
mis à bâtir, fan yâ Su am di 
tabah. 

ABAISSER, v. a. descendre, 
vaté. Abaisse-le vaté ko. 

ABANDON, s. m. Tourner 
par le verbe. Ne le laisse pas 
à l'abandon, bu ko vota (ne 
l'abandonne pas). 

ABANDONNÉ (être). Etre 
abandonné sur le rivage, fég, 
fer. 

ABANDONNER, v. a. vota, 
bayi. Abandonner à eux-mê- 
mes, vota ti sèn sago. Aban- 
donner la prière, bayi génav sa 
i ûân. Abandonner ses parents, 
son maître, dambu. — (faire 
semblant d'), votâvotâlu, bay-' 
bayla. — ensemble, bokâ vota, 
bokâ bayi. — en même temps, 
votanjio, bayando. — (faire), 
votâlo. — une entreprise, soné, 
jomâ. — livrer à, yôlé, Il a 
abandonné son fils au démon, 



yôlé nâ dôm am. diné dâ. — 
(S') à, bayi sa bopâ. 

ABASOURDI (être), tanhalu. 

ABASOURDIR, v. a. tanhal, 
tehlé. 

ABATAGE, s. m. (d'arbres), 
ngor m. 

ABÂTARDIR, v. a., galilô.— 
(S") v, pr. gali. 

ABATIS (d'arbres), ngor m. 

ABATTEMENT, s. m. yogô- 
ray b., yogôrlulô g., loho bu 
dânu, yohi g. 

ABATTRE, v. a. couper des 
arbres, gor. Aller abattre, port. 
Faire tomber, dûnèl, dânulô, 
ter, rotai, rollô. Les deux pre- 
miers termes ' s'emploient dans 
le sens de renverser ; ter ren- 
verser à la lutte ; les deux der- 
niers termes signifient par ex. 
faire tomber des fruits d'un ar T 
bre. Voilà qu'il abat des ci- 
trons, mungâ rotlô i limong. 

ABATTU (être) découragé, 
yogôr, né yoga, nermëlu, yoh 

ABBÉ, s." m. labé b. 

ABCÈS, s. m. tâb g., gôm 
b., nivô b. — (avoir un), tâb. 
J'ai un abcès au pied, dé mft 
tut) ti lankâ. Sorte d'abcès av. 
pied, tête b., ènat b. Avoir 
cette espèce d'abcès, tête, ènol. 



ABD 



.'.'. 



ABO 



ABDICATION, s. f. jaliku b. 

ABDIQUER, v. a. fuliku. 

ABDOMEN, s. m. bîr b. — 
bas-ventre, nahâ b. 

ABECQUER, v. a. hol, holtal, 
sèhaV 

ABEILLE, s. f. yembâ v., 
yâmbâ v. Ce n'est pas avec 
du vinaigre qu'on prend les 
abeilles, du binègâr la nô dapé 
yembâ. — qui n'a pas de dard, 
barèn v. — Petite, souterraine, 
dankéu b. Qui veut du miel 
ne doit pas craindre les abeil- 
les, . feu begâ lèm, némèn 
yembâ. 

ABÊTIR, v. a. doflô, navtal. 
Tu vas abêtir cet enfant, lëgi 
nga navtal halèl bi. 

ABHORRER, v. a. sib, sibât, 
sihlu, ban, hâré. 

ABÎME, s. m. gouffre, nkan 
mu hôt, kambâ pu hôt, mbam- 
bul, mbambulân m. 

ABÎMER, v. a. gâter, yahâ. 
— (S'), être abîmé; yahu. 

ABJECT, adj. loroh, gali, 
met â sib, met. â dépi, bon, 
yës, toskan. Ta conduite est 
abjecte, sa diko met nâ sib II 
est abject, mu bon a bon 

ABJECTION, s. f. torohté b., 
ntoskan b. 

ABJURER, v. a vota Yôn u 
Yalla, hatê'k Yôn u Yalla. C'est 
un grand péché que d'abjurer 
la religion chrétienne puisque 
c'est abandonner le chemin du 
ciel, hatê'k Yôn u kèrtèn ba- 
kar bu didâ didâ la, ndégé mô 
di hatê'k yôn u Aldana. 
I ABLUTION, s. f. à la manière 
des mahométans, dapâ b. 

ABNÉGATION, s. f. hûfèl g. 

ABOlMENT, s. m. mbav m. g. 



ABOLIR, v. a. tas, dindi, 
fanhâ. 

ABOMINABLE, adj. lu met * 
sib lu met â sihlu, arâm, dè- 
kadi. 

ABOMINATION, s. f. subo- 
hun s., subahâna s., subâna 
s., subônu s. lu nâv, lu arâm. 
C'est une abomination ! c'est 
abominable ! arâm ! 

ABONDAMMENT, adv. 6u 
baré, ' bè mu baré. 

ABONDANCE, s. f. ômlé g., 
nkôm g., sakanay b. Abon- 
dance de biens ne nuit pas, 
dur gu baré du yahâ. — de 
poissons qui mordent à l'ha- 
meçon, ndah, ndahté b. — 
(être en), fus. Il y en a là en 
abondance, né nâ fâ tul, né nâ- 
fâ fus, ganâ. — (avoir en), 
ômlé, fûslé. 

ABONDANT, adj. baré, ôm, 
■sakan, né tul. — (très), baré bè 
fus, baré kâr. — (rendre), 
ômlé, sakanlô. 

ABONDER, v. n. baréylé, 
baré, ômlé, fûslé. Dieu abonde 
en moyens, Yalla baré nâ 
mpèhé. — au point de faire- 
envie, rembat. Le vase est plein 
jusqu'à déborder, ndap U fês 
nâ bè di rembat. 

ABORD (d'), adv. bu dekâ, 
bu dîtu, dîtal, dekâ. Celui qui 
veut se convertir doit d'abord 
se repentir de ses péchés, feu 
begâ tûb, nga dekâ rëtu sa i 
bakar. 

ABORDABLE, adj. accessible, 
yombâ dégèn. C'est abordable, 
yombâ nâ dégèn. Accueillant, 
yombâ vahal, làlu. Il n'est pas 
abordable, lâluvul. 

ABORDAGE, s. m. port, têru 



ABO 



— 45 — 



ACC 



b. — choc de deux navires, 
fènhô b. 

ABORDER, v. n. agâ. — en 

parlant d'un navire, ter. — ■ 

v. a. adresser la parole, adu. 

: '-î— (S'), v. pr. fènhô, fèn- 

huanté. 

ABORIGÈNE, adj. ndudu 
rëv. 

ABOUCHER (S'), v. pr. gisé. 

ABOUTIR, v. n. agsi. Mon 
champ aboutit à la route, sùmâ 
tôl agsi nâ la yôn va. 

ABOYER, v. n. bâv. Le 
chien qui aboie ne mord pas, 
had bu di bâv du mata (prov. 
vol") 

ABOYEUB, s. m. bâvkât b. 

ABREGE, s. m. gatënlu, nga- 
tënlu g. L'abrégé de toutes vos 
merveilles, li einbâ sa i kîmtân 
yi yépâ. 

ABRÉGER, V. a. gâtai, ga- 
talô, gatënlulô. 

ABREUVER, v. a. vegâ, nan- 
dal. — (S'), v. pr. nân, vegu. 

ABREUVOIR, s. m. vegukay 
b., mbalkâ m., nandalukay b. 

ABRI, s. m. sëlu b., sëlukay 
b., lahukay b. — contre le 
froid, nuglukay b. — (être à 1') 
du froid, du mauvais temps, 
nugâ. — contre le vent ou le 
soleil, mbâr m. 

ABRITER, v. a. protéger, 
lahâ. — contre la pluie, sël. — 
contre le soleil, hir. — (S'), v. 
pr. lahu. — contre la pluie, sëlu. 
La pluie nous a forcés de nous 
abriter sous cet arbre, tav bê 
tâh nu sëlusi ti ron u garap 
gilé. — contre le soleil, hiru. 

ABROGER, v.a. dindi, fanha. 

ABRUTI (être), tûrlu, nasah. 

ABRUTIR, v. a. doflô, na- 
sahlô. (S'), v. pr. tûrlu. 



ABRUTISSANT, adj. 'lu m en. 
à doflô, lu di nasahlô. , 

ABSENT (être), uté, vuté, fé,... 
kéul. II est absent, nèku fi. 

ABSENTER (S'), v. pr, uté, 
tuki, dèm, gêna. 

ABSINTHE, s. f. plante, 
ngand al nag l. 

ABSOLUMENT, adv. dont. 
Cette maison m'appartient ab- 
solument, ker gi lèv nâ mq. 
dom. Il faut absolument, var 
nâ var. C'est absolument vrai. 
aïnul vérdnté. 

ABSOLUTION, s. f. mbâl m., 
rnbâlé g. 

ABSORBER, v. a. nân, mûm 
manhâ. 

ABSOUDRE, v. a. bâl, téki. 

ABSTENIR (S'), v. pr, bayi,' 
ban gantu bop'âm, hafû, 
bop'âm, téyé bop'âm. 

ABSTINENCE, s. f, têyê sa 
bopâ tï. — (jour d'), bès i bafl 
lèkâ yapâ. 

ABSUBDE, ABSURDITÉ, lu 
nakâ bopâ, lu amul fulâ, Ce. 
que tu dis est absurde, li nga 
vah amul bopâ. 

ABUSER, v. a. nah, 

ABUSER, v. n. epal, dêrlfllô 
lef ti lu bon. N'abusez pas de. 
vos richesses, bu lën dérinlâ 
sën alal ti lu bon. — (S'), v.pr. 
nah sa bopâ. . 

ABUSIF, adj. lu epâ, lu men 
a yahâ. 

ACACIA, s. m. gonâkê g., 
nèbnèb g. 

ACAJOU, s. m. darkasu g. —, 
(pomme d'), darkasu b, 

ACARIÂTRE, adj. nahari dé», 
rèt, dafé. Une femme acariâtre, 
digèn du dafé. 

ACCABLANT, lu dis, lu men.-, 
a dîsal. 



ACC 



— 46 



ACC 



ACCABLÉ (être) par le poids, 
'dis. — de fatigue, Iota, tayi, 
'■'fâtu, yér. 

ACCABLEMENT, s. m. di- 
'iay b. 

ACCABLER, v. a. dîsal, lo- 
tâlô, tayilô, yérlo. — de sotti- 
ses, de coups, tifâr i sâgâ, i et.' 

ACCALMIE, s. f. kalmâ b., 
ndal m. 

ACCEDER, v. n. nangu. 
'ACCÉLÉRÉ (être), gâv, gâvtu, 
gâvantu. 

ACCÉLÉRER, v. a. gavl'o, 
yâvtulô. 

ACCEPTABLE, adj. lu met a 
nangu. 

ACCEPTATION, s. f. nan- 
guën b. 

ACCEPTER, v. a. nangu. 

ACCEPTEUR, s. m. nangu- 
kât b. 

ACCEPTION (faire) de, favo- 
riser, genâtlé, genâlé. Sans ac- 
ception de personnes, ban a 
genâtlé kènâ'k kènâ. Dieu ne 
fait acception de personne, 
Yalla du genâtlé kèn. 

ACCESSIBLE, adj. en parlant 
des personnes, ku yombâ va- 
tial. En parlant d'un lieu, lu 
yonibâ dégéfi. 

ACCIDENT, s. m. ndogal L, 

kasarâ g., ndadan L, sabab b., 

"ndumâ d. — arrivé à une chose 

'entre vos mains sans qu'il y 

ait de votre faute, gagandé g. 

ACCLIMATÉ (être), min ta 
rëv ma. 

ACCLIMATER, v. a. mînlô ta 
rëv ma, tamal, tamâlô ta rëv 
ma. — (S'), tamâ dekâ, tamâ 
"rëv. 

ACCOLADE, s. f. fôn b. 

ACCOLER, v. a. joindre en- 
semble, tahâlô, tahâtlé,. 



ACCOMMODEMENT, s. m. 
mar m., morale b., marié b., 
marlô b., dëgô b., déganté b. 
Mauvais accommodement vaut 
mieux qu'un bon procès, dëgô 
bu bon a gen laé bu bâh. 

ACCOMMODER, v. a. marlô, 
mânélô, dëgâlô. — (S'), v. pr. 
mar, dëgô, dëganté. 

ACCOMPAGNEMENT, s. m. de 
voix, bâru b., avu b. — d'un 
tamtam par un autre, tuli b. 

ACCOMPAGNER, v. a. andâ, 
andal, gungé. Je n'ai personne 
pour m'accompagner, amu ma 
ku ma gungé. Je t'accompagne- 
rai, di nâ andâ'k yov. — (faire) 
andal, andâlô. — de la voix, 
bâru, av. — un tamtam avec 
un autre, tuli. Yâ di tuli, di 
sabaru, tu fais l'accompagne- 
ment et la partie principale, 
c'est-à-dire tu affirmes et nies 
en même temps, (proy. vol.). — 
(S') de la voix, voyô. 

ACCOMPLI (être), soti, suti, 
met. — entièrement, soti fav. 

ACCOMPLIR, v. a. metâli, so- 
tal, sotali. 

ACCOMPLISSEMENT, s. m. 
soti g., metâli g. 

ACCORD, s. m. dégô b., 
mâné g., dëganté b., kando g. 
— (avec), bu dëgô. — (d'), dego 
la, bisimilay. 

ACCORDER, v. a. doh, may, 
bal. — mettre d'accord, dëgâlô, 
mânélô, marâlé, marlô. — (S'), 
être d'accord, dëgô, ando, an- 
dando, mâné, dëganté, dubô. 
Celui dont le caractère est bon 
sera d'accord avec tout le 
monde, feu dérèt âm nêh, di 
nga menê'k népâ. 

ACCOSTÉ (être), ses. Le ba- 



ACC 



-47- 



ACH 



teau est accosté au pont, gâl gi 
ses nâ fi vâh bi. 

ACCOSTER, v. a. dé g ê fi, tasê, 
dadé. - — en parlant d'un na- 
vire, ter. — (S'), tasé, dadé. 

ACCOUCHÉE, s. f., vasin v. 

— (nouvellement), vasin vu es. 
ACCOUCHER, v. n., vasin, 

dur. — v. a. rèvli, tin. 

" ACCOUCHEUSE, s. m. rèvli- 

kât b., tinkât b. 

ACCOUDER (S'), v. pr. su- 
hônu. — étant couché, sônu. 
■ — en tenant ^a tête flans ses 
mains, degmu, degmayu. 

ACCOUDOIR, s. m. desten b. 

ACCOUPLEMENT, s. m. bôlo b. 

ACCOUPLER, v. a. mettre 
deux h deux, bôlé, dèndâlé. 
Etre accouplés, dèndâ. — (S'), 
v. pr. en parlant des animaux, 
teb, tebanté, bôlo. 

ACCOUTRER, v. a. limbâ, 
lambâ. — (S'), v. pr. .limbu. 

ACCOUTUMÉ (être), tama, 
min. 

ACCOUTUMER, v. a. tamal, 
tamâlô, minai, mînlô. — pour 
soi, mînlu. — (S'), tama, mîn, 
tamalô bôp'âm. — (avoir de la 
peine à s'), tamadi, tamari. — 
(faire semblant de s'), tamâta- 
mâlu, mînmînlu. 

ACCROC, s. m. hotit v., ho- 
tiku b. 

ACCROCHÉ (être) adu, lonku. 

ACCROCHER, v. a. ad, lonkà, 
hada. — (faire), adlô, lonkâlô. 

— (S'), adu, lonku. — aux bran- 
ches, tag, lonku. 

ACCROIRE (faire), gemlô, 
fèn. — (s'en faire), damu, ha- 
dân. 

" ACCROISSEMENT, s. m. doli 
b., ndoli g., doliku b., ndo- 
liku g. 



ACCROITRE, v. a. doli, dehe-^ 
rai. — (S'), doliku, dolèntiku^ 
mag. 

ACCROUPI (rester) par pa-„ 
resse, né mbap mbapâral, né. 
hépâ hépâral. 

ACCROUPIR' (S'), v. pr. don*... 
kon, banku, né totâ, gâpâru, 

ACCROUPISSEMENT, s. m.^ 
ndonkon g. 

ACCUEIL, s. m. agali b., tê-^ 
rangâ d., téral b. — (faire bon), 
ter al. 

ACCUEILLIR, v. a. agali, t&.. 
rai, nangô'k térangâ. 

ACCULER (S'), v. pr. ses. 

ACCUMULATION, n. s. nda.. 
dalé g. 

" ACCUMULER, v. a. dadalé,^ 
voylé, dôr. 

ACCUSATEUR, s. m. durâlé^. 
kât b., dênkat b. 

ACCUSATION, s. f. dên b, ( 
ndêné b., ndênâté b., durâlé b % 

ACCUSER, v. a. dèn, durâlé, 
rambad, rembad. C'est toi qu'il 
accuse, yov la dèn; c'est toi que, 
j'accuse, yov là dèn. Durâlé^ 
voudrait plutôt dire dénoncer. 
Accuser injustement, sosal. N'ac-. 
cusez pas injustement votre pro-i 
chain, bu l'en sosal s'en ma* 
rom. — (S'), vêdul, vêdal sa. 
bopâ, dangat ak nforohté nâ 
ton nga. 

ACÉPHALE, adj. nakâ bop&. 

ACERBE, adj. foroh, vèh, -, 
(très), foroh toi, vèh hat. 

ACHAT, s. m. ndèndâ d, 

ACHEMINER (S'), dèm, du, 
blu. 

ACHETER, v. a. dèndâ. Il 
faut acheter le ciel par des œu- 
vres de pénitence, var nafHj„ 
dèndâ aldanâ'k def i tûb. — du 
lait, sipâ. — (aller) ( du mil 



ACH 



— 48 



ADI 



"pendant la famine, dégi. — (ac- 
tion d'aller 1'), dégâ b. 

ACHETEUR, s.' m. dèndâkât 
b. — de lait, sipu b., sipâkât b. 

ACHEVÉ (être), soti, tes, dêh, 

Û'è- 

ACHÈVEMENT, s. m. metffl g. 

ACHEVER, v.a. sotal, metâli, 
dèkali, têsal, têtali. — de rem- 
plir, fêtali. 

ACHOPPEMENT (pierre d'), 
mpakâ b., mpakâtal m. 

ACIDE, adj. foroh, vèh. — 
(très), foroh toi, vèh hat. 

ACIDITÉ, s. f. forohay b., 
vèhay b. 

ACIDULER, y. a. forohal. 

ACIER, s. m. vèn vu gôr, 
vèn vu nô nandal. 

ACOMPTE, s. m. daval b. — 
(donner en), daval. 

ACQUÉREUR, s. m. dèndâ- 
kat b. 

ACQUÉRIR, v. a. dèndâ, dot 
f.â. — quelque chose pour quel- 
qu'un, amal nit lef. 

ACQUIESCEMENT, s.m. nangu 
b. 

ACQUIESCER, v. n. nangu. 

ACQUISITION, s. f. action 
d'acheter, ndènda d. — em- 
plette, ndèndâ ni. 

ACQUIT, s. m. mpèy g., kait 
g., kaèt g. 

ACQUITTER, v. a. fèv, dèlô. 

— (S'), fêy- 

ACRE, adj. foroh, vèh ; très 
acre, vèh hal. 

ACRETÉ, s. f. forohay b., 
vèhav b. 

ACRIMONIEUX, adj. foroh. 

ACTE, s. m. def d. 

ACTIF, adj. savar, farlu, ker- 
keri. Il n'y a pas d'homme si 
actif, amul nit ku ni savaré. — 
(rendre), savarlô, farlulô. — 



(avoir quelqu'un d'), savarlé. 
De mes deux fils un seul est 
actif, ti sumâ nâr i dôm kénâ 
dâl là ti savarlé. 

ACTION, s. f. def d. — mau- 
vaise, inconvenante, ndèkar l., 
fiâvtèf g. Après notre mort no- 
tre âme paraîtra devant Dieu 
pour être jugée sur ses bonnes 
et sur ses mauvaises actions, 
yénàv de gâ, sunu fit di nâ 
dànô'k Yalla ndah mu até ko 
ti def âm yu bâh ak def âm 
yu bon. 

ACTIVEMENT, adv. bu gâv, 
ak ntavarté. 

ACTIVER, v.a. savarlô, gâvlô. 

ACTIVITÉ, s. f. farlu g., ker- 
keri b. — (manquer d'), sava- 
radi, taèl. 

ACTUEL, adj. lu têv. — (pé- 
ché), bakar u sago. 

ACTUELLEMENT, adv. lëgi, 
sa silé. 

ADAGE, s.m. lëb v., lëbâtu b. 

ADAM, Adamâ, Adamâ Nday. 
Les enfants d'Adam, le genre 
humain, dôm i Adamâ. 

ADAPTER, v. a. èmalé, yè- 
malé. 

ADDITION, s. f. téglandé g., 
bôlé b. 

ADDITIONNER, v. a. lim, 
bôlé, vonâ. 

ADEPTE, s. m. ndongo b. 

ADHÉRENT, adj. dapu, tahâ. 

ADHÉRER, v. n. s'attacher à, 
deheru, dapâ, tahâ. — consen- 
tir à, nangu. 

ADHÉSION, s. f. nangu b. 

ADIEU, ti dama. Celui qui 
reste dit : Dèmal ak dama. Ce- 
lui qui s'en va : dékil ak dama, 
dèsal ak dama. On répond : da- 
ma k dama. Faire ses adieux, 
tâgu ; venir faire ses adieux, 



ADJ 



49 — 



ADU 



tâgusi ; aller faire ses adieux, 
tâgôdi ; se faire ses adieux, 
tâgô. 

ADJACENT, adj. dégé, dégén. 

ADJOINDRE, v. a. tahâlé, bô- 
lâté, èlâté, yèlaté, dokâ, tèg, 
sofalé. 

ADJONCTION, s. m. mbôlàté 
m. 

ADJUDICATAIRE, s. m. feâ 
na débal ndây. 

ADJUDICÀTEUR, s. m. yéné- 
kât u ndây. 

ADJUDICATION, s. f. yéné 
ndây. 
"ADJUGER, v.a. débalé ndây. 

ADMETTRE, v. a. nangu. 

ADMINISTRATEUR, s. m., 
saytukât b., topotokât b. — des 
sacrements, dotalikât b. 

ADMINISTRER, v. a. saytu, 
topato, élif, sainâ, dotali. 

ADMIRABLE, adj. met a kim- 
tân, met â nâv, lu rav nhèl, lu 
di yëmlô, lu di domalé. 

ADMIRATEUR, s. m. nâvkat b. 

ADMIRATION, s. f. ndomi g., 
kimtân g., këmtân g., y'èm g., 
— (exciter 1'), domal, vâr. 

ADMIRER, v. a. être en ad- 
miraion, domi, yëm, sêtân té 
domi, yëmtân, nâv, këmtanù. 

ADMISSIBLE, adj. met â 
nangu. 

ADMISSION, s. f. nangu b. 

ADMONESTATION, s. f. hulé 
b., èda b., yèdâ b., ndubanti m. 

ADMONESTER, v.a. èda, yèdâ, 
hulé, dubanti, yégal, digal. 

ADMONITEUR, s. m. hulé- 
kât b. 

ADOLESCENCE, s. f. ndavèl 
g., ndavin v., ndavay g. 

ADOLESCENT, s. m. ndav l, 
jar v., vahambâné b. 



ADOLESCENTE, s. f. danh&-- 
b., ndav s., si ndav. 

ADONNÉ (être), tahâ. Il est- 
adonné au vin, tahâ nâ fi bifl. 

ADONNER (S'), Y- n. débalu. 

ADOPTER, v. a. dômô. 

ADOPTIF (père), bày u teh< 

ADOPTION, s. f. nkômô g., 
nangu b. 

ADORABLE, adj. met à dâmu, 

ADORATEUR, s. m. dâmu* 
kât b. 

ADORATION, s. f. ndâmu g, 
— (acte d'), sédé's ndâmu. 

ADORER, v. a. dâmu. Un seul 
Dieu tu adoreras et aimeras par- 
faitement, dâmul bénâ Yalla dâl ; 
té sopâ ko bu bâh â bâh. Ma» 
nière d'adorer, ndâmuën g., 
ndâmuin g., ndâmuèl g. 

"ADOSSER, v. a. vër. — (S'), 
vëru. 

ADOUCIR, v. a. rendre doux, 
nêhal, têmtèmilô. — calmer, 
sèdal, serai, dalal. — (S'), dal, 
mar. 

ADOUCISSANT, adj. lu di da- 
lai, lu met â sédal. 

ADOUCISSEMENT, s. m. n4<K. 
lai m. 

ADRESSE, s. f. hérén g., 
nhéréiï g., hérénay b., hardie g, 

ADRESSER, v. a. diriger, 
dèmé, dèmlô. — la parole, adu, 
vah. Adresser des supplications 
au Seigneur, talal hoL i iïàn fâ 
Borom bâ. — (S'), parler à, 
adu, vah, dis (avec un complé- 
ment). C'est à vous que je. 
m'adresse, yov la dis sumâ i bât, 

ADROIT, adj. hérèn, haralâ t 
vâné. ■ — (homme), vâné b. 

ADROITEMENT, adv. bu hé* 
rén. 

ADULATEUR, s m. nèhalkât^ 
b., dagukâf b. ; nêhlâtékât b. 



ADU 



5o 



AFF 



ADULATION, s. f. nêhal m., 
Hagu b., nêhlâté. 

ADULER, v. a. nêhal, dagu, 
nêhlâté. — (ne plus), dagéku. 

ADULTE, s. m. vahambâné b., 
nit ku mag. 

ADULTÈRE, s. m. crime, 
ndâlô g. — (celui qui commet 
1'), dâlôkât b. — (commetre 1'), 
"dâlô. 

ADULTÉRIN, adj. dôm i 
ndâlô, dôm i arâm. 

ADVENIR, v. n. hèv, dot. 

ADVERSAIRE, s. m. mban 
%., sib b., sibèl b. 

ADVERSITÉ, s. f. ndogal l., 
ntts l. 

AÉRÉ (être), fëh. — chercher 
3'air frais, fëhlu. 

AÉRER, v. a. fëhal. 

AFFABILITÉ, s. f. lèv b., lè- 
vay b. — (manquer à"), fiakâ 
agio. 

AFFABLE, adj. lèv, baré ado, 
yombâ. 

AFFADIR, v. a. sôfal. 

AFFADISSEMENT, s. m. sô- 
■fay b. 

AFFAIBLI (être), fiakâ dôlê, 
nèv dôlé, vaniku, hibon, hébon. 
Homme affaibli par la maladie, 
hibon b., hébon b. 

AFFAIBLIR, v. a. vani dôlé. 
"~ (S'), vaniku. 

AFFAIBLISSEMENT, s. m. 
név-dôlé d. 

AFFAIRE, s. f. sohla s., lef h, 
topato yi, solo s. — (avoir) à, 
digê'k, digâlê'k, dotê'k. C'est à 
vous que j'ai affaire, yov la di- 
■gâlèl, yov là dotèl. 

AFFAIRÉ (être), baré sohla, 
kerkeri, baré solo. 

\FFA T SSÉ (êtr~), lr*â, t~yi. 
yér, fâlu. — au point de ne 



pouvoir ni parler ni bouger, en 
parlant d'un malade, fès. 
AFFAISSEMEÙI. s. m. Iota g. 

— éboulement, mabâ g. 
AFFAISSER, v. a. lotal, fût. 

— (S'), s'effondrer, mabâ. 
AFFAMÉ (être), hîf ; très af- 
famé, hîf bè de, hîf bè hersèt. 

AFFAMER, v. a. hîflô, hîflô 
bè hersèt. 

AFFECTATION, s. f. hadân g. 

AFFECTER, v. a. affliger, na- 
haral, nahari. 

AFFECTION, s. f. ntofèl g., 
sopèl b. 

AFFECTIONNÉ (être), tapu. 
Ces enfants sont affectionnés à 
leur père, dôm yilé tapu nânu 
ti sèn bây. 

" AFFECTIONNER, v. a. sopâ, 
tahâ ti. 

AFFECTUEUSEMENT, adv. ak 
ntofèl. 

AFFERMIR, v. a. deheral, de- 
geral. 

AFFERMISSEMENT, s. m. de- 
heray b., degeray b. 

AFFICHER, v. a. tay (coller). 
' AFFICHEUR, s. m. taykât b. 

AFFIDÉ, adj. dégôkât b., nit 
k. C'est son affidé, nit âm ta, 
mpétah u rab la. 

AFFILAGE, s. m. namâ g. 

AFFILER, v. a. namâ, dâs. 

AFFILEUR, s. m. namâkât b. 

AFFILIER, v. a bôlé. — (S*), 
bokâ, bôlé sa bopâ. 

AFFILOIR, s. m. namukay b. 

AFFIRMATION, s. f. oral b. 

AFFIRMER, v. a. oral, vôral, 
deheral. — avec serment, vât, 
has, gén. — le contraire de ce 
qu'on dit, védiku. 

A P FLICT T CN, - f. n»har v , 
yogôray b., yogôrlulô g. 



AFF 



AGI 



AFFLIGEANT, adj. lu méti, 
la men a sonal, la nahari. 

AFFLIGÉ (être), naharlu, tos- 
kan, né yoga, yogôr. 

AFFLIGER, v. a nahari, n'a- 
haral, sonal, yogôrlalô, gétèn. 

— (faire), naharilô. — (S'), na- 
harlu, yogôrlu. 

AFFLUENCE, s. f. d'hommes, 
mbôlo m., ntan m. — d'eaux, 
mbena th., vâmé v.., dëg b. 

AFFLUER, v. n. baré. — cou- 
ler, val, dubal. 

AFFOLÉ (être), Vit bè dof. 

AFFOLER, v. a. tîtal, doflô. 

— (S'), tjtt bè dof. 
AFFRÉTER, ,v. a. èb. 
AFFRÉTEUR, s. m. ébkât b. 
AFFRONT, s. m. has b., hasté 

b., ntorohté L, ton b. 

AFFRONTER, v. a. songâ, 
némé, némén. 

AFFRUITER (S'), v. pr. dôr 
di méfia. 

AFFUBLER, v. a. sângâ'k 
nâvlé. — (S'), sângu, lambu. 

AFFÛT, s. m. (d'un canon), 
mbâm u kânu. 

AFFUTER, v. a. namâ, dûs, 
fvavlô. 

AFIN QUE, loc. conj. ndah, 
bè, bel. Je te l'ai dit afin que 
tu ne te trompes pas, vah nà 
la ko ndah dô dûm. 

A FORTIORI, vahata ma, 
asté. Si vous savez écrire, à for- 
tiori le puis-je, sô mené bindâ, 
asté man. 

AGACER, v. a. les dents, um, 
d'éal ben. — ennuyer, fidal, tu- 
hal. Tu m'agaces beaucoup, fi- 
dal nga ma loi. — exciter, si- 
sal, hîr, tangâlô, yengal. 

AGACERIE, s. f. ntuhal m. 

AGAILLÂRDIR, v. a. né- 



ménlo. — (S'), némén néméiïlt^, 
gorgôrlu. 

AGARIC, s. m. champignon, 
mbâr u mbota. 

AGE, s. m. dundâ g. at m., 
magay b. Le bas âge, at yâ dîtu. 
L'âge de raisort, at i sago. L^. 
fleur de l'âge, at i vahambànê. 
Il est en âge de se marier, met 
nâ sèy. - — où l'animal et la r 
plante sont aptes à se repro- 
duire, tengay b. 

AGE, adv. magèt ; très-âgé, 
magèt bè huhum, magèt 6à, 
hubidas. Il est âgé de dix ans p 
am nâ fuk'i at. A sa mort, il; 
était âgé de dix ans, bâ mu çL'èè. 
tolu von nâ ti fuk'i at am. 

AGENOUILLEMENT, s. m. su- 
kav b. 

AGENOUILLER (S'), v. pr. 
sukâ, né nerem ti sûf. — (faire), 
sukâlô. 

AGENOUILLOIR, s. m. suku*. 
kay b. 

AGGLOMÉRATION, s. f. dôr, 
b., bôlâté g. 

AGGLOMÉRER, v. a. dôr^ 
bâlé, dadalé. 

AGGRAVATION, s. f. ndoliku, 
g., doliku b. 

AGGRAVER, v. a. dîsal, doli 
— (S'), doliku. 

AGILE, adj. gâv. 

AGILITÉ, s. f." gâvay b. 

AGILEMENT, adv. bu gâv. 

AGIR, v. n. dèf. — avec enn. 
pressement, kerkeri, yengalu, 
N'agissez pas avec tant d'em?.. 
pressement, bu l'en kerkeri nô*. 
nulé. Agir chacun à son tour, 
ayê. Avec indépendance, yâtayu, 

AGITATEUR, s. m. yengaU. 
kât b., yengâtalkât b. 

AGITATION, s. f. yengâtu b., 
yengu b., saysayi b. — de l'eas 



AGI 



— 52 



AIG 



prit, honèt v., tît b. g., ker- 
keri b., kerkikerté b. 

AGITÉ (être), yengu, yen- 
gâtu, saysayi, bandâru, honèt, 
tît. 

AGITER, v. a. yengal, yengâ- 
tal, regregal, saysayal, gâsâm- 
gâsâm, honètlo, tîtal. — le cous- 
cous iavec une petite calebasse 
pour le refroidir, bekâ. — (S'), 
yengu, yengâlu, regregi. — se 
donner du mouvement, ferferi, 
kerkeri. — en parlant du pois- 
son qui n'a pas assez d'eau pour 
nager, vadah. 

AGNEAU, s. m. mburtu m., 
mbertu m. 

AGONIE, s. f. harharlé g., 
sukurât s., vèhtân u de gâ. 

AGONISER, v. n. harharlé, 
sukurât. 

AGRAFE, s. f. lonku b., lon- 
kukay b. 

AGRAFER, v. a. lonkâ. 

AGRANDIR, v.a. rèyal, rèylô, 
magal, gudal. 

AGRANDISSEMENT, s. m., 
rèyay b., magay b. magal b., 
guday b., ndoli g., doit b. 

AGRÉABLE, adj. nêh, tuhâ. 
c'est très agréable, nêh na bè 
de. Avoir des choses agréables, 
nêhlé. C'est une odeur agréa- 
ble, nêh na hèt. Moi, j'ai des 
choses agréables, man, nêhlé 
nâ. 

AGRÉABLEMENT, adv. bu 
nêh 

AGRÉER, v. n. nangu. 

AGRÉGATION, s. f. mbôlo m. 
, AGRÉGÉ (être), bokà. 

AGRÉGER, v. a. bôlé. 

AGRÉMENT, s. m. accepta- 
tion, nangu b. — suavité, nêhay 
h. — plaisir, banêh b. — beauté, 
"■»— làr b. 



AGRÈS, s. m. pi. dumiukay 
i gai. 

AGRESSEUR, s.m. songâkât b. 

AGRESSION, s. f. songâ b. — 
mutuelle, songô b., songanté b. 
. AGRICULTEUR, s. m. bèy- 
kat b. ■, 

AGRICULTURE, s. f. mbèy 
m., mba.y ni. 

AGRIPPER, v. a. sèhâ. 

AGUERRIR, v. a. néménlô. 
— (S'), nêmén. 

AGUETS (être aux), di otu, 
di sêtlu, yôt. 

AH ! int. èskin ! Ah ! mon 
Dieu ! èskin Yalla ! 

AH ÇA ! mô ! lô hèlô ? nâkâ 
mu ? 

AIDE, s. f, ndimal m. — s. 
m. dimalikât b. 

AIDER, v. a. dimali, far, 
farlé, farfarlé, valu. Viens m'ai- 
der à terminer vite mon tra- 
vail, kay dimali ma ma sotal 
sumâ ligèy bu gâv. — (S'), se 
donner de la peine, dimaliku. 
Aide-toi, Dieu t'aidera, dimali- 
kul, Yalla dimali la. — (S'entr') 
dimalianté. 

AïE ! int. ay ! voy ; uy ! voy 
man ! voy sumâ ndèy ! 

aïeul, aïeule, s. m. f. 

mâm m. 

AIGLE, s. m. f. dâhay b., 
tan m. 

AIGRE, \ adj. foroh, vèh. — 
(très), foroh toi, vèh hat. 

AIGREMENT, adv. bu foroh. 

AIGRETTE, s. f. hodâ g. — 
blanche, tortor m., varapulo b. 

AIGREUR, s. f. forohay b., 
vèhay b. 
, AIGRIR, v. a. forohal, fo- 
rohlô. — (S'), foroh, forohu. 

AIGU, adj. sèv, lêv. 

AIGUILLE, s. f. du pays, 



AIG 



— 53 — 



AJO 



pursa b., tapu b., tapukay b. 
— d'Europe, petite et fine, gar- 
sêt : garsêtu, poursâ bu sèv. 
Pointe de l'aiguille, navukay' 
pursâ, lèv-lèv i pursâ. Aiguille 
épointée, pursâ bu day. — 
(grosse) pour les voiles", pursâ, 
• vir. — quand on en parle pen- 
dant la nuit, damu g. 

AIGUILLON, s. m. fila g., ta- 
ban g. 

AIGUILLONNER, v. a. piquer 
avec l'aiguillon, dam. 

AIGUISER, v. a. namâ, dûs, 
nâvlô. — (pierre à), namu- 
. kay b. 

AIGUISEUR, s. m. namâkât b. 

AIL, s. m. lâd b. 

AILE, s. f. lâf b. 

AILÉ, adj. lu am lâf, borom 
lâf. 

AILLEURS, adv. fénèn. Si tu 
ne le vois pas dans ma cham- 
bre, regarde ailleurs, sô ko gi- 
nul ti sumâ nêg, sêtal fénèn. 

AIMABLE, adj. met â sopâ, 
bèli, nêh. Tu n'es pas aimable 
aujourd'hui, non, sa diko 
nêhul tèy, di. 

AIMER, v. a. sopâ, hâv. C'est 
qu'Us, ne m'aiment pas, dâ nu 
ma sopul. Si tu aimes Dieu, 
sô sopé Yalla, ndèm sopâ nga 
Yalla. Aimer peu, sopâlé. Faire 
aimer, sopâlô. Aimer ensemble, 
sopando. Ne pas aimer, sopul. 
Aimer d'un amour charmel, 
nob, hedâ. — ■ (S'entr'), sopanté. 
On reconnaîtra que vous êtes 
mes disciples, si vous vous ai- 
mez les uns les autres, di nânu 
liami né sumâ i talibé ngën 
degâ su ngën sopanté yen ûépâ. 

AINE, s. f. môto m., pôt b. 

AÎNÉ, s. m. premier-né, tâv 
b. — plus âgé, mag b. 



AINSI, adv. nônu, nônulé, ni, 
nilé. Fais-le, ainsi, dèf ko ni. 
C'est ainsi qu'on a fait, nônu 
la nu dèf. Conj. par consé- 
quent, mbôk, ndok. 

AINSI QUE, loc. conj. nâkâ, 
niki. Ainsi que je te l'ai dit, 
nâkâ ma la ko vah. 

AINSI SOIT-IL amin, amin 
yarabi, amin yarabi bana, nâ 
'am nônu, yal onté. 

AIR, s. m. vent, ngélav l. — 
frais, fëh m., mpëh m. Prendre 
l'air, fêhlu. — chant, voé v., 
voy v. 

AIRAIN, s. m. perem b. 

AIRE, s. f., nid, taga g. — 
lieu où l'on égraine, bodû b., 
bodukay b., vinèt v. 

.AISANCE, s. f. yâtu b. — 
(être dans 1'), suturlu. — (met- 
ire dans 1'), suturai. — (lieu* 
d'), vanok v. 

AISE, s. f. banêh b. — (met- 
tre à 1'), yâtal. — (se meHre 
à 1'), yâtalu. — (vivre à 1'), su- 
turlu. Je puis vivre à l'aise, 
am nâ lu ma suturlô. — (faire 
vivre à 1'), suturai. Je n'ai pas 
de quoi faire vivre ma famille 
à l'aise, amu ma lu ma su- 
turalé sumâ ndobôt. 

AISÉ, adj. yombâ. La vérité 
est aisée à connaître, bût u 
degâ yombâ nâ ham. 

AISÉMENT, adv. bu yombâ. 

AISSANTE, s. f. singal b. 
Couvrir en aissantes, singal. 

AISSELLE, s. f. mpohâtan 
m., mpohotan m. 

AJOURNEMENT, s. m. yîhay 
b., véyalé b. 

AJOURNER, v. a. pana, nè- 
glô, yihal, yîhlô, véyalé, ya- 
hanti, yahantal. 

AJOUTÉ (être), tègu. 



AJO 



— 54 — 



ALL 



AJOUTER, v. a. doli, tèg, tè- 
gâlé. Ajoutes-y, je te prie, un 
peu de pain, nâ nga ta légale, 
lêl, tûti ti mbûru. Ajoute un 
peu, dolil tûti. 

AJUSTER, v. a. adapter, 
èmalé, yèmalé, dubal. 

AJUSTEUR, s. m. èmalékât 
b., dîrkat b. 

ALARME, s. f. tît g. b., ndo- 
mal l. 

ALARMER, v. a. tîtal, tîtlô, 
flomal. — (S'), v. pr. tît, domi, 
ret. 

ALARMISTE, s. m. tîtalkât b., 
domalkât b. 

ALBINOS, s. m. pûné b. 

ALBUGO, s. m. héléntâ, hé- 
lintâ, holéntâ b. 

ALCOOL, s. m. sangara pîr. 

ALCORAN, s. m. alhurân d., 
forhan b. 

ALCÔVE, s. f. ruh u nêg. 

ALÊNE, s. f. rabu b., benu b. 

ALENTOUR, adv. lu ver, ta 
ver. Ils rôdent alentour, nungi 
di ver di yôt. 

ALENTOURS, s. m. pi. veray 
v., lu ver, béréb yu ver, kuru- 
kâra b. 

ALERTE, adj. gâv, savar, 
kerkeri. — s. f. tît g. b., ndo- 
mal l. 

ALGUE, s. f. vâg v., dah g., 
fiah u g et. 

ALIÉNABLE, adj. lu nu men 
& dây. 

ALIÉNATION, s. f. vente 
ndây g. — échange, véti b — 
mentale, ndofay b., dofay b. — 
(genre d'), dojin, ndofin v. 

ALIÉNÉ, s. m. tèlbati, dof, 
tlakâ bopâ. — vendu, lu nu 
4ày. 

ALIÉNER, v. a. vendre, dây. 



salah. — les esprits, mèrlô. — 
l'esprit, dojlô. 

ALIGNÉ (être), èm, yèm^ 
langâ. 

ALIGNEMEN1, s. m. yèmalé 
b., dîr b 

ALIGNER, v. a. èmalé, tolâ- 
tlé, tolâlé, langal, langâlô. 

ALIMENT, s.' m. dundu b., 
fiam v. 

ALIMENTATION s.f. dundu b. 

ALIMENTER, v. . dundal, su- 
turai. — le feu, takatal. 

ALITÉ (être), tedâ, ter. 

ALITER, v. a. tedâlô. 

ALISES (vents), dâs y. 

ALLAITEMENT, s. m. nam- 
pal b. 

ALLAITER, nampal. — quand 
la nourrice est enceinte, nèf. 

ALLÉCHER, v. a. nêhal, hetâ. 

ALLÉE, s.f. yôn v., mbèda m. 

ALLÉGEMENT, s. m. noflay b. 

ALLÉGER, v. a. vani, oyèfal, 
oyèflô, oyoflô. 

ALLÉGORIE, s.f. lëbâtu b. 

ALLÈGRE, adj. daldali, bo- 
rom hol bu nêh. 

ALLÉGRESSE, s. f. daldali b., 
banêh b., mbèg m. — (sauter 
d'), daldali, yérak. 

ALLÉGUER, v. a. tafantu 

ALLER, v. n. marcher, doh. 
— vite, vahu, gâv, gâvantu, 
gâvtu. — vers, dèm. — (s'en), 
dèm, hândâ, tukâ, vèy. — (s'en) 
honteusement, yomâ, né yom. 
Va-t-en, nèl yom. — (s'en) chez 
soi, nubi, nibi. — en voyage, 
tuki. — ensemble, andâ, do- 
hando, dèmando. — à pied en 
voyage, rungâ. — sur le rivage, 
téfèsu. — sur le bord du che- 
min, pètpètlu. — à cheval, var 
fas. — à cheval sans selle, maf- 
nèndu, mafnu. — à pied après 



ALL 



55 



AMA 



ffle cheval, lîru. — en bateau 
■dugâ gâl. — (s'en) de grand 
matin, dèlu, ndèlu. — avant le 
jour, hèy. — de nuit, rinân, 
rafiân. — le soir, gonât, go- 
nènt, gonèt, gonta, gontu. — 
•et venir, dabanté, yâlé. — d'un 
lieu dans un autre, tohu. — > 
mieux, tané, gêné. 

ALLIAGE, s. m. rahé b. — 
mélange d'eau et d'un liquide 
■comme l'eau-de-vie, kod b. 

ALLIANCE, s. f. mbôlo m., 
mbôlé m. Je fais alliance avec 
toi, dama là di dog ak yov. 

— union de deux nations, vo- 
léri d. — union de deux famil- 
les, ngoro g. 

ALLIÉ, s. m. andâ b. 

ALLIER, v. a. bôlé. — mé- 
langer, rah, dahasé. — frau- 
der un liquide en y mettant de 
l'eau, kod. 

ALLOCUTION, s. f. vâré g., 
vah d. 

ALLONGEMENT, s. m. guday 
b., gudalay b. 

ALLONGER, v. a. gudal, gu- 
dâlô, yokâ, dokâ, fudâ. — (S'), 
judu. 

ALLONS, interj. vay ! 

ALLUMÉ (être), tâka, dér- 
■déri, fèndi. Le feu est encore 
allumé, safara si fèndèndi nâ. 

— (être bien), boy, dérdéri bé 
né dérah, hambâ, tâkâ dérèt. 
Des charbons allumés, hal yu 
di boy. 

ALLUMER, v. a. toi. — tison- 
ner pour activer le feu, sonâ, 
hambâ. - — le feu en soufflant, 
vol tâl, fûf. ■ — (bien), hambâ, 
dafal, hambal, boyal. — en 
frottant, torfati, tarfati. Frotte 
cette allumette, torfatil alimè* 
bi. — lumer une pipe dans 



laquelle il n'y a rien, humbïït* 

ALLUMETTE, s. f. tâlukay b.,, 
alimèt b. 

ALLUMEUR, s. m. tâlkât b. 

ALLURE, s. f. dohin v. 

ALLUSION (faire), s. f. dé- 
signer quelqu'un dans un re- 
proche sans le nommer, garu- 
vâlé, garanvâlé. Je n'ai fait al 
lusion à personne dans ce que 
j'ai di, garuvâléu ma kèn ti 
sumâ vah. 

ALORS, adv. bôbâ, bô, t& 
sa yôyâlé. Il n'est plus temps 
de changer de conduite alors 
qu'il faut mourir, sopi diko vèt 
nâ bâ de diké. 

ALTÉRATION, s. f. yahay b. 
yahu bi. 

ALTERCATION, s. f. hulô b., 
amlé b., véranté b. — (avoir 
une), hulô, amlé, véranté. 

ALTÉRABLE, adj. lu men & 
yahu. 

ALTÉRÉ (être), gâté, yahu. 

— avoir soif, mar. 
ALTÉRANT, adj. lu di marlô 
ALTÉRER, v. a. gâter, yaha 

— causer de la soif, marlô. — 
(S), yahu, sopaliku. 

ALTERNER, v. n. faire une 
chose alternativement, ayi^ 
avanté, topante, ayô, ayante. — 
en parlant des femmes d'un 
seul mari qui font la cuisine à 
tour de rôle, ayaylé. — (action 
d'), avanté b., topante b. 

ALTIER, adj. gàbu, rêu, sûr. 

ALTITUDE, s. f. kâvéay b. 

ALVÉOLE, s. f. nkan u 
yembâ. 

AMABILITÉ, s. f. béliay b. 
(L), lu met a sopâ. 

AMADOU, s. m. (sorte d') qui 

• se trouve dans 'e no^au d" né«,, 

ngendai /., ngandal, ngardat L 



AMA 



— 56 



AMI 



AMADOUER, v. a. nêhal. 

AMAIGRIR, v. a. lapai, omlô, 
yoylô, lapâlô. — (S'), lapa, om, 
yoy, hoyi. 

AMAIGRISSEMENT, s. m., 
omay b., lapay b., yoyay b 

AMALGAME, s. m. rahé b., 
dahasé b. 

" AMALGAMER, v. a. rah, da- 
hasé, bôlé, bolâté. 

AMANDE, s. f. gérté' Tu'qali 
• — noyau renfermé dans u;,i 
fruit, sal b. 

AMANT, s. m. far v. 

AMANTE, s. f. danhâ b., 
ntoro l. 

AMARRE, s. f. bûm b., ïvu 
kay b., yèvukay b., takukay b. 

AMARRER, v. a. èv, yen, 
takâ. ■ — les pieds, dèngâ. — les 
mains derrière le dos, don, 
ridon. — les deux mains et les 
deux pieds ensemble, paslapâ/ 
pasélepev. 
. AMAS, s. m. dâl b., dcr '• 

AMASSER, v. a. dâl, dôr 
bôlé. 

AMATEUR, s. m. begâkât b. 
Amateur de chevaux, begâkât 
i fas. 

AMAZONE, s. f. gavar bu 
digèn. 

AMBASSADEUR, s. m. yonènt 
u bûr, ndav u bûr. 

AMBIGU, adj. lu ôrul, lu 
baré ndâh. Parole ambiguë, bât 
bu lohâ. 

AMBITIEUSEMENT, adv. bu 
fokaliku. 

AMBITIEUX, s. m. begêbegé- 
kât b. — adj. fokaliku, fônka- 
liku, begâ yékatiku, magâ bopâ. 
— (rendre), fokal, fônkali. 

AMBITION, s. f. begébegé b. 

AMBITIONNER, v. a. begâ, 
begé. — le bien d'autruit, hè- 



- mèm, ne, fiéhal. L'honneur 
s'attache à (ambitionne) Dieu, 
térangâ fiéhal nâ Yalla. 

AMBRE, s. m. lambârdi b. 

AMBULANCE, s. f. fadukay 
b., râglukay b. 

AMBULANT, adj. dohandèm 
b., tumuranké b., dohkât b. 

ÂME, s. f. fit v., en b. (S). 

AMÉLIORATION, s. f. dans 
la santé, tané b. 

AMÉLIORER, v. a. genlô. bâ- 
hal, bâhlô, rafètal. Le bon roi 
améliore ses états, bûr bu bâh 
di nâ rafètal rëv âm. — la santé, 
tanélô, genélô. 

AMENDE, s. f. alaman b. Met- 
tre à l'amende, dapâ alaman. 
On l'a condamné à l'amende,. 
alaman nâiïu ko. 

AMENDEMENT, s. m. tûb g. t 
ndubanti m. 

AMENDER, v. a. tûblô, du- 
banti, rafètal diko, dubal, 
bâhlô. — (S'), tûb, dubantiku r 
vâru, supali diko. 

AMENER, v. a. ihdi, isi, yob. 

AMÉNITÉ, s. f. lèv b., lèvay 
b., lâ-bîr g. 

AMER, adj. vèh, foroh. Très 
amer, vèh hat, foroh toi. — 
(rendre), vèhlô, forohal. 

AMÈREMENT, adv. bu vèh. 

AMERTUME, s. f. vèhay b., 
vèhté b. 

AMEUBLEMENT, s. m. dum- 
tukay. 

AMEUTER, v. a. sisal, bôlê t 
yengal, tangâlô. 

AMI, AMIE, s. m. f. andâ b., 
harit g., sopèl b., sil v. (L), 
dir g. (L), vây d. Ami très-in- 
time, kos b. Un ami vaut mieux 
qu'un frère, andâ di nâ gen 
dôm'ndèy. — de prédilection, 
harit u bénâ bakan. — (pren- 



AMI 



-~5 7 - 



ANA 



dre pour), haritu. Prends pour 
ami un homme juste, haritôl 
nit ku dub. 

AMIE,- s. f. amante, ntoro L, 
danhâ b. 
AMIDON, s. m. lampuay b. 
AMINCIR, v. a. sèval, tèlal. 
AMINCISSEMENT, s. m. tè- 
lay b. 

AMITIÉ, s. f. kandâ b., nto- 
fèl g., nharit g. — mutuelle, 
kandô g. 
AMNISTIE, s..f. mbâl m. 
AMNISTIER, v. aa. bâl. 
AMOINDRIR, v. a. vani, tû- 
tal, tûtlô. — (S'), v. pr. vaniku. 
AMOINDRISSEMENT, s. m., 
tûtay b., vani, vanay, vanèl b. 
AMOLLIR, v. a. noyai, mo- 
kal, mokâlô. — complètement, 
mokal bè né kilip. — en pres- 
sant, comme une orange, mo* 
tohal. — (S'), v. pr. belus, nor. 
La calebasse s'amollit, gamba 
bâ belus na. 

AMOLLISSEMENT, s. m. noyay 
b., mokay b. 

AMONCELER, v. a. dadalé, 
bôlê, dôr, dal. 
AMONT (en), ta kov. 
AMORCE, s. f! pour le pois- 
son, mêb b., dumât b. — d'une 
arme à feu, korbâ b. 

AMORCER, v. a. mêb, dumat. 
— un fusil, korbâ. 

AMORÇOIR, s. m. benu b. 

AMORTIR, v. a. sîhal, difi. 

AMOUR, s. m. ntofèt g., so- 

pèl b. — charnel, nob g. nobé 

g., nobèl, nobnob, nobnobâté 

b. — propre, dom d. 

AMOURACHER (S'), v. pr. 
farantu. 

AMOUREUSEMENT, adv. ak 
ntofèl, ak nobèl. 
AMOUREUX, s. m. far v., nob 



b. nobkât b. ; dans le mauvais 
sens, vèhbet b. 

AMOUREUSE, s. f. ntoro L, 
danhâ b. 

AMPLE, adj. y à, yâtu. — (ren- 
dre), yâal, yakali. 
AMPLEMENT, adv. bu yû. 
AMPLEUR, s. f. yâay b. 
AMPLIFICATION, s.f. dokâ b. 
AMPLIFICATEUR, s. m. dokâ- 
kât b. 

AMPLIFIER, v. a. dokâ, yokâ, 
doli. 
AMPOULE, s.f. putâ b., futâ b. 
AMPOULES (avoir des), futâ. 
— (maladie des), futé g. — 
(avoir la maladie des), futé. 
AMPUTATION, s. f. dogay b. 
AMPUTER, v. a. dog, tènhé. 
AMULETTE, s. f. galad g. 
(voir grisgris). 

AMUSEMENT, s. m. mpo m., 
foantu b. — distraction dans la 
solitude, vëtali b., vëtaliku b. 
AMUSER, v. a. distraire dani 
la solitude, vëtali. — distraire, 
rêlô, falêdilô, nêhal, foal. — ■ 
(S'), foantu, rê. — se moquer 
de, .rê, rêtân, naval. — (faire), 
folô. 

AMUSEUR, s. m. fokâf b., 
foântukât b. 

, AN, s. m. at m. Un an, bénâ 
a. Par an, at mu nèk. — (L') 
passé, dâv. Il y a deux ans, dâv 
dëk. Il y a trois ans, dâv ati 
dëk. L'an présent, rèn d. Cette 
année est bonne, rèn dilé ôm 
nâ. L'an prochain, dévèn. su 
dévèné. Dans deux ans, dévèn 
ati, dévèn dëk. Dans trois ans, 
dévèn ati dëk. 
ANACHORÈTE, s. m. ku vët. 
ANALOGIE, s. f. nirô b. 
ANALOGUE, adj. nirô, mèl. 



ANA 



58 



ANI 



ANALYSE, s. f. mpirit, mpi- 
rité m. 
, ANALYSER, v. a. firi. 

ANANAS, s. m. sanana b. 

ANARCHIE, s. f. karabâné 
g., rambad g., dahaso b. Le 
royaume est dans l'anarchie, 
rëv mi dambo nâ, rëv mi led 
nâ. 

ANARCHISTE, s. m. nit u 
iambalay, nit u karabâné, da- 
hasékât b. 

ANATHÉMATISER, v. a. alak, 
rebâ, sandâ. 

ANATHÈME, s. m. alaku b., 
sandâ b. 

ANCÊTRE, s. m. aïeul, mâm 
m. — bisaïeul, marnât m. 

ANCÊTRES reculés, hàt y., 
dûs y., mamarni, mamarnât, 
mamarnalâ, mamarnèl, mamar- 
nèlnalât mamuné y. Du temps 
des ancêtres, ta hàt y a — de 
temps immémorial, ta bu kèn 
hamul, mâm yâ ta valâ. 
. ANCIEN, adj. magèt, mag. 
Ancienne dette, bor bu yâgâ. 

ANCIENNEMENT, adv. bu 
yâgâ, bu dekâ, ta bu dekâ 
yâgâ. 

ANCIENNETÉ, s.f. magètay b. 

ANCRE, s. f. lankâr b. — de 
pirogue, tambal b. — (pierre 
servant d'), dîgal d. — (lever F), 
budi. Quant un navire mouille, 
un autre lève l'ancre, gâl angâ 
ter, gâl angâ budi. 

ANCRER, v. n. jeter l'ancre, 
Sèr. Le navire a jeté l'ancre, 
gâl gi sèr nâ. 

ÂNE, s. m. mbâmsef m. On 
ne fait pas boire un âne s'il n'a 
soif, du nu nânlô mbâmsef su 
marulé. — chargé, varah v 

ANÉANTI (être), tas. 

ANÉANTIR, v. a. tas. 



ANÉANTISSEMENT, 
ntasté l. 

ANECDOTE 
habàr b. 

ANÉE, s. f 

ANÉMIE, s 



m., 



f. nitali b. 



sef b., ngat m. 
f. ntagan b. 

ANÉMIÉ (être), sagan. 

ÂNESSE, s. f. mbâmsef mu 
digèn. 

ANÉVRISME, s. m. métit u 
sidit. 

ANGE, s. m. malàkâ m. 

ANGÉLIQUE, adj. nirô'ma- 
iâkâ. 

ANGLE, s. m. ruhâ b. 

ANGOISSE, s. f. nahar vu 
rèy v. 

ANGUILLE, s. f. sîk s., sîg s., 
kolôr b. — à long bec, mbem- 
ban m. — rouge bigarrée, la- 
marâ l. 

ANGULEUX, lunkâ, ruhé. — 
(rendre), lunkal, lunkâlô. 

ANIMADVERSION, s. f. mbaû 

9- 

ANIMAL, s. m. rab v. — car- 
nassier, dahàbâ d. — sauvage, 
ndaèl m. — domestiques, baymâ 
b., rab i ker. — maigre, (che- 
val ou bœuf);, gôl b. 

ANIMALCULE,, s. m. rab vu 
név, gitnûr g. 

ANIMATION, s. f. mouvement, 
yengu b., yengâtu b. 

ANIMÉ (être), yengu, yen- 
gâtu. Les abeilles sont animée* 
aujourd'hui, yembâ yi yengu 
nanti tèy: 

ANIMER, v. a. vivifier, dun- 
dâlô. — donner de l'activité, 
du courage, yengal, may dôlé, 
némènlô, némélô, nomjlô. .. 
irriter, mèrlô. 

ANIMOSITÉ, .s. f. mban g., 
mbaûel g., rib bi., sibèl L, rAi- 
bèl 1. 



ANN 



09 — 



APA 



ANNEAU, s. m. dâro b., dâru 
b. — d'une chaîne, dâro'talalâ. 
Cercle de métal, hôb b. 

ANNÉE, s. f. at m. Chaque 
année, at mu nèkâ, at mu ne. 
C'est l'autre année qu'il est né, 
ta -at mule la dudu. 

ANNEXER, v. aa. bôlé, ta- 
halé, tahal, dokâ. 

ANNIVERSAIRE, s. m. ndé- 
vènal g. L'anniversaire de sa 
naissance arrivera, bès u du- 
dô'm di nâ ay, 

ANNONCE, s. f. y égal b., yê- 
glê b., yéné b. — de la mort, 
tagé g. 

ANNONCER, v, a. yégal, ré- 
glé. — la mort, tagé. — en 
parlant du crieur public, yéné. 

ANNONCEUR, s. m. yéglékât 
b., yénékât b. — de la mort, 
tagé b. 

ANNONCIATION, s. f. yéglé b. 

ANNUEL, adj. lu di~ hèv at 
idxu nèkâ, lu di sah at mu 
nèkâ. 

ANNUELLEMENT, adv. at mu 
nèkâ, at ak at. 

ANNULAIRE, s. m. bârâm u 
tof u digâ, bârâm u dâro. 

ANNULER, v. a. (os, fanhâ. 

ÂNON, s. m. tumbur b., tum- 
burvâné b., dôm u mbâmsef, 
mbâmsef mu tût. 

ANONYME, adj. ku amul tur. 

ANORMAL, adj. dubadi,- 
èmadi. 

ANSE, s. ,f. dapukay b., dapu 
b. — petit golfe, ruh u gêt. 

ANTAGONISTE, s. m. t'ekâ- 
kât b., tekendo b. 

ANTËCËDEMMENT, adv. bu 
dekâ. 

ANTÉCÉDENT, adj. lu dekâ, 
lu dîtu. 



ANTÉCHRIST, s. m. masida- 
dâr, musidadâr m. 

ANTÉRIEUR, adj. dekâ, dîtu. 

ANTÉRIEUREMENT, adv. bu 
dekâ. 

ANTICHAMBRE, s. f. bulu 
b., buli b. 



ANTICIPER, 

dekantu. 

ANTIDOTE, 
hompay g. 

ANTILOPE, 



v. a. prévenir, 



s. m. garap u 



s. f. vargéd b., 



kobu b., yrmgâ v. 

ANTIPATHIE, s. f. mbafi g. t 
mbaùèl g., sîs b., sib b., sîhlu 
g. — réciproque, tongo b., tan- 
guante b., bananté g. 

ANTIPATHIQUE (être), sis, 
sib, tongu, ba.fi. — l'un à l'au- 
tre, tongo, tonguanté, sikanté. 

ANTIQUE, adj. magèt, mag. 

ANTIQUITÉ, s. f. hât v. Dans 
l'antiquité, ta hât yâ. 

ANTIRELIGIEUX," adj. duli- 
tadi. 

ANTRE, s. m. mpah m., nkan 
m. L'antre de l'hyène est pau- 
vre, mais c'est sa demeure, ker' 
buki ômul, ndé ta la dekâ. On 
désigne parfois l'antre du loup 
par \e nom propre Ndaring. 

ANUITER, v. pr. gudêlô. — 
(S'), gndê. 

ANUS, s. m. iât b., meta g., 
berek b. 

ANXIÉTÉ, s. f. ndàh g., 
ndâhlé b., nahar v. 

ANXIEUX,- adj. dàh, dâhlé. 

AOUT, s. m. ohsat v., ogos b. 

APAISÉ (être), dal, sîh. Sa 
colère est apaisée, mèr âm dal 
nâ. — en parlant d'un homme 
ivre ou en colère, gif, rês. 

APAISER, v. a. dalal, sèdal, 
serai, morale, marié, marlô. — • 
un homme ivre ou en colère. 



APA 



— 60 



APP 



gîfal, fiîflô, sîhal. Apaise ta co- 
lore, sihalal sa nier. — (S'), v. 
pr. dnl, mar, gîf, slh. La mer 
s'est entièrement apaisée, g et 
gi dal nâ bè né nèm. 

A PART, loc. adv.. ta mpèt. 

APATHIE, s. f. ntaèï g. 

APERCEVOIR, v. a. sën. — 
(chercher à), sënu. Il te voit le 
premier et ne peut te loger, 
qu'est-ce ? R. Le faîte de la case. 
Dekâ la sën té menti la gan, 
lu mu don ? R. Pûd ab nêg. 

— (action d'), sën b-, sënu b. 
■ — (S'), sêtlu, niméku, gis. 
Quand je me suis aperçu que la 
dispute s'envenimait, je suis 
parti, nâkâ là gis né hulô bâ 
gen nâ di méti, ma dèlu. 

APHONE, adj. lu amul bât, 
fiakâ bât. Je suis aphone de- 
puis hier, amu nia bât dalé ko 
dèmbâ bè tèy. 

APICULTEUR, s. m. yarkât u 
yembâ. 

APITOYER, v. a. yeremlô. — 
(S'), v. vit. yerem. 

APLANI (être), masé, èm, 
yèm. 

APLANIR, v.a. masalé, émalé, 
râtâlé. 

APLATI (être), tatâ, tatu, 
tèlâ, tapandar. 

APLATIR, v. a. tatal, tèlal. 

— (S'), tatâ, tèlâ. 
APLATISSEMENT, s. m. ta- 

tay b., tèlay b. 

" APLOMB (d'), loc. adv. dub, 

— (mettre), tâd, ses. 
APOLOGUE, s", m. lëb b. 
APOPLEXIE, s. f. hem g. — 

(tomber en), hem. 

APOSTASIE, s. f. hatê'k yôn. 

APOSTASIER, v. n. vota yôn 
u Y alla, hatê'k yôn. — (faire), 
votâlô yôn n Yalla. 



APOSTAT, s. m. ku vota yôn 
u Yalla, hatêkât u yôn. 

APOSTÈME ou APOSTUME, 
s. m. gôm b., tâb g., nivô b. 

APOSTOLAT, s. m. solo's apô- 
târ, ndémantalé'yôn. 

APOSTROPHER, v. a. hu\é, 
has, songâ. 

APOTRE, s. m. apôtâr b., 
démontai ékat u yôn. 

APPARAITRE," v. n. fên, 
fêfiU) vonéu. — sortir de der- 
rière un obstacle, laharniku. 
Voilà un bateau qui apparaît à 
la pointe, gâl angâlé di lahar- 
niku. — en parlant des astres, 
tèru. La nouvelle lune a paru, 
vèr vi tèru nâ. — (faire), final, 
fênlô, têval, têvlô, hèval. 

APPAREILLER, v. n. mettre 
à la voile, vékâ. Quand appa- 
reilleras-tu ? kan nga vèka ? 

— v. a. mettre ensemble 'j des 
choses semblables, tolaté, dèn- 
dâlé. 

APPAREMMENT, adv. ha, 
hanâ, hètnâ. Apparemment oui, 

— non, hanâ vav, hanâ dët. 
APPARENCE, s. f. mitai b., 

mèlin v., mèlô v., vonu b. 

APPARENT, adj. lu di fèn. 

APPARENTÉ (être)-. bokâ. 
Homme bien apparenté, borom 
mbokâ vu bâh, borom hêt gu 
bâh. Cet individu est mal appa- 
renté, t'a dilé borom mbokâ 
yu bon là. 

APPARIER, v. a. bèïê, dèn- 
dâlé. ■ — (S'), v. pr. bôlo. 

APPARITION, s. f. mpênu g. 

APPARTEMENT, s. m. nêg b. 

APPARTENIR, v. n. ïèv, môm 
(en tournant par l'actif, je pos- 
sède). Il m'appartient certaine- 
ment, lèv n,« ma dom, ma ko 
môm volâv; man lu lèv. 



APP 



— 61 — 



APP 



APPAS, s. m. pi. târ y. 
APPÂT, s. m. dumat b., 
miêb b. 

APPAUVRIR, v. a. toskarélô. 

— (S'), toskaré, ndôl, toskan sa 
tbopâ. 

APPEL, s. m. 6 b., vô b., 
■voté g., dm m., ndîn m. 

APPELER, v. a. 6, vô, voté, 
■êé. 4- en criant, dohôr, dovôr. 

— au son des instruments, dîn. 

— pour quelqu'un, ôal. Ap- 
4 pelle-moi cet enfant, ôal ma 
halèl bâlé. — (faire), ôlô. — 
-(faire) pour soi, ôlu,- vôlu, 
-hènlu. — nommer, tudâ. On l'a 
•appelé Jean, tudâ nânu ko 
Sang — (en), ô fi layô. — (S'), 
•se 'nommer (pour le prénom), 
4udâ. — (pour le nom), santâ. 
Je m'appelle Mbagnik, et mon 
jiom de famille est Diouf, 
Mbanik là tudâ, santâ Duf. 

APPESANTI (être), dîi 
APPESANTIR, v.a. dîsal, dîslô. 
APPÉTIT, s. m. yég u hîf b. 

— (manque d'), tûh b.- — (man- 
quer d'), tûh. 

APPLAUDIR, v. a. rendre 
gloire darâmal, nav. — v.n. 
battre des mains, tatu. — CS'), 
■damu, kanu. 

APPLAUDISSEMENT, s. m. 
darâmâ d., tatu g., ntatu g. 

APPLIQUÉ (être) contre,"t«ryu. 

APPLIQUER, v. a. poser, tèg. 

— coller contre, tay, taf. — un 
soufflet, mbèt pès, dôr mpès, 
tâl mpès, tay mpès. Applique- 
lui un coup de canne, tâl ko et. 
- — ■ (S') être appliqué, savar, 
farlu, fitnâ, dapâ, dapu. Nous 
nous appliquerons à la prière, 
di nânu fëtê'k nân gâ. Tu ne 
t'appliques pas à ton travail, dô 

, ^avar ti sa ligéy. 



APPOINTEMENT, s. m. mpèy 
m. 

APPOINTER, v. a. fèy. 

APPONTEMENT, s. m. vâf b., 
vâh b 

APPORTER, v. a. isi, indi, 
yob, yobsi. Apporte-moi mon 
couteau, isil ma sumâ pakâ. Je 
l'ai apporté, indi nâ ko. — 
(faire), isilô. — (venir), yebsi. 
— avec soi, indiâlé, indivâlé, 
isiâlé. Si . tu viens, il faut ap- 
porter ton fusil, sô dé nev, var 
nga indiâlé sa fetèl. 

APPOSER, v. a. tèg, tayi. 

APPRÉCIABLE, adj. lu apâ, 
lu nu men â apâ. 

APPËCIA.TEUR. s. m. apâ- 
kât b. 

APPRÉCIATION s. f. apâ b. 

APRËCIER, v. a. apâ, nêlu, 
dapé. A combien appréciez- 
vous cet objet P lô dapé lef li ? 

APPRÉHENDER, v. a. saisir, 
dapâ. — craindre, ragal, tît. 
Si tu appréhendes les moineaux 
ne sème pas de mil, ku ragal 
savor, bul di dugup (prov. vol.) 

APPRÉHENSION, s. f. ragal 
g., ntît g. 

APPRENDRE, v.a. s'instruire, 
démantu, dangâ. Apprends avec 
peine et tu sauras avec plaisir, 
démantul ak ntôno té di nga 
ham ak banêh. Se connaître soi- 
même vaut mieux que de l'ap- 
prendre des autres, ham sa 
bopâ'gen ku la ko vah. — être ' 
averti de, dégâ, yëg. — ensei- 
gner, démantal, dangal. Ap- 
prends moi le volof et je t'ap- 
prendlai le français, démantal 
ma volof, di nâ la démantal fa- 
ransé. 

APPRENTI, s. m. démantukât 



APP 



— 62 



APP 



b., apâranti b., halèl b. C'est 
mon apprenti, sumâ halèl la.. 

APPRENTISSAGE, s. m. ndé- 
manlu b., ndémantal g. 

APPRÊT, s. m. vâd b., vâdté 
b., ndèfaru m., mpèhé m., da- 
gal b. 

APPRÊTER, v. a. vâd, vâdal, 
dèfar, fèhèy, dagal. — (faire), 
vâdlô. — (S'), vâd, dèfaru, 
fèhèv. 

APPRÊTEUR, s. m. vâdkât b. 

APPRIVOISÉ, adj. mîn, yaru, 
mîs. Cette biche est apprivoisée. 
mbila mile mîs nâ. 

APPRIVOISER, v. a. minai, 
mînlô, misai, yar, tamal, ta- 
mâlô. — pour soi, mînlu. — 
(S'), mîn, mîs, yaru. — (faire 
semblant de), mînmînlu. 

APPROBATEUR, s. m. farlé- 
kât b. 

APPROBATION, s. f. nangu 
b., togu b., ntogu l. 

APPROCHE, "s. f. dégén b. 
. APPROCHER, v. a. mettre 
près, randalsi, dégénal. Appro- 
che H chaise, randalsil tôgu bi. 
■ — an contenant pour recevoir 
quelque chose, dékâ. J'ai ap- 
proché la calebasse, dékâ nâ 
kelâ bâ. — ses lèvres pour 
boire det, det sa t un.. Bois cou- 
rageusement au calice du Sei- 
gneur, detâl ak ngôr ta kalis 
u Borom bâ. — v. n. s'appro- 
cher, dégé, dégén, dégénsi, 
agsi, randasi, randatusi, dadsi. 
Approchez-vous, vous les bien- 
aimés de mon Père, randusi lën, 
yen ni sumâ Bây sopâ. Appro- 
che-toi de lui, de moi, dc'gèrï 
ko, âegèn ma. — (faire), dé- 
génal, dégénlô, dadsilô. — (S'), 
les uns des autres, dégénô, dé- 
génanté, dadanté. 



APPROFONDIR, v. a. rendre, 
profond, hôial, hôtlô. -- étu- 
dier h fond, sêtlu, rôt, li : ù. Je- 
l'ai mûrement approfondi, t'en 
nâ ko bè tëûarbi ko. 

APPROPRIER, v. a. nettoyer, 
sèlal,. berlô, sotâ. — adapter, 
dèfar. — (S'), v. pr. nangu, 
dapâ, fab. 

APPROUVER, v.a. nangu, far 
ak, dégâ, togu, tèsali, tisali. 
Approuver une sentence, tèsali 
vah. L'assemblée l'approuva,. 
mbôlo mi far nâ tâ'k môm. 

APPROVISIONNEMENT, s. m. 
yobal b. 

APPROVISIONNER (S'), yo- 
bâlu, 

APPROXIMATIVEMENT, ad-v. 
hètnâ, hanâ, potah,' lu dégén, 
lu day ni, lu hav a èm, lu tolli. 

APPUI, s. m. vërukay b., téyé 
b., téyéukay b., ses b., sesal b., 
dastân b., vërukay b. L'Eg 1- se 
catholique est l'appui et la co- 
lonne de la vérité, Dangu ka- 
lolik bâ vërukay ak ses i dega 
là. — aide, ndimal m. — pour 
soutenir, tar b. 

APPUYER, v. a. ver, léé, téyé T 
ses, sesal, tar, dastân. — (ac- 
tion d'), sesay b. — (faire), 
seslô. — (S'), être appuyé, ses r 
sesu, rigu,. sisu, téyévu. Ap- 
puie-toi, tu vas tomber, sesul, 
lëgi nga dânu. — contre quel- 
que chose, vëru', féru. Etre ap- 
puyés l'un contre l'autre, sesô T 
sesanté, téyéanté. — les mains 
sur les hanches, datu, dâlu. — 
les mains sur quelque chose, 
dastanu. — des mains pour se 
lever, dastandiku, sukandiku. — 
des mains contre quelque 
chose, dapandu, dapandiku. — • 
la tète sur une main étant assis, 



APR 



— 63 — 



ARD 



<degmu, degmayu. — sur les 
.mains étant couché, sônu, so- 
hônu. — là tête entre les deux 
mains, sengêm, degmu, deg- 
mayu. — (action de) ainsi, deg- 
may b., sengêm b. 

APRE, adj. amer, foroh, vèh, 
hèhâ. — rude, rêche, "daram, 
nâs, nagas. — (rendre), vèhlô. 

APREMENT, adv. bu foroh, 
bu nâs. 

APRÈS, prép. génav. Après 
la solennité, ils s'en revinrent, 
nâkâ la hèvté gû di met, nu 
nibisi. Il faudra pouvoir comp- 
ter sur ta parole, après que tu 
l'auras donnée, var nanô men 
di ôlu ti sa vah, bô vahé lef. 
— après demain, génav eleg, 
sibir. — deux jours, génav ati 
eleg, sibirât. — ■ trois jours, gé- 
nav sibiràt. ■ — dîner, génav an. 
■-. — midi, génav dig'u betek. De 
deux à quatres heures, tisbar 
b. Après deux heures nous par- 
tirons, su tisbaré, nu dèm. De 
quatre heures au coucher du 
soleil, takusân b. — souper, gé- 
nav rêr. 

APRETÉ, s. f. forohay b., 
vèhay b. — rudesse, nâsay b., 
fiagasay b. 

A PROPOS, loc. adv. bu var, 
bu èm. 

APTE, adj. dëgu, bah, an- 
tan, men. 

APTITUDE, s. f. nhérén g., 
vânè g., menmen g. 

AQUATIQUE, adj. lu di dundâ 
ti ndoh, lu di sah ti ndoh. — 
(animal), rab i g et, rab i ndoh. 

AQUEDUC, s. m. yôn u ndoh, 
.v a y g.,, vayo g. 

AQUEUX, adj. lu baré ndoh. 

AQUILON, s. m. giV gop. 



ARABE, s. m. Yaram b. Il 
parle arabe, dèfâ lakâ yaram. 

ARACHIDE, s.f. arën d, gèrté 
g-. Il n'y a pas beaucoup d'ara- 
chides cette année, gèrté baréul 
rèn. — (paille d'), ngon m. 

ARAIGNÉE, s. f. dargofi b. 
— . (toile d'), lenda g. 

ARASER, v. a. masê. 

ARBITRE, s. m. atékât b. Al- 
lons trouver un arbitre, nâ nu 
dèm ti kanam u dâmbûr. 

ARBORER, v. a. vékïi, firi, 
talal. Arbore le pavillon, vékal 
pabiong bi. 

ARBORESCENT, adj. day ni 
garap, mèl ni garap. 

ARBRE, s. m. garap g. Un 
bon arbre porte dé bons fruits, 
un mauvais arbre produit de 
mauvais fruits, garap gu bâh di 
nâ mena dôm yu bâh, garap 
gu bon nak di nâ mena dôm 
yu bon. 

ARBRISSEAU, s. m. garap gu 
tût. 

ARBUSTE, s. m. garap gu 
ndav. 

ARC, s. m. halâ g. 

ARCEAU, s. m. sèntâr bu ndav. 

ARC.-EN-CIEL, s. m. hon v. 
L'arc-en-ciel repose sur la mer, 
hon va' ngé sampu ti gêt gi. 

ARCHANGE, s. m. k'étif u ma- 
lâkâ y a. 

ARCHET, s. m. riti, réti b. 

ARCHICONFRÉRIE, s.f. mbôla 
m., ndigâté' dulit. 

ARCHITECTE, s. m. kâ di 
élif tabah gâ. 

ARCHIFOU, adj. dof bu rèy. 

ARÇON, s. m. yah u ntèg. 

ARDEMMENT, adv. ak taku, 
loi. Dieu aime l'homme ardem- 
ment, Yalla sopâ nâ sopâ nit, 

ARDENT, adj. enflammé^ 



ARD 



— 64 — 



ARR 



tangâ, yandâ, hambâ. Un feu 
ardent, safara su hambâ. — fou- 
gueux, tépaliku. — empressé, 
savar. Il est ardent au travail, 
savar nâ ti ligèy. 

ARDEUR, s. f. du feu, tangay 
b., yanday b. — activité, fou- 
gue, ntavarté b., tépadikw b. 
— (manquer d'), savaradi, taèl- 
Ce cheval n'a pas d'ardeur à la 
course, mais il en a au travail, 
fas vi savaradi nâ ti dâv, vandé 
savar nâ ti ligèy. — (être sans), 
yogôr, né yoga. 

ARDU, adj. escarpé, kové. — 
difficile, dafé. 

ARÊTE, s. f. yah u dèn. 

ARÈNE, s. f. gév b. 

ARGENT, s. m. hâlis b. Qui 
aime l'argent doit travailler, feu 
begâ hâlis, ligèy. Petite pièce 
en argent, hâlis bu sèv. 

ARGENTER, v.a. hôb ak hâlis. 
■ ARGENTURE, s. f. nhôb g. 

ARGILE, s. f. binit bu nu 
lakâ, ban b., ban bu nu lakâ. 

ARIDE, adj. vov. Très aride, 
vov kong, vov kondong. 

ARIDITÉ, s. f. vovay b. 

ARITHMÉTIQUE, s. f. arit- 
métik b. 

ARGUMENT, s. m. véranté g., 
damô b. 

" ARGUMENTATEUR, s. m. vé- 
rantékât b., damôkât b. 

ARGUMENTER, v. n. véranté, 
damô. 

ARGUTIE, s. f. tâhan g., ba- 
ient b. 

ARME, s. f. ganay g. — à 
feu, ganay gu nu soh. 

ARMATEUR, s. m. borom gai. 

ARMÉE, s.f. haré b., lambâ g. 

ARMEMENT, s. m. ganay u g., 
ganay y. 

ARMER, v. a. dohé ganay. — 



un fusil, gak. — (S'), être armé,, 
ganayu. S'armer d'un sabre,, 
d'un fusil, ganayu dâsi, fètalu. 

ARMOIRE, s. î.'armor b. t 
dambâ b., dèntukay b., gâl g* 

AROMATE, s. m. hênhêfi g. 

ARÔME, s. m. hên g., hê- 
nay b. 

ARPENTER, v. a. nota sûf. 

ARPENTEUR, s. m. natâkât 
u sûf. 

ARQUER, v. a. sâdâ, bankâ. 

ARRACHÉ (être), budiku, 
vahu, vanhu. 

ARRACHEMENT, s. m. budi b. 

ARRACHER, v. a. budi, vahi f 
vanhi, luhati. Arracher les yeux,. 
luhati bet. — en même temps, 
budiâlé. — violemment, fo- 
harni, joharti, fatarni, bip. — 
ce qu'on a planté, simpi. — le» 
branches sans les couper, fahâ. 
— les feuilles d'un arbre, vitâ, 
vetâ, visaté. — les herbes dans 
un champ de riz, dôf. — tou- 
tes les dents, pelemlô. — les 
cheveux, hus, vèf, suhi. — (S') 
les cheveux, vèfu, suhiku. 

ARRACHEUR, s. m. budikât 
b., vèfkât b. 

ARRANGEMENT, s. m. conci- 
liation, déganté b., dëgô b. — 
disposition, ndèfar m., tég'lê, 
téglanté b. 

ARRANGER,, v. a. dèfar, du- 
banti. — l'un à côté de l'autre,. 
langalé, dèndâlé. — l'un sur 
l'autre, l'un après l'autre, tè- 
glé, ' téglanté. — mettre d'ac- 
cord, maralé, marié, marlô. — 
(S') dèfaru. — s'accorder, mâné r 
dubô, dëgô, rnar, marô. 
" ARRESTATION, s. f. ndafèl 
g., ndapâ m. 

ARRÊT, s. m. sentence, até 
b., dogal até b., mbugal m. 



ARR 



65 



ARR 



ARRÊTÉ (être), retenu, tang. 
Ma ligne est arrêtée, sumâ hir 
tang nâ. J'ai trouvé le bateau 
parti, je suis arrêté ici, fèkâ 
nâ gai gâ dèm, ma tang fi. 
— appuyé, ses. — dans le jeu 
■de kuri, ton. — (état d'être), 
tang b. 

ARRÊTER, v. a. décider, até. 
■ — retenir, tangtnnghi. — rete- 
nir prisonnier, dopa. — empê- 
cher de tomber, téé, taf. ■ — 
empêcher, tiré. — empêcher 
d'avancer, tahaval, akal. Il a 
-arrêté le cheval, tahaval nâ fas 
vi, akal nâ fas vi. — '-- (faire), 
tahavlô. — sur la route, dogal. 
. — (S'), tahav, déki, rang, akâ. 
Le cheval s'est arrêté brusque- 
ment, fas vi aka nâ. Le bateau 
s'est arrêté, gâl gi rang nâ. — 
•demeurer immobile, né lémâ, 
né téma témaral. 

ARRHER, v. a. donner des 
arrhes, dâval. J'ai donné à cet 
homme trois gourdes d'arrhes 
pour le collier, dâval nâ nit 
Jtâ fiét i derem ti tahâ'b. 

ARRHES, s. i'. pi. dâval b., 
.ngemu m. 

ARRIÈRE, s. m. génav g.,' 
mud b. — (en), ta génav. Au 
loin arrière ! randu lën. Il est 
resté en arrière, déki na ta gé- 
;nav. 

ARRIÉRÉ (être), dès, mud. 

ARRIÈRE-NEVEU, s. m. set 
b. dôm u dârbât. 

ARRIÉRE-PENSÉE (avoir une) 
am nâr i nhèl. Je n'ai pas en 
•cela d'arrière-pensée, amii ma 
■ta nâr i nhèl. 

ARRIÈRE-PETIT-FILS, s. m. 
•jsetât b. 

ARRIÉRER, y à nèglô, dèslô. 



— (S'), exprès, nègnèglu, dès- 
dèslu, mudmudlu. 

ARRIVÉ (être), agâ, agsi, 
nev. — (n'être pas), agul, ag- 
siul, nevul. 

ARRIVÉE, s. f. agsi m., 
ndikâ b. 

ARRIVER, v. n. agâ, agsi, 
dikâ, fiev. Que. cela n'arrive 
pas ! Yalla bn mu am ! Quand 
ton père arrivera-t-il ? kan la 
sa bâr\' di dikâ ? Arriver à pro- 
pos, à un moment donné, èm 
ta. Je suis arrivé au milieu de 
la messe, èm nâ ti dig u mes 
bâ. — tôt, agâ hat. — de bon 
matin, tel, agâ tél. Viens de bon 
matin, nâ ngâ nev ta leleg tel, 
nâ nga tel â nev. Arriver tard, 
yîh, îh,' nâdé. Tu arrives trop 
tard, îh nga. — avoir lieu, 
dot, hèv, fèkâ. Il arriva que 
j'étais parti, fèkâ nâ ma dèm 
on. — à, has, mudé. Je suis 
arrivé à le faire, mudé nâ ko 
dèf. — tomber sur, dal. Un 
rnalbeur m'est arrivé, kasarâ 
dal nâ ma. — (faire) heureu- 
sement, hèval. 

ARROGAMMENT, adv. bu 
ngâbu, bu rêv. 

ARROGANCE, s. f. ngâbu g., 
gâbuté g., rêvay b. 

ARROGANT, adj. gâbu, rêv, 
sob, sûr. 

ARROGER (S'), v. pr. del, 
may bop'âm. C'est toi qui te 
l'es arrogé, y'â ko may sa bopâ. 

ARRONDI, adj. mereg. 

ARRONDIR, v. a. meregal, 
mergèl. 

ARROSAGE, s. m. tùh b., 
sûh b. 

ARROSER, v. a. sûh, nandal. 
— de nouveau, sûhât. 



ARR 



6fi 



ASS 



ARROSOIR, s. m. sûhukây b. 
arosuar. 

ARSENAL, s. ni. damb'i ga- 
nay, dèntukay u ganay, pu- 
kus i ganay. 

ART, s. m. adresse, nhé- 
rèn g. 

ARTÈRE, s. f. sidit s., sé- 
dit s. 

ARTICLE, s. m. artikâl b., 
ter- b., had b. 

ARTICULATION, s. f. tènho 
b. — (couper aux), tènhé. — 
du pied, veh v. — des tiges de 
mil, pon b. 

ARTIFICE, s. m. mùsé g., 
nahé b., ndongé g. ■ — (agir 
avec), mûsantu, mûsâtu. 

ARTIFICIELLEMENT, adv. bu 
mus, ak ndongé. 

ARTIFICIEUX (homme), na- 
hékât b., dongé d. — (être), 
dongé, mus. 

ARTILLEUR, s. m. sanikât u 
kanu. 

ARTISAN, s. m. ligèykât b. 

ARTISTE, s. m. ligèykât bu 
hérén, bu haralâ, ku men li- 

gèy- 

ARTISTEMENT, adv., ak nhé- 
rén, ak haralâ. 

ASCARIDE, s. m. san b., 
ornât b., tudéfur l. 

ASCENDANT, s. m. influencé, 
sansan b., menmen g. 
, ASCENSION, s. f. yék b., yé- 
katiku b. 

ASILE, s. m. sëlukay b., mbar 
m., lahukay b., nebukay b. 

ASPECT, s. m. ngisté g. 

ASPERGER, v. a. vis, sur, 
vis-visal. 

ASPERSION, s. f. vis b. 

ASPIRER à, v. n. begâ, ado, 
Irinté. Je n'aspire qu'à retour- 



ner à la maison, hintéu ma lut 
nibi, néu ma ngëd lui nibi. 

ASSAILLANT, s. m. songâ- 
kât b. 

ASSAILLIR, v. a. songâ. 

ASSAISONNÉ (être), saf. — 
(n'être pas), saful, safadi. 

ASSAISONNEMENT, s. m. sa- 
)al b., safsaj b., ntafay b. — 
ce qu'on mange avec le riz ou. 
le couscours, ndaval L, rendâ 
b. — (mets sans), mita, mbit. 
m. — (manger le couscous» 
sans), venu. 

ASSAISONNER, v. a. safal„ 
saflô. 

ASSASSIN, s. m. bômkât b. r 
rèykât b. 

ASSASSINAT, s. m. mbôm m- 

ASSASSINER, v. a. bôm, rèy.. 
— d'un seul coup, fudâ. 

ASSAUT, s. m. songâ b. As- 
sauts répétés, songàt b. 

ASSEMBLAGE, s. m. bôlo b.„ 
tahâlé b. 

ASSEMBLÉS (être), voylô. 

ASSEMBLÉE, s. f. mbôlo m^ 
ndadé m., mbôtay g., ôté, voté- 
b., voylô m. — de jeunes gens- 
et de jeunes filles, hambâ g. 

ASSEMBLER, v. a. dadalé, 
bôlé, voylé,' ôté, voté, tahâlé* 
■ — (S'), dadé, voylô, dadalô, da- 
tante. 

ASSENTIMENT, s. m. nangu b. 

ASSEOIR, v. a. tôglô. — (S')- 
tôg, déki, agâ sûf. — (par 
terre), Dis-leur de s'asseoir, vah 
lèn ilu tôg, vah lèn nu agâ 
sûf. — par terre en mettant les 
jambes du même côté, gâpâru, 
hépéru. — par terre en se te- 
nant les jambes avec les mains,. 
férénglâyu, férangalu. — à ta*- 
ble, denu. 



ASS 



67 



ASS 



ASSERMENTER, v. a. vâtal, 
wâtlô. 

ASSERTION, s. f. vah d. 

ASSERVIR, v. a. dâmal, dèf 
dâm. 

" ASSERVISSEMENT, s. m. 
ndâm . g. 

ASSEZ, adv. lu doy. C'est as- 
sez, doy nâ. Ce n'est pas assez, 
■doyul. Ce n'est pas assez pour 
moi, doy 11 ma. 11 a assez tra- 
vaillé, Ugéy nâ bu doy. J'ai 
assez mangé, 'sûr nâ, lèkâ nâ 
bè sûr. — pour, bè. Tu ne se- 
ras jamais assez bon pour éga- 
ler ton père, dô ko bâhé mukâ 
bè èm ak sa bây. — (avoir), 
<doylé, doylu. 

ASSIDU, adj. farlu, savar, 
Jeté. Nous serons assidus à la 
prière, di nânu fëtê'k non gâ. 
— (rendre), farlulô, savarlô. 

ASSIDUITÉ, s. f. farlu g. 

ASSIDÛMENT, adv. ak farlu, 
bu savar, ak ntavarté. 

ASSIÉGER, v. a. ûf, gîr. Sen- 
ilachérib assiégea Jérusalem, Sé- 
nakérih ûf ~nâ Yérusalèm. Ils 
l'ont assiégée, gîr naiîu ko. 

ASSIETTE, s. f. asèt b., de- 
fukay b. 

ASSIGNER, v. a. citer en jus- 
tice, saman, ô ti layô, défi ti 
layô. — fixer, sas. 

ASSIMILER, v. a. niralé, 
,èmalé, mêlai, mèllô. 

ASSISTANCE, s. f. aide, ndi- 
mal m., tahavu b. - — présînce, 
ntêvé b., têvay b., têvèl b. 
. ASSISTANT, s. ni. têvékât b., 
■valisikat b., ku fèké, sêtânkât 
■b. — aide, dimalikât b. 

ASSISTER, v. a. dimali, ta- 
havu, têvé. Que ton ange t'as- 
isiste, nâ la sa malâkâ tahavu. 



J'ai assisté un malade, têvé nâ 

darak. 

" ASSISTER, v. n. têv, fèké, 

tahav. — à un spectacle, à une 

lutte, vali, sêtan. — (aller) à 

un spectacle, à une lutte, va- 

lidi. 

"ASSOCIATION, s. f. mbôlo 
m., ndigâlé b., mbôtay g. 

ASSOCIÉ, s. m. andando b., 
andalé b., ku bokâ tu mbôlo 
ma: 

ASSOCIER, v. a. bôlé. — (S') 
bôlô, bôlâté, bôlé al al. 

ASSOMBRI (être), lendem, 
til, tîm, tin. 

ASSOMBRIR, v. a. lendemal, 
tîmal. — (S'), lendemu, tîmu. 

ASSOMMER, v. a. rèy, fada. 

— à coups de bâton, lapa. ■ — 
battre avec excès, hân, don, dôr, 
dumâ. — importuner, gélèn, 
rèy. Tu m'assommes, - mon 
brave, yà'ngi ma rèy, va di. 

■ ASSOMMOIR, s. m. ngul L, 
ngûldé L, ndambol g., ngôt l. 

ASSOMPTION de Marie, Yé- 
kati'b Mariâma. 

ASSORTIR, v. a. dubâlé. 

ASSORTIS (être bien), dubô, 
dëgô. 

ASSOUPI (être), ndadèntâ, 
gemènlu, gemâtu, gemantu. 

ASSOUPIR, v. a. dadèntlô, 
gemantulô, gemèntulô. — (S'), 
dadèntâ, gemantu, gemèntu, 
gemàhi, dayahu. 

ASSOUPISSEMENT, s. m. nda- 
dènt m., ngemènt g. 

ASSOUPLI (être), noy, moka 

— (bien), noy nèm, moka ki- 
lip. 

ASSOUPLIR, v. a. noyai, mo- 
kal ; mokal bè né nèm, bè né 
kilip. 



ASS 



— 68 



ATT 



ASSOUPLISSEMENT, s. m. 
noyay b. 

ASSOURDIR, v. a. tehal, 
tehlô, tanhal. 

ASSOUVIR, v. a. sûral. — (S') 
sûr. 

ASSUJETTIR, v. a. mokal, 
dâmal. — (S'), moka, nangu. 

ASSUJETISSEMENT, s. m., 
ndâm g., ntopâ l. 

ASSUMER, v. a. ènu, gadu. 

ASSURANCE, s. f. certitude, 
. or, vôr g. — promesse, ndigal 
b., dig b. — garantie, ngemu 
b., vakirlu b. 

ASSURÉ, adj. certain, or, vôr. 
Je suis assuré, or nâ ma, or 
nâ ma péng. 

ASSURÉMENT, adv. volây, ta 
degâ, ta degâ môs, bu ôr. 

ASSURER, v. a. oral. — avec 
serment, vât. 

ASTHME, s. m. sehet bu 
méti, tangèy d. 

ASTRE, s. m. bidèv b. 

ASTREINDRE, v. a. tèg. 

ASTRONOMIE, s. f. hamham 
u bidèv yi. 

ASTUCE, . s. f. mûsé g., 
ndongé g. 

ASTUCIEUSEMENT, adv. bu 
mus. 

ASTUCIEUX, adj. mus, fior, 
dongé. 

ATELIER, s. m. ligèyukay b. 

ATHLÈTE, s. m. mber m. 

ATMOSPHÈRE, s. m. asa- 
man s. 

A TORT, adv. lu varul. 

ATOURS, s. m. pi. takay y. 
Elle s'est revêtue de tous ses 
atours, sol nâ takay âm yépâ. 
Les caprices d'une femme éga- 
lent ses atours, digèn, nâkâ 
takay am day, la dikô'm day. 



ATRABILAIRE, adj., naharv 
dérèt 

ATROCE, adj. sohor, jîul-bîr^ 
— excessif, nâv, epâ. Un châti- 
ment atroce, dân gu bon a bon. 

ATROCEMENT, adv. ak nto- 
horté. 

ATROCITÉ, s. f. nâvtèf b.,. 
def i ntohorté. 

ATROPHIE, s. f. yôyay b. t . 

07710V b. 

ATROPHIER, v. a. yôylô, la- 
pal, lapâlô, omlô, dêhal. — 
(S'), être atrophié, yôy, lapa r 
om, dêh, fier, vov, de. 

ATTABLER (S), v. pr. denu^ 
dedu ti TioTTi. 

ATTACHE, s. f. èvukay b.,. 
takukay b. 

ATTACHÉ (être), dévoué, 
taku, tahâ, tapu. Mon ami m'est 
très attaché, sumâ harit tahS 
nâ ma loi. 

ATTACHEMENT, s. m. nfo- 
fèl g. 

ATTACHER, y. a. takâ, èv r 
yèv. — fortement-, eu fiai, ne- 
ûal. — de nouveau, èvati, yè- 
vati, èvât. — avec, lonké. — 
fortement, vâtlr ; être attaché- 
fortement, vâtîru. — plusieurs 
choses ensemble, yokâté, do~ 
kâté, vatat, gôr, tdhâlé, — au; 
canari, takâ hèrèm, dô ta hè- 
rèm. — un hameçon à la li- 
gne, tam. Action de l'attacher, 
tam b. — une calebasse avec 
des cordes pour puiser de l'eau 
ou la suspendre, yâm. Action- 
de l'attacher, yâm b. — les- 
mains derrière le dos, dofL, 
ndon. — les mains et les pied?-, 
ensemble, paslapa, pasélepev. — 
le pagne derrière le cou, lâkay. 
Action de l'attacher, lâkay bu. 



ATT 



ATT 



Se l'attacher à soi-même, lâku, 
lâkayu. 

ATTACHER (S') à, dopa, tahà, 
vakirlu, néhal. La gloire s'at- 
tache à Dieu, térangâ néhal nâ 
Yalla. — l'un à l'autre, takô, 
takanté. — à quelqu'un par 
suite d'un filtre, nôb. 

ATTAQUE, s. f. songâ b. — 
répétée, songât b. — mutuelle, 
songô b., songanté b. — de 
cavalerie, loki b. 

ATTAQUER, v. a. songâ. Le 
lion attaqua le chas eur, gaèndé 
gâ songâ nâ rebâkât bâ. — à 
plusieurs reprises, songât. — 
par des reproches publics, dal 
ndénër, songâ. — (S'), mutuel- 
lemen, songô, songanté. 

ATTARDER, v. a. îhal, yihal, 
gudêlô. — (S'), ylh, gudé. Ne 
t'attarde pas jusqu'à la nuit, 
bul gudé. 

ATTEINDRE, v. a. dot, dab, 
dad, dapâ. Je ne puis pas l'at- 
teindre, menu ma ko dot. 
Quelque nombreux que soient 
les mensonges, si la vérité se 
lève, elle les atteint, lu fèn 
baré baré, su degâ dogé dot 
ko. Action d'atteindre, ndot m. 

ATTELER, v. a. takâ. 

ATTENANT, prép. fétê'k, ti 
vèt u. 

- ATTENDRE, v. a. nèg, hâr. 
N'attends jamais que ton ami 
fasse ce que tu peux faire toi- 
même, bulu nèg mukâ sa andâ 
dèf là nga men â dèf yov sah. 
— un peu, nègândiku. — ©n at- 
tendant, nègândi, hûrândi. — 
pour quelqu'un nègal. — 
(faire), nèglô, hârlô. — (faire 
semblant d'), nègnèglu. — im- 
patiemment, yakamti. - — espé- 
rer, prévoir, yâkar, hâru, hâ- 



randâku, sënu. Regarde sur la 
mer si tu ne vois pas le ba- 
teau que nous attendons, së- 
nul ta g et gi ndèm dô gis gâl 
gi nô sënu. — (S') à, hâru, 
yâkar, dortu, sënu. 

ATTENDRI (être) , amolli, 
noy, moka. — touché, gîf. 

ATTENDRIR, v. à. noyai, mo- 
kal. — émouvoir, gîfâl, gîflô. 

ATTENDRISSEMENT, s. m. 
rnokay b. Au fig. gîfal b. 

ATTENDU QUE, loc. conj. 
ndégé, ndégété, ndagé, ndigL 

ATTENTAT, s. m. def du, 
nâv, def du ây, ndâkâr l., sa- 
bab s. 

ATTENTE, s. 'f. nèg b., hâr 
b., hâru b., sënu b., yâkar, On 
a. jeté l'ancre dans l'attente 
d'un meilleur vent, sèr nânu 
gâl gâ, yâkar né ngélav gu 
nêh di nâ nev, bè ba ngélav 
gu nêh di nev. J'ai été déçu 
dans mon attente, dotu ma ti 
là ma yâkar on. - — espoir, yâ- 
kar- d. 

ATTENTER à la vie de quel- 
qu'un, ut bakén u nit. 

ATTENTIF, adj. fàlé, têylu, 
déglu, né dom, héraulu. Il est 
très attentif, né nâ dom ak i 
nop'âm, mu né dak di déglu. 
— (homme), fâlékât b. — (ren- 
dre), têylulô. 

ATTENTION, s. f. ndéglu g., 
mpâl m., tèylu g. — (faire), 
fâlé, têylu, déglu. Donner son 
attention à, hinté, âdo. — int. 
tel ! nèl mik ! otul ! 

ATTENTIVEMENT, adv. ak 
mpâl. 

ATTÉNUATION, s. f. vani b. 

ATTÉNUER, v. a. vani, né- 
val, tûtal, tûtlô. 

ATTERRER, v. a. dânal. 



ATT 



AUD 



ATTERRIR, v. n. ter. 

ATTERRISSAGE, s. m. ter b. 

ATTESTATION, s. f. séré, 
sédé s. 

ATTESTER, v. a. séré, sédé, 
oral, vôral. 

ATTIÉDIR, v. a.- sèdal, se- 
rai, sèdalô, nigâlô. 
i ATTIFER, v. a. sudèl. — (S') 
sudé. 

ATTIRAIL, s. m. takay y., 
nd-ap y. Être muni de tout son 
attirail de guerre ou de voyage, 
dag, gâilu, ganayu. 
" ATTIRER, ■ y. a. hetït, hër, 
hir. Le démon est fécond en. 
expédients pour nous attirer 
au péché, balis baré nâ mpèhé 
ndah mu Mr nu ta bakar. — 
par des pratiques superstitieu- 
ses, ôt, vôt. — un malheur par 
des louanges excessives, gémên. 
N'attire pas un malheur à mon 
enfant, bul gémèiï sumû dôm. 
Comment ai-je attiré sur toi un 
malheur ? naka là la géméné ? 

ATTISER, v. a. hamba, iâl, 
sona, funali. — exciter la haine, 
durâlé, sisal, karabùné. 
" ATTITRÉ, part. pas. feu nu 
santâ. 

ATTOUCHEMENT,, s. m. Iâl 
b., lambà b., lambàiu b. 

ATTRACTION, s. f. nhlré g. 

ATTRAIT, s. m. du cœur, 
duradâ d. 

ATTRAITS, s. m. pi. tàr y., 
rafètay b., dèkay b., dàrada d. 
Avoir des attraits, dar. Ce 
jeune homme est plein d'at- 
traits, )ar vile dar hâ loi. 

ATTRAPE, s. f. nahé b. 

ATTRAPER, v. a. dapâ, dot, 
geb. — saisir, tarai, né tarai. 
- — en piquant, né végéd. — 
avec la bouche, ngankâ. — une 



chose lancée, av. Attrape ce 
qu'on t'a lancé, aval lu nu la 
sani. — des oiseaux au piège, 
bekâtal, fîr. — d'un coup deux 
aiseaux, deux poissons, laré. — 
tromper, nahé. 

ATTRAPEUR, s. m. nahkat 
b. — qui prend au piège, fîr- 
kât b. 

ATTRAPOIR, s. m. fîr g., 
firukav b. 

ATTRAYANT, adj. lu di hetà, 
ne h. 

ATTRIBUER, v. a. tèg, dé- 
bal. — (S'), tèg sa bopâ, vah 
sa bopa. Ne t'attribue aucun 
bon sentiment, bul dapal sa 
bopâ ité gu bâh génâ. 

ATTRISTER, v. a. naharal, 
Tiaharlulô, yogôrlulô, nahari. 
— (faire), naharilô. — (S'), na- 
haru, naharlu, yogôrlu, méti- 
tlu. 

ATTRITION, s. f. relu gu 
metul. 

ATTROUPEMENT, s. m. nâh 
b., ndirûn m. 

ATTROUPER, v. a. dadalé, 
voylé, bôlé. — (S'), dadalô, 
dadé, voylo, bôlo, dadanté. 

AUBE, s. f. fadar d. 

AUCUN, adj. ou pr. se tourne 
par un avec la forme négative 
du verbe ; ou par le nom .re- 
doublé avec ô intercalaire et 
la forme négative du verbe. Au- 
cun de ceux qui étaient là n'est 
parti, ti nu nèk'on fâlé, bèn 
démul. Aucun homme n'est 
parti, nit ô nit démul. 

AUCUNEMENT, adv. dédét, 
niukâ, tus. 

AUDACE, s. f. némén g., 
nomé g., hémén-Yalla. g. — 
(avoir T) de, saiï, néméil, 
némL Comment ! tu as l'au- 



AUB 

^aoe de venir ici ! mô 1 némén 
njra nev filé ! 

XUDACIEUSEMENT, adv. bu 
néraén, ak ndambâr. 

AUDACIEUX (homme), nê- 
ménkât b., dambâr b. — (être), 
safi, fiémén, nomé. Tu es bien 
audacieux, yâ son, va di. 

AU-DEÇA, adv, adv.' ti gilé 
vèt. 

AU-DELA, adv. génav, ta vala, 
vêsu. Ils sont au-delà du vil- 
lage, vêsu nânu dekâ bâ. — 
(bien), sorêy bè dèm davo. 

AU-DEVANT, adv. ta kanam. 
— (aller), gatandudi. — (ve- 
nir), gatandusi. Je suis venu 
au-devant de vous, yov la ga- 
tandusi. 

AUDIENCE, s. f. gisê b. 

AUDITEUR, s. m. déglukat b. 

AUDITOIRE, s:m. déglukat y. 

AUGE, s. f. ve'gukay b., 
mbalkâ m. 

AUGMENTATION,, s. f. ndoli 
g., ndolènt g., magal b., dokâ b. 

AUGMENTER, v. a. " doli, 
yokâ, doka, magal, magàlô, 
epâlô. — (S'), v. pr. doliku, 
yokâku, magâ. 

AUGURER, v. a. sënu, dortu, 
yâkar.- J'augure bien de cet en- 
fant, dortu nà, yâkar nâ ti 
halèl bi lu bâh. J'augure mal 
de lui, dortu nâ ti môm lu 
bon. 

AUGUSTE, adj. feu met a ta- 
rai, baré ndam, nit feu 7?iaçr. 

AUJOURD'HUI, adv. tèy. Jour 
d'aujourd'hui, tèy d., bès u 
tèy b. Si c'était comme au- 
jourd'hui, su don nistéy. C'est 
aujourd'hui qu'il viendra, têy 
la di nev. 

AU MOINS, adv. donté, donté 
sah. 



71 — 



AUS 



AUMÔNE, s. f. sarah s., sa- 
rahé b. — (faire 1'), sarah, s<i- 
rahé, dohé sarah. Maison où 
l'on fait l'aumône, sarahukay 
b., ker i sarahé. — (demander 
1'), sarahtu, èlvân, yèlvân. On 
ne demande pas l'aumône en 
menaçant, sarah ma, bail nâ : 
Y al nâ nu Yalla até (m. à m. 
« Donne-moi l'aumône » ne va 
pas avec : Que Dieu nous juge). 
■ AUMONIER, s. m. ' qui fait 
l'aumône, sarahkât, sarahékât b. 

AUPARAVANT, adv. bu dekâ, 
dekâ, lu dîtu. Si tu veux par- 
tir, dis nous auparavant ce qu'il 
faut faire, sô begé dèm, vah 
nu lu nu var a dèf, bala nga 
dèm. 

AUPRÈS, prép. fi, fâ, fu, t_i 
vèt. L'enfant s'est couché au- 
près de sa mère, halèl bâ tedâ 
nâ ta vèt u ndèy âm. Le pe- 
tit enfant se plaît auprès de sa 
mère, halèl bu ndav am nâ 
banêli ta kanam u ndèy âm, 
ou fâ ndèy âm. 

AU RESTE, loc. adv. Au reste, 
la paix entré eux ' et nous est 
devenue très difficile, ti degâ 
(en vérité), ou vah degâ (pa- 
role de vérité), dama ti sunu 
aigantê'k nom dafèn nâ loi. 

AURICULAIRE, adj. (doigt), 
bârâm u sanhalén. 

AURORE, s. f. fadar d., mbi- 
rit m. 

AUSSI, adv. it, itam. Toi et 
ton père aussi, yov ak sa bùy 
itam. Indiquant la comparai- 
son, nâ, nâkâ, ni. Il est aussi 
grand que lui, réy nâ nâkâ 
môm. Il n'est pas aussi grand 
que toi, réyul ni yov. C'est 
pourquoi, mô tah, lu tah. Son 
fils est mort, aussi il n'est pas 



AUS 



— 72 — 



AVA 



venu, dôm um de nâ, mô tah 
nevùl. 

AUSSITOT, adv. nônâ'k nônâ, 
similâ'k sala, hèf ak hipi. Il 
partit aussitôt, dèm nâ nônâ'k 
nôna. Loct. conj. Aussitôt que 
tu l'auras vu, bô ko gisé. 

AUSTÈRE (être) dedu adunâ, 
nahari, ragallu. 

AUTANT, adv. lu day, lu ém, 
lu nirô. Actuellement, les nuits 
durent autant que les jours, 
lëgi, bês yê'k gudi yê èm. 
J'ai autant d'argent que toi, 
sumâ halis day nâ nukâ sa yos. 
D'autant que, ndégé. 

AUTHENTIQUE, adj. or, vôr, 
cndâ'k fimdé. 

AUTOMATE, s. m. lu men â 
yengal bop'âm. 

AUTOMNE, s. m. loli b. 

AUTORISÉ (être), san. Je ne 
suis pas autorisé à faire cela. 
saûu ma ko dèf. — (faire sem- 
blant d'être), sansanlu. 

AUTORISER, v. a. santô,' 
santâ, may saiïsan, ébal. 

AUTORITÉ, s. f. sansan b., 
menmen g.', nkélif g. 

AUTOUR, prép. Ils rôdent 
autour de, nungi di ver di yôt. 
Autour de nous, ti sunu réf. 

AUTRE, pron. ind. kènèn, 
bênèn, lènèn, etc. Les autres, 
morom m., nâ ta dès. L'un, 
l'autre, kilé, kâlé ; bile, bâlé ; 
kènâ ki, kènèn kâ. Les uns, les 
autres, ùilé, nâlé ; yiléy yâlé ; 
fvèng. ili, fiènèn nâ. Tu juges 
les autres d'après toi-même, nâ 
nga mèl, nônu nga dèfé né nâ 
la sa morom mèl. L'un pleure, 
l'autre rit, kènâ kangé dôy, 
kènâ kû'nga rê ; kiléngê dôy 
kiléngâ rê. Les uns sont venus 
ici, les autres sont allés là, nilé, 



fi là nu dikâ, nâlé fâlé la nu 
dèm. Ils s'aiment l'un l'autre, 
sopanté nâfiu. Ils sont partis 
l'un et l'autre, dèm nâfiu nom 
nâr, ..nom népâ nâr. — (1') 
jour, kérâ, kéro, kérôg. C'est 
l'autre jour seulement que je 
l'ai trouvé à la forêt, kérâ rèkâ 
là ko fèkâ ta alâ bâ. — (un) 
jour, benèn bès, su bènèné. — 
(une) fois, bènèn yôn, su bè- 
nèn yôné. 

AUTREFOIS, adv. bu dekâ, 
on. Autrefois il y avait un 
homme, am on nâ fi dènâ vây. 
Autrefois on ne faisait pas 
ainsi, bu dekâ dâu nu von dèf 
nônu. 

AUTREMENT, adv. Fais au- 
trement, bul dèf nônu (ne 
fais pas comme cela), sopalil 
(change). Je ne le veux pas 
comme cela, je le veux autre- 
ment, begu ma ko nônu, vé- 
nèn mélin là begâ, (c'est une 
autre façon que je veux). Dis 
lui de travailler, autrement il 
ne sera pas payé, vah ko né 
nâ ligèy, su bané (s'il refuse) 
du iïu ko fèy ; lui lôlâ (si ce 
-m'est cela) ; mbâté (ou bien). 

AUTRE PART, loc. adv. fè- 
nèn, fâlé. — (d'), ti gènèn réf. 

AUTRUCHE, s. f" M b., bân- 
doli b. 

AUTRUI, s. m. morom m., 
yènèn yâ. Mal d'autrui n'est 
qu'un songe, sa- ndogal u mo- 
rom gëntâ dal la. Ne fais pas 
à autrui ce que tu ne veux pas 
qu'on te fasse, bul dèf kènèn 
là nga begul nu dèf la ko. 

AUXILIAIRE, s. m. dimali- 
kât b. 

AVAL fen), ta sûf. 

AVALER, v. n. ronâ, modâ. 



AVA 



- 7 3 



AVE 



Il l'avale des yeux, nhèl âm 
mèpâ'ngi ti. — (mouvement 
pour), vonâsu b. - — (faire le 
mouvement pour), vonâsu. — 
•sans mâcher, moh, motoh. — 
précipitamment, vorah, varandi. 

AVALEUR, s. m. vonâkât b., 
varandi, vorahkât, vorahân b. 

AVANCER, v. a. donner 
d'avance, ablê, lèbal, davaî. Je 
voudrais seulement que tu 
m'avances un sac de riz, un 
seul, da ma begâ dâl nga lé- 
bal ma bénâ sakû mâlo, bénïï 
rèka. Mettre en avant, dîtal, 
• dcnilô kanam. Avance la main, 
talal sa loho. Rapprocher un 
objet d'un autre, dégèûlô, ran- 
■ dalsi. Hâter, gâvlô. S'avancer, 
dèm. kanam, dèm ta kanam, 
dégi, doh ta kanam, dégénsi, 
randusi. Avance ici, agsil filé, 
dégéilsil. — (S'), en se traînant 
sur le derrière et sur les mains, 
darngu, mbafngu. — en pointe, 
•en saillie, né talèt. 

AVANIE, s. f. liasté b., ton 
b., has b. Je ne puis supporter 
Tes avanies qu'il me fait subir, 
menu ma nangu mu torohal 
ma. 

•AVANT, prép. bâlâ avec un 
verbe, 6a avec la forme néga- 
'tive angul. Avant le jour, ti 
ndèl, bula ber sèt, ba bet sè- 
tangnl. Avant trois jours, fê'k 
nêt'i fan. Il est parti avant 
vous, mô la dekâ dèm. — (en), 
ta kanam. Il marche en avant, 
mô dî.tu. — que, bâlâ, bâ. 
Avant qu'il ne vienne, bâ mu 
nevangulé. 

AVANTAGE, s. m. ndérin L, 
• dérifi b. Tu y trouveras un 
grand avantage, di nâ la dé- 
Tin bu bâh a bâh. Cela n'offre 



aucun avantage, lôlu fadul dara, 
amul ndérin. ' 

AVANTAGER, v.a. dérinal, pé- 
nale, genâtlé. 

AVANTAGEUSEMENT , adv. 
bu dérifi. 

AVANTAGEUX, adj. dérin, 
fad. 

ÀVANT-BRAS, s. m. hasabu 
b., lah u loho b. 

AVANT-DERNIER, s. m. /eu 
hal a mudé, tof u kâ mudé. 

AVANT-GARDE, s. f. bop'i 
haré. 

AVANT-HIER, adv. berkâ 
dèmba. Avant-hier au soir, 
berkâ bîg. 

AVANT-TOIT, s. m. bulu b., 
dibri d. 

" AVANT-VEILLE, s. f. berkâ 
dèmbâ. 

AVARE, adj. nëgâdi, nëgâri, 
héf, dan'g loho, ûy-bîr, tega- 
begé, sakantal, âda'r (K). — 
(homme), nëgarikât b., sa'!:an- 
talkât b. 

AVARICE, s. f. nëyudi h., hér 
g., rihéré g., ûy-bîr b.. ôdar b. 
(K). 

AVARIE, s. f. yahu b., ya- 
hutc b. 

.AVARIÉ (être), yahu. En par- 
lant d\i gros mil, fêlât. 

AVARIER, v. a. yahâ. 

AVEC, prép. art dû' k. bokâ. 
Le chien aime à vivre avec 
l'homme, had begâ nâ dundâ'k 
nit. La honte chemine avec la 
mauvaise conduite, gâté di nâ 
andâ'k diko du bon. Viens avec 
moi, na nga andâ'k man. 

AVENTURE, s. f. manoré m. 
Je connais toutes ses aventures, 
ham nà dalorê'k manorê'm 
yépâ. — (d'), par aventure, àk 
tandâlé. Une hyène passa par 



AVE 



- nk 



AVO 



aventure, buki èm ta. — (aller 
à 1'), janahfanahi. — accident, 
ndogal l. Il m'est arrivé une 
aventure, ndogal dal nâ ma. 

AVENTURE (bonne), gisânê 
g. — (dire la), gîsâné, gisânèl. 

— (se faire dire la), gisânèlu. 

— (diseur de), gi&ânékât b. 
AVENTURER (S'), adj. v. pr. 

dày sa bakan. 

" AVENTUREUX, adj. barê 

menmen. 

AVENTURIER, s. m. dohan- 
dèm b., borom-solo. 

AVENUE, s. f. y on v., mbédâ 
m. 

AVÉRÉ (ère), or, vôr, vér. 

AVERSION, s. f. mbafl g., 
mbanèl g., sihlu g., sib g., 
ntibèl L, sis b. — (avoir en), 
ban, sib, sihlu, dépi, sîs. 

AVERTI (être), yég, dégâ. 

AVERTIR, v. a. yégal, yéglé. 

— conseiller, ' digal, diktal. ■ — 
(S') mutuellement, yégalanté, 
iliktalanté. 

' AVERTISSEMENT, s. m. yé- 
gal b., yéglé b. 

AVEU, s. m. nangu b., 
voné g. 

AVEUGLE, s. m. silmahâ b., 
gamba g., silimahâ b. ïl n'est 
pas besoin de dire à l'aveugle 
de fermer les veux, gemal mé- 
tal a vah silmahâ. — (être), 
silmahâj gamba. 

AVEUGLÉ (être), par la pous- 
sière, le sable, fatu. — ébloui, 
néram. ■ — (au moral), gelem. 

AVEUGLEMENT, s. m. len- 
dem u nhèl, ngelem g. 

AVEUGLÉMENT , adv.; à 
l'aveuglette, ni silmahâ. 

AVEUGLE-NÉ, s. m. ku du- 
duâlé ngumbâ, ku mesul a gis. 



AVEUGLER, v. a. luhati bët r 
silmahalô, gumbal, gumbalô. 

— avec du sab'e, fatâ. — 
éblouir, néram, néramlô. — 
l'esprit, lendemal nhèl, gelé- 
mal, gelemlô. — (S'), gelem,. 
dûm. 

AVIDE, adj. begé, begâbegé,. 
hér. 

AVIDITÉ, s. f. begébégé b. r 
hér b., nhéré g. 

AVILI (être), bon, toroh. 

AVILIR, v. a. bonlô, torohaL 

— (S'), torohlu, gatélu. 
AVILISSEMENT, s" m. mbo- 

nav g., torohté b., naka g. 

AVILISSANT, adj. lu di to- 
rohal. 

AVINÉ (être), mandi. C'est 
un homme aviné, tamâ nâ 
mandi, mandikat b. 

AVINER (S'), v. pr. nàn bb 
mandi, mandikat b. 

AVIRON, s. m. dôv b., vat v. 

AVIS, s. m. conseil, diktal b. t 
ndigal m. — avertissement» 
yégal b., yéglé b. — (donner, 
yégal, yéglé, hamlô. 

AVISER (S'), v. pr. avoir 
l'audace de, san, néméfi. — 
avoir l'idée de, hèlô, èba. 

AVITAILLER, v.a. yob dundu, 
dohé dandu. 

AVOCAT, s. m. laékât b. — 
intercesseur, ràmukât b. Marie 
est notre avocate auprès da 
Dieu, Mariâma, sunu râmukât 
la fâ Yalla. 

AVOIR, v. a. am ; ne pas 
avoir, amul ; ne plus avoir, 
amatul. Plus on a, plus on 
veut avoir, bô amé dur gjjL 
baré, begati am. — encore, 
amati. — (ne pas encore) aman- 
gui. — ensemble, amando. — 
en attendant, amandi. — une- 



AVO 



- 7 5- 



AZY 



chose qui appartient à autrui, 
amé. Tu jouis du fruit de ses 
peines, amé nga halâ'm. - — 
(faire), amlô. — (assez), doylé, 
doylu. — beaucoup, barélé. 
Mon père a beaucoup de bœufs, 
sumâ bây barélé nâ i nag. — 
davantage, epâlé. — raison, èy. 
— tort, èyadi. — presque, hal, 
hav. Je l'ai presque atteint, 
hav nâ ko ■ dot. — s. m. ri- 
chesses, amam b., alal d., dur g. 
AVORTEMENT, s.m.'halab b. 
AVORTER, v. n. halab. — 
ten parlant des animaux, bos. 
AVORTON, s. m. mort-né, 



ngélabon l. — de grandeur ou 
de qualité inférieure, hibon, 
hébon b., lu yës, lu metul. 

AVOUER, v. a. nangu, voné. 
— (S') coupable, vêdal sa bopâ, 
vêdu. 

AVRIL, s. m. ibril, ibrahil d. 

AXIOME, s. m. degâ gu vôr, 
vah i mag. 

AZUR, s. m. bêh g., mèlô 
mbêh. 

AZURÉ, adj. bêh, met ni gêt. 

AZYME, adj. non fermenté, 
ndànda. Couscous non fer- 
menté, téré' ndanda. Pain 
azyme, mbûru' ndanda. 



P= 




BAB 



76- 



BAI 



B 



BABEURE, s. m. jnpàt m., 
nkât m., katâ m., mbânit m. 

BABIL, BABILLAGE, s. m. 
ntov l. 

BABILLARD, s. m. sôvkât b., 
vahkât b. 

BABILLER, v. n. sôv, vah a 
vah. 

BABIOLE, s. f. tâhan g. b., 
baient b. 

BABOUIN, s. m. gong g. (M), 
bâbun g. 

BAC, s. m. pont de bateaux, 
mbana m. 

BÂCLER, v. a. funkal, na- 
gnagal. 

BADAUD, s. m. tûy b., tôy 
b., dof b., dèsê b., tèngé b. 

— (être), tûy, tôy, dof, dèsé, 
fioradi, vayâdi. 

BADIGEONNER, v. a. div. 

BADIN, adj. lëdkât b., foan- 
tukât b., tâhankât b. 

BADINAGE, s. m. mpo m., 
foantu bi. 

BADINE, s. f. sadà b., yar v., 
et v. 

BADINER, v.n. lëd, fo, foantu, 
tâhan. 

BAFOUER, v. a. naval, sébé, 
rê, rêtân. 

BÂFRER, v. a. fuhalé, Ut. 

BÂFREUR, s. m. fuhalékât b., 
titkât b. 

BAGAGE, s. m. ndap y., 
yéré y. — (plier), ronu, tohu. 

— (action de plier), ronu b. — 
(faire plier), ronulô, tohulô. 

BAGATELLE, s. f. baient b., 
yef i tâhan, yef i foantu. 

BAGUE, s. f. ddru b., dâro 
b. J'ai trouvé la bague, for nâ 
dâro bâ. 



BAGUETTE, s. f. sadâ b.,. 
yar v., et v., yèt.v. 

BAH ! int. mbârdam, atam,. 
tam. 

BAIE, s. f. rûh u g et. 

BAIGNER, v. a. laver, sanga. 
Baigne le cheval, sangal fas vi. 
— mouiller, toyal. — les ani- 
maux en les promenant dans- 
l'eau, yalandi. — (action de), 
sangay b., tangay b. — (Se), 
sangu. Je vais me baigner, 
mangé sangudi. — par amuse- 
ment, sepâtu, sembâtu. — se- 
laver dans l'eau douce après un 
bain de mer, yalandiku. 

BAIGNEUR, s. m. qui bai- 
gne, sangâkât b. — qui se bai- 
gne, sangukât b. 

BAIGNOIRE, s. f. sangukay b. 

BÂILLEMENT, s. m. bebali b.,, 
ebâli b. 

BÂILLER, v. n. bebali, ebâli,. 
belbâli,. af. — (faire), bebâlilô,, 
ebâlilô. 

BÂILLEUR, s. m. bebâlikât- 
b., ebâlikât b. 

BÂILLON, s. m. pour empê- 
cher les jeunes animaux de- 
tèter, gélap, galop b. — pour 
un cheval, lahab d. 

BÂILLONNER, v. a. gélap, ga- 
lap. 

BAIN, s. m. snngu b. — (pren- 
dre un), sangu. C'est ici que- 
j 'étais venu prendre un bain, 
filé là sangusi von. — (don- 
ner un) de vapeur, sûr. — 
(prendre un) de vapeur, sûru. 

BAÏONNETTE, s. f. hêd b. 

BAISER, v. a. fôn. — (don- 
ner à), fônal. Donne-moi à bai 



BAI 



— 77 — 



BAN 



ser la croix, fônal ma krua bâ. 

— (Se), fônanié, fônâté. 
BAISER, s. m. fôn b., fô- 

nay b. 

BAISEUR, s. m. fônkât b. 

BAISOTTER, v. a. fônfôn. 

BAISSE, s. diminution de 
prix, vani b , vanèl b-, va- 
nay b. 

BAISSÉE (tête), bu ûêmén, 
ban a sêtlu. 

BAISSER, v. a. sûfèl, vatélô, 
segal. — v. n. diminuer, va- 
niku. L'eau baisse dans le puits, 
ndoh mâ'ngé vaniku ta tên bâ. 

— (Se), segâ, sudôt, sudôtu. — 
(action de), segâ b., sudôt g. 

— pour éviter un coup, vâf. 
BAL, s. m. bal b., mpétâ m. 
BALAFRE, s. f. legèt b. — 

incision faite à dessein, fias b. 

— sur la poitrine, fit v. 
BALAFRER, v. a. tèg i legèt, 

dam, damât, nâs. — (Se), damu, 
nâsu. 

BALAI, s. m. bubukay b., 
bresukay b. 

BALANCE, s. f. natukay b., 
balans b. 

BALANCEMENT, s.m. vetâ g. 

BALANCER, v. a. vetâ, von- 
dal, bandar. — le corps et les 
bras en marchant, katarkutari. 
Il ne marche qu'en se balan- 
çant, katarkatar rèkâ la di dohé. 

— (faire), vetal, vôndalal, vôn- 
délulô. — (Se), v. p. uefu, vôn- 
dâlu, vôndêlu, bandâlu, ban- 
daru. — en marchant avec af- 
fectation, dayu, dàgu, hadân. 

— étant suspendu, sandantalu. 
BALANÇOIRE, s.f. vetukay b. 

■ BALAYER, v. a. bub, fahas 
(L.) fros, fâros. 

BALAYEUR, s. m. bubkât b., 
fahaskât b. (L), froskât b. 



BALAYURES, s. f. pi. m6u,„. 
bit y., anit b. — (tas de), ser*. 
b. — (emporter les), an. 

BALBUTIEMENT, s. m", ndo*. 
tom g., deray b. 

BALBUTIER, c. n. bâr, ner t 
der, mbébétu. — prononcer dif- 
ficilement certaines lettres, dcK. 
tom. 

BALCON, s. m. pêrong b, 

BALEINE, s. f. ngâga l. t 
înbanké b., mbenkanâ b, (L.), 
mbakantâ b. 

'BALIVERNE, s. f. baient b. t 
tâhan g. 

BALLE, s. f. de plomb, bal 
b., pi. val y. — longue pour- 
les gros animaux, balankêtâ b. 

— pelote, kupé b. — (jouer à 
la), nànvar, damdigâ, kupé. 

BALLONNÉ (être), en parlant^ 
du ventre, fer, fiv. 

BALLONNEMENT, s.m. fer b, 

BALLOT, s.m. embâ b,, gâr b. 

BALLOTTÉ (être), dayu{ 
yengu, yengâtu. 

BALLOTTER, v. a. yengal A 
yengatal. 

BALOURD, adj. dèsé, dof K 
noradi. 

BALOURDISE, s. f. dofay b. K 
def u dof, ndèsé m, 

BAMBIN, s. m. sayu h-, se-_ 
pèn b., gûné g. 

BAMBOU, s. m. vâh b, 

BANAL, adj. sôf, safadi, 

BANALITÉ, s. f. bât yu sôf, 
bût yu safadi. 

BANANE, s. f. banânâ b. 

BANANIER, s. m. banânâ g, 

BANC, s. m. siège, tôgu b, 

— de sable, bang b., tènèndèn- 
b. — de poissons, nâh b., nâh \. 
dèn. 

BANCAL, s. m. sôhkât b,, «Ai 
(être), sôh. 



BAN 



-.78 



BAR 



BANCROCHE (être), avoir les 
jambes tournées en dehors, 
rinkâ ; avoir les jambes tour- 
nées en dedans, net. 

BANDAGE, s. m. lahas b.\ la- 
hasay b. — (enlever un), la- 
harni, laharti. 

BANDE, s. f. troupe, ngan- 
gor L, ndirân m., nâh b. 

BANDEAU, s. m. taku b. — 
pour jouer à eollin-maillnrd, 
mbumbandâ m. — pour se coif- 
fer, rufcu b. Se coiffer de ce 
bandeau, ruku. — dont les fem- 
mes s'enveloppent la tète pour le 
mariage et autrefois le roi pour 
son couronnement, ndepâ l. 

BANDER, v. a. takâ, lahas. 
■ — un arc, talal halâ, takâ halâ, 
ridi halâ, gâdi. — les yeux, 
mbumbandé. — mettre un ban- 
deau, gav. Les dents me font 
mal, c'est pour cela que j'ai 
mis un bandeau, sumâ i ben 
'déjà méti, mô ma tah â garni. 

BANDIT, s. m. saysây b., sa- 
tâkât bu rèy, tôholân b. 

BANDOULIÈRE, s. f. gadu- 
kay b. 

BANNI (être), gaday. C'est 
" tin banni, nil feu gaday la, 
gêné nâfiii ko rëv ma. 

BANNIÈRE, s. f. (sorte de) 
qui sert pour les funérailles, 
pour la circoncision, sandang 
b. — (porter la), sandang. 

BANNIR, v. a. gadaylô, gêné 
rëv ma, dahâ. — éloigner de 
soi quelque 'chose, dahâ, ban, 
moyt.u. Bannis la crainte, bul 
ragal. 

BANNISSEMENT, s. m. gaday 
g., gêné g. 

BANQUE, s. f. bank b. 

BANQUEROUTE, s. f. bankâ- 
tut b. — (faire), bankâ, ndôl. 



BANQUET, s. m. den L, nden 
L, mbôtay g., an bu siv, lèkâ g. 

— (salle de), nêg i jnbôtay. 
BANQUETER, v. n. dèf mbô- 
tay. 

BANQUIER, s. m. vétikat b. 

BAOBAB, s. m. guy g., lâlo 
g. — (petit), nguytân b. — 
(feuilles du) pour le couscous, 
lâlo d., luy m. (L). ■ — (graine 
du), gif g. — (fleur du), mbor- 
tan m. — ■ (fruit du) après que 
la fleur est tombée, hutuh v. 

— fruit mûr du), buy b. — co- 
que de ce fruit pour le tabac, 
kâtâ g., hot u buy. Préparer le 
tabac en y mêlant la cendre de 
cette coque, kâtâ. - — (écorce du) 
pour faire des cordes, hant'al 
guy, tegâ l. 

BAPTÊME, s. m. batisé b. 

BAPTISÉ (être), batisé, nangu 
batisé bâ. Je ne suis pas en- 
core baptisé, batisêngu ma, ba- 
tisêngu nu ma. 

BAPTISER, v. a. batisé. Ce- 
lui qui baptise, batisékât b. — 
(faire), batisélô. 

BAPTISTÈRE, s. m. batiséu- 
kay b. 

BARAGOUINER, v. n. mbé- 
bétu. 

BARAQUE, s. f. tel b. 

BARATTE, s. f. pàtu g., Jâtu- 
feav b. 

BARATTER, v. a. fût. 
~ BARBARE, adj. sohor, hos, 
sovas, nûl-bir, ây-bir, nëg. ■ — ■ 
s. m. sohor b. 

BARBAREMENT, adv. avec 
barbarie, bu sohor, ak nto- 
horté, bu sovas. 

BARBARIE, s. f. hos b., nto- 
horté L, diko du sohor. 

BARBE, s. f. sikim b. — sous 
la lèvre inférieure, tuhum b. 



BAR 



79 



BAT 



BARBET, s. m. had bu sembà. 

BARBIER, s. m. vatkât u si- 
kim b. 

BARBIFIER, v. a. t'ai sikim. 

BARBOTER, v. n. marcher 
dans l'eau bourbeuse, patahpa- 
tahi. ' 

BARBOUILLER, v. a. tilimal. 

BARBU, adj. baré sikim. 
Homme barbu, borom sikim b., 
dehem d. 

BARDE, s. m. (sorte de), ban- 
dâkât b. Les chants ou les ré- 
cits de ces bardes se nomment 
banda. Voici le refrain d'un de 
ces chants en l'honneur de Gé- 
dèl Mbôd, roi du Saloum : Il 
détruit les forts de Cumbof et 
de Navèl, prend les habitants 
de Sibasor et revient à Kaone, 
tod Kumbof, tod Navèl, dapâ và- 
Sibasor, dèhi Kaon, Mbôd. 

BARDOT, s. m. bérkéïé b., 
varalé b. 

BARIL, s. m. barik b. 

BARIOLÉ, adj. damante, ti- 
panté, tipandiku. 

BARQUE, s. f. gai g. kanot. 

BARRE, s. f. ligne, redâ v. 
— de fer, bara g., vèn g. — de 
bois, bantâ b. — pour fermer, 
tedukay b., ubukay b., peran- 
hal b., beslenukay b. ■ — d'une 
rivière, 6c/ b., bar b. 

BARRER, v.a. marquer, redâ. 
— ; fermer, ted. 

BARRICADE, s. f. en bois ou 
en pierres, sangé b. Faire cette 
barricade, sangé. — en pierres, 
tatâ d. — en terre, ngasô b. — 
en épines, nak b. 

BARRICADER, v. a. sangé, 
tatâ, nak ; dèfar sangé, dèfar 
tatâ, dèfar nak. 

BARRIÈRE, s. f. tedukay b. 

BARRIQUE, s. f. barik b 



BAS,- s. m. le dessous, sûf s, 

— chaussure, kavas b. — adj, 
sûfê. Caractère bas, vil, diko du 
dombâ. Faire main basse, lel, 
ndangal. Ils ont fait mains basse . 
sur tous les habitants de la viMé, 
rèyat nanti va dekâ bi yèpâ. IL 
a la vue basse, gis âm gâta nâ. 

— (terme), grossier, bât bu 
nâv. — (parler), dëy, vah 
ndankâ, vah ta sûf. — (mettre), 
dur. — (être sur le point de. 
mettre), ûohi. ■ — (en), ti sûf. 
Au bas de, ti sûf u. Ici-bas, filé K 
ti adunâ silé. La-bas, fâlé. Va- 
t'en '-a-bas, dèmal fâlé. 

BASCULE, s. f. baskil b. 

BASE, s. f. tât v., tankâ y.. 
tègukay b. 

BASER (Se), v. pr. dapâ ti. 

BAS-FOND, s. m. hô'té b. 

BASILIC, s. m. lebâleh g., 
ngungnnc m., ngungun m. (L) i 
hasavàn m. 

BASSE-COUR, s. f. ngunu l, 
urumbal b. 

BASSE-MARÉE, s. f. gêt gvt 
fèr, mpèré m. Attends que la 
marée soit basse, hâral bè gcï 
gi fèr. 

BASSEMENT, adv. bu dombâ. 

BASSESSE, s. f. caractère, ba*, 
diko du dombâ, nakâ-yar g, — , 
action basse, def du dombâ, 
nâvtèf g. 

BASSIN, s. m. ndap l. 

BASSINER, v. a. les yeux, 
tûf. - — (action de), tûf b. — 
(remède pour), tûf g. — (Se), 
se faire bassiner les yeux, tûfu. 

BASTONNADE, s. f. (donner- 
la), yar, sadâ, vuli. 

BAS-VENTRE, s. m. nahâ b. 

BÂT, s. m. laltay al mbâm*. 
sef. ■ 



BAT 



80 



BAU 



BATAILLE, s. f. haré b., hêh 
%. — (champ de), d a \ 5. 

BATAILLER, v. n. haré, hêh.. 

BATAILLEUR, s. m. harêkàt 
b-, hêhkât b. 

BÂTARD, s. m. dôm u arâm, 
"dôm u gâté, dôm u dâlô, dôm 
u far. 

BATEAU, s. m. gâl g. — 
(grand), randi b., rendi b. — 
à vapeur, sahàr g., sahâr i gêt. 
~ — de transport, yâléukat b. — 
à deux mâts, à trois mâts, nâr 
i ma, net i ma. 

, BATELIER, s. m. yâlékât b., 
"dalâkât b. 

BATER, y. a. tèg laltay. 

BÂTI, adj. (mal), nâv taha- 
"vby. 

BÂTIMENT, s. m. ntâh m. 
■*> — navire, gâl gu rèy. 

'BÂTIR, v. a. tabah, séntu ker, 
'sampâ ker. 

BÂTISSE, s. f. tabah b., ta- 
b'ahay b., sent a b. 

BÂTISSEUR, s. m. tabahkât b. 

BÂTON, s. m. bantâ b. — 
''canne, et in, yèt v. — de voyage, 
sukôtu b. — d'aveugle, tumbâ 
b. — pastoral, et u monsénor. 
•— de traverse pour le lit, ta- 
gar b. — servant de bois de lit, 
bant'u lai, din i lai. — pour 
soutenir les greniers, galal g. 
■ — qui soutient la trame du 
"tisserand, pohâ b. — aplati à 
Une extrémité pour remuer le 
riz ou le couscous, baku b. 

BÂTONNER, v. a. dôr, sad% 
yar, vuli. 

BATTEMENT, s. m. de cœur, 
l hîh b., pitpit b. — de mains, 
'Hatu. g. 

BATTEUR, s. m. de linge, tâ- 
>àpakâl b. 



BATTOIR, s. m', tâpukay b., 
dôm u tâparka. 

BATTRE, v. a. itâ, dôr, dân, 
durnâ, vip, né vip, — (action 
de), dôr b., dàn g., itâ g. — 
donner un mauvais coup sur 
la tête, hân. — quelqu'un dans 
une discussion, èy. Tu l'as 
battu, èy nga ko. ■ — les enne- 
mis, daha. ■ — un objet pour 
l'amollir, la terre avant d'arra- 
cher les pistaches, tetâ, tâpd. 

— à coups redoublés, tetat. — 
le linge, tapa. Planche pour 
battre le linge, tâparka b. — 
les grains, batâ,,bodâ, sohâ. — 
le fer, tegâ, daha. Bats le fer 
tandis qu'il est chaud, dahal 
vèn su tangé. — le tamtam, 
tegâ tamâ, tegâ ndendâ. Se 
faire battre le tamtam, sabaru. 

— le tamtam sur une espèce 
de cachasse, telet, teletu. — 
une faux ou un autre instru- 
ment pour l'affiler, daha, namu, 
dâs. — v. n. des mains, tatu. 

— en parlant du chien du fu- I 
sil, bat. Ce fusil e t rouillé, la 
détente ne part plus, fètèl gi 
dèfâ hur, batatul. — en par- 
lant du cœur, du pouls, yengu, 
yengâtu, pitpiti. Mon cœur bat 
avec force, sumâ hol angâ pit- 
piti, samâ nav dog nâ. — en 
retraite, voiïâku. — (Se), hêh, 
dorante, hêhanté. Ces méchants 
enfants ne savent que se battre, 
halèl yu bon yilé, hêhanté 
rèkâ la nu ham. — à coups de 
fusil, f étalante. — à la guerre, 
haré, hêh. — en parlant de 
bêtes à cornes, bodâ, mbe- 
kanté. 1 

BAUDET, s. m. mbâmsef, 
mbâm u Laobé, varah v. 



BAU 



BED 



BAUGE, s. f. mpah i mbàm- 
alâ. 

BAVARD, s. m. vahkât b., 
sôvkât b. 

BAVARDAGE, s. m. ntov L, 
vah du baré. 

BAVARDER, v, n. sôv, vah a 
vah. 

' BAVE, s. f. yût g., ngelâ m. 
— des animaux, yulul v. 

BAVEUR, s. m. yûtkât b., 
gelâkât b. 

BAYER, v. n. yëru bè ga. 

BÉANTE (avoir la bouche), 
af, ga, gapi. 

BÉATITUDE, s. f. arbarké b., 
mûr m., vursèk v., tèhéay b 

BEAU, BEL, adj. rafèt, dèkâ, 
dongomâ, am târ, ber (L). Bel 
et bien, bu bâh. C'est bel et 
bien, mais... bâh nâ, vandé... 
Tout beau, ndankâ, va di. Oui, 
c'est beau (ironique), rafèt nâ, 
vav — (très), rafèt kâr, rafèt 
kârkâr, rafèt loi, rafèt bè ber. 
A cause de sa belle main (pour 
écrire), ndégé lohô'm kârkâr. 
Ton pagne est très beau, sa ma- 
lân rafèt nâ loi kâr. — (ren- 
dre), rafètal, dèkali. — (faire 
le), dâgu, hadân. — harmo- 
nieux, tuhâ. — (avoir), lu suivi 
d'un verbe redoublé. On aura 
beau le cacher, le vol sera dé- 
couvert, lu nu ko nebâ nebâ, 
térêtil ntatâ gâ di fèfi.. 

BEAUCOUP, adv. baré, bè mu 
baré, loi, dop, baré nâ alfun, 
baré kâr, baré bè né hab, fuf, 
bè barakalla. Il y en a beau- 
coup, mungi né ganâ. Il le sur- 
passe de beaucoup, dèf ko sut 
fuf. Mon champ a rapporté 
beaucoup cette année, sumâ tôl 
sakan nâ rèn bè barakalla. Il 
y a beaucoup de mil, dugup 



baré nâ loi kâr. (Un grand nom.*, 
bre de particules superlatives, 
sont indiquées avec les verbes, 
qu'elles peuvent accompagner). 
— (avoir), baré, barélé. Si,, 
quelqu'un dit : Associons-nous, 
c'est qu'il ne possède pas beau- 
coup ; celui qui a en abondance 
est son associé, bô dégê ; NU- 
nu bokâ, dâ nga baréléul ; feu 
am far ak sa bopâ. 

BEAU-FILS, s. m. gendre, 
.çroro b. — celui dont on a.. 
épousé le père ou la mère, dôm 
u dîtlé. Le beaau-fils n'est pas, 
un fils, dôm u dîtlé du dôrn. 

BEAU-FRÈRE, "s.. m. frère de la,, 
femme, tan g., ntamén u da- 
bar. — frère du mari, deker- 
du mag, deker du ndav. — • 
mari de la sœur de la femme, 
goro b. 

BEAU-PERE, père du mari ou 
de la femme, goro b. — mari 
de la mère, bây'teh. 

BEAUTÉ, s. f. rafètay b., de*, 
kay b., târ b., daradâ d., yiv\ 
v. La beauté et la solidité de . 
cet édifice, dèkay ak deheray 
gâ tabah mômu andal. — par- 
faite, dongomâ d. — harmo^ 
nie, tuhay b. 

BÉBÉ, s. m. sepèn b. gâné s. 

BEC, s. m. gémén g., gémèfb. 
u mpitâ. — (avoir) et ongles, 
ganayu, nêhul a lâl. 

BÉCASSE, s. f. ndibérlé l. 

BÉCASSINE, s.f. ndimbahlor t 

BÊCHE, s. f. pèl b. 

BÊCHER, v. a. bèy, bêyât; 

BECQUÉE, s. f., lèntâ b., hoh 
g., log b., lumpâ b., holtal b. 

BECQUETER, v. a. tof, top^ 
képâ, képé. — (Se), tofanté. 

BEDAINE, s. f. kola b., kol%. 
bu rèy, bîr bu rèy. 



BEG 



BER 



BEGAIEMENT, s. m. deray b., 
-ndotom g., ner g. 

■ BÉGAYER, v. n. de'r, dotom, 
■fier. 

BÈGUE, s. m. derkât b., do- 
lomkât b. 

BÊLEMENT, s. m. mêm g. 
' BELER, v. n. mêm. 

BELETTE, s. f. mbér m. 

BÉLIER, s. f. nhàf m., nhar 
mu gôr. — coupé, tapangâ b. 

BELLE (de plus), loc. adv 
gen di, avec un verbe. Il chante 
de plus belle, ma gen di voy. 

BELLE-FILLE, s. f. bru, goro 
b. — celle dont on a épousé le 
père ou la mère, dôm u dîtlé. 

BELLE-MÈRE, s. f. celle dont 
on a épousé la fille, goro b., 
génav tôl. — épouse du père, 
ndèy' teh. 

BELLE-SOEUR, s. f. sœur de 
la femme, dabar du mag, dabar 
4u ndav, génav tôl. — femme 
du frère du mari, pétergô b. 
— sœur du mari, ndékâ digèn. 

BELLE-TANTE, s. f. femme 
de l'oncle, yumpan d. 

BELLIQUEUX, adj. harékât 
b., liéméil h are. 

BÉNÉDICTION, s. f. barké 
b., mûr m., yiv'Yalîa v., vur- 
sèk v., tuyâba d. — ou malé- 
diction, suivant le contexte, 
•nrÂn-Yalla g. — du père, barké' 
bây. — de la mère, vursèk .u 
^ndèy. 

BÉNÉFICE, s. m. tono b., vès 
g., nodi g., gané b. — (avoir 
du), tono, gané. 

BENÊT, adj. dèsé, noradi, tûy, 
■ J tôy t dof. — s. m. dèsé b. tûy 
b., dof b. 

RÊNÉVOLEMENT, adv. ak hol 
*èu tali. 



BÉNI, part, pas., burké, baré 
barké. Béni soit Dieu, nâ nu 
santâ Y alla, Barak Alla (A). 

BÉNIT, part. pas. lu nu bar- 
kèl. L'eau bénite, ndoh ma nu 
barkèl. 

BËNIGNEMENT, adv. ak. bâ- 
hay, ak hol bu lèv. 

BÉNIGNITÉ, s. f. bâhay b., 
lèvay b. 

BÉNIN, adj. bâh, lèv. 

BÉNIR, v. a. barkèl. Bénis ma 
case, barkèlal ma sumâ nêg. 

— glorifier, santa, nâv, voy, 
tagas. — avec des cérémonies 
superstitieuses, lëmu. — faire 
prospérer, tèhétlô. 

■BÉNITIER, s. m. bénite b., 
dèfukay u ndoh mu sèlâ. 

BENJAMIN, s. m. enfant pré 
féré, hedâ d. 

BÉQUILLE, s. f. tum b., su- 
kôtu b. Marcher avec d s bé- 
quilles, sukôt, sukôtu. 

BERCAIL, s. m. étable, pi 
quets où l'on attache les bœufs, 
gétâ g., pêdâ b. (L). — pour 
les chèvres, ngédâ l. 

BERCEAU, s. m. lalay b. lal- 
tay b. 

BERCER, v. a. teral, tedal. 

— de vaines promesses, d'un 
vain espoir, nah. — (Se) de vai- 
nes espérances, nah sa bopâ. Il 
s'est bercé d'un vain espoir, 
yâkar âm tas nâ. 

BERGE, s. f. d'une rivière, 
ntakâ g. 

BERGER, s. m. samâ b., sa- 
mâkât b. 

BERGERIE, s. f. gétâ &, 
pédâ b. — pour les chèvres, 
ngédâ l. 

BERGERONNETTE, s. f. ntal- 
bèt L 



BER 



83 — 



BIE 



BERLUE, s. f. tim g. — (avoir 
la), tim, gelem, dûm. 

BERNER, v. a. railler, na- 
val, sébé, rêtân. 

BESOGNE, s. f. ligèy b. 

BESOIN, s. m, sohlâ s., 
ntohlâ s., âdo . d. — (avoir), 
sohlâ, sàhlé, âdo. Je n'ai be- 
soin de rien, sohlau ma darâ. 
Quand j'aurai besoin de toi, je 
te le dirai, bu ma la sohlâ di 
nâ la ko vah. Les pauvres n'ont 
pas autant de besoins que les 
riches, bâdolâ yi barêu nu 
sohlâ nâkâ borom alal. — 
(avoir), avec un verbe, met. 
Cet enfant a besoin d'être cor- 
rigé, halèl bi met nâ yar. — 
(éprouver un) naturel, saf. — 
(an), su meté, su ma ko sohlâ, 
sô ko sohlâ, etc. suivant le sens. 

BESTIOLE, s. f. rab vu sèv, 
gunûr g. ■ , 

BÊTA., s. m. do} b. C'est un 
bêta, dèfâ dof. 

BÉTAIL, s. m. rab i ker. 

BÊTE, s. f. rab .v. Une bête 
apprivoisée, rab vu mîn. Adj. 
dèsé, noradi, dof, tûy. 

BÊTEMENT, adv. bu dof. 

BÊTISE, s. f. dofay b., def i 
dof, bât i dof, tûhan g. 

BEUGLEMENT, s. m. natta b., 
bembâ g. 

BEUGLER, v. n. nanâ, bembâ. 
— - j ter de hauts cris, sôv, 
yûhu. 

BEURRE, s. m. dit' g. — frais, 
dah g. — indigène, div' volof. 
— salé, div'horom. — végétal, 
karité g.. ■ — végétal et médici- 
nal, tulukuna d. 

BEURRER,, v. a. rây div. 

BÉVUE, s. f. ndûm g. tom 
g. — (faire une), dûm, tom. 

BIAIS, s. m. dengâ b. lunkâ 



b. . . (être de), biaiser, dengâ K 
lunkâ, lunkantu. 

BIBELOT, s. m. yef i tùhan, 
as embâ. 

BIBERON, s. ni. nânkâl b., 

BIBLE, s. f. bibâl b. La pe._ 
tite Bible (ouvrage volof), BibâV 
bu tûti. 

BIBLIOTHÈQUE, s. f. meuble, 
kagukay i tëré, adukay u tëré, 
— salle, dèntukay i tëré, nêg 
i tëré. 

BICHE, s. f. qui a deux raies 
de chaque côté, l'une blanche, 
l'autre noire, kevèl g. -— 
grosse, rougeâtre et sans raie, 
mbilâ m. — qui a des raies, 
blanches et rouges, dib b. — 
petite, rouge et sans cornes, 
barôm b. — rouge, à cornes 
lisses et pointues, ksinsin b., 
singsing b., nalôm g. 

BIEN, s. m. le contraire du 
mal, lu bâh. Fais le bien et. 
évite le mal, nâ nga dèf lu 
bâh té moytu lu bon. — posses- 
sion, alal d., amam b., dur g., 
mômèf g., nkôm m. Ceci est 
mon bien, est plus clair que : 
J'y ai ma part, fi là bokâ, ma 
ko môm â ko gen â sèt. Le bie i 
d'autrui a pour nom de fa- 
mille « Laiss », alal u dâm- 
bûr, « Ba » 'lu santâ. Ou bien, 
mbâté, mbâ, mbit. Tu feras c& 
que je t'ai dit ou bien tu t'en 
iras, di nga dèf U ma la vah 
on, mbâté nga dèm sa y on. .Tu 
ne le veux pas, c'est bien, begu 
la ko, bâh, nâ. Beaucoup, méti, 
baré, loi ou 'e verbe répété. Il 
a' bien de l'argent, baré nâ ha~ 
lis. Ma sœur est bien ma- 
lade, sumâ digèn der nâ bu 
méti. Je l'aime bien, sopâ n<t 
ko bu bâh â bâh, ou sopâ nâi e 



BIE 



BIS 



ko loi, ou sopâ nâ ko sopâ. Bel 
"st bien, bu bâh. — int. bravo 1 
vav gôr ! vahav ! — (très) ! vav 
kaû ! dârâ def ! — (mener à), 
de différentes manière. Bien 
qu'il soit méchant, je l'aimerai 
toujours, lu mu bon bon, di 
nâ ko sopâ môs. Bien qu'il 
soit riche, il mourra, lu dur 
am baré baré, di nâ de, térétil 
mu de, tahtil mu retâ de gâ. 
— (si) que, bè. — plus, magum 
Mu. 

BIEN-AIMÉ, adj. kâ nu sopâ 
sopâ, hedâ d., sopèl b. 

BIEN-ÊTRE, s. m. sutura s. 

BIENFAISANCE, s. f. yévèn 
b., lâ-bîr g., bâhay b., mbâ- 
hay g. 

BIENFAISANT, adj. yévèn, lâ- 
x bîr, bâh. Il est bienfaisant à 
l'excès, bâh nâ bè dof. 

BIENFAIT, s. m. ndèkâ L, 
■yiv v. g. On â payé mes bien- 
faits d'ingratitude, sumâ i 
nd.èkâ, nahar la nu ma lèn 
fèyê. — ménagé par la Provi- 
dence, hèval g., ntobaré g. 

BIENFAITEUR, s. m. dèfal- 
kât i ndèkâ. Dieu est notre 
premier bienfaiteur, Yallâ nu 
gen â dèfal i ndèkâ. 

BIENHEUREUX, adj. tèhé, su- 
turlù, baré mûr.' Les bienheu- 
reux, va nu tèné nâ, va aldanâ 
yâ. 

BIENNAL, adj. lu di hèv nâr 
i at vu nèkâ. 

BIENSÉANCE, s. f. tèday b., 
têrangâ $., sutura s., vursèk v., 
tègin g., mpâl m., goré g. 

BIENSÉANT, adj. dèkâ, am 
térangâ, tèdâ, goré. 

BIENTÔT, adv. lëgi, né nkîs. 
Bientôt après, bè né nkîs. La 
îune paraîtra bientôt, lëgi vêr 



vi fën ; s'il s'agit de la nom 
velle lune, lëgi vêr vi tèru. 
Bientôt je m'en retournerai 
chez moi, lëgi ma fiibi. 

BIENVEILLANCE, s. f. mbu- 
gal m, bâhay b., yiv v., lâ- 
bir g. 

BIENVEILLANT, adj. bâh, 
lèv, lâ-bîr. 

BIENVENU, s. m. (vous se- 
rez le), di nânu la agali bu 
bâh. 

BIÈRE, s. f. bér b. — cer- 
cueil, kès g. 

BIFFER, v. a. far, yahâ, fèy. 

BIFURCATION, s. f. d'un che- 
min, ntelâ b. — (deuxième) du 
même chemin, ntelit b. 

.BIFURQUER (Se), v. pr. selâ. 

BIGAME, adj. borom nâr i 
dabar. 

BIGARRÉ (être), damante, ti- 
panté, tipantiku. 

BIGARRER, v. a. damante. 

BIJOU, s. m. takay L, dâro 
b., tahâ b., lam b. 

BIJOUTIER, s. m. leg'i urus. 

BILIEUX, adj. qui a de la 
bile, borom haylit. — irascible, 
mèrkât b., nahari dérèt, gâv â 
mèr, baré diko. 

BILLET, s. m. bidèt b., tërê 
s. — de banque, kait u hâlis. 

BIMANE, adj. borom nâr i 
loho. 

BIOGRAPHIE, s. 1. (écrire la) 
d'un homme, bindâ daloré i 
nit. 

BIPÈDE, adj. borom nâr i 
tankâ. 

BIQUE, s. f. bèy v. 

BIQUET, s. m. tèf b., mbolé s. 

BIQUETER, v. n. dur. 

BISAÏEUL, s. m. BISAÏEULE, 
s. f. marnât m. 



BIS 



— 85 — 



BLO 



BISANNUEL, adj. lu di hèv 
jîâr i at yu nèkâ. 

BISBILLE, s. f. tongo b., ton- 
guanté b., hulô i tâhan, avalé, g. 

BISCORNU, adj" lunkâ. 

BISCUIT, s. m. mbiskit m. 

BISE. s. f. gil' gop. 

BISQUER, v. n. matu. 

BIVAC, BIVOUAC, s. m. dal b. 

BIVAQUER, BIVOUAQUER, y. 
•n. dal. 

BIZARRE, adj. capricieux, 
bèsu, sôf, baré diko. — (homme) 
par son accoutrement, hadam b. 

BIZARRERIE, s. f. sofa? b. 

BLAGUE, s. f. tâhan g., fèn 
v., kabâb g. 

BLAGUER, v. n. tàhan, fèn. 

BLAGUEUR, s. m. tâhankât 
i>., fènkât b., borom lamén vu 
</udâ, baré kabâb. 

BLÂMABLE, adj. met a lias, 
met a hulé, met a èdâ. 

BLÂME, s. m. lias b., hulé 
b., yèdâ b. 

BLÂMER, v. a. has, hulé, 
yèdâ, néméku. 

BLANC, , s. m. tubâb b. Ce 
mot désigne en général toute 
personne vivant à la manière 
des Européens. Si l'on veut 
spécifier qu'il s'agit d'un Eu- 
ropéen proprement dit, on se 
sert de il 'expression tubâb i gêt. 
— (s'attacher à un), tiibâbu. 
C'est à toi que je m'attache, 
yov là di tubâbu. Imiter les 
blancs, tubâblu, tubâbtubâblu. 
Imiter les blancs ne suffit pas 
pour 'l'être, tubâblu tahtil nga 
.nèkâ tubâb. 

BLANC, adj. vêh. Très blanc, 
vêfi tal, vêh fur. J'ai passé une 
nuit blanche, gudi gi gépâ né- 
lavu ma. Je lui ai donné ca~te 
blanche, bayi nâ kô'k sagô'm. 



Je te donne carte blanche, dè- 
mal fô ham. — propre, sèt. — 
(habit), ndôr l. — d'ceuf, ndan- 
dahêr b. 

BLANC-BEC, s. m. to^om g. 

BLANCHÂTRE, adj. vëhâlè. 

BLANCHIR, v.a. vêhal, vêhlô. 

— laver, fôt, sètal. — (faire), 
fôtlô. J'ai fait blanchir mon 
pagne, fôtlu nâ sumâ malân. — 
v. n. commencer à avoir les 
cheveux blancs, dôr a bidâv. 

BLANCHISSAGE, s. m" mpôt 
m. 

BLANCHISSERIE, s. f. fôtu- 
kav b. 

BLANCHISSEUR, EUSE, s.m.f. 
fôtkât b. 

BLASÉ (être), derkîs. 

BLASER, v. a. derkîsal. 
• BLASPHÉMATEUR, s. m. sa- 
gâkât u Yalla. 

BLASPHÉMER, v. n. saga 
Yalla. 

BLÊMIR, v. n. sopaliku, râgâ. 

BLESSANT, adj. lu di ton, lu, 
di nahari, lu di dam. 

BLESSER, v. a. gâù. — avec 
des armes, dam, debâ. — cho- 
quer, ton, dèf nit lu ko nahari. 

— manquer à, moy. Blesser la 
justice, moy ndubay gâ, dèf 
lu dubul. — (Se), gânu, debu. 

— (s'entre-), gânanté, damante. 
BLESSURE, s. f. gânu b., 

damdam b. gânugânu b. 
BLEU, adj. très foncé, nul. 

— clair, bêh, mbêh, rôm, bulô. 

— (teindre en), bêhal, mbêhal. 
Lieu où l'on t int ainsi,, bêhu- 
kay b., mbêhukay b. — s. m. 
couleur bleu-clair, mbêh m., 
tévéli d., bulô b. — (pagne), tê~ 
véli g. 

BLOQUER, v. a. ûf, dog. 



BLO 



— 86 



BON 



BLOTTIR (s.), v. pr. don- 
kon, hanku, né totâ, vâf, bohu. 
« BLOUSE, s. f. sorte d'habit 
indigène, mbubâ m. — très 
ample, husâba b., hartâ d. — 
courte, turki bi. 

BLOUSER, v. a. nah, dùmlô. 

— (Se), nah bop'âm, dùm, tom. 
. BOA. s. m. mîv m., yèv m. 

BOBINE, s. f. sât b., bant'i 
ketu. 

BOBINÉE, s. f. puhé b. 

BOBINER, v. a. sût. 

BOCAGE, s. m. gol b., tôl i 
garap. 

BOCAL, s. m. poban b. 

BOEUF, s. m. nag v. Où sont 
les bœufs l'hyène mourra, fu 
nag nèkâ, buki de /a. — 
(viande de), yap'u nag. — por- 
teur, lô v., tev b. — à bosse, nag 
u ndégân, gobrâ v., gobré v. — 
sans bosse, petie espèce, ndâmà 
l. — noir, nag u balé. — moyen 
des Peuls, fulful v., fulani v. 

— non coupé, yekâ v. — coupé, 
liaban b. — sauvage, nag i alâ. 

— de diverses espèces, kobâ b., 
bu far b., nâfâr v. 

BOIRE, v. a. nân. Donne- 
moi à boire, may ma ma nân, 
tanhâ ma. Il boit tout ce qu'il 
gagne, lu rhu am, nân. Boire 
avec excès, d'une boisson 
quelconque, même de l'eau, 
mandi, nân bè mandi. — (coup 
à), tanhâ b. — (venir), nânsi. 

— d'un seul trait à la bou- 
teille ou dans une gourde, 
dolu. — les restes de bouteil- 
les, sitâtu. — avec un chalu- 
meau, nohorfôp, manhâ. — 
dans le milieu d'un base, de- 
tem. — s. m. nân g. 

BOIS, s. m. forêt, alâ b., 
hér b. — forêt de buissons, gol 



b. — à brûler, mata m. gandw 
b. — de charpente, de construc- 
tion, hanhâ b. bantâ b. — (mor- 
ceau de), dogit i bantâ. — ver- 
moulu, bantâ bu feneh. 

BOISSEAU, s. m. andâr d., 
gapâ b., bùsèl b. 

BOISSON, s. f. nân g. — de 
mil, pûh b. — faite avec de 
la farine et du miel, yimbil b. 

— enivrante, faite avec du mil 
fermenté et du miel, sibah b. 
■ — que prend un ivrogne pour 
se remettre, lahanti b. 

BOÎTE, s. f. boèt b., vahandé 
bu tût. 

BOITER, v. n. sôh. — (action- 
de), sôh b. — (faire), sôhlô. 

BOITEUX, adj. sôhkât b. 

BOL, s. m. bol b. 

BOMBANCE, s. f. (faire) dèf 
mbôtay. 

BON, adj. bâh, lâ-bîr, lèv. Il 
est très bon, bâh nâ loi. Les 
bons citoyens, nit nu bâh. De 
bonne heure, tél. Tu es venu de 
bon matin, tel ngâ nev. A la 
bonne heure, ndok. Une bonne 
fois, bènâ yôn. — à l'excès, bâh 
bè dof. — agréable au goût, 
nêh,- tèmtèmi. — (être) à quel- 
que chose, dar, dig. Ce remède 
est bon pour moi, garap gi dig 
nâ ma. Ce qui est bon pour le 
crapaud ne l'est pas pour le ' 
rat, la dig mbotâ digul dinah. 

— adv. c'est bon, bâh nâ. Il 
fait bon voyager de nuit, rifian 
nêh nâ fi tuki. Il fait bon au- 
jourd'hui, lef li nêh nâ tèy, asa- 
man si rafèt nâ tèy. — (coûter),. 
dafé. — (avoir quelque chose 
de), bâhlé, nêhlé. Ma sœur 4 de 
bons enfants, sumâ digèn bâhlé 
nâ i dôm. — (avoir quelque 
chose de moins), yëslé. — (ren- 



BON 



— 87 



BON 



<dre), bâhlô, bâhal. — (rendre) 
pour soi, bâhlu. — (rendre 
moins), yësal, yëslô. — (faire 
semblant d'être moins), yës- 
yëslu. 

BOND, d. m. tebin v. Celui 
qui saute dans le feu a un 
nouveau bond à faire, ku teb 
dal ti sajara dèsé nâ bènèn te- 
bin. — (faire faux), tas yàkar. 

BONDIR, v. n. teb. iebantu, 
badantu. — en parlant d'un 
cheval, dol. — (faire), teblô, te- 
bantulô, badantulô, dolal. 

BONDE, s! f. BONDON, s. m. 
sân b. 
, BONDONNER, v.a. sân, sahan. 

BONHEUR,, s. m. mûr m. 
barké b., arbarké b., vursèk v., 
sutura s. — (par), Yalla ô Yalla, 
ganuganu. Par bonheur il est 
arrivé, Yalla ô Yalla, nev nâ. 

BONHOMME, s. m. nit ku 
baloy. 

B®NIFIER, v. a. bâhal, bâhlô. 

BONJOUR, s. m. le matin jus- 
qu'à 10 heures, kéu, darâ kéu, 
pi. kéu yen, darâ ngën kéu. 
On répond : Oui, vav. On 
ajoute : As-tu passé la nuit en 
paix ? dama nga fanân ? mbâr 
dama nga fanâné ? pi. dama 
ngën fanân ? mbâr dama ngën 
fanâné ? On répond : La paix 
seulement, dama dâl. On peut 
aussi dire simplement : As-tu 
la paix ? dama ngâ'm ? pi. 
dama ngën am ? Rép. dama 
dâl. Vient ensuite une série de 
questions : Es-tu en bonne 
santé ? sa yaram dama ? Se 
porte-t-on bien chez vous ? sa 
ker dama ? ker gi dama dâl la 
.am ? etc. On répond chaque 
fois : dama dâl, ndah sa dama ? 
Quand on veut couper court, 



on dit : dama rèk. — de 
10 heures à 3 heures, dama nga 
vendu ? dama ngën yèndu ? 
comme plus haut. - — de 3 heu- 
res à la nuit, gonal, darâ ca- 
nal, pi. gonal lën, darâ ngën 
gonal ? Oui, vav, etc. — parmi 
les Mahométans, Salam alékum. 
On répond : Malékum salam. 
— à quelqu'un qui vient de 
faire un voyage, sarita, pi. sa- 
rita ngën. On peut ajouter le 
nom du lieu d'où il vient. Bon 
retour de Gambie, sarita Ban- 
dul. — à quelqu'un qui a 
éprouvé une perte, un malheur, 
sigil, dâv, pi. sigil lën, dàv lën. 
On ajoute toujours le nom de 
l'objet perdu. Salut pour 'a 
perte de ton père, de ton ba- 
teau, sigil sa bây< sigil sa gàl. 
On répond : sigil sa vala, sigil 
lën sën vala. — à quelqu'un 
qui a échappé à un danger, 
ndokâ sa bakân. On répond : 
Ndokâ sa vala. — à quelqu'un 
qui travaille ou revient du tra- 
vail, vav gôr, darâ def, déri 
def, pi. darâ ngën def. 

BONNE, s. f. d'enfant, bôtal 
b., yayâ d- 

iBONNET, s. m. mbahanâ m., 
mbahané m. Le bonnet est pe- 
tit, et cependant c'est avec les 
deux mains qu'on 'e pose sur 
la tête, mbahanâ tût nâ, ndé 
fïàr i loho là nu ko yobô ti 
bopâ. 

BONSOIR, s. m. en abordant 
quelqu'un, gonal, darâ gonal, 
pi. gonal lën, darâ ngën go- 
nal. Oui, vav. En le quittant, 
on dit : Passe la nuit en paix, 
fanânal ak dama, pi. fanân lën, 
ah dama : ou simplement : ti 
dama. Un répond : ti dama, da~ 



BON 



BOU 



mâ'k dama, ou mieux : Passe 
la nuit, raval gudi, pi. rav lën 
<judi. 

BONTÉ, s. f. bâhay b., lâ- 
blr g., lèvay b. Ayez la bonté 
de me donner, may ma, lêl. 

BORD, s. m. vèt g., pèga b., 
mpègâ m., bôr b. Bord d'une 
pirogue, bôr u gâl. A bord 
d'un navire, ta gâl gâ. — de 
la mer, téfès g. — d'une ri- 
vière, ntakâ g. — (être du) de 
quelqu'un, far ak, farlé, far- 
farlé. Je ne suis pas de son 
bord, du ma far ak môm. 

BORDER, v. a. ombu. 

BORDURE, s. f. ombâ b. — 
d'une robe, frange, mbitirân 
m., mbitahân m. 

BORGNE, adj. patâ, borom 
bènâ bet, borom mena nhèl. 
Cette femme sera borgne, di- 
gèn dilé di nâ patâ. — (rendre) 
patalô. 

BORNE, s.f. dig v., diganté b. 

BORNER, v. a. digalé, do- 
ganté. — (Se) à, èm, dapâ. 
Je me borne à vous dire, doy 
nâ ma rèkâ ma vah lën. 

BORNOYER, v. n. fermer un 
œil pour regarder, fis, pis, dîr. 

BOSQUET, s. m. gol b., tôl 
u garap. 

BOSSE, s. f. hângâ b., keh 
b., hodogoné b. — pour les 
animaux, dégân, ndégân b. 
Bœuf à bosse, nag u ndégân. 

BOSSU, adj. avoir une bosse 
au dos ou à la poitrine, hângâ, 
hodogoné. — avoir le dos 
courbé, depâ. 

BOTTE, s. f. paquet, say v. 
Botte de foin, say u bôb. — 
chaussure, bot b., muké v. 

BOUC, s. m. sikèt b. — vieux, 



puant, dahalûr b. — coupé, ta- 
pangâ b., tapangé g. 

BÔUCAUT, s. m. bukô b. 

BOUCHE, s. f. gémén g. Que 
je n'entende plus cette parole- 
dans ta bouche, bu ma dégati 
mukâ bât bôbulé ti sa gémèn. 

— (mettre dans la), sèh, log,. 
lanta, lurnpa, holtal. Ne mets- 
pas l'aiguille dans ta bouche, 
bul sèh pursâ bi. Mettre dans 
la bouche d'un autre, sèhal. 

— (mettre dans 'a) des choses 
réduites en poudre, comme ta- 
bac, couscous, mêh. — (garder 
dans la), guh. — (rejeter de la), 
yabi. — (avoir la) béante, af, 
'ga, gapi, gang. — (fai^e ou- 
vrir la), aflo, galô, gapilô r 
ganglô. — (fermer la), se taire,. 
gèb, nopi, né tel, né tèlâ, tè- 
lâral, né mîk, dapâ sa gémén.. 

BOUCHÉ (être), ubu, sânu r 
sahanu, fatâ, fatu, mâkâ, sâkâ. 
Le trou de la clef est bouché,. 
pah i tàbi di fâtâ nâ. 

BOUCHÉE, s. f. log b. lèntâ 
b., lunipâ b. — d'objets ré- 
duits en poudre, mêh m. 

BOUCHER, v. a. ub, fatâ, fa- 
tal, daf, taf, sân, sahan, sâkâ, 
renkâ. J'ai bouché ce trou de 
souris, sâkâ nâ pah i dinah 
mile. — hermétiquement, fata 
tarât. — en appliquant quelque 
chose, taf. Bouche-le avec ta 
main, taf ti sa loho. — (action 
de), taf b. Celui qui bouche, 
sâfikât b., sahankât b. — (faire), 
fatâlô, sâillô, sahaûlô. 

BOUCHER, s. m. tiflékât £>., 
butâr b. — (faire le métier de), 
tifïé. 

BOUCHERIE, s. f. tifléukay b. 
(viande de), tiflé b. 

BOUCHON, s. m. sâri b., sâna 



BOU 



BOU 



b., sahan b., sahanu b., tafu 
b., renkâ b. Bouchon de bois, 
renk'i bantâ. Bouchon de bou- 
t'ille, renk'i butèl. Le bouchon 
a sauté, renkâ bi teb nâ. 

BOUCLE, s. f. dâro b., dâru 
b. — d'oreille, dûro'nopâ. — 
de cheveux, korol g. 

BOUCLER, v. à. les cheveux 
à quelqu'un, korol. ■ — (se faire) 
les cheveux, korolu. 

BOUCLIER, s. m. mpâkâ m. 

BOUDER, v. n. gèdâ, tongu. 
— (faire semblant de), gèdâ- 
gèdâlu. — (Se) réciproquement, 
gèdanté, tonguanté. 

BOUDERIE, s. f. gèdâ b., gè- 
day b. 

BOUDEUR, s. m. gèdâkât b. 

BOUDIN, s. m. budèn b. 

BOUE, s. f. binit b., tahâ b., 
potopoto b. Personne ne peut 
marcher dans votre village sans 
être couvert de boue, kèn me- 
nu! â doh ti sèn dekâ té poto- 
poto tahu la. — (enfoncer dans 
la), gido. — rouge, argile, 
ban b. 

BOUÉE, s. f. boy b. 

BOUEUX, adj. potopoto, na- 
pato. Il pleut tellement que les 
chemins sont pleins de boue, 
tav bi méti nâ bè yôn yi poto- 
poto. 

BOUFFEE, s. f. Jûf b. Lancer 
une bouffée, fùf. Bouffée de 
vent, mpëh m. 

BOUFFI (être), névt, nivi, 
foki, fohi, fônki, fônhi, fès. — 
d'orgueil, sûr, gem bop'âm, 
magâ bopâ, dunki. 

BOUFFIR, "v. a. névilô, ni- 
viîô, fônkilô. 

BOUFFISSURE, s. f. névô b., 
nivô b., foki b. 

BOUFFON, s. m. (sortes de), 



gavlô b., géséré b. Les diverses 
espèces de griots, les charpen- 
tiers connus sous les noms de 
Sén et de Laobé font aussi le 
métier de bouffons. 

'BOUGER^ v. n. yengu, yen- 
gâtu. 

BOUGIE, s.f. sondèl b. busi b. 

BOUGONNER, x. n. nurumtu. 

BOUILLANT, adj. bah, tangâ. 
Mon cceur est bouillant, sumâ 
hol bah nâ, tangâ nâ. 

BOUILLI, s. m. mbahal L, 
mbahal i yapâ. 

BOUILLIE, s. f. en général, 
mbahal m. — de farine de mil, 
lâh b. Je n'aimerai jamais telle- 
ment la bouillie qire je fasse ser- 
vir ma tête de chenet, begati nia 
lâh bè sumâ bopâ dèf vos. — 
de mil granulé, ruy b. — très 
liquide, lâh ou ruy bu ruyu, 
bu hormbêt, bu toy, bu voyof. 

— très épaisse, gadarni b., da- 
darni b. — où il n'y a que de 
la farine de mil et du sel, nahèt 
b., ngèv l. — assaisonnée avec 

v de la viande ou du poisson, gar 
b. Si elle est faite avec du mil 
simplement concassé, gar u san- 
hal. — aux pistaches ou aux 
pépins de melon, ragat b. — 
(faire de la), làh, ruy. — (faire 
cuire ou servir à quelqu'un de 
la), /«/)a/, ruy al. Ne me feras- 
tu pas de la boullie ? dô ma 
lâhal âm ? 

BOUILLIR, v. n. bah, vanah, 
hèt, hètu. — au moral, bah, 
tangâ. — jusqu'à s'épuiser, gêr. 

— (faire), bahal. — (faire sem- 
blant de), bahbahlu. 

BOUILLOIRE, s. f. bahalu 
kay b. 

BOUILLON, s. m. nch m. 
Beaucoup de couscous vaut 



BOU 



— 90 — 



BOU 



mieux que beaucoup de bouil- 
lon, baré nêh, baré tèrê ko 
<7<>n. 

BOUILLONNEMENT, s. m. hèt 
b., hetay b., vanah b. 

BOUILLONNER, v. n. hèt, va- 
nah. 

BOUILLOTTE, s. f. bahalu- 
hay b. 

BOULANGER, s. m. lakâkât 
u mbûru, dèfarkât i mbûru. 

BOULANGERIE, s. f. lakukay 
u mbûru. 

BOULE, s. f. dankâ b., kupé 
b., bal h., dondâ b. 

BOULET, s. m. bulèt b. 

BOULEVERSÉ (être), en dé- 
sordre, dahasô, dalahu, rabadô. 
— - troublé, dâh, dâhlé, led. J'ai 
de quoi être bouleversé, dâhlé 
nû, ledlé nâ. 

BOULEVERSEMENT, s. m. ac- 
tion de mettre en désordre, da- 
lah b., dahasé b. — action d'être 
bouleversé, dahasô b., rxdâh g., 
dâhlé b. 

BOULEVERSER, v. a. mettre 
en désordre, dahasé, dalah, da- 
iahé. Ne bouleverse pas tout 
dans ma chambre, bu ma ra- 
badêl suma nêg. Ils ont tout 
Jboùlëvereé le pays, rabadé nânu 
r&v mi mépâ. 

BOUQUET, s. m. ntobâ b., 
ntôrlôr l. 

BOUQUIN, s. m. vieux bouc, 
dahalur b. — vieux livre, tëré 
bu magèt. 

BOURBE, s. f. potopoto b., 
■binit b. 

BOURBEUX, adj. potopoto. — 
en parlant de l'eau, nâh, neh, 
lenda, lendé. Rendre l'eau bour- 
teuse, nâhal. 

BOURBOUILLES, s. f. pi. bëd 



y., yauibam y., pitâ y. — (avoir 
des), bëd, yambam. 

BOURDE," s. f. nar h., fèn v. 
Il nous conte des bourdes, dè/ô 
/p/i rèfc. 

BOURDONNEMENT, s. m. rîr 
b., bîuay b. 

BOURDONNER, v. n. bîv, vîv, 
rîr. Une mouche bourdonne 
dans mon oreille, vèn và'ngê 
vîv ti suma nopâ. 

BOURGEON, s. m. dabâ b., 
ïnénènt m., henk b., ntahté b. 
— développé, sahé b., tahâ- 
tahâ l. 

BOURGEONNER, v. n. dabâ, 
ménèt, sah i méfient, henk. 

BOURRASQUE, s. f. salavèr 
L, ntalàvèr L, risé b., ngélàné 
L, ngélèn /. 

BOURRE, s. f. tupâ b., ntupâ 
l., renkâ b. 

BOURREAU, s. m. rèykât b., 
bomkât b., nit ku sohor, nit ku 
nos. 

BOURRELER, v. a. sonal, gé- 
tèn. 

BOURRELET, s. m. tën b., 
korndé b., tonglay b., nokos b. 

BOURRELIER, s. m. sakôbé 
b., ùdé b., evkâl b. 

BOURRER, v. a. nekos, no- 
kos, rekes, rokos, tupa, renkâ. 
Bourre bien le fusil, renkal fè- 
tèl bi bè mu deher. — (action 
de), rekos b., rokos b. — l'ai.e 
manger avec excès, règalô. La 
mère de cet enfant le bourre 
de couscous, ndèy u Ixilèl bi 
dèf ko règâlô'k tèré. — (Se), 
règâ. 

BOURRIQUE, s. f. mbâmsef 
mu digèn. 

BOÙRRIQUET, s. m. mbâmsef 
m., mbâmsef mu ndav. 

BOURRU, adj. hamadi, ya- 



BOU 



9 1 



rôdi, varôdiku, ûakâ yar, iïakâ 
yiv, fiangii. 

BOURSE, s.f. naja d. — (sorte 
de), pour mettre les grisgris, 
ngisé l. 

BOURSOUFLÉ (être), névi, 
foki, fonki, frs. 

BOURSOUFLER, s. f. névilô, 
fonkilô. 

BOURSOUFLURE, s; ' f. névi 
b., foki b. 

BOUSCULER, v. a. dénah. 
BOUSE, s. f. ndëj h, ndé- 
faré b. — sèche, korombal b., 
kordondông b. 

BOUSSOLE, s. f. kompâ b. 

BOUT, s. m. fat L, ntat L, 
mud b., sutité b., ntutité l. Au 
bout du mois, ta sutité vêr vi. 
Tu n'es pas au bout de tes 
peines, dèsé nâ la tebin, sa tôno 
dêhangul. — du nez, nûr g. — 
de l'oreille, ntavan m., ntaban 
b. — (venir à), sotal, metâli. 
Qui ne se lasse vient à bout de 
tout, ku dul taèl sotal lu mu 
dôr on. — (pousser à) hatal, dad. 
Tu vas me pousser à bout, le 
nga dad ma. - — (mettre) à bout, 
iofal. — (être) à bout, dapanié, 
sesanté, tojlané. 

BOUTEILLE, s. f. pleine, 
frâstu g., butêl b — vide, hot'u 
butêl. — servant de mesure, 
hot u natu, butêl b. C'est une 
bouteille de tabac que je veux 
(pour ia valeur de un franc), 
butêl u pris là begâ. 

BOUTIQUE, s. f. dàyukay b., 
butik b., pukus b. 

BOUTIQUIER, s. m. dâykât b. 

BOUTOIR, s. m. petit instru- 
ment pour couper la corne du 
cheval, dêné b. 

BOUTON, s. m. butong b. — 
bourgeon, dabâ b., mènent m. 



— comme ceux de la variole, 
de la gale, pitâ b. ; plus sou- 
vent au pi. pitâ y. — de cha- 
leur, yambam b., bëd b. Avoir 
de petits boutons au menton, 
hodok. ■ — excroissance après 
une brûlure ou une plaie, tut b. 

BOUTONNER, v. a. butongé. 

— v. n. daba, sah i méfient. 
BOUTURAGE, s. m. dembat b. 
BOUTURE, s. f. ndembat g., 

dogit b. Endroit où l'on plante 
les boutures, dembâtukay b. 

BOUTURER," v, a. dembat. 
J'ai planté beaucoup de bou- 
tures de manioc, dembat nâ 
nambi vu baré. 

BOUVIER, s. m. samâ b., 
samâkât b. 

BOUVILLON, s. m. selu s. 

BOVINE, s. f. (peste), ndëté'. 
nag. 

BOYAU, s. m. butit g. b. — 
(gros), kerendnm m. 

BOXER, v. a. kâmah. — (Se), 
tân (A). 

BRACELET, s. m. lam b. — 
en grains de bois noir garnis 
d'argent, galba b. — qu'on met 
à la jointure du bras et de la 
main, darâ b. 

BRAI, s. m. résine, sandal s. 

— résine du baobab, ndabâ l. 
BRAIE, s. f. sorte de culotte, 

data d. 

BRAILLARD, s. m. sôvkat b., 
ku baré vah, ku baré lamèn, 
baré kabâb. 

BRAILLER, v. n. sôv. 

BRAIMENT, s. m. gàh b., 
ngâh b. 

BRAIRE, v. n. gàh. 

BRAISE, s. f. hal v. 

BRANCARD, s. m. badar b., 
nopi-ker g., mbàrn m. — pour 
porter les morts, dût g. 



BRA 



BRI 



BRANCHAGE, s. m. baniids y. 

BRANCHE, s. f. banhâs b. — 
de palmier, hangar i tîr, runga 
b., jungay b., pangay m. (L). 

— de palmier-nain, tôr, ntôr g., 
sorsôr g. — de rondier, hedèn 
d., ranga b., hangar i sibi, ha- 
rangharang b. 

BRANCHETTE, s. fi banhàs 
bu tût. 

BRANCHIES, s. f. pi. Wwn b. 

BRANGHU, adj. baré banhâs. 

BRANDILLEMENT, s. m. -yen- 
gâtu b. 

BRANDILLER, v. a. yengal, 
yengalal. 

BRANDIR, y. a. yengal, yen- 
galal, bandar. 
■ BRANDON, s. m. dum b. 

BRANLER, v.n. yanhâ, yenlut, 
yetigatu, yoh. La dent branle, 
mais n'est pas encore cassée, 
betï bâ'ngé yanhâ, ndé damai. 

— v. a. yengal, yengalal, yan- 
hal, yanhalo. — (essayer de), 
yohyohal. Essaie de branler le 
manche de ton ilèr pour 'voir 
s'il tient bien, yohyohal sa '1er 
sêt ndèm deher nâ. 

BRAQUER, v. a. dubal, dîr. 

— ses regards, dak, né dak. 
BRAS, s. m. loho b. C'est le 

Ijras de Dieu qui l'a frappé, 
loho' Yallâ ko dân. — (avant-), 
hasabu b., lah u loho b. — 
{arrière-), perek b. — (se don- 
ner mutuellement le), langô 

— (mettre, tenir sous le), bohâ, 
boh. — (arracher de sous le), 
boharni. — (à tour de), ak 
dôlé. Il l'a frappé à bras rac- 
courci, dôr nâ ko bu méti, hal 
nâ ko rèy. On l'a reçu à bias 
ouverts, mené nâiïu ko qan, 
agali nânu ko bu amul ma- 
rom. 



B.RASER, v. a. toh, sof, sn- 
fulé, sdsal, gak. 

BRASIER,' s, ni. hal y., Ml 
b., safara s., nddr l. 

BRASSE, s. f. mesure de lon- 
gueur, nây b., féhàp b. (L). 

BRASURE, s.f. toh b.. sàsal b. 

BRAVACHE, s. m. damukâl b. 

BRAVADE, s. f. damu g. 

BRAVE, ;•. m. dambàr d., 
gôr g., Cet homme est très 
brave, vd dilé gôr la loi. — 
adj. iïomé, némé, lïémén, âm 
fît, am ndambar — (faire le), 
néménné méiïlu, gdrgôrlu. — 
(rendre), ùéménlô. — honnête 
goré, tèdâ. 

BRAVEMENT, adv. 0a némén 
ak ndambàr, ak fit. 

BRAVER, v. a. némé, né- 
mén, iïomé. Qui bravé le? ab.ùl- 
les mangera le miel, ku né- 
mén yembâ, lèkâ lèm. 

BRAVO ! int. vav gor ! dura 
def ! vahav, bàh no ! 

BRAVOURE, s. 1. Kd.ainhâr g., 
fiémé g., néfnéfi g., ngôr g. 
— (montrer de la), gôrgorlu. 

BREBIS, s. f. nhar mu digèn 
— ■ (grande) du troupeau, kà- 
bâr v. 

BRECHE, s. f. pah m. 

BRECHE-DENT, adj. borom. 
ddl. 

" IBRELOUILLE' (revenir), 

n'avoir rien pris, scy, d"-p.l 
darâ, dapul tus. 

BREDOUILLER, v. n, bar, 
mbébétu. Tu ne fais que bre- 
douiller, du nga bar rèkâ, sa 
vah delà bar. 

BREF, adj. gâta. Sois bref, 
gâtai, bul gudâ. — adv. en un 
mot, ndah solal, rèk. 

BRELOQUE, s. f. def i tàh,m. 

BREUVAGE, s. m. ndn g. 



BRI 



93 



BRO 



BRIDE, s. f. lahâb d. — (par- 
tie de la) attachée à la tète 
■du cheval, tarkâ d. — (corde 
•de la), gok b. 

BRIDER, v. a. lahâb. 

BRIEVEMENT, adv. bu gâta, 
bu gâv. 

BRIEVETE, s. f. gatay b. 

BRIGAND, s. m. satâkât bu 
rèy, saysûy bu rèy. C'est un 
affreux brigand, saysây nâ hè 
sayâhèl. 

BRIGANDAGE, s. m. ndangal 
l., lel b., ntatâ b. 

BRIGANDÉR, v. n. satâ, s'aj- 
sây\ ndangal lel. 

BRIGUE, s. f. karabâné g. 

BRIGUER, v. a. hetô, ut. 

BRILLAMMENT, adv. bu mè- 
iah. — avec éclat, bu siv, ak 
ndambàr. 

BRILLANT, adj. mèlah. 1er, 
né nan, nérah, nanah. — (tivs), 
1er nâ mèlah, mèlah tastas, 
1er nâ nan. 

BRILLER, v. n. 1er, mèlah, 
iestesi, tastasi, nanah, né nan. 
Hier, le soleil tantôt brillait, 
tantôt était obscurci, dèmbâ, 
dantâ bi lëglëg mu 1er né nah.a, 
lëglëg mu tini kerùs. Sa figure 
brillait, kànam âm don nâ tes- 
tent. Il brille comme l'or, mais 
ce n'est pas de l'or, mèl nâ ni 
uras, vandé du unis. — faire), 
mèlahlô, lêrlô. 

BRINDILLE, s. f. banhas bu 
sëv. 

BRrOCHE, s. m. maladre^:e. 
■def i iïakâ. II ne fait que des 
brioches, yef i nakâ rèkâ la dèf 

BRIQUE, s. f. birik b. 

BRIQUET, s. m., bëy b. — 
(battre), bëy, korati. ' 

BRIQUETIER, s. m. dèfarkât 
i birlk. 



BRIS, s. m. todit b. 

BRISANT, s. m. dus y., hèr v. 

BRISE, s. f. gil b., gil u 
gêt, bris b., bâris b., yélman 
b. — légère du nord-est, bâr g. 

BRISE (être), tod, todu. Un 
• vase brisé, ndâ lu tod. Avoir 
des choses brisées, todlé. Mes 
deux verres sont brisés, sumâ 
nâr i goblèt tod nânu, todlé nd 
sumâ nâr i goblèt. Mon cœur 
est brisé, sumâ hol dog nâ. 

BRISEMENT, s. m. dama b., 
damât b., damît y., tod b., to- 
day b. — de cœur, hol bu têtu, 
hol bu dog. 

BRISER, v. a. dama, damât, 
tod, todat, fadah. — une tapade 
et y passer, hetâ. — la tète, 
fuhâ. Il lui a brisé la tête, fuha 
nu bop'âm. — (Se), dama, tod. 
— en parlant du trou d'une 
aiguille, hetâ. — l'un contre 
l'autre, todô. 

BRISE-TOUT, s. m. yahâ- 
kât b. 

BRISEUR, s. m. damâkât b 
damâtkât b., todkât b. 

BRISURE, s. f. damâdamâ b., 
todit b., todlod b. — (morceau 
provenant d'une), damit v., to- 
dit b., fadahit b. 

BROCANTER, v. n. dâyâtu, 
dâyâtuân, diilùtu, sopandiku. 

BROCANTEUR, s. m. dulâkât 
b., dulâtukât b., dàyâtukât b., 
sopandikukât b. 

BROCARD, s. m. sébé b., 
ntébé g., dîdu g. 

BROCARDER, v.a. sébé, dîdu. 

BROCARDEUR, s. m. sébékât 
b., dîdukât b. 

BRODER, t. a. nahât, na- 
hâtu. — ajouter à un récit des 
circonstances inventées, dokâ, 



BRO 



94 



BRU 



yokâ. Tu brodes, dâ nga dokâ 
rèk, yangé mbelîr. 

BRODERIE, s. f. nahât b., 
nahâtu b. 

BRODEUR, s. m. nahâlukât b. 

BROÎMENT, s. m. vol g., mo- 
kay b., monoh b., monohay b., 
nteta g. 

BRONCHER, v. n. sukâsulé. 

BRONZE, s. m. perem b. 

BROSSE, s.f. fahas g., bros b. 

BROSSER, v. a. fahas, brosé. 

BROUËE, s. f. sembâsuy b. 

BROUETTE, s. f. mbâm m. 

BROUHAHA, s. m. ntov l. 
bédo b. 

BROUILLARD, s. m. tin b., 
salamir s. 

BROUILLE, BROUILLERIE, s. 
f. hulô b., avalé b., dogô b. 

BROUILLÉ (être), mélangé, 
dahasu, dahasô, led. - — en dé- 
saccord, dogô. 

BROUILLER, v.a. mêler, bôlé, 
dahas, dahasé, tabas. — met- 
tre la désunion, bôlé,, hulôlô, 
durâlé, rembadé. Ne me brouille 
pas avec mon père, bul ma rem- 
badê'k sumâ bày. — (Se), hulô, 
amlé, dogô, duré (L), dotê'k. 

BROUILLON, s. m. "amlékât 
b., hulôkât b., rembadkât b., 
durâlékât b., dongé d. 
" BROUISSAILLES, s.'f. pi. gol 
gu ndav. 

BROUTER, v.a. far, for, ferlu, 
forlu. 

BROYÉ (être), moka, yéyu, 
têtu. Etre bien broyé, moka bè 
né rip, moka kilip. 

BROYER, v. a. vol, mokal, 
mokâlô,, monoh, teta. — les 
aliments, yéy, yey, sahami. — 
amollir en pressant, motohal. 
■ — avec les mains, fat ah, mo- 
noh. 



BROYEUR, s. m. volkat b. r 
mokalkât b. . 

BRU, s. f. goro b. 

BRUINE, s. f. vis b., sembâ- 
suy b. 

BRUINER, v. n. vis, visvisal T 
suysuyal. 

BRUIRE, v. n. rîr. 

BRUIT, s. m. ntov L, rir b. 
— du tonnerre, du vent, rîr b. 
Bruit des vagues, rîr i dûs, 
rîr i génah. Ne faites pas de 
bruit, bu lën sov. — (à grand), 
ak ntov lu baré. — (à petit), 
ndankû. — (faire du) à l'oreille, 
bourdonner, vîv, bîv. — (faire 
du) en tombant, né fat. Il est 
tombé avec bruit, mu né fat 
ii sûf. — (faire du), en parlant 
d'objets tombant en grand nom- 
bre, comme les gouttes d'eau, 
rutututi. La pluie tombe avec 
bruit, tav bâ'ngé rutututi. — 
(faire du) en parlant d'une 
porte, d'un couvercle qui se 
ferme avec fracas, né rap. — 
(faire du), en s'agitant, rang- 
rangi. Ce rondier fait un bruit 
continuel avec ses feuilles, sibi 
bile dèfâ topa di rangrangi. — 
(faire du), en -parlant de la 
graisse qui bout, tustusi. — 
(faire du), pétiller comme le 
feu, taltali, né tèf. — (faire du) 
en parlant d'une arme à feu, 
né tuy, né tèf. Le coup est 
parti avec bruit, soh bâ né nâ 
tuy. — (faire du) avec les lè- 
vres quand les enfants veulent 
faire leurs besoins, mutu. ■ — 
nouvelle, dégdég b., ndambat 
b. Le bruit court que, nungé 
vah né, dégdég am nâ né, dégâ 
nâ né. Il ne faut pas croire lé- 
gèrement tous les bruits qui 
courent, varu nu di gem bu 



BRU 



95 



BUR 



yombâ lu iïu dégâ lèpâ, bul di 
gâvanta di gem li nga dégâ 
lèpâ. 

BRULANT, adj. tangâ, lakâ ; 
très brûlant, tangâ dér, tangâ 
dip, lakâ dip. 

BRÛLÉ (être), lakâ. Mon pa- 
gne est brûlé, sumâ malân 
lakâ nâ. Reste de ce qui est 
brûlé, lakit b. — en parlant 
d'aliment cuit, hem, hom. 

BRULER, v. n. lakâ, hambâ, 
tâkâ. Cela brûle très bien, lâkâ 
nâ dérèt. — désirer ardemment, 
begâbegâ, néul ngéd. Je brûle 
de vous Tevoir, begâ nâ begâ 
gisati sa kanam, néu ma ngéd 
lui gisati la. — v. a. lakâ, ham- 
bal. — les aliments, hemal, ho- 
mal. — (faire), lakâlô. ■ — pour 
soi, lakâlu. 

BRULEUR, s. m. lakâkât b. 
■ BRULURE, s. f. lakâ b.. lakâ- 
lakâ b. 

BRUME, s.f. salamir s., til b. 

BRUMEUX, adj. til, tin. Le 
ciel est brumeux, asaman si til 
nâ. 

BRUN, adj. tik. 
■ BRUNIR, v. n. tik- — v. à. 
tikal, tiklô. 

BRUSQUE, adj. lûbu, rêv, 
nangâ, sûr, lèvadi, lèvari. 

BRUSQUEMENT, adv. brep- 
tep. Il s'est levé brusquement, 
dog nâ breptep, dog nâ forok- 
tok. — (arriver, se produire), 
rah. C'est alors que le fusil 
partit brusquement, bôbâ la fê- 
tai bi rahé. 

BRUSQUER, v. a. gedâ, songâ. 

BRUSQUERIE, s. î. lûbu g., 
7i gedâ g. 

BRUT, adj. nâs, nagas. — au 
moral, hamadi, hamari, nakâ 



yar, nakâ tègin, yarôdi, yarê- 
diku. 

BRUTAL, adj. hos, sohor, 
nangâ. 

BRUTALEMENT, adv. bu hos, 
bu sohor, ak ntohorté. 

BRUTALISER, v. a. hosé, so- 
horé, nâvtal. Pourquoi bruta- 
lises-tu cet enfant ? lu tah nga 
di sohoré halèl bi ? 

BRUTALITE, s. f. hos b., nto- 
horté l 

BRUTE, s. f. rab ».. Cet 
homme est une brute, nit kilé 
rab là. 

BRUYAMMENT, adv. bu rîr, 
ak ntov. 

BRUYANT, adj. humbâ, lu di 
rîr, baré ntov. 

BUANDERIE, s. f. fôtukay b. 

BUBON, s. m. tahâr b., du- 
mût b., dormôt b., darnpt b. 
Avoir des bubons, tahàr. 

BUCHE, s. f. gandâ g., tilâ 
b., bantâ b., dogit b. 

BUCHER, s. m. dèntukay u 
mata yâ. — v. n. ligèy, ligèy 
ak dôlé, savar ti ligèy, hêh. 

BUCHERON, s. m. gorkât u 
mata b., tilâkât b., tahankât b. 

BUCHETTE, s. f. tilit v,, mpo- 
nit m. 

BUCHEUR, s. m. ligèykât b., 
hêhkât b. C'est un bûcheur, 
gôr là, nèy la. 

BUFFET, s. m. armor b. 

BUISSON, s. m. randâ g. 

BULLETIN, s. m, kait b. 

BURE, s. f. yéré bu nagas. 

BUREAU, s. m. bindukay b., 
biro b. 

BURETTE, s. f. birèt b. 

BURIN, s. m. fitukay 6/ 

BURINER, v. a. fit, nahât, 
fiigâ. 



BUS 



96 



BUT 



BURLESQUE, 

», lu di rêlô. 



adj. lu met 



BUSE, s. f. durkel m., litin 
b., dorokundâ u, — personne 
stupide, dof b., noradi b., 
tôy b. 

BUT, s. m. point de mire, 
ndum b. — terme que l'on s'ef-. 
force d'atteindre, dayo b., dayu- 



kay b. — dessein, ébu b., hèlo 
g. — espoir, mébèt m., yâkar d. 

BUTTE, s. f. s. f. dôr b., 
dâl i sûf. — amoncelée par les 
fourmis, dandâ g., van g. (L). 

BUTTER, v. n. fakàtâlu, pa- 
kâtâlu, né regâ. 

BUVEUR, s m. nânkât b 
mandikât b. 

BUVOTER, v. n. nânnânlu. 




CAB 



— 97 — 



CAD 



ÇÂ, adv. ici, fi, filé. Çà et là, 
filê'k falé, fê'k fà. — Çà ! ah 
çà ! irit. èy ! mô ! nâkâ mu ? — 
pron. pour cela, lâlé, lilé, lulê; 
lôlâ, lôlu ; lôlâlé, lôlulé. 

CABALE, s. î. karabâné g., 
rembad g. 

CABALEB, v. n karabâné, 
rembad, râmbad, dahasé. 

CABALEUR, s. m. nit u ka- 
rabâné, nit i tambalay, râm- 
badkat b. 

CABINE, s. f. nêg b., nêg bu 
tût. 

CABINET, s. m. ndogtal L, 
nêg u vanok. — d'aisances, va- 
nok v., sangay b. 

CÂBLE, s. m. kâbul d., bùm 
b., bûm bu rèy. 

CABOTAGE, s. m. yâlé b. 

CABOTEB, v. n. yâlé. 

CABOTEUR, s. m. yâlékât b. 

CABBEB (Se), v. pr. dan, dol, 
tèntèlu. — (faire), dan al, dolal. 

CABBI, s. m. tèf'b. 

CABBIOLE, s.f. tebantu b. 

CABRIOLER, v. n. tebantu, 
badantu. 

CABBIOLEUR, b. m. tebantu- 
kât b. 

CACA (faire), eîT parlant des 
petits enfants, pûp, todal. 

CACHALOT, s. m ngàgâ l. 

CACHÉ (être), nebu, rùru, 
lahu, bohu. — être un secret 
pour, umpâ, né rnélès. Tout 
cela est caché poui toi, lôlu 
lépâ né na mélès fi sa i bet. 
Avoir quelque chose de caché, 
umpâlé. Rien n'est caché pour 
toi, umpâléu la darâ. 

CACHER, v. a. nebâ, das. 
Quand on cache cf que l'on j 



trouve, ce n'est pas dans l'in- 
tention de le rendre, for, nebâ, 
du hèlo débalé. — abriter, lahâ. 
— dans la bouche, log. — dans 
l'herbe, dans le sable, rûr. J'ai 
caché mon couteau dans l'herbe, 
rûr nâ sumâ pâka fi bîr nah 
mi. — en enfonçant dans quel- 
que chose, nuh. Il l'a caché 
dans l'oreiller, nuh nâ ko fa 
gégénay bâ. — sous son pagne, 
sânguâlé. — sous son aiselle, 
boh, bohâ. — (Se), nebu, ruru, 
vâf, lahu, bohu. ■ — ■ (action de), 
vâf b., nebu b. — (manière de), 
vâf in b. — dans les bras de sa 
mère. ûfu. — dans les buissons 
quand un village est pillé, has, 
as. Tout le village s'est caché, 
dekâ'bâ bépâ has nâ. 

CACHET, s. m. mandargâ b., 
haméukay b. 

CACHETÉ (être), tayu. 

CACHETER, v. a. tay, dakâ. 

CACHETTE, s. f. nebukay b. 

CACHOT, s. m. tedukay b-, 
dèngukay b., kaso b. 

CACHOTTER, v. a. duduâlé, 
nebantu. 

CACOCHYME, adj. maladif, 
yogôr, hibon. — - fantasque, 
baré diko, sôf. 

CACTIER, CACTUS, s. m. gar- 
gambosé g. 

CADAVRE, s. m, niv b. 

CADEAU, s. m. maé, mayé g. 

CADENAS, s. m kamat b. 

CADENASSER, v. a. kamat. 

CADENCE (piler en), dukanté, 
rènèl, kandang. 

CADET, s. m. puiné, rakâ d. 
— le plus jeune, tât L, ntât m. 



CAD 



CAL 



■ — (avoir son), tâtu. Celui-ci est 
mon cadet, kilé là tâtô. 

CADETTE, s. f. pierre mince 
pour paver, dar ' . 
, CADETTER. v. a. dar. 

CADI, s. m. tèrno b., tam- 
sir b. 

CADRAI, s. m. mergèl b. 

CADRE, s. m. kadiïr b. 

CADRER, v. n. èm, dag. 

CADUC, adj. magèt, voyof. — 
("mal), s. m. hem g., dânu ngé- 
lav b. — (avoir le mal), hem, 
dânu ngélav, dânu diné. 

CADUCITÉ, s. f. magètay b. 

CAFÉ, s. m. kafé b. 

CAFÉIER, s. m. garap u kafé. 

CAFETIÈRE, s. f. sègukay u 
kafé. 

GAGE, s. f. nkâf g., tedukay 
i mpitâ. 

GAGNARD, adj. taèl, ' taèl- 
kat b. 

CAGNARDER, y. n. taèl] né 
rnbap mbapâral. 

CAGNARDISE, b f. ntaèl g. 

CAGNEUX, adj. avoir les jam- 
bes et les pieds tournés en 
dehors, rinkâ. — en dedans, 
not. 

CAHIER, s. m. Mit b., Met 
b., tëré b. 

CAHOT, s. rri. regreg b. 

CAHOTÉ (être), regregi. 

CAHOTER, v. a. regregal. 

CAHUTE, s. f. si nêg, nêg bu 
tût. 

CAïCÊDRA, s. m hay g. 

CAILLE, s. f. tiprip m., pi- 
krik b., prèntan m. 

CAILLÉ, s. m. CV1LLEBOTTE, 
s. f. vay g., sôv mu vay, mba- 
nik m. 

CAILLER, v. a callebott r, 
vayal, vaylo. — (Se), vay, dâ- 



lah, vay bè dcf dalah. — (ac- 
tion de), dalah b., vay b. 

CAILLOT, s. m de sang, 
lumbâ v. — de lait, san b: 

CAILLOU, s. m. dot v. 

CAÏMAN, s. m. maymaydo m.. T 
dasik d. 

CAISSE, s. f. kês g. — argent, 
hàlis b. H est parti avec la 
caisse, dâv nâ yobuâlé hâtis bti. 

CAJOLER, v. a. néhal, nêh- 
lâié. — les femmes, kotahté, ko- 
tante, béd, gorô. 
" CAJOLERIE,' s. f. nêhal b. T 
kotahté b., kotantc b. 

CAJOLEUR, s. m. nêhallîât 
b., kotahtékât b., kotantékat b. 

CAL, s. m. (avoir un), dâs~ 
J'ai des cals à la main, sumâ 
loho dèfa dâs. 

CALAMITÉ, s. f ndogal L, 
kasarâ g., sabab s., ndâdan L 
C'est une calamité, ndâdan la r 
ndAdan «m nâ, sabab la. — 
(causer une), sabab, sabablô. 

'CALCINER, v. a supali lasô, 
lakâ. 

CALCUL, s. m. vonâ v. 

CALCULATEUR, s. m. vona- 
kât b. 

CALCULER, v. n voiïâ, lim. 
■ — v. a. conjecturer, dortu, fôg, 
dèfé. 

CALE, s. f. kal b., Fond de 
cale, bîr' kal. — morceau de 
bois, de pierre, placé sous un 
objet pour le mettre de ni- 
veau, mpègal g., mpègé g., ses 
b., sesal b. 

CALEBASSE, s. f. fruit entier, 
yombâ b. — vide, en général. 
ndap l. — longue et fluette, 
telet, télèti b. — ronde, tunka 
b. — à long col, pal b. — à 
petit col, gamba b., gamba bu 
tût. — pour battre le beurre. 



CAL 



CAM 



pâtu b., fâtukay h — pour ti- 
rer le vin de palme, taglu b. — : 
ouverte en haut, grande, lèkèt 
g. — pour travailler le cous- 
cous, lèkèt i mon lèkèt âg 
monu. — moyenne, laétèn b., 
laétân b. — plus petite, mbatu 
b. — munie d'un manche, 
mbatu' tin-. — ■ très-petite pour 
boire, nkôk s. — servant à ti- 
rer l'eau d'un puits, tah ab 
rôtu, bâg b. ' — en bois, très 
grande, bagân g. Puis, par or- 
dre de grandeur, sila b., har 
b., laétân b., keld b., kelâ bu 
tût. Plusieurs calebasses pla 
cées les unes dans les autres, 
songay b. — petite, munie d'un 
manche, kalang b. 

CALEÇON, s. m. (espèce de), 
data d., aladi di. 

CALEPIN, s. m. karnèt b. 

CALER, v. a. fèg, fègar, 
bohâ, ses, seslô. Cale cette ca- 
lebasse, fègal, seslôl lèkèt gi. 

CALFAT, s. m. galfatkât b., 
sdnkât b. 

CALFATER, v. a. galfat, sân. 

CALFEUTRER, v. a. sân, fatâ. 

CALICE, s. m. nânukay b., 
kalis b. 

CALICOT, s. m. ndôr b., 
ndimo l., ndimong lu vêh. 

CALIFOURCHON (aller à), 
var. 

CÂLIN, adj. néhalkât b., nêh 
lékât b. 

CÂLINER, v. a. nêhal, néhlé. 

CÂLINERIE, s. f. nêhal b. 

CALLEUX, adj. dûs, derkîs, 
borom dondâ. 

CALLIGRAPHE, s. m. rafèt 
loho, borom loho bu rafèt, bo- 
rom loho kârkâr. 

CALMANT, adj. lu di sèdal 
lu di serai, lu men a dalal. 



CALME, adj. en parlant des 
hommes, lèv, borom dama, ra- 
fèt diko. — en parlant du vent, 
dal, dânu, dêv. — en parlant de 
la mer quand elle est si claire 
qu'on peut voir le fond, er. 
lier. La mer est très calme, 
g et gi er nâ. — s. m. pour 
les hommes, dama d., ndalal 
m., lèvay b. — pour le vent. 
dév l. — pour la mer, kalmâ b. 

CALMER, v. a. un homme, 
levai, sèdal, dalal. On dit dalal 
hol dans le sens de consoler, 
et dalal nhèl dans le sens de 
rassurer. — - le vent, dalal, dé- 
val, dânal. — la colère, dalal, 
sîhal, gif al, glflô. — (Se), dal, 
mar, sîh, gif, dév. Laisse-le 
jusqu'à ce que sa colère sa 
calme, bayi ko bè mèr am sîh. 

CALOMNIATEUR, s. m. sos 
kât b., sosalkât b devkât b. 

CALOMNIE, s. f sos b., so- 
sal b., nsos m., dev b., ndev m. 

CALOMNIER, v. a. sos, sosal, 
dev, fènal. 

CALOTTE, s. f. mbahanâ m. 

CALOTTER, v. ^ riibét, toi 
mpès, dôr mpès. 

CALQUER, v. a. roy, topando. 

CALUMET, s. m. nânu b., 
gen : u tuh, gen ug tohn. 

CALVAIRE, s. m. kalvêr b. 
Sur le mont du Calvaire, ta 
kov tund'u Kalvêr. 

CALVITIE, s. f. hanhâ b. % 
nêl b. 

CAMARADE, s. m. andâ b., 
harit b., andalé b., andando b., 
vay d., morom m., mâs g., 
navlé b. 

CAMARADERIE s.f. kandô g. 

CAMARD, adj. tapandar, tatâ. 

CAMBRER, v. a. sadâ, bankâ. 
— (Se), sadu, banku. 



CAM 



CAP 



CAMÉADE, s. f. espèce de poi- 
vre du pays, dar b 

CAMÉLÉON, s. m. kakatar l. 
— homme inconstant, feu da- 
pandi. 

CAMION, s. m. mbâm m. 

CAMIONNER, v. a. yâlé. 

CAMISOLE, s. f. mbubâ m. 

CAMP, s. m. dal b., dalu- 
kay b. 

CAMPAGNARD, s. m. béykât b. 

CAMPAGNE, s. f les champs, 
alâ b., déri du mâsé, tôl y. — 
nue, sans arbres, dor g., ndê- 
riér g., tan b. 

CAMPEMENT, s. m. dal b., 
dàlukay b: 

CAMPER, v. n. dal. 

CAMPHRE, s. m. kanfâr b. 

CAMUS, adj. tapandar, tatâ. 

CANAILLE, s. f saysây b., 
dôm u sèytanê, kator b. 

CANAL, s. m. vayo g., hur 
m., y on u ndoh. ■— endroit où 
les bateaux, les pirogues peu- 
vent passer entre deux bancs, 
kanal b., hôte b. 

CANAPÉ, s. m. ngatan t., 
kanapé b. 

CANARD, s. m. hanhèl b., 
kanar b. — sauvage de diver- 
ses espèces, yitâ b., dimé d., 
enen b., lîroy b. 

CANARDEAU, s. m. tût i han- 
hèl. 

CANARI (attacher au), vouer 
aux génies, dô ta hèrèm, takâ 
hèrèm. 

CANCANS (faire des), baré 
menmen, baré kâbab, doh lu 
nor ak lu norul. 

CANCER, s. m. ngal l. 
CANCRE, s. m. sipasipâ b. 

— élève stupide, tôy b., tuy b. 

— homme d'une avarice outrée, 



feu domi. Tu es un cancre, yâ 
domi, va di. 

CANCRELAT, s. m. kancjkà- 
rang b., mbôt m. 

CANDEUR, s. f. sètay u hol r 
mùmin g. 

CANDIDE, adj. sèt, borom 
hol bu sèt. 

CANE, s. L hanhèl bu digèn. 

CANETON, s. m. CANETTE, 
s. f. tut u hanhèl 
CANICHE, s. m. had bu sembà. 

CANIF, s. m. nabado b. 

CANNE, s. f. et v., yèt v., — 
à sucre, damb ab sukâr, bant'i 
sukâr, ngédèm al sukâr. ' 

CANNIBALE, s. m. lèkâkât i 
nit. 

CANON, s. m. kanu g. — d'un 
fusil, d'un pistolet lûr u fètèl, 
tûr u kabus. 

CANONISER, v. a. bôlé ta nu 
sèla nâ, tèg ta lôièl. 

CANONNADE,' s. f. ndôr ^ i 
kanu, soh i kanu yu baré. 

CANONNER, v. a. yobantê 
kanu, sani kanu. 

CANONNIER, s. m. kaluné b. 

CANOT, s. m. kanot g., yôî 
b., gai u Tabab. 

CANOTIER, s. m. matlot b. 

CANTIQUE, s. m. voy v., voé 
L'.', voy-Yalla. t 

CAP, s. m. pontâ b. 

CAPABLE, adj. men, antan, 
atan. — (rendre) antanlô, 
menlô. — (faire semblant 
d'être), menmenlu. — habile, 
hcrén, vàné, harala. 

CAPACITÉ, s. f. menmen. g., 
katan g. Il a de la capacité 
pour l'étude, nêh nâ nhèl, am 
nâ nhèl, nêh nâ dangal. — 
(avoir la) de, antan, atan. — ha- 
bileté, nhérén g., haralâ g. 



CAR 



CAR 



CARAPAÇON, s. m. laltay u 
fas, laltèg b. 

CAPARAÇONNER, v. a. lai, 
laltèg. 

CAPE (sous), 1i sùf. 

CAPILLAIRE, adj. sèv rut. 

CAPITAINE, s. m.' kaptên b. 

CAPITAL (péohéï. ndèy u ba- 
kar. Il y a sept péchés capi 
ta.ux, ndèy i bakar yi, durom 
nàr la nu. 

CAPITALE, s. f. pëy b. Un 
roi qui cherche une capitale 
doit avoir de la patience, bûr 
bu di ut pëy var nâ mun. 

CAPITULER, v. n. moka, dé- 
balé sa bopa. 

CAPON, s. m. ,bahar b., ra- 
galkât b. 

CAPONNER, v, n. ragaï. 

CAPOT, adj. confus, toroh, 
rus. 

CAPRICE, s. m, sa banêh i 
bopa. Il agit ainsi par caprice, 
banêh i bopâ'm a tah bè mù, 
dèf nônu. 

CAPRICIEUX, adj. bèsu, topa 
banêh u bop' l'un. Capricieux 
clans la manière de s'habiller, 
fairlu. 

CAPTER, v. a. ut, hetâ. 

CAPTIEUX, adj. baré lahas, 
lu men à rtahé. 

CAPTIF, s. m. dâm b. On l'a 
fait captif, dapâ nanu ko. — 
(rendre), dâmal. 

CAPTIVER, v. a dapâ, dugâ. 
Il m'o vraiment captivé, vah 
dega, dugâ nâ ma 

CAPTIVITÉ, s. f. ndâm g. 

CAPTURE, s. f. lel b., ndan- 
gàl l., ndapo m., ôinlé b. Avez- 
vous fait bonne capture dans 
votre pêche ? mbâr ômlé ngën 
ti sert napû bi ? 



CAPTURER, v. a. dapâ, lel, 
ndangal. 

"C\HUET, CAQUET AGE, s. ni. 
de. la poule, déndâ g. — babil 
ennuyeux, doyéri g., sôflé </. 
Ton caquet ni'ennuip, sa sôflé 
gi safu ma. 

CAQUETER, v. n. déndâ, — 
b,'\ arder, doéri, doycri, sôflé, 
sôr. 

CAR, conj. ndégé, ndégcté, 
ndahé. 

CARABINE, s. f. fètèl b. 

CARACOLER, v. n. en parlant 
du cheval, dan. — (action de), 
ndan m. — (faire), danal. 

CARACTÈRE, s. m. diko d. 
Caractère bas, diko du dombâ. 
Bon, mauvais caractère, diko da 
lulh. diko du bon. Caractère 
sauvage, diko du yarôdiku. Cet 
homme a un excellent caractère, 
vu dite rafèt nâ diko. Le ca- 
ractère ne disparaît qu'à la 
mort, diko, borom de a ko 
dindi. — marque, haméukay b., 
redâ v. — d'écriture, d'impri- 
merie, avaf r., haraf b. 

CARAPACE, s. f. kel'u mbo- 
nât b. 

CARAVANE, s. f. ndegâ m., 
mbôlo in. 

CARBONISER, v. . a. homlô, 
lakâ. 

CARCASSE, s. f. yaram u 
yah, yah i nën. — de la poi- 
trine, halam m. (parce qu'elle 
a la forme d'une guitare). — 
d'un poisson, gàl i dôr, hâh i 
g et. 

CARDE, s. f. peru b. 

CARDÉ (coton), fer v. 

CARDER, v. a. fer, oeru. 

CARDINAL, s. m. oiseau, 
paténdugu m., had u gol. 

CARÊME, s. m. kôr g., nkôr g. 



CAR 



CAS 



CARÉNAGE, s. m. ter b. 

CARÉNER, v. a', vèngal. 

CARESSANT, adj. lu di rây, 
lu di nêhal. 

CARESSE, s. f. nêhal b., rây 
b. .Caresses perfides, rây u mba- 
nèl. 

CARESSER, v. a. nêhal, rây, 
nahantal. 

CARGAISON, s.f. èb b., yéb b. 

•CARGUER, v. a. tahan, lahas. 

CARICATURE, s. f. natal u 
nâvlé. 

CARIER, v. a. yahâ. — (Se), 
être carié, yahu. 

CARNAGE, 3. in. rèyat b., 
ndangal l. 

CARNASSIER, adj. lèkakât u 
yapa, lu di dundé yapa. — (ani- 
mal), daèl b. 

CARNASSIÈRE, s. f. mbohos 
m., mbûs m. 

CARNET, s. m. karnèt b. 

CARNIER, s. ni. mbohos m., 
mbùs m., saku' yobal. 

CARNIVORE, adj. lu di dundé 
yapa. 

CAROTTE, s. f. karot g. 

CARPE, s. f. vas v. 

CARQUOIS, s. m. tungar b. 

CARRÉ, adj. Uarê. 

CARREAU, s. m. pavé, dar b. 

CARREFOUR, s. ni. dadé y on, 
télé b. 

CARRELER, v. a. dari 

CARRÉMENT, adv. bu vér, 
bu or. 

CARRIÈRE, s. f. profession, 
■détay b. lig-èy b. 
" CARROSSE, s. m. karos g. 

CARTILAGE, s. ni. kututum 

CARTON, s. ni. kait gu delà.- 

CARTOUCHE, s. ï. s oh b. 
</., kurlututn g. — qui sépare 
les narines, suku r. 

CAS, en cas que tu veuilles 



être mon ami, sô bege nèkâ 
degâ sumâ harit. En tout cas, 
lu mu m en a don. 

CASE, s. f. nêg. — des cir- 
concis, lel b. — (petite), dans 
les champs de mil, mbâr m., 
vân v., tôd b. — couverte mais 
non entourée, servant de lieu 
de réunion, yen b., yéhèn b., 
mbâr m. 

CASERNE, s. f. ker i soldar. 

CVSQUE, s. m. kungu b., 
kask b. 

CASSANT, adj. lu yomba 
tod. 

CASSÉ (<Mre\ tod. todu, 
dama. Etre enièrement cassé, 
tod tasar, damd tarit. — en 
parlant du goulot d'une v gar- 
goulette, de la queue d'une pe- 
tite, calebasse, fota. — affaibli, 
vaniku. 

CASSE-COU, s. m. béré bu 
ây. 

' CASSER, v. a. tod, dama, 
fota, né tarit, dama tarit. 11 le 
cassa, mn né ko tarit. — en 
plusieurs morceaux, casser fré- 
quemment divers objets, todàt, 
damât. — les tiges du gros 
mil pour le faire mûrir, rogod. 

— les no,yaux des fruits, ndi- 
guton, sâl. — la tête, tanhal, 
tuhal, tehlô. — annuler, tas. 

— (action de), today b.,' dama 
b. — (Se), tod, dama. — (Se) 
la tète, ligèy bé bopâ bi di 
méti. 

CASSEROLE, s. f. kasliroi b., 
ndahâ l. 

CASSE-TETE, s. m. nul m., 
ngùl m., nguldé b. 

CASSEUR, s. ni. todkat b., 
damâkât 6., damâkiit b. 

CASSONADE, s. f. sufear su 
Iwnhâ, sunguf i sukâr. 



CAS 



io3 



CAV 



CASSURE, s. f. todit b., da- 
rnadarnâ h. — (morceaux pro- 
venant d'une), damit y. 

CASTE, s. f. (homme appar- 
tenant à une) respectable, gër 
g. Homme d'une caste infé- 
rieure, gévèl g. Ils ne sont pas 
de, la même caste, nèku nu i 
nanlé, hoku nu gâmo. (Le 
gatno comprend les familles 
qui ont certains santa détenir - 
nés). 

CASTRATION, s. f. mor b, 

CATAPLASME, s. m. kata- 
plan'g b. 

CATARACTE, s. f. des jeux, 
héléntâ b., hélintâ b., yatar b. 

CATARRHE, s. m. sod m., 
sehet su méti. 

CATASTROPHE, s. f. ndâdan 
/., Sdhah s. 

CATÉCHISER, v. a. démontai 
y un. dangul. 

CATECHISME, s. m. katésism 
b., ndémantalé'yôn u Yalla. 

CATECHISTE, s. m. damant a- 
lé'-ciit u yôn, ku di dangalé. 

CATECHUMENE, s.'iii. ' déman- 
tukât u yôn, kâ di déniant u 
yôn. u Y alla, kâ begâ balisé. 

CATÉGORIQUE, adj. In or, 
vah du or. 

CATHÉDRALE, s. L dangu bu 
réy. 

CATHOLICISME, s. m. yôn i 
kértèn, yôn u Yalla va di degâ. 

CATHOLIQUE, adj. katolik. 

CATIN, s. f. femme débau- 
chée, garbo b., kafor b., tékal 
b., ndamburàn b. 

CAUCHEMAR, s. ni. mbéUm- 
tàn m., potèntàn b. 

CAUSE, s. f. nfosàn l. Se tra- 
duit plus souvent par le verbe 
tah, être cause. C'est moi qui 
suis la cause de cette tempête, 



ma tah ngélâné lilr did Irn. 
Qui en est la cause ? à qui la 
faute ? ku ko dèf ? — (itïetl e 
en), bôlé ti. — (à) de, ngir, 
ndah, ndagé, ndahté. A came 
de ses fréquents mensonges, 
ndégé U mu Jaral a fèn. 

CAUSER, v. a. être cause, 
tah. C'est lui qui cause mon 
chagrin, mô ma tah a naharlu, 
mô ma naharlulô. — un grand 
malheur, sabab, indi sabab]. 
Qui a causé ce malheur ? kan a 
indi sabab silé ? — (faire) un 
malheur, sai>ablô. C'est ma co- 
lère qui m'a fait causer sa 
mort, sumâ mèr a ma sabablô 
de âm. — v. n. parler, vahtàn, 
vah. C'est de cela que nous 
causons, môm la nô vahtàné. 
— (manière de), vahin v. 

CAUSERIE, CAUSETTE, s. f. 
vahtàn v, 

CAUSEUR, s. m. vahkât b., 
vahtànkât b. — adj. qui dit 
tout, ne sait pas garder un se- 
cret, rat ah lamén. 

CAUSTIQUE, adj. nangâ, 

C\UTELEUSEMENT, adv. bu 
mus, ak ndongé. 

CAUTELEUX, adj. mus, dongé. 

CAUTÈRE, s. m. garap gu di 
laka. 

CAUTÉRISER, v. a. laka. 

CAUTION, s. f. varlu b., var-. 
lukât b., vakirlukât !>., ngemit 
g., varèf b. ■ — ■ (être sujet à), 
ôrul, ôradi. 

CAUTIONNEMENT, s. m. 
ngemu g. 

CAUTIONNER, v. a. varlu, va- 
kirlu, gemlô, oral. 

CAVALCADE, s. f. ngnvar g. 

CAVALE, s. f. vadan b. 

CAVALERIE, s f. ngavar g. 

Cavalier, s. m. gavar b., 



CAV 



— io4 — 



CÉL 



varkât b. C'est un habile cava- 
lier, gavar bu suti là, mô men 
a dâval .fas. 

CAVALIÈREMENT, adv. bu 
rèv, bu gâbu. 

CAVE, s. f. mpah m., nkam 
m. — adj. hôt. 

CAVER, v. a. creuser, gas. 

CAVERNE, s.f. pah m., mpah 
m., kambâ g. 

CAVERNEUX, adj. baré pah. 

CAVITE, s. f. betâbetâ b. be- 
nanâ b., pah m., nkan m. — 
dans certains arbres, où se con- 
serve l'eau, lem m., suh b. 

CE, CET, CETTE, adj. dém.. 
bi, bâ, bu ; bile, bâlé, bulé ; 
bôbu, bôbâ : bôbulé, bôbâlé. 
La lettre b se remplace, sui- 
vant le nom, par une des let- 
tres suivantes : d, g, k, l, m, 
s, v ; di, du, du, etc. Au plu- 
riel, ni, fia, iïu ; nilê, nâlé, 
fhïlé ; nônâlé, ùônulé, pour les 
personnes ; yi, yâ, yu, etc, 
pour les choses. 

CECI, pron. dém. li, lilé, lef 
li. Qu'es ceci ? K lan la ? Ceci 
et cela, lilê'k lâlé, nangam ak 
nangam. 

CÉCITÉ, s. f. silmahay b. 
ngumba g. 

CÉDER, v. a. bu, bayi, bàl, 
doh, dohc. — v. n. facilement, 
. bûlalé. — à la force, yohi, 
mudé nangu. — être inférieur 
a, balai. Il ne le cède en rien à 
son frère, du ti bâlal dara mag' 
ïïm, mag am menïïlu ko ti 
dara. Les intérêts privés doi- 
vent céder à l'inétrêt général, 
mdêrin u kèntï v'ar na bâlal 
ndériiï i népâ. 

CÉDRAT, s. m. limong b. 



CEINDREC v. a. rer, veral, 
lahas, lahasay. — (Se), ère ceint, 
lahasayu. 

CEINTURE, s. f. CEINTURON, 
s. m. lahasay b. — le milieu du 
corps, ndigâ l. J'ai de l'eau 
jusqu'à la ceinture, ndoh mi 
èm nâ ma ti ndigâ. — corde 
autour des reins, géfiô g., ndigâ 
l. Par la ceinture de mon 
père, sumâ génô'bây, samâ 
génô'bây gâl ma fas (jurement). 

— de paille tressée, bosi b., ka- 
tol, katôli, katun b. — de perles 
pour les femmes, fér g., fér y. — 
de grosses perles, galah g. — en 
branches de palmier pour aider 
à grimper, kandâb b., kandâmâ 
d. — avec laquelle on couvre sa 
nudité, gémbâ b., ngémbâ l. 
Mètre à quelqu'un cette cein- 
ture, gémbâ. Ne couvres-tu pas 
la nudité de ton enfant ? dô 
gémbâ sa dôm âm ? Se cou- 
vrir d'un gémbâ, gémbu. Pour- 
quoi ne mets-tu pas un gémbâ? 
lu téré nga gémbu ? 

CELA. pron. dém. lôlu, lôlâ; 
lôlâlé, lôlulê. 

CÉLÉBRATION, s. f. humbay 
b., sival b., hèval g. 

CÉLÈBRE, adj. doli, siv, am 
tur, borom fur vu doli. Le 
soldat qui a tué Vali Mhab aura, 
je pense, un nom célèbre, tédo 
bâ rèy Vali Mbab, dégâ nâ ko, 
tur~ âm di nâ doli. — (jour), 
bès bu hambâ. — (rendre), do- 
lilô, sival, may tur. 

CÉLÉBRER, v. a. louer, nâv, 
sival, dolilô, santâ, tagas. — 
une solennité, humbal, hèval. 

— la messe, dangâ mes. 
CÉLÉBRITÉ, s, f. tur vu doli, 

ntantâ l. 



CÉL 



io5 



CËR 



CELER, v. a. nebiï. 
, CÉLÉRITÉ, s. i. gâvay b. Il 
travaille avec célérité, gàv na 
ti ligéy âm. 

CÉLESTE, adj. lu dekâ ti al- 
■dana, ti asaman. 

CÉLIBATAIRE, s. m. ku séyul. 

CELLIER, s. m. pukus b. 

CELLULE, s. f. nêg b., nêg 
u vëtay, si nêg. 

CELUI, CELLE, pron. dém. 
ki, kâ, ku. 

CELUI-CI, CELLE-CI. pron. 
•dém. bi, bile ; di, didé ; ki, 
kilé, etc. Ceux-ci, celles-ci, ni, 
nilé, pour les personnes ; yi, 
yilé pour les choses. 

CELUI-LA, CELLE-LÀ, pron 
-dém. bâ, bu ; bâlé, bulé ; bô 
bùlé, bôbulé ; dâ, du, etc 
Ceux-là, celles-là, fia, nu 
fiâlé, nulé ; nônâ, nônu ; nô 
nâlé, nôfîulé pour les person- 
nes ; yâ, yu, etc. pour les cho- 
ses. 

CENDRE, s. f. dôm i tâl, rum 
b. — chaude, gel b. 

CENDRÉ, adj. lu nirô dum 
i tâl. ■ 

CENDRÉE, s. f. mislong mu 
sèv rut. 

CÈNE, s. f. rêr b. La der- 
nière cène, rêr bu rnudé ba. 

CENSEUR, s. m. qui surveille 
et reprend, sêtlukât b., hulé- 
kat b. — qui censure avec mo- 
querie, didukât b., hêbâtkat b. 

CENSURÉ, s. f. sêtlu b., hulé 
b., hêbût g., ndîdu l., mbu- 
gal m. 

CENSURER, v. a. sêtlu, hulé, 
<didu, hêbât, bugal. 

CENT, adj. num. tëmër. Des 
centaines d'hommes, i tëmër i 
ni t. 

CENTIEME, adj. num. tërnë- 



rèl. Ce mot s'emploie aussi 
comme verbe ; tu es le cen- 
tième, tu fais que nous som:*ies 
cent, yâ nu tëmërèl. 

CENTRAL, adj. lu nèkâ ti 
digâ. 

CENTRALISER, v. a. bôlé, 
voylé, dadalé. 

CENTRÉ, s. m. digâ 6. 

CENTUPLE, s. m. tëmër i 
yôn. 

CEPENDANT, conj. vandé, 
ndaham, mônâ, lin dèy. Et ce- 
pendant que voyons-nous ? té 
ndaham, lan la nô gis ? Et 
cependant, personne ne veut 
être damné, té mônâ kèn begul 
a alku. L'œil de porte pas le 
fardeau et cependant ce que la 
tête peut porter, il le sait, bet 
du énu, vandé lu bopâ antan 
ham nâ ko. — pendant ce temps 
bôbâ, fôfâ, ta bôbâlé, m sô- 
sâlé. 

CERCLE, si m. mergèl b. — 
de barrique, CERCEAU, sànday 
g., sèrkâl b. — couronne de 
cheveux laissée sur la tète, giri, 
gidi g. — (faire un), meregal, 
mergèl. 

CERCUEIL, s. m. feës g 

CÉRÉMONIE, s. f. civilité gê- 
nante, de/. Ces cérémonies ne 
me plaisent pas, yef yôyulé safu 
ma. — superstitieuse que l'on 
fait quelques jours après la nais- 
sance d'un enfant, bekâtal b. 

CÉRÉMONIES (faire des) su- 
perstitieuses pour bénir un ob- 
jet (chez les Mahoméans), lëmu. 
— (faire des) sur une personne 
mordue par un serpent, lugâ. 
Celui qui fait ces cérémonies se 
nomme lugâkât b., et s'il en 
fait le métier, lugânkât b. Il ne 
fait que rôder pour guérir les 



CER 



■ — 106 



CES 



personnes mordues par des ser- 
pents, déjà ver rèkâ di lugân. 
Faire ces cérémonies pour quel- 
qu'un, lugal. Aider à les faire, 
lugâlé. Les faire ensemble, lu- 
gando. Les faire faire, lugâhi. 
Faire semblant de les faire, lu- 
gâlugalu, 

CERF-VOLANT, s. m. naval b. 

CERISE, s. f. (sorte de) du 
pays, hévèr b. Cerisier, hévèr g. 

CERNER, v. a. sèhâ, glr, ûf, 
ver. Ils ont cerné le village, 
sèhâ nânu dekâ bâ. 

CERTAIN, adj. ôr, vôr, degâ, 
vèr. Ce n'est pas certain, ôrul, 
lef U ôrul. — (très), or péng, 
degâ gu or, degâ gru vèr, vèr 
téng, vèr péng, vèr péndéng, 
degâ là gn né péndéng. Adj. 
ni, diu, dia sangam. Certams 
hommes font de grandes dé- 
penses et ne paient pas leurs 
dettes, am nâ i nit nu di salah 
lu baré té du nu fèy sèn bor. ' 
Il m'a dit certaines paroles dé- 
sagréables, vuh lia ma i bat yu 
ma nahari.. — (un) temps, bè 
ta digâ. Après avoir attendu un 
certain temps, elle s'approcha 
de Jésus, bâ mu dékê bè ta 
digâ, mu randusi fâ Yésu. 

CERTAINEMENT, adv. ti degâ, 
ta degâ môs, mes, loi, ôr nâ, 
bu ôr, amul vérané, ahakan, 
fép, fôp. Il affirme qu'il vien- 
dra certainement, mu né alahak 
di nâ nev. Le Sauveur est cer- 
tainement ressuscité le troisième 
jour, Musalkât bâ déki nâ dega, 
nétèl u bès bâ, ôr nâ né Musal- 
kât, etc. Non certainement, dët 
volây, de volây. 

CERTES, adv. volây, kan, 
nâm. Oui, certes, ahakafl, vav 



nàm. Non certes, dët nâm, dë- 
dët. — int. asâl ! 
' CERTIFICAT, s. m. kâit a 
séré. 

CERTIFIER, v. a. oral, vôral,. 
ôrlô, séré, sédé. 

CERTITUDE, s.f. ôr g., vôr g.. 
Il n'y a certes, aucune certi- 
tude dans ce que tu me dis,. 
U nga ma vah ôrul kut. 

CERVEAU, CERVELLE, yôr u. 
Si le bonnet buvait la cervelle, 
tout homme serait nudête, su 
mbahanâ don nân yôr, ko gis 
mu hiru. Il n'a pas de cervel'e r 
amul bopâ. 

CESSATION, s. f. nopi b. t 
vota b. 

CESSE (sans), loc. adv. sa su 
nèkti, vahtu vu nèkâ, ban S 
nopi, gâ. Le démon rôde sans 
cesse. Sèytanê'ngê ver gà. Il 
crie sans cesse, déjà sôo ban a 
nopi. ' 

CESSER, v. n. nopi, déki, 
soti. - — (ne pas), dekâ di, déki 
di, ban â nopi. Il ne cesse de- 
pleurer, mu dekâ di dôy. Il n'a 
pas cessé de faire la guerre, me- 
sul â nopé hêh. — d'aller, de 
se mouvoir, rang. La mer a 
cessé de descendre, mpèré bi 
rang nâ. — de pleuvoir, sévèt^ 
Si la pluie cesse, su tan bi sé- 
vèté.' ■ — v. a, ba, bayi, votâ r 
baû, sotal. 

C'EST, employé dans de nom- 
breux gallicismes, se rend par 
divers temps du verbe ou diver- 
ses locutions. 1° par le subjec- 
tif : C'est moi qui l'ai dit, 
ma ko vah. C'est toi qui a volé 
le livre, yâ satâ tëré bi — 
2° par l'objectif : C'est cet en- 
fant que j'appelle, halèl bâté 
là di ô. Ce sont mes bœufs 



€HA 



— 107 



CHA 



qu'ils avaient amenés, sumâ i 
nag la nu yobu on. — 3° par 
le causatif : C'est qu'il était 
parti à la forêt, dèfâ dèm on 
alâ bâ. — moi, c'est toi, en 
répondant à une interrogation, 
rnan là, yov la. C'est cela, nilé 
la, nônu là. — -à-dire, mô di. 
— bien, bah nâ, ndok, vahav, 
vav gôr. — mal, bâhul, arâm 
nâ. C'est très mal, ndakâr am 
nâ tèy. — pourquoi, mô tah, 
iolô tah. C'est pourquoi je suis 
venu, mô ma tah u iïev, mô ma 
ji indi. — vrai, degâ la, degâ 
la môs, ahakan, vah nga degâ. 

CHABOT, s. m. bèdâ b., 
kong b. 

CHACAL, s. m. ntilâ b., had 
i alâ. 

CHACUN, pron. ind. ku nèkâ, 
ku ti nèkâ, ko gis, nit ô nit. 
Chacun pour soi et Dieu pour 
tous, ku nèkâ ndah bop'âm té 
Yalla ndah népâ. Chacun de 
vous aura cinq francs, ku nèkâ 
1i yen di nâ am derem. Cha- 
cun porte deux sacs de riz. ko 
gis â gis défâ gadu nâr i saku 
màlo. 

CHAGRIN, s. m. natta)- v., yo- 
gôray b., yogôrlulô g. Il aura 
grand peur de leur faire du 
chagrin, di nâ ragal loi di dèf 
lu lèn di nahari. — profond, 
vanàr b. — adj. né yoga, yo- 
gôr, yogôrlu, naharlu, nahari 
■dérèt. Homme chagrin, yogôr- 
lukât b. 

CHAGRINANT, adj. lu di na- 
hari. 

CHAGRINER, v. a. nahari, 
Jiaharal] naharlulô, tonglaylô, 
■dàhal, yogôrlulô, yob nahar. 
Ce qui me chagrine le plu< en 
cela, lu ma ta gen â nahari. 



— (Se), avoir du chagrin, na~ 
haru, naharlu, métitlu, ton- 
glay, dâhlé. ■ 

CHAÎNE, s. f. ntalalâ g., tên 
b. — d'ancre, tên u lankâr. — 
du métier de tisserand, talal b. 

— de montagnes, tundâ yu 
tahô. ■ — (former la), dapanté, 
toflanté. 

CHAINETTE, s. f. ntalalâ gu. 
sèv. 

CHAÎNON, s. m. dâro' ntalalâ. 

CHAIR, s. f. yapâ v. — sans 
os, sûh g. — d'un fruit, iïam y. 

CHAIRE, s. f. vâréukay b. 

CHAISE, s. f. tôgu b., sis b 
Où est donc la chaise? and tôgu 
bâ nak ? 

CHALAND, s. m. géndâkat b. 
Cette boutique a beaucoup de 
chalands, butik bile am nâ i 
nit kat, nâ fi déndâsi baré nâiîu 
loi. 

CHALEUR, s. f. tangay b. 
Dans la chaleur de la dispute, 
bâ hulô bâ gêné di méti- — 
du soleil, tangay u nâd vi, nàd 
v. La chaleur est pénible au- 
jourd'hui, nàd vi méti nâ tèy, 
nàd nâ loi tèy. La chaleu - est 
encore accablante, tangay bâ' 
ngê métêndi. ■ — du vent d'est, 
mboyo m. — venant du feu, 
tôlo b., tolay b., tôla'safara. 

CHALEUREUSEMENT, adv. ak 
dôlé. On l'a remercié chaleu- 
reusement, gerem. nânu ko bu 
bâh â bàh. 

CHÂLIT, s. m. pied du lit, 
din i lui, tôr b. 

"■ CHALOUPE, s. f. kanot g., 
mbapbap b. 

CHALUMEAU, s. m. sonkâ b., 
portai b. (L)., ûohorfôp g., so- 
lom s. — (boire avec un), ûo- 
horfôp. — sorte de flûte. Ut 



CHA 



108 — 



CHA 



g., solimbah b. — (jouer du), 
lit, solimbah. - — (joueur de), 
Ittkât b. 

CHAMAILLER, v. n. se cha- 
mailler, amlé, hulô, hêh. 

CHAMARRER, v. a. redântu. 

CHAMARRURE, s. f. redântu 
b. 

CHAMBRE, s. f. nêg b., de- 
kukay h. 

CHAMEAU, s. m. gélèm g. — 
mâle, meda g. — à une bosse, 
gélèm i rnb. — à deux bos s, 
gélèm i buhtâ. 

CHAMELIER, s. m. samâkât 
i gélèm, borom gélèm. 

CHAMELLE, s. f. masâr g. 

CHAMP, s. ni. tôl l. Les 
champs situés dans la forêt, 
ala bâ. — cultivé après une lon- 
gue interruption, nar b. — (pe- 
tit) clos auprès des maisons, 
ngédâ b. — de coton, sapa. b. 
— (faire un) de coton, sapa. — 
de riz, dëg y., farô y., tôl i 
têb. — de bataille, dal b., dati 
b. Ce mot désigne proprement 
un certain espace de terrain. 
Le champ de bataille est à qui 
le quitte le dernier, dati ku 
ko mudé, yâ fco- môm. — (sur 
le), nônâ'k nônâ, fôfâ'k fôfâ, 
lëgi lëgi. 

CHAMPIGNON, s. m. mbàr u 
mboUi. — (sorte de) bon à man- 
ger, dàtor h., sambalih b 

CHAMPION, s. m. ses b., far- 
lékât b. 

CHANCE (avoir de la), tèhé, 
baré mûr, am mûr, ku sa 
ndèy nangu. Il a beaucoup de 
chance certes, ndèy am nangu 
nâ volây. — (n'avoir pas de), 
havlu, nakâ mûr, ku ndèy âm 
nanguvul. 

CHANCELANT, adj. lu di yen- 



gatu. Marche chancelante, say- 
sayi b. 

CHANCELER, v. a. yengâtu.. 

— en marchant, saysayi, dayu. 

— d'ivresse, daydayi, daéti- 
daéti, treftfefi, tértéri, kaéti- 
kaéti. On le voit souvent chan- 
celer dans Jes rues, di nânu ko- 
faral a. gis mu di daétidaeti ti 
mbéds yi. — dé faiblesse kay- 
kay, kaykayi. — sur ?'a base, 
rènèl. 

CHANCELLEMENT, s. m. daé- 
tidaeti m. 

CHANCEUX, adj. baré mûr,, 
borom mûr. 

CHANCIR, v. n. nekâ, hena r 
for oh, nûr. hûr, hûr bè bidâv. 

CHANCISSURE, s. f. nekay b. r 
forohay b., nûray b., huray b. r 
hurhur v. 

CHANCRE, s. m. siti s., kul- 
fètëng b., gôm bu di numpâ y 
gôm bu di har> 

CHANDELEUR, s. f. bès. i 
nîtu y a. 

CHANDELIER, s. m. dèfukay 
i sondèl, tèguhay i sondèl. 

CHANDELLE, s. f. sondèl b_ 

CHANGE, s. m. véti b., vé T 
tiku b., vêtit b. 
" CHANGEANT, adj., lu di so- 
piku, lu di supaliku. — incons- 
tant, dapandi. 

CHANGEMENT, s. ni. nlo- 
pité l. 

CHANGER, v. a. soj». sopali y - 
supi, supali. — donnei en 
échange, véti, vête. — une 
pièce de mon.iaie, un billet, 
pour de la monnaie plus pe- 
tite, tod, vêtit. Change-moi ma 
pièce de cinq francs, todid ma 
surnâ defem. — un objet de? 
place, tohal. Si on l'éloigc. on 
dit randal ; si on l'approche, 



CHA 



— 109 



CHA 



ni. réfikât b., 


. voy 


V. 


voy v 


,, voé v., 



randalsi, dégénal. - — une chose 
de direction, vont, vonali. — 
échanger réciproquement, véti- 
kuanté, vêlé, vétianté, sopa- 
lianté. Nous avons changé du 
tabac contre du mil, sopalianté 
nânu sumbô'k dugup. — v. n. 
sopiku, sopâlika, supiku, supa- 
liku. Il a bien changé, nirôtul 
la mu nèk'on. — de place, dé- 
loger, ranu, tohu. Les gens de 
Dioloféra ont changé de place, 
vô Doloféra yi roiïu nânu. — 
de route, dada. ■ — de direction, 
revenir sur ses pas voniku, vo- 
fiakii. — de linge, sumiku, sol 
yènèn i y ère. — de peau, hup. 

CHANGEUR, 

vétikukât b. 

CHANSON, ; 

CHANT, s. 1 
santé b. — des griots, voyfm v. 

— qu'on entend le matin dans 
les mosquées, nodâ b. — (répé- 
ter un), bâru. — des oiseaux, 
sab b., sabsab b., sablé 6.,, r«- 
lis b. 

CHANTER, v. a. voy, santé. 
Chantez plus haut, voy lën bè 
mu rîr, nâ yen a kové. — en- 
semble, voyô. — - alternative- 
ment, chanter le refrain en 
chœur, avu. — comme les 
griots, aie. — pour être payé, 
voyàn. — bas, rëm, rëmal, ri- 
mal, yètlu. — en parlant des 
oiseaux, sab, vâlis. Aussitôt le 
coq chanta, nônû'k nônâ sèhâ 
gâ sab. — (manière particu- 
lière -de) dss oiseaux, sabin v. 

— v. a. louer, tagas, nâv, santâ, 
sival, dolilô. — en -battant le 
le tamtam à la lounage de 
quelqu'un, bakâ. — (Se), soi- 
même, baku. 



CHANTEUR, s. m. voykât b K 

— payé, voyànkât b. 
CHANTIER, s. m. Ugèyn^ 

kay b. 

CHANTRE, s. m. voykilt b. 

CHAOS, s. m. dahasé b. 

CHAPEAU, s. m. sapô b., 
mâkâ m. — (porter le), suf . 
l'oreille, tagal. L'action de la., 
porter ainsi, tagal b. 

CHAPELET, s. m. snplèt b, 
Réciter le chapelet, dangâ sa* 
plèt. — (sorte de) des Mahomé. 
tans, kurus g. Réciter ce cha. 
pelet, vonâ kurus. 

CHAPELIER, s. m. dèlark&i 
i sapô. 

CHAPELLE, s. f. âang'y b. t . 
dangu bu tût b. 

CHAPITRE, s. m. [er b.. sa* . 
v., hâd b., sapitâr b., vaia v, 

CHAPON, s; m. bé'd g. 

CHÀPONNER, v. a. mor sèhS K 
h éd. 

CHAQUE, adj. ind. Jeu nèkâ, 
bu nèka, du nèkâ. — homme, 
nit ku nèkâ, nii ô nit. Chaque, 
jour, gir gu nèkâ, ber bu sèt, 
A chaque instant, sa su nèkâ t 
vahtu vu nèkâ. 

CHAR, s. m. mbâm th., fca«. 
ros g.. 

CHARANÇON, s. m. sah v. y 
g as ah g. 

CHARRON, s. m. de bois, ke- 
rin g. Charbon de terre, ke- 
rin i sûf. J'ai acheté du char* 
bon pour ma mère, déndal ndU 
sumâ ndèy kerin. — allumé, 
hal v. 

CHARBONNER, v. a. flûlal. 

CHARBONNIER, s. m. Zafctf,, 
kâ u kerin. 

CHARDON, s. m. homhom b y 

— (petit) qui s'attache aux ha*. 



CHA 



CHA 



"%its et qu'il est difficile d 'enle- 
ver, hâhâm b. 

CHARGE, s. f. yobu b. — sur 
la iète, en b. — sur les épau- 
les, gadu b. — d'un homme, 
'en parlant d'épines, d'un pa- 
"quet de bois, tar b: — d'un ani- 
mal, sef b., gatâ g. — d'une 
arme à feu, soh b. — d'un na- 
vire, èb b., yèb b. Le navire 
'est trop chargé, èb u gâl gi 
méti nâ loi. Dieu nous a donné 
l'intelligence à la charge de la 
faire valoir, Yalla may nâ nu 
fihèl,. di nu ébal nu dériné ko. 
Je te prête mon livre, à charge 
de me le r ndre, mangi la abal 
sumâ tëré, vandé nâ nga ma 
'ko dèlô. 

CHARGÉ (être), suivant les 
différents sens du verbe char- 
ger, ènu, gadu, sef, so/i. Ce 
"chameau est trop chargé, gé- 
lèm gi sef nâ bè dis. — avoir 
beaucoup, baré. — avoir reçu 
mission de, so tourne par l'ac- 
tif. C'est moi qui en suis 
"chargé, m an la nu ko santâ, 
m an là nu ko tèg, ma ko var 
ii topato. 

CHARGEMENT, s. m. èb, 
yèb b. 

CHARGER, v. a. yobulô. — 
"sur la tête de quelqu'un, en, 
yen. Charger sur sa tête,, ènu, 
venu. — sur les épaules de 
quelqu'un, gadâ. Charger sur 
' ses épaules, gadu. — un ani- 
mal, sef, gatâ. Il le chargea 
sur l'âne, mu sef ko ti mbâm- 
■sef. — (aider à), seflé. Aide- 
moi à charger mon bœuf, sef lé 
■ ma sumâ lô. — un fusil, soh. 
_i — ,un bateau, èb Le faire char- 
ger, èblo. Le faire charger pour 
^Soi. èblu. Celui qui le fait char- 



ger, èblukât b. Le navire est 
complètement chargé, èb nânu 
gâl gi bè sotal. — au moral, 
imputer, tèg, sef. Dieu le Père 
a chargé Jésus-Christ de nos 
péchés, Yalla Bây bâ sef nâ 
Yésn-Krista sunu i bakar — 
d'une commission, ■ yobanté, 
santa, santàné, yoni, tèg. On 
m'a chargé d'une commission, 
dâ nu ma yoni. Il le chargea 
d'exécuter ses jugements, mu 
yébal ko mu metâli i atê'm. 
— (Se), ènu, gadu. — de, pren- 
dre sur soi, sefô, tègô. Notre- 
Seigneur s'est chargé de nos 
iniquités, sunu Musalkât bâ sefô 
nâ sunu i iïûvlèf. Je me charge 
de toute cette affaire, tègô nâ 
ay vi vépâ. 

CHARGEUR, s. m. celui qui 
charge, suivant les diverse? ac- 
ceptions du verbe charger, en 
kât b., sefkât b., sohkât b., 
èbkât b., yèbkât b., yobanté 
kât b., santânékât b. 

CHARIOT, s. m. mbâm m., 
haros g., yâléukay b. 

CHARITABLE, adj. yévèn, là- 
bîr, n'ég â mayé, sarahkât. b., 
sarahékât b., baré yermandé. 
' CHARITABLEMENT, adv bu 
yévèrt, ak lâ-bîr. 

CHARITE, s. f. amour, nto- 
fèl g. Récite l'acte de charité, 
taril sédé's ntofèl. — bienfai- 
sance, lâ-bir g., yévèn g., n'égâ- 
mayé g. 

CHARIVARI, s. m. ntô.n L, 
ntatu g. — (faire le), sébé, sôv, 
sôvtân, tatu. On lui a fait un 
tel chavirvari qu'il a quitté le 
village, dâ nu, ko sôvtân bè mu 
dâv dekâ bâ. 

CHARLATAN, s. m. kafkâi b., 
déberkât b., dabarânkât b., dé- 



CHA 



CHA 



bar b.j luhuskât b. La plupa -t 
des griots, surtout les tôle et 
les néno, sont des vrais char- 
latans, — (faire le), luhus, dé- 
barân. 

CHARLATANISME, s. ni. lu- 
hus g., ndébar g., débaràn b., 
nén'gô g. 

CHARMANT, adj. ràfèt, dèkâ. 

CHARME, s. ni. attrait, târ 
b., rafètay b., daradâ d, 1 ayré 
b. Les biens tiennent lieu de 
charmes, am doy nu bayré. — 
(plein de), en parlant rie que 1 - 
qu'un que tout ïe inonde re- 
cherche, dar. — enchantement, 
dat y., um g., lëmu g., ôt b., 
vôt b. — (être sous la mau- 
vaise influence d'un), umu. 
— (rompre un), todal. 

CHARMER, v. a. plaire, nêh. 
Ce cantique me charme, voy 
vile nêh nâ ma loi. — enchan- 
ter, um-, lëmu, ôt, vôt. — (ac- 
tion de), ôt b., um g. — l'en-' 
nui, dalal, dahâ nahar, vétali. 

CHARMEUR, s. m. umkat b. 

CHARNEL (plaisir), l,anêh u 
yaram. — (homme), nït u 
adunu. 

CHARNIERE, s. f. sarnî-r b. 

CHARNU, adj. baré au h 
. CHAROGNE, s. f. rriédâ m., 
lu nep. Si l'animal a pé 'i 
étouffé, on dit fès v. 

CHARPENTER, v.a. ètâ, yétâ. 
- — (action de), étay b., yètay b. 

CHARPENTIER, s. m. ètâkâi 
b., yètâkât b. Les Laobé et 'es 
Sèn exercent tous le métie ■ de 
charpentiers et font des pi-o- 
gues, des mortiers à piler, etc. 

CHARPIE, s. f. pirit b. 

CHARRETIER, CHARROYEUR 
si m. vûlékât b. 



CHARRETTE, s. f. mbâm m.^ 
karos g., yâléukay b. 

CHARRIAGE, CHARROI, s. m. 
volé b. 

CHARRIER, CHARROYER, v, 

a. yobu, yâlé, dabanté 
CHAS, s. m. benâ'b pursa b, 
CHASSE, s. f. rebâ b 
CHASSË-CROISË, s. m. vëté~. 

b. C'est un chassé-croisé, vëtê. 
nânu. 

CHASSER, v. a. dahâ, gêné. 
Chasser le chagrin, dahâ nahar. 
Chasser le chagrin en détour-, 
nant l'attention, fènèntal. Chas-, 
ser les tentations, dahâ belis 
— honteusement, tûkal, jo» 
mâlô. Chasse ton chien, 'ù/ca* 
lai sa had. — les oiseaux, les 
singes dans les champs, dahâ, 
dahat. Pour les oiseaux on dit 
aussi bib. Quand le temp« de. 
chasser !es ciseaux sera venu, 
su bib mpitâ doté. — !es mou- 
ches, yimbu. — faire la chasse^ 
rebâ. Chasser axec des chiens, 
rebâ'k i had. — en s'amusant, 
rehandu. — (aller), rebi Je. 
vais chasser, mangé rebi — (ah_. 
1er) ensemble à la forêt, lukat 

CHASSEUR, s. m. rebâkât b, 
Chasseur habile, danâ b. Celui 
qui chasse, dans les autres ac- 
ceptions du verbe chasser, da-, 
hâkat b. 

CHASSIE, s. f. Us v. — (avoir- 
la), fatu. 

CHASSIEUX, adj., làskâl b. 

CHASTE, adj., màndu yaram t 
sèt, lab. La Vierge très chaste, 
Hêk bu lâb a lab. — (n'être, 
pas), mandôdi, sètul, làbul, 
saysây. 

CHASTEMENT, adv. bu lâb, 
bu sèt. 

CHASTETÉ, s.' f. màndu g, t 



CHA 



CHA 



fnânda'g yaram, sètay u yaram, 

CHx\T, s. m, mus v., vundu 
'V., danab d., donab d. Où il 
ïl'y a pas de chat les sour"s 
'dansent, ju mus nèkul, dinah 
dèf mbôtay. — sauvage, sîru s., 
véhèfï v. — tigre, saèl v. — 
huant, lôy m., hargét g., har- 
H,ét m., hardédi g. 

. CHATAIGNE" s. f. de nier, 
ïohsohor b. Cueillir des châ- 
taignes, sohsohortu. 

CHÂTIÉ (être), ratahu. Lieu 
! où l'on est châtié, tavukay b. 

CHÂTIER, v. a. dân, dumiï, 
Uôr, rat ah', bu-gal, tav, itâ. Ce- 
lui qui châtie, dânkât b., dôr- 
kât b., tavkât b. — (faire), 
ratahlô, dôrlô. — (faire), pour 
"soi, ratahlu, dôrlu. 

CHÂTIMENT, s. m. dân b., 
ndân g., ndumâ g., dôr b., ra~ 
lah b., tav l. Le lendemain ma- 
tin, ce terrible châtiment s'ac- 
complit, fa eleg sa. ta leleg la 
ndân gn méti gôgu metâlâkô. 
■ CHATON, s. m. mus ma ndav. 

CHATOUILLEMENT, s. m no- 
romtân b., tehtehàn b. 

CHATOUILLER, v. a. norom- 
tân, norhat, tehtehàn, téhté- 
hân, tahiahân. Celui qui cha- 
touille, nôromtânkat b., tehte- 
hânkat b. 

CHATOUILLEUX, adj. suscep- 
tible, hat hol, borpm diko. 

CHÂTRER, v. a. pour les tau- 
reaux, haban. — pour les porcs, 
les chiens, les béliers, etc. huf, 
mor, tapa. — (celui qui fait 
l'opération de), habankat b., 
morkât b. 

CH\UD, adj. tangâ, gûr — 
(très), tangâ dér, tangâ dip. 
«— (un peu), en parlant de 
l'eau, nugâ, nigâ. — d'une 



chaleur agréable, en parlant 
d'un lieu, d'un habit, nugâ, 
nigâ. Il fait chaud dans cette 
chambre, nêg bi nugâ nâ. Des 
habits chauds, malân yu nugâ 

— en parlant du soleil, nâd, 
tangâ, gûr. Il fait chaud, gûr 
nâ, nâd tu tangâ nâ, nâd vi 
méti nâ, nâd nâ 'loi. Il con- 
mence à faire chaud, nâd va' 
ngé tangâsi di. Le vent d'est 
est trop chaud, mboyo mi méti 
nâ loi. — chauffé au rouge, 
en parlant des métaux, sâs. Un 
fer chaud, vèû vu sâs. — au fig. 
méti. La dispute est chaude, 
hulô bi méti nâ. Avoir la tète 
chaude, tangâ bopâ. 

CHAUDEMENT, adv. bu tangâ. 

CHAUDIÈRE, s. f. tin, ntin 
/., sodèr b., nkasé b., nkaudir 
b., kondira b. La chaudière 
n'a pas de cheveux à cause du 
feu, ntin du am kavar ndégé 
safara. — (mettre de l'eau dans 
la), iïuluk. 

CHAUDRON, s. m. ndahâ l. 

CHAUDRONNIER, s. m. dè- 
farkât i tin. 

CHAUFFER, v. a. tangal, du- 
rai. — faire tiédir, nigal, nu- 
gal. — faire bouillir, bahal. — 

— au rouge les métaux, sâsal. 

— (Se), dâru. — au soleil sè- 
ûàklu, tèilâkla. Endroit où l'on 
se chauffe au soleil, ténâklu b. 

CHAUME, s. m. pour couvrir 
les cases, hâdâ b. — giosse 
paille très odoriférante et douée 
de précieuses propriétés médi- 
cales, mbenfalé, mbenfalâ m. 

— diverses espèces de grosses 
pailles qui servent pour les en- 
tourages des cases, hat b., ngasu 
L, sélèn s., sût b.. pâk b., se- 



CHA 



u3 — 



CHE 



lorri b. — tige du mil, cjâtah 
g., gétah g. 

CHAUSSÉE, s. f. sekâ b. 

CHAUSSER, v. a. sol. Chaus- 
ser des souliers, sol dalâ 

CHAUSSETTE, s. f. kavas b. 

CHAUSSURE, s. f. dalâ v. Ce 
mot désigne spécialement les 
sandales en usage dans le pays. 
Pour les autres chaussures on 
dit muké v., mukié v. La vie 
est comme la chaussure ; on 
ne s'aperçoit pas quand elle 
s'use, adunâ dalâ la, dô ham 
fâ mô râpé. 

CHAUVE, adj., hanhâ, nèl. Il 
est complètement chauve, nèl 
nâ fondong. — (homme), gôr 
gu hanhâ g., hanhâ b. — (ren- 
dre), dôf. Etre rendu chauve, 
dôfu. 

CHAUVE-SOURIS, s. f. ndu- 
gub l. — (grosse) que mangent 
les indigènes, tiben b. 
" CHAUX, s. f. lasô b. 

CHAVIRER, v. a. depâ, sûhal 
— v. h. depâ, sûh, né kelep. 
Sa petite pirogue a chaviré, 
ndajalèfi âm depâ nâ, mu né 
kelep sûh. 

CHEF, s. m. borom b., ké- 
li)â g., ndît l. — de village, bo- 
rom dekâ b. — religieux dans 
plusieurs royaumes mahomé- 
tans, almâmi b. — che? les 
Peuls, ardo d. — des circoncis, 
sèlbé b. — (établir), fal. Etre 
établi chef, falu. — (ut ■:• n), 
mô'k bop'arri. 

CHEF-D'OEUVRE, s, m lu 
amul morom, ligèy bu amul 
rnorom. 

CHEMIN, s. m. yôn v, Grand 
■chemin, ngër m. Chemin étroit, 
sentier, lanâ v., iïolâ b,, yôn 
vu hat. Chemin faisant, bti mû 



doh, bâ mô doh, etc. en rem^. 
plaçant ma par les autres prcn 
noms suivant le sujet du verbe, 

— de la croix, yôn u kruo bâ. 

— des bœufs, sâo s. — de fer t 
sahâr i déri, sahâr. 

CHEMINÉE, s. f. siminé b. 

CHEMINER, v. n. doh. Che- 
miner lentement n'empêch? pa& 
d'arriver, doh ndankâ téréul §., 
agâ. La honte chemine toujours 
avec la mauvaise conduite, gâté- 
di nâ andâ'k diko du bon 

CHEMISE, s." f. semis b, t 
mbubâ m, 

CHENAL, s. m. hôté\ b., yôn. 
u ndoh, kanal b. 

CHENAPAN, s. m. soysc)) b. t 
tikar g. 

CHÉNEAU, s. m. rigola pour- 
recevoir l'eau de pluie, tâtânu- 
kay b. 

CHENET, s. m. os v., vos v.^ 
bos b. 

CHENILLE, s. f. sah i\, vèr, 
v,, gâsah, gesah g. — à poil, 
sah vu sembâ. — (espèce de), 
qui ne pique pas, dalâl a. — « 
(grosse) couverte de poils blancs, 
causant par le seul contact une. 
vive démangeaison, ûâsântôn v, 

CHENU, adj., bidâv. 

CHER, adj., ku nu sopft Cet 
enfant m'est très cher, halèi 
bile, sopâ nâ ko loi. Mon innos» 
cence me sera aussi chère que 
la vie, sumâ sètay u hol 'begal 
hâ, ma. nâkâ sumâ bakân. — *_ 
qui coûte beaucoup, dafé da 
féiï, tncti ndég, sèr. C'est bien 
cher, ndég U méti nâ lef li. 
dafén nâ. Ce n'est pas cher, 
ndég li nêh nâ, dafénul darU, 

— (rendre), dafélô. — arïv. bu, 
daféy. 

CHERCHER, v. a. ut, sêt. -^ 



CHE 



— n4 



CHE 



'palier), uti, séti. — faire), utlô. 
'*— > partout, fortu, forâtu — 
dans le sable, dans les balayu- 
res, dih. Il cherche son ai- 
guille dans les balayures, dèfâ 
dih pursâ'm ti mbubit yi. — 
une chose tombée dans l'eau, 
ïugat. — une chose sans savoir 
où la trouver, râs. Le vautou ■ 

"cherche une proie à dévorer, 
tan dèfâ rds lu mu . yapâ. — 
avec soin de côté et d'autre, 
chercher à voler, râstu. Hier 
j'ai plongé dans la mer pour 
chercher une pièce d'un fyanc, 
dêmbâ don nâ nûr ti g et di 
râstu pisterin. - — de petits ob- 

-jets, chercher à les voler, râ- 
santu. Allons chercher des sé- 
dèm, nân lën rasant u i sédèm. 
•— du bois à brûler, tahan. Ma 
sœur est allée chercher du 
bois, sumâ digèn dèm nâ ta- 
hani. — du miel dans les creux 

"des arbres, nèma. — des mou- 
les, pân. Ce soir nous irons 
chercher des moules, ti ngôn 
di nânu pâni. — • des nids, ta- 
gatu. Pour chercher divers ob- 
jets, comme des fruits, on 
ajoute u, tu, au mot désignant 
cet objet. Chercher des huî- 
tres, yohosu. Chercher de pe- 
tites moules, sébètu. Cheicher 
des châtaignes de mer, sohsoh 
hortu. — à atteindre, yotu — - 
guetter, une chose pour s'en 
emparer, yongan. — (venir), 
venir prendre, delsi. — (aHer), 
déli. J'étais aller chercher mo i 
pagne, dâ ma deli on sumâ 
malân. 

CHERCHEUR, s. m. utkât b., 
fortukât b. 

CHÈRE, s. f. (faire bonne), 
ièkâ bu nêh. Les Volofs disent 



plus souvent : Manger à dis- 
crétion, lèkâ bè sûr. 

CHÈREMENT, adv. bu dafën. 

C1IÉRT (enfant), femme ché- 
rie, hed, hedâ d. 

CHÉRIR, v. a. sopâ loi Des 
frères doivent se chérir mu- 
tuellement, i dôm i ndèy var 
nânu popànté bu bâh â bâh. 

CHERTÉ, s. f. dafé g., da- 
féay b. 

CHËTIF, adj. bon, név, yôy, 
yogôr, hibon, hébon. C mot 
peut s'employer comme nom. 
hibon b., hébon b. 

CHEYAL, s. m. fas v. Cheval 
entier, fas vu gôr. La jument 
s'appelle vadan v. Ce cheva 1 se 
cabre, fas vi di nâ dan ; il rue 
dèfâ vortg. Qui attache un che- 
val doit lui donner à manger, 
ku èv fas doh ko ngôn — 
(jeune), voltu v. Le poulain se 
nomme mol v. — maigre gôl 
b., fas vu yôy. ■ — petit, cjurt, 
fas u far, fas u par. — grand, 
de belle race, nàrigôr v., nâr 
u gôr. — blanc, ndimbâ m. 

— pie, baré b. — gris pom- 
melé, baré b., sàlân b. — bi- 
garré, mbarhcCndé b. — m irqué 
d'une raie blanche à la tête, 
ndôbu l. — qui a des raies 
blanches aux jambes, ndéba b. 

— gris, het b., hatâ b., dôm i 
tâl b. — noir, nul v. — brun, 
kèmbâ'b dahâr b. — tirant sur 
le bleu, mbôlu m. — bsi, da- 
kêr d. — alezan, ngélémbu b. 
■ — rouge à genoux noir«, da- 
kêr i nul i ôm. — isahelle, 
oldu v., vol du v. — (aller à), 
var fas. Qui monte à cheval 
peut tomber, ku di var à di 
dânu (c. à d. Qui a des Liens 
peut les perdre). 



CHE 



n5 



CHI 



CHEVAUCHER, y. n. n'Ier à 
cheval, var fas, gavarn. Aller 
à cheval sans selle, majhu maj- 
iïèndu ' 

CHEVELU, adj baré kavar, 
boroin dafi. 

CHEVELURE, s f. kavar g. 

— (grande), dan, ndan rr — 
épaisse, kavar gu sehâ. — ar- 
rangée en longues tresses. 
ndatu d. 

CHEVET, s. m. gégénay, ngé- 
génay b. 

CHEVEU, s. m. kavar g. 

CHEVEUX gris dimbà g. — 
(tresse de), dimbi d., samar 
b., lëtâ g., korol g. — (touffe 
de), sur le sommet de la 
tête, dubâ b., fârâr v. — 
(touffe de), laissée sur le côté 
de la tête, pahâ b. — ligne 
de), laissée sur la tête, tîrir 
m. — (couronne de), gidi, giri 
g. — (avoir des) blancs bi- 
dâv. Commencer à avoir des 
cheveux blancs, dimbâ — 
blancs (homme à), bidâv i- — 
(avoir des) assez longs pour 
être coupés, salon. — (mettre 
sur ses) du beurre mêlé avec 
de la terre noire, gâmu. — (se 
prendre par les), sehô, sehanté. 

— (commencer à laisser pous- 
ser les), sehâlu. — (tresser les), 
baram, lëtu, vândal, korol. 
Celle qui tresse les cheveux, ba- 
ramkât b., lëtâkât b. — (se 
faire tresser les), baramu, Velu, 
vândalu, korolu. Si c'est la pre- 
mière fois, on dit, aku. 

CHEVILLE, s. f. dâd u bantâ 
b. — du pied, bel ab tankâ b. 
La cheville extérieure, dodor b. 

CHEVILLER, v. a. dâd. 

CHÈVRE, s. f. bèy v. Où la 
chèvre est attachée il faut 



qu'elle broute, fu nu men vèii, 
bèy-, mu lèka. — sauvage, 
kundâ g. — (grande) du trou^ 
peau, kdbâr v. 

CHEVREAU, s. m. tèf î,., 
mbolé s. 

CHEVRIER, s. m. samâkût f- 
bèy. 

CHEVRON, s. m. gaét g., là b. 

CHEVROTER, v. n. loh. 

CHEZ, prép. ta ker, fa. Il 
est chez Michel, mungâ ta ker. 
nom Miièl. 

CHICANE, s. f. hulô b . la^_ 
has b., amlê b., dëmtu b.^ 
dëmat l>., tàhàn b., dàntu b. x 
k ar ab un é g. 

CHICANER, v. n. hulô, lahas, 
amlé, tâhân, karabâné. — v.a, 
dàntu, dëmtu, dëmat. 

CHICANEUR, s. m. hulôkât 
b:, lahaskât b., bâré bédo, am*. 
lékàt b., dântukât b., dëmtu- 
kât b., dématkfd b., nit u ka*. 
rabàné, nit u tambalay. 

CHICHE, adj. sakantal, yax. 
h&n, ày bir, nëgari, nëgâdi. 

CHICHEMENT, adv. bu sjk 
kanial. 

CHICOT, s. in. gandâ g. ekâ, 
b., kclkalit v. 

CHIEN, s. m. had b., hat b.. 
chien de chasse, had u rebû, 
Chien à longs poils, had bu 
sembâ. Le chien n'aboie pas, 
s'il n'est en sûreté, had bu 
sesul du bâv. — (petit), kuti 
b., halâk b., halav b. — du; 
fusil', Tel ab fetal b. 

CHIENNE, s.f. had bu digèn. 

CHIFFON, s. m. sagar v., 
supé b., galûti b. N'avoir que 
des chiffons pour se vêtir, sa- 
garé, ràflé, Tu es couver* de 
chiffons au point de n'oser te 
montrer, yangi sagaré bè doVu. 



CHI 



[6 



CIIO 



; là gis. — roulé en fôrm-j de 
" coussinet pour porter un far- 
deau sur la tête, ton b. 

CHIFFONNÉ (être), nârgu, 
"barnku, tahanu. 

CHIFFONNER, v. a. bankâ, 
tahan, talon. 

CHIFFRE, s. m. voila v 

CHIFFRER, v. n. vonâ. 

CHIGNON, s. m. dohû d.. 
ndong l. 

CHIMÈRE, s. f. tahan g., hà- 
iât bu amul bopâ. 

CHIPER, v. a. fékà: 

CHIPIE, s. I'. digèn du na- 
•hari dérèt. 

CHIPOTER, v. n. sàgati, 
Hakâ mpâl. — chercher chi- 
cane pour des bagatelles, lam- 
baluy. Ne viens pas chipoter . 
ici, bu fi tambalay. 

CHIPOTIER, s. m. tambalay 
b., nii i tambalay. 

CHIQUE, s. f. insecte, dûs u 
b., diga d. (en Gambie). — bou- 
chée de tabac, mêh m. 

CHIQUENAUDE, s. f. mandai 
v., pi. vandal y., munù b. — 
(donner une), mandai, munâ, 
■féah. — (donner une) pour 
"quelqu'un, munal. Se donner 
mutuellement des chiquenau- 
des, munanté. 

CHIQUER, y. n. mêh sumbu. 

CHIQUEUR, s. m. mêhkit b. 

CHOC, s. m. d'un corps con- 
tre un autre, fer b. — de deux 
corps, de deux navires, fènhô 
b., fènhuanté b. — d'un na- 
vire contre un écueil, vekâ m., 
ter b. . » 

CHOCOLAT, s. m. sokola b. 

CHOEUR, s. m. de chant. 
ndadé m. Les neuf choeurs des 
anges, durôm . nanèt i nàcdé' 
"fnalàka fa. 



CHOIR, v. n. dànu, rot. 

CHOISIR, v. à. tarià, tàmu. 
Lot Choisi un beau pays, Lot 
tdmu dekâ bu rafèt. Celui qui 
choisit, tanâkât b. — que'ques- 
uns et laisser les autres, tana- 
bèr, tanantiku. — un fétiche, 
tùru. C'est cet arbre que tu 
as choisi comme fétiche, ga- 
rap gilé nga tûru. 

CHOIX, s. ni. tanâ b. ntafiâ 
1., ntâmu l>. 

CHOLFRA, s. m. nibas m., 
ndëté /. 

CHÔMER, v. n. né todâ, déki, 
nopaliku, fomâ, bail à ligèy. 
Pourquoi chômez-vous aujour- 
d'hui ? lu lèn téré ligèy tèy ? 

CHOPPER, v. n. faku, fa- 
kâtu, fakâtâlu, pakatâlu, fër. 

CHOQUANT, adj. lu di na- 
huri. 

CHOQUER, v. a. heurter, fër, 
fakatal, ridan-, veka. — déplaire, 
nêhadi-, nèhari, nahari, ton. 
Cela me choque, loin nêhadi 
nâ ma. ■ — (Se), se heurter, 
fènhô, fènhuanié. 

CHORUS (faire), far, farlé, 
farfarlé, bokâ nhèl, bokâ nopâ. 
H ne manque jamais de faire 
chorus avec lui, du nakâ di 
far ak môm. 

CHOSE, s. f. lef L, lefin l, 
kef, fcefin k. On emploie sou- 
vent kef, kefin, en parlant 
d'une personne dont on oublie 
le nom.^ Lefin s'emploie dans 
le même cas pour désigner un 
objet, quelconque et même pour 
remplacer un verbe. — (quel- 
que), lef. On m'a dit quelque 
chose, vah nânu ma lef. Quel- 
que chose que ce soit, lu mu 
men a don. Il a l'air dé quel- 
que chose, mèl nâ ni borom 



CHO 



117 — 



cm 



inhuyal. — dont on ne sait ou 
•dont on ne veut pas dire le 
nom, nangam. Un individu m'a 
■dit telle chose, diu vuh nâ ma 
nahgain. 

CHOIT, s. m. su b. 

CHOUETTE, s. f. hargét g., 
hardét m.-, hardâdi g., loy m. 

CHOYER, v. a. nèhal, téhètal, 
banêhulô, bèglô. 

CHRÉTIEN, s. m. kértën b. 
Nous tous nous sommes chré- 
tiens, nun nêpâ kérten la nu. 

CHRÉTIENTÉ, s. f. rër i kér- 
ten yi. 

CHRISTIANISME, s. m. reli- 
gion chrétienne, yôn i kérfèn, 
yôn u Yalla. 

CHUCHOTER, v. n. dey, vah 
ndankâ, vah fi sûf, guniguni. 
— murmurer, ûurumtu, nô- 
romtu, rumuûtu. 

CHUT, int. tel, nèl tel, no- 
jiil, nopi lën, ?ièl mîk, nèl 
tel tèlâral. 

CHUTE, s. f. dânu b., ndânu 
m., delà b., dol b:, tabi b. — 
faute, bakar b. Tu dois éviter 
ce qui est pour toi une occa- 
sion de chute, var ngû moylu 
lu la men a. tabal ii bakar. 

CHUTER, v. n. dânu: 

CI, adv. fi, filé. Par ci, par 
.là, filê'k falé, yilê'k yâlé sa. 

CIBLE, s. f. ndum b. — (ti- 
:rer à la), ndum. 

CIBOULE," s. f. soblé s. 

CICATRICE, s. f. légèt b., 
Jaokâr l. 

CICATRISER, v. a. vovlô. — 
au moral, dalal. — (Se), vov. 

CI-APRÈS, lëgi. ta kanam. 

CI-DESSOUS, adv fi sûf, ta 
■génav gâ. 

CI-DESSUS, adv. fi kov, bu 
dekâ bâ. 



CI-DEVANT, adv. bu dekâ,. 
sanhâ, lëgi, ta vôn. Le ci-de- 
vant roi, kâ don bùr. 

CIEL, s. m. séjour des bien- 
heureux, aldanâ d., asaman s. 
— ■ firmament, asaman s. Le 
ciel est sombre, asaman tim na. 
H devient serein, raflé na (il 
perd ses nuages). 

CIERGE, s. m. sondèl b. 

CIGALE, s. 1'. saler b., salir 
b. v. 

CIGARE, s. m. sigar b. 

CIL, s. m. hèf v. 

CILLER, v. a. les paupières, 
hèf. 

CIME, s. f. kâv g., pud b., 
ntat l. 

CIMETERRE, s. m. samar s., 
silâmi s. 

CIMETIÈRE, s. m. robukay 
b., sûlukay b., sinfor b., ségâ 
y. — des Mahométans, danasâ, 
danasé d., ségâ y. (du nom de 
l'arbre qu'ils mettent sur les 
tombes). Ne passe pas la nuit 
près du cimetière, su gudê, bul 
dâr ta ségâ yâ. 

CINGLER, v.a. naviguer vers, 
dubal, dublu. 

CINQ, adj. num. durom. Cin- 
quième, duromèl. Cinquième- 
ment, duromèl b., duromèl u 
yôn. Donne-m'en un cinquième, 
duromèl ma ko. 
" CINQUANTE, adj. num. du- 
rom fukâ. Cinquantième, du- 
rom fukèl. Il a atteint la cin- 
quantaine, am nâ durom fuk'i 
at potah. 

CINTRE, s. m. sèntâr b. 

CIRAGE, s. m. bâlak b. (A), 
bomba b. 

CIRCONCIRE, v. a. hârfal, 
hârâfal, çlongal, tëgal. A cette 
époque, il n'était pas encore 



cm 



— 118 



CIV 



circoncis, bâ lôlu amé, bôbâ 
hârafangul. 

CIRCONCIS (être) , hârâf , 
dongâ, tëgu, dogu. — (jeune 
homme en âge d'être), hât, 
hât b. — (jeune) pendant qu'il 
est séquestré, nduli b. — (le 
dernier des), chargé des plus 
bas emplois, toko b. — après 
sa guérison, belor b., berlôl b. 
— (homme), purur b., fil v. 
(L). — qui est resté dans le lel 
plus longtemps que les autres 
et a été initié à certains se- 
crets, kasak b. — (chef des), 
sèlbé b. — (case des), lel fa. 

CIRCONCISION, s. f. harfal 
b., ndongâ L, tëgal b., gâ- 
màn b. — (faire les cérémo- 
nies qui précèdent la), dongâ. 
Les faire faire à d'autres, don- 
gai. 

CIRCONCISEUR, s. m. hârfal- 
kât b., gâmân b., gâmânkât b. 

CIRCONFÉRENCE, s. f. ver v. 
verver v., mergèl fa. 

CIRCONSPECT, adj. têy , 
têylu, sêtlu. — (homme), nit 
âk fulâ, nit u fulâ. — (ren- 
dre), têylulô. 

CIRCONSPECTION, s. f. ntêy 
fa., têyay, ntêyay fa., têylu g., 
fulâ d. Avec circonspection, név 
na fulâ. 

CIRCONSTANCE, s. f. lu an- 
dâ'k lef, lu lef li andal. Cir- 
constance aggravante, lu di 
bonlô, lu gen â âylô. Circons- 
tance atténuante, lu di névlô, 
lu di vani. 

CIRCONVENIR, v. a. musâtu. 
Ne cherche pas à me circonve- 
nir, bu ma musâtu. 

CIRCONVOISIN, adj. dégén. 

CIRCUIT, s. m. ver v., ver- 



CIRCULAIRE, s. f. batàhèl b. 
— mystérieuse des marabouts, 
kamir b. 

CIRCULER, v.n. dèm di dikâ,. 
val, dôh. Le sang circule, dé- 
rèt dâ'ngé dèm di dikâ. 

CIRE, s. f. brute, hep v. T 
sir fa., linkay, linkan fa. — 
brute en rayon, fampor L 

CIRER, v. a. fompâ, bombâ r 
sot à. 

CIRON, s. m. sah vu tût, gu- 
nùr gu sèv. 

CIRQUE, s. m. dingaré b. 

CISEAUX, s. m. pi. sisô b. 

CITADELLE, s. f. hubé d., 
tatâ d. 

CITÉ, s. f. dekâ b., déndi r 
nçliéndi 1. 

CITER, v.a. en justice, saman r 
ô ti layô, défi ti layô. — rap- 
porter les paroles, vah. 

CITERNE, s. f. tên b., kambâ 

g- 

CITOYEN, s. m. va dekâ bâ, 
ndudu-rëv. 

CITRON, s. m. limong fa., 
mérnunâ h. 

CITRONNIER, s. m. limong 
g., ■mérnunâ g. 

CITROUILLE, s. f. bangâ fa., 
nadé fa., nadô b., yombâ b. 
(sert à faire des calebasses), par 
g. (fournit des gourdes à long 
col), yombos, dombos d. 

CIVETTE, s. f. animal répan- 
dant une odeur très forte, 
kah b. 

CIVIÈRE., s. f. badâr b., no- 
pi ker g. 

CIVIL, adj. tèdâ, goré. 

CIVILEMENT, adv.' bu tèdâ, 
bu dékâ, ak ngor. 

CIVILISÉ (être), yaru. 

CIVILISER, v. a. yar, du- 
banti, rafètal diko. 



CIV 



— 119 — 



CLO 



CIVILITÉ, s. f. tèday b., goré 
•</., ngor g. 

CLABAUDER, y. n. sôv. 

CLABAUDERIE, s. î.- nt.ov l. 

CLABAUDEUR, s. m. sôvkat 
b., baré lamén. 

CLAIE, s. f. (sorte de), dont 
on couvre la tombe n'es Màhô- 
jnétans, ntadâ g. 

CLAIR, adj. lumh.e-.ix. 1er, 
înrlah, né nan, nanah. — se- 
rein, sèt. Il ne fait pas encore 
•clair, ber sètangul. Il fait clair, 
ber sèt nâ, asaman si set nâ. 
— en parlant du discours, rèr, 
jér, sèt. Cette parole est claire, 
vah di vèr nâ, fér nâ. — évi- 
dent, or. C'est tout clair, or nâ 
péng, amul véranté. — lim- 
pide, iêy, né hélêv. Eau claire, 
ndoh mu ter. Eau très claire, 
ndoh mu né hélêv. En parlant 
-de l'eau de la mer, er, her. — 
s. m. 1er g., lêray b. — (tirer 
au), ham lu or. Je veux tirer 
au clair cette affaire, begâ nâ 
ié ham lu or. 

CLAIREMENT, adv. bu vèr. 
Parle clairement, vahal vah du 
vèr. 

CLAIRON, s. m. buflâ b. 

CLAIRSEMÉ, adj. soréàté. 

CLAIRVOYANCE, adj. baré 
■sago, borom nhèl. 

CLAMEUR, s. f. ntov L, 
yûhu g. 

•CLANDESTIN, adj. lu nebu. 

CLANDESTINEMENT, adv. ti 
rhpèt, ti sûf. 

CLAPIER, s. m. gas i ndom- 
-bor. 

CLAQUE, s. f. mpès m. Don- 
mer une claque, dôr mpès,tal 
mpès, tay mpès. 

CLAQUEMENT, s. m. des 



dents, rakakati b.,- kotkoti b. 
— des mains, ntatu g. 

CLAQUEMURER, v. a. ted. 

CLAQUER, v. n. des dents, 
rakakati, kotkoti. — des mains, 
tatu. 

CLARIFICATION, s. f. sègm 
b., sègâségâ b., sègay b. 

CLARIFIER, v. a. sègâ, sè- 
tal. 

CLARINETTE, s. f. ngalir b. 

CLARTÉ, s. f. 1er g., lêray 
b., mèlahay b. 

CLASSE, s. f. hêt v. — école, 
dârâ b., dangu b., dangukay 
b'., danguné b., lékol b. — 
(faire la), dangal, dangalé. — 
(aller en), dangi. Va en classe, 
dèmal dangi, déinal lékol. 

CLASSER, v. a., ranâlé, ra- 
nàité. 

CLAUDICATION, s. f. sôh h. 

CLEF, s. f. tabi d., dôm u 
gàl, ied.uk.ay b. La clef du ciel, 
tabValdana. 

CLÉMENCE, s. f. yermandê 
b., bàhay b. — (implorer la), 
yeremtu, yeremlô, bâlu, tinu. 

CLÉMENT, adj. yerem, bâh, 
làbir, borom yermandê. yombâ 
bàlé. 

CLERGÉ, s. m. labé y. 

CLIGNER, v. a. l'œil, grëm- 
betu. 

CLIGNOTEMENT, s. m. hâma- 
hâmal, hèmhèmlé b., hapâhâ- 
pal, hapahapal b. 

CLIGNOTER, v. n. hamâhâ- 
mal, hèmhèmal, haphapal. 

CLIN d'œil (en un), hèf àk 
hipi, similà'k sala, nônâ'k 
nôriâ. 

CLOAQUE, s. m. sen b. 

CLOCHE, s. f. dololi b. 

CLOCHE-PIED (marcher à), 



CLO 



COG 



tongoli, tongé. Celui qui mar- 
che à cloche-pied, tongékat b. 

CLOCHER, s. m. ne g u do- 
loli. — v. n. sôh. Action de clo- 
cher, sôh b. 

CLOCHETTE, s. f. dololi bu 
tût, valâvalâ b., talàli b. 

CLOISON, s. ï."sahèt v., sa- 
kèt v., handâ g., dogàtlé b., 
doganté b. 

CLOPORTE, s.m. vorvorân v. 

CLORE, v. a. sahèt, ub, lëm, 
nak. — (faire), sahètlô. — 
(faire), pour soi, sahètlu ; pour 
un autre, sahètlul. Quand fe- 
ras-tu clore la maison de ton 
père ? kan nga di sahètlul sa 
bày ? — terminer, metali, mo- 
tali. sotal. 

CLOS, s. m. ngédâ b. 

CLÔTURE, s. f. sahèt v., lëm 
b., nak b. 

CLOU, s. m. dâd b., dènkâ- 
tit b. — furoncle, tâb g. Ton 
clou n'est ppas encore mûr, sa 
tâb fiorangul. — (avoir un), 
tâb. 

CLOU-DE-GIROFLE, s.m. ho- 
rompolé g. 

CLOUÉ '(être), dâdu. 

CLOUER, v. a. dâd. Cloue ma 
malle, dâdal ma sumâ vahandé. 

COAGULER, v.a. vayal, vaylô. 
' — (Se), vay, dâloh.. 

COALISER, v. a. bôlé, dadalé. 
— (Se), digâlé, dëgô, déganté, 
bôlo. 

COALITION, s. f. digâlé b., 
ndigâlé g., mbôlo m. 

COASSEMENT, s. m. ntov i 
mbolct. 

.COASSER, v. n. sôv, sôvtân. 

COCASSE, adj. lu met a rê, 
lu di rêlô. 

COCYX, s. m. ndokâsé, ndo- 
ïtosé l. 



COCHER, s.m. saytukat u ka- 
ros, sant'i karos. 

COCHET, s. m. sèhâ gu ndav, 
sérah g. Le cochet ne chante- 
pas encore, mais quand il sera 
grand il chantera, sérah saban- 
gul, ndé su mage sab. 

COCHON, s. m. mbâm m. Co- 
chon de lait, mbâm mu di 
lutmpa. 

COCO. s. m. koko b. Je t'en 
prie, ilonne-moi seulement un 
coco, lêl, may ma bènâ koko 
rèkâ bénâ. 

COCOTIER, s. m. koko g. 

COEUR, s. m. hol b. Cœu<- 
faible, hol bu voyof. Il a le 
cœur pur, hol âm sèt nâ. Ton 
cœur est paisible, sa hol dèfâ 
dal. Voilà, que son cœur tres- 
saille de joie, hol âm ange nuh- 
nuhi. Mon cœur est brisé, sumâ 
hol dèfâ dog. J'ai mal au cœur, 
sumâ hol dèfâ nampâ. Le prê- 
tre a le cœur généreux, labé 
bâ borom hol bu rèy la. Ce 
blanc n'a pas de cœur, tubâb 
bôbu ây nâ bîr, dèfâ ilulbir. 

— centre, bîr b. Au cœur du 
royaume, .^â bîr rëv m. — 
(prendre à), dugâ, en renver- 
sant la phrase. Il a pris la 
chose à cœur, lef li dugâ nâ 
ko. — (récier par), tari. — 
(faire apprendre par), tarilô. 

— (dîner par), défié, dèndé 
COFFRE, s. m. vahandé v., 

gâl g. 

COFFRE-FORT, s. m. kèé b. f 
kès b. 

COFFRER, v. a. ted. On l'a 
coffré, ted nânu ko. 

COGNÉE, s. f. sémén v. t 
ngadu l. 

COGNER, v. a. maltraiter, 
dôr, dnmâ. — heurter, fër. — 



COH 



COL 



(Se), se heurter, fër, né tunuh, 
mbekâ. — mutuellement, jènhô, 
fènhuanté, mbekanté. 

COHABITER, v. n. bokâ dekâ. 
COHÉRENT, adj. taha. 
COHÉRITIER, s. m. bokâ 
ndono. 

COHUE, s. f. ntan mu da- 
hasô. 

COI (Se tenir), né témâ, né 
nèm, né nèmâ nèmâral. 

COIFFE,' s. f. ndumbal h, 
musôr b., ruku b. 

COIFFER, v. a. mur, solal. 
Coiffe-le de son chapeau, solal 
ko sapô'm. — (Se), ndumbalu, 
ruku, muru, sol. 
COIFFEUR, s. m. lëiâkât b. 
COIFFURE, s. f. . tângay i 
bopâ. 

COIN, s. m. ruhâ b. Coin 
plus caché, ruhât b. Ta case a 
beaucoup de coins, sa nêg ruhé 
nâ loi. Le singe s'est retiré dans 
un coin, golo gâ ruhu nâ. » 

COÏNCIDER, v. n. èm , 
émando. 
COL, s. m. bât b. 
COLÈRE, s. f. mèr m., tongô 
b. — (mettre en), mcrlô. — 
(être en, se mettre en), mer. Il 
se mit dans une violente co- 
lère, mu mèr bè gangirlu. ■ — 
(être un peu en), mèràlé. — 
(être en) , contre quelqu'un, 
mère. Ne te mets pas en colère 
contre ton frère, bul mère sa 
rakâ. — (être en) l'un contre 
l'autre, mèranté, longo, ton- 
guanté. — (faire semblant d'être 
en), mèrmèrlu. Ne fais pas 
semblant d'être en colère, bul 
mèrmèrlu. — colérique, adj. 
emporté, nahari dérèt, nahari 
diko, gâv a mèr, dégén hol, lâ- 
luul. C'est ainsi que le colé- 



rique se met facilement en co- 
lère, ?iônu la ku nahari dérèt 
gâv â mèr. — (homme), mèr- 
kât b., borom hol bu tangâ. 
COLI, s. m. ndap l. 
— COLIBRI, s. m. v.èf m., tèm- 
tèm b., tcnUéman b., maram- 
hislus m. 

COLIFICHET, s. m. baient 
b., tâhan g. 

COLIN-MAILLARD, s. m. 
mbumbandâ m. — (jouer à) 
mbumbandâ. 

COLIQUE, s. f. harân v., nan- 
karbi b. — (avoir la), harân. 
J'ai la colique, sumâ bîr har 
nu. 

COLLABORATEUR, s. m. di- 
malikât b., ndimal m., ku 
bokâ ti ligèg. C'est mon colla- 
borateur, sumâ loho la. 

COLLABORER, v. n. bokâ li- 
gèy, ligèyando. 

COLLATION, s. f. léger repas 
du soir, ndogu l. 

COLLATIONNER, v. n. lèkâ 
lu tûti, dog. 

COLLE, s. m. dakâ b., dëri 
b. (L). 
COLLÉ (être), tayu, lahâ. 
COLLECTE, s. f. quête, mbô- 
lâté m. Faire une collecte, bô- 
lâté. 

COLLECTEUR, s. m. d'im- 
pôts, sâhsâh s. 
COLLECTION, s.f. mbôlâté m. 
COLLECTIONNER, v. a. faire 
une collection, bôlâté, dadalé. 

COLLÈGUE, s. m. andalé b., 
morom m. 

COLLER, v.. a. tahal, dakâ, 

tay. Coller contre, taf. Coller 

ensemble, bôlâté, lahâlé, iahà- 

tlé. — (Se), tahâ. 

COLLETER, v.a. vakâ, tenkâ, 



5 



COL 



COM 



dapïï fi bât. — (S®)j vdkanté, 
tenkanté, dapanté ti bât. 

COLLIER, s. m. fahâ />., ya- 
rak b. — (le plus beau) d'une 
femme, tûn l. Porter ce collier, 
fùnix. — d'or ou de perles, po- 
tal b. Mettre ce collier, potal. 

— (sorte de) en cuir pour les 
hommes, gadé g. — naturel au 
©ou de certains oiseaux, sèlâ b. 

COLLINE, s. f. tundâ v., 
tundâ vu ndav, . tangor v. — 
(petite), dâl i sûf, dandâ g. 
■ COLLISION, s. f. "fèn'ho, fèn- 
huanté b. 

COLLOQUE, s. m. vahanté 
b., vahtàn v., vah d. 

COLLYRE, s. m. garap i bet. 
Le fruit d'un arbuste nommé 
kordo g. sert de remède pour 
les yeux. 

COLOMBE, s. f. pcgèt b., 
yuy b., mpétah m., mpétah u 
Màriâma. 

COLOMBIER, s. m. ngunu i 
mpétah, nêg i mpétah. 

COLONNE, s. f. din v., din 
rv., pê b. — vertébrale, tîrir b., 
yah i digâ. 

COLORER, v. a. sûb. 

COLOSSE, s. m. ponkal b. 

COLPORTER, v. a. des mar- 
chandises, dulâ, dulâtu, dâyâ- 
tuân. 

COLPORTEUR, s. m. dulâ b., 
■dulâkât b., dulâtukât b., dâ- 
yûtukut b. 

COMA, s. m. nélavân d. 

COMBAT, s. m. haré b., hêh b. 

COMBATTANT, s. m. haré- 
kât b. 

COMBATTRE, v. n. haré, hêh. 

— ses passions, hêh ak sa hîrté 
yu bon. ■ — une opinion, védi. 

COMBIEN, adv. nâtâ. Com- 
bien as-tu payé de gourdes 



pour ton cheval ? Hâta derern 
nga fèy sa fas ? En combien de 
choses tu as manqué, ti lu day 
nâkâ nga moyé. — marquant 
l'admiration, akâ. Combien ils 
sont bons ! akâ ilô bâh, nôkâ 
bâh ! 

COMBINER, v. a. fèhèy. 

COMBLE, adj. fës, fês dèl. 
En parlant d'un vase, bûr. La 
salle est comble, nêg bâ fês nâ 
dèl ak i nit. — s. m. fês g., 
epal g. — (mettre le), gen di 
doli. Ce qui met le comble au 
bonheur des saints, la gen di 
doli banêh i gà nu sèlâ rlâ. — 
(détruire de fond en), las iasar. 

COMBLER, v. a. fêsal, fètali, 
gen di doli, bùral. Les bi nfaits 
dont je suis sans cesse comblé, 
ndèkâ yi dul fasê hepu ti man. 
— remblayer, sekâ, masé. Com- 
bler un trou, sûl pah. 

COMBUSTIBLE, adj. lu m en à 
* lakâ. 

COMBUSTION, s. f. lakâ b. 

COMESTIBLE, adj. lu lèku, 
lu nô lèkâ. 

COMETE, s. f. bidèii ab gên, 
bidèv bu am gên. 

COMIQUE, adj. lu met a rê, 
lu di vêla. — (parole), maslân 
m., hùl bu di rêlô. Dire des 
paroles comiques, maslùné. — 
(homme), plaisant, maslânékât 
b., rêlôkât b. 

COMMANDANT, s. m. kélifâ 
g., bùr b., bororri b., ndît L, 
yéblékât b. Commandant d'un 
corps dd volontaires, salligé b. 

COMMANDEMENT, s. m. yé- 
blé b., éblé b., nkélif g., san- 
tâné b. Il leur donna ce com- 
mandement cruel, doh nâ lèn 
éblé'g hoslv gilé. 

COMMANDER, v. a. cbal, yé- 



COM 



— 123 — 



COM 



bal, éblé, yéblé, élif, santâ. 
Pourquoi n'as-tu pas fait ce 
qu'on t'a commandé ? In la 
téré dèf li nu la santâ ? — 
faire une commande, santâ ; 
quand on n'indique pas à qui 
l'on s'adresse, on dit santâné. 
Je lui ai commandé une chaise, 
santâ nâ ko tôgu. J'ai com- 
mandé un bateau, santâné nâ 
gâl: 

COMME, adv. nâkâ, nâ, niki, 
ni. Il est fort comme un lion, 
mèl nâ ni gaèndé. Comme au- 
trefois, nâ von, nâkâ von. 
Comme ceci, comme cela, nilé, 
nônu, nônulé. — si, nâkâ su. 
Comme si quelqu'un t'avait 
dit, nâkâ su la diu vah on. — 
conj. puisque, ndèm, ndêgèm. 
Comme tu n'as pas travaillé, 
on ne te paiera pas, ndèm li- 
gèyu la, du nu la fèy. 

COMMÈMORAISON, COMMÉ- 
MORATION, s. f. mpataliku m., 
mpatali m., mpatalé m. La com- 
mémoration des morts, mpa- 
talé'nu de nâ. 

COMMËMORATIF, adj. lu di 
fatali. 
COMMENÇANT, s.f. dôrkât b. 
COMMENCEMENT, s. m. ndôr 
g., ndôré g., ntosân l, ndal- 
bën g., ndehalbën g., tôytôy, 
tôyay b. Résistons à la tenta- 
tion dès le commencement, nâ 
nu te belis ta tôytôy bâ. De- 
puis le commencement du 
monde jusqu'à la fin, bâ 
adunâ sosô bè bâ niô tuki 

COMMENCER, v. a. dôr, sos, 
tambali, sondân. Commencer 
un champ, un bateau, sondân 
tôl, gâl. Commence ton travail, 
dôral sa ligéy. Faire commen- 
cer, dôrlô. — (faire semblant 



de), dôrdôrlu. — à, v. n. dôr, 
dal. Commencer à parler, dôr 
â vah. Il commence à crier, 
mu dal di sôv. — faire d'abord, 
dekâ, diu. Commence par ap- 
prendre, nâ nga dekâ démanu. 
— être au commencement, to- 
yandi. Quand ce discours com- 
mençait, bâ vah dilé di toyandi. 
COMMENSAL, s. m. lèkâlé b., 
denâlé b., denando b. 

COMMENT, adv. nâkâ. Com- 
ment allez-vous ce matin ? nâkâ 
nga dèf li leleg si ? — quand 
on répond à un appel, nâm. — ■ 
int. mô ! nâkâ mu ? mbè ! 
mbâr-dam ! 

COMMENTAIRE, s. m. mpirit 
m., mpirité m., ntéki b., fa- 
ramfaté b. 

COMMENTATEUR, s. m. firi- 
kât b., tékikât b. 

COMMENTER, v. a. firi, téri, 
téki, faramfaté. 

COMMÉRAGE, s. m. ndev in. 
Faire des commérages, barê 
ntov. 

COMMERÇANT, s. m. dâykât 
b., dulâtukât b., sopandiku- 
kât b. 

COMMERCE, s. m. dùyàtu b., 
dulâ b., dulàtu b.^sopandiku b. 
COMMERCER, v. h. dâyâtu, 
dulâ, dulâtu, dây ak dêndâ, 
sopandiku. — sans faire atten- 
tion à la justice, vakandogop. 
Les Maures ne s'inqu : ètent 
guère de la justice dans le 
commerce, Nâr yi, vakandogop 
rèkn la nô ham. 

COMMÈRE, s. f. femme ba- 
varde, vahkât b., borom laméiï 
vu gudâ. 

COMMETTANT, s. m. saniâ- 
kât h. 
COMMETTRE, v. a. dèf. Corn- 



COM 



— 124 — 



COM 



mettre un péché, bakar, dèf 
bakar. 

COMMISÉRATION, s. f. je- 
rem b., yermandé b. 

COMMISSION, s.f. yobanté b., 
santàné b. Il a fait des com- 
missions pour sa mère, dohal 
nâ ndèy dm i sohlâ'm — (char- 
ger d'une), santâ, yobanté, san- 
tàné, yoni. N'avez-vous pas de 
commission pour vore père ? 
dô yobanté fa sa bây ? Où vas- 
tu ? On m'a chargé d'une com- 
mission, fô di dèm ? dâ nu, 
ma yoni. — (celui qui donne 
une), yobantékât b., santâné- 
kât b. 

COMMISSIONNAIRE, s. m. 
yonènt b., ndav l., halèl b., 
kâ nu, yoni. 

COMMISSIONNER, v. a. yo- 
banté, santàné, santâ, yoni. 

COMMODE, adj. yombâ, nêh. 
Cet individu n'est pas commode, 
va di nahari nâ dérèt, lâluul. 

COMMODÉMENT, adv. bu 
yombâ. 

COMMOTION, s. f. yengu, 
yengâtu b., yengal b. 

COMMUABLE, adj. lu nu 
men a supali. 

COMMUER, v. a. sopi, supi, 
supali. 

COMMUN, adj., lu népâ môm. 
Ils mettaient tout en commun, 
<dâ nu bok'on digâlé lu nèkâ ; 
lu nèkâ mbôlo la von ak mbô- 
tay fâ nom. — abondant, baré, 
jûs, ôm. — (en), andâ, bokâ. 
On ajoute souvent au verbe la 
terminaison ando. 

COMMUNAUTÉ, s. f. mbôlo 
m., ndigâlé g., tnbôtay g. 

COMMUNÉMENT, adv. faral, 
yombâ am. Il arrive communé- 
ment, di nâ faral a am. 



COMMUNIANT, s. m. feu di 
komuné. 

COMMUNICATIF, adj. yombâ. 
— (peu), vombâdi. 

COMMUNIER, v. n. komuné, 
nangn varam u Yésu Krista. 

COMMUNION, s. f. komuné 
b. La fréquente communion 
seule peut te retirer du mal, 
faral â komuné rèkâ la men 
a duki ti lu bon. — union de 
plusieurs personnes dans la 
même foi, ndigâlé g. La com- 
munion ' des Sains, ndigâlé'nu 
sèlâ nâ. 

COMMUNIQUER, v. a. une 
maladie, vain. — faire connaî- 
tre, hamlô, yéglé. — faire par- 
ticiper, doh, tàs, tàsulô. — v. 
n. andâ, digâlé. — (Se), vala, 
valé. Cette maladie ne se com- 
munique pas, dér bôbu du 
valé. 

COMPACT, adj. deher. 

COMPAGNIE, s. f. détay b., 
ndétay g., mbôlo m., tnbôtay 
g., ndadé m., ndigâlé g. — 
(ère en), détay é Où est ton 
père ? il est en compagnie, 
ana sa bây ? dèfà dctayé. — 
(tenir), vëtali. Je n'ai personn } 
pour me tenir co'mpagnie, dâ 
ma vëi, amu ma ku ma vëtali. 

COMPAGNON, s. m. COMPA- 
GNE, s. f. andâ b., andàlé b., 
andando b.', vëlalikut b., navlë 
b. Il vaut mieux avoir un com- 
pagnon que d'être seul, andâ 
kènâ, andâ nàr â ko yen. -— 
d'âge, mâs g. — de lit, terâlé 
b., tedando b. — (être sans), 
vët. 

COMPARABLE, adj. lu nu 
men â dendâlé, lu nu men a 
nirâtlé. 

COMPARAISON, s. f. lëbûtu 



COM 



— ia5 



GOM 



£>., nirûlé b. — (faire une), lë- 
bâtu, nirâlé, nirâtlé. — (en) 
•de, sô ko dèndâlé'k, sô ko ni- 
râtlê'k. 

COMPARAÎTRE, v. n. têv, 
tahav. Je vais te faire compa- 
raître devant les juges, ma 
tahavlô la ti kanam u dâmbûr. 

COMPARER, v. a. tolalé, 
èmalé, dèndâlé, nirâlé. 

COMPASSION, s. f. yerem b., 
yermandé b. Il est digne de 
•compassion, met nâ yerem. Il 
guérit les malades par com- 
passion, vèral nâ nâ opâ ndégé 
■dèf lèn yerem. . — Quand on 
veut marquer sa compassion 
pour quelqu'un qui souffre, ou 
■quand on a fait mal . à quel- 
qu'un sans le vouloir, on dit 
mas, masayô ! — (exciter la), 
yerémlô, yeremtu. 

COMPATIR, v. n. yerem, 
bokâ ntôno. — supporter avec 
indulgence, bâlal, sêt Yalla ti. 

COMPATISSANT, adj. borom 
yermandé, là-bîr, yeremé. 

COMPATRIOTE, s. m. de- 
kando b., dekâlé b. Nous som 
mes compatriotes, bokâ nânn 
dekâ, bokâ nânu rëv. 

COMPENDIUM, s. m. galënlu, 
ngatëfdu g. 

COMPENSATION, s. f. dèlô 
</., yvl b. 

COMPENSER, v. a. dèlô, yôl. 

COMPÈRE, s. m. homme rusé, 
kotâbarmâ, dongé b. C'est un 
rusé compère, va di mus nâ 
loi. 

COMPÉTITEUR, s. m. ravan- 
tékât b., dahékât b. 

COMPÉTITION, s. f. ravanté 
b., dahé b., hetô b. 

COMPILER, "v. a. dadalé, 
voylé, bôlâté. 



COMPLAIRE, v. n. nêhal, 
nêh. Ne te complais pas en toi- 
même, bul di nêhlu ti sa bopâ. ' 

COMPLAISAMMENT, adv. ak 
nbugal, ak lèvay. 

COMPLAISANCE, s. f. mbugal 
m., lèvay b., yiv, yuv v. — sa- 
tisfaetion, banêh b. C'est en 
vous que je mets mes complai- 
sances, ti yov là ses sumâ ba- 
nêh. 

COMPLAISANT, adj. yombâ, 
bâh, nêh dérèt. 

COMPLET, adj. met, lernâ, 
lu dad. 

COMPLÈTEMENT, adv. bè mu 
met, bt sotal, fép, fôp, fax. 
C'est complètement fin : , suti nâ 
tav. 

COMPLÉTER, v. a. sotal, rnc- 
tâli, fétali, dèkali. 

COMPLEXiON, s. f. vèn u 
yaram. 

COMPLICE, s. m. farâlé b., 
togukât b., bokâ nopâ. 

COMPLIMENT, s. m. neyô b. 
Fais tous mes compliments à 
ton père, neyul ma sa bày bè 
mu baré. — au retour d'un 
voyage, sargal b., sarita. 

COMPLIMENTER, v. a. neyu, 
nâv, kan. — quelqu'un qui re- 
vient de voyage, sargal, saril_a. 

— après un danger, ndokâlé. 

— une femme après ses cou- 
ches, ndokèl. Dans les deux 
derniers cas, on salue en di- 
sant : Ndokâ sa bakân ! La 
réponse est : Ndokâ sa valâ. 

COMPLIMENTEUR, s. v. nâv- 
kât b., neyôkât b., sargalkât b. 

COMPLIQUÉ (être), led, dafé, 
dahasô. 

" COMPLIQUER, v. a. ledal, 
dahasé. 
'< COMPLOT, s. m. ndigé mu 



COM 



ia6 



CON 



bon, ndigâlé gu bon, dëgô i 
saysav. 

COMPLOTER, v. n. digê, di- 
gâlé, karabâné, rembad, fèhèy, 
arfan. 

COMPLOTEUR, s. m. digékât 
b., rembadkât b., nit u tam- 
balav. 

COMPONCTION, s.f. rëtu g., 
hol bu têtu, hol bu dog. 

COMPORTER, v. a. nangu. 

— (se bien), dub, dèf bu bâh. 

— (se mal), dubâdi, dèf bu 
bon. Tu te comportes mal, sa 
diko bon nâ, sa diko du bâh. 
" COMPOSER, v. a. dèfar, dé- 
fal, bôlé, féntâ. Tu cornpa es 
un chant, yangê jénta banda. 

COMPRÉHENSION, s. f. nhèl 
m. Il a la compréhension fa- 
cile, nêh nâ nhèl. 

COMPRENDRE, y. a. dégâ. 

— mettre avec, bôlé ti. J'y 
comprends les cinq francs que 
vous m'aviez donnés, mangi ti 

. bôlé derem bâ nga ma may 
on. Y compris, bôli ti. Nom 
compris les cinq francs, derem 
bâ boku ti. — renfermer, embâ. 

COMPRESSE, s. f. (Il a appli- 
qué une) sur la plaie, mu tôyal 
sagar, dèf ko ti gôm. 

COMPRESSION, s. f.. bes b., 
nul b., rekes b., rokos b., no- 
kos b. 

. COMPRIMER, v. a. bes. Dans 
le sens de pressurer, nâl , et 
dans celui de bourrer, rokos, 
nokos. — contenir, dapâ, tèyé. 

COMPROMETTRE, v. a. lakâ, 
fênâl, dên. — (Se), lakâ, fèhal 
sa bopâ. 

COMPTANT (argent), hâlis bu 
têv. 

COMPTE, s. m. vonâ v., 
kontâ b. — (rendre), faramfaté. 



— (demander ) , faramfatélu r 
lâd. — (à bon), ndég lu nêh. 

— rendu, nétali, nitali b. — 
(tenir), fâlé, sêtlu, téral, dapê- 

COMPTER, v. a. lim, vonâ, 
konté. — réputer, sêté, dapé~ 
Je le compte pour rien, dapéu 
ma ko tus. — mettre au nom- 
bre, bôlé. Sans compter, ban ta 
bôlé, bôléu ma ti, boku ti en- 
faisant du complément le su- 
jet. — v. n. penser, se propo- 
ser, dèfé, èbu, hèlo. Je ne 
compte pas partir aujourd'hui, 
dèfé nâ né du ma dèm tèy. — 
avoir de l'importance, met a 
fâlé. Cela ne compte pas, lôlu 
du darâ* — sur, ôlu, dapâ, yâ- 
kar, ses sa yâkar. J ne puis 
pas compter sur ta parole, 
menu ma ôlu ti sa vah. Rends 
service à ton prochain sans- 
compter sur du retour, défàl 
sa morom lu bâh ban â utu 
ta ab yôl. 
" COMPTEUR, s. m. vonâkât\ b_ 

COMPTOIR, s. m. table de 
marchand, kontuar b. — établis- 
sement pour le comni' rce, ker 
i dâykât. 

COMPULSER, v. a. Uni tërè. 

COMPUTER, v. a. vonâ at yi. 

CONCASSER, v. a. damât,, to- 
dat. — moudre, mokal, vol. 
" CONCÉDER, v. a. may, bâ r 
bayi. 

CONCENTRATION, s. f. nda- 
dalé g. 

CONCENTRER, v. a. voylé T 
dadalé, dankâ. 

CONCEPTION, s. f. mbémur 
m., sosu b. L'Immaculée Con- 
ception de Marie, sosu'Mariâma 
gu andul ak bakar u nduduâlé. 

CONCERNER, v. a. lâl. Cela 
ne vous concerne nullement, 



CON 



— 127 



CON 



.sa yôn nèku ti ti darâ bè darâ 
dêh. Pour ce qui me concrene, 
man dey, man dak. 

CONCERT, s. m. voy yu dëgô. 
— entente, dëgô b., déganté b. 
■ — (de), bu dëgô. Agir de con- 
cert, bokâ andâ, dëgô, déganté, 
an do ajouté au verbe. 

CONCERTER, v. a. fèhèy. — 
(Se), dëgô, digâlé, vahanté. 

CONCEVOIR, v. a. bémur, 
bîr. — en parlant des animaux, 
dapâ, dapâ bîr. — comprendre, 
dégà. Je n'y conçois rien, dègu 
ma ti dara. 

CONCILE, s. m.- ndadé'évêk, 
wbôlo i évêk. 

CONCILIATEUR, s. m. mar- 
lékïd b., maralékât b., ka di 
dèfar, ka di ra/ètal. 

CONCILIATION, s. f. marié, 
morale b., dëgô b. 

CONCILIER, v. a. marlô, mu- 
rale, dëgâlô, dèfar. — attirer, 
tâh, en tournant le nom sui- 
vant par un verbe. Sa bonté 
lui a concilié l'affection de tout 
le monde, bdhay âm tah nâ 
népâ begâ ko. Tâchez de vous 
concilier l'estime générale, fè- 
hèyal ndah népâ téral la. 

CONCIS, adj. gâta. 

CONCITOYEN, s. m. dekando 
b., va dekâ ba. 

CONCLUANT, adj. lu di oral, 
lu di sot al vah. 

CONCLURE, v. a. melâli, do- 
gal. Le marché est conclu, nçlég 
li dog na. — tirer une conclu- 
-sion, lofai, tofalé. 

CONCLUSION, s. f. niutité /., 
metâli g. 

CONCOMBRE, s. f. (sorte de), 
tumbat b., yombâ b. 

CONCORDANT, adj. dëgô. Les 
témoignages n'étaient pas con- 



cordants, séré yâ dëgôvu nu 
von. 

CONCORDE, s. f. nkandâ g., 
mené b., dëgô b., dëganté b. 

CONCORDER, v. n. hetô, 
dëgô. 

CONCOURIR, v. n. hetô, 
damé, ravanté, dahanlé. Con- 
courir pour les ouvrages d'es- 
prit, ravanté nhèl. — à quel- 
que chose, lef la ta, dèf ti lef, 
dèf ti la baré. 

CONCOURS, s. m. aide, ndi- 
mal m. — affluence, hgangor 
/., ndaçlé m., mbôlo m., ndi- 
rân m. — lutte entre plusieurs 
personnes, ravanté b., dahé b. 

CONCUBINAGE, s. m. satô b., 
sèy u nobé. — (vivre en), satô. 

— (enfant né du), dôm u aràm, 
dôm u far, dôm u gâté. 

CONCUBINE, s. f. danhu b., 
ndav s. 

CONCUPISCENCE, s. f. nhîrté 
lu bon, nobé g. — (feu de la), 
dënér b. 

CONCURREMMENT, adv. en- 
semble, andâ'k, ou la terminai- 
son ando. 

CONCURRENCE, s. f. dahé b., 
ravanté b., ndamé m., hèië 
b. — (jusqu'à) de, bè. Jusqu'à 
concurrence de cent francs, bè 
nâr fuk'i derem. 

CONCURRENT, s. m. dahé- 
kât b., ravantékât b., damâlé 
b. Mon frère l'a emporté sur 
tous les concurrents, sumâ mag 
rav nâ ravantékât âm yâ yépâ. 

— pour une place, une dignité, 
lavah b. 

CONDAMNABLE, adj. met a 
dân. t 

CONDAMNATION, s. f. action 
de condamner, ndogal'até b. — 



CON 



— 128 



CON 



peine imposée, ndân'até, ndân 
i yôn. 

CONDAMNER, v. a. èy, atê, 
dân yôn. On l'a condamné, èy 
nâiïu ko. C'est lui qu'on a con- 
damné, môm la fîu débal ton. 
On l'a condamné injustement, 
até'g nafèha la nu ko até. Avant 
de condamner quelqu'un, il 
faut l'entendre, bala nga tod 
gémiiï u samâ, nga ham la mu 
velis (m. à m. avant de briser 
les dents au berger, il faut sa- 
voir ce qu'il siffle). — désap- 
, prouver, néméku. 

CONDENSER, v. a. dankâ, 
délai. 

CONDESCENDANCE, s. f. bâ- 
hay b. 

CONDESCENDANT, adj. bâh. 

CONDESCENDRE, v. n. bâh, 
nangu. 

CONDIMENT, s. m. ntafay b., 
ntafo b., safsaf b. Le piment est 
un bon condiment, kâni saf- 
saf bu bâh la. 

CONDISCIPLE, s. m. talibanté 
b., morom m., moro'm u dangâ, 
mus b. 

CONDITION, s. f. menin m. 
— (de même), navlé b., ando 
b. Tu oublies que tu n'es pas 
de ma condition, yangé faié né 
nèku la sumâ navlé. — (à), 
vandé. Je te rendrai ton cou- 
teau à condition que tu travail- 
les bien, di nâ la dèlô sa paka, 
vandé nâ nga ligèy bu bâh ; 
du ma la dèlô sa paka lui mbété 
nga ligèy bu bâh. 

CONDITIONNÉ, adj. (être), 
suti. 

CONDITIONNER, v, a. dèfar. 

CONDOLÉANCES (faire des), 
dâlé, sigil. Je suis venu vous 
faire mes condoléances, ma 



bonne dame, dâ ma la dâlési, 
dâ ma la sigilsi, yây. En abor- 
dant la personne, on dit : Dâv, 
sigil, pi. dâv lën, sigil lën, et 
l'on ajoute le nom de l'objet 
perdu. La réponse est : Dâv sa 
valâ, sigil sa valâ. 

CONDUCTEUR, s. m. ditékât 
b., gungékât b., samâkât b. 

CONDUIRE, v. a. dite, bi- 
denté, omat, gungé, dèmé, dè- 
mâlé, saytu, yobu. Je puis con- 
duire ton fils à Saint-Louis, 
men nâ yobu sa dôm Ndar. Il 
vaut mieux porter une poule 
que de la conduire avec une 
ficelle, omat génar, gadu ko 
ko gen. — (Se bien), dub, dèf 
bu bâh, dèf bu dèkâ. — (Se 
mal), dubâdi, saysây. 

CONDUITE, s.'f/action d'ac- 
compagner, gungé b., ngungê 
m. — direction, dèmé g., bi- 
denté b., ntaytu g., ndîté g. 
— action de conduire un aveu- 
gle, un animal, omat l. — ma- 
nière d'agir, diko d. Bonne 
conduite, yôn vu bâh. Conduite- 
édifiante, diko du met a roy. 
Mauvaise conduite, yôn vu bon t 
diko du bon. 
" CONFECTION, s.f. ndèfar m. 

CONFECTIONNER, v. a. dèfar. 

CONFECTIONNEUR, s. m. dè- 
farkât b. 

CONFÉDÉRATION, s.f. mbôlo- 
i bùr, ndigâlé g. 
, CONFËDÉRER (Se), v. pr. 
bôlo, digâlé, takâ voléri. 

CONFÉRENCE, s. f. vahtân v. r 
ndadé m., détay b. 

CONFÉRER, v. n. vahtân r 
vahanté, digâlé. — v. a. doh. 
Conférer une dignité, fal. 

CONFESSER, v. a. avouer,. 
vêdal. — entendre en confes- 



gon 



r*T iag — 



GON 



sion, konfèsé. — (Se), konfèsé, 
vah sa i bakar. — (faire), kon- 
fèsélô. 

CONFESSEUR, s. m. konfèsé- 
kât b. — de la foi, vakirlukât b. 

CONFESSION, s. f. konfèsé b. 

CONFESSIONNAL, s. m. kon- 
fèséukay b. 

CONFIANCE, s. f. yâkar d., 
■ôln b., vôlu b., nkôlu g. C'est 
mon homme de confiance, sumâ 
nit la. — (avoir), yâkar, ôlu, 
vôlu. C'est en vous que je 
mets ma confiance, fi yov là ses 
sumâ yâkar, yov là ôlu. — 
(n'avoir pas), nakâ yâkar, yâ- 
karadi, ôlôdi. Je n'ai pas con- 
fiance en cet homme, nit koku, 
êluu ma ko. 

CONFIANT, adj. yombâ ôlu. 

CONFIDENCE, s. f. ndëy l. 
En confidence, ak dey, ti ndëy. 
— (faire une), dey, dis sa sohla. 
Se faire mutuellement des con- 
fidences, dëyô, dëyanté. 

CONFIDENT, s, m. dëyâlé b. 

CONFIER, v. a. dènkâ, dèn- 
kâné. On ne confie pas la 
viande à une hyène, kèn du 
■dènka yapâ buki. — un enfant 
à quelqu'un pour le faire éle- 
ver, yarlu. — une bête à gar- 
der, yéral. J'ai confié beaucoup 
de bœufs, yérlé nâ nag yu baré. 
— - un secret, dëy. — ses peines, 
ses chagrins, dis, dîsô. Les con- 
fier à tout venant, dîstuân. 
Confie à Dieu tous tes besoins, 
disal Yalla sa sphlâ yépâ. — 
(Se), ôlu, vôlu, yâkar. — des 
secrets, dëyô, dëyanté. — mu- 
tuellement ses peines, dîsô. 

CONFINER, v. n. tahô. — 
V : a. dèntâ. 

CONFINS, s. m. pi. pègâ b., 
tahô b. 



CONFIRMATION, s. f. firndé 
b., lu di oral. — sacrement, 
konfirmé b. 

CONFIRMER, v. a. ôrol, délie- 
rai. — administrer le sacrement 
de confirmation, konfirmé. Etre 
confirmé, konfirmé, nangu Nhèl 
mu sèlâ ma. 

CONFISCATION, s.f. ndapâ m. 

CONFISQUER, v.a. dapa, del, 
nangu, tènkâ alal. 

CONFLIT, s. m. ndûmô g., 
véranté v., dahasô b., amlé b., 
ay v. — (être en), doté. C'est 
avec lui que je suis en conflit, 
doté nâ'k môm, môm là dotèl. 

CONFLUENT, s. m. tasé'b dêh, 
ndadé u dêh. 

CONFLUER, v. a. dadé. 

CONFONDRE, v. a. mêler, 
dahasé, bôlé, rabadé. — une 
personne ou une chose avec une 
autre, davàlé, tome. Tu me con- 
fonds avec mon frère, dâ nga 
ma davâlê'k sumâ rakâ. — (Se) 
se mêler, dahasu, dahasô, ra- 
badô. 

CONFORME, adj. nirô, mèl. 

CONFORMÉMENT, adv. bu 
nirô, bu mèl, ni. 

CONFORMER, v. a. nirâlé, 
mèllô. — (Se) topando, roy. 

CONFORMITÉ, s. f. nirô b. 

CONFORTER, v. a. may dôlé, 
tahaval, deheral, doli, fidali. 

CONFRÈRE, s. m. andâ b., 
andâlé b., andando b., inorom 
b"., mbokâ m. 

CONFRÉRIE, s. f. mbôlo i 
duli, ndigâlé i dulit. 
" CONFRONTATION, s. f. lé- 
sante b. 

CONFRONTER, v. a. tolalé, 
dendâlé. 

CONFUS, adj. mêlé ensemble, 
bôlo, dahasô, rabadô. — humi- 



CON 



1 3o 



CON 



lié, rus, toroh, torohlu, sûfélu, 
vêd, nég, honèt. 

CONFUSION, s. f désordre, 
dahasé b., dahasô b., rabadé b. 

— (mettre de la), dahasé, ra- 
badé. — humiliation, rus g., 
torohté b., gâté g., vêdangé b. 

— (couvrir de), ruslô, torohal. 
Le méchant sera couvert de 
confusion, nit ku bon di nâ jês 
dèl ak gaie. 

CONGÉ, s. m. repos, nopâlu 
b., nopaliku b., mbaèl m. — 
(avoir), am noflay, ber. Les élè- 
ves ont congé aujourd'hui, 
ndongo yi ber nânu tèy. — 
(prendre) de quelqu'un, tagu. 
Je viens prendre congé de vous, 
dâ ma la tagusi. Action de 
prendre congé, tagu b. 

CONGÉDIER, v.a. dahâ, gêné. 

CONGÉNÈRE, adj. bokâ hêt. 

CONGRATULER, v. a. nâv, 
ndokâlé. 

CONGRÉGANISTE, s. m. f. feu 
bokâ ti mbôlo mu sèlâ. On 
peut dire, suivant les cas, dôm 
u Mariâma, dulit u hol u 
Yésu, etc. 

CONGRÉGATION, s. f, mbôlo 
m., ndigâlé g., ndadé m. Ne 
veux-tu pas faire partie de la 
congrégation des enfants de Ma- 
rie ? begu la bokâ ti mbôlo 
i dôm i Mariâma ? 

CONGRÈS, s. m. ndadé m., 
mbôlo m. , 

CONGRU, adj. èm, dèkâ 

CONGRCMENT, adv. bu èm, 
bu dèkâ. Ne peux-tu pas répon- 
dre congrûment? menu la tontu 
bu dèkâ ? 

CONJECTURE, s. f. tandâlé 
b., tolâlé b., tolâtlé b., fôgèl 
g., ndortu g. 



CONJECTURER, v. a. tandàlè T 
tolâlé, tolâtlé, jôg, dortu, Jè/é. 

ÇON.TOINDRE, v. a. tahâ'lé, 
tahâtlé, b.ôlé. 

CONJOINTEMENT, adv., an- 
dà'k, ando ajouté au verbe. 

CONJOINTS, s. m. pi. nâ lakâ 
se y. 

CONJUGAL, adj. lu bokâ ti 
sèy. 

CONJURATION, s.' f. ndigé 
mu bon, dëgô'saysây. 

CONJURER, v. n. digé lu bon r 
dëgô ti lu bon, or. Conju~ r 
contre le roi, fèhèyal bûr. — 
v. a. hèlo, fèhèy. — prier avec 
instance, dagân, iïân. Je vous en 
conjure, lêl, mangi la dagân. 
Je vous conjure ,de nous ac- 
corder la vie, mangé yeremtu 
fi yov nga may nu sunu ba- 
ie an. 

CONNAISSANCE, s. f. ham- 
hani l>. yéy b. — (personne 
de), hamé b., hajnâlé b., ha- 
mèl b. 

CONNAISSEUR, s. m. hamé- 
kât b. 

CONNAITRE, v.a. ham, hamé, 
yêg. Je le connais bien, ham 
nâ ko hèl. C'est difficile à con- 
naitie, yombul â ham. ■ — un 
peu, hamâlé. — encore, ha- 
mati. — (ne pas), hamul, ha- 
madi. — (ne plus), hamatul. 

— (ne pas encore), hamangul. 
- — (faire), hamlô, yéglô, yéglê. 

— un lieu, nèl. C'est que tu 
connais l'endroit, dâ nga fiel 
béré bi. — (Se) soi-même, ham 
sa bopâ. — (Se faire), vonéu. 

— (Se) à, vâné. Il s'y connaît, 
varié là ti. 

CONNIVENCE, s. f. (ère de), 
bokâ nhèl, bokâ nopâ. 



CON 



i3i — 



CON 



CONNU (ère), public, siv, lu 
fiépâ ham. 

CONQUÉRIR, v. a. del ak 
dôlé, nangu. 
CONQUÊTE, s. f. del b. 
CONSACRER, y. a. débal. — 
(Se), débalu, débal sa bopâ. 
CONSANGUIN, adj. bokâ génô. 
CONSCIENCE, s. f. sago s., 
hol b. Si ta conscience ne te 
reproche rien, su la sa hol si- 
"kéul darâ. Les remords de sa 
conscience le tourmentent, hol 
âm dèf ko tuhal. Il l'a fait en 
-conscience, dèf nâ kô'k ragal 
um Yalla. — (avoir) de, ham. 
CONSCIENCIEUX, adj. ku ra- 
yai Yalla. 

CONSÉCUTIF, adj. topante, 
toflanté. 

CONSEIL, s. m. avis, ndlgal 
b., diktal b., diglé v. — (de- 
mander), lâd, lâdté. — assem- 
blée, ndadé m., ôté b., voté b., 
mbôlo m., mpèntâ. Pendant 
qu'on tenait conseil, les voleurs 
se sont enfuis, ba nô fèntâ, ou 
ta bâ nô fènta, satakât yâ rav 
nanu. — (appeler au), ôté, 
voté, voylé. — (tenir), féntâ, 
— (lieu du), mpéntâ m. L'ar- 
bre sous lequel doivent se tenir 
les réunions du conseil ne sera 
pas coupé par les Laobé, guy 
gâ var a dèf mpéntâ, Laobé du 
ko gis bè di ko gor. (Le sens 
est : Quand quelqu'un est pré- 
destiné à une haute fortune, 
rien ne peut l'empêcher d'y 
parvenir). 

CONSEILLER, s. m. diglékât 
b. - — v. a. quelque chose, di- 
gal, diktal. — donner des con- 
seils, diglé, digûlé, diktâlé. Don- 
ner de mauvais conseils, suru- 
hal. — pour ramener au bien, 



l'on/, vonali. — donner des- 
conseils à tort et à travers, ya- 
rân. 

CONSENTEMENT, s. m. nangu 
b., nanguën b., ndëgô b. D'un 
consentement unanime, ilépâ 
bokâ nanu ti. 

CONSENTIR, v. n. nangu, 
far, dégâ. Qui ne dit rien con- 
sent, ku vahul darâ, nangu 
nga. — (faire), nangulô. 

iCONSÊQUEMMENT, adv. en 
conséquence, par conséquent, 
mô tah, lôlô tah, mbôk, faf. 

CONSÉQUENCES (subir les), 
tes, (le nom suivant devient 
sujet). Chacun subit les consé- 
quences de ses actes, lu vây 
dèf, mu tes ti bop'âm. 

CONSERVATEUR, s. m. dén- 
tâkât b., votukat b. 
" CONSERVATION, s. f. dénia 
b., ndéntâ g., votu b. 

CONSERVER, v. a. déntâ, 
van, otu, votu. — pour quel- 
qu'un, dental, vanal. — (faire), 
déntfilô, olulô. ■ — des objets 
dans un endroit ré ervé, nof. 

— le feu, l'alimenter, takatal. 

— (Se), bail a yahu. — se main- 
tenir, dekiï, deher, déki. Se 
conserver bon, dekâ ti lu bâh. 

CONSIDÉRABLE, adj. réy, 
baré. Il a des richesses consi- 
dérables, baré nâ dur, barélé 
nâ alal. — (rendre), réylô, ba- 
rélô, doli. 

CONSIDÉRABLEMENT, adv. 
loi, bu baré. 

CONSIDÉRATION, s. f. sêtlu 
b. — circonspection, têylu g., 
fulâ d. — estime, térangâ d. Il 
ne mérite aucune considération, 
metul â téral. — (en) de,, ndégé. 
En considération de son ardeur 
au travail, .ndégé li mu savar 



CON 



j 3a — 



CON 



fi ligèy, savar nâ ti ligèy, mô 
tah. — (prendre en), fàlé. 

CONSIDÉRER, v. a. sêt, sêtlu, 
nîr, h 61, sépali. Considère plu- 
tôt combien tu es éloigné, sê- 
ilutê niki ngâ soréyé. — - en re- 
gardant par un trou, yéru, 
yûrlu. — estimer, téral. — re- 
garder comme, sêté, dapé. Je 
le considère comme une baga- 
telle, tâhan rèkâ là ko dapé. 
— (Se), mutuellement, sêtanté, 
hôlanté, dakarlô, téralanté. 

CONSIGNER, v. a. dènkâ. 

CONSISTANCE, s. f. deheray 
b., dôlé d. 

CONSISTER, v. n. nèkâ ti. 
La religion consiste à faire le 
bien et à éviter le mal, Yôn u 
Yalla mô di topa, lu bâh té 
moytu lu bon. 

CONSOLANT, adj. lu di dalal 
hol. 

CONSOLATEUR, s. m. dàlé- 
sikât b., dalalkat b. 

CONSOLATION, s. f. ndalal 
m. Il refusa toute consolation, 
mu ban kèn dalal hol âm. 

CONSOLER, v. a. dalal hol, 
dahâ nahar. — après la mort 
de quelqu'un, après une perte, 
dàlé, sigil. Je viens vous con- 
soler pour la mort de votre 
père, mangi la dâlési ti sa bây. 
■ — (Se), dalal sa hol. 

CONSOLIDER, v. a. deheral, 
degeral, fidali, ses. 

CONSOMMÉ (être), parf it, 
met, soti, suti. C'est un vau- 
rien consommé, saysây bu suti 
la. — épuisé, soti, dêh. L'œu- 
vre de la Rédemption est con- 
sommée, solo'nglot dôm i Adama 
soti nâ nak. 

CONSOMMER, v. . a. achever, 



métal, metâli, sotal. — détruire? 
par l'usage, dêhal. 

CONSOMPTION, s. f. dêhay b. 

CONSORTS, s. m. pi. andâ r 
andalé, andando y. 

CONSPIRATEUR, s. m. digé- 
kât b., orkât b., har b. 

CONSPIRATION, s. f. ndigé 
mu bon, nkor g., dëgô i say- 
sây. 

CONSPIRER, v. n. digé lu 
bon, or. - — v. a. fèhèy, arjan. 

.CONSPUER, v. a. dépi, na- 
val, sébé. 

CONSTAMMENT, adv. sa su 
nèkâ, vahtu vu nèkâ, môs, gâ. 
Si tu ne peux être constam- 
ment recueilli, sô menul di 
voylô'k sa bopâ gâ. 

CONSTANCE, s. f. taku b.,. 
ntaku g., fitnâ g., rnuil g., de- 
heray b., ndeher, ndeherlu g. 

CONSTANT, adj. taku, deher» 
dapâ. — certain, or. 

CONSTATER, v.a. faire foi de, 
oral, véral. — s'assurer de, ham 
bu or. Je veux constater le fait,. 
begâ nâ ti ham lu or. 

CONSTERNATION, s. f. tit g. r 
ragal g., ret g. 

CONSTERNÉ (être), tit, tit 
bè de, ret, yogôr. 

CONSTERNER, v. a. tîtal, tî- 
tlô, retlô, ragallô. 

CONSTIPANT, adj. lu di san- 
kai. 

CONSTIPATION, s. f. sankâb. 

CONSTIPÉ (être), sankâ. 

CONSTIPER, v. a. sankal. 

CONSTITUÉ (être), en dignité, 
jalu. 

CONSTITUTION, s.f. du corps, 
vèn u yaram. Il a une bonne 
constitution, nêh nâ vèn. 

CONSTRUCTEUR, s.m. tabah- 
kât b., dèfarkât b., dèjkat b. 



CON 



— i33 



CON 



CONSTRUCTION, s. f. action 
de construire, tabahay b., ndè-, 
far m. — bâtiment, tabah m., 
tàh m. 

CONSTRUIRE, v. a. tabah, 

dèfar, bintâ. — un navire, binté. 

CONSULTATION, s.f. lâdté b. 

CONSULTER, v. a. lâd, lâdté. 

— examiner, sêt. Consulte le 

registre des baptêmes, sêtal tëré 

i batisé. 

CONSUMANT, adj. lu di lakâ. 

CONSUMÉ (être), dêh, de, 

dêh tak. 

.CONSUMER, v. a. dêhal, dê- 
hal bè né tak. 
CONTACT, s. m. Udanté h. 
CONTAGIEUX, adj. valu, volé. 
CONTAGION, s. f. valâ b., 
dér bu di valé. 
" CONTE, s. m. lëb b., lëbâtu 
b. — discours mensonger, fèn 
v. C'est un conte, du degâ. 

CONTEMPLATEUR, s. tri. ha- 
lâtkat b., .sêtlukât b. 

CONTEMPLATION, s. m. sêllu 
b., halât b. 

CONTEMPLER, v. a. set, hôl, 
nîr, halât. 

CONTEMPORAIN, s. m. masé 
b., dundando b. 

CONTEMPTEUR, s. m. dépi- 
kât b., hêbkât b., sébékat b. 

CONTENANCE, s. f. antan b., 
menmen g. — (perdre), honèt. 
— (faire bonne), némén, né- 
ménnéménlu. 

CONTENANT, s. m. ndèfo, 
ndèfandukay b., embnkay b., 
ndap L, dèfukay b. Cherche 
un contenant pour y verser ce 
lait, utal ndèfandukay fô soté 
sôv mile. 

CONTENIR, v. a. antan, atan, 
embâ, hèd (en renversant la 
phrase). La case ne peut conte- 



nir tout le monde, nii ni lièdu 
nu ta nêg bâ. — retenir, t. ce', 
tèyé, tiré. — (Se), teyé sa bopît, 
dapa sa bopâ. 

CONTENT, adj. bèg, rnbèg-, 
banêhu, tèhé. Etre content parce 
qu'on a une chose en assez 
grande quantité, doylé, doylu. 
Je ne suis pas content de ce 
que tu as fait, li nga def nêhu 
ma. Je ne serai pas content, 
du ma am lu ma nêh. 

CONTENTEMENT, s. m. mbèg 
m., banêh b., doylé g. Conten- 
tement passe richesse, dur hnh 
nâ, nàflây a ko gën. 

CONTENTER, v. a. bèglô, ne- 
haï, banêhulô, doylô. — plaire 
j 1( n( 3/t. • — (Se) de, doylu Je 
me contente de ce que vous 
m'avez donné, la nga ma may 
dov na ma. 

CONTENTIEUX, adj. hulôkât 
b., amlékat b., baré diko. 

CONTENTION, s. f. hulo 5., 
amlé b. ay v. 

CONTENU (pouvoir être), hèd. 

CONTER, v. a. nétali, nitali, 
va h. — une fable, lëb. — une 
parabole, lëbâtu. — (en), fèn, 
nah. Tu nous en contes, da 
nga fèn. 

CONTESTABLE, adj. lu nu 
men a védi. 

CONTESTATION, CONTESTE, 
s. f. véranlé v. Sans conteste, 
amu! véranté. 

CONTESTER, v. a. ban, védi, 
védalu. — v. n. véranté, gé- 
ganté. 

CONTEUR, s. m. suivant les 
divers sens de conter, nélali- 
kât b., vahkàt b., lëbkât b. y 
lëbâtukat b., fènkât b. 

CONTIGU (être), lâl, dégén, 
ses. En parlant de plusieurs 



CON 



— i34 — 



CON 



choses contiguës l'une à l'autre, 
lâlànté, sesô, sesanté, tahfi. 

CONTINENCE, s. f. mându'g 
yaram, dapâ bop'âm, lèyé 
bop'am. Manquer de continence, 
mandôdi. 

CONTINENT, adj. manda, 
dapâ bop'am. — s. m., déri d. 
•" CONTINENTAL, adj. lu bokâ 
ti déri 

" CONTINU, CONTINUEL, adj. 
lu dogadi, lu dul fèy. 

CONTINUELLEMENT, adv. sa 
su nèkâ, vahtu vu ,nèkâ, môs, 
ban a. sotal. Il crie continuel- 
lement, dèfâ sôv rckâ ban a 
nopi. 

CONTINUER, v. a. tofal, to- 
Julé. — y. n. se rend par la 
désinence ati, ou par dekâ ti, 
sah ti, déki di : on peut au«ai 
ajouter au verbe principal bè 
le, bel tèy. Il continue à tra- 
vailler, mungé ligèyati. Il con 
tinue à être malade, dëjâ dér 
bel tèy. Il continue à lire, 
mungé déki di dangâ. Il con- 
tinue à mentir, mu sah ti fèn. 

CONTORSION, s.f. vonaru b., 
bétarniku b. Faire des contor- 
sions, vonaru, bétarniku. 

CONTOUR, s. m. ver v. ver- 
Uer CI- 

CONTOURNER, v. a. ver. 

CONTRACTANT, s. m. digé- 
hât b. 

CONTRACTER, v. a. amitié, 
harilô, dapâ baril. — des det- 
tes, lèb. — une habitude, tamâ. 
— une maladie, dapâ. C'est ici 
que j'ai contracté ma maladie, 
jilé là dapé sumâ dér. — ma- 
riage, takâ sèy. — (Se), se res- 
serrer, hetu. 

CONTRADICTEUR, s. m. vé- 
dikâl b., véraniékâl b. 



CONTRADICTION, s. f. védi 
b., géganté b. 

CONTRAINDRE, v. a. défi, 
dental. — (Se), tèyé sa bopâ, 
dapâ sa bopâ. 

" CONTRAINTE, s. f. dèn b., 
dental b. 

CONTRAIRE, adj. uté, utanté, 
moy, dubâdi. Ce qui est con- 
traire à la loi de Dieu ne peut 
t'être utile, lu moy yôn u 
Y alla du la dérin muk. Ce qui 
est contraire à nos inclinations, 
Zu dubâdê'k sunu begèl. 

CONTRARIER, v. a. védi, hâ- 
tai, nahari, nêhadi, gétèn, dâ- 
hal. Cela me contrarie beau- 
coup, nahari nâ nia loi, le] li 
dàhal nâ ma. 

" CONTRARIÉTÉ, s. f. védi b., 
hatal b., nahar v., ngétèn g., 
lu nahari. 

CONTRASTER, v. n. nirôdi, 
uté. Ton caractère contraste V- 
vement avec le sien, sa diko uté 
nâ loi ak bos âm. 

CONTRAT, s. m. digé b., ndigé 
m., apô b., mankô b. — (fai*-e 
un), digé, apo, mankô. 

CONTRAVENTION, s. f. moy 
m. 

CONTRE, prép. se rend de di- 
verses manières. Il s'est battu 
contre les M.ihométans, hêh 
nâ'k serin y a. Ils ont jeté des 
pierres contre la maison, sani 
nânu i hêr ta tah ma. Votre 
maison est contre la nôtre, sèn 
ker angi dublô'k sunu bos. 
C'est contre mon intention, 
tèvn ma ko, du sumâ sago. 

CONTREBANDE, s. f. kontâr- 
ban b. 

CONTRECARRER, v. a. ton, 
téré. ■ — (Se), tônanté. 

CO.NTRE-COEUR (je l'ai fait 



CON 



i35 



CON 



à), sumâ hol andu ii, nêhu ma 
von, dèfu ma Rô'k hol bu ioli, 
begu ma ko von. 

CONTREDIRE, va', védi, dindi 
vah. On ne doit pas contredire 
un vieillard, bât i mag doyul 
ïi védi. — (Se), védiku,' védi 
sa bât. 

CONTREDIT (sans), loc. adv. 
7Tiôs, or nâ or, kèn sanu ko 
védi. 

CONTRÉE, s.f. rëv m., dekâ b. 
■ CONTREFAÇON, s. f. roy, roy- 
roy b. 

CONTREFACTEUR, s. m. lo- 
pandokât b. 

CONTREFAIRE, v. a. imiter, 
roy, topando. Il te contrefait 
en tout, lô dèf mu topando ko. 

— par moquerie, sébé, naval. 
— - déguiser, supali. Il contre- 
fit sa voix, mu supali bât âm. 

— dans le sens de faire sem- 
blant d'être, s'exprime par le 
redoublement du verbe avec la 
terminaison lu. Contrefaire l'in- 
sensé, dofdoflu. — défigurer, 
nâvlô, yahâ. — (Se), rërantal. 
Celui qui se contrefait, rëran- 
talkât b- 

CONTREFAIT, adj. Mv... Cet 
homme a grandi contrôlait, va 
dïlé sah nâ hop. 
" CONTREVENIR, v. n. moy. 

CONTRIBUER, v. n. dimali, 
dèf lef ti. 

CONTRIBUTION, s. f. galak 
b., nkubal g., bâh b., varu- 
gal v. — personnelle, mpèy u 
bopâ. 

CONTRISTER, v. a. naharal, 
nahari, yob nuhar. 

CONTRIT, adj. relu. 

CONTRITION, s. f" rëtu g., 
Contrition parfaite, rëtu gu 
met. Contrition imparfaite, rëtu 



g;i met.ul. — (avoir la), refit. 
J'en ai une sincère contrition, 
rëtu nâ ko ti sumâ hol b.épâ. 

CONTROLER, v. a. sëtlu. 

CONTROLEUR, s. m sètlu- 
kât b. 

CONTROVERSABLE, adj. lu 
nu men a veranté. 

CONTROVERSER, v. a. ve- 
ranté. 

CONTUMAX, adj. gar sa ba- 
kân. 

CONTUSION, s. f. srdnu b:', 
gângân b., têtu b. Il s'est fait 
de fortes contusions, gâfïa nâ 
bù méti. 

CONTUSIONNER, v. a. gân. 

CONVAINCRE, v. a. gulami, 
von firndé. — (Se), gulamiku. 

CONVAINQUANT, adj. lu di 
oral, lu di dohé firndé. 

CONVALESCENT, adp. tané, 
gêné, vérul, véradi, lèhi. v * 

CONVEN\BLE, adj. dèkâ , 
tèdâ, dag, dig. Cela n'est pas 
convenable certes, lef li dèkut 
kât. ■ — (rendre), dèkali, digal t 
dag al. 

", CONVENABLEMENT, adv bu 
dèkâ. 

CONVENANCE, 5. f. lu dàg„ 
lu dub. 

CONVENIR, v. n. étire conve- 
nable, dèkâ, dig, èm, lu élu. 
Voyons ce qu'il convient de 
faire, nâ nu sêtlu lu nu èlâ dèf. 
— faire une convention, apâ r 
apô, digé, mankô, dëgô. — (Se), 
dubo. Je n'ai jamais vu deux 
personnes qui se conviennent si 
bien, mesu ma gis Mr i nit 
nu ni dubo. 

CONVENTION, s.f. mankô b., 
apô b., ndigé m.,, dëgô b., va- 
hanlé b. 

CONVERGER, v. n. dadé, toisé, 



CON 



— i36 



COR 



CONVERSATION, s. f. vah- 
tân v. 

CONVERSER, v. n. vahtân. 

CONVERSION, s. f. tûb g., 
ntopiku b. 

CONVERTI (être), tûb, vâru. 
Criot converti, tûb' raba b. 

CONVERTIR, v. a. tûblô, tû- 
bal, vâr. — changer, sopi, supi, 
sopali. - — (Se), tûb, sopaliku, 
vonâku, voniku, supali diko, 
rafètal diko. 

, CONVICTION, s. f. firndé b. 
C'est ma conviction, ti là dapâ, 
dapé nâ ko or, sumâ firndé la. 
" CONVIER, v. a. ô ti an, ô 
ti mbôtay. — engager à, hîr. 

CONVIVE, s. m. denàlé b., 
denando b., lèkâlê b. — du dî- 
ner, anale b. 

CONVOCATION, s. f. ôté b., 
voylô tri. 

CONVOI, s. m. funèbre, sûl b. 

CONVOITER, v. a. bsgâ, be- 
•gâbegé, begé, hèmèm, ne. — 
une femme, begâ, nob, bedâ. 

CONVOITISE, s. f. hèmèm 
b., begébegé b., ne g. 

CONVOLER, v. n. séyat. 

CONVOQUER, v. a. ô, va, ôté, 
voté, voylé. 

CONVOYER, v. a. gungé, 
votu. 

CONVULSION, s. f. raf b. Con- 
vulsion des paupières, des le-" 
vres, raf i bet, raf i tun. Eprou- 
ver des convulsions, raf. Ses 
paupières sont agités par des 
mouvements convulsifs, i bet 
<âm ange raf. — démoniaque, 
rage, say b. — (entrer en, say. 

COOPËRATEUR. s. m. dimali- 
ti&i b., dèfandokàt b., ligèyan- 
tdokat b. 

COOPÉRATION, s. f. dèfando 
l>., ndinud m. 



COOPÉRER, v. n. dèfando, 
ligèyando, dimali, dèf' ti lef. 

COORDONNER, v. ai' dèfar, 
dagal. 
" COPAIN, s. m. anda b. 

COPEAU, s. m. (menu), 
mbuymbuyân m. — (gros), 
étit, yètit v., hasit m. 

COPIEUSEMENT, adv. bu 
baré, dop. Il a mangé copieu- 
sement, lèkâ nâ bè sûr. 

COPIEUX, adj. baré, dop. 
Festin copieux, an bu siv. 

COPISTE, s. m. sotandiku- 
kât b. 

COPROPRIÉTAIRE, s. m. ku 
bokâ alal. 

COQ, s. m. sèhâ g., sihâ g. 
sereh g. 

COQUE, s. f. hotu b., tomba 
b. — du cotonnier, démbèn, 
demboiïâ b. 

COQUELUCHE, s. f. hurët d., 
sehet s., sahat s. — (avoir la), 
hurët, sehet. 

COQUET, adj. qui cherche à 
plaire, sude, hadân. — joli, 
raf et. 

COQUETTERIE, s. f. sudé b., 
hadân g. 

COQUILLAGE, s. m. coquille, 
hor ik ' — univalve, kër g. 

COQUILLE, s. f. coque, 
tomba b. 

COQUIN, s. m., COQUINE, s.f. 
saysày b., dongë b. C'est un 
rusé coquin, va dilé mus nâ loi. 

COR, s. m. durillon, dâr l., 
ènar, yénar b. — instrument 
de musique, buftâ b. — (son- 
ner du), buftâ. — (à) et à cri, 
ak ntov lu baré. 

CORAIL, s. m. korod g. 

CORAN, s. m. alhurân d., 
forhan d. 

CORBEAU, s. m. bûhon b. 



COR 



i3 7 



COR 



CORBEILLE, s. f,, ntaga h, 
pané b., sèndèl g. — (petite), 
mpâru m. 

CORDAGE, s. m. bam b., M- 
bul d. 

CORDE, s. f. bûm b., râvrâv 
•d. Ta corde n'est pas solide, 
sa râvrav deherul. C'est avec 
l'écorce du baobab que l'on fait 
-des cordes, hanta lu nô rave 
bûm. Une corde trop tendue 
se casse, bûm Samba dang dog. 

— de feuilles de rondier, his 
g., bûm i his. — longue de la 
bride, gog b. — autour des 
reins, génô g. — de l'ancre 
d'une pirogue, tombai b. — 
faite de lanières de cuir pour 
attacher des grisgris ou des 
bourses, tavdi, tavri b. 

CORDELER, v. a. râv, rov, 
bama (L). C'est bien cordelé, 
râvu nâ bu dâh. — en roulant 
les fils avec la main sur le ge- 
nou, ven. 

CORDELLE, s. f. pour le tia- 
]nge des bateaux, térêt b. 

CORDIALEMENT, adv. ak hol 
bu. tali. 

CORDIER, s. m. ravkat u 
bûm, rabakat i bûm. 

CORDON, s. m. cordelette 
qui fait partie d'une corde, 
tégé b., bamâ g. — ce qui sei. 
•d lier, takukay b., èvukay b. 

— ceinture, lahasay b. 
CORDONNERIE, s. f. nkûdé 

g., nêg i ûdé. 

" CORDONNIER, s. m. ûdé b., 
•evkat b., dèfarkat i dala. Ce 
que tu as fait au cordonnier,' si 
îu le fais au forgeron, il te frap- 
pera de son marteau, la nga 
•dèf fara ûdé, sô ko dèfé fara 
tega, mu dôr la boldé. — (exer- 
cer le métier de), ûdé. 



CORELIGIONNAIRE, s. m. 
mhokâ y on. 

CORMORAN, s. m. ntolâ m. y 
ntvcla m. 

CORNALINE, s. f. pémé d. 

CORNE, s.f. bédin b. — aux 
pieds du cheval et d'autres ani- 
maux, dâr d. 

CORNEILLE, s. f. bâhon b. 

CORNER, v. ri. bufta. — en 
parlant des oreilles, bîv. Les 
oreilles me corne it, sumâ i 
nopâ dâ nô biv. — v. a. une 
chose aux oreilles, tanhal. 

CORNET, s. m. buftà b. 

CORNU, adj. borom bédin. 

COROSSOL, s. m. korosol b. 

COROSSOL1ER, s. m. feoro- 
sol g. 

CORPORATION, s. f. mbôlo 
771., ndigâlé g. 

CORPOREL, adj. am vanm. 

CORPS, s. m. yaram v. Je 
l'ai fait à mon corps défendant, 
dèf nâ ko, vandé nêhu ma 
von. — (à) perdu, ban a sètlu. 
— (prendre à bras le), ti.' Se 
prendre mutuellement à bras le 
corps, tianté, dapanlé. 

CORPULENCE, s. f. sûr b., 
yaram v. 

CORPULENT, adj. sûr, am 
yaram. 

CORRECT, adj. dub, sèt, vér. 

CORRECTEMENT, adv. bu 
dub, bu sèt. 

" CORRECTEUR, s. m. duban- 
tikâl b. 

CORRECTION, s. f. action de 
redresser, ndubanti m. — châ- 
timent, ndàn g., dôr b. 

CORRESPONDANCE, s.f. com- 
merce de lettres, bindanté b. — 
conformité, èmay b. 

CORRESPONDRE, v. n. être 
en commerce de lettres, bin~ 



COR 



— i38 — 



COT 



danté. — à la grâce, dérinô yiv 
u Yalld. — être symétrique, 
cm. 

CORRIDOR, s. m. bulu b. 

CORRIGER, v. a. dubanti. — 
châtier, yar, dan, dôr, sadâ. Ce- 
lui qui aime son enfant ne 
manque pas de le corriger, feu 
sopâ dôm ûm du ko iïakâ yar. 

— le devoir <Tun élève, du- 
banti ligèy n talibé. — (Se), 
tûb, dubantiku, sopi diko, vo- 
nâku, rafètal sa diko. Quand 
on est âgé, il n'est plus temps 
de se corriger, bô mage, sopi 
diko vês nâ. 

CORRIGIBLE, adj. ku nu men 
a dubanti. 

CORROBORER, v. a. fidali, 
deheral. 

CORRODER, y. a. lèkâ. 

CORROI, s. m. uli b. 

'CORROMPRE, v. a. yahâ. — 
par des présents, nêhal, gèr, 
dèg. — déshonorer une femme, 
namâr. Corromipre une jeune 
fille, lèkâ hêk, vahé. — (Se), 
yahu, nûr, hûr, neb, nep, ha- 
sav, foroh, nekâ. 

CORROMPU (être), yahu, say- 
sây, bon. Ce jeune homme est 
entièrement corrompu, far vile 
saysây nâ bè sayâhèl. 

CORROSIF, adj. lu di yahâ. 

CORROYER, v. a. uli, vuli. 

CORROYEUR, s. m. ulikât b., 
vulikât b. 

CORRUPTEUR, s. m. yahâ- 
kât b. 

CORRUPTIBLE, adj. lu di 
yahu. 

CORRUPTION, s. f. action de 
corrompjre, yahâ b., yahay b. 

— état d'.être corrompu, yahuté 
b., mbonay g. 

CORTÈGE, s.m. gungékât y., 



andando y., nit n. — (faire) r 
gungé, andâ'k. 

CORVÉE, s. f. ligèy bu méti.. 
CORYZA, s. m. rhume de- 
cerveau, sod m., sehet s., nèn- 
dahit, nandahit v. 

COSMOGRAPHIE, s. f. bom- 
bant i bidèv. 

COSMOPOLITE, s. m. qui 
passe sa vie à voyager, dohan- 
dèm b., tumuranké b. 

COSSE, s. f. holit v. 

COSSER, v. n. mbekâ, mbe- 
kanté, dananté. 

COSTUME, s. m. ntangay ?., 
yéré y., ntol g., tolin b. 

COTE, s. f. du corps, fâr g~ 
On l'a tel'ement battu qu'il en 
a les côtes brisées, dôr nanti 
ko bè mokal fâr âm. ■ — (être) 
à côte, dèndâ. Mettre côte à 
côte, dèndâlé. — penchant d'une 
colline, vèt g., mbartalu m., 
baraglay b. Descendre la côte f 
bartalu, mbartalu, baraglu. — 
rivage, téfès g., biti b. (quand 
on est en mer). J'aperçois la 
côte là-bas, mangi sën biti ba 
fâlé. 

COTÉ, s. m. vèt g., pègâ g. 

— .(à), ti vèt. A côté de moi, ti 
sumâ vèt. — (de), à part, ti 
mpèt. — (de mon, de ton), 
man dak, yov dak. — (mettre- 
de), bér, dénia, van. Mets ma 
part de côté, vanal ma sumâ 
vala, dental sumâ vala ta mpèt* 

— (passer à), rombâ. Quand tu 
passes à côté de l'église, ne- 
peux-tu pas y entrer pour prier 
quelques instants? bô dé rombâ 
dangu bâ, menu la ta dugâ, di 
fâ nân sa yu név ? — (prendre 
le), vêtu. — (être à) l'un de 
l'autre, dèndâ. Celui qui est 
à côté de moi, feu ma dèndan- 



COT 



i3g 



COU 



dôl. — (mettre à) l'un de l'au- 
tre, dendâlé. 

COTEAU, s. m. tunda vu 
ndav, tangor v. 

COTILLON, s. m. dîtlay g., 
mpèndal m., kumbâ b. 

COTISER (Se), bôlâté 

COTON, s. m. vutên, vitên 
v. — égrené, der v. — cardé, 
fer v. — en fuseaux, puhé b., 
tas b., soti b. — retord, tafé b. 
— bien tordu avec lequel on 
ourdit, garé, garéy b. — moins 
tordu pour la navette, falé, fa- 
léy d. — en écheveau, denka 
d. — (coque, enveloppe du), 
démbèn, dembonâ b. — (graine 
de), koray l. — (champ de), 
sapa b. Faire un champ de 
coon, sapa. 

COTONNIER, s. m. vutên, vi- 
tên g., garap u vutên. 

COTOYER, v. a. rungâ, té- 
fèsu, lèru, vêtu. 

COTRE, s. m. gai g. 

COU, s. m. bât b. — (cou- 
per le), rèndi, rindi. 

COUARD, adj. ragal b., ra- 
■galkat b. bahar b. 

COUARDISE, s. f. ragal g., 
bahar b. 

COUCHANT, s, m. harfu b. 
sou, sovu b. 

COUCHE, s. m. lai b., teday 
b., ieray b. — de terre, langâ 
b., lalu b. — enfantement, va- 
sin v. Fausse couche, vasin vu 
fiorul. 

COUCHÉ (rester) le matin par 
paresse, bôru. 

COUCHER, s. m. teday, te- 
ray b. — du soleil, so b., lab 
u dèntâ bi. — de la lune, sûhté' 
vêr va. — v. a. faire coucher, 
tedal, teral, tedâlô. Ma femme 
est à coucher son enfant, sumâ 



dabar angà teral gûnê'm. — v 
un enfant en se couchant au- 
près de lui pour l'endormir, 
yètal. — en joue, dîr. — - v. n. 
passer la nuit, fanân. C'est dans 
cette chambre que nous avons 
couché, ti nêg bile la. nu fa- 
nân. — (Se), tedâ, ter. V est 
couché, dèfâ tedâ. — en éten- 
dant les jambes, tali. — en re- 
pliant les jambes, banku. — 
sur le côté, tedé vèt. — sur le 
dos, tedé ndën, tânu, déhènu, 
dâhân, dahânu, davânu. — sur 
le ventre, défënu, tedé ndéfën, 
mbufanu. — la tête appuyée sur 
le coude, sohônu. — à côté d'un 
enfant pour l'endormir, yèt. — - 
avec quelqu'un ou quelque 
chose, terâlé, fahânô. Il s'est 
couché en colère, mèr âm la 
terâlé, mèr lu fanânô. — l'un 
contre l'autre, darô. — sans 
souper, fondé. J'ai bien faim 
parce que je me suis couché 
sans souper hier, hîf nâ loi 
ndégé fondé nâ big. — avec 
l'intention de connaître l'ave- 
nir, teduâlé. Prédis-moi ce qui 
doit m'arriver. Rép. J'y pense- 
rai pendant la nuit. Sêtal nia. 

— Vav, di nâ ko teduâlé — 
en parlant du soleil, so, lab. 

— en parlant de la lune, sùh. 
COUCHETTE, s. f. ngatan l. 
COUCHEUR, s. m. terâlé b., 

tedando b. C'est un mauvais 
coucheur (au fig.). làluul, na- 
hari nâ dérèt, nahari nâ diko. 

COUDE, s. m. tôntu, tôn- 
tom b., toèntal b. — (s'appuyer 
sur le), sonu, sohônu. 

COUDÉE, s. f. hasab b. Avoir 
ses coudées franches, yâtalu. 

COU-DE-PIED, s. m. kov' 
tankâ b. 



cou 



— i4o 



COU 



COUDER, v. a. bankâ. 

COUDOYER, v. a. donner des 
coup de coude, tôntu, kuhas, 
sôantu, tôfttornu. — (Se), tôn- 
tuanté, dam tôntom. 

COUDRE, v. a. nâv, naèt. — 
ensembles deux pièces, tapa. — 
plusieurs morceaux les uns aux 
autres, tapâté, — (faire), nâvlô. 
■ — (faire) pour soi, nâvhi Je 
voudrais faire coudre mon ha- 
bit, dâ ma begâ nâvlu sumâ 
mbubâ. 

COUENNE, s. f. dèr i mbâm. 

COULANT, adj. facile, yombâ. 

— (faire un nœud), retental. 
COULER, v. n. val, rogât, 

tûru, né hélêt tûru. C'est ici 
que l'eau coule pendant la sai- 
son des pluies, filé la ndoh ma 
di valé ta navet. Ses larmes 
coulèrent, i rongoiï âm né hâ- 
lêt tùru. — rapidement, féhâ. 

— de tous côtés, sotototi, so- 
toku, tûru. — à fond, en par- 
lant d'un navire, sûh. ■ — (faire), 
sûhal. Retirer un navire qui 
a coulé, sûhi, sûhali. — suin- 
ter, sènâ. Tout le lait a coulé, 
sôv mi mép sènâ nâ. — laisser 
échapper un liquide, sènâ. La 
calebasse coule, lèkèt gi déjà 
sèna. — (laisser) l'eau d'une 
barrique, beh. La faire couler, 
behlô. — v. a. passer un li- 
quide à ravers un linge, sègâ. 

— (action de) un liquide, sègâ 
b., sègay b., sègâsègâ b. 

•COULEUR, s. f. ntûb L, siro 
s., mèlô v., kulor b. 

COULEUVRE, s. f. hulôl, hu- 
lûl m., dân u hulûl. — (grande), 
rata b. 

COULOIR, s. m. vase pour 
couler un liquide, sègukay b. 

COUP, s. m. action de frap- 



per, dôr b., itâ b., yar b., sadâ 
b. Donner des coups, dôr, 
dumâ. Le mot nèf n'est em- 
ployé que par les gens mal 
élevés. — (donner un mauvais), 
hân. — de poing, rekâ b., kâ- 
mah, komah g. — (donner un) 
de poing, rekâ, kâmah. Pour- 
quoi as-u donné des coups de 
poing à mon enfant ? la tah 
nga rekâ sumâ dôm ? — (don- 
ner un) de poing sous le nez. 
ou sous le menton, kroté ; à 
l'estomac, beh. — donné avec 
le plat de la main, het b. Don- 
ner ce coup, het. — de pied, 
kid, kif b. Donner des coups 
de pied, kid, sonâ (L). Donner 
des coups de pied en nageant, 
lat. On emploie le même mot 
en parlant du poisson qui donne 
des coups de queue. Se donner- 
des coups de pieds en nageant, 
latanté. — de pied, en parlant 
des animaux, vèhâ b. Donner 
des coups de pied, ruer, vèhâ. 

— de tonnerre, demi g., nkachi 
g. — à boire, taiihâ b. Donne- 
moi, je te prie un coup à 
boire, lêl, tanhâ ma. — d'oeil, 
sêtin b., hôlin b. Jeter un coup» 
d'oeil, daval bet. Il lui jeta un 
coup d'œil, mu daval ko bet. 

— de langue, ndev m., dam- 
dam u bât. — de main, ndi- 
mal m. Donner un coup de 
main, dimali. — de tête, deher- 
bopâ g., te b. C'est un coup de 
tête qui m'a amené ici, te a 
ma fi indi. — d'air, ngélav l. 

— de soleil, damdam u nàd. 
Il a reçu un coup de soleil, 
nàd vê ko dal. Il est mort d'un 
coup de soleil, nâd vê ko rèy. 

— (donner un) d'épée dans 
l'eau, ligèy alumnën, dah sa- 



cou 



— 141 — 



cou 



sanhal ti, gêt. — fois, yôn v. 
D'un seul coup, ti bènâ yôn. 
Faire d'une pierre deux coups, 
bôlé nâr i sohla, laré nâr i 
sohla. — (tout à), nônâ'k nônâ. 

— (à) sûr, ti degâ, vah degâ. 

— (après), bu ylh. — sur coup, 
bu topante. 

COUPABLE, s. m. tônkât b., 
met a dân. C'est lui le coupa- 
ble, ma ko çièf. — (S'avouer), 
vêdu. 

COUPAGE, s. m. kod b, 

COUPE, s. f. dogay b. — vnse- 
pour boire, nkôk s. 

COUPE-GORGE, s. m. béré bu 
ây. 

COUPER, v. a. dog, dâga. Tu 
ne dois pas me couper la pa- 
role, varu la dog sumâ bât. 
Dog s'emploie aussi comme 
verbe neutre : C'est très bien 
coupé, dog nu pët. — les oreil- 
les, gurmi, dôf, hùf nopu. 

aux articulations, tènhé. la 

cime d'un arbre, dog, tem, ten. 
On a coupé la cime de cet ar- 
bre, tem nânu garap gale. — 
la igorge, le cou, rèndi. — la 
respiration, gandâ. — les che- 
mins, sâkâ, dog. Pendant la 
guerre, tous les chemins étaient 
coupés, ta haré bu, yôn yi yèpâ 
sâku on nânu, dog on nânu 
yôn yi yépâ. — les cheveux, 
hûf, hapâ ; les couper ras, dôf. 
Avoir les cheveux coupés, hûfu, 
dôfu. — un arbre, gor. Je vais 
couper du bois, mangé gori 
mata. Si c'est seulement pour 
les besoins du ménage, on dit 
mangé tahani. — du bois pour 

le mettre, en fagot, tilâ. les 

airbres, les arbustes pour pré- 
parer un champ, gâda,, gor. 

les liquides avec de i'eau, kod. 



Action de les couper, kod b. —=■_ 
la viande en tranches minces, 
pour la faire sécher, sêl, telat. 

— de nouveau, dogâ. — - (faire), 
doglô. — (Se), né tis. Le fil s'est : 
coupé, ven gâ né nâ tis — (Se) 
réciproquement, doganté. — se. 
contredire, dindi sa bât, védi 
sa bât. — (Se faire) les cheveux, 
hûfu, hapu. 

COUPEUR, s. m. dogkâi b. 
Coupeur de bourses, dogkât u 
yôn. 

COUPLE, s. m. nâr. 

COUPLET, s. m. debé b. 

COUPON, s. m. dogit b., dog-_ 
dog b. 

COUPURE, s. f. dogdog b., 
doganté b., hudalé b. 

COUR, s. f. de devant, etâ b., 
bîr'ker b., dig'i ker g. — de- 
derrière, vanok v. — (faire la), 
dagu. Cesser de faire la cour, 
dagéku. — (faire la), à une_ 
femme, furùn, labal, dohdn. 

COURAGE, s. m. nomé g., 
néméfi </., ngôr g., ndambàr g., 
fit v. — (montrer du), gor- 
gorlu, rlémén, am fit. Il n'a 
de courage que contre des en- 
fants, ndambâr am ti gâné Zft. 
ncku. — (avoir le) de, némén, 
nomé. Il a eu le courage d'at- 
taquer le roi, néméfi nâ bè , 
songâ bûr bâ. — (manquer de), 
yohi, bahar. ragal, nakâ fit. — 

— int. vav gor ! deherlul, de* 
herlu l'en, gôrgôrlul, fogôilul, 

COURAGEUSEMENT, adv bu 
nomé, bu némén, ak ndembêr, 
ak ngôr, ak fit. 

COURAGEUX, adj. ftomé, 
némé, némën, gor, dambâr b, 
Il est courageux certes, gor îfiL 
kât. 

COURAMMENT, adv . bq ; , 



cou 



l42 



COU 



yombâ, bu bah. Il lit cou- 
ramment, men nâ dangâ bu 
bâh. 

GOURANT, s. m. d'une ri- 
vière, val g., kurang b. — de 
la mer, kurang b., tos b. (L). 
"On appelle, à Dakar, kafon g. 
le courant qui porte an sud ; 
kaèf g. celui qui porte au nord; 
kalès g. celui qui porte à l'est, 
et ntèndit g. celui qui porte 
à l'ouest. — adj. qui a cours, 
hèv. C'est le prix courant, rtdég 
am la. 

COURANTE, s. f. blr bu di 
•dâv. 

COURBÉ (être), lunkâ, dengâ, 
lembâ, sadu, depâ, banku II 
' est courbé de vieillesse, depa 
nâ, magèt nâ bè sadu. 

COURBER, v. a. lunkal lem- 
bal, lembâlô, dengal, sadâ, se- 
gal. Courbe la tête, segalal sa 
bopâ. — (faire), sadâlô. Les 
Maures forcent leurs esclaves à 
marcher courbes, Nàr yi dâ nô 
sadâlo sèn i dârn. — (Se), segâ, 
banku, sudôt, sudôtu. — (ac- 
tion de), segâ b., sudôt, su- 
" dôtu g. — pour éviter un coup, 
vâf. 

COURBETTES (faire des), da- 
guân. 

COURBURE, s. f. lunkay b., 
dengay b., lembay b., segay b. 

COUREUR, s. m. dâvkât b., 
dohkât b. — celui qui voyage 
beaucoup, dohkal b., gudâ'b 
tankâ, tumuranké b., dohan- 
' dèm b., tahavâlukât b., vôndé- 
lukât b. Le coureur n'assistera 
pas à la mort de sa mère, doh- 
kât du fèké de u ndèy âin. 

COURGE, s. f." bajigâ b., nadé 
t., tambât b., yombâ b., loin 



b., dombos d., hâl b. (ce sont 
autant d'espèces différentes). 

COURIR, v.n. dâv, lâgâ, helu. 
Le bruit court que, dègdèg am 
nu né, nungé vah né. — avec 
précipitation, feh. — pénible- 
ment et lourdement, yukukuki, 
yukyuki, nèlnèli. — à pied à 
la suite d'un cavalier, lîru — 
au plus fort, en parlant d'un 
cavalier, loki. — sus à qu 1- 
qu'un, songâ. — à sa perte, 
sankâ sa bakân. — le monde, 
voyager beaucoup, veri adunâ, 
gudâ tankâ, vôndêlu, vundâlu, 
tahavâlu. — aller çà et là, en 
parlant d'une femme sans mari, 
gangéru. — (faire), dâvlô. — 
(faire) un cheval en prés r nce 
de l'acheteur, âdâr. — v. a. 
un grand danger, dugâ ti sa- 
bab, hal â sanku. 

COURONNE, s. . métèl g. Les 
saints ont obtenu la couronne, 
gâ nu sèlâ nâ dot nânu ta 
métèl bâ. — de cheveux qu'on 
laisse sur la tête, gidi g., giri g. 

COURONNEMENT, s. in. mpal 
m. Lors de son couronnement, 
6a mô falu. 

COURONNER, v. a. métèl. — 
élever à la royauté, fal bûr. 

COURRIER, s. m, ndav L, 
■\onet, yonènt b. 
"jCOURIlOIE, s. f. uli, vuli b,. 

— pour se ceindre les reins, 
lahasay b. — pour sangle r le 
cheval, nuhurâ d. — du mé- 
tier de tisserand, paftu b. 

COURROUCÉ (être), mèr 
COURROUCER, v. a. mèrlô. 
- — (Se), mèr. 

COURROUX, s. m. mèr m 

— (se mettre en), mèr. 
COURS, s. m. d'eau, vay g., 

vayo g., dèh g., hur m. — des 



cou 



— iliZ 



cou 



astres, doh, dohin u bidèv yi. 
— de la vie, dund'u bakan. — 
(donner libre), yanganal, yâtal. 

COURSE, s. f. hel r, — mili- 
taire, sôsô b. — d'un cavalier 
dont le cheval va au trot, ré- 
pétai b., rambal b. Si le che- 
val est lancé à toute vitesse, 
loki b. — (rivaliser à la), ra- 
vanté, dahé. Si c'est à cheval 
ou en bateau, on dit ravanté 
fas, ravanté gâl. 

COURT, adj. gâta. Il a la vue 
coure, gis âm gâta na. — de 
peu de durée, gâta, gâv a dêh. 
Notre vie est courte, sunu 
dundâ di na gâv a dèh — 
(être) de, naka. 

COURTAUD, s'ira, ttinguné b. 

COURTEMENT, adv. bu gâta. 

COURTISAN, s. m. dag b., 
nêhalkat b. 

COURTISANE, s. f. ndambu- 
rân />., garbo b'. 

COURTISER, v. a. un prince, 
dagu. Cesser de le courtiser, 
dagéku. — une personne dans 
l'intention de l'épouser, nob, 
labal, farân. — (Se) mutuelle- 
ment d'une manière inconve- 
nante, farâniu. 

COURTOIS, adj. tèdâ, gor. 

COURTOISEMENT, adj. bu 
tedâ, ak ngor. 

COURTOISIE, s. f. tèday b., 
goré g., ngor g. 

COUSCOUS, s. m. tèré d., 
basé b. Ce couscous sent le 
mo : si, tèré di nekâ na. Il n'est 
pas ressuyé, musul. — non fer- 
menté, tcré'ndandu. — conservé 
pour le lendemain, pana b. 
mpana ni. — qui n'a pas en- 
core de lâlo, nepâ b. — cuit à 
la vapeur, dang b., sûsal b. — 
trempé avec un peu d'eau, tôr j 



b., kas g. - — trempé à l'eau 
froide, toyom b. — mêlé de son, 
tèré'toh, ndamtoli b., kumbokal- 
m. — aux pistaches et au sucre, 
murâké, mburâké, mbudàké m, 
— au lait offert aux fétiches, 
târki b. — aux haricots, topor v., 
bâsé'nébé. — (manger le) sans 
assaisonnement, venu. 

COUSEUSE, s. f. navkât b. 

COUSIN, s. m. COUSINE, s.f. 
plus âgé, mag b. ; plus jeune, 
raka d. On ajoute au besoin 
bh gôr, bu digèn. C'est mon 
grand cousin, su7nâ 77ia<7 bu gôr 
la. Où est ta jeune cousine ? 
anâ sa rakâ du digèn ? Les en» 
fants de deux frères se nom- 
ment aussi dôm i bây ; ceux 
de deux sœurs, dôm i ndèy. 
Les e niants du frère de ma 
sœur, sumâ dôm i niday ; ceux 
de la sœur de mon père, snm$ 
dôm i badèn. Dans les deux 
derniers cas, on dit aussi dôm 
i yék ak valu. — moustique,, 
yô v. — très-petit dont la pi» 
qûre est plus douloureuse, mu». 
tâmulâ v.~ 

COUSSIN, s. m. ngégénay l, 

COUSSINET, s. m. pour por* 
ter quelque chose sur la tète, 
tén b., tu.fi b. — (faire un), 
tën, tun. — (se faire un), s'en 
servir, tenu. 

COUSU (être), tapu. C'est 
cousu, nav nâfïu ko. Il est 
cousu d'or, hàlis bà'nga né 
gafi ak môm, baré nâ nâlîs'. 

COUT, s. m. ndég L 

COUTEAU, s. m. pâkâ b. Cou- 
teau de chasse, pâkâ'rebâ ; cou- 
teau de table, pàkâ'tabul.— pour- 
raser, sâtu s. — (sorte de) qu'on 
tient à la main pour récolter le. 
mil et le riz, ngôban b. 



cou 



— i44 



cou 



COUTELIER, s. m. teg'i 
'■pâkâ b. 

COÛTER, v. n. dar. Ce livre 

Xoûte cinq francs, tëré bile, de- 

Tcm la dar. Personne ne sait 

les peines que ce travail m'a 

"coûtées, la ma sonâ ti ligèy 

bôbu, kèn hamu ko. 

COÛTEUSEMENT, adv. bu 

'4afé. 

COUTEUX, adj. dafé, dafé 
ndég, méti ndég. 

COUTUME, s. f. bah b., bâh 

i mâm, vâsô b., tamèl, tàrna- 

'taniïi b. C'est la coutume que 

nous avons reçue de nos pères, 

sunu bâh i mân la. Les gens 

du roi n'ont pas les mêmes cou- 

'tumes que les paysans, Sérèr i 

bûr ak badôla boku nu vâsô. 

'«r- (avoir), tama, mîn. Il s'est 

levé plus tôt que de coutume, 

gen nâ tel a. dog, ou dog nâ 

bu gen a tel, asté mu ko tama 

'dèf. Impôt, bâh b., galak b., 

nkubal g., varugal v. 

COUTUMIER, adj. feu tama 
lef. Il est coutumier du fait, 
"di nâ ko faral a dèf. 

COUTURE, s. f. séro s., nâv- 

■ fiâv b., tapâtapâ. Il l'a battu à 
; plate couture, dân na ko bu 

bon. 

COUTURIÈRE, s. f. nâvkât b. 

COUVÉE, s. f. bûf b., bôf b., 
tosfan g. 

COUVER, v. a. bûf, bôf. Cou- 
Ver jusqu'à' faire éclore, tos- 
' tan. Couver des yeux, hôl, sé- 
pali, nîr. Couver une maladie, 
■yar dér. 

COUVERCLE, s. m. feubër b., 

■ nkubër b., ubukûy b., tedukày 
"b, — de la forme du layu, 
'•*nbèru m. 

COUVERT (être), assombri, 



fil, tim, tin, lendem. Le ciel 
est couvert, asaman si til na. 

— ombragé, hiru. — vêtu, odu, 
sàngu, limbu. Je suis couvert 
d'une couverture, mbado là 
sângô. — entièrement, muru, 
lemesu. — de sable, de terre, 
sùlu, dâlu. — s. m. logement, 
dekukay b., dalukay b. Trou- 
verai-je le couvert dans la mai- 
son de ton père ? men nâ dal 
ta sa ker u bây âm ? 

COUVERTURE, s. f. de laine, 
mbado m. — quelconque, ntân- 
gay l. — (gros pagne servant 
de), dampé b. — toiture de gre- 
nier, de petite hutte, dankâ b. 

COUVEUSE, s. f. bôfkât b. 

COUVRIR, v. a. ub, ted. — 
voiler, mur. L'eau couvrait la 
terre entière, ndoh mur on nâ 
sûf si sêpâ. — ombrager comme 
le parasol, hir. — la nudité de 
quelqu'un, gêmbâ. — une case, 
hâdâ. Mon père couvre notre 
case, sumâ bây angâ hâdâ sunu 
nêg. — de sable, de terre au 
niveau du sol, sûl. — de terre 
en l'amoncelant, dal. — (Se), 
se vêtir, sângu, odu, muru, 
gèmbu, limbô. Ta mère n'a 
plus de quoi se couvrir, sa ndèy 
amatul lu mu odô. — avec les 
mains pour cacher sa nudité, 
tafu. — répandre sur soi, tû 
tï, hepô. Pleins de repen- 
tir, ils se couvrirent de cen- 
dre, nu rëtu, tûrô dôm. i tâl. 

— en couvrant un autre en 
même temps, sângâlé. J'ai cou- 
vert mon frère avec moi de 
mon pagne, sângâlé nâ sumâ 
rakâ sumâ malân. — d'un bon- 
net, d'un chapeau, sol mbahanâ, 
sol sapô. — en parlant du ciel, 
lendemu, timu, hîn. Le ciel se 



CRA 



i45 — 



CRA 



couvre, asaman sâ'ngé hin. — 
la figure de ses mains, mepâ. 

CRABE, s. m. de terre, don- 
gop, donhop b., sâra b. — de 
mer, toholân b., nkoti g., ta- 
gon b., tangod b. ■ — de rivière, 
kamba b., fiandos b. — de ro- 
cher, kakrikag b. 

CRACHAT, s. m. tuflit b., 
lor v. 

CRACHEMENT, s.m. tufli b., 
tefli b. 

CRACHER, v. n. tufli, tefli, 
né tuf, yabi. Je lui avais mis 
du sucre dans la bouche, il l'a 
craché, logal on nâ ko sukâr, 
mu yabi ko. Celui sur qui tout 
le monde crache sera mouillé, 
ku népâ ufli nga tôy. — en 
faisant jaillir la salive de la 
bouche, séréti. — (action de) 
ainsi, séréti b. — son venin, en 
parlant du serpent, bûsu. 

CRACHEUR, s. m. tuflikât b., 
teflikât b. 

CRACHOIR, s.m. tufliukay b. 

CRAIE, s. f. blanche, gôg b., 
dôm b. — servant à faire de 
l'encre rouge, tâgat b., tngut b. 

CRAINDRE, v. a. ragal, fit, 
ret. Qui fait le mal craint tou- 
jours, ku dèf lu bon ragal môs. 
— (ne pas), ragalul, némén, 
némé. Tu ne crains pas de dire 
que ce n'est pas toi qui l'as 
fait ! némén nga vah né du 
yâ ko dèf ! — par respect, vèg, 
èrsâ, yèrsâ. — par honte, rus, 
yéras. — pour quelqu'un, ra- 
galal. Je crains pour toi, mon 
fils, ragalal nâ la, dôm man. - — 
être endommagé par,, ây, bâ- 
hul, en renversant la phrase. 
Cette plante craint les fortes 
chaleurs, nâd vu méti ây nâ, 
bâhul ti nah mile. — (faire), 



ragallo, tîtal, titlô, retlô. Ce... 
lui qui fait craindre, tîtalkal b K . 
— (se faire), ragallu. 

CRAINTE, s. f. ragal b., tU? 
g. — révérentielle, vèg b. L 
kèrsâ g. — ■ (de) que, ragal nê K 
ndah ,du. De crainte qu'elle n'y 
prenne racine, ragal né TOU* 
sah fa. rên, ndah du ti sah rêtl. 

CRAINTIF, adj. ragalkât 6. 8 _ 
bahar b., ku tît. 

CRAINTIVEMENT, adv. bu ra^ 
gai. 

CRAMOISI adj. honhâ toy. 

CRAMPE, s. f. tohor b., na^ 
gam b,, sadar b,, op'um mbâm u 
sidit i buki, serek b., sânah b. k 
god b. — (avoir la), tohor, na* 
gam, sadar, serek, sânah, 'god. 
J'ai la crampe au pied, sumtt-, 
tankâ dèfâ sadar. 

CRAMPON, s. m. dapukay b.. 

CRAMPONNER (Se), v.pr. fa*.. 
fandu, dapandu, dapandiku, 
langâmu, déru, vakirlu, Tous, 
se cramponnaient au cou dô- 
Paul, népâ népâ bokâ di lan< 
gâmu fi bât u Pol. 

CRÂNE, s. m. hot'u bopâ g, t 
kel'u bopâ g. — fanfaron, da< 
mukât b. - — (faire le), avoir- 
l'air crâne, gôrgôrlu, néméfi- 
néménlu, damu. 

CRÂNEMENT, adv. ak ndam*._ 
bâr, bu damu. 

CRÂNERIE, s. f. damu b 

CRAPAUD, s. m. mbotâ m. 
Le crapaud aime beaucoup 
l'eau, mais non pas l'eau 
chaude, mbotâ gen â begâ - : 
ndoh, vandé mu tangâ boku 

i.à. 

CRAPULE, s. f. ntaytay l, -, 
personne qui vit dans la cra*,-. 
pule, saysây bu suti. 

CRAQUE, s, f, fen x., nah b. 



CRA 



— 1A6 — 



CRE 



CRAQUEMENT, s. m. hahu b. 

CRAQUER, v, n. hahu. — 
mentir, fèn, nar, tâhan. 

CRAQUEUR, s. m. fènkât b., 
narkât b., tâhânkât b. 

CRASSE, s. f. sur la peau, 
'ter b., tilim g., tilimit b. — 
sur les habits, tilim g., gakâ 
b, — du fusil, tilimit u fètèl. 
'— qui se dépose dans la pipe, 
léran g. — adj. (ignorance), 
hamadi bu tèpâ. 

CRASSEUX, adj. ter, teré, ti- 
lim, gakâ. 

.CRAVACHE, s. f. sadâ b., 
yar b., posta b., ndoro l. 

CRAVACHER, v. a. sadâ, yar, 
posta. 

' CRÉANCE, s. f. bor b. — foi, 
ngem g. Cela ne mérite aucune 
créance, metul a gem. 
. CRÉANCIER, s. m. borom 
'bor, lèblékât b. 

CRÉATEUR, s. m. bindâkât 
b., soskât b., sakâkât b. 

CRÉATION, s. f. mbindâ m. 

CRÉATURE, s. f. mbindèf m., 
mbindâfun m. 

CRÈCHE, s. f. mbalkâ m., 
vegukay b. 

CRÉDIT, s. m. lèblé b. — 
(donner à), lèblé, lébal. Prête- 
moi cinq gourdes, lèbal ma du- 
rom i derem. Ce blanc est très 
bon, il a donné beaucoup à cré- 
"dit, tubâb bile bâh nâ loi. lè- 
blé nâ lu baré. — autorité, san- 
~san b., menmen g. 

CRÉDULE, adj. ku yombû 
-gem. 

CRÉER, v.a. bindâ, sos, saka. 

CRÈME, s. f. niv g., dah b. 

CRÉPI, s. m. râh b. 

CRÉPIR, v. a. râh. 

CRÉPISSAGE, s. m. râh h. 

CRÉPITATION, s. f. ratrati b. 



CRÉPITER, v. n. ratrati, re- 
teteti. 

CRÉPU, adj. sembâ. 

CRÉPUSCULE, s. m. subâ s. 
— du soir, marah d., timis d. 

CRÊTE, s. f. Jârâr v., héjr v., 
dubâ b. 

CRÉTELER, v. n. kèr. 

CRÉTIN, s. m. do] h., dèsé 
b., tôy b. 

CRÉTINISER, v. a. naval, do- 
flô. 

iCRETONNE. s. f. ndôr b. 

CREUSER, v. a. gras, vahi, 
vanhi. Je vais creuser un trou, 
mangé gasi mpah. Sortir la 
terre en creusant, duhi — ren- 
dre profond, hôtal, hôtlô. — 
(faire), gaslô. — (faire) pour 
soi, gaslu. Abraham fît creuser 
un puits, Ibrayuma gaslu nâ 
t'en. ■ — (instrument pour), gasu 
g., gasukay b. — (Se), devenir 
creux, dèf pah, gasu. — la tête 
pour trouver quelque chose, 
t'en, tënarbi. 

CREUX, s. m. pah, mpah m., 
kamba g., nkan m. — à la ra- 
cine du cou, potah m. — adj. 
hôt. 

CREVASSE, s. f. harhar b., 
hotiku b. 

CREVASSER, v. a. har. — 
(Se), har, 

CRÈVE-COEUR, s. m. vonar 
b., nahar vu méti. 

CREVER, v. n. se rompre, 
jeta. — périr de maladie, médu. 
Crever par suite d'embonpoint 
ou d'enflure, fès. — souffrir 
extrêmement de, 6è de. Il crè^e 
de faim, hîf nâ bè de. — v. a. 
benâ. — une ampoule, un bou- 
ton, fitâ. — les yeux, luhati 
bel, luhi bet. — le cœur, dog. 



CRE 



CRO 



Ce spectacle me creva le cœur 
nâkâ là ko gis, sumâ hol dog 

CREVETTE, s. f. sipàsipâ b 

CRI, s. m. yûhu g., hâtu b. 
ntov l. — pour appeler, dé 
lému b., dérémbu b. ■ — des 
oiseaux, sabin v. Le cri de l'ai- 
gle, sabin i dahay. 

CRIAILLER, v. n. sôv, yûhu. 

CRIAILLERIE, s. f. ntov I. 

CRIAILLEUR, s. m. sôvkât b., 
yûhukât b. 

CRIARD, adj. sôvkât b. 

CRIBLE, s. m. iambarukay 
b., pakâpakâ b. 

CRIBLÉ (être), /es. Être cri- 
blé de dettes, fês ak bor. 

CRIBLER, v. a. tambar, pa- 
kapakâ.. — de façon que le 
vent emporte la menue paille, 
bês. Action de cribler ainsi, 
bêsay b. — de trous, tuhat. — 
de coups, de sottises, tifâr i et, 
tifâr i saga. 

CRIBLÈUR, s. m. tambarkat b. 

CRIER, v. n. pousser des gé- 
missements, yûhu, haiarayu. — 
(faire), yûhulô. — parler très 
haut, soi", hâtu. — à tue-lête, 
galgali. — pour appeler, dohôr, 
dovôr, dérémbu, délému. - — 
contre quelqu'un, hul, hulé, 
avec un complément. — pour 
chasser des champs les ani- 
maux, les oiseaux, hadâ. — ré- 
péter partout, vahvahât, -~ — pro- 
clamer au nom de l'autorité, 
yëné, yéglé. 

CRIERIE, s. f. ntov L, dé- 
rémbu b. 

CRIEUR, s. m. sôvkât b. ,— 
public, yënékât b., yéglékât b. 

CRIME, s. m. bakar b., lu 
bon. Grand, crime, nâvtèf g., 
ndèkâr L, sabab s. Le crime 
peut rester caché, mais il n'est 



jamais tranquille, bakar men : - 
nâ nebu, vandé amul noflay 
muk. 

CRIMINEL, s. m. bakarkât b. K 
saysày b., baré nâvtèf. C'était 
une femme criminelle, digèn 
du baré nâvtèf la von. — adj; 
nâv, ây, bon â bon. 

CRIMINELLEMENT, adv. bit 
nâv, bu bon. 

CRIN, s. m. kavar u fas, 
CRINIÈRE, s. f. sèhâ m.^ 
ndônkôr b. 
CRIQUE, s. m. rûh u gêt. 
CRIQUET, s. m. ndérèr y" — , 
petit cheval; fas u far, fas u par,_ 
CRISPATION, s. f. ngodâ b, 
— maladie nerveuse et rhuma». 
tisme des membres, ngélav u 
gudi. 

CRISPER, v. a. 'godâlô. — im- 
patienter vivement, mèrlô. — < 
(Se), goda. — éprouver une. 
vive impatience. 7?îèr bè gan-. 
girlû. 

CRITIQUE, s. f. tavat b. — 
adj. bon, ây. Instant critique, 
vahtu vu ây. 
CRITIQUER, v. a. tavat, hulé. 
CROASSEMENT, s. m. ngâh. 
i bâhoû g. 
CROASSER, v. n. gâh. 
CROC, s. m. lonku b., lon^ 
kukâv b. 

CROC-EN-.7AMBE, s. m. pènkâ, 
fènkâ b., lahu b., kolmâ g,, 
galgal b. — (donner un), pènkâ, 
fènkâ, lahu, kolmâ, galgal. — 
(recevoir un), pènku, fènku. 

CROCHET, s. m. lonku b.,_ 
lonkukay b. . . qui retient 
l'étrier, tifané b. 
CROCHU, adj., lonkarniku. 
CROIRE, v. a. gem. Je ne 'a 
crois pas, gemu ma ko. Je 
crois tout ce que tu dis, gent, 



CRO 



i48 — 



CRU 



*nâ U nga vah lépâ. — penser, 

•16g, dèfé, fôgal sa bopâ. — ré- 
puter, sêté, dapé, fôg. Il se cro"t 
habile, fôg nâ né vânè la. — 

Xne pas), gemul, gemadi, ban 
S gem. — (faire), gemlô. — 

'(s'en), gem sa bopâ. — (ne 
pas s'en), gemêtu. Les apôtres 
furent étonnés au point de ne 
pas s'en croire eux-mêmes, apô- 
târ yâ domi bè gemêtu nu ko. 
CROISÉE, s. f. fâlantêr b. 
CROISEMENT, s. m. des pieds, 

"des jambes, talitégé, taltogé b. 
CROISER, v. a. galan, ga- 
landé, tèglê, tèglanté. — les 
jambes, talitégé, taltogé, tè- 
glanté, bankâ. — les jambes, 

"talitégé, taltogé, tèglanté, bankâ 

— les jambes à la manière des 
tailleurs, férénglâyu, férangalu. 

"#— le chemin, dog yôn va. — 
(Se), passer à côté l'un de l'au- 
Ire, vêsalanté, tasé, dadé. 

CROISSANCE, s. f. magay b. 
Âge de croissance, at i magay. 
CROISSANT, s. m. de la lune, 
vêr vu ndav. 

CROÎTRE, v. n. pousse-, sah, 
méfia. Le ricin croît bien dans 
'cette terre, padâlâpoli di nâ 
sah bu bâh ti sûf silé. — s'iug- 
menter, magâ, doliku, dolèn- 
tiku, yoku. Il croissait en sa- 
gesse, don nâ magâ'k sago. Le 
bruit croît, ntov lê'ngi gen di 
Tir. — (manière de), sahin v. 

— v. a. accroître, doit, délie- 
rai, magal, magâlô. 

CROIX, s. f. krua b. — afflic- 
tion, krua . b., ntôno g., rnétit 
vu rèy. Chacun doit porter sa 
"croix, ku nèkâ var ngâ gadu sa 
■krua. 

CROQUER, v. a. yèy, yey. 

CROSSE, s. f. bâton* pastoral, 



èl u monsènor. — d'un fusil, 
bant'u létal, kur âg fètèl, ndan 
u fètal. 

CROTTE, s. f. CROTTIN, s.m. 
korombal b., kordôndông b. 

CROTTER, v. a. tahal — 
(Se), tahâ. 

CROULEMENT, s. m. mabâ 
b. — d'une case, mabâ b., 
bepâ g. 

CROULER, v. n. mabâ, dûnu. 
— en parlant d'une case, mabâ, 
bepâ, dânu. 

CROUPE, s. f. falaré d. — 
(porter en)', logâ. 

CROUPION, s.m. de l'homme, 
nkus g. — des oiseaux, ntutâ b. 

CROUPIR, v. n. ta, yahu, 
nep. — dans la paresse, repâ, 
né mbap mbapâral, taèl. 

CROÛTE, s. f. d'une plaie, 
aku v. ■ — (avoir de la), en par- 
lant d'une ampoule, dâs. — du 
pain, d.èr i mbûru. 

CROYABLE, adj. lu nu men 
a gem, lu gemu. Ce n'est pas 
croyable, métal â gem. 

CROYANCE, s.f. ngem, ngem- 
gein, ngemèl g. Il n'est pas di- 
gne de croyance, metul â gem. 

CROYANT, s. ni. gemkât b. 

CRU, adj. noriil, iïoradi. Des 
paroles trop crues, bât yu iïo- 
rul, bât yu sôf 

CRUAUTÉ, s. f. ntohorté L, 
nëgé b., hos g., nhosté g. 

CRUCHE, s. f. gutâ b. 

CRUCIFIER, v.a. dâd ta krua 

CRUCIFIX, s. m. krua b. 

CRUE, s. f. des eaux, mbenâ 
m., mpêsé m., vamé g. 

CRUEL, adj. sohor, hos, nëg, 
nul bîr. — (être), pour qu '- 
qu'un, sohoré. Pourquoi es-tu 
si cruel pour ce pauvre hère ? 
lu tah nga di sohoré bado bi ? 



CRU 



— i4q — 



CUL 



CRUELLEMENT, adv. bu so- 
JioT, ak ntohorté, ak nul b>r. 

CUEILLIR, v. a. vétâ, vitâ, 
visùl'é. L'action de cueillir des 
fruits s'exprime souvent par la 
syllabe tu ajoutée au nom du 
fruit; Cueillir des vorat, vo- 
ratta. — des épis de mil pou ; 
manger, bat. Je vais cueillir des 
épis de mil, mange bâti. — 
des fruits en cassant les bran- 
ches, getâ, fahâ, dama. 

CUILLER, s. f. kudu g. Ce- 
lui qui a une cuiller ne se 
brûle pas, kènâ du am kudu di 
■lakâ. — (sorte de) en bois pou ' 
remuer le riz ou les légume 
dans la marmite, baku b. — 
(grande) en bois pour servir le 
repas, kalambû b. On appelle 
yakukay b. tout ce qui peut ser- 
vir à cet usage. 

CUIR, s. m. dèr b., dèr bu 
nu vuli. — (morceau de), fô- 
jaré b. — (travailler le), ev, av. 
Quiconque travaiTe le cuir, 
bourreliers, evkâf. b. 

CUIRE, v. a. rïoral, togû. — 
le couscous à la vapeur, sûsal, 
tay, gamba. Être cuit à la va- 
peur, sus. Le couscous cuit ain i 
se nomme sûsal b., tay b — 
sur ki cendre, griller, repâ, 
lakâ, vadâ. Tout ce- qui a été 
-cuit ainsi, repâ b. 

CUISANT, adj. sâs. Une dou- 
leur cuisante, métit bu sâs. 

CUISINE, s. f. vân v., togu- 
kat b. 

CUISINER, v. n. faire Ja cu"- 
sine, togâ. 

CUISINIER, s. m., CUISI- 
1NIÈRE, s. f. togâkât b. 

CUISSE, V f. lupâ b. 

CUISSON, s. f. noray b. va- 
<day b. 



CUISSOT, s. m. tankâ b. t 
lupâ b. 

CUIT (être), nor. Très cuit, 
ûor hom. L'aliment cuit n'<a 
pas de maître (parce que le 
premier venu peut prendre 
part au repas), nam vu d'é amul 
borom. — (être trop), en par- 
lant du riz, kedâ. 

CUIVRE, s. m. jaune, han- 
dar v. — rouge, airain, perem 
b.., kopar b., kopar i perem. 

CUIVRÉ, adj. de couleur noir- 
clair, hês. Ce mot s 'emploie 
pour les Noirs d'un te ; nt moins 
foncé, nit ku hês la. Si la cou- 
leur tire sur le rouge, hês pêt. 

CUIVRER, v. a. un navire, 
koparé. Couvre mon bateau de 
feuilles de cuivre, koparèl ma 
sumâ gdl. 

CUL,' s. m. tât b. 

CULBUTE, s. f. guylolor g., 
dulôt, dulôtu b. 

CULBUTER, v. n. faire la cul- 
bute, sepâ dalèn, sepâ dargon, 
dulôt, dulôtu, dànu, dànu 
ndën. L'enfant a fait la cul- 
bute, haïèl bi sepâ nâ dalèn. 
— v. a. sepâlô dalèn, dânal, dâ- 
nulô. Il m'a fait faire la cul- 
bute, sepâlô nâ ma dalèn. 

CUL-DE-JATTE, s. m. lafaû b. 

CULOT, s. m. tât l. 

CULOTTE, s. f. ubèy d. Cu- 
lotte indigène très large, data 
d. Culotte étroite, aladi d. 

CULOTTER, v. a. en mettant 
le gèmbâ, gèmbâ. — (Se), fu- 
bèyu. 

CULTE, s. m. ndulit g. Culte 
d'adoration, ndâmu g. — rendu 
aux fétiches, tûru b. — (ren- 
dre un), téral. Rendre un culte 
aux fétiches, tûru. ' 



CUL 



i5o — 



CYN 



CULTIVABLE, adj. lu ilu men 
a béy. 

CULTIVATEUR, s. m. béy- 
kât b. 

CULTIVER, v. a. béy, bây. 
Cultiver du mil, du riz, béy du- 
gup, béy malo. — préparer la 
terre, rûd, dos. Si c'est pour le 
riz, gobi. — sarcler pour la se- 
conde fois, béyât ; la troisième 
fois, kumali. — sarcler le riz, 
bahit, kobi. — (faire), béylô. 
J'ai fait cultiver mon champ, 
sanlâné nâ sumâ tôl. — (aider 
à), béylé. — (faire semblant de), 
béybéylu. 

CULTURE, s. f. mbéy m., 
rtibây m. La première semaine 
de la culure du mil, pâh b. 

CUMULER, v. a. dambalé, 
bôlé. 

CUPIDE, adj. begâ bè mu 
epâ, begé, begubegé, hér, be- 
gâkât b., begékât b., begébe- 
g'ékât b. 

•CUPIDITÉ, s. f. begébegé b., 
hcr b., nhéré g. 

CURAGE, s. m. vahi b., 
vanhi g. 

CURE, s. f. traitement, mpad 
m. — guérison, vér b. — 



(n'avoir), ban a fâlé. — de- 
meure du curé, ker'labé. 

CURÉ, s. m. labé b. 

CURE-DENT, s. m. sôtukay b. 
— petit morceau de bois de un 
à deux décimètres de long pour 
se frotter les dents, sotu, sôtu- 
kay b. 

CURE-OREILLE, s. m. dugôt, 
dur gai b. 

CURER, v. a. vahi, vanhi, 
valah. — (Se) les dents, sôtu. 
Sotu signifie : Se frotter les 
dents avec un morceau de bois 
mâché à l'extrémité. — (Se) 
les oreilles, dugôtu, durgatu. 

CUREUR, is. m. vahikat b. 

CURIEUX, adj. dèn-kumpâ, 
dènkât u kumpâ. 

CURIOSITÉ, s.f. dèn-kumpâ g. 

CUVE, s. m. har b. 

CUVER, v. a. rêsal. Cuve 
d'abord ton vin, dekal a rêsal 
sa mandité. 

CYMBALE, s. f. késengkéseng. 
Ce mot désigne proprement les 
gousses d'un fruit qui font du 
bruit en se choquant les uns 
contre les autres. 

CYNIQUE, adj. nakâ gatè r 
nakâ dom, lûbu. 

CYNISME, s. m. nakâ?gaté g. 





DAB 



— i5i 



DAU 



D 



D'ABORD, adv. bu deka, bu 
dilu, dîial. Termine ton tra- 
vail d'abord, nâ nga deka so- 
in] sa ligéy. 

DAGORNE, s. f. borom bènâ 
bédi.n. 

DAGUE, s.f. gobar b-, sarnar s. 

DAIGNER, v. n. begâ, nangu, 
nêh. A i'impér-aîf, ce verbe se 
rend par lêl, nâ la nêh. Dai- 
gnez m 'accorder, may ma, lêl. 

D'AILLEURS, adv. génav lôlu, 
4i gènèn vèt. 

DALLE, s. f. dar b. 

DALLER, v. a. dar. 

DAME-JEANNE, s. f. kun b. 
- — en terre cuite, pctir b. 

DAMER, v. a. laisser La terre, 
■dar. — le pion, val, rav. 

DAMNABLE adj. arôm. met 
•a alak. 

DAMNATION, s. f. alak g. ■ 

DAMNE, s. m. feu dlku. Les 
•damnés, nu alku nâ. C'est son 
•âme damnée, had um là. 

DAMNER, v. a. alak, tabal ta 
safara. — (l'aire), impatienter 
extrêmement, saylô, gêtèn bu 
méti. — (Se), sanka sa fit. 

DANDINER (Se), v. pr. di- 
igàsu, dayu. 

DANGER, s. m. sabo.b s., ta- 
jàr. /., ndadân l. 

DANGEREUSEMENT* adv ak 
tajdr, bu méti. 

DANGEREUX, adj. méti, «y, 
baré tafâr, barê ndadân. 

DANS, prép. ta* ti, tu ; 
ta. bir. Dans trois jours, fê'k 
nèt'i fan. Il est dans la case, 
mnngâ ta bîr u nêg bâ. 

DANSE, s. f. mpétâ m., mbéit 
m., tagalang d. Chaque air a sa 
danse, iegin bu nèkâ'ngà'k 



mpét'âm. - — espèce de marche 
affectée, gàdo g., yâbâ d. — de 
charlatan, ndut l. — de fanfa- 
ronnade, à l'occasion de la cir- 
consoision, d'une expédition» 
vongâ v. — au mariage, ntët g. 
.— à la naissance, ngénté l. — 
des Sossés, kangurang b. — in- 
décente, napàtu b. — (entrer 
dans la), bokâ tj 

DANSER, v. n. fêla, gàdo, 
mbéit, tagalang, dut, kangu- 
rang, taltali. — (faire), fétalô. 

DANSEUR, s. m. fétâkâi b., 
dutkât b. 

DARD, s. m. fitâ g., fétu g., 
dak v. De là âm fitâ, avoir à 
la jambe une douleur causée, 
disent les superstitions du pay% 
par le dard d'un génie peul. — 
aiguillon, taban g. 

DARDER, v.a. fitâ, fétâ, dam. 

— ses regards, dak, né dak. 
DARTRE, s. f. (espèce de), 

gégér, gégir, ng.égér b. — 
(avoir cette sorte de), gégér, 
gégir. 

DATE, s. f. damano d. Indi- 
quez la date, vahal k'an lu, va- 
hal ti ban damano lu lef li 
hcvr. 

DATER, v.n. avoir commencé 
à telle époque, dôr. C'est de là 
que daté, ta là lef li doré. — - 
(à) de, dalé ta, dalé ko ta. A 
dater d'aujourd'hui, dalé fi tèy, 
dalé fê'k tèy, dalé li lëgi. 

DATTE, s. m. tandarma b., 
dôm u tandarma. 

DATTIER, s. m. tandarma g., 
garap u tandarma. 

DAUBE, s. f. vadâ v. 

DAUBER, v. a. rekâ, dum& % 

— railler, naval, sébé. 



PAU 



i5a 



DEB 



DAUBEUR, s. m. sébékat b., 
fiâvlckât b. 

DAUPHIN, s. m. poisson, gâ- 
lar, ngélar b. 

DAVANTAGE, adv. lu gen, lu 
epâ, gen a baré, gen a yâgâ. Je 
ne puis rester davantage, menu 
ma déki bu gen a yâgâ — 
(avoir), epâlé. 

DE, prép. entre deux noms,' 
U, pi. i. — entre deux verbes 
régis l'un par l'autre, a. Refu- 
ser de croire, ban, â gem. Cet â 
se contracte avec la voyelle qui 
précède. Ils veulent partir, begâ 
nânô dèm. Refuser de le faire, 
ban ko dèf. L'usage seut peut 
faire connaître les verbes qui 
demandent une construction dif- 
férente. J'ai promis de l'aimer, 
digé nâ né di nâ ko sopâ. Le 
roi leur a ordonné de partir, 
bûr bâ éblé nâ /lu dèm. Tâ- 
che de venir, nâ nga fèhé bè 
nev. — entre un nom et un 
verbe, u, di. Le pouvoir de re- 
mettre les péchés, sansafi u 
bâlé bakar, sansafi di bâlé ba- 
kar. — marquant l'origine, le 
point de départ, dalé ko ta, 
dogé. De Dakar à Joal, dalé ko 
ta Ndakaru bè Doala. Du ma- 
tin au soir, ta leleg bè ta ngôn. 
— ayant un sens partitif, fi, 
ta. De tous mes enfants, je 
n'en ai perdu qu'un seul, ti 
sumâ i dôm yépâ, bènâ rèkâ 
là ta r'ërlé. — marquant un 
complément indirect, ti, ta. 
Que penses-tu de oes hommes ? 
lô halâl ti nit fii ? 

DÉ, s. m. déy b. 

DÉBALLAGE, s. m. emb ; . b. 

DÉBALLÉ (être), embiku. 

DÉBALLER, v. a. embi. 

DÉBANDADE, s. f. rado b., 



tasô b. Aller à la débandade,. 
rado, tasô. 

DÉBANDÉ (être), détendu, yo- 
lom, yolombâ. — (état d'être), 
yolomay m., yolombay fa. 

DÉBANDER, v. a. détendre, 
yolomal, yolombal. — ôter un 
bandeau, laharni, fohâ, fohi, 
fohâtal, fohlô. — disperser, ra- 
dâtlé, tasâré, hâdalé. — (Se), 
rado, févé, hâdâku, tasô, né ta- 
sar, tasârô. 

DÉBARBOUILLER, v. a. se- 
lem. Ne peux-tu pas débarbou ; l- 
ler ton enfant ? menu là selem 
sa dôm ? — (Se), selmu. — se 
tirer d'affaire, sakâ mpèhé, ru- 
tâku ti. \ 

DÉBARCADÈRE, s. m. vâf b. r 
vâh fa., èbikay b. — lieu où 
l'on tire à sec les pirogues, va- 
tukay b. 

DÉBARQUEMENT, s.m. èbi b. 

DÉBARQUER, v. a. vaté, èbi, 
yèbi. Pour les personnes, on 
emploie toujours vaté. — v. n. 
vata. — ■ (faire), vatalô. — en- 
semble, vatando. 

DÉBARRAS, s. m. nopalu fa., 
noflay fa., muta g. Cet homme 
est parti, c'est un bon débarras, 
nit kâ dèm nâ, muta nânu ti 
môm. 

DÉBARRASSER, v. a. un lieu, 
yàtulô. — d'un ennui, d'un far- 
deau, musai. Il nous a bien dé- 
barrassés, musai nâ nu bu bâh. 

— des décombres, an, jalarni. 

— frayer le chemin, halâ y on. 

— (Se), muta ti. — de quel- 
qu'un en le faisant périr, sankâ r 
salah. 

DÉBAT, s. m. véranté fa., 
vahanté fa., vahâlé b. Quel est 
le sujet de votre débat ? lan 
ngën di véranté ? 



DÉB 



i53 — 



DÉB 



DÉBITER, v. a. sumi, téki, 
sipi, tégi laltay, tegi laltèg. 

DÉBATTRE, v. a. véranté, 
vahanté. — le prix, vahûlé. — 
(Se) pour se débarrasser de 
liens, badbadi, patpati, fatar- 
niku, foharniku. 

DÉBAUCHE, s. f. excès dans 
le boire, mandi g., mandimandi 
g. — excès dans le manger, fer 
b. Le mot nxbôtay g. indique 
souvent un excès quelconque 
dans la nourriture. — mauvaise 
conduite, ntayfay l., def i say- 
sây, yahuté b., mbéh m. 

DÉBAUCHÉ (être), yahu, say- 
sây, baré mbéh, begâ mbéh, 
tamâ mandi. — s. m. saysây b., 
mandikïit b., tikar g., tékal b. 

DÉBAUCHER, v. a. pervertir, 
saysâylô, yahâ. — un domesti- 
que, des troupes, yéy nopâ. — 
(S'), yahu, doh tanku yu bon, 
tékal. 

DÊBAUCHEUR, s. m. vahâ- 
kât b. 

DÉBILE, adj. hibon, hébon 
b., rlakâ dôlé, név dôlé, oyof. 

DÉBILITANT, adj. lu di 
bonlô, lu di vani dôlé, lu di 
vovofal. 

DÉBILITÉ, s. f. név-dôlé g., 
ilakâdôlé g. 

DÉBILITER, v. a. vani dôlé. 

— (Se), vaniku, név dôlé. 
DÉBIT, s. m. ndây g. — ma- 
nière de parler, vahin v. 

DÉBITANT, s. m. dâykat b., 
dâyatukat b. 

DÉBITER, v. a. vendre, dây. 

— raconter, vah, nétali. — des 
mensonges, fèn. 

DËBITEUB, EUSE, s. m. f., 
vahkât b., nitalikât b. 

DÉBITEUR, TRICE, s. m f. 
lèbkât b., borom'bor. 



DÉBLAI, s. m. ce qu'on en- 
lève pour déblayer, anit b., 
bubit y., tasit b., dèsit y., to- 
dit y., ètit y. 

DÉBLATÉRER, v. a. has, dânu 
ti kov nit, hulé. 

DÉBLAYER, v. a. an, bub. 

— débarrasser, yâtulô. 
DÉBLOQUER, v. a. gavi. Les 

ennemis assiégeaient Médine, 
mais notre armée l'a débloquée, 
har yâ gav on nânu Médina, 
vandé sunu haré gavi nâ ko. 

DÉBOIRE, s. m. nahar v. Il 
n'a éprouvé que des déboires, 
yâkar âm gépa tas nâ — mau- 
vais goût qui reste dans la bou- 
ohe, vèhay b. 

DÉBOISER, v. a. gor. 

DÉBOÎTÉ (être), foh, fohâ, 
rehâ. 

DÉBOÎTEMENT, s. m. fahad 
b., fohod b., rehâ b. 

DÉBOÎTER, v. a. fohâ, folio- 
tai, fohi, fahadlô, rehal, re- 
hâlô. — (Se), fohu, fohalâlu, 
fahad, rehâ. Il est tombé et sa 
main s'est déboîtée, dèfâ dânu, 
lohô'm rehâ. 

DÉBONDER. DËBONDONNER, 
v. n. sàfti, saharni. 

DÉBONNAIRE, adj. yombâ, 
lèv, bah bè dof. 

DÉBONNAIREMENT, adv. bu 
yombâ. 

DÉBORDEMENT, s. m. mbenâ 
m., mbenu ni., valangàn m., 
vamé p. — des mœurs, ntay- 
fay 1., yahuté b. 
" DÉBORDER, v. n. SE DÉ- 
BORDER, v. pr. benâ, valan- 
gàn. — regorger, rembat. Le 
vase est plein jusqu'à déborde •, 
ndap li fês nâ' bè di rembat. 

— v. a. surpasser, vêsu, epâ. 
DÉBOUCHÉ, s. m. extrémité 



DÉB 



— i54 — 



DEC 



d'un défilé, bunta b., yôn v. — 
lieu où l'on écoule des ma~cha?i- 
dis-es, bunta. J'ai la un excellent 
débouché, am nâ fâ bunta bu 
nêh. 

DÉBOUCHER, v. a. sâni. sa- 
harni, fatarni. Débouche la bou- 
teille, sâiîil butèl bi. Débouche 
le trou, fatarnil mpah mi. — 
(Se), sâniku, saharfdku,- faiar- 
iïiku. 

DÉBOURRER, v. a. sohi. 

DÉBOURSEMENT, s. m. mpèy 
m. 

DÉBOURSER, v. a. fèy, sanM, 
sulah. 

DEBOUT (se tenir), tahav ; en 
parlant des choses, né sep, sepu. 
L'échelle est debout, sèl bi né 
nâ sep. — (se tenir), complè- 
tement immobile, né sepa sé- 
parai, né deda dedâral, né nèma 
nèmàral. — (mettre), tahaval ; 
pour les choses, sampâ, sepa. 
— (faire mettre), tahavlô — 
int. dogal, dog lën. Debout et 
partons, dog lën nu dèm. — 
(vent), ngélav'bopâ. 

DÉBRIDER, v. a. dindi la- 
hab. 

DÉBRIS, s. m. pi. lodit y., 
ètit y., yahit y., hotit y., sui- 
vant que les débris proviennent 
d'une chose cassée, taillée, gâ- 
tée, déchirée. — masure, tasit 
v., todit b., mabit g. 

DÉBROUILLEMENT, s. m. ra- 
fiâlé, ranâtlé b. 

DÉBROUILLER, v. a. laharni, 
laharti, firi, ranâtlé. — éolair- 
cir, faramfaté, téki, firi. — 
(Se), laharniku, lahartiku, fi- 
rikii. — se tirer d'affaire, sakâ 
mpèhé, rutâku ti. Laissez-moi 
faire, je me débrouillerai, bayi 
ma dâl, di nâ ti sakâ mpèhé. 



DËBROUILLEUR; s. m. bo- 
rom mpèhé., brri'é mpèhé: 
DÉBUSQUER, y.a. daha, gêné 

— le gibier, Johlô. 

DÉBUT, s. m. dôr b., ndôr 
;;., ndôrté .</., ndehalbën, ndal- 
bën </. — d'un travail, d'une 
entreprise, tambali b., son- 
dan b. 

, DÉBUTER, v. n. dôr, tambali, 
sondâ'n. il a mal débuté, ndôr- 
tê'm gïi bâluil. 

DEÇA, prép., EN DEÇA DE, 
ti gilé vêt. Deçà et delà, filê'k 
fâlé. Tu trouveras ce que tu 
cherches en deçà de la haie, li. 
nga ut, di nga ko gis ti vêt 
gilé ta nak lin. 

DÉCACHETER, v.a. tayi, holi. 

DÉCADENCÉ, s. f. vahika b. 

— (tomber en), yaliu, vaûiku, 
tas, dànu. 

DÉCAISSER, a. a. duki 

DÉCALITRE, s. m. fuk'i lilâr. 

DÉCALOGUE, s. 
blé Yalla. 

DÉCAMPER, v. 
dog, dèm, véy. 

DÉCANTER, v. 

DÉCAPER, v..'a. 

DEC \ PETER, v. a. rèndi, dog 
bat, dugâ bopâ.- 

DÉCAPÔDË, adj. borom fuk'i 
tank a. 

DtV.ARRELER, v. a. dari 

DÉCASER, v, . lohal, gêné. 

— DÉCÉDER, \. n. de, davi, 
dèkaliku, dèm Yalla, rër, felu. 

— en parlant dii roi, sây. 
DÉCELÉ (être), fên, sènâ. 
DÉCELER, v. a. ferlai, fênlô, 

sènal, voné. Sa réponse décèle 
son ignorance, lontô'm, dèfâ fi- 
nal hamadê'm. — (Se), fên, 
sènâ, vonéu. 

DÉCEMBRE, s. m', dudembar. 



fuk'i yé- 
s'en aller, 
lier. 



a. hèli 
hôs. 



DEC 



— i55 — 



DEC 



DÉCEMMENT; bu tèda, bu 
dèkâ. Arrange décemment ton 
pagne, dèfaral sa malân bu 
dèkâ. 
" DÉCENCE, s. f. tëday b. 

DÉCENNAL, adj. lu di déki 
fuk'i at. 

DÉCENT, adj. tèda, dèkâ. 

DÉCEPTION, s. f. nàJié b., 
fèn v., yâkar du tas. Il n'y a 
!à aucune déception, nah nèku 
ti. J'ai éprquvé bien des décep- 
tions, nah nânu ma ti lu baré. 

DÉCERCLER, v. a. dindi sèr- 
kâl. 

DÉCERNER, v. a. doh, débat. 

DÉCÈS, s. ni. dé g. 

DÉCEVANT, adj. lu di nahé. 

DÉCEVOIR, v. a. nah, nahé, 
nar. Il a été déçu dans son espé- 
rance, yâkar âm tas nâ, todlé 
nâ. 

DÉCHAÎNER, v. a. déngi, 
téki. — (Se), déngiku, déngéku, 
tékiku. — . s'emporter contre 
quelqu'un, dânu ti kov, bayéku. 
— en par'ant du vent, bayéku, 
saflâku. Le vent s'est déchaîné, 
ngélav li safiâku nâ. 

DÉCHARGE, s. f. DÉCHARGE- 
MENT, s. m. èbi b. — île plu- 
sieurs armes, ndôr b. ■ — (être 
à la) de, tâfantal, vani ton. Ce 
que je veux dire est à sa dé- 
charge, la ma begâ vah déjà 
vani ton âm. 

DÉCHARGER, v. a. un navire, 
une voiture, èbi, yéhi. — un 
I animal, sipi, tègi, sefi. — une 
arme à feu, sohi. — ensemble 
plusieurs armes à feu, ridi. — 
quelqu'un, d'un fardeau qu'il 
porte sur la tête, èni, yèni. — 
son cœur, dis sa sohla, oyofal 
sa hol. — sa colère, hepâ. Ne 
décharge pas sur moi ta colère, 



bul hepâ sa mèr ti rhan — 
(Se), èniku, yèniku. — d'une 
faute sur quelqu'un, tèg kènèn, 
débat kènèn. 

" DËC1 LARGEUR, s. m èbikât 
b., ènikât b. 

DÉCHARNÉ (être), om, yôy, 
lapa, hoyi. Avoir des choses dé- 
charnées, omlé, yôylé. 

DÉCHARNER, v. a. omlô, 
yôylô, lapai, lapâlô. 

DÉCHAUSSER, v. a. sumi. — 
ôter la terre au pied des plan- 
tes, gas. — (Se), sumi sa data. 

DÉCHÉANCE, s. f. mpuli, 
mpulité m., fuliku b. — (pro- 
noncer la), fuli. 

DÉCHET, s. m. nakâ b., va- 
niku II 

DËCHEVELË (être), danu. — 
(état d'être), ndanu b. 

DÉCHEVELER, v. a. firi, té- 
harni, laharni, laharti. — (Se), 
firiku, téharfiiku, laharniku 

DËCHEVILLER, v. a. dâdi. 

DÉCHIFFRER, v. a. ledanti, 
dangâ. 

" DÉCHIQUETER, v. a. dog 
perké, dogat perki. 

DÉCHIRANT, adj. lu di dâvlà 
yaram. In di yahâ sa hol. 

DÉCHIRÉ (être), hotiku, ho- 
tâku. Très déchiré, hotiku tarit. 

— (lambeau),, hotit v. 
DÉCHIREMENT, s. m. hoti b. 

— de co'ur, vanar b., hol bu 
dog. — d'entrailles, harân v. 
J'ai des déchirements d'ent ■'ail- 
les, sumâ bîr har nâ. 

DÉCHIRER, v. a. hoti, har, 
ter (L). — avec les dents, dé- 
vorer, yàpâ. — son prochai 1, 
yahâ sa lur u morom, yahâ sa 
dèr u morom. — les oreilles, 
benâ nopâ, tanhal. — le cœur, 
les entraides, yahâ hol, yahâ 



DEC 



— i56 



DEC 



bîr. - — (Se), hotiku, né iarèl, 
har, hotiku tarèt. 

DÉCHIRURE, s. f. hotiku b., 
hurhar v. 

DÉCHOIR, v. n. vaniku, yahu. 

DÉCIDE, adj. nomé, nêmén, 
nor. — (être fermement) à. né 
alahak. Il est fermement dé- 
cidé à venir, mu né alahak di 
nâ nev. 

DÉCIDER, v. a. juger, até, 
dogal até. — déterminer à, indi, 
tah, défi. Qui vous a décidés a 
agir ainsi ? lu lën tah a dèf 
lilê ? — déterminer ce qu'on 
doit faire, èbu, hèlo. Que déci- 
dez- vous ? lô hèlo ? J'ai décidé 
d'aller à Gorée, èbu nâ dèm 
B'èr. — ordonner, éblé, yéblé, 
ébal. — (Se), hèlo, èbu. 

DÉCISIF, adj. lu di sotal, lu 
or, lu amul véranté. Donnez- 
moi une réponse décisive, nâ 
nga ma ti tontu lu or. 

DÉCISION, s. f. até b., do- 
gal'até b. — dessein, èbu 6., 
hèlo g. 

DËCLAMATEUR, s. m nétali- 
kât, nitalikât b. 

DÉCLAMER, v. a. nétali, dan- 
yat, vah. — v. n. parler avec 
chaleur contre quelqu'un, has, 
Jiasté, hul, hulé. Pourquoi es-tu 
à déclamer contre moi ? lô ma 
hulé ? 

DÉCLARATION, s. f. yégalb., 
yéglé b. 

DÉCLARER, v. a. yégal, yé- 
glé. — faire connaître, ferlai, 
fënlô, vah. — faire part d'un 
projet, tagô, taguân. — coupa- 
ble, tèg ton. — (Se), fênal sa 
bopâ. — coupable, vêdu, vêdal 
sa bopâ. 

DÉCLIN, s. m. vaniku b. — 
de la lune, ndëté'l vêr vi. 



DÉCLINER, v. a. vaniku. Ses 
forces déclinent beaucoup, dô- 
lê'm ange vaniku bu méti. 

DÉCLORE, v. a. sahi, sèhi. 

DÉCLOUER, v. a. dâdi. — 
(Se), être décloué, dâdâku, dâ- 
diku. Etat d'être décloué, dâ- 
dâku />. 

" DÉCOCHER, v. a. fètâ, fitâ, 
sani. 

DÉCOCTION, s. f. (faire une), 
togâ, bahal. 

DÉCOIFEER, v. a. sumi, fohi. 
— (Se), sumiku. 

DÉCOLLER, v. a. layi, tèhali, 
tèhatlé. — couper le cou, dog 
bopâ, dâgâ bopâ. — (Se), tèha- 
liku, tèhalakô. 

DÉCOLORÉ (être), furi. 

DÉCOLORER, v. a. furilô. — 
(Se), furiku. 

DÉCOMBRER, v. a. an, bub, 
fatarni. 

DÉCOMBRES, s. m. pi. tasit 
y., todit y., ndèsit y., mabit y. 

DÉCOMMANDER," v. a. tègi 
sa yéblé. 

DÉCOMPOSER, v. a. hadâtlé, 
hâdalé. — altérer, yahâ. — (Se), 
yahu. 

DÉCOMPOSITION, s. f. /j«dâ- 
tlé b., yahufé b. 

DÉCOMPTER, v.a. dindi, vatii. 

DÉCONCERTER, v. a. tital, tî- 
tlô, honètlô, ruslô, dàhal, sâ- 
litlô, ledal. — (Se), être décon- 
certé, honèt, rus, tit, dàhlé, sa- 
lit, yohi, todlé, led. 

DÉCONFIT,' adj. "todlé. . 

DËCONFIRE, v. a. dahâ bu 
méti, tas. — déconcerter, dàhal, 
honètlô, ledal. 

DËCONFÔRTER, v. a. sâlitlô, 
yohilô. 

DÉCONSIDÉRER, v. a. yahâ 
tur, nakâlô térangâ. 



DEC 



— 157 



DEC 



DÉCONTENANCER, v. a. dâ-' 
Sial, ledal, honèlô. 

DÉCONVENUE, s. f. gâté g. 
J'ai éprouvé une déconvenue, 
gâté là ta delé. 

DÉCOR, s. m. nahât, nahâtu 
•b., lu di rafètal. 

DÉCORATEUR, s. m nahât- 
kât b., rafètalkcd b. 

DÉCORATION, s. f. ornement, 
nahât b., rafèlay b. — marque 
•d'honneur, mpal m. 

DÉCORDER, v. a. firi. 

DÉCORER, v. a. embellir, na- 
hât, rafètal. — décerner une 
marque d'honneur, fal. 

DÉCORNER, v, a. dama bé- 
-din. 
" DÉCORTICATION, s.f. nholi g. 

DÉCORTIQUER, v. a. holi. 

DÉCORUM, s. m. (observer 
le), ham aduna u am yar. Ne 
pas observer le décorum, naka 
jar, iïakâ tègin, yarôdiku 

DÉCOUCHER, v. n. fanân /u 
dul sa ker, Je ne veux pas que 
tu découches, begu ma nga Ja- 
<nân fa dul sa kèr. 

DÉCOUDRE, v. a. tépi, ta- 
parni. — (en), doté, hêh. — 
(Se), lépiku, taparûiku. 

DÉCOULER, v. n. sènâ. 

DÉCOUPER, v. a. dogat, te- 
lat. — (faire), doglô. 

DÉCOUPEUR, s. m. dogkât 
b., dogatkât b. 

DÉCOUPLÉ, adj. (homme 
bien), ponkal b., ngonkâ m. 

DÉCOUPLER, v. n. tèhalé. 

DÉCOUPURE, s. f. dogay b. 
— '■' chose découpée, dogit b. 

DÉCOURAGEANT, adj. lu di 
yohilô, lu di nakâlô yâkar, lu 
■di sâlilô. 

DÉCOURAGÉ (être), salit, 
j'ohi, nakâ yâkar. 



DÉCOURAGEMENT, s. m. ntâ- 
lit b., yohi g., tohi g., loho bu 
dân u . 

DÉCOURAGER, v. a. sâlillô, 
yohilô, tas yâkar. — (Se), salit, 
dànâl sa loho. 

DËCOURONNER, v. a. fuh. 

DÉCOUSU, adj. sans suite, 
amul bopâ. 

DÉCOUSURE, s. f. tépiku b. 

DÉCOUVERT (être), fêfi, su- 
liku, sulaku. Les pistaches sont 
toutes découvertes à cause de 
la pluie, gèrté gi sulaku nâ 
yépâ ndégé tav bi. — (à), bu 
/es. 

DÉCOUVERTE, s. f. invention, 
ntafèl b., gis b. — état d'être 
découvert, fêiï b. 

.DÉCOUVRIR, v. a. apercevoir, 
sën, gis. Qui te découvre le 
dernier et peut te donner l'h s- 
pitalité ? la farine de mil dans 
la calebasse, mudé la sën té 
mené la gan ? pér ab sunguf. 
— (chercher à), sënu. Je che '- 
che à découvrir le bateau, 
mangi sënu gâl gâ. — un com- 
plot, dapu. — dénuder, nori. — 
enlever le couvercle, ubi. — 
ôter la coiffure, sumi, fohi. — 
ce qui est en terre, suli. — un 
panier, un paquet, pour voir ce 
qu'il contient, Uni, laiïar. — 
(Se), suivant les sens correspon- 
dant à ceux de l'actif, Jên, 
sènâ, noriku, ubiku, sumiku, 
muriku, liniku, lifiâku, sulaku. 
De plus dans le sens d'ôter ses 
vêtements, juturlu, dèf yaram 
i nën. 

DÉCRASSER, v. a. ragâ, hôs, 
hêt. — (action de), ragâ b. — 
(Se), ragu. Endroit où l'on se 
décrasse, ragukay b. 

DËCRËDITER, v. a. tantâ, 



DEC 



— i58 



DÉF 



has, yahâ tur. — (Se), yahâ sa 
tur, nakâ térangâ. 

DÉCRÉPIR, v. a. yahâ, holi. 
— (Se), yahu, holiku. 

DÉCRÉPIT, adj. rasu, kqtoM, 
magèt bè ha hum. 

DÉCRÉPITUDE, s. f. rasu b., 
koiom b. 

DÉCRET, s. m. éblé, yéblè b., 
santàné b. 

DÉCRÉTER, v. a. éblé, ébal, 
santâ, santàné. 

DÉCRIÉ (être), naka térangâ, 
borom tur vu yahu, ôlôdiku. 

DÉCRIER, v. a. yahâ lur, 
tantâ. Pourquoi me décriez- 
vous partout ? lu tah nga di 
ma yahâ fu nèkâ ? 

DÉCROCHER, v. a. adi, vèki. 
- — (faire), udilô. — (Se), vèkiku. 

DÉCROISSANCE, s. f. DÉ- 
CROISSEMENT, s. in. vani b., 
vdnikii b. 

DÉCROÎTRE, v. n. vuniku. 

DÉCROTTER, v. a. hôs, hêt, 
ragâ, fompâ. — (Se), hêtu, 
ragn. 

DÉCROTTEUR, s. m. hôskât 
b., hêtkât b., fompâkât b. 

DÉCUPLE, adj fuk'i vôn. 

DÉCUPLER, v. a. doli bè 
fuk'i yôn. 

DÉDAIGNÉ (être), dépiku. 

DÉDAIGNER, v. a. hêb, dcpi, 
yab, vitâ, dombal. — quelqu'un, 
rougir de lui, dombalu. Per- 
sonne ne doit dédaigner les au- 
teurs de ses jours, kèn varul a 
dombalu fi va i dur âm. — de, 
domlô. Ceux qui dédaignent 
de s'kumilier, nâ di domlô su- 
fèl srn bopâ. 

DÉDAIGNEUSEMENT, adv bu 
dé pi. bu yab. 

" DÉDAIGNEUX, s. m. dépikât 
b., yabkât b., hêbkât b. 



DÉDAIN, s. m. hêb b., ndépi 
m\, yab b., dombalu b. — (ex-, 
pression de), uf ! tûk ! Adres- 
ser à quelqu'un ces expressions, 
ufu, tûku. — (exprimer le) par 
certains mouvements des lèvres, 
6 m. Ce mouvement même, 
mbîn m. 

DÉDALE, s. m. béré bu led, 
kan âm buki. 

DÉDALLER, v. a. dari. 

DEDANS, adv. ti, ta, tu ; 
tilé, talé, talé ; tôtu ; tôtâ, 
ti bîr, ta bir. — (mettre), em- 
prisonner, tabal tu tedukav bâ. 

DÉDICACE, s. "f. ndébalé g. 

DÉDIER, v. a. débal. 

DÉDIRE, v. a. védi. — (Se), 
védiku, hâté, dindi sa bât. 

DÉDIT, s. m. hâté b., védi g. 

DÉDOMMAGEMENT, s. m. 
inpcy m., yôl b., vèhàl b. — 
qu'on se procure soi-même, 
doganti b. 

DÉDOMMAGER, v. a. fèy, yôV, 
vêhal, utal, dèlô. — (Se), fèyuku, 
fèyku, yôlu, dogunti. 

DÉDORER, v. a. hôbi. 

DÉDOUBLER, v. a. hudûtlé r 
fasâlé, t,èhalé. 

DÉDUIRE, v. a. dindi ta. 

DÊFÀCHER, v. a. dalal, sîhal, 
gifal, giflô, maralé. — (Se), dal, 
sîh, gif, mur. 

DÉFAILLANCE, s. f. hem g. 

— (tomber en), hem. — (tom- 
ber souvent en), hemhemê. 

DÉFAIRE, v. a. tus, dindi, 
yahâ. — mettre en déroute, 
duhâ. — un paquet, lèmi, firi, 

— um nid, tugi, ôni. — amai- 
grir, omlô, yôylô, lupâlô. — dé- 
barrasser, musul, sankal. Il lui 
offre cinq cents francs pour le 
défaire de cet homme, dèf ko 
débal té'mè'r i derem su ko san- 



DËF 



i5q 



DÉF 



kalé ih'i dite. — (Se), tas, yahu, 
lètniku, firiku. — (Se) d'une 
habitude, rutaku ti. 

DÉFAITE, s. f. tas g., dàn g. 

— prétexte, tdfantu b. Il cher- 
che une défaite, mungê ut lu 
mu tàfantô. 

DÉFALQUER, v,a. dindi, tègi. 

DÉFATIGUER, v. a. dindi lo- 
lay l>ù. — (Se), nopaliku. 

DÉFAUT, v. m. moy m., lûgo 
g., tom b., ayib b. — qui re- 
bute et déplaît, sébé s. — des 
côtes, salvat g. — ((être en), 
moy, dùm, om. — - (à) de. ku 
amul, sô amulé, ku nakâ. A 
défaut d'habits, on met des hail- 
lons, ku amul yéré, sol i sagar. 

DÉFAVEUR, s. f. naku-yiv g., 
lur vu yahu. Être en défaveur,- 
ôlôdiku. 

DÉFAVORABLE, adj. digadi, 
digari. 

DÉFAVORABLEMENT, adv. 
bu «y, bû digadi. 

DÉFECTION, s. f. dambu g., 
dmi g. — • (faire), dambu, ' dâv. 

DÉFECTUEUX, adj. bon. 

DÉFECTUEUSEMENT, adv. bu 
lion. 

DÉFECTUOSITÉ, s. f. làgo g., 
mbonay g. 

DÉFENDRE, v. a. protéger, 
ohi, volu, dimali, otu, far ak, 
jarlé, jarjarlé. Je l'ai fait à mon 
corps défendant, dâ m« ti amul 
on mpèhé. — (venir), volusi, 
olusi. Viens me défendre, ne- 
val olusî nui. — un accusé, laé, 
vahal. — prohiber, tiré, làf. 

— par mauvaise volonté, àyé, 
anâné. - — (Se), otu sa bopâ. — 
dans un procès, laé. — s'in- 
lerdire, gantu sa bopâ, téyé sa 
bopâ. 

DÉFENSE, s. f. protection, 



mpar m., ndimal m. — (pien- 
dre ta), olu, volu. — prohibi- 
tion, 1ère b., làf b. 

DÉFENSEUR, s. m. farkât b., 
farlékât b., otukât b. — avo- 
cat, laékât b. 

DÉFENSIF, adj. lu di votu. 

DÉFENSIVE (être sur ta), 
votu. 

DÉFÉQUER, v. a. sègâ, hèli, 
suivant qu'on filtre ou qu'on 
décante. 

DÉFÉRENCE, s. f. téral b., 
térangâ d., kèrsu g., ormâ d., 
vèg b., vègêl b. — (avoir de la), 
téral, èrsâ, yèrsâ, vèg. 

DÉFÉRER," v. a. doh, débat. 

— à la justice, yobu ti mpènt/i. 

— céder respectueusement, i>â- 
lal. — le serment, vâtlô. 

DÉFERLER, v. a. vékâ — 
v. n. todal. Les vagues défer- 
lent sur les écueils, dûs yangê 
todal ti hêr yâ. 

DÉFERRER, v. a. déngi, dindi 
déngâ *yâ, dindi vèn. 

DÉFEUILLER, v. a. vitâ, vétâ, 
visaté. — (Se), être défeuil'é, 
rûs. 

DÉFI, s. m. tekâ b. Personne 
n'a accepté ton défi, kèn oyu- 
nul fi sa tekâ bâ. 

DÉFIANCE, s. f. ôlôdi b 

DÉFIANT, adj. ôlôdi. 

DEFICELER, v. a. téki. 

DÉFICIT, s. m. dànu b. 

DÉFIER, v. a. tekâ. Je vous 
défie, je vous mets au défi de 
le faire, ôluu ma la ko, or nâ 
ma né menu la ko dèf. — bra- 
ver, némé, némén. — (Se), mu- 
tuellement, tekanlé. - — n'avoir 
pas confiance, ôlôdi. Je me défie 
de cet homme, nit kôku, ôluu 
me ko. — se douter de, fôg, 
fôgâré. 



DÉF 



— 160 — 



DÉG 



DÉFIGURER, v. a. naval, 
fiâvlô, yahâ. — (Se), yahu, so- 
palaiku, yahâ sa bopâ. 

DÉFILÉ, s. m. yôn vu hat, 
lanâ v. nolâ b. 

DÉFILER, v. a. firi. — (ac- 
tion de), firi b. — v. n. to- 
flanté, toftollé, topante, dîtlé. . 

DÉFINIR, v.a. expliquer, téki, 
firi. — décider, até, dogal até. 

DÉFINISSABLE, adj. lu ûu 
men a dogal. 

DÉFINITIF, adj. lu sotal. Une 
parole définitive, vah du suti. 
En définitive, ndah sotal. 

DÉFINITION, s. f. léki, nléki 
b., mpiri m., dahé b., dogal' 
até b. 

DÉFLAGRATION, s. f. lakâ b. 

DÉFLORER, v. a. une jeune 
personne, vahé, tod rav, magal, 
yahâ, lèkâ hêk. 

DÉFONCER, v. a. fuhâ. — un 
terrain, gas, rûd. 

DÉFORMATION, s. f. yahu b. 

DÉFORMER, v.a. yahâ, fiâvlô. 
— (Se), yahu, fiâv. 

DËFOURNER, v. a. dindi ti 
fur. 

DÉFRAYER, v. a. fèyal. 

DËFRICHAGE, s. m. rûd b., 
ngor m. 

DÉFRICHÉ (terrain) pour les 
semailles, rûdrûd b., rûdèf b. 

DÉFRICHEMENT, s. m. rûd, 
rût b., ngor m. — (tout ce qui 
provient du), herbes, brouis- 
saiiles, rûdit b. Lorsqu'on a 
réuni le tout en tas pour y 
mettre le feu, chacun de ces tas 
s'appelle sébâ b. 

DÉFRICHER, v. a. gor, rûd, 
4 ( 's,. — pour semer du riz, 
lâf. — (tout instrument ser- 
yant à), rûdukay b. 

DÉFRICHEUR, s. m. rûdkat b. 



DÉFUNT, s. m. ku de, kit 
davi, niv b., dèmsi-Yalla d. r 
dèm Yalla d. C'est une sainte 
et salutaire pensée de prier pour 
les défunts,, halât gu sèlâ là te 
baré ndérifi di flânai davi fia. 

DÉGAGER, v. a. débarrasser, 
fatarni. — quelqu'un de s» 
parole, bâtai ko bât âm. Je vous 
dégage de votre parole, bâlal nâ 
la sa bât. — (Se), rutâku, su- 
maku. — (faire des efforts pour 
se), foharniku, fohartiku, faiar- 
iïiku, badbadi.. 

DÉGAINÉ "(être), botiku. 

DÉGAINER, v. a. boti. — su- 
bitement, bosèt, né botèt. II 
dégaina brusquement son sabre r 
mu né botèt dàsê'm. 

DÉGARNI (être), hâbiku, hô- 
bâku. 

DÉGARNIR, v. a. hôbi,. tègi T 
rugi. — (action de), hôbi b. 

DÉGÂT, s. m. ton b., yahu bv 
rabadé b.. — causé par les oi- 
seaux dans les champs, rûr b. 

DÉGAUCHIR, v. a. yar, du- 
banti. 

DÉGÉNÉRER, v.n. gali, yahu. 
— en, sopaliku. — (faire),' goj- 
lilô, yahâ. 

DÉGLUTITION, s. f. vonay b. 

DÉGONFLER, v. a. môhal, 
môhlô. — (Se), môh. 

DÉGORGER, v. a. yakali, fa- 
tarni. 

DÉGOURDI, adj., dangé, mûs> 
lëd. 

DÉGOURDIR, v. a. yengal, 
yengâtal, savarlô, yar. — ren- 
dre tiède un liquide, nugal, ni- 
gal, tangal.. — (Se), savar, yaru. 

DÉGOÛT, s. m. sapi b., tûh 
b., nahar v. — (avoir du) pour 
la nourriture, tûh.. — (avo"r du)* 



DÉG 



161 — 



DËL 



pour quelqu'ui ou quelque 
■chose, sîb, sîhlu, ban. 

DÉGOÛTANT, adj. sapi, sôf, 
met a sib. 

DÉGOÛTÉ (faire le), talantu. 

DÉGOÛTER, v. a. sapi, sa- 
jadi. — inspirer de l'aversion, 
sïblô. 

DÉGOUTTER, v. n. sit, sènâ, 
iohà, né toh, sepsepi. — (faire), 
sital, tohal. 

DÉGRADANT, adj. nâv, lu di 
ruslô, tèdadi, lu men a toro- 
>hal. 

DÉGRADATION, s. f. destitu- 
tion, fuliku b., pulité b., mpuli, 
mpulilé m. — dégât, yahu b., 
rabadé b., dâdâku b., hôbâku b. 

DÉGRADÉ (être), destitué, fu- 
liku. — avili, toroh. — dété- 
rioré, yahu., dâdâku, hobâku. 

DÉGRADER, v. a. destituer, 
juli. — déshonorer, torohal, 
ruslô, yahâ tur. — détériorer, 
yahâ, hôbi, dâdi. — (Se), se dé- 
tériorer, yahu, hôbiku. 

DÉGRAFER, v, a. vèki, lon- 
Jtarni. 

DÉGRAISSER, v. a. sètal, 
jompâ. 

DEGRÉ, s. m. dégo b. — ex- 
trême, tanduay b. 

DÉGRÊER, v. a. rugi. 

DÉGREVER, v. a. vani, voyo- 
Jal. 

DÉGRINGOLADE, s. f. dulôt 
b., dânu b. 

DÉGRINGOLER, v. n. dulôt, 
dulôlu, nermëlu, sepâ dalèn, 
sepâ dargon, dânu, bartalu, 
baraglu. — (faire), dulôtulô, 
neramëlulô, dânal. 

DÉGRISER, v. a. rêsal, rêslô 
mandité gâ. — (Se), rês. 

DÉGROSSIR, v. a. vani, sè- 
wal. — au moral, ubi nhèl, yar. 



DÉGUENILLÉ, adj. râflé. Re> 
garde, je suis tout dégueni'ié, 
gisal, raflé nâ. 

DÉGUERPIR, v.n. ronu, tohu, 
gaday, dèm. Déguerpis bien 
vite, tûkal filé bu gâv. — (faire), 
ronulô, gadaylô, dahâ, gêné. 

DÊGLTGNONNER, vl'a. fanhâ 
ây, dindi gâf, tégi gâf. 
^DÉGUISEMENT, s. m. ntopiku 
b. — dissimulation, nahé b. 

DÉGUISER, v. a. supi, so- 
pali, nebâ, rërantal. — (Se), 
supiku, sopaliku, nebu, rëran- 
tal sa bopâ. 

DÉGUSTER, v. a. mos, nam. 

DÉHANCHER (Se), rehâ, fa- 
had. 

DÉHARNACHER, v. a. téki. 

DÉHONTÉ, adj. nakâ gâté. 

DEHORS, adv. ti biti. Dehors 1 
tûk. — (mettre), gêné, dahâ. 
— s. m. biti b. 

DÉJÀ, adv. dëg. — depuis 
longtemps, hât. 

DÉJECTIONS, pi. vâlanké v., 
tilimit y. 

DÉJEUNER, s. m. ndéki L, 
ndigu l. — (reste du), ndékit 
m. — v. n. ndéki, digu, ndévu. 
Je viens déjeuner, mangé ndé- 
kisi. — (faire), ndékilô. 

DÉJOINDRE, v. a. tèhalé, fa- 
sùlé. hàdalé. 

DÉJOUER, v. a. tiré, yahal, 
fabi. Tu as déjoué mes , plans, 
yahal nga ma. 

DÉJUGER (Se), v. pr. vcdiku, 
védi sa bopâ. 

DELÀ (au) de, ti gènèn vèt, 
fôfu, ta fôfâlé. Ils sont au delà 
du village, vêsu nânu dekâ bi. 

DÉLABRÉ (être), yahu. Ta 
maison est toute délabrée, sa 
ker yahu nâ bè de. 

DÉLABREMENT, s. m. yahu b, 



DÉL 



DËL 



DÉLABRER, v. a. yahâ, hoti. 
■ — (Se), yahu, holiku. , 

DÉLACER, v. a. firi, téki. 

DÉLAI, s. m. apo b., hâ- 
randi g.; ylhay b. 

DÉLAISSÉ (être), vët. 

DÉLAISSER, v. a. abandon- 
ner, vota, bayi. — laisser seul, 
vëtal. 

DÉLASSEMENT, s. m. nopâhi, 
nopalikn b., noflay g., mbaèl 
m. 

DÉLASSER, v. a. nopal, no- 
pali. — (Se), nopalu, nopaliku. 

DÉLATEUR, s. m. dêfikât h., 
durâlékât b. 

" DÉLATION, s. f. dên b., du- 
râle b. 

DÉLAYABLE, adj. lu nu men 
a hîv. 

DÉLAYEMENT, s. ni. hîv m., 
tiôy.nl m. 

DÉLAYER, v. a. hîv,; hôyal, 
hûyal, sêyal. Sauce que l'on ob- 
tient après avoir délayé quelque 
chose, hôyal b. — en remuant 
avec la mri : n pour aller plus 
vite, dâmbâ. — dans l'eau du 
savon ou chose semblablj, beh. 
— (Se), hôy, hûy, sêy. 

DÉLËBILE, adj. yombâ far, 
lu nû men a far. 

DÉLECTABLE, adj. nêh loi, 
nêh bè de, nêh a nêh. 

DÉLECTATION, s. L banèh 
b., mbég m., mbéh ni. 

DÉLECTER, v. a. nêhal, ba- 
nêhulô, béglô. — (Se), banêhu, 
bég, yérak, nuhnuhi. 

DÉLÉGUÉ, s. m. utukât b., 
ko. nu santâ. 

DÉLÉGUER, v. a. santa, san- 
tàné, yoni, ébal, safdô. 

DÉLESTER, v. a. oyofal. 

DÉLÉTÈRE, adj. ây, bon 



DÉLIBÉRATION, s. f. fénta 
b., sêtlu b., disô b., véranté v. 

DÉLIBÉRÉMENT, adv. de pro- 
pos délibéré, ak sa sago. Tu l'as 
certainement fait de propos dé- 
libéré, yâ ko tèy nànx. 

DÉLIBÉRER, v.n. fénta, sêtlu, 
disô, v ahanté. 

DÉLICAT, adj. faible, oyof, 
oyèf, voyof, hébon b. — agréa- 
ble, nêh, tèmtèmi. - — difficile, 
dafén, lu men a dâhal. L'af- 
faire est délicate, lef di dafén 
nâ, men nâ dâhal nit. — dif- 
ficile à contenter, nahari dérèt. 
Ne sois pas difficile pour la 
nourriture, bul talantu ti nom. 

— susceptible, hal hol, dégén 
hol, baré diko. — plein de pré- 
venance, baré mpâl, baré kèrsâ. 

— sensible, nêh. Il a l'oreille 
délicate, nêh nâ nopâ. 

DÉLICATEMENT, adv. bu 
nêh, bu dèkâ, ak mpâl. 

DÉLICATESSE, s. f. qualité 
de ce qui est agréable au goût, 
nêhay b., tèmtèmi b. — fai- 
blesse, oyofay b. — (traiter avec 
trop de), téhètal. 

DÉLICES, s. f. pi. banêh b., 
mbêh m., bu nêh a nêh. 

DÉLICIEUSEMENT, adv. ak 
banêh, bu nêh a nêh. 

DÉLICIEUX, adj. nêh a. nêh, 
tèmtèmi. C'est délicieux, nêh 
nâ bè de. 

DÉLIÉ, adj. sèv. Ton jeune 
frère a l'esprit délié, sa rakâ 
nêh nâ nhèl. 

DÉLIEMENT, s. m. ntéki m. 

DÉLIER, v. a. téki, tiki, féti, 
fiii, èvi, yèvi. — d'une obliga- 
tion, ti'im serment, bâlal. — 
(action de), téki b., ntéki m. — 
(Se), tékiku, fitiku, èviku. 

DÉLIMITATION, s. f. digalé b. 



DËL 



— i63 



DEM 



DÉLIMITER, v. a. digalé. do 
gâtlé. 

DÉLINQUANT, s. m. ku ton, 
tônkât b. 

DÉLIRANT, adj. qui fait dé- 
lirer, lu di vahtulô. 

DÉLIRE, s. m. vahtu b., àan- 
gâtu b. 

DÉLIRER, v. n. vahtu, dan- 
gâtu, mbébétu, vah lu amul 
bopâ. 

DÉLIT, s. m. ton b., moy m. 

— (commettre un), ton, moy. 

— (prendre en flagrant), bètâ. 
DÉLIVRANCE, s. f. mut, g., 

ba b., mba m., mbàl m., 
mustu b. 

DÉLIVRÉ (être), mut, mustu. 

DÉLIVRER, v. a. musai, duki, 
ba, bâl, ba Yalla. Le roi a déli- 
vré tous ses esclaves, bûr bâ 
ba nâ Yalla dâm âm yépâ. - — 
remettre, débal, dohé. — (Se) 
mut., musai sa bopa, dukiku, 
raiaku. 

DÉLOGEMENT, s. m. r<.nu 
b., lohu b. 
' DÉLOGER, v. n. roflu, tohu. 

— (faire), ronulô, tohulô, dèm. 

— v. a. dahâ, gêné. 
DÉLOYAL, adj. gorêdi, du- 

bâdi. 

DËLOYALEMENT, adv. bu go- 
rêdi, bu dubadi. 
. DÉLOYAUTÉ, s. f. gorêdi g., 
dubadi g. 

DÉLUGE, s. m. tufân l. Un 
déluge de paroles, bât yu d]il 
dêh. Un déluge de maux, miir 
sibâ'k bala. 

DÉLURÉ, adj. dongé 

DÉMAILLOTER, v. a. embi, 
mûri, lèmi. — (Se), embiku, 
muriku. 

DEMAIN, adv. eleg, su elegé. 



— matin, eleg ta leleg. — 
(après), g énav eleg, sibir. 

DÉMANCHÉ (être), foh, yoh. 
Avoir des choses démanchées, 
yphlé. — (être à moitié), yanha, 
yenha. 

DËMANCHEMENT, s. m. yoh b. 

DÉMANCHER, v. a. fohâ, fo- 
hatal, fohlô, fohi, yanhal, yan- 
hâlô, vèki. — (Se), yoh, fohu, 
fohatalu. vî'kiku. 

DEMANDE, s. f. interroga- 
tion, làd b., lâdté b. — solli- 
citation, nân g., dagân b., nda- 
gân m. 

DEMANDER, v. a. interroger, 
làd, lâdté. La honte et l'igno- 
•rance sont le partage de celui 
qui ne demande point, gatê'k 
hamadi, lùdul a ko indi. — 
prier, solliciter, nân, dagân. Ce 
n'est pas agréahle de deman- 
der, « Hfay ma » nêhul. — une 
permission, tâgu. Je vous de- 
mande 'la permis'sioin d'al'er 
voir mon oncle, mangi la tâgu 
ndah sêti sumâ niday. — par- 
don, tinu, bâlu, imsânu. Je ne 
lui demanderai pas pardon, 
parce que je ne l'ai pas offensé, 
du ma ko bûlu ndégé tônu ma 
ko. — (faire) pardon, bâlulô. 

— passage sur un bateau, tôlân, 
santâ. santâné. Je vous prie de 
me donner passage sur votre 
bateau, yov là santa nga yobu 
ma ti sa gàl, ti sa gâl là di 
suntâné — réclamer ce qui esit 
dû, lâd, fèyku, fèyâku, ga. Je 
viens demander mon salaire, 
mangé lâdsi sumâ mpèy. — (ne 
pas) miieux, begâbegé, néul 
rîgëd. Je ne demande pas mieux 
que de vous aider, néu ma 
ngëd lui dimali la. 

DEMANDEUR, s. m. celui qui 



DËM 



i64 



DEM 



interroge, lâdkât b. — sollici- 
teur, nânkât b., dagânk'ât b. 

DÉMANGEAISON, s. f. êsen, 
êsèn b. Éprouver une déman- 
geaison, êsen, êsèn, yêsèn. Avoir 
des démangeaisons dans les gen- 
cives, sôtot. 

DÉMANGER, s. v. êsen, êsèn, 
yêsèn, rayrayi, rèyrèyi, day- 
dayi, kètkèti. Le pied me dé- 
mange, sufna tankâ déjà day- 
dayi. Quand vous avez une chi- 
que, cela vous démange, bô 
amé dûsu, mu rayrayi. 

DÉMANTELER, v. a. tod, tas. 

DÉMANTIBULER, v. a. todat, 
yahâ. 

DÉMARCATION, s. f. hadi b. 

DÉMARCHE, s. m. allure,* 
dohin v. 

DÉMARCHES (faire des), 
dohé. J'ai fait des démarches 
pour mes affaires, dohé nâ 
sumâ i sohl'a. — (faire des) 
pour quelqu'un, dohé, dohâ- 
nal. 

DËMARIER, v. a. fasélô. — 
(Se), fasé. 

DÉMARQUER, v. a. far. 

DÉMARRER, v. a. cvi, budi. 
— v. n. budi. 

DÉMASQUER, v. a. ferlai, 
fênlô. 

DÉMÂTER, va. simpi ma. 

DÉMÊLÉ, s. m. hulô b., amlé 
b., doté b. — (avoir un), doté. 
J'ai un démêlé avec lui, doté 
nâ'k môm, môm là dotèl. 

DÉMÊLER, v. a. distinguer, 
ranàlé, ranâtlé. — séparer, hâ- 
dalé, fasâlé. — reconnaître, 
hàmé. 

DÉMÊLOIR, s. m. dartu l. 

DÉMEMBREMENT, s. m. hâ- 
dalé b. 



DÉMÉNAGEMENT, s. m. ronus 
b., tohu b. 

DÉMÉNAGER, v. a. ron, to- 
hal. — v. n. roiïu, tohu. — 
(faire), ronulô, tohulô, gêné,, 
dahâ. 

DÉMENCE, s. f. dofay b., ndo- 
fay m. ■ — (tomber en), dof. II. 
est tombé en démence, bop'âm 
valbâtiku nâ. 

DÉMENER (Se), v. ,pr. fatar- 
fïiku, badbadi. — se donner du 
mouvement pour une affaire, 
kerkeri, ferferi, yengatu. 

DÉMENTI, s. m. védi b. 

DÉMENTIR, v. a. donner un 
démenti, védi. Ses actes démen- 
tent ses paroles, def âm andul t 
dubôul ak i bât âm. — (Se),. 
védiku, védi sa bât. 

DÉMÉRITE, s. m. ton b.,. 
moy m. 

DÉMÉRITER, v. n. ton, moy. 

DÉMESURÉ, adj. réy â réy,. 
dèm dayo, epâ. Il est. d'une 
avarice démesurée, begé nâ alal 
bè mu epâ. 

DÉMESURÉMENT, adv. bu 
epâ, bè mu epâ, bè jdèm dayo. 

DÉMETTRE, v. a. rehâlô, 
yohlô, fohi, fohlô. — (Se), rehâ t 
yoh, foh. — d'une charge, bayi f 
fuliku. 

DÉMEUBLER, v. a. vani i 
ndap, tod ker. 

DEMEURE, s. f. dekukay b. 
Les mots nêg b., ker g., dekâ 
b., désignent réciproquement 
la case, la maison, le village. 
— (mettre en), dèn. — (être à), 
sah rèn. Il est ici à demeure, 
sah nu fi rèn. 

DEMEURER, v. a. dekâ. En 
parlant d'un étranger, dal. Où 
demeures-u ? fô dekâ ? fô dal ? 
suivant qu'on s'adresse $ \xn 



DEM 



— i65 



DËN 



habitant du village ou à un 
étranger, — rester, déki. Il est 
demeurer à travailler, déki nâ 
di ligèy. — court, gak. 

DEMI, adj. gènâ vala, gèn'u 
vala. - — imparfait, metul. Un 
demi-savoir, hamham bu me- 
tul. Une demi-mesure, mpèhé 
bu metul, mpèhé bu nakâ. 

DÉMISSION, s. f. (donner sa), 
bayi mpal, débalé mpal. 

DÉMISSIONNAIRE, adj. ku 
débalé mpal, ku bayi mpal. 
" DEMOISELLE, libellule, Had 
u mboyo, had u tankû. 

DÉMOLI (être),' tas, tod, todu. 

DÉMOLIR, v. a. tas, tod, dâ- 
nal, yaha. 

DÉMOLISSEUR, s. m. taskât 
b., todkât b., yahakat b. 

DÉMOLITION, Si f. tas b., ya- 
hay b. Au pluriel, dans le sens 
de décombres, tasit y., todit y. 

DÉMON, s. m. sèytâné s., be- 
lis, bâlis b. Le chef des démons, 
Abdudambâr. 

DÉMONIAQUE, s. in. ait ku 
say. 

DÉMONSTRATEUR, s. m. von- 
kât b., jirikat b. 

DÉMONSTRATION, s. f. dahé 
b., faramfaté b., firité b. — 
preuve, firndé b. 

DÉMONTER, v. a. renverser 
de sa monture, dânal, vatélô. 
— désassembler, vèki, dùdi. — 
(S), vékiku. 

DÉMONTRABLE, adj. lu nu 
men a oral, lu nu men a biral. 

DÉMONTRER, v.a. 'von, voné, 
oral, dahé, bîral. 

DÉMORALISANT, adj. lu di 
yaha. 

DÉMORALISATEUR, s. m. 
yahakat b. 

DÉMORALISATION, v.a. yaha, 



boulô, saysûylô. — faire perdre 
courage, yohilô, sàlitlô. — (Se), 
yahu, doh tankâ yu bon. Dans 
le sens de se décourager, yohi, 
salit. 

DÉMORDRE, v. n. bayi, vota. 
Il ne veut pas en démordre, 
de) ko bail a vota. 

DÉMUNIR, v. a. dindi ganay. 
— (Se), dohé. Je me su ; s dé- 
muni de l'argent que je tenais 
en réserve, dohé nâ hâlis bâ 
nia dènt'ôn. 

DÉMURER, v. a. tod marat. 

DÉMUSELER, v. a. dindi sun- 
dun. 

" DËNANTIR (Se), v. pr. dohé 
taylé. 

DËNATTER, v. a. fin. 

DÉNATURÉ, adj. bon, yahu. 

DÂNATURER, v. a. yaliâ. — 
(Se), vohu. 

DÉNÉGATION, s. f. védi b., 
mlm g. 

DÉNI, s. m. rribaii m., gantu b. 

DÉNIAISÉ, adj. mus, dongé, 
nor. 

DÉNIAISER, v. a. norlô, 
înûslô. 

DÉNICHER, v. a. oni, iagi, 
tagatu. ■ — (faire), oniiô. 

DÉNICHEUR, s m. oniknt b., 
tagatukat b. 

DÉNIER, v. a. ban, gantu, 
védi, mim. 

DÉNIGREMENT, s. m. ndev m. 

DÉNIGRER, v. a. dev, tanta, 
yaha tur, yaha dèr. Tu ne peu- 
ses qu'à dénigrer ton prochain, 
halâtu la dara. lui yahu sa tur 
u morom. — (Se), yahanté, tan- 
tanté. 

DÉNIGREUR, s. m. yahakat 
i dèr, devkât b. 

DÉNOMBREMENT, s. m., 
vonâ b. 



DËN 



— 166 — 



DÉP 



DÉNOMBRER, v. a. vonâ 

DÉNOMINATION, s. f. tur v. 

DÉNOMMER, v. a. tudâ, tudé. 

DÉNONCER, v. a. déclarer, 
réglé, yëné. — accuser, dên, 
durâlé, rembad, fênal, dangat. 
" DÉNONCIATEUR, s. ni. dên- 
kât b., durâlékât b., rembad- 
kât b., dangatkât b. 

DÉNONCIATION, s. f. action 
de déclarer, yéglé b., yëné b. 

— accusation, rapport, dên b., 
durâlé b., rembad b. 

DÉNOTER, v. a. voné. 

DÉNOUER, v. a. féti, fiti, 
téki. — (Se), fétiku, tékikii. — 
recevoir un dénouaient, suti. 

DËNOOMENT, s. m. ntutité 
L, mud g. 

DENRÉE, s. f. ce qui se vend 
pour la nourriture, dundu b. 

— marchandise en général, 
ndây m., dur g. 

"DENSE, adj. dis, delà. 

DENSITÉ, s. f. disay b. 

DENT, s. f. ben b. Les dents 
sont blanches, mais dessous il 
y a du sang, ben vêh na, ndé 
■dérèt a ko ronu. — de lait, 
ben i halèl bu di nampfi. — 
molaire, dégel b., dégék b. — 
canine, sèlâ b. — incisive, rêv 
b. — d'éléphant, ben a nêy. . — 
d'un peigne d'une scie, etc. ben 
b. Ton couteau a des dents, sa 
pâka hapatiku nâ. — (avoir 
une) contre quelqu'un, mère, 
tongn. 

DENTS (arracher les), pe- 
lemlô. — (n'avoir plus de), pe- 
lem, malan, méman. — (une 
personne qui n'a plus de), pe- 
lem b., malaû m. — (avoir les) 
superposées, dangâr. La per- 
sonne qui les a ainsi, dangâr 
h. — (avoir les), supérieures li- 



mées, dùlu. — (manquer des) 
incisives supérieures ou de 
l'urne des deux, dâl. La per- 
sonne qui en est privée, dâl b., 
borom dâl. — (montrer les), 
sîiï. — (claquer des), yéytu. — 
(grincement des), rakakhki b., 
kobkobi b. — (grincer des), ra- 
kakaki, kobkobi. — (prendre le 
mors aux), bayâku. 

DENTELÉ, adj. baré ben. 

DENTELER, v. a: dèf i ben. 

DENTISTE, s. m. fadkât i ben. 

DENTITION, s.f. mpên i ben. 

DENTURE, s. f. ntjn l. 

DËNUDATI0N, s. ï. nôri b. 

DÉNUDER, v. a. havi, nôri. 

DÉNUÉ (être), nakâ. Être dé- 
nué de tout, né ndeleng, bankâ. 

DÉNUER, v. a. nakâlô. 

DÉNCMENT, s. m. nakâ b. 

DÉPAQUETER, v. a. embi. 

DÉPAREILLER, v. a. hadàtlé, 
Jasâlé 

DÉPARER, v. a. yahâ, nàvlj. 

DÉPARIER, v. a.' fasâlé, ha- 
dàtlé. 

DÉPARLER, v. n. nopi. Il 
ne déparle pas, mu ban a nopi. 

DÉPARQUER, v. a. gêné nhar 
y a. 

DÉPART, s. m. dog b., de m 
g. ■ — penrant la nuit, ranàn, 
rinân g. 

DÉPARTIR, v. a. sédâ, sé- 
dâlé, sédâtlé, doh. — (Se) de, 
bayi, vota. — s'éloigner de, 
moy. Se départir de son de- 
voir, moy sa varugar. 

DÉPASSER, v. a. Aller au 
delà, vêsu. Ils ont dépassé Joal, 
vêsu nunu Doala. Devancer, 
dîtu, rav. Surpasser, géti, sut, 
rav, l'âl, epâ. — les bornes, 
tèpâ, tépëral, téparal. 

DÉPAVER, v. a. dari. 



DËP 



i6 T 



DÉP 



DÉPAYSÉ (être), gaday, ge- 
lem. 

DÉPAYSER, v. a. gadaylô, ge- 
lemal. 

DÉPECER, y. a. dogal, dogat 
pirki, lelat. C'est toi qui es le 
plus habile à dépecer mn bœuf, 
y à gi'.n a m en a telat nag. 

DÉPÊCHE, s. f. yonesi b., 
yonèt b., dépês. 

DÉPÊCHER, v. a. envoyer, 
yoni. . . faire promptement, 
dèf bu gav. — (Se), gav, gavtu, 
gavantu, vàhu, furlu. Dépêche- 
toi de venir;, gàvsil, gavai a 
gav. — (faire), gavlô, gavtulô, 
gavantulô. 

DÉPEINDRE, v. a. 
naku lef mèl. 

DÉPELOTONNER, 

DÉPENAILLÉ, adj. 
garé. 

.DÉPENDRE, y. a. 
(faire), adilô. . — 
sous la dépendance, nèka surga, 
surgau, nèka ti su), nèka ti 
loho, dafandu. Je dépends de 
lui, ti su) am là nèka. Nous 
dépendons de Dieu, tu Yalla la 
nu dafandu. Cela dépend de 
vous, lef li, fi yov la nèkâ. — 
faire partie de, bokd tj. Ce vil- 
lage ne dépend pas de notre 
royaume, dèkâ bile hokul ti 
sunu rër. 

DÉPENS, s. ni. pi. DÉPENSE, 
s. f. nipèy m., sanka b., salah 
b. — (rire aux) de, rê, rêlân, 
naval. On rit aux dépens de ta 
sœur, sa digèn la nô rê. 

DÉPENSE, s. f. cellier, pu- 
kus b. 

DÉPENSER, v. a. sankâ, sa- 
lah, y ahâ., Tous ces mots ex- 
priment une idée de dépense 
inutile ou excessive. L'idée 



_ 



hitali 


, vah 


y. a. 


le mi. 


rafle 


, sa- 


adi, 


vèki. 


v. n. 


être 



d'employer de l'àrgei-t à quel- 
que chose se rend par les -ver- 
bes dây et déndà. J'ai dépensé 
vingt francs pour, mon pagne, 
sumâ malân, nanènt i derern 
là ko déndé, là ko fèyé ; dây 
nâ nanènt i derem, déndé ko 
malân. 

DÉPENSIER, s. m. ' sankakat 
b., salahkât b. 

DÉPERDITION, s.f. vaniku b. 

DÉPÉRIR, y. n. se détériorer, 
yahu, vaniku. — s'amaigrir, 
yôy, om, lapa. — se dessécher, 
râf, fân. 

DÉPÉRISSEMENT, s. m. ynhu 
b., yôyay b., omay b., lapay b., 
râfté b., fânté g. 

DÉPÊTRER, y. a. musai. — 
(Se), gêna, ti, dog, rut/iku ti. 

DÉPEUPLEMENT, s. m., 
ngèntâ g. 

DÉPEUPLER, v. a. gèivulô. 
— (Se), gèntâ. 

DÉPIÉCER, v. a. hâdaïe, do- 
gat. 

DÉPILER, v. a. rùslô bopâ, 
rûslô kavar. 

DÉPIQUER, v. a. de jeunes 
plants, budi, simpi. 

DÉPISTER, v. a. nangu hèt, 
lient u, fohlô. 

DÉPIT, s. m. nier m., bégari 
g., honon b. — (éprouver du) 
math, mèr, bégari, honoiï, na- 
harlu. — (en), de, lu avec un 
verbe redoublé. En dépit des 
avertissements, lu nu ko èdfi 
èdâ. 

DÉPITER, v. a. oauser du dé- 
pit, mèrlô, hononlô. 

DÉPLACÉ, adj. inconvenant, 
dèkâdi, nâv. 

DÉPLACEMENT, s. m. ronù 
b., dog b. 

DÉPLACER, v. a. changer de 



DËP 



— 168 



DÉP 



place, roiï, tohàl, dindi, tègi. 
J'ai déplacé mon grenier, ron 
nâ suma saha. — un fonct'on- 
naiire, fuli, yoni ti bènèn dekâ. 

— (Se), ronu, tohu, dog. 
DEPLAIRE, v. n. nêhadi, na- 

hari, nêhul, sôf, sapi. Ce lieu 
me déplaît, béré bi sôf nâ ma. 

— causer de la peine, nahar- 
lulô, ton. 

DËPLAISAMMENT, adv. bu 
nahari. 

DÉPLAISANT, adj. 'sôf, nâv 
diko, nahari. 

" DÉPLANTER, v. a. hiïdi, 
simpi, suhèt (L). 

DÉPLANTOIR, s. m. budi- 
kay b. 

DÉPLIER, v. a. lèmi, téki, 
tiki. — défaire un panier pour 
voir ce qu'il contient, Uni, la- 
nar. — les voiles, un parasol, 
nékâ. — (Se), lèmiku, tékiku. 

DÉPLISSER, v. a. lèmi: 

DÉPLORABLE, adj. met a dôy. 

DÉPLORER, v. a. yerem. 

DÉPLOYER, v. a. firi, lèmi, 
vékâ. — du luxe, vonéa, hadàn. 
• — (Se), firiku, lèmiku, né fi- 
rèt. 

DÉPLUMER, v. a. subi, vèf, 
hus. — (Se), suhiku, vèfu, husu. 

DÉPOLI (être), iïûs, nagas. 

DÉPOLIR, v. a. nasal, senal. 

DÉPOPULARISER, v. a. ya- 
hal, tah bè nit dotul dar. 

DÉPOPULATION, s.f. ngèntâ g 

DÉPORTATION, s. f. gêné 
-rëv ma. 

DÉPORTEMENTS, s. m. ntay- 
tay L, yahuté b. 

DÉPORTER, v. ,t. gêné rëv 
ma, gadaylô, yobu Kayèn. 

DÉPOSER, v. a. tèg, dèf. Lieu 
où l'on dépose le mil avant de 
ïe mettre dans les greniers lef 



b. (K), dâg b. (S), danda b. (L). 
— doucement, né yê, né yêt, 
yêtal. Dépose-lo doucement sur 
le lit, nêl ko yê tu lai bâ. — 
destituer, fuli. — en justice, 
sédé, séré. Déposer en faveur de 
quelqu'un, vahal. 

DÉPOSITAIRE, s. m. dèntâ- 
kât b., votukât b. 

DÉPOSITION, s f. fuliku b., 
mpulité m. — témoignage, sédé, 
séré s. 

DÉPOSSÉDER, v. a. nakâlô, 
del, nangu. 

DÉPOSTER, v.a. dahâ, dâvlô. 

DÉPÔT, s. m. dènkâné b. — - 
lieu où l'on dépose certains ob- 
jets, dènkukay b. — amas d'hu- 
meur, tàb g. — sédiment, nâ- 
hit, nehit v. ■ — au fond de la 
pipe, léran g. 

DÉPOUILLE, s. f. lel b., ndan- 
gal l. 

DÉPOUILLEMENT, s. m. nôri 
b., rugi b. 

DÉPOUILLER, v. a. écorcher, 
fês, hubi. — enlever les vête- 
ments, nôri, havi, rugi, havi 
bè mu né futâ. — de tous ses 
biens, fâgal, rugi. On l'a dé- 
pouillé de tout, rugi nânu ko 
bè mu sèt vèt. — quitter, sumi, 
bayi, vota. — (Se) de ses ha- 
bits, nôriku, nôrâku, futurlu, 
sumiku, dèf yaram i hën. — 
renoncer ;i, bayi, vola, hâd, 
hutê'k. 

DÉPOURVU (prendre au), 
bètâ. 

DÉPRAVATEUR, s. m. yahâ- 
kât b. 

DÉPRAVATION, s. f. ntay- 
tay l. 

DÉPRAVÉ (être), saysây, ti- 
kar g. L'homme dépravé ne 
manque pas de haïr celui qui le 



DËP 



— 1C9 — 



DÉR 



réprimande, nit ku saysây du 
nakâ ban ku ko gedâ. 

DÉPRAVER, v. a. saysâylô, 
yàhâ, tabal ti lu bon. 

DËPRÊCATION. s. f. nân g., 
■dagân b., ndagûn m. 

DÉPRÉCIATEUR, s. m. sûfèl- 
kât b. 

DÉPRÉCIER, v.a. sûfèl, tantâ, 
vani, yahal. — (Se) soi-même, 
.sûfèl sa bopâ, dètèl sa bopâ. — 
mutuellement, tantanté, ya- 
hanlé. 

DÉPRÉDATEUR, s. m. lelkât 
b., ndangalkât b., satâkât b., 
rahâkât b. 

DÉPRÉDATION, s. f. lel b., 
ndangal l. 

DËPRENDRE, y. a. séparer, 
fasâlé. — (Se), muta, rutaku ti. 

DÉPRESSION, s." f. s'ûfé b., 
sûfèl b., sûféay b., ntufèl L, 
dètèl b. 

DÉPRIMÉ (être), sûfé, dètèlu. 

DÉPRIMER, v. a. sûfèl, dètèl. 
— (faire), sûfélô, dètèlô. 

DËPRISER, v. a. dépi, tê- 
jraladi. 

DËPROMETTRE, v. a. dindi 
ndigê. 

DEPUIS, prép. marquant le 
lieu, daté ko, dogé, dèm, doré 
ko. Depuis là-bas jusqu'ici, dèm 
fâlé bè filé. Il le fait depuis la 
Galilée jusqu'ici, mungâ ko doré 
ta Galilé bel filé. — marquant 
le temps, dalé ta, dalé ko, gê- 
nav, bâ. Depuis ma naissance, 
bâ ma dudô dudu. Depuis mon 
enfance, bâ ma de halèl bel 
tèy. — quand ? kan ? Depuis 
quand cela vous est-il arrivé P 
kan la la dal ? — peu, yâgul, 
yâgul dara, ti lu yâgul. — quel- 
•ques jours, am nâ i fan, fan 
yilé yépa. Je suis indisposé de- 



puis quelques jours, fan yilê 
yépa sumu yaram nêhul. — 
longtemps, yâgâ, ta lu yâgâ. Je 
suis malade depuis longtemps, 
yâgâ nâ dér. — lors, ta bôbâlê, 
génav lôlâ. Depuis lors jusqu'à 
ce jout, bôbâ'k tèy, bôbâ bèn 
tèy, ta bès bôbâ'k tèy. — adv. 
dans ] a suite, jfâ génav gâ, gé- 
nav lôlâ. 

DÉPURATIF, adj. lu di sètal 
dérèt. 

DÉPURER, v. a. sètal, sètlô. 

DÉPUTATION, s. f. yonêsi b., 
yonèt b. 

DÉPUTÉ, s. m. envoyé, yo- 
nèt, yonènt b., ndav L, ndav 
u bûr, yonènt u bûr, député b. 

DÉPUTER, v. a. yoni, ébal 
ndav. 

DÉRACINABLE, adj. lu nu 
men a budi. 

DÉRACINEMENT, s. m. budi b. 

DÉRACINER, v. a. budi, 
simpi. 

DÉRAILLER, v. n. moy y on 
va. 

DÉRAISON, s. f. dofay b. 

DÉRAISONNABLE, adj. nakâ 
sago, amul bopâ. Votre de- 
mande est déraisonnable, la 
nga nân andul ak sago. 

DÉRAISONNABLEMENT, adv 
bu dof, bu andul ak sago. 

DÉRAISONNER, v. n. doéri, 
dèsé, dof, telbati, tesbati, vah 
lu amul bopâ. 

DÉRANGÉ (être), indisposé, 
dér, opâ: — en parlant d'une 
montre ou d'un autre objet, 
yahu. — (avoir le cerveau), dof. 
Il a le cerveau dérangé, bop'âm 
valbâtiku nâ. 

DÉRANGEMENT, s. m. rabadê 
b., dahasé b., yahu b. — dans. 
le travail, dàlial g., ngétèn g. 



DÉR 



170 — 



DÉS 



DÉRANGER, v. a. dahasé, Ta- 
badé, yahà. — troubler, dâhal, 
gétèn, tunhal. ■ — là. tête, doflô, 
navinl. — (Se), dog. 

DERECHEF, DE RECHEF, 
adv. ati. 

DÉRÉGLÉ, àdj. méti, epâ, 
bon. 

DÉRÈGLEMENT, s. m. ntay- 
tay l. 

DÉRÉGLER, v. a. bonlô, say- 
sâylô, yahà. — (Se - ),' yahiî, say- 
sây, dubadi. 

DÉRIDER, v. a. égayer, nê- 
hal, béglô, banêhulâ, rêlô. — 
(Se), von kanam gu nêh, ba- 
nêhu. 

DÉRISION, s.f. sêbé b., ndidu 
g., nâvlé b. — (tourner en), 
sébé, dîdu, naval, nâvlé. 

DÉRISOIRE, adj, andâ'k 
nâvlé,\ metul a fâlé, lu amul 
fulii. C'est un prix dérisoire, 
ndég u doj la, ndég lu amul 
Julâ, ndég lu nnka la. 

DÉRIVE (aller à la), rër, ge- 
lem, dèm Jô ham. En parlant 
d'un objet voguant sut les 
flots, tembâlu. 

DÉRIVER, v. n. venir de, 
dogé, nafà, Jahu. — v. a. dindi 

h- 

DERME, s. m. dèr b. 

DERNIER, adj. ku mwdé, lu 
mudé. En dernier lieu, ti bu 
mudé bi. C'est ma dernière 
gourde, derem bile rèkâ là 
dèsé. — (être le), mudé. Èt~e 
le dernier à, mud. — (mettre 
le), mudèl. Pourquoi as-tu mis 
mon enfant à la dernière place? 
lu t ah nga mudèl sumâ dôm ? 
— qui a précédé immédiate- 
ment, d'ë, véy. Le mois demi r, 
vêr volé de. L'année dernière, 
dâv. — le plus méprisable, gen 



â yës. C'est le dernier des hom- 
mes, mô gen â bon, mô gen a 
yës ti nit ni ilépâ. — point, le 
dernier degré d'une chose, tan- 
duay b. 

DERNIEREMENT, adv. bu yà- 
gul, yâgul data., kérâ, kérog,. 
sanhâ. 

DÉROBÉ, adj. caché, nebu. 

DÉROBÉE (à la), loc. adv. 
ti sûf. 

DÉROBER, v. a. satâ, tutâ, 
jeka, rongasuâlé, gêl (L). — 
(Se), dâv, rav, nebu. 

DÉROGATION, s. f. moy m. 

DÉROGER, v. n. moy. — 
faire une chose indigne de dèf 
lu dombci. 

DËROIDIR, v. a. mokal, mo- 
kâlô, levai. ■ — (Se), moka. 

DÉROUILLER, v. a. sotâ, 
fompâ, lias. 

DÉROULER, y. a. Verni, firi, 
taharni, téharni, Ic.harni. — 
(Se), lèmiku, firiku, téharfiiku, 
laharfiiku. 

DÉROUTE, v. a. ndâv m. — 
(mettre en), dahâ, tasar. tasâré. 

DÉROUTER, y. a. rërlô, ge- 
lemlô. — déconcerter, dâhal, 
ledal. 

DERRIERE, prép. génav. Der- 
rière lui, ta génav ârh. — adv.. 
en arrière, tu génav. Rester en 
arrière, dès, mudé. — s. m. 
tât'b., génav g. — des épaules, 
danhay d. — (montrer le), 
dûtu. 

DÈS, prép. dalé ko. — lors, 
bôbâ, bô. — ■ que, bâ, bu, su, 
nâkâ. Dès que tu seras arrivé,. 
bô nevé, sô nevé. 

DÉSABONNER (Se), v. pr. 
bayi. 

DÉSABUSER, v. a. gislô,. 
dindi gelem, dindi nah, to~ 



DÉS 



171 — 



DÉS 



marni. — (Se), gis, ham degâ 
giï, tomarûiku. 

DÉSACCORD, s. m. dùmô b., 
amlé b., doté b. — (être en), 
dumô, menêdi, menêri. Ils sont 
en désaccord, dubôvu nu, dë- 
gômi nu. 

DÉSACCORDER, v. a. bôlé, 
rembad, yaha digané. 

DÉSÀCCOUPLER, v. a. tèhali, 
fasâlé. 

DÉSACCOUTUMER (Se), v.pr. 
mînadi, mînari. 

DËSACHALANDER, v. a. na- 
kâlô, dèndakât. — (Se), daradi, 
•daralul. 

" DËSAFFECT10NNER, v. a. 
•tah bè nit sopatul. ■ — (Se), so- 
patul. 

DÉSAGRÉABLE, adj. nêhul, 
nêhadi, nahari, sapi, sôf. 

DÉSAGRÉABLEMENT, adv. bu 
nahari. 

DÉSAGRÉER, v. n. nêhul, 
nahari, sôf. 

DÉSAGRÉGER, n. ai tèhali, 
ièhàtlé, hadàtlé. — (Se), tèha- 
lakô. 

DÉSAGRÉMENT, s. m. nahar 
v., tofl b., tôno b. 

DÉSAJUSTER, v. a. yahâ, 
<èmadilô. 

DÊSALIGNER, v. a. yaha lan- 
galè ba, dahasé. 

DÉSALTÉRANT, adj. lu di 
sèdal mar, lu men a fad mar. 

DÉSALTÉRÉ (être), mandi. 

DÉSALTÉRER, v. a. sèdal 
mar, fad mar. — apaiser la soif 
<rud suit l'ivresse, laharni. — 
(Se), nân. — après l'ivresse, 
laharniku. 

DËSAMARRER, v. a. èvi, 
1éki, budi. 

DÉSANCRER, v. a. budi lan- 
Jcar. 



DÉSAPPLIQUER, y. a. lëdal, 
bonlô, banlô Ugèy. — (Se), 
lëd, sagané Ugèy, taèl. 

DÉSAPPOINTEMENT, s. m. 
ntodlé g. 

DÉSAPPOINTER, v. .a. tas 
yàkar. 

DÉSAPPRENDRE, v. a.' faté. 

DÉSAPPROBATEUR, s.m. hu- 
lékât b., yèdâkât b., védikat b. 

DÉSAPPROBATION, s.f. èdâ, 
yèdâ b., védi b. 

DÉSAPPROUVER, v. a. hulé, 
gantu, yèdâ, ban a nangu. 

DÉSARÇONNER, v. a. dânal. 

DÉSARGENTER, v. a. hôbi. 
— (Se), hôbiku, hôbaku. 

DÉSARMER, v. a. dindi ga- 
nay. — la colère, dalal, gifal, 
gîflô, sîhal mèr. — un fusil, 
égali. — un bateau, rugfï gùl. 

DÉSARROI, s. m. dahasé b. 

DÉSARTICULES, v. a. tènhé. 

DÉSASSEMBLER, v. a. tèhali, 
hadàtlé. 

DÉSASTRE, s. m. ndogal L, 
ndadàn L, iafàr l. Suite de 
désastres dans une famille, mu- 
sibâ m., musibâ'k bala. C'est 
un désastre, ndadàn am nâ. 

DÉSASTREUSEMENT, adv. ak 
ndogal, bè mu di ndadàn. 

DÉSASTREUX, adj. ùy, méti, 
baré ndadàn. 

DÉSATTRISTER, v. a. dindi 
nahar, dalal hol, dahâ nahar. 

DÉSAVANTAGE, s. m. ton b., 
naka b. C'est un -grand désa- 
vantage, nakâ bu méti la. 

DÉSAVANTAGER, v. a. ton, 
vafli vala. 
DËSAVANTAGEUSEMENT, adv. 
bu ây, bu bon, bu digadi. 

DÉSAVANTAGEUX, adj. ây, 
bon, digadi. 



DÉS 



172 



DÉS 



DÉSAVEU, s. m. védi g., 
mîm g. 

DÉSAVEUGLER, v. a. gislô, 
dindi gelem tomarni. — (Se), 
gis, tomarniku. 

DËSAVOUABLE, adj. lu nu 
men; lu nu var a védi, lu met 
a mîm. 

DÉSAVOUER, v. a. védi, mîm, 
Celui qui désavoue, védikat b., 
mîmkat b. 

DESCELLER, v. a. dindi redâ, 
dindi dâiï. 

DESCENDANCE, s.f. ndurèl g. 

DESCENDANT, s. m. setât b., 
damdomât d. 

DESCENDANTE ( marée ) , 
mpèré m. 

DESCENDRE, v. n. vatu. — 
(faire), vatalô. — ensemble, va- 
tando. — être descendu, yôru. 
Celui qui est descendu, yôru- 
kat b. — sur une pente ra- 
pide, baraglu, baratu, bartalu. 

— d'un lieu élevé en sautant 
ou en glissant, tépêlu, tipâlu. 

— de cheval, vota fas. — en 
parlant de la mer, Jèr. La mer 
descend, gêt gâ'ngê fèr. — être 
issu de, fahu, dogé, soso. — 
abaisser, sûfèl. - — faire descen- 
dre quelque chose, yôr, tabal. 
Fais descendre ta ligne dans la 
nier, yôral sa hîr ti gêt. Des- 
cends le sceau dans le puits, 
tabalal bâg bi tu tèn bâ. Celui 
qui descend un objet, yôrkat b. 

DESCENTE, s. f. vata b., 
vaté b. — pente rapide, bara- 
glay b. 

DESCRIPTION, s. f. nitali b. 

DÉSÉCHOUER, v. a. tembal. 

DËSEMBALLER, v. a. embi, 
mûri, Uni. 

DËSEMBARQUEMENT, s. m. 
èbi b. 



DËSEMBARQUER, v. a. ébi,. 
vaté. 

DËSEMBOURBER, v. a. dindi: 
ta potopoto. — (Se), gêna ti 
binit, rutaku ta potopoto. 

DÉSEMMANCHER, v. a. fohà,. 
fohi, fohâtal. 

DÉSEMPARER, v. a. démâter,. 
dindi ma, tod, ma i gâl — 
(sans), ban a nopi, nônâ'k nônâ. 

DÉSEMPLIR, v. a. vani, soti. 
— (Se), vaniku. 

DÉSENCHAÎNER, v. a. déngù. 

DËSEMPOISONNER, y. a.. 
dindi hompay. ' 

DËSEMPOISSONNER, v. a. 
nakâlô dèn. 

DÉSEMPRISONNER, v.a. tidi„ 
gêné ta tedukay ba. 

DÉSENCHANTER, v. a. rom- 
pre un charme, todal. 

DÉSENCOMBRER, " v. a. fa- 
tarni. 

DÉSENFILER, v. a. ruti, rôti,, 
noti. 

DÉSENFLER, v. a. jnôhal, 
môhlô, rêsal, rêslô. — v. n. se- 
désenfler, môh, rês. 

DÉSENIVRER, v. a. rêsal, 
rêslô mandité gâ. — (Se), être 
désenivré, rês, lahariliku. 

DÉSENNUYER, v. a. vêtait — 
(Se), vëtaliku. 

DÉSENORGUEILLIR, v. a. 
tas réyréylu, sufèl. 

DÊSENRHUMER, v. a. dindi 
sod, floral sod. 

DÊSENROUËR, v. a. fad nho- 
dos. 

DÉSENSABLER, v. a. tembal. 

DÉSENSORCELER, v.a. dindv 
um gâ, dindi ndemâ. 

DÉSENTÉTER, y. a. mokal 
bopâ bu deher, mokâlô. — (Se),. 
moka. 

DÉSENTORTILLER. v. a firi. 



DÉS 



i 7 3 



DÉS 



téharni, laharni. — (Se), jiriku, 
téharniku, lahariïiku. 

DÉSENVENIMER, v. a. dindi 
dangar. 

DËSËPERONNER, v. a. dindi 
sèbré yâ. 

DËSËQUIPER, v. a. rugi. 

DÉSERT, adj. net. Le village 
est désert, dekâ bi delà vêt. — 
(être), en parlant d'une lieu 
autrefois habité, gèntâ. Ce lieu 
même, gèntâ b. — s. m. man- 
ding m., dalêngèr b. Il vaut 
mieux se hâter que de se fâ- 
cher contre le désert, mère man- 
ding, doh bu gâv a ko gen. 

DÉSERTER, v. a. dâv. — 
(faire), dâvlô, yéy nopâ. — quit- 
ter son maître, darribu. 

DÉSERTEUR, s. m. dâvkât 
b., dambukât b. 

DÉSERTION, s. f. dâv g., 
dambu g. 

" DÉSESPÉRANCE, s. f. nakâ- 
yàkar cf., yâkaradi b. 

DÉSESPÉRANT, adj. lit di 
nakâlô yâkar, lu di yohilô. 

DÉSESPÉRÉ, adj. être au dé- 
sespoir, nakâ yâkar, todlé. — r 
peiné, naharlu, nahari en tour- 
nant la phrase. Je suis au dé- 
sespoir de vous avoir fait du 
tort, naharlu nâ loi ndégé li 
ma la tôfï, ton bâ ma la tôné 
nahari nâ ma bu méti. — qui 
ne laisse pas d'espoir, ku nu 
ôluul. 

DÉSESPÉRER, v. n. nakâ yâ- 
kar, yâkaradi. — v. n. tas yâ- 
kar, nakâlô yâkar. 

DÉSESPOIR, s. m. nakâ yâ- 
kar g., yâkaradi b. Il est au 
désespoir, amatul bènâ yâkar. 

DÉSHABILLER, v. a. sumi, 
nori, havi. — (Se), sumiku, 
iïoriku, norâku. 



DÉSHABITUER (Se), être dé,_ 
shabitué, mînadi, mînari, tama, . 
tul. 

DÉSHÉRITER, v.a. hafi dono, 

DÉSHONNÉTE, adj. tèdadi, 
dèkadi, dèkari. Paroles déshon*. 
nêtes, bât yu nâv. Actions dé? 
shonnêtes, def i saysây. 

DËSHONNETEMENT,' adv. bu, 
tèdadi, bit dèkadi. 

DËSHONNÊTETË, s. f. tè* 
dadi g. 

DÉSHONNEUR, s. m. gâté g., 
tèdadi g., torohté b. 

DËSHONORABLE, adj. tèdadi, 
nakâ téranga. 

DËSHONORABLEMENT, adv, 
bu tèdadi, bu dèkadi. 

DÉSHONORANT, adj. lu di- 
indi gâté, lu di ruslô, lu di- 
torohal. lu di yahâ tur. 

déshonoré' (être - ), nakâ t<k. 

ranqâ, toroh, fés ak gâté. SL- 
tu le fais, tu seras déshonoré, 
sô ko dè.féj sa tur yahu. 

DÉSHONORER, v. a: torohal^ 
yahâ tur. — (Se), gatelu, to* _ 
rohal sa bortâ. 

DÉSIGNATION, s. f. voné g, 

DÉSIGNER, y. a. hamlô, 
tndâ, von. '■ — en montrant du , 
doigt, dohon. — fixer une tâ- 
che, sas. — fixer, vah, dapâ. — > 
quelcru'iin sans le nommer, gra» 
ruvâlé. Je -n'aime pas qu'on me. 
désigne sans me nommer, nêhu 
ma fiu di ma garuvâlé. 

DÉSILLUSIONNER, v. a. gislô, 
lomarfii. — (Se), gis, tomar* 
niiku. 

DÉSINFECTANT, adj. lu dh 
dindi hèt. 

DÉSINFECTER, v. a. dindt- 
hèt, dindi hasavav. 

DÉSINTÉRESSÉ, adj. ku dub* 
topato ndériû âm. En agissant^ 



DÉS 



174 



DÉS 



ainsi, je suis complètement dé- 
sintéressé, là ma dèf, du ma 
fi ût sumâ ndérin. 

DÉSINTÉRESSER, v. a. Mal. 

DÉSINVESTIR, v. a. gavi. 

DÉSINVOLTURE, s. ï. naka- 
têranga g., nakâ-gaté g. 

DÉSIR, s. m. begâ b., yëné, 
këné b., àdo d. Il a le désir 
de savoir, begâ nâ ham. — du 
bien d'autrui, hèmèm g. — vo- 
lonté, mbegèl g. — de revoir 
une personne, un pays, namèl 
g., g élu g. 

DÉSIRABLE, adj. bah, lu met 
'fi begé. 

DÉSIRER, v. a. begâ, bugâ, 
yëné. — beaucoup, begé, be- 
gâbegé. — peu, begadi. — le 
bien d'autrui, hèmèm. — vi- 
vement un objet, surtout de la 
nourriture, yakali bâli. Tu as 
beau le désirer, tu n'en goûte- 
ras pas, li nga yakali bâli, 
tahtil nga mos fi. — vivement 
de, néral ngëd, begâbegé. Je 
désire vivement retourner à 
Saint-Louis, néu ma ngëd lui 
fiibi Ndar. — de revoir une 
personne, un pays, namâ, gélu. 
Ce dernier mot répond à l'ex- 
pression : Avoir le m'ai du 
pays. 

DÉSIREUX, .adj. celui qui dé- 
sire, begâkat b.,- begékat b., 
begébegékat b., hèmèmkat b. 

DÉSISTEMENT, s. m. vofâ b., 
bayib. 

DÉSISTER (Se)? y. pr. bayi, 
Vota. 

DÉSOBÉIR, v, n. clégadi, dé- 
gari, ban, moy, moy kélifu. Je 
voulais lui donner une commdis- 
eibn et il m'a désobéi, beg'on 
nâ ko yoni, mu ban. — (faire), 
i>anlô, moylô, dégadilô. 



DÉSOBÉISSANCE, s. f. dé- 
gadi b. 

DÉSOBÉISSANT, iadj. ku dé- 
gadi, deher bopâ, sob, rêv. Per- 
sonne n'aime un enfant déso- 
béissant, halèl bu sob, kèn begu 
ko. 

DÉSOBLIGEANT, adj. nahari 
dèrèt. 

DÉSOBLIGER, v. a. ton, dèf 
nit lu ko nahari, yahal. — 
(Se), mutuellement, tônanté, 
y allante. 

DÉSOBSTRUER, v. a. fatarni. 

DÉSOEUVRÉ (être), tôg, déki 
loho i nën, amul ligèy, vapêru, 
né mbap mbapâral. 

DÉSOEUVREMENT, s. m. mba- 
pêru b., noflay b., nakâ ligèy. 

DÉSOLANT, adj. sôf, lu na- 
hari, méti. Ce qu'il y a de plus 
désolant en cela, lu ta gen di 
méti, lu ma ta gen a nahari. 

DÉSOLATEUR, s. m. lelkât 
b., ndangalkât b., taskât b., 
yahâkât b. 

DÉSOLATION, s. f. tas b., 
yahay b., todté b. — douleur 
profonde, nahar v., vanar b. — 
chose désolante, sûbahâna, su- 
bàna, subônu s. C'est une dé- 
solation ! subohun ! 

DÉSOLÉ (être) de, peiné, na- 
harlu. Je suis désolé de ne 
pouvoir vous être utile, nahari 
nâ ma loi ndégé menu ma la 
dimali. 

DÉSOLER, v. a. ravager, lel, 
ndangal, tas, yahâ. — causer 
du chagrin, nahari, naharal, 
naharlulô, yogôrlulô. Cet en- 
fant me désole, halèl bê ma 
rèy. — (Se), naharlu, yogôrlu. 

DÉSOPILANT, adj. lu di rêlô. 

DÉSOPILER, v. a. la rate, 
rêlô. — (Se) la rate, rê bè de. 



DES 



— 175 — 



DES 



DÉSORDONNÉ, adj. dubul, 
dubadi, lu epâ, lu dul yôn, lu 
avul yôn. 

DÉSORDONNËMENT, adv. bu 
dubadi, bu, avul yôn, bè tèpâ. 
" DÉSORDRE, s. m. rabadé b., 
tasô b., ndahasô g. — (être en), 
en parlanat d'un royaume, ra- 
badô, dambo. — (mettre en), 
rabadé, dahasé, yaha. Ne mets 
pas le désordre dans ma cham- 
bre, bul ma rabadèl sumû nêg. 

DÉSORGANISATEUR, s. m. 
yahâkât b., dahasékat b. 

DÉSORGANISATION, s. t. ya- 
hay b., dahasé b. 

DÉSORGANISER, v. a. lôlé, 
dahasé, yahâ, rabadé, tas 
" DÉSORIENTÉ (être), gelem, 
rër. 

DÉSORIENTER, v. a. gelemal, 
gelemlô, rërlô. — dérouter, dâ- 
hal, ledal. 

DÉSORMAIS, adv. dalé Ji tèy, 
dalé fi l'êgi, génav tèy. 

DÉSOSSER, v. a. dindi yah. 

DESPOTE, s. m. ku ngûr âm 
méti, bûr bu- sohor. 

DESPOTIQUE, adj. sohor, ây, 
méti. 

DESPOTIQUEMENT, adv. bu 
sohor, ak ntohorté. 

DESPOTISME, s. m. ngûr gu 
ây, ngûr gu méti. 

DESSSABLER, v. a. dindi sûf. 

DESSAISIR, v. a. nangu. — 
(Se), bayi, vota, dohé. 

DESSALER, v. a. yabilô. 

DESSANGLER, v. a." fiti, téki. 

DESSÉCHANT, adj. lu di 
vovlô. 

DESSÉCHÉ (être), vov. En 
parlant d'une mare, d'un puits, 
gîs, géta. — (être entièrement),' 
vov kông, vov kônd8ng. 

DESSÉCHER, v. a. voval, 



vovlô. — épuiser l'eau, géf,ât, 
gétâtu. — les lèvres, en par», 
lant par exemple du vent d'ôat, 
raslô. — (Se), vov. — en par» 
lant d'une fontaine, gis, gèffi, 
— dépérir, râf. 

DESSEIN, s. m. hèlo g., èbu 
b. Quel est ton dessein ? là 
hèlo ? — (faire à), tèy. Je n© 
l'ai pas fait à dessein, ièvu ma 
ko, du sumâ sago, dèfii ma 
kô'k ntèyèf. 

' DESSELLER, |v. a. téki, tègi 
ntèg ma. 

DESSERRÉ (être), yolom, yo. 
lombâ, «/, gâ, dankarniku. Le 
nœud est desserré, paspas bi 
déjà af. 

DESSERRER, v. a. yo1omal t 
yolombal, dankarfii. — les 
dents, vah. On n'a pu lui faire 
desserrer les dents, kèn menu 
ko vàhlô bcria bât, lu ûu dèf 
de), mu né ntèlâ. 
, DESSERVIR," v. a. tègi. — 
nuire, ton, yahal. Si on le l'ait 
par malice, baréfulé. — (Se), 
mutuellement, tônanté. 

DESSICATIF, adv. lu di vovlô, 

DESSICATION, s. f. vovay b, 

DESSILLER, v. a. les yeux, 
gislô, tomarni. 

DESSIN, s. m. natal b. — 
gravé ou .buriné, fit b. 

DESSINATEUR, s." ni. natal 
kât b. 

DESSINER, v. a. natal. 

DESSOUDER, adv. tèhali, tè° 
hâtlé. 

DESSOÛLÉ (être), rës. 

DESSOULER, v.a. rësal, rêslô. 
maudit é gâ, laharni. — (Se), 
laharniku . 

DESSOUS, adv. ti sûf, tî vaga 
(L). — (être au), inférieur, y es, 
nèku fi sûf. — (mettre au) de. 



DES 



176 



DÉT. 



-yësal, yëslô.' — (être en), mi- 

'■kâr, doh ti sûf. — s. m. sûf s. 

'Il a eu le dessous, rav nânu 

'■ko, dahâ nânu ko. 

DESSUS, adv. ta kov. Re- 
garde au-dessus du lit, sêtal 

-ti kov lai bi. Au-dessus de notre 
tête, ta sunu kov, bopâ. — 
(être au) de, supérieur, gen, 

"spâ, dîtu. — (être au) de, 
h'avoir rien à craindre, tin. 
Le don de Dieu es au-dessus 
de la jalousie, maé Yalla tin 
nâ kanân. Là dessus, sur cette 
matière, ta-, tôtu. Je ne puis 
rien dire là-dessus, menu ma 

■ ta vali, dara. — (là-), alors, 
bôbâ, ta sa sôsâlé, g&nav lôlâ. 
— (par-) tout, ti kov yépa, 
dîtal, lu dîtu. — (être sens) 
dessous, en désordre, dahasô, 
rabadô. — (mettre sens) des- 
sous, dahasé, rabadé, bôlé. — 
■ — (mettre sens) dessous, renver- 
ser, depâ, bétarni, valbâti. — 
s. m. kov g. — (avoir le), men, 
epâ, rav, dahâ. 

DESTIN, s. m. kas g. 
DESTINATAIRE, s. m. bo- 
rom b. 

DESTINATION, s. f. lieu où 
l'on doit se rend - e, béré bu 
fiu yoni nit. Je ne oonnais 
pas encore ma destination, ha- 
mangu ma fu ilu ma yoni. — 

"d'une chose, lu nô dérinô, lu 
■nô doé lef. Quelle est la des- 

! tination de cet objet ? lef U, 
lu nu ko doé ? 
DESTINÉE; s.f. vie, dundâ g. 

DESTINER, v. a. dental, vâ- 
"Hal, béral. ■ — régler la desti- 
nation d'une personne ou d'une 
"chose, yëné, bugal. Je d sbine 
tnon fils au sacerdoce, labé là 



yëné sumâ dont. — (Se) à, 
begâ, âdo, hèlo. 

DESTÏTUABLE, adj. kâ nu 
men a fuli. 

DESTITUÉ (être), fuliku. — 
dépourvu, nakâ. Être destitué 
de toute ressource, ndôl, né 
ndeleng. 

DESTITUER, v. a. fuli. 

DESTITUTION, s. f. mpuli 
m., mpulié m., fuliku b. 

DESTRUCTEUR, s. m. taskat 
b., todkât b., yahâkât b. 

DESTRUCTIBLE, adj. lu nu 
men â tas. 

DESTRUCTIF, adj. lu di 
vahâ. 

DESTRUCTION, s. f. tas b., 
today b., yahay b., fanté g. 

DÉSUÉTUDE (tomber eri), hè- 
vadi, hèvatul. Cet usage est 
tombé en désuétude, hèvatul, 
dotu nu ko dèf. 

DÉSUNION, s. f. disjonction, 
tèhalé b. — mésinterigence, 
mbanèl g., hulô b., doté b. 

DÉSUNIR, v. a. ièhali, hâ- 
daté, hadâtlé, fasâlé. — mettre 
la discorde, rembadé, yahâ di- 
ganté, bôlé, hulôlô, C'est .lui 
qui nous a désunis, mô yahâ 
sunu diganté. — (Se), en par- 
lant de choses, tèhalakô. — en 
parlan des personnes, fasé, hâté, 
hulô, tongô, tonguanté. 

DÉTACHER, v. a. téki, èvi, 
vèki, adi, tèhali, tèhâtlé. — ce 
qui est accroché, lonkarni. — 
les pistaches de leurs racines, 
ontâ, vontâ. — ôter les taches,- 
sètal, fêtéfété, dindi gakâ. — 
(Se), tékiku, èviku, vèkiku, tè- 
haliku. — de la terre, s'éle- 
ver, yambâr, yambâru, téki sa 
hol, rutâku. Détachez-vous du 
monde, yambâr lën ti kâv 



DËT 



177' — 



DÉT 



aduna, téki l'en sën i hol ti 
yef i aduna. 

DÉTAILLANT, s. m. dàykât b. 

DÉTAILLER, v. a. vendre en 
détail, dày, dogâtlé. — racon- 
ter en détail, nitali bènà bènâ. 

DÉTEINDRE, y. a. furilô, 
subi. Être déteint, furi. — v. 
n. Se déteindre, furiku, subiku. 

DÉTELER, v. a. téki. — v.n. 
dâv. 

DÉTENDRE, v. a. yolomal, 
yolombal. — donner du repos, 
nopal. - — (Se), être détendu, 
yolom, yolombâ. — se reposer, 
nopâlu, nopaliku. 

DÉTENIR, v. a. dénia, amé. 

— emprisonner, ted, tabal ta 
tedukay bâ, dénga. 

DÉTENTE, 's. f. gai; b. — 
(presser lia) , gâk. — (être dur 
à la), avare, nëgadi, dang loho. 

DÉTENTEUR, s. m. dèntâ- 
kât b. 

DÉTENTION, s. f. le fait de 
détenir une chose, ndèntâ g. 

— emprisonnement, ndénga m. 
DÉTENU, s. m. va del, feu 

nu. déngâ, kâ nu tcd. 

DËTERGER, v.a. fompâ, sotâ, 
sètdl. 

DÉTÉRIORANT, adj. lu men 
a yahâ. 

DÉTÉRIORATION, s. f. yahay 
b., yahu b. 

DÉTÉRIORER, v. a. yahâ. — 
(Se), être détériéré, yahu. 

DÉTERMINANT, adj. lu tah. 

DÉTERMINATION, s. f. èbu 
b., fasô b., mpasô m. 

DÉTERMINÉ, adj. intrépide, 
némén, dambâr, am fit. 

DÉTERMINÉMENT, adv. bu 
némén, ak ndambâr, ak fit. 

DÉTERMINER, v. a. régler, 
apa, sas, nota, sakal. — pous- 



ser à, défi, indi, tah. C'est ce.. 
qui m'a déterminé à venir, ma. 
ma tah a nev. — décider, do». 
gai, dogal até, sakal. — faire, 
qu'une chose s'accomplisse, tah % 
ou la terminaison lô. C'est ce. 
qui a déterminé la mort du 
roi, lôlô tah "bût bâ sây, ma, 
ko sâylô. — (Se), fasô, èbu. 

DÉTERRER, v. a. suli, robi t 
gaii. — (action de), suli b — 
(Se), suliku, sulâku. 

DÉTESTABLE, adj. bon 4 
bon, met à sib, yës. Crime dé*. 
testai>le, nâvtèf g. 

DËTESTABLEMENT, adv. bu, 
bon, bu yës, bu met à sîb. 

DÉTESTATION, s. f. sîb b. t 
ntibèl l., tibèl b., sîhlu g. 

DÉTESTER, v. a. sîb, ban y 
sihlu, arâm, hàré, sis. — (faire) f 
sîblô, sîslô. — par superstition t 
hos, ba.fi. — (Se), bananté, ton*. 
guanlé. — par jalousie, vudé, 
vudanté. 

DÉTIRER, v. a. hetâ, yolom*. 
bal. 

DËTISER, v. a. hambi, hèmbi 
gilit yi. 

DËTISSER, v. a. fin. 

DÉTONANT, adj. lu men ft, 
dib. 

DÉTONATION, s. f. d'une, 
arme à feu, soh b. — de phu. 
sieuirs armes, ndôr b. 

DÉTONER, v. "n. dib. 

DÉTONNER, v. n. déraison,, 
ner, vah lu amul bopâ. 

DÉTORDRE, DËTORTILLER, 
v. a. firi, téharni, laharni, la* 
harti. — (Se), firiku, téharfiiku, 
Icharniku. 

DÉTOUR, s. m. sinuosité, lun*_ 
kay b., vôndâlu, vôndêlu b. — 
subtilité, lahas b. Il n'agit que.» 
pa^r détours, nit i lahas la. -^,'_ 



DÉT 



178 



DÉV 



U'une chose tordue, vonaru b. 
"'— (sans), franchement, bu ôr, 
bu i'èr, bu fès. 

DÉTOURNÉ (être), redressé, 
vangarnïku. — (chemin), yôn 
vu lahu. 

DETOURNEMENT, s. m. vol, 
n^at à b. 

DÉTOURNER, v. a. éloigner, 
rnndal, moylô, moyalé. Il dé- 
tourna le châtiment dont il 
Voulait les frapper, mu moylô 
kasara gi ma Un heg'ôn a 
dânc. — faire changer de di- 
rection, voni, l'onali. - — quel- 
qu'un de son devoir, moylô, 
bonlô, saysâylô, yahû. — la 
tête, les yeux, supaliku, héniku, 
hinqku. — d'esprit, la conver- 
sation, fenèntal. — un mot de 
8OI1 sens propre, vnlbâti. — 
(Se), s'éloigner, randu, soréy. 
'■•=- du chemin, moy, dada. — 
changer de direction, vofïiku, 
Voûâku. 

DÉTRACTER, v.a. dev, tarifa, 
bâtai. 

DÉTRACTEUR, s. m. devkât 
b., rembadkât b., nit u tara- 
balay, nit u karabâné. 

DÉTRACTION, s. f. ndev m., 
karabâné g. 

DÉTRAQUER, v. a. yahâ. 

DÉTREMPÉ (être), délayé, 
yabi, gidah. — par la pluie, 
en parlant du sol, potopoto. 

DÉTREMPER, y. a. hôd, gi- 
d:âhal. Ce maïs est trop sec, il 
l'a 11 1 le détremper, mbohâ mi 
vov rua, var nga ko gidahal. 

DÉTRESSE, s. f. ntoskaré g., 
ioskan b. — (être dans, la), tos- 
karé, né ndeleng, ndôl. 

DÉTRIMENT, s. m. ton b., 
yahay b. 



DÉTRITUS, s. m. yahû v., 
désit y. 

DÉTROIT, s. m. ruh u gêt, 
g et g u hat. 

DÉTROMPER, v. a. tomarfii, 
téki nah. — (Se), tomavJiiku. 

DÉTRÔNÉ (être), fuliku. - 

DÉTRÛNEMENT, s. m. mpu- 
lité m., fuliku b. 

DÉTRÔNER, v. a. fuli. 

DÉTROUSSER, v. a. vaté, firi, 
taharfii, téharni. — voler, satâ, 
nori, rugi, nangu, lel. — (Se), 
taharûiku. 

DÉTROUSSEUR, s. m. satâ- 
kât b., dogkât u yôn. 

DÉTRUIRE, v. a. las, tod, 
yahâ, dànal, fànal, nahsaylô. — 
les poux et les punaises, lokat. 

— un charme, todal. — (Se), 
être détru't, todu, yahu, fân, 
ràj, nahsay. 

DETTE,' s. f. bor b., lèb b. 
Avoir des dettes, lèb. Celui qui 
a des dettes, borom bor. 

DEUIL, s. m. téndâ b. — 
(vêtement de), malàn u téndâ. 

— d'une veuve, ndétur, ndâ- 
tur b. — (porter le), téndâ. Je 
porte le deuil de mon père, dâ 
ma téndâ sumâ bây. 

DEUX, adj. num. nâr, yâr. 
Tous deux, nom fiépâ nâr. — 
à deux (mettre), nàrnârlô. — 
(aller) à deux, narftarô. dèm 
nâr ak <nâr. Allez deux à deux, 
dèm lën Hâr ak fiâr. 

DEUXIÈME, adj. num. nârét. 
Donne-m'en un deuxième, nâ- 
rèl ma ko. 

DEUXIÈMEMENT, adv. nârel. 

DÉVALER, v. n. barlalu, ba- 
raglu, vatâ. 

DÉVALISER, v. a. fiori, rugi, 
satâ, nangu, lel, ndangal. 



DËV 



— i79 



DËV 



DËYALISEUR, s. m. satâkât 
b., dogkât u y on. 

DEVANCER, v. a. dîtu, rav, 
dégi. 
" DEVANCIER, s. m. 'feu dîtu. 

— au pi. ancêtres, înâm y. 
Imitons nos devanciers, nân 
lën roy sunu i mâni. 

DEVANT, prép. ti kanam. 
Marche devant moi, dohal ti 
siimâ kanam. — (aller), dîtu. 

— (aJJler au-) de, gatandudi, tâ- 
tudi. Tu as bien fait de venir 
au-devant de moi, dèf nga lu 
bah yov ki ma gatandusi, yov 
ki ma tûtusi. ■ — s. m. kanam g. 

— (prendre le), dîtu, dekâ 
dèm. Il fa lut que les petits en- 
fants prennent Les devants, gùnc 
yi var nanô dîtu. 

DÉVASTATEUR, s. m.i, taskat 
b., yahakât b., lelkàt b., ndan- 
galkât b. 

DÉVASTATION, s. f. tas b., 
yahât b., le! b., ndangal I. 

DÉVASTÉ (être), par les oi- 
seaux, rûr, rût, 

DÉVASTER, v. a. tas, y ah», 
lel, ndangal. 

DÉVEINE, s. f. naka-mûr g., 
havlu g. 

DÉVELOPPÉ (être), embiku, 
lèmiku. firiku. — expliqué, lé- 
kiku, firiku. 

DÉVELOPPEMENT, s. m. embi 
b., lèmi b., firi b., li g., ndo- 
liku g. 

DÉVELOPPER, y. a. ôter l'en- 
veloppe, embi. — déployer, 
lèmi, firi. — s'étendre, lav. 

DEVENIR, v. n. dèf, si ajouté 
au verbe. Il est devenu tiédo, 
dèf nâ tédo, dèf nâ bop'àrru 
tédo. Il va devenir bon, mungê 
bûhsi. Il devint célèbre, mu 
dès di borom téranga. 



DÉVERGONDAGE, s. m. ntay^ 
tay l. 

DÉVERGONDÉ, aidj. saysâv b, 

DÉVERGONDER (Se), v. ' pr, 
alavlé, yàtayumbé, ûaka gâté. 

DÉVERROUILLER, v.à. "tidi, 

DEVERS (par), loc. prép. /S, 
fi, fur Je l'ai gardé par devers, 
mod, dèntâ nà ko ti sumâ nëg, 

DÉVERSER, v. a. tûr, soti, 
hepu. — l'eau pour conserve^, 
ce qui est solide, hèr, hèli. — 
la colère, mère, hepâ mèr. Ne 
déverse pas sur moi ta colère, 
bul hepâ sa mer ti mon. — 
v. n. se déverser, être incliné, 
dengâ. 

DÉVERSOIR, s. m. y on u 
ndoli. 

DÉVÊTIR, v. a. sumi, sirni, 
dindi, tégi, ùori. — (Se), su». 
méki, sumiku, noriku. 

DÉVIATION, s. f. moy m. 

DÉVIDER, v. a. sov, soti. 

DÉVIDEUR, s. m. sovkat b. 

DÉVIDOIR, s. m. sorukây b., 
sotikây b., vérngal v. 

DÉVIER, v. n. moy, çladâ, 
— (faire), moylô. 

DEVIN, s. ni. gisânékat b. 

DEVINER, v. a. faire le devin, 
gisàné. — .conjecturer, tandàlé, 
tolâté, tolâtlé. Devine ce que 
j'ai dans la main, tolâtlèl li ma 
amé li sumâ loho. Tu as deviné 
juste, yû ko dad. 

DEVLNEUR, ERESSE, s. m. f. 
gisânékat b. 

DÉVISAGER, v. a. hôli, huli % 
sépali, sêt bè sépali. — (Se), 
hôlantê, sêtanté. 

DEVISER, v. n. vahtân, bh. 
hân. 

DÉVOILER, v.a. fênal, fênlô, 
fènal, hamlô, — ôter un voile, 
mûri. — (Se), /en, muriku. 



DÉV 



DIA 



DÉVOÎMENT, s. m. bîr bu 

'"di dâv. 

DEVOIR, v. a. avoir des det- 
tes, lèb. Je ne te prêterai plus, 

'car tu dois déjà beaucoup, dotu 
ma la lèbal, ndégé lèb nga 
dëg lu baré. — suivi d'un in- 
finitif, var, èlâ, èltâ. Tu dois 
le remercier, var nga ko ge- 
rem. Quand le verbe devoir- 
marque simplement l'avenir, 
sans aucune idée d'obligation, 
on ne le traduit pas, et le verbe 
suivant se met au futur. Je 

'dois partir demain, eleg là di 
dèm, signifiant « être obligé 
à » et suivi d'un nom, var, 
èlâ ; le nom se remplace par 
l'infinitif du verbe correspon- 
dant. Un fils doit le respect à 
sa mère, dôm var nâ téral 
ndèy âm. — s. m. varugar v., 
varaf b. — tâche d'un écolier, 
sas b. — (se mettre en), dëm, 

-fèhéy. — (faire un) de, varal, 
èlal, tèg varugar, ébal. — au 
pi. marques de politesse, té- 
ranga d. Rendre à quelqu'un 
ses devoirs, téral, débal térangâ. 
— (rendre les derniers), sûl, 
déd, ded. 

DÉVOLU (jeter son), dèf sa 
nhèl fi, tanâ. 

DÉVORER, v.a. déchirer avec 
les dents, yapâ. — manger avi- 
dement, vonâ, vorah, vârah, ve- 
reh, vendah, nay, fuhalé, tît ti 
Ham. — quand chacun s'em- 
presse pour avoir plus que ses 
compagnons, girô. Dévorer ses 
larmes, les cacher, nebâ. Il dé- 
vore ses larmes, ti sûf la di 
4ôy, (c'est en dessous qu'il 
fleure). 

DÉVOT, s. m. dulit b. 



DÉVOTEMENT, adv. ak ndu- 
lit. 

DÉVOTION, s. f. ndulit g. 
Pratiques de la dévotion, yef 
i ndulit. — (être à la) de, taku 
loi. 

DÉVOUÉ, adj. taku. Cet 
homme m'est tout dévoué, nit 
ki taku nâ loi ti mon. 

DÉVOUER, v. a. débal, yôlé. 
Il a dévoué son fils au gé- 
nie, yôlé nâ dôm âm dîné du. 

— (Se), débal sa bopâ, débalu. 

— s'exposer à la mort, dây sa 
bakan. 

DËVOUMENT, s. m. taku b., 
nharit g. 

DÉVOYER, v. a. rërlô, gele- 
mal, gelemlô, gandêrulô. — dé- 
tourner du bien, yahâ, saysâylô, 
bonlô, moylô. — (Se), rër, gè- 
lera, gandêru. — se corrompre, 
yahu, saysây, moy. 

DEXTÉRITÉ, s. f. nhérén g., 
haralé g. — (avec), dextrement, 
bu hérén. 

DIABLE, s. m. Séylâné s., 
belis b., malâka mu bon, dîné 
d. — enfant indocile, halèl bu 
bon, bu sob, dôm i Séytâné. — 
(bon), nit ku yombâ. — (pau- 
vre), bàdolo b., bado b., tos- 
haré b. — (grand), ndôl m. — 
(à la), bu bon a bon. — int. 
Séytâné ! séytâné am nâ ! sa- 
bab ! sabab ange de ! sabab am 
nâ ! ndadân am nâ ! vah nga 
sabab. 

DIABLERIE, s. f. yef i Séy- 
tâné, de} u gudi, ndemâ g. 

DIABLESSE, s. f. digèn du 
nahari dérèt. C'est une dia- 
blesse, nahari nâ dérèt ni nda- 
dân. 

".. DIABOLIQUE, adj. def i belis. 
C'est diabolique, Séytânê'ngi ti. 



DIA 



DIF 



DIABOLIQUEMENT, adv. bu 
•hirô Séyiâné. 

DIALECTE, s. m. vahin v., 
•lakâ v. 
■ DIALOGUE, s. m. vahtân v. 

DIALOGUER, v. n. vahtân, 

DIAMANT, s. m. damong b. 

DIAMANTER, v. a. nirâlé'k 
damong. 

" DIAMÉTRALEMENT, adv. op- 
posés, uté bu méti. Ces deux 
hommes ont des oaractères dia- 
métralement opposés, nâr i nit 
snôfiâlé dubôvu nu dara. 

DIAMÈTRE, s. m. yâay b. 

DIANTRE ! int. mbârdam ! 
tam ! sabab ! 

DIAPRÉ, adj. damante. 

DIARRHÉE, s. f. bîr bu di 
•dâv. — (avoir la), sumâ bîr, 
sa bîr, bîr âm dèfâ dâv. — 
(avoir la), quand les évacua- 
tions sont comme de l'eau, far. 
Je viens chercher un remède ; 
•depuis plusieurs jours mon en- 
tant a la diarrhée, mangé ûtsi 
garab ; fan yilé yépâ sumâ 
<dôm dcfâ tar. — (avoir la) et 
vomir après une indigestion, 
ridankân. 

"DIATRIBE, s. f. hasté b., bât 
yu nahari. 

DICTAMEN, s. m. de la cons- 
cience, bât u hol. 

DICTER, v. a. vah lu nu var 
ë bihdâ. Dicte-moi ce que je 
«lois écrire, vahal, ma bîndâ. 
— prescrire, ébal, diktat. 

DICTION, s. f. vahin v. 

DICTIONNAIRE, s. m. tëré i 
<bàt. 

DICTON, s. m. lëbâtu b., na- 
lèin g., bât i mag, vah i mag. 

DIÈTE, s. f. naka lèkâ. — 
(mettre à la), iéré lèkâ, han 
dundu. 



DIEU, s. m. Yalla. Dieu seul 
est roi, Yalla dâl a di bûr (ex- 
clamation fréquente chez les 
Volofe). C'est Dieu qui a créé 
le ciel et la terre et tout ce 
qu'ils renferment, Yalla bindâ 
asaman ak sûf ak lu ta nèkâ 
lépâ. — grand, Yalla kubâr ! 
(sorte d'exclamation déclama- 
toire dans le salam des Maho- 
métans). — immense, Yalla rim- 
bân. — > incomparable, Yalla 
tâlâ. — indépendant, Yalla 
nq'êt. — unique, Yalla bado. 

— (nature de), dèm'u Yalla. — 
(mon), Yalla man, èskin Yalla ! 

— merci, Yallà dârâ def. — 
(s'il plaît à), sôb Yalla, ndèm 
Yalla sôb nâ, ndèm sôb na 
Yalla, su Yalla èbô. — m'en 
préserve, à Dieu ne plaise, 
Yalla téré ! tafarlav, astafarlav. 

— (par), fa Yalla, fa Yalla môs. 
Parole de vérité de Dieu, vah 
deg'u Yalla (serments), Ndahtê 
Yalla, c'est entendu. Yalla défu 
ko, Yalla dégu ko, c'est une 
absurdité, une indignité. Yalla 
kubâr ! Dieu grand, puissant I 
sorte d'exclamation déprécatoire 
dans le salam des mahométans. 

— (prier), dagân Yalla, nàn 
Yalla. Il faut observer que cette 
expression a aussi le se.is de 
maudire. 

DIFFAMANT, adj. lu di.yahâ 
tur. 

DIFFAMATEUR, s. m. dev- 
kât b., ku di yahâ dèr, tur u 
nit. 

DIFFAMATION, s. f. ndev m. 

DIFFAMER, v. a. dev, yaha. 
dèr, yahâ tur, tantâ. — (Se) 
mutuellement, yahanté, tan- 
tanté. 

DIFFÉRÉ (être), yîh, yâgâ. 



DIF 



DIL 



Ce qui est différé n'est pas 
perdu, lu yâgâ rërul. 

DIFFÉREMMENT, adv. bu 
uté, bu utanté. 

DIFFÉRENCE, s. f. uté b., 
utanté, utâté b. 

DIFFÉRENCIER, v. . a. utalé, 
ranâlé, ranâtlé. 

DIFFÉREND, s. m. hulô b., 
amlé b., r'éranté v., oy v. 

DIFFÉRENT, adj. uté, vuté, 
utanté, utâté, nirôdi, mèlul ni. 

DIFFÉRER, v.a. nèglô, hârlô, 
yîhal, nègandikulô, pana, ya- 
han, yahanti, yahantal, baêndi, 
bayêndi. — v. n. tarder, yîh, 
yàgâ. — un peu, nègandiku. 
— en attendant, nègandi, hâ- 
randi. — être différent, uté, 
utanté, utâté, ngutanté, nirôdi. 

DIFFICILE, adj. dafé, dafén, 
méti, yombul, yombadi. — (ren- 
dre), dafélô. — (se montrer), 
talantu'- Un hôte ne doit pas 
se montrer difficile pour la 
nourriture, gan èlul a talantu 
ti fiant. — exigeant, dafé, na- 
hari dérèt, yombul. 

DIFFICILEMENT, adv. bu. 
dafé. 

" DIFFICULTÉ, s. f. dafé g., 
daféay b., yombadi g. — ob ta- 
cle, lu di fakatalé, hatal b. — 
contestation, hulô b., amlé b., 
véranté v., ay v. — embarras, 
ndâh g., dâhlé b. — (faire) de, 
ban, bafîbanlu. 

DIFFORME, adj. Mv. 

DIFFORMER, v. a. Mvlô, 
yahâ. 

DIFFORMITÉ, s. f. nâvay b. 

DIFFUS, adj. baré vah, da- 
hasô. 

DIFFUSÉMENT, adv. bu da- 
hasô. 



DIGÉRER, v. a. rêsal. — (Se),. 
rcs. 

DIGESTIBLE, adj. lu yombâ 
rès. 

DIGESTIF, adj. lu di rêslô. 

DIGESTION, s. f. rêsay b. 

DIGNE, adj. met, doy, da- 
gan. Il est digne de mépris, 
met nâ dépi. Tu es digne de- 
pitié, doy ngâ yerem. Afin 
d'être digne de recevoir de 
grandes grâces, ndah nga du g an 
a am yiv yu rèy. 

DIGNEMENT, "adv. bu met, 
bu doy, bu bâh, bu èm. 

DIGNITÉ, s. f. mpal m. Si tu 
considères la dignité du Bien- 
faiteur, sô sêté nâ Mayékat bâ 
day. 

DIGRESSION, s. f. dada b. r 
baèndi b. — (faire une), dada t 
baêndi. 

DIGUE, s. f. fûg b. — (met- 
tre une), téré, akal. 

DIGUER, v. a. fèg. 

DILACËRATION, s. f. hoti b. 

DILACËRER, v. a. hoti, yahâ. 

DILAPIDATEUR, s. m. sankâ- 
kât b., salahkât b., yahâkâ b. 

DILAPIDATION, s. f. salah b. 

DILAPIDER, v. a. sahkâ, sa- 
lah, yahâ. 

DILATER, v. a. yâal, yakali, 
gayi, fônkilô. — le cœur, banê- 
hulô, béglô. — (Se), yâtu, ya- 
kaliku, fônki. — être dans la 
joie, yérak, nuhnuhi, bég, fês 
ak banêh, banêhu. 

DILATOIRE, adj. lu di yî- 
hal. 

DILECTION, s. f. ntofèl g. 

DILIGEMMENT, adv. bu gav, 
bu farlu, bu savar, ak tUavarté, 
ak mpâl. 

DILIGENCE, s. f. vitesse, ga- 
vay b., gavantu g. — zèle, farlu 



DIL 



i83 — 



DIR 



;;., ntavàrtê g. — soin, topato 
b., mpâl m., ntêtlu g. 

DILIGENT, adj. gav, gâvtu, 
gavanlu, farlu, savar, — soi- 
gneux, baré mpâl. 

DIMANCHE, s. m. dibèr d.\ 
dimans b., Je partirai diman- 
<cle, dibêr là di dèm, su di- 
mansé ma dèm. — des ra- 
meaux, dibêr i s'ôrsôr, 

DIME, s. f. asâïZ j. 

DIMENSION, s. T. ddyay b. 
■duyo b. — (avoir lei:e), d.rv. 

DIMINUER, V. a. vani, t.ùtal, 
iùtlô, naval. — raccourcir, gâ- 
tai, gatalô. — v. n. se dimi- 
nuer, v. pr. vafiiku. L'eau di- 
minue, ndoh mà'ngê vafiiku. — 
en parlant de l'eau d'un puits, 
d'une fontaine, gis gétâ. 

DIMINUTION, s. f. vani, va- 
fiay, vanèl b., vafiiku b., mba- 
finku g. 

DINDE, s. f. kopin b., 
pin bu digèn. 

DINDON, s. m. kopin b,, 
pin bu gôr, mal u kopin. 
sauvage, ndobin l. 

DINDONNEAU, s. m 
kopin. 

DI\DONNIER. s. m. 
i kopin. 

DINER, s. m. an b. 
du dîner est passée, 
nh. Tu as manqué le dîner, 
uté nga an. — v. n. afi. — peu, 
aanadi. — (donner à), anal. — 
(mendier à), anâni. Celui qui a 
l'habitude de chercher à dîner, 
anànkat b. — (se passer de), 
•défié, dèndé. 

DINEUR, s. m. anale b. 

DIRE, v. a. vah, né. Il dit, 
mu né. Que dis-tu de cela ? 
lô ti vah ? Ce que l'oiseau dit 
sur l'arbre, il ne le dira pas 



ko- 
ko- 



nlut 



samiikai 



L'heure 
an vêsu 



entre les mains de l'homme, 
rhpita, la mô vah li garab, du 
ko vah ti loho'nit. — la messe, 
danga mes. Depuis plusieurs 
jours je n'ai pu dire la messe, 
fan yilé yépâ menu ma vôn a 
danga mes. — (l'aire), vahlô. — 
sans cesse la même chose, vah- 
vahàt. — de quelqu'un, pour 
quelqu'un oahal. Ne dis pas de 
de ton prochain ce que tu crains 
de dire en sa présence, bul va- 
hal kènèn la nga ragal a vah ti 
kanam ârn. — quelque chose, 
ouvrir la bouche, né gèh, né 
gék. Si tu dis un mot, je te 
frappe, sô né gék, ma dumà la. 

— (trouver à), am lu mu hulé, 
am lu mu vah. Il trome tou- 
jours à dire, du naka mukâ lu 
mu vah. — (en), hulé, hastê. 
I 1 m'en a dit de toutes, vah nâ 
ma lu nè,kâ. -^ c'est-à-), mô di. 

— (Se), vah ti sa bopâ, vah ak 
sa bopa, né. Je me suis dit : Je 
l'ai cependant vu, ma né : nda- 
ham gis nà ko. — se faire pas- 
ser pour, riê, vahal sa bopa. Il 
se dit son paient, mu né mbok' 
am la. — s. m. vah d. 

DIRECT, adj. club: Très-di- 
rect, dub hod, dub hotr- 

DIRECTEMENT, adv. bu dub. 
Je viens directement de Bufîs- 
que, mangi dogé nilê ta Tan- 
gïigéL 

DIRECTEUR, s. m. dubantU 
kât />., kélija g., saytukat b., 
ndît /., dèmékâi b. 

DIRECTION, s. f. ndubanti 
m., bidènté b. 

DIRIGER, v. a. dubal, du- 
banti, saytu, élif, dèmé, dèmlô, 
dèmalé. — un bateau, grenu. 
Un navire qui n'est pas dirigé 
ne peut manquer de faire nau- 



DIR 



— i84 — 



DIS 



îrage, gâl gu gênuul di nâ 
sûh môs. — une pirogue, las. 

— (Se), dèm, dublu, dubal. Du- 
baï marque seulement la direc- 
tion, dublu indique le terme du 
voyage. Il se dirige vers nous, 
filé la dèmsi. 

DIRIMANT, adj. lu di janhâ, 
lu di tas. 

DISCERNEMENT, s. m. sago 
s., rafiàlé, ranâtlé b., dahé b., 
faramfaté b. 

DISCERNER, v. a. ranâlé, ra-. 
nâtlé, dahé, hâdalc. — (ne pas), 
confondre, davâlé, tome. 

DISCIPLE, s. m. talibé b., 
ndongo b. Le nom de disciple 
suppose celui de maître, bâ 
nga dégé ndongo, itam hâli. 

— de Mahomet, vivant dans les 
bois sans travailler, valiu b. 

DISCIPLINABLE, adj. ku nu 
men a dubanti, ku nu m'en a 
mokal. 

DISCIPLINAIRE, adj. (peine), 
dân u y on. 

DISCIPLINAIREMENT, adv. 
nâkâ ko red'u yôn yéblè. 

DISCIPLINE, s. f. ndémântal 
g. — règlement, yôn v., éblé 
b., red'u yôn. 

DISCIPLINER, v. a. dubanti, 
mokal. 

DISCOLORE, adj. damanlé, 
utâté mèlô. 

DISCONTINUATION, s. f. ba- 
êndi b. 

DISCONTINUER, v. a. baêndi, 
bayêndi, dog. 

DISCONVENANCE, s. f. émadi 
b. 

DISCONVENIR, v. n. vêdi, vê- 
tante. 

DISCORDANCE, s.f. dëgôdi b. 

DISCORDANT, adj. dëgôdi. 



Leurs témoignages étaient dis- 
cordants, sèn séré dëgôvul on. 

DISCORDE, s.f. hulô b., amlf 
b., véranté v., ay v. — (semer 
la), durâlé, rembad, bôlé, da- 
hasé, karabànê, hulôlô, yahâ 
diganté. C'est lui qui a semé la 
discorde parmi nous, mô yahâ 
sunu diganté. — (semé ' la), 
brouiller deux personnes, rem- 
badé. — (semeur de), rembad- 
kât b., nit i tambalay, nit u ka- 
rabâné, darâtékât b. Ce qu'il 
y a de miieux à faire avec le 
semeur de discorde, c'est de 
l'éviter, tambalay, dâv ko ko 
gen. 

DISCOUREUR, s. m. vahkât 
b., vahtânkât b. 

DISCOURIR, v. n. vahtûn. 

DISCOURS, s. m. vah d., 
vâré g., kadu g. 

DISCOURTOIS, adj. gorêdi r 
iïakâ yiv, iïakâ kèrsâ, tèdadi. 

DISCOURTOISEMENT, adv. bu 
gorêdi bu tèdadi. 

DISCOURTOISIE, s. f. gorêdi 
b., tèdadi g. 

DISCRET, adj. prudent, têy, 
têylu. — qui sait taire un se- 
cret, dapâ lamén. — (rendre), 
têylulô. 

DISCRÈTEMENT, adv. bu têy, 
bu têylu. 

DISCRÉTION, s. f. têy b., 
ntêyay b., têylu g., sago s., 
nopi b. — (à), bè doylu. Man- 
ger à discrétion, lèkâ bè sûr. 
— (à la) de, lu la nêh, nâkâ 
sa la nêhé. — (se rendre à), 
débalé sa bopâ. 

" DISCRÉTIONNAIRE, adj. lu 
nu bayê'k sa sago. 

DISCULPER, v. a. sètal. — 
(Se), sètal sa bopâ. 

DISCUSSION, s. f. véranté v. r 



DIS 



— i85 



DIS 



vahâlé b. ■ — dispute, hulô b., 
amlé b. 

DISCUTABLE, adj. lu nu 
men a véranté. 

DISCUTER, v. a. véranté. — 
sans permettre à l'adversaire 
de répondre, arsal. 

DISERT, adj. nêh lamén. 

DISETTE, s.f. hif g., bugâ b. 

DISEUR, s. m. vahkât b. — 
de bonne aventure, gisânékat b. 

DISGRÂCE, s. f. dànu b. — 
(tomber en), dânu. 

DISGRACIÉ (être), privé de sa 
charge, fuïiku. 

DISGRACIER, v.a. fuli, hanê 
mpal. 

DISGRACIEUSEMENT, adv. ak 
nakâ yiv, bu nêhul, bu na- 
hari. 

DISGRACIEUX, adj. nâv, na- 
hari dérèt, nêhul, nahari. 

DISJOINDRE, v. a. tèhâtlé, 
fasâlé, hâdalé, hadâtlé. — (Se), 
tehaliku, hadaliku, hâdâku. 

DISJOINT (être), hâd. 

DISJONCTION, s. f. tèhâtlé 
b., hâdalé b. 

DISLOCATION, s. f. reha b., 
fahad b. 

DISLOQUÉ (être), reha, foh, 
fohâ, fohad. 

DISLOQUER, v. a. rehâlô, fa- 
hodlô, fohi, fohâtal, fohlô. - — 
(Se), reha, foha, fahad. — un 
membre, fohu, fohatâlu. 

DISPARAÎTRE,, v. n. dèn, 
vèy. — soudainement, né mê- 
lés, né mèsâ, né vatih, né vor, 
né takut. — se dissiper, en par- 
lant de nuages, de paroles, nah- 
say, râf. Les plaisirs du monde 
disparaîtront, banêh u aduna 
di nâ nahsay. — se perdre, rër, 
r'éri, véy. Ce chemin disparaît 
dant la forêt, yôn vile di nâ 



rëri ta alâ bâ. — derrière un 
objet, lahu. Le bateau a disparu 
derrière la pointe, gâl gâ lahu 
n«. — (faire), défiai, dèfilô, 
nahsavlô. 

DISPARATE, adj. èmadi, nié, 
utanté, utâlé. 

DISPARITÉ, s. f. èmadi b., 
uté, utanté, utâlé b. 

DISPARITION, s. f. véy b. 

DISPENDIEUX , adj/ méti 
ndég, dajé. 

"DISPENSATEUR, s. m. sédâ- 
lékât b., dotalikdt b. 

DISPENSATION s. f. sédâlé 
b., dotali b. 

DISPENSE, s. f. tin b. 

DISPENSER, v. a. tin, bâl. 

DISPERSÉ (être), né tasar, 
tasarô. Tous les bœufs sont dis- 
persés dans la forêt, n ag yi 
yépâ né nânu tasar tu alâ bâ. 

DISPERSER, v. a. "éparpiller, 
tas, dalah, dalahé, sâhsâhé. Pre- 
nez de ces pistaches, mais ne 
îles dispersez pas de tous côtés, 
sakâ lën gèrté gilé, vandé bu 
l'en ko sâhsâhé. — entièrement, 
tas tasar. — séparer, tasâré, ra- 
dâtlé, hâdalé. — (Se), tasô, 
rado, hâdâku, hadaliku. 

DISPERSION, s" f. dalah b., 
tasô b., rado b., hadâtlé b. 

DISPONIBLE, adj. lu nu men 
â doé\ - — être sans occupation, 
am dot. Je ne suis pas dispo- 
nible en ce moment, dotu ma 
lëgi, sumâ loho dapâ nâ. 

DISPOS, adj. dag. 

DISPOSÉ (être), prêt, dag, 
vâd. Un homme qui n'est pas 
disposé à tout souffrir, nit ku 
vâdul ndah sonâ lu nèkâ. Avoir 
des choses disposées, daglé. — 
(être bien) pour quelqu'un, 
dè/ô. 



DIS 



DIS 



DISPOSER, v. a. vâd, vâdal, 
dèjur, dagal. — (faire), vâdlô. 
— (manière de), vâdin v., dè- 
farin v. — de, môiti. On peut 
tourner ainsi : Disposez de ma 
vie, de mes biens, sumâ dundâ, 
sumâ i alal angi ti sa loho. — 
(Se), vâd, dèfaru, daglu. 

DISPOSITION, s. f. vâd b., 
vàdté b., dag b., ndèfar m., 
dagal b. — faculté de disposer 
d'une chose, menmen g., safi- 
san b. 

DISPROPORTION, s. f. èmadi 
b., uté b. 

DISPROPORTIONNÉ, a d j . 
èmadi. 

DISPUTAILLER, v. n. véranté 
ti yef i tâhân. 

DISPUTE, s. f. halo b., amlé 
b., doté b., bédo b., dâmarlô 
b. — (provoquer à la) par des 
paroles injurieuses, règru. Celui 
qui provoque à la dispute, rè- 
gukat b. 

DISPUTER, v. n. véranté, 
doté. — de, ravanté. — v. a. 
hetïi. — (Se), hulô, amlé, dâ- 
marlô, véranté, doté, tësô, të- 
santé, géganté. Si tu rencontres 
des gens qui se disputent, et 
que tu prennes parti, au moins 
dis la vérité, sô fèké nu di hulô, 
sô ta faré, vahtê degâ gâ. — 
la possession d'un objet, hetô, 
hetônté. — (faire), hulolô. 

DISPUTEUR, s. m. hulôkàt 
b., dâmarlôkât b., baré nda- 
dân. 

DISQUE, s. m. du soleil, mer- 
gel u dèntâ bi. 

DISSECTION, s. f. ntènhé b. 

DISSEMBLABLE, adj. nirôdi, 
uté. 



DISSEMBLANCE, s. f. uté b., 
utanté b. 

DISSÉMINATION, s. f. radâtlé 
b., rado b. 

DISSÉMINÉ (être), né tasar, 
lasârô. 

DISSÉMINER, v. a. sâv, suy. 
— (Se), tasô, rado. 
■ DISSENSION, s" f. hulô b., 
amlé b., tanguante b. 

DISSENTIMENT, s. m. amlé 
b., doté b. 11 n'y a de dissen- 
timent entre nous que sur ce 
point, ti loin rèkâ la nu dëgô- 
vul. 

DISSÉQUER, v. a. dogat, 
tènhé. 

DISSÉQUEUR, s. m. dogkâl b. 

DISSERTATEUR, s. m. véran- 
tékât b. 

DISSERTER, v. n. véranté, 
tën. 

DISSIDENCE, s. f. dëgôdi b., 
dubôdi b. 

" DISSIDENT, s. m. ku dubô- 
vul. Les dissidents, nu andul ak 
ntan m'a. 

DISSIMILITUDE, s. f. uté, 
utanté, utâté b. 

DISSIMULATEUR, s. m. mi- 
kar, mikârkat b., rërantalkât b. 

DISSIMULATION, s. f. mikâr 
m., ndîd l. 

DISSIMULÉ (être), mikâ, 
mus, hôt nopâ, vasal aduna. 

DISSIMULER, y. a. nebâ. — 
(Se), nebu, rërantal. 

DISSIPATEUR, s. m.sankâ- 
kât b., salahkât b., yahâkât b. 

DISSIPATION, s. f. prodiga- 
lité, salah b. — légèreté, lëd b., 
dékâri, dékàdi g. 

DISSIPÉ (être), dépensé , 
sanku. — léger, lëd, dékari, dé- 
kàdi g. 

DISSIPER, v. a. sankâ, salah, 



DIS 



187 



DIS 



yahâ. — distraire, lëdal, foan- 
tulô, falêdilô. — (Se), s'amuser, 
lëd, foantu. — disparaître, dèn, 
nnhsay, réy, ràf. 

DISSOLU, adj., saysây, bon. 

DISSOLUBLE, adj. lu di sêy, 
lu nu men a sêyal. En parlant 
d'un mariage, lu nu men ci 
fanha. 

DISSOLUMENT, adv. bu bon. 

DISSOLUTION, s. f. corrup- 
tion, ntaytay l. — action de 
dissoudre, sêyal b. 

DISSOLVANT, adj. lu di sêylô, 
lu di tas, lu di yahâ. 

DISSONANCE, s. f. dëgôdi b. 

DISSOUDRE, v. a. sêyal, 
sôyal. L'eau ne dissout pas la 
pierre, nd.oh du sêyal hêr. — 
le bois de teinture, barsâ. — 
une assemblée, tas. — (Se), 
sêy, sôy, tas. 

DISSUADER, v. a. téré, vont, 
vanali, bayilô. J'ai fait tous 
mes efforts pour le dissuader de 
partir, fèhéy nâ lu ma men 
ndah bu mu dèm. 

DISSUASION, s. f. téré b. 

DISTANCE, s. f. diganté b., 
soré b., soréyay b., soréyô, so- 
réyâté b. Être à une certaine 
distance, soréyâlé. — (tenir à), 
randal. - — (Se tenir à), soréy, 
randu. 

DISTANCER, v. a. rav, bayi 
ta. génav, soréylô. 

DISTANT, adj. soré, sorèy, 
èlâ, yèlâ. — (être plus), es, 
y es. — (être) l'un de l'autre, 
soréyô, soréyâlé. 

DISTENDRE, va. talal, nodi, 
heta bu méti, danglô. — (Se), 
dang. 

DISTILLABLE, adj. lu fîu men 
a sîtal. 



DISTILLATEUR, s. m. sital- 
kât b. 

DISTILLER, v. a. sital, né, 
rai. 

DISTINCT, adj. uté, vuté, 
utanté, utâlé. — clair, net, 
sèt, ver. 

DISTINCTEMENT, adv. bu ra- 
nâtlé. Parle distinctement, va- 
hal bènâ bèn. 

DISTINCTIF, adj. lu di ra- 
nâtlé. 

DISTINCTION, s. f. ranâlé, 
ranâtlé b. — (sans), bôlé. Sans 
distinction d'amis ou d'enne- 
mis, bôlé ti harit ak mb.an. — 
marque d'honneur, térangâ d., 
vègêl b., mpal m. 

DISTINGUÉ (être) par les 
traits, les manières, yârain. 
C'est un homme distingué (chez 
les Maures), yâram lu. 

DISTINGUER, v. a. ranâlé, 
ranâtlé. — reconnaître, hamé. 
— rendre distinct, utalé. — éle- 
ver au-dessus des autres, téral, 
Jal. — (Se), être différent de, 



se signaler, do- 



a. vonar. 



uté, nirôdi. — 
lilô sa tur. 

DISTORDRE, 
(Se), vofiaru. 

DISTORSION, s. f. vonaru b. 

DISTRACTION, s. f. fàlêdi g., 
ntàlil b., nhèl mu tuki. — ce 
qui récrée, vëtali b., vëtaliku b. 

DISTRAIRE, v. a. fâlêdilô, 
foahtulô, fènèntal nhèl. — un 
enfant, nêhal. — dissiper l'en- 
nui, vëtali. ■ — séparer- une par- 
tie, dindi. — (Se), falêdi, foantu, 
vëtaliku. 

DISTRAIT, adj. salit, fâlêdi, 
fènèntalu. — avoir des distrac- 
tions volontaires, fènèntal sa 
nhèl, halàt lu nèka. 



DIS 



188 — 



DIS 



DISTRAYANT, adj. lu di fâ- 
lêdilô, lu di vétali. 

DISTRIBUER, v. a. sédàlé, sé- 
dâtlé, dohé. — en abondance, 
tifàr. Il ne sait que distribuer 
des coups de bâton, tifâr i et 
rèkâ là ham. — le travail, sas. 

— (Se), se partager le travail, 
sasô. 

DISTRIBUTEUR, s.m. sédâtlé- 
kât b., dohékât b. 

DISTRIBUTION, s. f. sédâtlé 
b. — que plusieurs personnes 
font entre elles, sédô b. 

DIURÉTIQUE, adj. lu di se- 
bènlô. 

DIURNE, adj. bu ber bu sèl. 

— (fleur), lu di tôrtôr ti be- 
tek. — (animal, insecte), lu di 
nav, lu di fên ti betek rèkâ. 

DIVAGATION, s. f. vah 
duamul bopâ, vahtu b. 

DIVAGUER, v. n. vahtu, vah 
lu amul bopâ. 

DIVERGENCE, s.f. d'opinions, 
dëgôdi b., dubôdi b., andadi 
g., utàté b. 

DIVERGENT, adj. DIVERGER, 
v. n. dëgôdi, dubôdi, andadi, 
utâté. 

DIVERS, adj. uté, utanté, 
utâté. — plusieurs, dôp, baré. 
A diverses reprises, dôp i yôn. 

DIVERSEMENT, adv. bu uté, 
bu utanté. 

DIVERSIFIER, v. a. vile, so- 
pali. — (Se), supalâku. 

DIVERSION, s. f. (faire), fè- 
nèntal nhèl, halât lènèn. 

DIVERSITÉ, s. f. uté b., 
utanté, utâté b. 

DIVERTIR, v. a. détourner, 
fènèntal. — amuser, nêhal, 
folô, foantulô, falêdilô. — sous- 
traire, satâ. — (Se), fo, foantu, 



se moquer, re, re- 
adj. lu di 



banêliu. 
tan. 

DIVERTISSANT, 
rclâ, lu di béglô. 

DIVERTISSEMENT, s.m. mpo 
m., foatitu b. 

DIVIN, adj. se tourne par le 
nom. La grâce divine, yiv u 
Yalla. Les trois personnes di- 
vines, nét'i person i Yalla. Le 
culte divin, ndulit gtî var Yalla 
rèka. — au-dessus des forces de 
la nature, lu Yalla rèkâ men. 
a dèj. La résurrection 'les morts 
est une œuvre divine, dékaii 
iïâ de, Yalla rèkâ ko men. 

DIVINATEUR, s. m. ku di 
tandâlê, tolâlékat b. 

DIVIN-VTION, s. f. gîshné g. 

DIVINATOIRE, adj. ' lu bokâ 
ti gisàné. 

DIVINEMENT, adv. ti katan u. 
Yalla. 

DIVINISER, v. a. èmalê'k 
Yalla, nâv, vékati bè mu epâ. 

DIVINITÉ," s. f. Yallèf g., 
dèm"u Yalla. — Dieu, Yalla. 
Adorer la Divinité, dàmu Yalla. 

DIVISÉ (être), hâd. — ne pas 
s'entendre, andadi, dubôdi, dë- 
gôdi. Us sont divisés entre eux, 
nungê andadi ti sèn bopâ. 

DIVISER, v. a. séparer, hâ- 
dalé, hadâtlé, tèholi, fasâlé — 
désunir, hulôlô, rembadé, yaha 
diganté. — - partager, sédàlé, sé- 
dâtlé. — (celui qui fait l'action 
de), hadâtlékât b., sédâlékâi b., 
remba.dkât b. — partager entïe 
soi, sédô. — (Se), hâdâku, tèha- 
liku. — être en discordé, hulô, 
amie, tongô, tonyuanté. doyô, 
hâté, doté, dûmô. 

DIVISIBLE, adaj. lu nu men 
a sédàlé, lu nu men â hadâtlé, 

DIVISION, s. f. hâdalé b'., ha- 



DIV 



DOI 



daliku b., sédâlé b., ntédalé m., 
sédô b. — désunion, tongô, tan- 
guante b., dogô b., hulô b., 
hâté b., dâmô g. — portion, hâd 
b., vala v., ter b. 

DIVISIONNAIRE, adj. (mon- 
naie), hâlis bu sèv. 

DIVORCE, s. m. fasé b., 
mpusé m. 

DIVORCER, v. n. faire dr- 
vonce, jasé. Une femme qui a 
divorcé ne mérite certes, que 
le mépris, digèn du fasê'k de- 
ker âm, vah degâ, met nâ 
dépi. Il a fait divorce avec le 
péclié, hâté nâ'k bakar, tèha- 
liku nâ'k bakar. 

DIVULGATEUR, s. m. ku di 
jènal, ku di hèvlô. 

DIVULGATION, s. f. sîvai b. 

DIVULGUER, v. a. fênal, 
jènlô, sîval, sènal. Notre entre- 
tien de l'autre jour est déjà 
divulgué, sunu vah i kéra gâ 
sèna nu haï. 

DIX, adj. num. fukâ. 

DIX-HUIT, adj. num. fuk'ak 
durom nétâ. Dix-huitième, /u- 
kèl ak durom nétâ. . 

DIXIÈME, adj. num. fukèl. 
■Ce mot s'emploie aussi comme 
verbe dans le sens de : ajouter 
un dizième objet quand il y en 
a déjà neuf. Donne^m'en un di- 
zième, fukèl ma ko. 

DTXIÈMEMENT, adv. fukèl. 

DIX-NEUF, adj. num. fuk'ak 
durom (hanèt. Dix-neuvième, 
fukèl ak durom fia.net. 

DIX-SEPT, adj. num. fuk'ak 
durom nâr. Dix-septième, fukèl 
ak durom nâr. 

DIZAINE, s. f. fukâ, lu met 
fukâ. 

DOCILE, adj. moka, yaru, 
«vu, uyu, vombâ. 



DOCILEMENT, adv. bu moka. 

DOCILITÉ, s. f. mokay b., 
ndégalé g. 

DOCTE, adj. borom hamham 
b., hamkat b., borom'afé b. 

DOCTEMENT, adv. ak ham- 
ham. 

DOCTEUR, s. m. savant, bo- 
rom hamham b., hamkat b., 
borom'até b. Docteur de l'Egl'se 
borom hamham ti yôn u Yalla. 
— chez les Mahométans, tam- 
sir b., alfa d., tèrno b., foryâ 
d., foryâ kekân, serin b. — 
médecin européen, doktor b. 

DOCTORAL, adj. (d'un ton), 

DOCTORALEMENT, adv. ni 
borom hamham, bu sûr, bu 
rêv. Il parle d'un ton doctoral, 
dèfâ vah ni borom hamham. 

DOCTRINE, s.f. science, ham- 
ham b., ndémantal g. — loi, 
éblé b., yôn v. La doctrine 
chrétienne, yôn i kérfèn, yôn 
u Yalla va di degâ. 

DOCUMENT, s. m. firndé b., 
tëréfirndé. 

DODINER, v. a. yahanto, 
yengal, yengâtal, nêhal. — (Se), 
dayu. 

DODU, adj. sûr, yaf, am ya- 
ram. — en parlant des ani- 
maux, 4ûf, sûr, yaf. 

DOGMATIQUE, adv. lu bokâ 
ti deg'i yôn. 

DOGMATISER, v. n. déman- 
talé. Le plus souvent, en mau- 
vaise part, démantalé yôn u 
nafèha. 

DOGME, s. m. deg'u yôn u 
Yalla, degâ gu nu var â gem, 
degâ gu nu tahaval. Ce n'est 
pas un dogme de foi, bokul ti 
deg'i yôn. 

DOGUE, s. m. hékâ b. 

DOIGT, s. m. bârâm b. pi. 



DOI 



190 



DOM 



vàrâm y. Le doigt de Dieu est 
la, Yallâ ko dèf. Celui qui 
gratte une pierre s'use les 
doigts sans entamer la pierre, 
okâ dot, sa bârâm a lèku, ndé 
du ko vani. — pouce, bârâm u 
dèy. — index, bârâm u sani- 
kây, bârâm u dohonu, bârâm 
u dohonukây. — majeur, bâ- 
râm u digâ. — annulaire, bâ- 
râm u tof u digâ. — auricu- 
laire, bârâm u sanhalèû. — 
(montrer quelqu'un du), dohon. 

— (savoir sur le bout du), mo- 
kal bu bâh a bâh. 

DOIGTS (personne privée de), 
bangir, mbangir b., gânâ g. — 
(secouer les), vitah. — (se se- 
couer les), vitahu. — (secouer 
les) par colère, matu, matatu. 

— (être à deux) de, hav, hal. 
Il a été à deux doigts de sa 
perte, hal nâ sanku. — (donner 
sur les), dân, ruslô. — (s'en 
mordre les), rëtu. 

DOIGTIER, s. m. mbdr u bâ- 
râm. 

DOIT, s. m 

DOL, s. m. 
naïiûlé b. 

DOLËANCE, s. f. onkâ b., 
bini b., tavat b. Faire des do- 
léances, onkâ, bini, tavat. 

DOLEMMENT, adv. bu yo- 
gôrlu, ak yeremtu. 

DOLENT, adj. né yoga, yo- 
gôr, yeremu. 

DOMAINE, s. m. mômèl g., 
mômèf g., tôl b., atal d., sûf 
s. — ce qu'embrasse un art, 
une science, lu bokâ ti. 

DOMANIAL, adj. lu bokâ ti 
mômèl u bûr. 

DÔME, s. m. mbàr m. 

DOMESTICITÉ, s. f. mbeka- 
nëgay b., mînay b. 



bor b. 
nah b., nahé b., 



DOMESTIQUE, s. m. bekanëg 
b., rapâs b. Je cherche un do- 
mestique fidèle, bekanëg bu 
taku là di ût. — (être) de, be- 
kanëgu. Je veux être votre do- 
mestique et je vous servirai 
bien, begâ nâ la bekanëgu bu 
bâh a bâh. — adj. (animal), 
rab u ker, bayma b. 

DOMESTIQUER, v.a. yar, mo- 
kal, mînlô. 

DOMICILE, s. m. ker g., dekâ 
b. — (établir son), sampâ ker. 
— (a), ta ker. Je vous porterai 
tout a domicile, di nâ la yo- 
bul yépâ ti sa ker. 

DOMICILIAIRE (faire une vi- 
site), sètlu ker. Je veux faire 
une visite domiciliaire dans 
tout le village, begâ nâ sêtlu 
ker i dekâ bâ yépâ. 

DOMICILIER (Se), v. pr. 
sanipâ ker. Je suis domicilié à 
Gorée, Bër là dekâ. 

DOMINANT, adj. ku di élif. 

DOMINATEUR, s. m. bûr b., 
borom b., sangâ b., ndît L, 
k élif a g. 

DOMINATION, s. f. ngûr g. 

DOMINER, v. n. élif, até, 
ngûru. — avoir de l'influence, 
ditu, men lu baré. — v. a. être 
sur une hauteur, senu. — maî- 
triser, mokal, rèytal. Vous de- 
vez vous efforcer de dominer 
vos passions, var ngâ dëm a 
mokal sa hîrté'yu bon. 

DOMINICALE " (oraison), nân 
u Borom bi. 

DOMMAGE, s. m. ton b., 
yahâ b., yahu b. — (causer du), 
ton, yahâ, lor. ■ — (subir un), 
loru. Tu m'as fait subir un 
dommage considérable, ton nga 
ma bu méti. 



DOM 



DOR 



DOMMAGEABLE, adj. lu di 

ton. 

DOMPTABLE, adj. lu nu men 
« mokal, lu nu men a yar. 

DOMPTER, v. a. mokal, rèy- 
ial, tagat, uli. Peux-tu domp- 
ter cet enfant rebelle ? men 
ngâ tagat halèl bu deher bopâ 
bilê'm ? — (Se), mokal sa bopâ. 

DOMPTEUR, s. m. mokalkât 
<b., tagatkât b., ulikât b. 

DON, s. m. maé, mayé g., 
yiv v. 

DONATAIRE, s. m. ko. hu 
may lef, ku nangu mayé. 

DONATEUR, s. m. maykât, 
rnayékât b. 

DONATION, s.f. maé, mayé g. 

DONC, conj. bôk, mbôk, 
ndoôk, nak, dak, nagé, faf. Il 
•accepta donc, mu faf nangu. 

DONDON, s. f. digèn du didâ, 
borom yaram. 

DONNANT, adj. nëg a mayé, 
lâbîr, yévèn. 

DONNER, v. a. gratuitement, 
may; si l'on ne désigne pas la 
personne à qui l'on donné, maé, 
mayé. Qui donne vite donne 
deux fois, ku maé bu gav, maé 
nga nâr i yôn. — pour quel- 
qu'un, mayal. — (faire), maylô. 
— (faire semblant de), may- 
maylu. — en mari ge, may. 
On ne la donnera qu'à un 
homme juste, du nu ko may lui 
gôr gu dub. — sa vie, de, dohé 
bakan am. Le bon pasteur 
donne sa vie pour ses breb ; s, 
samâkat bu bah dèfâ dohé ba- 
kan am ndahé mburtô'm. ■ — 
procurer, sakal. Donnez-moi, je 
vous prie, le moyen d'aller à 
Dakar, mangi la dagân nga sa- 
kal ma mpéhè bè ma men a 
dèm Ndakaru. — remettre, doh, 



dohé. Donne-moi mon chapeau, 
doh ma sumâ sapô. Donne-moi 
de nouveau le livre, dohati ma 
tëré bi. — la main, débal loho, 
talal loho. — causer, tah, ter- 
minaison lô. Donner de l'appé- 
tit, hîflô. Donner soif, marlô. 
Donner la mort, dëlô, rèy. — 
en sus du prix convenu, vis, 
bufiâ. — communiquer, vala. 
Prends garde, il va te donner 
sa maladie, otul, le mu. valu la 
dér am. — raison, èylô. — 
tort, tèg tôû, — carrière, yâtal. 
Se donner carrière, yâtahi, yâ- 
tayu. — une poignée, tibal. 
Donne-moi une poignée de 
couscous, tibal ma tèré. — (Se), 
se livrer, se consacrer, débal sa 
bopâ, débalu. Ma sœur s'est 
donnée à Dieu, sumâ digèn dé- 
bal nâ bop'âm Yalla. — pour, 
dapé sa bopâ, vahal sa bopâ. Il 
se donne pour un ouvrier ha- 
bile, vahal nâ bop'âm né li- 
gèykat bu hérén là. 

DONNEUR, s. m. maékât b. 

DONT, pr. rel. bi, bâ, bu ; 
bile, bâlé,' bulé ; bôbâlé, bô- 
bulé ; ki, kâ, ku, etc. Les hom- 
mes respectables dont je parle, 
dâmbûr yi ma vah. Le village 
dont nous sommes sortis, dekâ 
bâ nu dogé. Si dont est com- 
plément d'un nom, il faut ajou- 
ter à ce nom l'adjectif posses- 
sif. Dieu dont le règne n'aura 
pas de fin, Yalla mi ngûr am 
amtil mud. Mes frères dont les 
voleurs ont enlevé les bœufs, 
sumâ i mag nu satâkat yi lel 
sèn i nag. 

DORADE, s. f. daron v., da- 
harfêt v. 

DORÉ, adj. d'un jaune bril- 
lant, mèl ni vurus. 



DOR 



— 192 — 



DOU 



.DORÉNAVANT, adv. génav 
tèy, ta génav gâ, la daté fi 
tèy. 

DORER, v. a. hôb, hôb ak vu- 
rus. 

DOREUR, s. m. hôbkât b. 

DORLOTER, v. a. yahano, té- 
hètal, nêhal, nêhlâté. — (Se), 
nêhal sa bopâ, ût lu la nêh. 

DORMANT, adj. feu di nélav. 
Eau dormante, ndoh mu ta. 

DORMEUR, s. m. nélavkât b. 

— atteint de la maladie du 
sommeil, nélavûn b. 

DORMIR, v. n. nélav.— (faire) 
nélavlô. — peu, nélavadi. — 
continuellement par maladie, 
nêlavân. — s. m. nélav b. 

DORMITIF, adj. lu di nélavlô. 
Vous devez prendre un dormd- 
tif, var ngâ nân garab gu di 
nélajolô. 

DORSALE, adj. (épine), tîrir 
b., y ah i digâ. 

DORURE, s. f. nhôb g., nhôb 
u vurus. 

DOS, s. m. génav g., dohâ g., 
dedu g. (L). — (tourner le), 
dedu, dohé génav, dohé dohâ. 
Pendant que je lui parlais, il 
m'a tourné le dos, bâ ma vah- 
tân ak môm, mu doh ma dohâ. 

— (se coucher sur le), déhénu, 
ndéhénu, tedâ d'en, tedâ ndèn 
dâhân, dahanu, davanu, tânu. 

Dose, s. f. dos b. La dose est 
trop forte, lef li baré nâ. 

DOSER, \. a. natâ, apâ. 

DOSSIER, s. m. vërukây b., 
dastân b. 

DOT, s. f. apportée par la 
femme, èb b., ndur u séy. 

DOTATION, s.f. maé, m'ayé g. 

DOTER, v. a. donner à la 
Fiancée en dehors du prix fixé, 
san. 



DOUANE,, s. f. duan b., ga- 
lak b., bâh b. 

DOUANIER, s. m. duané b. 

DOUBLE, adj. nâr. — trom- 
peur, vasal aduna, hol nopâ. 

DOUBLEAU, s. m. gandâ gu 
rév. 

DOUBLEMENT, adv. nâr i 
y on. 

DOUBLER, v. a. nârèl, bô'ê 
nâr, dambé, doli bè mu di 
nâr. — de pas, doh bu gen a 
gav, vâhu. 

DOUBLURE, s. f. tafay b. 

DOUCEÂTRE, adj. safadi, sa- 
fari, levât. 

DOUCEMENT, adv. ndankâ, 
bu têy, bu lèv, ak lèvay. Va 
doucement, dèfal ndankâ. 

DOUCEREUSEMENT, adv. bu 
lèvct, bu nêhlâté. 

DOUCEREUX, adj. lèvèt, le- 
vât, bâhbâhlu, nêhlâtékat b. 

DOUCEUR, s. f. lèv b., lévay 
b., nêh-dérèt g., sèday b. — 
qualité de ce qui est agréable 
au goût, nêhay b., tèmtèmi b. 
— au pi. friandises, nam i tâ- 
hân. — paroles flatteuses, bât 
i nêhlâté. 

DOUCHER, v. a. halap ndoh. 

DOUER, v. a. may. Dieu l'a 
dooué d'une grande sagesse, 
Yalla may nâ ko sago su met. 

DOUILLET, iadj. nôy. — dé- 
licat, chétif, hibon, oyof. 

DOUILLETTEMENT, adv. bu 
nôy, bu hibon. 

DOULEUR, s. f. métit v., 
ntôno g. Une vive douleur, mé- 
tit vu réy. — chagrin, nahar v. 
Ce qui lui cause le plus de 
douleur, lu gen a méti ti hôl 
âm. — (causer une) cuisante, 
dompâ. Je sens de vives dou- 
leurs dans le ventre, sumâ bir 



DOU 



— ig3 — 



DRO 



dèf ma dompâ bu méti. — 
(prendre par à la), daté. 

DOULOUREUSEMENT, adv. 
bu métL 

DOULOUREUX, adj. méti, so- 
nal, nahari. 

DOUTE, s. m. nimsé b., ôradi 
g., fôgèl g. — (sains), ahàkan, 
amul véranté, nàm, bu ôr, ôr 
nu. 

DOUTER, v. n. nimsé, ge- 
madi, ladahndâku. — (faire), 
nimsélô. — se défier, ôlôdi, vô- 
lôdi, ôluul. — (Se), dortu, fôg, 
dèfé, èlalé. 

DOUTEUSEMENT, adv. bu 
ôrul, ak nimsé. 

DOUTEUX, adj. brandi, ôrul. 

DOUX, adj. agréable au goût, 
nêh, tèmtèmi. Eau douce, ndoh 
mu nêh. Du vin de palme 
doux, senga mu tôy. — affab'e, 
îèv, yombâ, nêh dérèt, bâH. — 
paisible, sèda. — facile à endu- 
rer, à observer, yombâ, oyof. 
— mou, nôy, moka. — (ren- 
dre), levai, nôyal, mokal. — 
adv. tout doux, ndankïi. 

DOUZE, adj. num. fuk'ak 
nàr. 

DOUZAINE, s. f. fuk'ak nâr. 

DOUZIÈME, adj. num. fukèl 
ak ifiâr. 

DOYEN, s. m. mag b. C'est 
le doyen du village, mô gen a 
may ti deka bù 

DRACONIEN, adj. dy, hos, 
sohor, méti. 

DRAGÉE, s. f. gèrté Tubab, 
drasé b. — menu plomb, mis- 
Ion g m. 

DRAMATIQUE, adj. qui émeut 
qui intéresse, lu di yengal hol, 
lu di sohalé. Il fit un réc't dra- 
matique de ce qu'il avait vu, | 



mu nitali la mu gis on bè yen- 
gal hol i népâ. 

DRAMATIQUEMENT, adv. bè 
mu yengal hol. 

DRAME, s. m. gâgandé g. 

DRAP, s. m. malân i lai. 
\ DRAPEAU, s. ' m. raya d. Le 
drapeau flotte à Bamakou, raya 
dâ'ngà dayu ta Bamaku. Se 
ranger sous les drapeaux de, 
far ak. 

DRAPER, v. a. sângâ, lambu. 
■ — (Se), sûngu, lambu, limbu. 

DRASTIQUE, adj. méti, am 
dôlé. Un drastique, nandal bu 
méti. 

DRESSAGE, s. m. yar b 

DRESSER, v. a. dubal, du- 
blû, dubanti, fudâ, tahaval, ta 
havlô, sampâ, sepci. — élever, 
yar, dubanti. — (Se), tahav, 
sampu, né sep, sepu. — sur le 
bout des pieds, yuhôlu. L'ac 
tion de se dresser sur ses pieds, 
yuhôlu b. — effrontément de- 
vant quelqu'un, né regâ. Il 
s'est dressé effrontément de- 
vant moi, mu hé regâ ti suma 
kanam. 

DRILLE, s. m. (bon), nêh dé- 
rèt. — (pauvre), badolo b., tos- 
karé b. 

DROGUE, s. f. garab g. 

DROGUER, v. a. garabal bu 
epâ. — falsifier, yahâ, siptahu. 

DROIT, adj. dub, tali. Un 
chemin très droit, yôn vu talé 
tali. C'est très droit, dub nâ 
hod. — (rendre), dubal, du- 
blô, dubanti. — (se tenir), dub, 
tahav bu dub. En parla t de 
quelqu'un qui se tient raide et 
imimobile, né sepa séparai, né 
sega segaral, né deda dedâral. 
— (faire tenir), en parlant d'un 
objet qu'on fixe en terre ou 



DRO 



— i94 



DUR 



ailleurs, sampâ, sepâ. J'ai fait 
tenir droit mon couteau dans 
un arbre, sepû nâ sumâ pàka 
ti garab. — (être), dans le 
même sens, samp, né sepâ, se- 
pélu. Ne vois-tu pas sa lance 
fixée droite en terre ? gisu la 
hêd âm né sepâ ti sûf ? — ju- 
dicieux, borom sago. — adv. bu 
dub. — (aller) dans une direc- 
tion déterminée, dublu, du- 
bal. — s. m. justice, ndubay 
g., y on v., lu dub. — faculté 
de faire, sansan b., mennien 
g. — (avoir le), san, men. 
C'est là que vous avez le droit 
de vous présenter devant' lui, 
Jôju la la levé nga dégén ko. 

— (avoir) à, am yôn ti. Ceux 
qui ont droit à nos prières, nâ 
am yôn ti sunu i nân. On tra- 
duit ■ plus souvent avoir droit 
par var, lèv, en faisant du 
complément indirect le sujet. 
Vous y avez droit, lu la var là, 
lu la lèv la. — coutume, bah 
b., kubal g., galak b., lukat b., 
vàsô b. — (à bon), bu dub. 

DROITE, s. f. ndèydôr l. Di- 
rigez-vous à droie, dublul ndèy- 
dôr, topai sa ndèydôr. 

DROITEMENT, adv. bu dub. 

DROITURE, s. f. dub g. ndu- 
bay g. 

DROLATIQUE, adj. lu di 
rêlô, def i maslân. 

DROLE, s. m. DRÛLESSE, s.f. 
vaurien, saysay b., mbal m., 
tikar g., ■ — rusé, dongé, mus. 

— plaisant, maslânékat b., kaf- 
kat b., tâhânkat b., lu di rêlô. 

DROLEMENT, adv. bè mu di 
rêlô, bu met a rê. 

DROLERIE, s. f. plaisanterie, 
ntâhân g., maslân m., kaf g. 



Dire des drôleries, tâhân, mas- 
lâné. 

DROMADAIRE, s. m. gélèm 
g., gélèm u rab. 

DRU, adj. tal, delà. La pluie- 
tombe drue, tav bâ'ngê tal. 

DU, art,, après un nom sing. 
u, et quelquefois i ; après un 
nom pi. i. 

DÛ, s. m. bor b. 

DUBITATIF, adj. andâ' k 
nimsé, ôrul. 

DUBITATIVEMENT, adv. ak 
nimsé, bu ôrul. 

DUCTILE, adj. lu nu men a 
judâ. 

DULCIFIANT, adj. lu di sè- 
dal, lu di vani dôlé. 

DULCIFIER, v. a. sèdal, vans 
dôlé. 

DUMENT, adv. nâ mu été. 

DUNE, s. f. dôr b., dal b. T 
tundâ v. 

DUPE, s. f. kâ nu nah, ku 
yombâ nahé. 

DUPER, v. a. nah, nahé, na- 
hâlé, nahasâlé. 

DUPERIE, s. f. nah, nahé b., 
nahâlé b. 

DUPLICITÉ, s. f. lahas g. 

DUR, adj. deher, deger, dé- 
géy. Avoir la tète dure, deher 
hopâ. Être dur d'oreille, teh» 
— (très), deher kéng, deher 
kéndéng. — en parlant du sol, 
vov. La terre est t~ès dure, sûf 
si vov nâ kông, vov nâ kôn- 
dông. — (terrain), kèkâ l. — 
inhumain, hos, sohor, nëg. — 
pénible, méti. — affligeant, na- 
hari, méti. Il est dur d'être 
frappé quand on n'a rien fait, 
méti nâ nu dân la té dèfu la 
dara. — (être) à la détente, né~ 
gadi, dang loho. 



DUR 



195 



DYS 



DURABLE, adj. lu di déki bu 
yâgâ, lu di dèm â dèmè 

DURANT, prép' ta diganté. 
Durant oe temps là, bôbâ, ta 
sa sôsâlé. 

DURCIR, v. a. deheral, de- 
herlô, degeral, degerlô, vovlô. 
— v. n. se durcir, deher, de- 
ger, vov. 

DURCISSEMENT, s. m. dehe- 
ray b., vovay b. 

DURÉE, s. f. yâgay b. 

DUREMENT, adv. bu sohor, 
ak ntohorté. 

DURER, v.a. continuer d'être, 
déki, dekâ. Ce qui est agréa- 
ble dure peu, lu nêh du dekâ, 
lu nêh gav a dêh. — long- 
temps, yâgâ. Durer éternelle- 



ment, yâgâ bè môs. — un peu . 
longtemps, yâgâlé. — (faire) 
yâgal. 

DURETÉ, s. f. deheray, dege- 
ray b., dégéyay b. — inhuma- 
nité, hos b., ntohorté l., nëgé g. 

DURILLON, s. m. dâr b., tut 
b. — (avoir un), tut. 

DUVET, s. m. dungâ yu tût 
y. — du név, ngandal, ngen- 
dal l. — de quelques autres 
fruits, hâtah g. 

DYSENTERIE, s. f. bîr bu di 
dâv. — sanguinolente, bîr bu 
di dâv dérèt, bîr ab tanâ, bîr 
ab tanènt. — violente et conti- 
nue, bîr ab valalân. — (avoir 
la), tar. 

DYSPEPSIE, s. f. rêsadi b. 




EAU 



— 196 



ÉBO 



EAU, s. f. ndoh m. — pure, 
ndoh mu sèt, ndoh mu têy. — 
très claire, ndoh mu né hé- 
lèv. En parlant de la mer, er, 
her. — naurelle, ndoh um n'en, 
ndoh mu nën, ndoh mu nul. 

— de source, ndoh mu di natâ. 

— bonne a boire, ndoh mu 
nêh. — mauvaise, ndoh mu 
nahari, ndoh mu yahu. — trou- 
ble, ndoh mu nâh, ndoh mu 
lendâ. — dormante, ndoh mu 
ta. — courante, ndoh mu di 
val. — de mer, mbêh m. — 
salée, ndoh mu vèh. — saumâ- 
tre, ndoh mu gan, ndoh mu 
hormbêt, ndoh um horombêt. 

— un peu saumâtre, mbarigâ 
m. — -de-vie, sangùra s., 
brandi b. — où l'on a lavé le 
linge, fôtit y. — où l'on a lavé 
le mil, sébat, sibat s. — (pui- 
ser de 1'), rôt, duy. Ma mère 
est allée puiser de l'eau, sumâ 
ndèy dèm nâ rôti. Tout vase 
servant à puiser de l'eau se 
nomme bâg b. — (puiser de 1') 
pour quelqu'un, rôtal. — (pas- 
ser 1'), traverser une rivière 
avec une embarcation ou à 'a 
nage, dala. L'action de la pas- 
ser, dala b. — (marcher dms 
1'), hûs. A la marée haute, on 
ne peut traverser la Saumane, 
su gët gi fêsé, kèn menul a hûs 
Sôman. — (action de marcher 
dans 1'), hûs g. — (jeter dans 
1'), sôb. S'y jeter soi-même, 
sôbu. L'action de s'y jeter, sôbu 
b. — (se jeter mutuellement 
dans 1'), sôbanté. On appelle 
sôbanté b. un jeu dans lequel 
on se jette mutuellement à la 
mer. — (tenir sous 1'), nahâ. 



— (être à fleur d'), lembâ. — ■ 
(mettre de 1') dans certains li- 
quides, kod. — bénite, ndoh 
mu nu barkèl. 

ÉBAHIR (S'), v. pr. îm, ëm r 
y'êm, îmtân, yîmtân, kîmtân r 
domi, tît. 

ËBAHISSEMENT, s. m. hîm- 
tân g., ndomité l., ntît g. 

ÉBATS, s. m. pi. mjjo m., 
foantu b. 

ÉBATTRE (S'), prendre ses- 
ébats, fo, foantu. 

ÉBAUCHE, s. f. dôr b., tam- 
bali b. 

ÉBAUCHER, v. a. dôr, tam- 
bali. 

ËBAUDIR, v. a. béglô, banê- 
hulô. — (S'), bég, banêhu, yé- 
rak. 

ËBÈNE, s. f. délèmbàn g. r 
Cheveux d'ébène, kavar yu iïul 
kuk. 

ËBËNER, v. a. niràlê'k dé- 
lèmbàn. 

ÉBLOUI (être), néram, gelem.. 

— après avoir fixé le soleil, la 
lune, bénur, gelem. 

ÉBLOUIR, v. a. bénural, ge- 
lemal, néram, néramlô. Cette 
lumière avait ébloui ses yeux, 
lêray gôgulé néram on nâ i bet 
âm. — séduire, gelemal, ge- 
lemlô. 

ÉBLOUISSANT, adj. lu di né- 
ramlô, lu di gelemal. 

ÉBLOUISSEMENT,. s. m. né- 
ram b. 

ÉBORGNER, v. a. patalô. 

ÊBOULEMENT, s.m. mabâ m. 

ÉBOULER (S'), v. pr. mabâ, 
dânu. 

ÉBOULIS, s. m. mabit m 



ÉBO 



— i97 — 



ÉCH 



ËBOURGEONNEMENT, s. m. 

volaté b., adat g. 

ËBOURGEONNER, v. a. vo- 
laté, adat. 

ÉBOURIFFANT, adj. lu di do- 
utai, dej i ndomité. 

ÉBOURIFFÉ (être), avoir la 
chevelure en désordre, dânu. — 
troublé, ret, tît, dorni. 

ÉBOURIFFER, v. a. troubler, 
tîtal, dâhal, donnai. 

ËBRANCHER, v. a. fahâ, dog 
banhas. 

ÉBRANLEMENT, s. m. yengu, 
yengâtu b., loh b. 

ÉBRANLER, v. a. yengal, yen- 
gatal, yanhal, yanhâlô. — (S'), 
être ébranlé, yengu, yengâtu, 
yanhâ, yenhâ. 

ÉBRÈCHEMENT, s. m. félâ b., 
dama b. 

ËBRÉCHER, v. a. Jèlâ, ha- 
pai, yahâ, dam.â. — (S'), • être 
ébréché, jèla, hapatiku, yahu. 

ÉBRIÉTÉ, s. f. mandi, mau- 
dite g. 

ÉBROUER, v. a. yalandi. 

ÉBRUITER, v. a. sériai, jê- 
nal, fênlô, sîval. — (S'), sènâ, 
fê<n. La mort du roi s'est déjà 
ébruitée, de u bûr sènâ nà 
d'ég. 

" ËBULLITION, s. f. vanah v., 
mbah m. — (être en), vanah, 
bah, h.èl, hètâ. 

ËBUBNÉ, adj. nirô'h ben u 
txèy, nirô'k davar. 

ÉCACHER.'v. a. telal. 

ÉCAILLAGE, s. m. vâsay b. 

ÉCAILLE, s. f. vâsintôr v., va- 
tantôr v. — de tortue, kel'u 
mbonât g. 

ÉCAILLER, v. a. vas. 

ËCALER, v. a. holi. 
~ ËCARLATE, s. f. dâldé v. 



Rouge comme écarlate, h>mha 
ni dâldé. 

ÊCARQUILLER, v. a. gai, gui. 
gaêt, ubi gaêt. — les yeux, 
buhi, huli. — les jambes, lankâ. 

ÉCART, s. m. ndadâ m., moy 
b., ngandêr m. — (à F), ta 
mpèt. — (être à 1'), dans la 
solitude, vët. — (Se tenir à V), 
né yata. En parlant de quel- 
qu'un qui se tient niaisement à 
l'écart, né yata yatâral. — (met- 
tre à F), bér, ban tê bôlé. Pour- 
quoi m'as-tu mis à l'écart ? tu 
tah nga ban ma tê bôlé ? 

ÉCARTÉ (être)" soré, soréy. 

— (un peu), soréâlé, soréyâlé. 

— être éloignés l'un de l'autre, 
soréyô, sorégâté. 

ËCARTELER, v. a. har. 

ÉCARTEMENT, s. m. hadàtlé 
b., soréyâté b. 

ÉCARTER, v.a. éloigner, ran- 
dal, soréyal, soréylô. Écarte 
cette jument, soréyalal vadan 
vi. — les jambes, lankâ. — 
(S'), s'éloigner, randu, randatu, 
soréy, gandèru. — les uns des 
autres, ratu. 

ÉCERVÈLË, adj. doyadi, dèsé, 
tûy, nakâ bopâ, amul bnpâ, 
nânitoY, dof. 

ÉCHAFAUD, ÉCHAFAUDAGE, 
s. m. safo b. 

ÉCHAFAUDER, v. a. safo. 

ÉCHALOTE, s. f. soblé s. 

ËCHANCRER, v. a. dog, ha- 
pati. 

ËCHANCRURE, s. f. dogdog 
b., hapatit b. 

ÉCHANGE, s. f. mutuel, vêlé 
b., vétikuanté b. De la part de 
celui qui demande l'échange, 
vétiku b., et du côté de celui 
qui consent à l'échange, véti 
b. — (chose demandée en), »é- 



ÉCH 



ËCH 



tit b. — (commercer par), so- 
pandiku, dulâtu, dâyùtu, ya- 
hantu. 

ÉCHANGEABLE, adj. lu nu 
men û vétiku. 

ÉCHANGER, v. a. mutuelle- 
ment, vété, vêtante, vétikuanté, 
sopàlianté. On dit vétiku, vé- 
tâku, en parlant de celui qui 
demande l'échange, et véti en 
parlant de celui qui l'accepte. 
Je veux échanger mon cheval 
contre du riz ; ne peux-tu pas 
me l'échanger ? dû ma bega 
vétâku sumâ fas ak mtilo ; 
menu la ma ko vétê'm ? — par 
mesures égales, vété barta barta 
(par exemple, une calehasse de 
poissons ou de sel pour une 
calehasse de mil). 

ÉCHANGISTE, s. m. f. véti- 
hût b., vétikukût b., sopandiku- 
kat b., dâyâtukût b. 

ÉCHANTILLON, s. m. dogit 
bu tûti, nirâlé b. Dans la colo- 
nie, on dit souvent, santiong b. 

ÉCHAPPATOIRE, s. 1. mpèhé 
ma nu mené du y. 

ÉCHAPPÉE, 's. ' f. têylôdi g., 
saiïahu b. C'est une échappée, 
lôlu reta na ma. 

ÉCHAPPER, v. n. dav, rav, 
muta, reta', retaku. — par mé- 
garde, reta. Cette parole m'a 
échappé, bât bôbu reta na ma. 
— n'être pas connu, umpû. 
Rien n'échappe à Dieu, dura 
umpul Yalla, Yalta umpnléul 
dara. — (faire), dûvlô, raval, 
ravlô. C'est lui qui a t'ait 
échapper mon cheval de tes 
mains, mô ravlô suma fas fi 
sa loho. — (laisser), retalé, yo- 
rohal. né yalah. Il a laissé 
échapper le lièvre (qu'il tenait), 
mu né valah ndombôr la. — 



| (S'), dav, rav, reta, retaku. — 
doucement, né yomôs, yomôs 
yomôsi. — en glissant, yoroh, 
yorohlu. — brusquement, né 
yol, né pohèt, né posèt. Le bou- 
chon a sauté et le vin s'est 
échappé, sân bû teb té bin ba 
né pohèt. — et tomber en bas, 
né volbit. — en parlant d'un 
animal qu'on gardait, boy. Mon 
chat sauvage s'est échappé, pre- 
nez garde à vos poules, sumû 
siru boy na, dapa lën s'en i 
génar (paroles de défi à la lutte, 
au travail).) 

ÉCHARDE, s. f. rodûroda b., 
sèhû b. — (s'enfoncer à soi- 
même une), rodu, sèhu. Je me 
suis enfoncé une écharde dans 
le pied, rodu nâ ti tanka, 
suma tanka rodu nû. ■ — (reti- 
rer une), séki, sékariïi. — (se 
retirer, en parlant d'une), sé- 
kiku, sékarniku. 

ÉCHARPE, s. f. lahasay b. 
Le maire à mis son écharpe, 
mèr bi lahasay u na. 

ÉCHARPER, v. a. hâû bu 
méti. 

ÉCHASSE, s. f. takâba b., du- 
limâsa b. Marcher avec des 
échasses, takâba, dulimâsa. 

ÉCHAUDER, v. a. tangal, soti 
ndoh mu tanga. 

ÉCHAUFFAISON, s. f. pit i 
tangay. 

ÉCHAUFFANT, adj. lu di tan- 
gal. 

ÉCHAUFFEMENT, s. m. tan- 
gay b. 

ÉCHAUFFER, v. a. tangal, du- 
rai, nugal. — irriter, tangal, 
mèrlô. — (S'), tangal sa bopû, 
tangasi. — se fâcher, 7nèr, dôr 
di mèr, tanga. — fermenter, 
foroh. 



ÊCH 



ÉCL 



ËCHAUFFOURËE, s. f. ndëm 
gu norul ; à la guerre, haré 
bu bèté. 

ÉCHÉANCE, s. f. damano' 
mpèyâku, bès bâ nu var a 
fèyé. 

ÉCHEC, s. m. (infliger un), 
dahâ. — (subir un), dahâ, en 
renversant la phrase. Il a subi 
un échec, dahâ nânu ko. — 
(subir un), un dommage, loru. 
Dans le sens d'échouer, par 
exemple à un examen, tang. 

— (tenir en), takâ loho, téré. 
ÉCHELLE, s. f. yégukây b., 

sèl b. — pour descendre dans 
un puits, kérkérân b., lam- 
pin b. — pour prendre le miel 
dans les arbres, gèk b. 

ÉCHELON, s. m. degu b. 

ÉCHELONNER, v. a. tèglanté. 

— (S'), v. pr. topante, toflanté. 
ÊCHENAL, ÉCHENEAU, s. m. 

tâtânukay b., valukay b. 

ÉCHENILLER, v. a. dindi 
sah yi. 

ËCHEVEAU, s. m. vèt g. 

ÉCHEVELË (être) , dânu, 
ndènu. — détressé, firiku. 

ÊCHEVELER, v.a. firi, ndènâ. 

ËCHEVELLEMENÏ, s. m. 
ndânu b. 

"ÉCHINE, s. f. tîrir b., yah i 
dig. 

ÉCHINÉ (être), excédé de fa- 
tigue, tayi, Iota bè tayi, fûtu, 
télé. 

ÉCHINER, v. a. rompre 
l'échiné, dama, dama tarêi, 
dama yah. Il a romipu l'échiné 
à cet homme dans la lutte, 
dama nâ nit kilé ta beré bâ. 

— (S'), v. pr. s'excéder de fa- 
tigue, ligèy bè tayi, ligèy bè 
fias, gétènu, gétèn sa bopu. 

ËCHO, s. m. avu, au b., kadu 



b. Un écho retentissant, avu 
bu di rir. t 

ÉCHOIR', v. n hèv, dot. 

ËCHOUEMENT. s. m. ter h. 

ÉCHOUER, v. n. en parlant 
d'un navire, ter, vekâ, tusé. — 
ne pas réussir, moy, tang. — 
v. a. faire échouer, têral. ■ — 
(faire), empêcher de réussir, 
téré, yahal, moylô. 

ÉCLABOUSSER, v. a. tis. C'est 
la voiture qui m'a éclaboussé, 
karos gê ma tis. 

ÊCLÀBOUSSURE, s. f. tis b. 

ÉCLAIR, s. m. mèlah b., 
mèlhèt b. Faire des éclairs, 
mèlah, mèlhèt. 

ÉCLAIRAGE, s. m. lêralay b. 

ÉCLAIRCIR, v. a. lêral, lêrlô, 
sètal, rafètal. — une parole, fe- 
rai, sètal. — expliquer, firi, 
téki, arfamfaté, téri, Uni, li- 
narni. — (S'), firiku, liiïiku, 
dôr di sèt. ■ — en parlant du 
temp, uuri, uri, rùflé, muréku. 

ÉCLAIRCISSEMENT, s. m. firi 
b., faramfaté b. 

ÉCLAIRÉ, adj. savant, ham- 
kat b., borom hamham, borom 
bopâ: 

ÉCLAIRER, v. a. lêral, lèrlô, 
tâl. Éclaire la chambre, t'âlal 
ne g bi. — quelqu'un avec un 
flambeau, nltal. ■ — instruire. 
gislô, lêral. Il fut éclairé de 
l'esprit de Dieu, nhèl um Yalla 
lêral ko, nhèl um Yalla 1er ta 
rhôfn. — v. n. 1er, mèlah, hor- 
hori, tesiesi. — faire des éclairs, 
mélah. — (S'), lêrlu, nîtu. 

ÉCLAIREUR. s. m. yerukât 
b., sêtlukât b. 

ÊCLANCHE, s. f. mbag'i har. 

ÉCLAT, s. m. iodit b., damil 
b., fèlit b. — de bois, ètit b., 
hasit b. — fente de ce qui a 



ÉCL 



ECO 



éclaté, fètâ b., fètay b. — de la 
voix, hâtu b. — de rire, haha- 
tay b. Rire aux celais, hahatay, 
kâku, né keg. Riez, mais pas 
aux éclats, rêal, vandé bul kâku. 

— bruit, scandale, ntov L, mpa- 
katal m. 

ÉCLATANT, adj. lu di mè- 
lah, la di 1er, lu di testesi — 
retentissant, lu di rîr. 

ÉCLATER, v, n. se briser, 
tod, dama, todu, né tasar. — 
en parlant de choses gonflées, 
fètâ, fètâfètâ. — avec bruit, né 
rel, né tal, né fétah, né bem. 
Le fusil a éclaté dans sa main, 
jetai bâ né nâ rel ti lohô'rn. — 
avec un bruit sec et répété, tal- 
tali, ratrati, reteteti, rufuiuti.— 
avoir de l'éclat, 1er, mèlah. — 
de rire, hahatay, kâku, né keg. 

— en injures, dal di hasté, saga, 
dânu ti kov nit, vah lu nèkâ. 

ECLIPSE, s. f. de soleil, ndap' 
xim dantâ, mur un dantâ. — de 
lune, ndap'urn vêr, mur u vêr. 

ÉCLIPSER, v. a. dapâ, mur, 
nebâ. — surpasser, rav, vàl. — 
(S'), dapa, mur, en tournant par 
l'actif. Le soleil s'est éclipsé, 
■vêr vi dapa nâ dantâ bi. 

ÉCLÔPÉ (être), lafan, lagi, 
sôh. 

ËCLOPER, v. a. lagilô, sôhlô. 

ÉCLORE, v. a. tostan. — en 
parlant d'une fleur, tôrtôr, fên, 
joti. — (faire), tostan. 

ËCLOSION, s. f. tostan b. 

ÉCLUSE, s. f. ted u dèh. 

ÉCOBUAGE, s. m. rûd, b. 

ÉCOBUE, s. f. dabâ b., dori b. 

ÉCOBUER, v. a. rûd, rùt, das, 
lakâ tôl. 

ËCOEURER, v. a. sôf, yahâ 
hol. 

ÉCOLE, s. f. lékol b., dan- 



guné b., dangukay b. — des 
marabouts, dârâ d. — (aller à 
V), dangi, dèm lékol. 

ÉCOLIER, s. m. ndongô b., 
talibé, laliba, talubé b. 

ËCONDUIRE, v. a. dahâ, gêné, 
ban, gantu. 

ÉCONOMAT, s. m. ndavrin d. 

ÉCONOME, adj. yahankât b. 
- — s. m. davdin b. 

ÉCONOMIE, s. f. yahan b., 
sakantal b. L'économie est né- 
cessaire cette année yahansohla 
nâ rèn. 

ÉCONOMIQUEMENT, adv. bu 
yahan, bu sakantal. 

ÉCONOMISER, v. a. yahan, 
yahanti, yahantal, sakantal. 

ËCOPER, v. a. vider l'eau 
d'une embracation, valah. 

ÉGORGE, s. f. extérieure, akâ 
v., has g. — intérieure, hanta 
b., ntegâ l. 

ÉGORGER, v. a. has, hantâ, 
segâ, seget, tegâ, holi. 

ÉCORCHEMENT, s. m. fês g 

ËCORCHER, v. a. dépouiller 
un animal de sa peau, fês. — 
déchirer la peau, tarfati, roda, 
hoti, okâ. — une langue, yahâ 
lakâ, menadi lakâ. Voits écor- 
chez le volof, dâ nga yahâ vo- 
lof rèkâ. — vendre trop cher, 
rèy. Ce boutiquier écorche les 
gens, dâykat bôbu di nâ rèy 
nit fil. — (S'), boriku, holiku, 
rodu, gânu, fôf. On ne peut ni 
me faire une plaie ni m'écor- 
cher (je suis invulnérable), du 
ma benâ du ma fôf. — entre 
les cuisses en marchant ou en 
allant à cheval, boy. 

ËCORCHEUR, s. m. fêskât b. 
— celui qui vend trop cher, 
borom ndég lu méti, méti ndég. 



ECO 



ËCR 



ËCORCHURE, s. f. roda g., 
hotiku b. 

ÉCORNÉ (animal), borom 
bènâ bédin. 

ÉCORNER, v. a. dama bédin, 
johâ bédin. 

ÉCORNIFLER, v. a. harân. 

^ TXe peux-tu pas travailler au 

iieu d'être toujours à écorni- 

fler un dîner ? menu là ligèy 

ban a harân rèkâ ? 

ËCORNIFLEUR. s. ni. horân- 
kât b. 

ÊCOSSER, v. a. holi. 

ÉCOSSEUR. s. m. holikât b. 

ÉCOT, s. m. mpèy a nom, 

mpèy u lèkâ, vala v. Chacun 

•doit payer son écot, feu nèkâ 

var ngâ fèy sa vala. 

ËCOUER, v. a. ndôf, doa gên. 
ÉCOULEMENT, s. m. valan- 
■gân m. — des marchandises, 
ndây g. 

ÉCOULER, v. a. dûy. — (faire) 
les eaux, valangânlô. — (S'), 
v. pr. couler hors d'un en- 
droit, val, valangân. — en par- 
lant du temps, véy. Le temps 
•s'écoule rapidement, damano 
dâ'ngé véy bu gav. — se reti- 
rer, dâr. — en parlant de mar- 
chandises, dar. 

ËCOURTER, v. a. gâtai, ga- 
■talô, vani. — un chien, un che- 
val, gurmi, ndôf. 

ÉCOUTANT, "s.m. déglukat b. 

ÉCOUTE, s. f. yérukay b. Être 

pfux écoutes, déglu. — cordage 

pour tendre les voiles, bûm i 

véka. 

ÉCOUTER, v. a. déglu. — 
ajouter foi, gem, ôlu. N'écou- 
lez pas les flatteurs, bul gem 
néhalkat yâ, bul ôlu fia. la 
santa. — attentivement, fâlé, 
né dom, né kév. — quelqu'un 



qui appelle, oyu, uyu. <vl'er 
écouter, uyudi. Venir écouter, 
uyusi. — (S'), s'inquiéter trop 
de sa santé, ragal a gân sa 
bopâ. 

ÉCOUTEUR, s. m. déglukat 
b., fâlékât b. 
ÉCOUTILLE, s. f. bunt'u gâl. 
ÉCRASANT, adj. lu di sùfèl, 
lu di ruslô bu méti. 

ÉCRASÉ, adj. aplati, tapan- 
dar, tata. — (être), tasu, tatu. 
ÉCRASEMENT, s. m. tetat "b., 
monoh, monohav b. 

ÉCRASER, v. a. tas, tetat, ra- 
dah, tod, todat, mokal, mo- 
noh. Elle doit écraser un jour 
la tête du serpent, var nâ ra- 
dahsi bès bop'u dân dâ. — 
broyer, mokal bc né kilip, mo- 
kal, kalâp, vol. 

ÉCRÉMER, v. a. toni, toni 
niv. 
ËCREVISSE. s. f. sipasioa s. 
ÉCRIER (S'), v.pr. hâtu, sôv. 
ËCR1N, s. m. iakay b. 
ÉCRIRE, v. a. bindâ, taras, 
né taras, karaskarasi. — par 
métier, bindân. 

ÉCRIT, s. m. ÉCRITURE, s. f. 
rnbindâ m. La sainte Écriture, 
les saintes Écritures, Tëré yu 
sèlâ yâ. 

ÉCRITEAU, s. m. réglé b. 
ÉCRITOIRE, s. f. da d. 
ÉCRIVAILLER, v. n. bindân: 
ËCRIVAILLEUR , ËCRIVAS - 
SIER, s. m. bindànkât bu bon, 
bindân u tâhan. 

ÉCRIVAIN, s. m. bindâkâl b. 
Un écrivain célèbre, borom ha- 
lima bu sîv. 

ËCROUELLES, s. f. pi. boloh 
b., ngal l. 

ËCROUER, v. a. ted, tabal 
ta tedukay bâ. 



ÊCR 



EFF 



ÉCROULEMENT, s. m. mabâ 
b., dânu b. 

ÉCROULER (S'), v. pr. mabâ, 
tas. — en parlant d'un em- 
pire, tas, dânu. 

ËCROUTER, v. a. hôs, holi. 

ECU, s. m. pièce de cinq 
francs, derem b. AA'oir des écus, 
baré hâlis. 

ÉCUEIL, s. m. dot v., hèr ta 
gët, bang b. Prenez garde aux 
écueiis, otal hêr yâ. — au mo- 
ral, pakatal b. Ce l'ut l'écueil 
de sa vertu, ta la mbàhèl âtn 
tas. 

ÉCUELLE, s.f. kelâ b., ndap l. 

ÉCULER, v. a. bankâ. Com- 
ment faites-vous pour éculer 
ainsi vos souliers ? nakâ nga 
dèf bè bankâ nilé sa i dalâ '? 

ËCUISSER, v. a. gor garab 
bè mu har. 

ËCUMANT, adj. lu di fur. 
Ne voyez-vous pas les flots écu 
mants ? gisu la dus yâ di fur ? 

ÉCUME, s. f. mpurit m. 

ËCUMER, v. n. fur. — (faire), 
fûrlô. — v. a. toni, toni mpu- 
rit. 

ËCUMOIRE, s. f. tonikày b. 

ÉCURER, v. a. rahas, sotâ, 
fompâ. 

ÉCUREUIL, s. m. (sorte d') qui 
mange le pain de singe, hodok, 
hodoh m. — (autres espèces d') 
vivant sous terre, nâm d, dur d. 

ÉCURIE, s. f. de cheval, udâ, 
v.udâ v. 

ÊDENTË, adj. qui n'a plus 
de dens, pelem b., malan m. 
-r- à qui il manque quelques 
dents, ndâl m., boroin dàl. — 
(être), pelem, malan, méman; 
■dâl. Une bouche édentée, gé- 
méiï gu ne mépâ. 4. 



ËDENTER, v. a. pelemlô r 
dama ben yi. 

ËDICTER, v. a. éblé, yéblé.. 

ËDIFICATEUR, s. m. tabah- 
kat b., séntâkat b. 

ÉDIFICATION, s. f. tabahay 
b., ntabah m. — bon exemple,. 
diko du met â roy. 

ÉDIFICE, s. m. ntabah m.,, 
tah m., séniâ b. 

ÉDIFIER, v. a. tabah, séntœ 

— donner de l'édification, voné 
diko du met â roy, dîtu ti lu 
bah. — rendre certain, oral. 
Je suis édifié sur son compte, 
ham nâ ti môm lu or. — - (S')> 
mutuellement, hîranté ti lu 
bâh. 

ÊDIT, s. m. santâné b., yé- 
blé b. 

ËDUCARLE, adj. kâ ûû mené 
â yar. 

EDUCATEUR, s. m. yarkât b. 

ÉDUCATION, s.f. qu'on donne- 
yar b. Faire l'éducation, yar. 

— qu'on reçoit, yaru b. — 
(avoir reçu une bonne), yaru. 

— (mauvaise), rêvay, rêvangê : 
b. — (n'avoir pas reçu d'), rêv,. 
yarôdi, yarôdiku, fiakâ yar t . 
nakâ té gin, nakâ yiv. 

ËDULCORER, v. a. tèmtè- 
rnilô. 

ËDUQUER, v. a. yar. 

ËFAUFILER, v. a. firi. 

EFFACÉ (être), fèy, dèn. Cette 
écriture est effacée, mbindâ- 
mile fèy nâ. 

EFFACEMENT, s. m. far m" 

EFFACER, v. a. far, fèy r 
dènlô. — (S'), far, dèn. Une- 
marque qui ne peut s'effacer, 
redâ vu dul far, redâ vu dut 
dèn. 

EFFARÉ (être), Vit, ret, Vit bè 
loh, Ut bè de, honèt. 



EFF 



20-3 



EFF 



EFFAREMENT, s. m. tît g., 
honèt v., yëm g. 

EFFARER, v. a. Vital, dâhal 
bu méi. 

EFFAROUCHANT, adj. lu di 
tîtal. 

EFFAROUCHER, v. a. yohtal, 
hohatal, ragallô, tîtlô, honètlô, 
dâvlô. — (S'), tît, honèt, dâv. 

EFFECTIF, adj. or, lu am 
degâ. Un amour effectif, ntofèl 
gu or. L'effectif de l'armée ne 
s'élève qu'à deux mille hom- 
mes, nâr i ndunê i harékat rèkâ 
fâ têv. 

EFFECTIVEMENT, adv. ta 
degâ, môs, sahsah. 

EFFECTUER, v. a. de/, dèfar, 
metâli, dèkali. 

EFFÉMINÉ (être), nakâ dôlé, 
fiakâ fil, bon, yahu, tangari. 

EFFËMINER, \\ a. nakâlô fit, 
bonlô, yàhâ, téhètal. 

EFFERVESCENCE, s. f. tan- 
gay b. 

EFFET, s. m. lu lef dur Où 
sont les effets de vos promes- 
ses ? ana li sa i ndigé dur ? 

— exécution, metâli, motâli b. 
Passez des paroles aux effets, 
bayil bât yi té nga metâli ko. 

— de commerce, bidèt b., kâit 
b. — (en), ta degâ, degâ là, 
môs. 

EFFETS, s. m. pi. yef y., 
ndap y. 

EFFEUILLER, v. a. visaté, 
vit a, vétâ. — les tiges de riz, 
iiosêt. — (S'), être effeuillé, rûs. 

EFFICACE, adj.. am barké, 
ôr. Prenez des moyens effica- 
ces, nâ nga ti sakâ mpèhé yu 
or. 

EFFICIENT, adj. lu dur lef, 
iu tah. 

EFFIGIE, s. f. natal b. 



EFFILÉ, adj. sèv té gudâ. 

EFFILER, v. a. firi, hônti — 
(S'), être effilé, firiku. 
.EFFILOQUER, v. a. firi. — 
(S'), firiku. 

EFFILURE, s. f. pirit b. 

EFFLANQUÉ (être), yôy, om, 
lapa. 

EFFLANQUER, v. a. yôylô, 
omlô, lapai, lapâlô. 

EFFLEURER, v. a. toucher 
légèrement, rây, tarfati, torfati. 

— en passant auprès, risu, rèsu. 
Le bateau a effleuré les rochers, 
gâl gâ risu nâ hêr va. 

EFFLORESCENT, adj. lu di 
tôrtôr. 

EFFONDREMENT, s. m. mabâ 
m., dânu b. 

EFFONDRER (S'), v.pr. mabâ, 
dànu. ■ 

EFFORCER (S'), v. pr. fèhê, 
fèhéy, dërn, deherlu, farlu, ker- 
keri. — de passer par une 
étroite ouverture, fatahlu, po- 
rohiu — d'atteindre quelque 
chose, yôtu. — de se lever et 
retomber, nètnèt. — - faire des 
efforts pour expectorer, hahu, 
hahniku. 

EFFORT, s. m. mpèhé m., 
ndëm g., farlu g., ndeherlu g., 
kerkeri b. — fait pour expec 
torer, hahu, hahniku b. 

EFFRACTION, s. f. todtod b. 

EFFRAYANT, adj. lu di tîtalé, 
lu men a hohatal, lu di ra- 
gallô. 

" EFFRAYER, v. a. tîtal, tîltô, 
yohtal, hohatal, ragallô, retlô. 

— (S'), tît, ret, ragal, lié fier. 
EFFRÉNÉ, adj. lu amul 

ndapâ, lu kènâ menul a tèyé. 

EFFRITER, v. a. sapilô. — 
(S'), être effrité, sapi 

EFFROI, s. m. tît g., ragal b. 



EFF 



204 — 



ÉGR 



EFFRONTÉ, adj. rêv, lûbu, 
sûr, nakâ yar, yarôdiku, sunari. 

EFFRONTÉMENT, adv. bu 
rêv, bu lûbu. 

EFFRONTERIE, s. f. rêvây, 
rêvangé b., lûbulé g., némén 
Yalla g. nakâ yar g. L'effron- 
terie n'est jamais utile, rêvangé 
bâ du dérin muk. 

EFFROYABLE, adj- lu di Vi- 
tal, lu di retlô, lu di dâvlô ya- 
ram. — extrêmement liid, nom, 
fxâv bè de. 

EFFROYABLEMENT, adv. bu 
nâv, bè mu epâ 

EFFUSION, s. f. tûr b., hepâ 
g., L'effusion des grâces, yiv 
yâ Yalla hepâ ti nun. 

ÉGAL, adj. èm. Tout à fait 
égal, èm kèp. En parlant de 
plusieurs objets égaux, . èmô, 
èmando. Us ont échangé par 
mesures égales, vêlé nafiu barta 
barta. — indifférent, yépâ bènâ. 
Tout lui est égal, yépâ bènâ la 
ti môm. — de niveau, masé. — 
s. m. morom m., navlê b. 

ÉGALEMENT, adv. bu èm, 
itam. 

ÉGALER, v. a. rendre égal, 
èrnalé, èmàtlé, nirâlé. — être 
égal, èm, èm kèp, nirô. — (S'), 
émalé sa bopâ, nirâlé sa bopâ. 

ÉGALISATION s. f. èmalé b. 

ÉGALISÉ (être), masé. 

ÉGALISER, v. a. masalé, ma- 
sâlé, dubanti. 

ÉGALITÉ, s.f. èm b., émay b. 

ÉGARD, s. m. vèg b., vègêl 
b., térangâ d., kèrsâ g, Avoir 
des égards pour quelqu'un, té- 
ral, vèg, èrsâ. — (manquer d'), 
yab, ban a téral. — (avoir) à, 
fâlé, sêtlu. Il n'a pas eu égard 
à mes conseil», bail nâ fâlé 
sumâ i dihtal. — (à 1') de, nak, 



dak, après un mot. — (eu) à, 
ndégé, sô sêlé. — au pi. (au 
tous), ta vèt gu nèkâ. 

ÉGAREMENT, s. m. erreur, 
dûm g., dûh g., moy m. — dé- 
règlement, ntaytay l., yef vu 
dèkadi. 

ÉGARER, v. a. rëral, rërlô, 
gelemal, gelemlô, gandêrulô, 
Avoir des -choses égarées, rërlê. 
— induire en erreur, nah,. ; 
nahé, dûmlô. — (S'), être égaré, 
gelem, rër, gandêru. — tomber 
dans l'erreur, dûm, dùh, rër, 
gelem, moy. 

ÉGAYER, v. a. béglô, banê- 
hulô, rêlô, nêhal. — (S'), ba- 
nêhu, foantu, rê, vétaliku. 

ÉGIDE, s. f. protection, mpar 
m. On ne peut périr sous 
l'égide de Marie, ku Mariàma 
volu, menu lu sanku. 

ÉGLISE, s.f. dangu. b. L'Eglise 
catholique sera répandue dans, 
le monde entier, Dangu kato- 
lik bâ di nâ lav ti aduna si 
sépâ. 

ËGOïSME, s. m. sîsaté b. 

ÊGOïSTE, adj. sîsaté, halât sa 
bopâ rèkâ. 

ÉGORGER, v. a. rèndi, rindi r 
rèy, bôm. — (S') mutuellement,, 
rèndianié, rèyanlé. 

ÉGORGEUR, s. m. rèykul b. r 
bôrnkât b. 

ÉGOSILLER (S'), v. pr. vah 
bè sa put di méti, sôv bè sa- 
bât de. 

ÉGOUTTAGE, s. m. sîtal b. 
■ ÉGOUTTER, v. a. sîta. — (S')„ 
sît. 

ËGOUTTOIR, s. m. sîtalukây b. 

ÉGRATIGNER, v. a. ofca„ , 
hôsi, tarfati, roda. — (S - ), ofchi v 
okâtu, okâtâku. 



ÉGR 



205 



ËLÉ 



ËGRATIGNEUR, s. ra. okâ- 
Jtât b. 

ËGRATIGNURE, s. f. okâ b., 
okâokâ b. 

ÉGRENAGE, s. m. du coton, 
deray b. 

ÉGRENÉ (être), bodu. 

ÉGRENER, y. a. bodâ, bohom. 

— le petit mil, ndîru. — le 
mil et le riz avec lé pilon, bat, 
batâ. — un épi de gros mil 
après l'avoir grille, bembâ, 
mbembâ, mbombiï. L'égrener 
pour soi, bembu. Ce qu'on a 
égrené pour soi, mbembu m. 

— le petit mil ou le maïs après 
l'avoir grillé, bôl, mbôl. L'égre- 
ner pour soi, hôlu, mbôlu. — 
le coton, der. Celui qui l'égrène 
derkat b. 

ÉGRILLARD, adj. yengâtu, 
lëd. 

ÉGRUGER, v. a. vol, mofioh. 

EGYPTE, s. f. Mesura, Misra. 

EH, int. èy ! èskin ! cskin 
Yalla ! 

ÏH RIEN, int. pour interro- 
ger, mô ! naka mu ? Eh bien, 
soit ! sallahu ! volay ! ndok ! 

ÉHONTË, adj. lûbu, naka 
ndom, naka gaie. 

ËLAGAGE, s. m. volaté b., 
adat g. 

ÉLAGUER, v. a. tènhé, vo- 
laté, adat. 

ÉLAN, s. m. rarafe l. — (pren- 
dre son), bayâku. — ardeur, 
tangay b., ntavarté L, farlu g. 

ÉLANCÉ, adj. lèndim b., bo- 
lông b., ndôl m. 

ÉLANCEMENT, s. m. songâ b. 
Donner des élancements, en 
parlant du cœur, du pouls, pet- 
peti. 

ÉLANCER (S'), v. pr. songâ, 
teb. — dans la mer, sôbu. ... 



ÉLARGIR, v. a. yâal, yakali 

— donner la liberté, ba Yalla^ 
tidi. On a élargi le prisonnier, 
bayi nânu vâ-de 1 bâ nia dèm, 

— (S'), yâtu, yakaliku, 
ÉLARGISSEMENT, s. m, y,1al^ 

yakali b. — d'un prisonnier, 
tidi b. Je n'ai assisté ni à son, 
incarcération ni à son élargisse», 
ment, ted bâ tidi bâ fèku Au*, 
ma fâ. 

ÉLASTIQUE, s. m, lastik b, 

ÉLECTEUR, s. m. tanâkât b.' 

ÉLECTIF, adj. lu M tanâ. Urç 
roi électif, bûr bu fia tanâ, 

ÉLECTION, s. f. tanâ b. 

ËLECTRISANT, adj., fi? di : ; 
may fil, lu di néménlô, 

ËLECTRISER, v. a, may fit, 
néménlô, tangal. 

ÉLÉGAMMENT, adv. bu d,fiM,_ 
bu rafèt. 

ÉLÉGANCE, s. f. dans les ha- 
bits, sudé b. — du langage, vah. 
du sèt, 

ÉLÉGANT, adj. sudé, rnfèt. 

— (faire 1'), dâgu, haçfàn, IL 
a acheté une montre et fait 
l'élégant, déndâ nâ montai' té-, 
di dâgu. 

ÉLÉMENT, s. m. fmïhâ b. — 
(être dans son), nèkâ fu mu 
la nêh, nèkâ ti là la gen 4- 
dig. 

ÉLÉPHANT, . m, néy v. II- 
y avait ici un éléphant, am 
on nâ fi néy. 

ÉLEVAGE* s. m, yar b, 

ÉLÉVATION, s. f. hauteur, 
kâvéay b. — action d'élever, 
ékati, yékati b.g. A l'élévatio î 
de l'hostie, bâ nô yékati losti- 
bâ. La prière est une élévation, 
de l'esprit et du cœur v ers. 
Dieu, nân mô di yékati sa nhè\- 
ak sa hol fâ Yalla. — action. 



ÉLË 



206 — 



ËLO 



"d'être élevé, de s'élever, ëg b., 
'yékatiku b. — de terrain, tunda 
V., tangor v., dâl b., — du 
prix, daféay b., dafénay b., ndo- 
liku'ndég U 

. ÉLÈVE, s. m. ndongo b., ta- 
îibé b. 

ÉLEVÉ (bien), yaru. — (avoi - 
quelqu'un de bien), yarulé. — 
Xmal), rêv, sunari, yarôdi, ya- 
rôdiku, nakâ tégin, sob, lûbu, 
gâbu. Celui qui est mal élevé 
manque de tout, ku rêv nakâ 
lêpâ. 

ÉLEVER, v. a. mettre plus 
haut, kâvélô, ékati, yékati, né 
yé.kèt. — le prix, dafénlô, da- 
jinal ndég, serai. — une sta- 
tue, un autel, t ah aval, sakâ, 
tampâ. — à une dignité, fal, 
ièg fi détay u téranga. — la 
Voix, parler avec hauteur, sûr, 
rêv. — la voix en faveur de 
quelqu'un, vahal. — les mains 
pour \tteindre quelque chose, 
yôtu. — une chose à une cer- 
taine hauteur, comme l'encens, 
le grain pour le vanner, déri. 
- — donner de l'éducation, yar. 
4 — (faire), yarlu. — (avoir des 

""enfants à), bât. Celui qui a des 
enfants à nourrir et à élever, 
debôt d. — (aider à), yarlé. — 
mal, rêvai, rêvlô, yahâ. N'éle- 
vez pas mal vos enfants, bu 
l'en rêvlô s'en i dôm. Celui qui 
élève mal des enfants, rèvalkat 
b. — des animaux, yar, tamal, 
tamâlô, mlnlô. — (S'), ëg, yëg, 

-yêkatiku. — lestement, né no- 
kèt, né nokit. — en parlant 
d'un bruit, de la fumée, né 
leur. Une clameur s'éleva dans 
toute la ville, ntov ma né kur 

%â dekâ bâ bépâ. — peu à peu, 

^ôr, Le bâtiment s'élève de jour 



en jour, tabah mi, ber bu sèt 
là di sôr. — sur le bout des 
pieds, yuhôlu. -— s'enorgueillr, 
rêv, sûr, yékati sa bopâ, rêy- 
réylu. Celui qui s'élève sera 
abaissé, ku yékati sa bopâ, di 
nânu la sûfèl. — en forme de 
tertre, né tolèt. — se détacher 
de la terre, yambâr, yambâru. 

ÉLEVEUR, s. m. yarkât b. 

ËLIGIBLÈ, adj. kâ nu men 
â tanâ. 

ËLIMER, v. a. rapal. — (S'), 
rapâ. 

ÉLIMINER, v. a. dahâ, gêné, 
dindi. 

ÉLIRE, v. a. fana. 

ÉLITE, s. f. flâ gen, nâ iïô 
tanâ. 

ELLE, pr. pers. employé 
comime sujet, mu, nâ, là ; pi. 
nu, nâfiu, là nu, suivant les 
modes ; complément d'un verbe 
ou attribut du verbe être, môm, 
pi. nom. C'est elle, môm là. 
Ce sont elles que j'ai vues, nom 
là gis. 

ÊLOCUTION, s. f. vahin v. 

ÉLOGE, s. m. nâv b., ntantâ 
l., yékati b., sival b. — fait 
par les griots, voyân v. — (faire 
1'), nâv, santâ, kan, magal, yé- 
kati, sîval, dolilô. En parlant 
des griots, voyân. 

ÉLOGIEUX, adj. lu di sîval, 
lu di magal, baré ntantâ, an- 
dâ'k ndam. 

ÉLOIGNÉ (être), sorê, sorêy, 
es, yës. En pariant de plusieurs 
lieux éloignés l'un de l'autre, 
soréyô, soréyâté. Dakar et Gam- 
bie sont éloignés l'un de l'au- 
tre, Ndakarô'k Bandul soréyâté 
nânu. — (être un peu), soré 
yâlé. 



ËLO 



EMB 



ËLOIGNEMENT, s. m. soré b., 
soréy b., soréyâté b., soréyay b. 

ÉLOIGNER, v. a. soréyal, ran- 
dal, dahâ, gêné. — (faire), so- 
réylô, dèmlô. — différer, yihal, 
yâgal, bayêndi, véyâlé. — une 
pensée de son esprit, fènèntal, 
dahâ. — S'), soréy, randu, rartà 
datu, dèm. 

ÊLOQUEMMENT, adv. ak nêh 
lamén, ak vah du iar. 

ÉLOQUENCE, s. f. vah du tar, 
vah du set. 

ÉLOQUENT, adj. nêh lambn, 
yombâ nkadu, borom lamén vu 
nêh. 

ÉLU, s. m. kâ nu taniï. 

ÉLUCIDER, v. a. fèsal, sètal, 
lêral. 

ÉLUDER, v. a. rnoytu, fènèn- 
tal, duy, retâ. 

ÉMACIATION, s. f. yôyay b., 
lapay b., omay b. 

ËMACIË, adj. yôy. lapa, om. 

ËMAILLER, v. a. rafêtal, na- 
hât. 

ÉMANCIPATION, s. f. mba- 
Yalla m. 

ÉMANCIPÉ (être), môm bop' 
âm. 

ÉMANCIPER, v.a. may ndâm- 
bûr, bayê'k sa sago. — (S'), 
yâtayu. 

ÉMANER, v. n. fahu, dogé. 
. EMBALLAGE, s. m. embay b. 

EMBALLER, v. a. embâ, gôr. 
— en chiffonnant les objets, 
tahan. — (faire), embâlô. 

EMBALLEUR, s. m. embâkât b. 

EMBARCADÈRE, s. m. vâh b., 
vâf b. 

EMBARCATION, s. f. gâl g., 
kanot. 

EMBARQUEMENT, s. m. èb b. 

EMBARQUER, v. a. èb, yèb, 
dugal gâl. Celui qui embarque, 



èbkat, yèbkat b — entraîney. 
dans une affaire,- hîr, dug'âl, 
dô. — (S'), dugâ gâl. Celui, 
s'embaïque, dugâkat b. Il 'est 
embarqué pour Gambie, dagfy,,, 
nâ gâl dèm Bandul. 

EMBARRAS, s. m. hatal b. 
— perplexité, ndâh g., dâhlé-.. 
b., ledlé g. — (être dans V) l 
dâh, dâhlé, led, ledlé. — (met-. 
tre dans 1'), dâhal, ledal, ha%_ 
tal, honètlô. — (faire de 1'), 
faire des embarras, baré nien*. 
fneri. 

EMBARRASSANT, adj. lu d£ 
dâhal, lu di hatal. Avoir des_ 
choses embarrassantes, hqtlé, 
dâhlé. 

" EMBARRASSE (être), enconx. 
bré, hat, jatu. — perplexe, led t 
dâhlé, honèt. 

EMBARRASSER, v. a. hatal % 
fatci. — rendre perplexe, dâhal, 
ledal, honètlô. — (S'), s'inquié-_ 
ter, gétènu, sonal sa bopa, bu°_ 
gain. — se troubler, dâhlé, ho-_ 
net, tli. 

EMBÂTER, s. m. laltay, tèg^ 
laltay. 

EMBAUCHER, v.a. bindâ, yey v . 
nopâ. 

EMBAUMER, v. a. hênal K 
hênlô. 

EMBELLIR, v. a. rafètal, ra-._ 
f'ètlô. — v. n. — S'EMBELLIR,, 
v. pr. sog a rafèt, rafètsi, 

EMBELLISSEMENT, s. m, ra*_ 
fètay b:, rafètal b. 

EMBLÉE (d'), loc. adv, t| 
bènâ yôn, bu yombâ. Il l'em-. 
porte d'emblée sur tous ses ca\. 
marades, mô rav morom &n\ 
yépâ fuf. 

EMBOITER, v. a. le pas, to<„ 
fiante, topante. 

EMBONPOINT, s. m. sûr, sïU 



EMB 



ÉMI 



'fay b., dûfay b., yafày h. — 
(avoir de), sûr, arn yarcun, yaf, 
dûf, né fip. 

EMBOUCHE (êlre mal), nâv 
lamèû. 

EMBOUCHURE, s. f. d'une ri- 
vière, bel b., bunt'u dèh. 

EMBOURBER, v, a. luflô, lu- 
tuflô, làbal, lablô, dugal ti bi- 
nit, do ti binit. — (S'), gido, 
luf, lutuf, lab. 

EMBOURSER, v. a. dèf ti 
naja, sol ti nafâ, sol ti gafâkâ. 

EMBRANCHEMENT, "s. m. télé, 
'fl^èlâ b. Le second embranche- 
ment dans le même chemin, 
fièlit, ntèlit b. 

.EMBRANCHER (S'), v. pr. tel, 
•sèla. 

EMBRASÉ, adj. tangâ dip. 

EMBRASEMENT, s. m. dénër 
b,, ûoh b., lakâ b. — de la fo- 
rêt, dây g. 

EMBRASER, y. a. noh, lakâ, 
tâl, tangal. Emibrasez dans mon 
cœur le' feu de votre amour, 
tâlal ti sumâ hol sa safara'nto- 
-fèl. — (S'), lakâ, tâkâ, tangâ. 

EMBRASSADE, s. f. EMBRAS- 
SEMENT, s. m. ûf b., fôn b., fô- 
nâté b. 

EMBRASSER, v.à\ serrer dans 
"ses bras, ûf, langâmu. — bai- 
ser, fôn. '■ — (S'), fônanté, f'ô- 
nâté, ûfô. 

EMBROCHER, v.a. deba, dam. 
'— (S'), .mutuellement, debanté, 
Ramante. 

EMBROUILLÉ (être), led, da- 
hasô. L'affaire est bien em- 
brouillée, lef li led nâ bu méti. 

EMBROUILLEMENT, s. m. da- 
hasé b., rabadé b. 

EMBROUILLER, v. a. ledal, 
'dahasê, rabadé. — (S'), led, 
iftahasô. 



EMBRYON, s. m. ngélabon l. 

EMBÛCHE, s. f. fir g. Ten- 
dre des embûches, fir. 

EMBUSCADE, s. f. teru b. — 
(être en), teru, vâfu. 

ËMENDER, v. a. dubanti, yar. 
é ÉMERGER, v. n. timbi. 
* ÉMËRITE, adj. lu suti, lu 
amul morom. 

ÉMERVEILLÉ (être), ëm, 
yëm, vëmtân, domi. 

ÉMERVEILLER, v. a. domal. 

ËMËTIQUE, s. m garab gu 
di votulô. 

ÉMETTRE, v. a. exprimer, 
vah. Si vous me permettez 
d'émettre un avis à ce sujet, 
sô bayé ma vah lu ma ti ha- 
lât. Émettre des vœux, dèf i 
ndigé. 

ÉMEUTE, s. f. ndugté l. 

ËMEUTIER, s. m. dahasékat 
b., nit u karabàné, nit u tam- 
balay, ku di yey nopâ. 

ËMIETTER, y. a. fadah, peu- 
dehal. — (S'), pendeh. Le vent 
d'est l'a desséché au point qu'il 
s'est tout émietté, mboyo mi 
vovlô nâ ko bè mu pendeh. 

ËMIGRANT, s. m. ku gaday, 
ku génâ rëv nia. 

ÉMIGRATION, s. f. gaday, 
ngaday g., as g 

ËMIGRER, v. n. gaday, génâ 
rëv ma, as. — (faire), gadaylô, 
gêné rëv ma. 

ÉMINCER, v. a. telat, dogat. 

ÉMINEMMENT, adv. bu bâh 
a bâh, bu amul morom. 

ÊMINENCE, s. f. tundâ v., 
tangor v., dâl b. 

ËMINENT, adj. kâvé, kové, 
kâvé a kâvé. — doué de quali- 
tés supérieures, doli, ku amul 
morom. 

ÉMISSAIRE, s. m. ku nu 



EMM 



209 



EMP 



yoni, rèdukat b. — (bouc),- ce- 
lui sur qui on rejette toutes 
les fautes, ka nô teg ton yi 
yépâ. 

EMMAGASINER, v. a. dèf ti 
pukus bà. 

EMMAILLOTER, v. a. lemes, 
lalay, embâ. 

EMMANCHER, v. a. vé, sakal 
ndaapu. 

"EMMÉNAGER, v. a. ron, dè- 
far i ndap. — (S'), dénda i ndap. 

EMMENER, v. a. yobu. Dans 
le sens de faire la conduite à 
quelqu'un, gungé, bidénté. ■ — 
(faire), yobulô. — avec soi, yo- 
buâlé. 

EMMENOTTER, v. a. déngâ. 

EMMIELLÉ, adj. flatteur, nêh, 
nêhlâté. Paroles emmiellées, bât 
i nêhlâté. 

EMMIELLER, v. a. rây lèm. 

ÉMOI, s. m. dâhlé b., ker- 
keri b. D'où vient que tous les 
gens de votre maison sont en 
émoi ? lu indi bè sën i vâ-ker 
yépâ di kerkeri ? 

ËMOLLIENT, adj. lu di nôyal, 
lu di nôylô. 

ÉMOLUMENT, s. m. Au pi., 
dans le sens d'appointements, 
mpèy m. Je n'ai pas encore 
reçu les émoluments qui me 
sont dus, fèyangu nu ma. 

ËMONDAGE, s. m. volaté h., 
adat g. 

ËMONDER, v. a. volaté, adat. 

ÉMOTION, s. f. yengatu b., 
kerkeri b., dâhlé b. 

ËMOTIONNER, v. a. yengal, 
dâhal, tangal. 
" ËMOUCHER, v. a. dahâ vèn 

yi- 

ËMOUDRE, v. a. nama, dâs. 
ËMOULEUR, s. m. namakM 
'b., dâsk"d b. 



ËMOUSSER, v. a. dayal, daylôi 
— affaiblir, vani. — (S'), être- 
émoussé, day, niga, mâh. Ton 
sabre ne. peut nous servir, \\ 
est émoussé, sa dâsi menu f,i: 
tus, niga. nâ. — s'affaiblir, va^ 
niku, gif. 

ÉMOUVANT, adj. lu di yen*, 
gai, lu di tangal. 

ÉMOUVOIR, v. a. . agiter, 
yengal; yengatal. — (S'), tanga k 
vâru, dâh, dâhlé. 

EMPAILLER, v. a. fêsal ah- 
nah, fuli mbûs. 

EMPAQUETER, v. a. errvbû^ 
gôr, lemes. — (S'), lemesu, 

EMPARER, (S'), v. pr. dapS, 
nangu, del, dugâ. Une extrême, 
frayeur s'empara de lui, ma 
dal di fît tît gu méti — cle& 
troupeaux, des biens de l'en», 
nemi, lel, ndangal. — des che* 
vaux d'une armée après l'avoir 
vaincue, vasal fas. 

EMPÊCHÉ (être), dapâ, do* 
tul, télé, tarig. Si je ne suis 
pas v«nu vous saluer, c'est que. 
j'ai été empêché, dâ ma telè % 
mô téré ma neyusi la. 

EMPÊCHEMENT, s. m. téré. 
b., lâf b., fanhukay b. Ëmpê». 
chement dirimant du mariage, 
fanhukay u séy. 

EMPÊCHER, "v. a. téré, Zrt/, 
dogandu, akal, fatâ. Les prê- 
tres l'en empêchèrent, perêttir 
yâ téré ko ko. — en résistant, 
tangtanglu. — retenir par un. 
obstacle physique, fèg. Empê« 
che les hommes de sortir (en 
fermant), fègal nit ni. — • l@. 
mariage, le rendre invalida, 
fanhâ. — (S'), se tourne de dis 
verses manières. Je ne puis, 
rn'empêcher de vous punir, 
menu ma là naka dân. Je ne. 



EMP 



EMP 



'^f)uis m'empêoher de croire, 
menu ma ban a gem. 

EMPEIGNE, s. f. vâru ». 

EMPELOTER, v. a. danka. 

EMPEREUR, s. m. bûr b., 
bûr fâri. 

EMPESER, v. a. dèf lampuay. 
IV'einpesez pas trop les chemi- 
ses, bul dèf ti simis yâ lam- 
puay bu baré. 

EMPESTÉ (être), hasav Hun. 

EMPESTER, v. a. hasavlô. — 
"apporter la peste, indi ndëté, 
yeb ndëté, dohé dangaro. — 
Corrompre par de mauvaises 
tloctrines, yaha, déniant aie lu 
bon. 

EMPÊTRÉ (être), led, lahasu, 
fiât. 

EMPÊTRER, v. a. ïedal, la- 
"has, hatal. 

EMPIERRER, v. a. fêsal dk i 
hêr. 

EMPIÉTER, v. a. del, nangii. 
En parlant de la mer, d'une ri- 
vière, gas, nangu. 

EMPIFFRER, v. a. règalô, 
"rfû/Zô, yafal. — (S'), règâ. 

EMPILEMENT , s. m., tè- 
glanté b 

EMPILER, v. a. tèglé, tèglanté. 

EMPIRE, s. m. pouvoir, saiï- 
san b. — règne-, ngûr g. — 
pays soumis à un empereur, 
T'en m. 

EMPIRER, v. n. yës, derkîs, 
gen a méti. Lorsqu'il vit que 
la maladie empirait, nâkâ la 
gis né dér bâ gen nâ di méti. 
— v. a. yësal, yëslô. 

EMPIRIQUE, s. m. débar b., 
4ébarûnkat b., fadkat b. — adj. 
"(médecine), ndébar g. 

EMPL\CEMËNT s. m. béré, 
béréb b. 

EMPLÂTRE, s. m. tayu b. 



EMPLETTE, s. f. ndéndu m. 

EMPLIR, v. a. fêsal, dompal. 
bûral. Je ne vous avais pas dit 
d'emplir complètement ma ta- 
batière, vahu ma la von nga 
dompal sumâ polé. 

EMPLOI, s. m. usage d'une 
chose, ndérin m. Quel est l'em- 
ploi de ceci ? lit nu ko doé — 
fonction, mpal m., ligèy b., 
menin m. 

EMPLOYÉ, s. m. nit k., bin- 
dân b. 

EMPLOYER, v. a. dérinô, dé- 
rinlô, defendo, doé, dumtô. Je 
n'ai pas employé une seule 
feuille de papier, defendovu ma 
bènâ lef sali ti kâit. — des ou- 
vriers, ligèylu, doh ligèy. — 
(S'), ligèy ti. 

EEMPLUMER, v. a. fêsal ak 
i dunga. — (S'), sali i dunga, 
dungâ. 

EMPOCHER, v. a. sol ti diba, 
dèf ti pôs ba. 

EMPOIGNER, v. a. c/eb, gubâ, 
tènka, dapâ, ti, léé, tarai, né 
tarai. — (S'), se battre, hêhanté, 
tianté, sehanté (se prendre aux 
cheveux). 

EMPOIS, s. m. lajiipuây b. 

.EMPOISONNEMENT, s. m. 
hômpâ b 

EMPOISONNER, v. a. hômpâ, 
humpâ. — (faire), hômpâlô. 
J'ai fait empoisonner mon 
chien, hompâlu nà sumâ had. 
— (aider à), hômpâlé. ■ — rem- 
plir d'une mauvaise odeur, ha- 
savlô. 

EMPOISONNEUR, s. m. hôm- 
pakat b. 

EMPORTÉ, adj. nahari dérèt, 
baré diko, nanga, lûbu, baré 
dom, dégéû hol, foroh, gav a 
mèr. 



EMP 



ENC 



EMPORTEMENT, s. m. mèr m. 

EMPORTER, v. a. yobu, fab, 
dindi. Celui qui emporte, yo- 
bukat b., fabkat b., dindikat b. 
— (faire), yobulô.- — avec soi, 
yobuâlé. — de force, del ak 
dôlé, naangô'k dôlé. — les ba- 
layures, an. — (1'), surpasser, 
vâl, rav, fabi, gen. Celui, 
(homme ou animal), qui l'em- 
porte sur tous ses semblables, 
ndanav, ndénav l. — au jeu, 
nodâ, vâl. — (S'), mer.. Il s'em- 
porte facilement, di nâ gav a 
mer. dèfâ nahari dérèèt. — con- 
tre quelqu'un, mère, dânu ti 
kov âm. — en parlant d'un 
cheval, marna. 

EMPOURPRER, v. a. honhal, 
honhâlô. ■ — (S'), honha, hon- 
hâlé. 

EMPREINDRE, v. a. redâ. 

EMPREINT (être), redu, fên. 
La douceur est empreinte sur 
son visage, lèvay. dèfâ redu, 
dèfâ- fên ti kanam âm. 

EMPREINTE, s. f. redâ b. — 
du pied, degu'tankâ. — de la 
main, tibâtibâ b. 

EMPRESSÉ, adj. savar, farlu, 
kerkeri. Tu es bien empresse à 
chercher tes aises, gavantu nga 
loi ti ût la la nêh. 

EMPRESSEMENT, s. m. ga- 
vay b., gavantu b., farlu g., 
ntavarté L, kerkeri b., kerki- 
kerté b. Laissez de côté votre 
empressement excessif, bayil sa 
kerkikerté. 

EMPRESSER (S'), v, pr. gav, 
gavtu, gavantu, savar, farlu. ■ — 
à l'envi, dekantu. — se donner 
du mouvement, kerkeri. Mar- 
the s'empressait à servir le Sei- 
gneur, Martâ' nga don kerkeri 



nlah bekanëgu Borom bâ bi%. 
or a or. 

EMPRISONNEMENT, s. m. ? 
ted b. 

EMPRISONNER, v. .a. ted, ta-_ 
bal ta tedukay b. 

EMPRUNT, s. m. abâ g., leb b, 

EMPRUNTÉ, adj. embarrassé, 
honèt, rus, ragal. — d'emprunt, 
lô mômul, lô abâ. Une beauté:, 
empruntée, rafètay gô mômul. 

EMPRUNTER, v. a. ab, abâ, 
lèb. — tirer de, tibâ, dogé ti 
en tournant la phrase. J'em- 
prunte cette parole à la sainte. 
Écriture, bât bôbu, mangi ko r . 
tibé ta Tëré yu sèlâ yâ. La,, 
lune emprunte sa lumière du, 
soleil, 1er u ver vi, ti dantâ bi 
la dogé. — (faire), ablô, lèblô, 

EMPRUNTER, s. m. abâkât b. t 
lèbkat b. 

EMPUANTIR, v. a. hasavlô. 

ÉMU (être), yengâtu, vâru. 1\< 
fut ému, hol âm yengâtu. 

ÉMULATEUR, s." m. ravanté, 
kât b., ku am fitnâ. 

ÉMULATION, s. f. finâ d., 
■dom d., ravanté b. ■ — (avoir, 
de), ravanté, fitnâ. 

ÉMULE, s. m. ravantékât b., 
damâlé b., dahékât b. 

EN, prép. et pr. rel. ti, ta, 
tôtu ; rarement, fi, fâ, fu. Dana, 
plusieurs expressions, « en » n©. 
tu ; filé, talé, pilé ; fôtâ, 
se traduit pas. Liez-le en gerbes, 
takâ lën ko i say. 

ENCABLURE, s. f. nâr të._ 
mer i mètâr. 

ENGAGER, v. a. ted. 

ENCAISSER, v. a. dèf ta kès, 
dugal ta kès. J'ai encaissé mille. 
francs aujourd'hui, dugal n4 
nâr i tenter i de,rem ti sumâ-, 
kès èty. 



ENC 



ENC 



EMC AN. s. m. ridây g. 

ENCANAILLER, v."a. bôlê'k i 
: 8aysâv. — (S'), andà'k i saysây. 

ENCEINDRE, v. a. ver. 

ENCEINTE, s. m. ver v. — 
des cases d'une famille, là ïtb 
ker, là b. — (femme), vérul, 
vêradi b — (être), bîr. Quand 
la grossesse est avancée, dis. — 
(être) pendant l'allaitement d'un 
enfant, nèf. — (rendre), bîral, 
magul, magâlô. 

ENCENS, s. m. mimas m., fu- 
fatâ b. — (arbre à), amunginé 
g., santang g. 

ENCENSER, v. a. çléri fixfatâ, 
ïâlal, lakal, fufatâ. 

ENCENSOIR, s. m. dèfnkây 
U fufatâ. 

ENCHAÎNEMENT, s. m. takâté 
b., toflanté b. 

ENCHAINER, v.a. dèngâ. L'ac- 
tion d'enchaîner, dèngâ b. — 
*(S'), se lier, takô, takanté, du- 
pante. 

ENCHANTÉ, adj. rafèt a rafèt, 
nêh â nêh. C'est un pays en- 
chanté, dekâ bu rafèt â rafèt 
la. Je suis enchanté de tout ce 
que j'ai vu, li ma gis lépâ nêh 
nu ma loi.- 

ENCHANTEMENT, s. ni. lëmu 
g,, um g., dat y., ôt b. 

ENCHANTER, v. a. "lëmu, um, 
67, lugâ. — causer un vif plai- 
sir, nêh a nêh, nêh bè de, bé- 
glô, banêhulô. 

ENCHANTEUR, s. m. umkâl 
b., ôtkât b., lugâkât b. 

ENCHÈRE, s. f. ndoliku'ndég 
H. Folle enchère, ndég u dof. 
Vous payerez la folle enchère, 
la nga dèf ak têylôdi di nâ tes 
-£t sa bopâ. 

ENCHÉRIR, v. a. rendre plus 
ther, iajélô, darlô, serai, doli 



ndég. — v. n. g en a dafé. C'est 
la guerre qu'il y a en Europe 
qui a fait tout enchérir, nunga 
haré ti Tugal, mô tah lu nèkâ 
g en di dafé. 

ENCHÉRISSEMENT, s. m. dafé 
g., ndarté l. 

ENCHÉRISSEUR, s. rn. kâ di 
doli ndég. 

ENCHEVETREMENT, s. m. da- 
hasô b. 

ENCHEVÊTRER, v. a. ledal, 
bôlé, dahasé. 

ENCLAVER, v. a. ver. 

ENCLIN, adj. denga, yombâ 
avec un verbe, ou un verbe seul. 
H est enclin à la colère, yombâ 
nâ mèr, di nâ gav â mèr. Il 
est enclin à la paresse, dèfâ 
taèl. 

ENCLORE, v. a. lëm, -fiole, 
sahèt, ver. — (S'), sahètu. 

ENCLOS, s. m. d'une maison, 
là b., là âb ker. — petit jar- 
din, ngédâ b. — pour les chè- 
vres, ngédâ g. 

ENCLUME,' s. f. dékâ v. 

ENCOFFRER, v. a. ted. 

ENSOMBRANT, s. f. lu di hâ- 
tai. 

ENCOMBRE, s. f. ENCOMBRE- 
MENT, s. m. hatal b., fatay b. 

ENCOMBRER, v. a. hatal, fatâ. 
— (S'), être encombré, fatu, 
hat. 

ENCONTRE (aller à 1'), védi, 
yahal, téré. 

ENCORE, adv. de nouveau, 
ati ajouté au verbe. Il est en- 
core parti, dèmati nâ. — jus- 
qu'à ce moment, angum, andi, 
ajoutés au verbe ; bè le, bel 
tèy. Le vent est encore bon, 
ngélav li bâhangum nâ. Puis- 
que tu en as encore le temps, 
bi nga ko dotandé. Sa mère 



ENC 



— 2l3 



ÉNE 



^\'it encore, ndèy âm ange dundâ 
— mêrri'\ sah. Il est encore plu^ 
fort, mô ko epâ dôlé sah. — de 
plus, tèg ta. Il a ajouté encore, 
tèg nâ ta né. — (pas), se rend 
par la désinence, angul. III 
n'est pas encore guéri, véran- 
gul, bel ièy vérangul. 

ENCORNÉ, adj. borom bédin. 

ENCORNER, y. a. rnbekâ. 

ENCOURAGEANT, adj. lu di 
hîr, lu di mayé fit, lu di délie- 
rai. 

ENCOURAGEMENT, s. m. nê- 
■hal b., yôl b. 

ENCOURAGER, v. a. nêhàl, 
yôl, néménlô, farlé, farfarlé, 
hîr, délierai, may fit. — par des 
chants, kan. — (S'), soi-même, 
jogôrln, deherlu. > — mutuelle- 
ment, hîranté. 

ENCOURIR, v. a. hetâ ti sa 
bopâ. 

ENCRASSEMENT, s. m. tili- 
may b. 

ENCRASSER, v. a. tilimal, ta- 
hal, gakal, terélô. — (S*), ti- 
lim, taha, gaka, teré. 

ENCRE s. t. ntoska l. 

ENCRIER, s. m. dâ d., dalia, 
ndahâ d. 

ENDENTER, v. a. de/ i ben. 

ENDETTÉ (être), . borom'bor, 
arn i bor 

ENDETTER, v. a. lèblô. — 
(S'), Ub. 

EiNDEVÉ, adj. sob, te, na- 
hari dérèl, baré diko. 

ENDÊVER, v. n. matu, gé- 
tènu. — (faire), gétèn, rèy, 
tanhal bu. méti, bugal. 

ENDIABLÉ, adj dôm u diné. 
Il est endiablé, séytâné la. 

ENDIGUER, v. a. fûg, fèg. 

ENDIMANCHER, v. a. solal 
yëré i dibèr. — (S'), sol sa yëré' 



dibèr. Pourquoi ne pis t'endi- 
rnancher ? lu téré hga sol sa 
yëré'dibêr ? 

ENDOCTRINER, v. a. déman- 
tal, dangal. 

ENDOLORI, adj. yég métit, 
méti. 

ENDOLORIR, v. a. tah a méti, 
sonal. 

ENDOMMAGEMENT, s. m. ton 
b., yahay b. 

ENDOMMAGER, v. a. ton, 
yaha, lor. 

ENDORMANT, adj. lu di né- 
lavlô. 

ENDORMEUR, s. m. ku di 
nélavlô. 

ENDORMI, adj. yogôr, taèl ; 
yogôr b.. taèlkat b., yîhkat b. 

ENDOKMIR, v. a. nélavlô. — 
un enfant, yètal. — ennuyer, 
sôf. Ce livre m'endort, tëré bile 
sôf nâ ma. — (S'), gemèntu, 
gemâtu, dadènta, dôr di nélav. 

ENDOSSER, v. a. sol. — se 
charger de, sefô, tègô. 

ENDROIT, s. m. béré, béréb 
b. — le plus beau côté d'une 
étoffe, biti b. 

ENDUIRE, v. a. div, râh, ta- 
hal. — une ligne <\ pêcher, lôtâ. 

ENDUIT, s. m. div g., râh b. 
— tiré rlu név non mûr et ser- 
vant à enduire les lignes, lot d. 

ENDURANT, adj. mini, murï- 
kat b. 

ENDURCIR, v. a. délierai, der- 
kîsal. — (S'), être endurci, de- 
her, derkîs. 

ENDURCISSEMENT, s. m. de- 
heray L., derkîsay b. 

ENDURER, v.a. souffrir, sonâ, 
yég. — souffrir avec patience, 
munal, nangô'k mun. 

ÉNERGIE, s. t. .dôlé 4. , fit 
v. — (avoir de 1'), am dôlé, 



ËNE 



3l4 



EN F 



am fit, nèkâ gôr. — (manquer 
d'), naka solo, nakâ fit, yogôr, 
né yoga, bon. 

ÉNERGIQUE, adj. gôr, borom 
fit. C'est un homme énergique, 
gôr la kat, am nâ fit. 

ËNERGUMÈNE, s. m. f. feu 
say, ku am ngélav, dànu ngé- 
lav. 

ÉNERVANT, adj. lu di fia- 
kâlô fit, lu di yahâ, lu di 
bonlô. 

ÉNERVÉ, adj. nakâ fit, yo- 
gôr, né yoga, bon. 

ÉNERVER, v. a. nakâlô fit, 
bonlô, yaha. — (S'), nakâ fit, 
bon, yahu. 

ENFANCE, s. f. ndav, nda- 
vèl, ndavay g. — les enfants, 
halèl y., ndav y. — (tomber 
en), magaday. 

ENFANT, s. m. halèl b. Si 
l'on veut indiquer le sexe, on 
dit halèl bu gôr, halèl bu di- 
gèn. Mon cher enfant, sumâ 
dôm u ndèy. — par rapport 
au père et à la mère, dôm d 
Tu as beau aimer l'enfant d'un 
autre, tu aimes encore mieux 
le tien, lu nga sopâ sopâ dôm 
u dâmbûr, sa dôm genal la ko. 
Nous sommes tous enfants 
d'Adam, nuh népâ i dôm i 
Adama là nu. — nouveau-né, 
lîr bu tây, ntèndènt l., hèhâ 
b. — nouvellement sevré, pèr- 
lit b. — commençant à mar- 
cher, sepèn b. — avant l'âge de 
raison, bâyma b., mûmin b., 
gûné s. On dit ensuite gûné g. 
jusqu'à douze ans environ- — 
garçon ayant l'âge de raison, 
féro v. — fille ayant l'âge de 
raison, dâra d. — du maître 
avec sa captive, dôm i tara. — 
adultérin, dôm u ndâlô, dôm 



u âram, dôm u gale (termes 
injurieux). — gâté, téhèt b., 
halèl bu téhèt. — premier-né, 
tâv b. Avoir son premier en- 
fant, tâvlu. Mon premier en- 
fant, tâvlu. Mon premier enfant 
était un garçon, gôr là tâvlu. — 
cadet, fût L, ntât m. Avoir son 
dernier enfant, tâtu. — natif, 
ndudu. Enfant de Saint-Louis, 
ndudu'Ndar. 

ENFANTEMENT, s. m. ndur 
m., vasin v. — (être dans les. 
douleurs de 1'), matu, safu. Ces 
douleurs mêmes, matu m. 

ENFANTER, v. a. dur, vasin, 
— causer tah, dur, nèkâ ndèy. 
La paresse enfante la misère, 
taèl, mô di ndèy u toskaré ; 
toskaré, taèl a ko dur. 

ENFANTILLAGE, s. m. de/ du 
amul bopâ. 

ENFANTIN, adj. def i halèl. 

ENFER, s. m. safara s., nâri 
t d. Les puissances de l'enfer, 
kantan i nâri. Les enfers, les 
limbes où descendit Notre-Sei- 
gneur, ntav 7. — (d'), exces- 
sif, métê méti. 

ENFERMÉ (sentir 1'), nekâ. 

ENFIEVRER, v. a. fêbârlô, si- 
birulô. 

ENFILADE, s. f. de champs 
cultivés, ndôhé b. — de pois- 
sons, de gibier, etc. nos b., 
kîl g., nâh b. 

ENFILER, v. a. n as. 

ENFIN, adv. ndah sot al. Il 
est enfin parti, mudé nâ dèm, 
faf nâ dèm. 

ENFLAMMER, v. a. iàl, da- 
fal, hambal, lakâ. Être bien 
enflammé, hambâ. Désirs en- 
flammés, begèl yu tangâ. — 
(S'), tâkâ, lakâ. — subitement, 
né derder. Au bout d'un 



ENF 



ENG 



temps considérable, Le foyer 
s'enflamma subitement, tâl bâ 
dèfa dékê déki né derder — 
■d'ardeur, savar, farlu, tangâ. 
- — de colère, mèr, mèr bè fônki, 
mèr bè gangirlu. 

ENFLER, v. a. névilô, nivilô, 
Jônkilô. — augmenter, doli. En- 
fler le courage, délierai, may 
fit. Enfler -la voix; vékati sa 
bât. — les voiles, e tourne 
par : Les voiles reçoivent le 
vent, vékâ yi embâ nânu ngé- 
l av . _ v . "n. S'ENFLER, être 
enflé, névi, nivi, fônki. 

ENFLURE, s. f. névi b., foki, 
jônki b. — tumeur, névô, nivô 
b. — sans douleur à la figure, 
bufi b. Avoir cete enflure, bufi. 
— des paupières, badènt b. — 
des glandes parotides, oreillons. 
sêkêk, sêkêt s. Avoir cette ma- 
ladie, sêkêk. — douloureuse à 
l'endroit d'où l'on a extrait des 
chiques, futèn-tân b. Avoir cette 
enflure ou ampoule, juta. — 
produisant une plaie sur !e dos 
du cheval, dama, démàr d 



ENFONCEMENT ; 
b., ruhâ b. 

ENFONCER, v. 
dans l'eau, dîgal. 
un bateau, sûhal.- 



<s. m. hôte 

a. un obtet 

— submerger 

- faire noyer, 
labal, lablô. - la tête, une 
porte, fuhâ bopâ, fuhâ buntâ. 

— pousser dans, dô, dèn, rûh. 
Ils lui enfoncèrent des épines 
dans la tête, nu dô ko i dèk ti 
bopâ. Je l'ai enfoncé dans le 
trou, rûh hâ ko ti mpah mi. — 
insérer, mettre dans, réf. En- 
foncer un anneau au doigt, rôf 
dâru. — horizontalement, rûr. 

— dans un contenant, rekes, 
rokos, nekos, nokos, nûh. — 
une écharde, roda, sèhâ. S'en- 



foncer une écharde, rodu, séhu. 

— un pieu ou chose semblable, 
sampu, sepâ. — mettre dans 
une mauvaise situation, suru- 
hal, dô ti sabab. — v. n. S'EN- 
FONCER, dîg, lab, sûh, rûhu, 
rûru, (le sens de ces verbes cor- 
respond à celui des verbes actifs 
vus pilus haut). — dans la boue, 
gido. — (action d'), sûh b., 
rûh b., rekes, rokos, nokos b. 

ENFOUIR, v. a. sût, rob. 
ENFOUISSEMENT, s. m. sûî 
b., rob b. 
ENFOURCHER, v. a. var.. 
ENFOURNER, v. a. dèf ti fur. 
ENFREINDRE, v. a. moy. 
ENFUIR (S'), v. pr. dàv, rav. 

— couler, sènâ. — - passer, dis- 
paraître, véy, râf, fàn, nahsay, 
dèn. 

ENFUMÉ (être), sahâr, nuL 

ENFUMER, v. a. sahàral, nu- 
lal 

ENGAGEANT, adj. lu di hlr, 
lu di hetâ. 

ENGAGEMENT, s. m. action 
de mettre en gage, taylé b. — 
promesse, ndigàlé g., ndigé m. 

— écrit, mbindâ m. 
ENGAGER, v. a. mettre en 

gage, taylé. Ma sœur a engagé 
tous ses colliers, surnâ digèn 
taylé nâ tajw'm yépâ. — exhor- 
ter à, hër, hîr, digal, dèn. — 
prendre à son service, bindâ. 

— faire entrer, dugal, dô. — se 
mettre au service, bindu. Je me 
suis engagé chez Adrien, bindu 
nâ ti ker Ada. — dans un lieu, 
liel, né sanali. Il s'est engagé 
dans l'herbe, né nâ sanah ti 
bîr nah mi. 

ENGAÎNER, v. a. botâ, rôf % 
iiôf (L). 
ENGEANCE, s. f. hêt g. 



ENG 



— 216 



ENL 



ENGELURE, s. î, futâ b. 

ENGENDRER, y. a. dur — 
être cause, dur, tah avec un 
verbe, sos. 

- ENGERBER, y. a. mettre en 
gerbes, takâ sabâr, takâ say. — 
entasser, tèglé, tèglanlé. 

ENGIN, s. m. ligèyukay b., 
masin b. — piège, fir g., fîru- 
kay b. 

ENGLOBER, v. a. dadalê, 
bôlé, voylé. 

ENGLOUTIR, v. a. vonâ, vo- 
rah. 

■•.ENGORGER, v. a. fatâ, ub, 
hatal. — (S'), être engorgé, fatu, 
ubu. 

ENGOUER (S'), v. pr. dapâ 
ti, takâ sa hol ti. 

ENGOUFFRER," y. a. sûhal, 
suruhal. — (S'), sûh. — en par- 
lant du vent, solu. Le vent s'en- 
gouffre dans son habit, ngélav 
lâ'ngê solu ti mbub'âm. 

ENGOUMENT, s. m. ntofèl gu 
tèpâ. 

ENGOURDI (être) par le froid, 
karàm. — pour être resté long- 
temps dans la même pose, na- 
gam, god, tohor. — par la 
vieillesse, méngâ. 

ENGOURDIR, v. a. karâmlô, 
nagamlô. 

ENGOURDISSEMENT, s. m. 
karâm. b. ,nagam b., tohor b. 

ENGRAIS, s. m. ntos gr., tos, 
toti b. 

ENGRAISSER, v. a. des ani- 
maux, yafal, dûflô. — les ter- 
res, tos, toti. — enduire de 
graisse, nînal. — v. n. S'EN- 
GRAISSER, y. pr. dûf, for ya 
ram, yaf. 

ENGRAVER, v. a. têral. — 
(S'), ter, vekâ, fusé. 

ENHARDIR, v. a. ùéménlô, 



nomélô, délierai, ma y fit. — 
(S'), némén. 

ENHARNACHER, v. a. takâ 
fas. 

ËNIGMATIQUE , adj . barê- 
kumpà. 

ÉNIGME, s.f. halamalagâna g. 
Celui qui propose une énigme' 
dit : Halamalagâna, halambalu- 
gânâ. On répond : Halèt. — - 
proposée par signes, tah b., 
pasin b. Proposer une énigme 
par signes, lâh. — chose diffi- 
cile à comprendre, kumpâ g. 
C'est une énigme pour moi,. 
sumâ kumpâ la. 

ENIVRANT, adj. lu di man- 
dilô. 

ENIVREMENT, s. m. mandi, 
mandité g. 

ENIVRER, v. a. mandilô. — 
(S'), mandi, nân bè mandi, 
,nân bè iîakâ sa sago. 

ENJAMBÉE, s. f. dégô b. 

ENJAMBER, v. a. dégi 

ENJEU, s. m. la nô uri, la 
'iïô tèg ti uri. 

ENJOINDRE, v. a. éblé, yéblé, 
ébal, tèktal, sanlâ. 

ENJOLEMENT, s. m. nêhlâtê b. 

ENJÔLER, v. a. nahé, nêhal T 
nêhlâtê. 

ENJOLEUR, s. m. nahkât b. r 
nêhlâtêkât b. 

ENJOLIVEMENT, s. m. riahât, 
nahâtu b., rafètal b 

ENJOLIVER, v. a. nahât, ra- 
fètal, rafètlô. 

ENJOLIVEUR, s. m. rafètalkât 
b., nahâtukât b. 

ENJOLIVURE, s. f. rafètal b. 

ENJOUÉ, adj. nêh dérèt. 

EN.TOUMENT, s. m. nêh-dé- 
rèt g. 

ENLACÉ (être), lonku, lahasu. 

ENLACEMENT, s. m. lahas g. 



ENL 



217 — 



ENO 



ENLACER, v. a. nâs,.lonkâ, 
lahas. — (faire), lonkâlô. — 
(S') réciproquement, lonkô, lon- 
kanté. 

ENLAIDIR, y- a. ydhâ, nâvlô, 
damayal. 

" ENLAIDISSEMENT, s. m. nâ- 
vay b. 

ENLÈVEMENT, s. m. del b., 
nangu b., rugi b. — d'une 
fiancée pour procéder au ma- 
riage, gef, gèf b. — du butin 
par les pillards, lel b., nçlan- 
gal 1. 

ENLEVER, v.a. lever en haut, 
yékati. — ôter, tègi, fab. — 
voler, fab, ^del, nangu, satâ. 
C'est vous qui m'avez enlevé 
mes enfants, yen a ma délai 
sumâ i dôm. — complètement, 
nangu fogèt. Il a enlevé tout 
mon troupeau, nangu nâ fogèt 
sumâ gétâ. — par un mouve- 
ment brusque, fekâ, kef, ron- 
gosuâlé. — des troupeaux, du 
butin, lel, ndangal. — une fian- 
cée, gef, gèf. — une tache, dindi 
gakâ, sètal. L'enlever en frot- 
tant l'étoffe contre elle-même, 
fétéfété. — le dessus d'un li- 
quide, toni. — (S'), s'élever, 
yékatiku. — s'effacer, dèn. Cette 
tache peut s'enlever facilement, 
gakâ bi di nâ dèn bu yombâ. 

ENLIGNEMENT, s. m. làn- 
galé b. 

ENLIGNER, v. a. langal, lan- 
gâlô, langalé. 

ENLUMINER, v. a. honhal, 
honhâlô. — (S'), être enluminé, 
honhâlé. 

ENNEMI, s. m. mbn m., si- 
bèl b. non b. La, colère est 
l'ennemie de celui qui s'y li- 
vre, mèr, mô di non u borom 
— de guerre, har b. Des ar- 



mées d'ennemis l'assiégeront, 
i haré' har nâ di nâiïu ko gir. 

— (être), ban, sîb, sîhlu. 
ENNOBLIR, v. a. dolilô, ma- 
gal. 

ENNUI, s. m. nahar v., sapi 
b., sôflé g., ntôfté l. 

ENNUYANT," adj. sôf, safadi, 
lu di gétèn, lu di tanhalé. 

ENNUYER, v. a. gétèn, sonal, 
sôf, sôflô, sapi, safari, total, fi- 
dal, tanhal, tonglaylô, doéri. 
Une pluie continuelle ennu'e, 
tav bu baré di nâ sapi. — ..V), 
être ennuyé, tonglay, tanhalu, 
gétènu, né yoga yogàral. Je 
m'ennuie de lire, dangâ ôf nâ 
ma. 

ENNUYEUSEMENT, adv. bu 
sôf, bu safadi. 

ENNUYEUX, adj. sôf, sôflé, 
safadi, doéri, tanhalé, sonalé. 

— s. m. gélènkat b., nit feu 
sôf. — (rendre), sôfal. Ce sot 
personnage rend votre société 
ennuyeuse, va du doéri dilé 
dèfà sôfal sën mbôtay. 

ÉNONCER, v. a. S'ÉNONCER, 
v. pr. vah. U s'énonce claire- 
ment, j)ah âm sèt nâ. 

ENORGUEILLIR, v. a. gâbulô, 
magal, réyréylulô. — (S'), gâbu, 
réylu, réyréylu, yékati sa bopâ, 
magal sa bopâ. 

' ENORME, adj. réy a réy, lu 
amul morom, day ni bado. 
C'est ici que nous avons vu un 
énorme requin, filé la nu gis 
tah bu day ni bado. 

ÉNORMÉMENT, adv. &u baré 
a baré, bè hamatul. 

ËNORMITË, s.f. réyay bu tèpâ. 

— action atroce, nâvtèf g. C'est 
une énormité, Yalla dégu ko. 

'ENQUÉRIR (S'), v. pr. làd, 
lâdté, ût, topato. 



ENQ 



ENS 



ENQUÊTE, s. f. lâdtê b. 

ENQUETER (S'), v. pr. làdté. 

ENQUÊTEUR, s. m. ku di 
lâdlé ' 

ENRACINER, y. a. sahlô rên. 
— (S') sah rên, am rên. 

ENRAGÉ (être), gêna. Un 
chien enragé n'a pas de maître, 
had bu gêna amal borom. — 
dans une violente colère, say, 
dâjur. 

" ENRAGEANT, adj. lu di saylô, 
lu di mèrlô. 

ENRAGER, v. n. être saisi de 
la rage, gêna. — éprouver un 
vif dépit, matu, honon, mèf, 
daflu. — (faire), gétèn. sonal, 
bugal, hononlô, tanhal, daflulô. 

ENRAYEMENT, s. m. "téré b., 
téyé b., lâf b. 

ENRAYER, v. a. arrêter, téyé, 
téré, lâf. 

ENRHUMER, v. a. sodlô, se- 
hetlô. — (S'), être enrhumé, 
sod, sehet. 

ENRICHIR, v. a. barélô al al. 
Le vol n'enrichit personne, satâ 
tahtil, du tah mukâ nit baré 
alal. — (S'), dadalé alal. 

ENROLER, v. a. bindâ, bôlé. 
Il m'a enrôlé malgré moi dans 
ïeur société, bôlé nâ ma ti' sèn 
mbôlo té begu ma ko vôn. — 
(S'), bindu, bokâ. 

ENROUÉ (être), hodos. 

ENROUER, v. a. hodoslô. — 
(S'), hodosu. 

ENROUILLER, v. a. hûral, 
hûrlô, homâklô. — (S'), être 
enrouillé, hûr, homâk. 

ENROULEMENT, s. m. ta- 
han b. 

ENROULER, v. a. tahan, ta- 
lan. — une corde ou chose sem- 
blable, lôb, lobé. — pour quel- 
qu'un, lôbal, lôbél. 



ENROUMENT, s. m. hodos, 
nhodos b. 

ENSABLEMENT, s. m. sekâ b. 

ENSABLER, v. a. têral. — 
remplir de sable, sekci. — (S') r 
ter, veka. 

ENSACHER, v. a. èb ti sâku r 
dèf ti sàku. , 

ENSANGLANTÉ (être), tôy ak 
dérèt, tahâ dérèt. 

ENSANGLANTER, v. a. tôyal 
ak dérèt. 

ENSEIGNANT, adj. ku di dé- 
mantalé, ku di dangaté. 

ENSEIGNE, s. "f. reda b. — 
drapeau, raya b. 

ENSEIGNEMENT, s. m. ndé- 
mantal g., diktal b. Cependant 
vous avez reçu de bons ensei- 
gnements, ndaha.m démantal 
nanu la, diktal nanti la lu bâh. 

ENSEIGNER, v. a. démantal, 
dangal, yégal. 

ENSEMBLE, adv. andà, bokâ, 
ando ajouté au verbe. Travail- 
ler ensemble, ligèyando. Allez 
ensemble, ?Iâ ngën andà. Met- 
tez tout ensemble, bôlèl yépa. 
— (tous, plusieurs), kunèkènèn. 

ENSEMENCÉ (être complète- 
ment), bûr. 

ENSEMENCER, v, a. di (pour 
le mil), sav, suy (pour le riz, 
qu'on répand avec la main). J'ai 
fini d'ensemencer mon champ, 
bûral nâ sumâ tôl. — un champ 
où l'on a laissé pourrir les her- 
bes au lieu de les brûler, serhal. 

ENSEVELI (être), sûlu, robu. 

ENSEVELIR, v. a. sûl, rob. 

ENSEVELISSEMENT, s. m. sûl 
b., rob b. 

ENSORCELER, v. a. ôf, um, 
l'ému, demâ. 

ENSORCELEUR, s. m. demâ b. 



ENS 



— 219 



ENT 



ENSORCELLEMENT, s. m. ôt 
b., um g., lëmu g., ndemâ g. 

ENSUITE, adv. génav lôlu, ta 
génav gâ, lu ta topa. 

ENSUIVRE (S'), v. pr. topa, 
dogé ti. 

"■ ENTACHER, y. a. yahâ, tili- 
mal. 

ENTAILLE, s. f. dogdog b. 

ENTAILLER, v. a. dog. 

ENTAMER, v. a. hapati. — 
commencer, dôr, tambali, son- 
dân. 

ENTASSEMENT, s. m. tèglé 
b.', dôr b. 

ENTASSER, v. a. tèglé, tè- 
glanté, dôr, dadalé, dâl, dankâ. 
Entasser des personnes, tèglanté 
i nit. — (S'), dadô, sesanté 

ENTENDEMENT, s. m. nhèl 
m., sa'go s. 

ENTENDRE, v. a. dégâ, déglu. 
— dur, teh. — comprendre, 
dégâ. — dire, yég, dégâ. J'ai 
entendu dire que le gouverneur 
est arrivé, dégâ nâ né borom' 
Ndar nev nâ. — la .messe, les 
vêpres, dangâ mes, vêpâr. — 
(aller) un offic, dangi. — vou- 
loir, begâ. J'entends que vous 
fassiez ce que je vous ai com- 
mandé, begâ nâ ?igfè'n dèf là 
ma l'en santâ. — raison, topa 
degâ gâ, nangu lu di degâ. — 
la raillerie, men â tâhàné, men 
kal. — (S'), dégâ lu nô vah Le 
bruit est tel qu'on ne s'entend 
plus, ntov lâ'ngi baré bè kèn 
dégatul lu nô vah. — à, men, 
ham, varié, hérén. Faire sem- 
blant de s'entendre à, men- 
menlu. — (ne pas) à, menadi, 
hérénadi, tûné. — sympathiser, 
dubô, mené. — être d'accord, 
dëgô, déganté, mankô. — (ne [ 



pas), menêdi, menêrî, dëgôdi, 
dubôdi. 

' ENTENDU, adj. capable, hé- 
rén, men, vâné. Faire l'entendu, 
memnenlu. — (c'est), bisimi- 
lây, lôlu dog nâ, ndahté Yalla, 
ndok. — (bien), volay, or nâ, 
nâm. Bien entendu que vous 
apporterez les pistaches au bord 
de la mer, bul faté né var ngâ 
indi gèrté gi ti têfès. 

ENTENTE', s. "f. dëgô, déganté 
b. — (parole à double), bât bu 
lohâ. 

ENTÉRIQUE, ad. i butit. 

ENTERITE, s. f. métit i butit. 

ENTERRÉ (être), sûlu, robu. 

ENTERREMENT, s. m. sûl b., 
rob b. L'ensemble des cérémo- 
nies qui accompagnent et sui- 
vent l'enterrement, ded, déd b. 
— (aller à 1'), dèm ti ded. Je 
vais au Saloum à l'enterrement 
de mon oncle, mangé dèm Sa- 
lum, ti sumâ ded u nidây 

ENTERRER, v. "a. sûZ," rob. 

ENTÊTÉ, adj. deher bopâ, 
yarôdiku, te, sob. 

ENTÊTEMENT, s, m. ndeher- 
bopâ g., teay b. 

ENTÊTER,' v. a. deheral bopâ, 
rêvlô. — (S'), deher bopâ, deher 
ti. Une fois qu'il a parlé, il 
s'entête opiniâtrement, lu mu 
mes â vah, dèf ti deher, bail 
ko bayi. 

ENTHOUSIASME, s. m. ndomi 
g., ndomité l., tangay b., té- 
padiku b. — (accueillir avec), 
agali bu amul morom, nangô'k 
banêh bu vahuvul. 

ENTHOUSIASMER,, v. a. do- 
mal, tan gai. — (S'), domi, yëm, 
tangâ, tépadiku. 
. ENTHOUSIASTE, s. m. bo> 
rom'hol bu tangâ, tépadiku. 



ENT 



ENT 



ENTICHÉ (être), tahâ ti, de- 
her fi, dapâ fi. 

ENTICHER" (S'), v. pr. dapa 
ti', takâ sa hol ti. 

ENTIER, aclj. lema, bépa, 
dépâ, etc. L'éternité tout en- 
tière, abada dapèi, abadâ tây. 
— obstiné, deher bopâ. — (en), 
bépa, lépâ, yépâ. 

ENTIÈREMENT, adv. lema, 
jat, bè sotal, yép, bè ta gépâ 
gâ. Tu refuses d'extirper entiè- 
rement tes défauts, ban ngâ bu- 
dat sa i lago bè ta gépâ gâ. 

ENTONNER, v. a. mettre en 
tonneau, sol, soti, hèli. — com- 
mencer un chant, debé. Elle 
entonna ce chant de louange, 
mu dôr debé voy u ndam vile. 

ENTONNOIR, s. m. solukây 
b., lantinor b. 

ENTORSE, s. f. fahad, fohod 
b., r ehâ b. — (avoir une), fa- 
had, relia. C'est toi qui m'as 
fait faire une entorse, yâ ma 
fahodlô. — (se faire une), fohu, 
fohatâlu. 

ENTORTILLÉ (être), led , 
iïârgu. 

ENTORTILLEMENT, s. m. la- 
has b., tahan b. 

ENTORTILLER, v. a. lahas, 
ledal, tahan, tën, tun. — ame- 
ner quelqu'un à ses fins malgré 
lui, nêhal, yéy nopâ. — (S'), 
led, lahasu, tahaûô, tahananté. 

ENTOURAGE, s. m. d'une case, 
pèr, mpèr m. — d'un champ, 
sahèt v., nak b., veray g. — 
(vieil), ngodot l. — d'un prince, 
dag y. Ce n'est pas le roi qui 
est méchant, mais son entou- 
rage, bûr du ây, dag yâ ây. — 
(faire un), sahèt, lëm, nak. — 
(faire un) pour soi, sahètu. Le 
faire pour un autre, sahètal, 



lèmal — (faire faire un), sa- 
hètlô, lëmlô. — (faire fai -e un) 
pour soi, sahètlu. C'est aujour- 
d'hui que je fais faire mon en- 
tourage, tèy là sahètlu. 

ENTOURER, v. a. se tenir au- 
tour, ver, gîr, ûf, sèhâ. — un 
arbre, un champ, ar. — (S'), 
andal, harito. 

ENTR'ACCORDER (S'), v. pr. 
mené, dubô, dëgô. 

ENTRACCUSER (S'), v. pr. 
défiante, duràlênté. 
" ENTR'AÏDER (S'), v. pr. di- 
malianté. 

ENTRAILLES, s. f. pi. butit 
y., bîr l). Il y a du feu dans 
les entrailles de la terre, sa- 
farâ'ngi ta bîr'sûf si. — ten- 
dresse, hol b. 11 a pour moi des 
entrailles de père, sopâ nâ mà'k 
hol u bùy. 

ENTR'AIMER (S'), v. pr. so- 
panté 

ENTRAIN, s. m.»nê/i-dérèf g. 
C'est Samba qui a le plus d'en- 
train, Sambâ gen â nêh-dérèt. 

ENTRAINANT, adj. lu di lùr, 
lu men â yobuûlé. 

ENTRAÎNEMENT, s. m. hir 
b., nhirté g., vobuàlé g. 

ENTRAINER, v. a. yobuàlé, 
vatat. — ' au moral, hir, tabal. 
Le démon s'efforce par tous les 
moyens de nous entraîner au 
péché, séytâné, di nâ fèhéy lu 
mu men ndah tabal nu ti ba- 
kar. — la foule, sol i nopâ. — 
avoir pour effet, tah, sos. La 
guerre entraîne toute sorte de 
maux, h are di nâ sos ây vu 
nèkâ. 

ENTR'APPELER (S'), v. 
ôanté. 

ENTRAVE, s. f. datang b. 
obstacle, hatàl b., mpakâ b. 



pr. 



ENT 



ENT 



ENTRAVER, y. a. mettre des 
entraves à un cheval, dalang. 
— gêner, hatal, téré, yàhal. — 
(S'), l'un l'autre, hatalartté, ya- 
hanté. 

ENTR'AVERTIR (S'), v. pr. 
gégalanté, diktalanté. 

ENTRE, prép. diganlé, ti di- 
ganté. Je mettrai des inimitiés 
entre toi et la femme, di nâ 
dèf mbanèl ti sa digantê'k di- 
gèn dâ. Entre nous, ti sunu 
diganlé, ti sumâ digantê'k yov. 

ENTRE-BÂILLER, v.a. tidiâlé, 
gângâl. 

ENTRE-CHOQUER (S'), v. pr. 
jènhô fènhuanté, tasanié. 

ENTRECOUPER, v. a. dog, 
dogat. 

ENTRECROISER (S'), v. pr. 
doganté. 

ENTRE-DÉCHIRER (S'), v.pr. 
hotênté ; yahanlé, tantanté. 

ENTRE-DËTRUIRE (S'), v.pr. 
rêvante, rèndianté. 

ENTRE-DÉVORER (S'), vo- 
nanté. 

ENTRE-DONNER (S') mayanté. 

ENTRÉE, s. f. lieu par où 
l'on entre, banta b., harafu- 
kay b. — action d'entrer, ndugâ 
m., l.araf b., tabi b. L'entrée 
inattendue de cet homme au 
milieu de nous ne me <plaît pas, 
tabi' va dilé ti sunu diganté 
nêhu ma. — (donner), may yôn, 
ubil. 

ENTREFAITES (sur ces), bôbâ, 
ta damano dôda, sa sôsâlé, ta. 
sa yôyâlé. 

'ENTRE-FRAPPER (S'), v. pr. 
dorante, hêhanté. 

ENTR'ËGORGER (S'), v. pr. 
rèndianté, rèyanté. — (action de 
*'), rèndianté b. 



ENTRELACEMENT, s. ni la- 
has b., tahafi b. 

ENTRELACER, v. a. lahas, 
tahafi, bôlé. — (S'), rahé, bôlô, 
tahanô. 

ENTRELARDER, v. a. tiptipal 
yapa, têptepal yapa. 

ENTRE-LUIRE, v. n. lêrâlé. 

ENTRE-MANGER (S'), v. pr. 
lèkanté. 

ENTREMÊLER, v. a. bôlé, 
dahasé, rah. — (S'), rahé, bôlô. 

ENTREMETTEUR, s. m. ro- 
kukât b., dimalikât b., varlu- 
kat b Faire le métier d'entre- 
metteur, valmivalmi. 

ENTREMETTRE (S'), v. pr. 
roku, dimali, valu. 

ENTRE-NUIRE (S'), v. pr. tô- 
nanté. 

ENTRE-PERCER (S'), v. pr. 
debanté, damante. 

ENTREPONT, s. m. dig'i gâl. 

ENTREPOSER, v. a. dènka, 
dènkàné. 

ENTREPOSITAIRE, s. m. dèn- 
kâkât b. ■ 

ENTREPÔT, s. m. dènkukay b. 

ENTRE-POUSSER (S'), v. pr. 
défiante. 

ENTREPRENANT, adj. fiémén, 
dëmkât b. 

" ENTREPRENDRE, v. a. Sôr, 
dëm, — attaquer quelqu'un en 
paroles, songû, dànu ti kov, 
has, hasté, gétèn. 

ENTREPRIS, adj. embarrassé, 
dàhlé. 
" ENTREPRISE,, s. f. ndërn g. 

ENTRE-QUERELLER (S'), v. 
pr. hulo, doté, amlé. — par 
plaisanterie, kalanté 

ENTRER, y. n. haraf, dugâ, 
tabi, solu. Il est entré dans la 
case, haraf nâ ta nêg bâ. Un 
moucheron est entré dans mon 



ENT 



ENV 



oreille, vèii solu na. ti sumâ 
nopâ Celui qui entre, dugâhat 
b. — (faire), harafé, dugal, 
tabilô — (pouvoir), hèd. Tu 
ne peux entrer ici faute de 
place, hèda la fi. Faire entrer 
en faisant de la place, hèdal. 

— par un passage étroit, po- 
rohlu. Faire entrer par un tel 
passage, porohal. — brusque- 
ment dans un lieu, né parah, 
né sarah, né yohôs, yohôsu — 
brusquement d'un côté et sortir 
de l'auter, né parah né varah 
Le voleur n'a fait que passer 
rapidement dans la case, satâ- 
kat b"' dèfâ né parah né varah. 

— brusquement dans l'herbe, 
dans un fourré, né sanah. Il 
est tntré dans le bosqu t, mu 
né sanah ta gol gâ. — dans un 
trou, rûhu. L'oiseau est entré 
dans son nid, mpitâ ma rûhu 
nâ tag am. — en religion, débal 
sa bopa Yalla. — dans une af- 
faire, dans une société, bokâ. 
i—, dans le détail, firi bènâ bènâ. 

— en condition, bindu. 
ENTRE-RËPONDRE (S'), v.pr. 

tontônté. 

ENÏRE-SUIVRE (S'), v.pr. to- 
pante, toflanté. 

ENTRE-TEMPS, s. m. di- 
ganté b. 

EN'.i RETENIR, v. a. topato, 
sayta, votu. — fournir les cho- 
ses nécessaires à la vie, dundal, 
suturai. — (S'), vahtân, détayé. 

— subvenir à ses besoins, su- 
turlu. Je n'ai pas de quoi m'en- 
treter.ir, amu ma lu ma su- 
turlô 

ENTRETIEN, s. m. topato b., 
ntaytn g. — subsistance dundu 
b. — conversation, vahtân v., 
{létjy b. 



ENTRE-TUER (S'), v. pr. 
rèyanté, bornante, rèndianlé. 

ENTREVOIR, v. a. gèrmati, 
hèlmati, s'en. — prévoir confu- 
sément, sënu, dortu. — (S'), 
avoir une entrevue, gisé. 

ENTREVUE, s. f. gisé b. 

ENTR'OUVRIR, v. a. ubi tûti, 
tidiâlé, gângal. 

"ëNUMËRER, v. a. vomt. 

ENVAHIR, v. a. sîf, lel, ndan- 
gal, del ak dôlé, dapâ, nangu, 
songâ, gîr. — (S') mutue'le- 
ment, sîfanté. 

ENVAHISSEMENT, s. m. sîj- 
sif b., lel b., ndangal L, gîr b. 

ENVAHISSEUR, s. m. lelkât 
b., ndangalkat b. 

ENVASER, v. a. fêsal ak bi- 
nit. — (S'), sûh ti binit. 

ENVELOPPE, s" f. embukay 
b., dur b. 

ENVELOPPÉ (être), embu, le- 
mesu. 

ENVELOPPER, v. a. embâ, 
lemes. — plusieurs choses en- 
semble, gôr, vatat. — mettre 
dans une enveloppe, dur. — 
entourer, ver, ûf, gîr, gav — 
(faire), embâlô. — (S'), sângu, 
limbu. Tu dois t'envelopper 
chaudement, var ngâ sangô 
y'èré yu nugâ. 

ENVENIMER, v. a. har, dèf 
dangar. Une plaie envenimée, 
gôm bu di har. — une dispute, 
tangal hulô. 

ENVERGUER, v. a. takâ vèkâ 
yu. 

ENVERS, prép. ti, ta, tu; fi, 
fa, fu. Voilà comment il s'est 
conduit envers moi, nônu la 
dèfc'k man. — , s. m. d'uni 
étoffe, bîr b. — , (mettre à 1'), 
dépa, sef. Il a mis ses lias à 
l'envers, sef na kavas âm. 



ENV 



223 



ÉPA 



ENVI (à 1'), dekanté. Ils 
travaillent à l'envi, nungâ de- 
kanté ti Ugèy. 

ENVIABLE, adj. bùh, met a 
yëné. 

ENVIE, s.f. nkanân g. Pour- 
quoi l'envie ronge-t-elle ainsi 
ton cœur ? lu indi bè nkanân 
di lèkâ nilé sa hol ? — désir 
d'une chose, mbegèl g., hè- 
mèm b. —, marque qu'on ap- 
porte en naissant, hàr m., 
Idk'ab bir, lak'u nduduâlé, 
nduduâlé g. — de dormir, nge- 
înént g. • — (avoir), être décidé 
à, èbu. — (avoir une grande) 
de manger quelque chose, bûn, 
dèf sa nhèl ti. J'ai une grande 
envie de manger de ce cous- 
cous, sumâ nhèl angi ti tèré 
di. 

ENVIER, via. anân. —, dé- 
sirer le hien d'autrui, ne, hè- 
mcm. — , désirer vivement, 
bégé, begâbegé, nêhal. Beau- 
coup enviaient ce que vous avez 
obtenu, lu nga. dad, nu baré 
beg' on nânu ko. — , refuser 
par jalousie, anàné, ùyé. 

ENVIEUX, adj. anân, afiân- 
kat h. 

ENVIRON, adv. potah, lu day 
ni, lu met, diganté, lu dégèn. 
Je l'ai fait environ quatre ou 
cinq fois, dèf nâ ko lu met 
fianènt mbâ durom yôn, di- 
ganté nanènt ak durom i yôn. 

ENVIRONNER, v.a. ver, vé- 
nal, ùf, gir, gav. 

ENVIRONS, s. m. pi. béré yu 
ver, kurukâra b-, vala v. Je 
te défends de rester dans les 
environs, kurukùTa bile yépâ, 
bu fi tahav. — (aux) de, ta 
vala, ta vèt. Aux environs de 
Joal, ta val'u Doala. 



ENVISAGER, v.a. hôl, hul,i, 
sêt, sêtlu, sépali. — (S') mu- 
tuellement, hôlanté, sêtanté. 

ENVOI, s. m. yoné b., yo- 
banté b. 

ENVOISINË (être bien, mal), 
am dekando yu bâh, yu bon. 

ENVOISINER, v.a. d'ekandôl. 
— (S'), dekal, dekando. 

ENVOLER (S'), v. pr. vav. 
foh. C'est de là que la perdrix 
s'est envolée, filé la fokèr bi 
fohé. 

ENVOYÉ, s. m. ndav L, yonèt, 
yonènt b. Si tu insultes l'en- 
voyé du roi, tu t'en repenti- 
ras, sô de saga ndav u bûr, 
di nga ko rëtu. 

ENVOYER, v.a. yoni, ébal, 
yobanté. Envoyer un député, 
ébal ndav. Si la personne ou 
la chose doivent rester où on 
les envoie, yoné. 

ENVOYEUR, s. m. yonébât b., 
yobantékât b t 

ËPAGNEUL, 
sembu. 

ÉPAIS, adj. 
dru, serré, tal. 



s. m. had bu 



delà, didâ. — , 
— , touffu, sekâ. 
Chevelure épaisse, kavar gu 
sekâ. —, en parlant d'un mé- 
lange, de bouillie, far, tuhâ, 
tohâ. C'est de la bouil'ie 
épaisse que je veux, lûh bu far 
là begâ. 

ÉPAISSEUR, s.f. delay b., di- 
day b., faray b., tuhay b. 

ÉPAISSIR, v. n. de/5, didâ, 
far, tuhâ. — v. a. délai, didal, 
far al. 

ËPAISSISSEMENT, s. m. fa- 
ray b., tuhay b. 

ËPALER, v. a. natâ. 

ËPANCHEMENT, s. m. tûr b., 
hepâ g. 

ÉPANCHER, v. a. tûr, hepâ. 



ËPA 



22!t 



ÉPI 



Dieu ne cesse d'épancher sur 
nous ses bienfaits, Yalla du 
nopê hepâ ti nun i ndékâ'm. — 
communiquer avec confiance, 
dis, disô. — (S'), tûru, hepu. 

ËPANDRE, v. a. tasâré. 

ÉPANOUIR, v. a. béglô, ba- 
nêhulà.. — (S'), jiriku, ubiku, 
jeta. — devenir joyeux, bég, 
banêhu, 1er. Son visage s'épa- 
nouit, kanam âm dal di 1er, 

ÉPANOUISSEMENT, s. m. pé- 
tale b., firiknté b. 

ÉPARGNE, s. f. yahanay b. 

ÉPARGNER, v. a. yahan, ya- 
hanti, yahantal, sakantal. Un 
homme prudent épargne son 
mil pendant ila bonne saison, 
borom'sago di nâ sakantal du- 
gub ti nôr. — quelqu'un, ne 
.pas le traiter aussi mal qu'on 
pourrait le faire, nibljT. 

ÉPARPILLEMENT, s. m. tasô b 

ÉPARPILLER, v. a. tas, ta- 
sâré. — (S'), tasô, tasârô, né 
tasar. 

ÉPARS, adj. salahô. Les che- 
veux épars, kavar gu salahô. 

ÉPATANT, adj. lu di domalé. 

ÉPATÉ, adj. tapandar, tata. 
Un nez épaté, bakan bu tapan- 
dar. 

ÉPATER, v. a. domal. 

ÉPAULE, s. f. mbagâ m. 

ÉPAULER, v. a. démettre 
l'épaule, rehâlô, fohlô mbagâ. 
— un fusil, dir jetai. 

ÉPAVE, s. f. lu rër, lu jér, 
lu jcg. Les épaves de sa for- 
tune, ndésit i alal âm. 

ËPËE, s. f. kar g. 

ËPELER, v. a. idâ. 

ËPELLATION, s. f. idâ b. 

ÉPERDU, adj. Ut, dâh, dâhlé. 

ÉPERDUMENT, adv. bè doj. 



Il l"aime éperdument, sopâ nâ 
ko bè doj. 

ÉPERON, s. m. sèbré s. — 
de coq ou d'autres oiseaux, kos- 
tân b. 

ËPERONNË, adj. borom' sèbré. 

ËPERONNER, v. a. sèbré. — 
stimuler, farfarlé, tangal, défi.' 

ÊPERVIER, s. m. (sortes d'), 
ndurkel m., dolunker l., litin 
L, Uli b. 

ÉPHÉMÈRE, adj. qui ne dure 
qu'un jour, lu di dundâ hènâ 
betek. — qui passe vite, lu gav 
a véy, lu di râf ti bu gav, gav 
a nahsay. 

ÉPI, s. m. de petit mil ou 
de maïs, gub v. Lorsqu'on le 
cueille avant maturité pour le 
griller au feu, mbôl m. — de 
petit mil sec, ndir v. Quand 
il est égrené, gôt v. — cuit sur 
la cendre, repâ b. — de gros 
mil, tégâ v. Cet épi cueilli avant 
maturité, mbembâ m. 

ËPICE, s. f. safsaf b. 

ËPICER, v. a. sajal, sajlô. 

ÉPIDÉMIE, s. f. ndëté L, 
ndëât m., mbas, mbos m., dér 
bu di volé. 

ÉPIDËMIQUE, adj. lu di valé. 

ËPIDËMIQUEMENT, adv. bè 
mu di valé. 

ËPIDERME, s. m. dér b. 

ÉPIER, v. n. foti, juti. Le 
petit mil n'est pais encore épié, 
sunâ jotangul. — en parla t 
du maïs, bôt. — v. a. yôt, rèdu, 
teru, sêtlu, yongan. — en mon- 
trant la tête par une ouverture, 
né yun, yéru, yûrlu. — (S'), 
mutuellement, yôtanié. 

ËPIERRER, v. a. dindi hêr 
yà. 

ÉPIEUR, s. m. yôtkât b., rè- 
dukât b. 



ÉPI 



ÉPO 



ËPIGRAMME, s. f. bât bu di 
damé, bât bu nahari. 
" ÉPILATION, s. f. hus b. 

ËPILEPSIE, s. f. hem g. — 
(avoir des crises d'), hem, dânu 
berférën, dânu ngélav. 

ËPILEPTIQUE, adj. hemkat 
b., feu di dânu berférën. 

ÉPILER, v. a. hus, vèf, suhi. 

ÉPILEUR, s. m. huskat b. 

ÉPILOGUE, s. m. v'ah du 
mudé. 

ËPILOGUER, v. n. hulé, vé- 
ranté. Il épilogue sur tout, lu 
nu men di vah, am nâ lu mu 
ta véranté. J 

ËPILOGUEUR, s. m. véranté- 
kât b. 

ÊPINARD, s. m. mbûm m., 
mbûm u ker. 

ÉPINE, s. f. dek, dèk v., tahas 
v. — dorsa'e, yah u digâ, tirir 
m. — au pi. choses fâcheuses, 
lu méti, lu nahari, nahar v., 
ntôno g. Notre vie est semée 
d'épines, sunu dundâ fês nâ dèl 
ak nahar. 

ÉPINEUX, adj. baré dèk. — 
plein de difficultés, dafé, baré 
dâh. 

" ÉPINGLE, s.f. péngu b., tapu, 
tapukay b. 

ËPINGLER, v. a. tapa, tapù'k 
péngu. 

EPIPHANIE, s. f. Yonéu b.. 
lé pi f an i. 

ËPISCOPAL, aadj. u monsé- 
fior, u évêk. La dignité épisco- 
pale, mpal u évêk. 

ÉPISODE, s. m. nitali b. 

ËPISSER, v. a. fonâ, fulanté. 

ËPITAPHE, s. f. mbindâ ti 
kâv bamèl. 

ËPITHALAME, s. m. voy u 
ntët. 
"ëPÎTRE, s. f. batâhèl b. 



ËPIZOOTIE, s. f. ndëté'nag 
yi, ndëât i nag. 

ÉPIZOOTIQÙE, adj. lu di rèy 
nag yu baré. 

ËPLORË, adj. ku di dôy II 
accourut près de moi, tout 
éploré, mu lâgâsi fi mon di 
dôy. 

" ÉPLUCHER, v. a. holi, ho- 
sêt. 

ËPLUCHEUR, s. m. holikât b. 

ËPLUCHURE, s. f. holit v. - 

ÉPOINTER, v. a. dâyal, dâylô 
ntat, dama ntat. Mon aiguille 
est épointée, sumâ salsat i pursâ 
dama nâ. 

ÉPONGE, s. f. mbûsu m., mû- 
sukay b. 

ÉPONGER, v. a. fompâ'k mû- 
sukay. 

ÉPOQUE, s. f. damans d., sa 
s. A cette époque, bôbâ, sa 
yôyâ, ta sa yôyâlé, ta damano 
dôdâ. A notre époque, ti sunu 
i sa. — (à pareille), nëgerni. 
L'année dernière à cette épo- 
que, nëgerni dâv. 

ËPOUILLER, v. a. tên. 

ÉPOUMONER, v.a. hîhal, fatâ 
denâ, lotal. — (S'), hih, dêhal 
sa noho lotâ bu méti. 

ÉPOUSAILLES, s. f. pi. ntët g. 

ÉPOUSE, s. f. dabar d. 

ÉPOUSÉE, s. f. sêt, séyt b. 

ÉPOUSER, v. a. séy. Je l'ai 
épousée, séy nâ'k môm, môm 
là 'séy al. — (S'), takâ séy. 

ËPOUSSETTE, s. f. fahas g., 
sadâ b. 

ËPOUSSETER, v. a. fahas, 
fegâ. — (S'), fegâ sa yëré, fegâ 
sa malân. 

ÉPOUVANTABLE, adj. nâv, do- 
yul a gis, lu men a tîtal, lu di 
ragallô. 

ÉPOUVANTABLEMENT, adv. 



ËPO 



226 



ÉQU 



bu ftâv, bu ragallô, bu met a 
tltalé. 

ÊPOUVANTAIL, s. m. pêhu- 
kây, mpêhalukây b. 

ÉPOUVANTE, 's. f. Ut g., ra- 
gal b . 

ÊPOUVANTEMENT, s. m. Ht 
gu méti. 

ÉPOUVANTER, v. a. iîtal, tî- 
tlô, ragallô, yohtal, dâvlô. — 
(S'), VU, ragal, ret, dâv. 

ÉPOUX, s. m. deker d., bo- 
rom ker. Époux nouvellement 
marié ; borom'séyt b. 

ÉPREINDRE, v. a. nâl. 

ÉPRENDRE (S'), v. pr. hîru 
bu méti, tahâ. V s'est épris de 
cette personne, hol âm tahâ nâ 
ti môm. 

ÉPREUVE, s. f. ndëm g., 
sêtlu b., ntêtlu g. — (tenter 
une), d'êm, sêtlu. 

ÉPROUVER, y. a. dëm, sêtlu, 
lambàtu. Je lui ai confié de l'ar- 
gent pour l'éprouver, da ma 
ko dcnkâ hâlis ndah sêtlu ko. 

— ressentir, yég. Il dit qu'il 
éprouve un violent mal de tête, 
mu né bop'âm dèfâ métê méti. 
Je suis cause de la tempête que 
nous éprouvons, ma tah ngé- 
lâné gilé dal nu. 

ËPUCER, v. a. dindi jèl ya. 

ÉPUISABLE, adj. lu nu'men 
a défiai. 

ÉPUISANT, adj. lu di dêhal. 

ÉPUISÉ (être), dêh, de. Com- 
plètement épuisé, dêh tak. — 
en parlant d'une terre, sapi — 
(avoir tout), dêhlé. 

ÉPUISEMENT, s. m. dêhay b., 
név-dôlé g., lotay b. — (sorte 
de maladie causant 1'), ntagaû 
l. Avoir cette maladie, sagan. 

— état d'être épuisé, dêh g., 
dêhay b., ngétâ 9. 



ÉPUISER, y. a. dêhal, as, gê~ 
tâlô. Travailler à épuiser la mer 
est inutile, la mer ne le sentira 
pas, as gët, sonal sa bopâ, ndê 
du tah gët yég ko. J'ai épuisé 
tous les moyens pour corriger 
cet enfant, fèhéy nâ lu ma men 
ndah dubanti halèl bile. — une 
terre, sapilô. — (S'), dêh. Quel- 
que abondantes que soient les 
provisions, elles s'épuiseront, lu 
nam baré baré, piudé dêh. — 
en parlant de l'eau d'un puits, 
d'une fontaine, gis, gétâ. — 
épuiser ses forces, dêhal sa dôlé, 
hîh. 

ÉPURATION, s. f. sègay 6., 
sètalay b. 

ÉPURER, v. a. sètal, sègâ. — 
(S'), sèt, dôr di sèt. 

ÊQUARRIR, v. a. èlâ, yètâ. 
— un animal, rèy té di telat. 

ËQUARRISSAGE, s. m. ètay r 
yètay b. 

ÉQUARRISEUR, s. m. ètâ- 
kat, yètâkat b. 

ÉQUERRE, s. m. ter b. 

ÉQUILIBRE, s. m. tolô b., 
èmay b. — (faire), être de même 
poids, tolô, èm. 

ÉQUILIBRER, v. a. èmalé. 

ÉQUIPAGE, s. m. matlot y. r 
lapto y., vâ-gâl y. 

ÉQUIPÉE, s. f. ndë)?i gu ùo- 
rul. 

ÉQUIPEMENT, s. m. dûmtuây 
b., la nô dûmtô. 

ÉQUIPER, v. a. ganayal, sa- 
kal dûmtuây. 

ÉQUITABLE, adj. dub, èm. 

ËQUITABLEMENT, adv. bu 
dub, bu èm. 
" ÉQUITATION, s. f. ngavar g. 

ÉQUITÉ, s. f. ndubay g. 

ÉQUIVALENCE, s. f. èmay b. 

ÉQUIVALENT, adj. èm, nirô. 



ËQU 



ESC 



ÉQUIVALOIR, v. n. èm, nirô, 
yépâ bènâ. Cette parole équi- 
vaut à un refus, vah dilê'k ban 
yépâ bènâ la. 

ÉQUIVOQUE, adj. lohâ, ôrul, 
sètul. Une parole équivoque, bât 
bu lohâ. C'est un homime équi- 
voque, menu nu ko ôlu, ôluu 
ma ko 
ÉQUIVOQUER, v. n. lahas. 
ËRAFLER, v. a. tarfati, roda, 
okâ. 

ËRAFLURE, s. f. roda g., okâ- 
okâ b. 
ÊRAILLER, v. a. firi. 
ËRATER (S'), v. pr. s'essouf- 
fler, hîh, apât. 

ÉRECTION, s. f. ékati g., ta- 
haval b., sakâ g., ntakèf g. 

ËREINTÉ (être), excédé de fa- 
tigue, tayi, lotâ bè tayi, télé, 
apât, hîh. 

ËREINTER, v. a, dama ndigA. 
— excéder de coups, de fatigue, 
rèy, lotal, sonal, hîhlô. — (S'), 
hîb, lotâ bè tayi, dêhal sa dôlé. 
ERGOT, s. m. kostân b. 
ERGOTER, v. n. karabâné, 
véranté fi yef i fâhàn, gétèn, 
lahas. 

ERGOTERIE, s. f. karabâné 
g., véranté u tâhân, ngétàn g. 
ERGOTEUR, s. m. nit u ka- 
rabâné, vérant ékât b:, gétèn- 
kâtb. 

ÉRIGER, v. a. sakâ, sampâ, 
tahaval. — (S') en, s'attribuer 
une qualité qu'on n'a pas, va- 
hal sa bopâ. 

ERMINETTE, s, f. savtâ s. 
L'erminette est tranchante, ce- 
pendant le Laobé s'en sert pour 
travailler, savtâ nâv nâ, ndé 
Laobé ko ligèyé. — (petite) pour 
tailler lie sabot des chevaux, 
dêné b. 



ERMITAGE, s. m. vëtukay b. 

ERMITE, s. m. ku vët, ku 
dundâ fi vët. 

ËRODER, v. a. lèkâ. 

ËROSIF, adj. lu di lèkâ. 

EROTIQUE, adj. u nobé. Une 
chanson erotique, voy u nobé. 

ERRANT, adj. dohandèm b., 
mangâkat b., vôndêlukat b., ku 
doh â doh, balâg. 

ERREMENTS, s.m.pl. dèfin v. 

ERPiER, v. n. inangâ, vôn- 
dêlu, vôndâlu, gelem, balâg. — 
— se tromper, dûm, tom. — 
dans les champs, en parlant 
d'un troupeau, mboy. — (lais- 
ser) un troupeau sans le gar- 
der, mboy al. 

ERREUR, s. f. ndûm g., tom 
g. - — (induire en), dûmlô, nah. 

ERRONÉ, adj. du degâ, lu 
moy degâ gâ. 

ÉRUBESCENT, adj. .xonhâlê. 

ÉRUDITION, s. f. hamham g. 

ÉRUPTION, s. f. de boutons, 
bëd y., pif i tangay. — (faire),. 
génâ'k dôlé. 

ËRYSIPÈLE, s. m. nivô b. 

ESCABEAU, s. m. ESCABELLE, 
s. f. lôgu b. 

ESCALADE, s. f. yëgay b. 

ESCALADER, v. a. yëg. 

ESCALIER, s. m. yëgukay b., 
l'ampin b. 

ESCAMOTAGE, s. m. rongo- 
suâlé b., luhus g. 

ESCAMOTER, v. a. fekâ, ron- 
gosuâlc, luhus, né tâs. Regar- 
der quelqu'un en face empêche 
d'escamoter, dakarlé di nâ fanhâ 
rongusuâlé. — reprendre ce qui 
a été escamoté, né fasèt. Il a 
escamoté mon poisson, je l'ai 
escamoté à mon tour, dèfâ né. 
tâs sumâ dèn, m« né ko tasèt. 



ESC 



228 — 



ESP 



ESCAMOTEUR, s. m. luhuskât 
b., fekân b. 

ESCAMPETTE, s. f. (prendre 
Ja poudre d'), dâv, dâv né fa- 
tah. 

ESCAPADE, s. f. moy 0. — 
(faire une), moy sa varugar, 
sanahu, dèm foantudi. 

ESCARCELLE, s. f. nafâ d. 

ESCARGOT, s. m. arbis b., 
rébès b., hodung, hodong, hor- 
dong b., tah i tangal. — (sorte 
de gros) de mer, yët v. Cher- 
cher ces escargots, yëtu. — (pe- 
tit), vivant dans l'eau salée et 
bon à manger, pakofako b. 

ESCARMOUCHE, - s. f. haré 5u 
tût. 

ESCARPÉ, adj. tundé, kâvé, 
mbârtalu. 

ESCARPEMENT, s. m. bara- 
glay b 

ESCARPIN, s. m. muké v. 

ESCIENT (à bon), ak ntèyèf, 
ak sa sago sépâ. Je l'ai fait à 
mon escient, ma ko tèy'. 

ESCLANDRE, s. m. def u 
gâté. — (causer de 1'), dèf gâté, 
baré ntov. 

ESCLAVAGE, s. m. ndàm g. 

— (réduire en), dapâ dâm, da- 
mai Emmener en esclavage, 
yobu dâm. 

ESCLAVE, s. m. dâm b., tan 
b. Un esclaVè seul mourra à la 
tâche s'il ne prend pas la fuite, 
bènd dâm, su dâvulé, de. On 
distinguait : L'esolave de nais- 
sance, dâm dudu ; l'esclave de 
la couronne, dâm u bûr ; l'es- 
olave d'un prince, dâm u gé- 
lovar ; l'esclave d'un homme 
de caste respectable, dâm u 
dambur, et l'esclave de griot, 
le dernier de tous, valângay b. 

— .femme) de son mari, tara 



b. Enfant du maître et de son 
esclave, dôm u tara. — adj. vil, 
domba. Il a une âme d'esclave, 
borom diko du domba lu. 

ESCOBAR, "s. m. dongé b., 
mikârîkat b., mîkar, mus. 

ESCOBARDER, v. n. lahas, 
nalté, vasal aduna. 

ESCOGRIFFE, s. m. qui prend 
sans demander, fêkân b., naka 
dom. — homme grand et mal 
bâti, ndôl m. % 

ESCORTE, s. f. gungékat y., 
otukat y., andando y. 

ESCRIMER (S'), v: pr. dëm. 
— des pieds et des mains, /è- 
héy lô men, fèhéy nakâ nga 
mené. 

ESCROC, s. m. satâkat b., fe- 
kân b. 

ESCROQUER, v. a. safa, fekâ r 
«é tâs, rangosuâlé. 

ESCROQUERIE, s. f. ntata g., 
rongosuâlé b. 

ESCROQUEUR, s. m. fekân b. r 
satàkat b- 

ESPACE, s. m. béré, béréb b., 
diganté b. Dans l'espace d'un 
an, de deux ans, ti diganté at, 
nâr i at. 

ESPACÉ (être), sîn, soréyô, 
soréyâté. Ton écriture est trop 
espacée, sa mbinda. mi sîfi nâ. 

ESPACEMENT, s. m. diganté 
b., soréyâté b. 

ESPACER, v. a. soréyatèl. 

ESPADON, s. m. poisson, sari 
b., dasân b. 

ESPAGNOLETTE, s. f. tedu- 
kay u fâlantêr. 

ESPÈCE, s. f. apparence, mi- 
tai b., nirô b., mèlô v. Jésus- 
Christ est réellement présent 
sous chaque espèce, Yésu Kristâ 
têv nâ degâ degâ ti mitai, bu 
ti nèkâ. — sorte, hêt v. — au 



ESP 



— 229 — 



ESS 



pi. pièces de monnaie, hâlis b. 
On m'a payé en espèces, hâlis 
la nu ma feyé. 

ESPÉRANCE, s. f. yâkar d., 
rnébèt m. — (dans 1') de, que, 
yâkar né, dèfé né, fôg né. Dans 
l'espérance de vous voir demain, 
yâkar né di nâ la gis elek. — 
(être déçu dans son), todlé. Il 
a été déçu dans son espérance, 
todlé nâ, yâkar âm tas nâ. 

ESPÉRER, v. a. yâkar, rné- 
bèt. — voir quelqu'un, sënu. 

ESPIÈGLE, adj. dongé, Vèd, 
yengâtu, fèndéku. Cet enfant 
est très espiègle, halèl bi jèn- 
déku nâ bu bâh a bâh. — s. 
m. lëdkat b., yengâtukat b. 

ESPIÈGLERIE, s. f. ndongé 
g., lëd b. 

ESPION, s. m. rcdukat b., 
yôtkat b. 

ESPIONNAGE, s. m. def i rè- 
dukat. 

" ESPIONNER, v.a. rèdu, getlu, 
yôt, or. Va espionner, dèmal 
ori. ■ — (S'), yôtanté. 

ESPOIR, s. m. yâkar d. C'est 
en vous que j'ai mis tout mon 
espoir, yov rèkâ là di ôlu, fi 
yov là ses sumâ yâkar gépâ. 

ESPRIT, s. m. substance in- 
corporelle, nhèl m. Le Saint- 
Esprit. Nhèl mu sèlâ ma. Les 
anges sont de purs esprits, ma- 
lâkâ y a, nhèl i ncn la nu. — 
intelligence, nhèl m., sago s., 
dégay b. Il est plein d'esprit, 
nêh nâ nhèl, borom nhèl là. 
— caractère, diko d. C'est votre 
mauvais esprit qui vous fait 
parler ainsi, sa nâv diko rèkâ 
la vahlô lôlu. — génie que les 
indigènes croient attaché à un 
lieu, 3 un arbre, rab v. L'es- 
prit de la maison' a apparu 



cette nuit, rab u ker gâ fên nâ 
fi gudi gi. — de retour, désir 
de retourner dans son pays, 
nâmèl g. - — au pi. (exciter les), 
sol i nopâ, dahasé, karabâné. 
— (calmer les), sèdal nit ni. 

ESQUIF, s. m. kanot b., gâl g. 

ESQUILLE, s. f. todit i y ah. 

ESQUINANCIE, s. f. nivô'bât. 

ESQUISSE, s. f. ndôrté L, na- 
tal b 

ESQUISSER, v. a. dôr, natal. 

ESQUIVER, y. a. moytu, kùd, 
vâf. — (S'), felu, dâv, rav. ■ — 
soudainement, né mélès. — pour 
ne pas voir quelqu'un, duy, la 1 
hatâku, tégéyu. 

ESSAI, s. m. coup d'essai, 
ndëm g. Ce sont mes premiers 
essais, sumâ i ridëm vu dekâ 
là. — (à 1'), ndah dëm. J'ai 
pris cet homme à l'essai, bindâ 
nâ nit kâ ndah dëm ko, ndah 
gis lu mu m en. 

ESSAIM, s. m. heb, héb v. — 
grande multitude, nâh b., nâs 
b., ndirân m., ntaiï m. 

ESS/UMER, v. n. heb, héb. 

ESSARTEMENT, s. m. rùd b. 

ESSART, s. m. rûdrûd b., rû- 
dèf b. 

ESSARTER, v. a. rûd, rût, 
das. Celui qui essarte, rûdkat 
b. Instrument dont on se sert 
pou' - essarter, rûdukay b. 

ESSAYER, v. a. dëm, mos r 
nam. — v. n. dëm. Celui qui: 
essaie, dëmkât b. — (faire), 
dëmlô, namlô, namal. — de re- 
muer un fardeau trop lourd, 
betâ. — de faire branler un 
manche, yohyohal. — chercher 
à connaître les forces de quel- 
qu'un . tamâtamâlu, dëm. Avant 
de lutter avec lui, il faut l'es- 
sayer-, bala ngâ berê'k môm. 



ESS 



23o 



EST 



nâ nga ko tamâtamâlu. ■ — (S'), 

dëm. démantu. 

" ESSENCE, s. f. amèf g., dèfnâ 

g. L'essence divine, Yallèf g., 

dèm'u Yalla.a 

" ESSENTIEL, adj. lu bokâ ti 

lef, la nu gen a sohla, lu gen 

a sohalé. 

ESSENTIELLEMENT, adv.. ti 
bop'âm. Dieu est essentielle- 
ment ibon, Y alla bàh nâ loi ti 
bop'âm ; bâhay, ti nèkè) u 
Yalla la bokâ. 

ESSIEU, s. m. dig i rulô 

ESSOR, s. m. nav g. Prendre 
son essor, nav. 

ESSORER, v. a. exposer quel- 
que chose à l'air pour le faire 
sécher, vêr, fëhal. 

ESSOREUSE, s. f. vérukây b. 

ESSORILLER, v. a. gurmi, 
dôf. 

ESSOUCHER, v. a. budi lût i 
gara'), simpi gandâ y., simpi 
ekâ y. 

ESSOUFFLÉ (être), hîh, apàl. 
télé, fès, menatul a noki. — en 
parlant d'un -cheval, hôh- 

ESSOUFFLEMENT, s. m. hîh 
b., jatay b. 

ESSOUFFLER, v.a. hîhlô, jatâ 
— un cheval, hôhlâ. 

ESSUIE-MAIN, s, m. fompu- 
kay b. 

ESSUYER, v. a. fompâ. Ce-' 
lui ou ; essuie, fpmpâkat />. 
subir, se traduit par le verbe 
correspondant au nom complé- 
ment. J'ai essuyé un refus, 
gantu nânu ma la nia nân on, 
ban nânu. J'ai essuyé des in- 
jures, saga nânu ma. — les 
yeux, tohan, tohon. — (S'), 
fompu. — les yeux, tohanu, to- 
honu. L'action de s'essuyer les 
yeux, tohan, tohon b. — en 



secouant les doitgs pour reje- 
ter la sueur, vitahndiku. 

EST, s. m. pénku b. — (vent 
d'), mboyo m. 

ESTAFILADE, s. f. legèt bu 
rèy, dogdog b., hotiku b. 

ESTAMPILLER, v. a. redâ. 

EST-CE-QUE, ndah, mbâr, âm 
à la fin de la phrase. 

ESTER, v. n. en justice, laé. 

ESTIMABLE, adj. ku met a 
téral, lu met â nav. 

ESTIMATEUR, s. m. apâkat 
b., haymâkat b., mandahâkat b. 

ESTIMATION, s. f. apâ b., 
haymâ d. 

ESTIME, s. f. térangâ d., 
mpâlm., nav b., magâ g., faydâ 
d., kèrsâ g. 

ESTIMER, v. a. apprécier, 
apâ, haymâ, mandahâ, nêlu. — 
plus, {étalé tu kâv ; estimer 
moins, f et aie ti sûf. — avoir 
une opinion avantageuse, iéral, 
nav, fardai. — peu, sompâ, té- 
raladi. Celui qui estime peu les 
autres en est peu estimé, et 
celui qui n'a pas l'estime de 
son prochain ne peut réussir, 
ku sompâ adana, aduna sompâ 
la, té ku mu sompâ, nga rot. 

— (S'), soi-même, gem sa bopâ. 

— mutuellement, téralanté 
ESTIVAL, adj. lu di am, lu 

di sah ti navet. 

ESTOC, s. m. satsat u kar, 
ntat u dùsi. 

ESTOMAC, s. m. bîr b. Je 
ressens de vives douleurs dans 
il'estomac, sumâ bîr déjà dompâ 
bu méti. — des animaux, 
mbahâ g. 

ESTRADE, s. f. tôgu b., tôgu 
bu kâvé. 

ESTROPIÉ (être) des jambes, 



EST 



— a3i — 



ÉTÉ 



lagi, lafail ; des bras, kedâ, 
gânâ. 

ESTROPIER, v. a. lagilô, la- 
fanlô, kedâlô, gân bu méti — 
les mots, yahâ. — (S'), gânu 
bu méti. 

ESTUAIRE, s. m. ruh'u gët, 
bunt'u dèh. 

ET, oorij. ak entre deux noms 
(le k ne se fait pas toujours 
sentir dans la prononciation), 
té entre deux verbes. Toi et 
moi, yâ'k (jov ak) man. Fais 
Je bien et tu seras estimé, dè- 
fal lu bâh té di nânu là téral, 
dèfal lu bâh, ûu téral la. Et 
caetera, ak lu ta dès. 

ËTABLE, s. f. gêta g., pédâ 
b. ■ — enclos pour les chèvres, 
ngédâ l. 

ËTABLER, v. a! dugal, dugal 
ti g et a. 

ÉTABLI (être), saku, sp.su, 
dedu. — chef, falu. ■ — s. m. 
ligèyukay b., tabul i minisé. 

ÉTABLISSEMENT, s. m. séntâ 
b., nfakèf b. 

ÉTAGE, s. m. tèglanté b. Le 
troisième étage, nétèl i tèglanté. 

ÉTAGER, v.a. tèglé, tèglanté. 
— {S'), tèglandô. 

ÉTAGÈRE, s. f. tègukay b. 

ËTAI, s. m. gèk b., tar b.., 
dastan b., téé, téyé, téyéukay 
b., kénu' b., ses b. Oter les 
étais d'un puits, ali. 

ËTAIN, s. m. bétèh bu gôr. 

ÉTAL, s. m. tifléukày b. 
■ ÉTALAGE, s. m. (faire), sé- 
ruâné, hadâné, voné. Il fait éta- 
lage de ses richesse, dèfâ sé- 
ruâné alal âm. 

ÉTALER, v. a. von, voné, fi- 
nal, firi. 

ÉTALON, s. m. fas vu gôr. 



ÉTALONNER, v. a. reda na- 
tukay. 

ËTAMINE, s. f. ser vu ovof. 

ET ANCHE, adj. lu dul senâ. 

ËTANCHEMENT, s. m. du 
sang, dog u dérèt b. 

ËTANCHER, v. a. là soif, se- 
dal, serai. Donne-moi dé quoi 
étancher ma soif, may 'ma m'a 
nân. — le sang, dog dérèt. — 
(S'), dog. 

ËTAÇON, s. m. dastan b., Uir 
b., ses b., sesal b. 

ÉT\NÇONNER, v. a. 'dastan', 
tar, ses. 

ÉTANG, s. m. kambâ g., dëg 
b., ta i ndoh. Étang où l'on 
fait 'a lessive, dëg u pot. 

ÉTAPE, s. f. dal b., dalu- 
kay b. 

ÉTAT, s. m. situation, nè- 
kin v:, tahavay b. — condi- 
tion, menin v., menmen g., 
détay b. ■ — de marabout, ntérifi 
v. — royaume, rëv m. — (met- 
tre on) de faire quelque chose, 
menlo, antanlô, sanlô. — (être 
hors d') de, téré.. Je l'ai mis 
hors -l'état de me nuire désor- 
mais, fèhéy nâ bè dotu ma men 
a ton. 

ËTAU, s. m. besukâv b. 

ËTAYEMENT, s. m. téé, téyé b. 

ËTAYER, v:a. dastan, tar, téé, 
téyé, ses, sesal. 

ÉTÉ, s. m. saison des pluies, 
mauvaise saison, navet b. — 
(passer 1'), navet Je ne passerai 
pas l'été ici, du ma fi navet. 

ËTEIGNOIR, s. m. fèyukây b. 

ÉTEINDRE, v. a. fèy. — (S'), 
être éteint,- fèy. Le feu est com- 
plètement éteint, safara si fèy- 
nâ kamat. Il parle d'une voix 
étein'e. bât âm^dë nâ. - — mou- 
rir, dèkaliku. 



ÉTÉ 



232 



ÉTO 



ÉTENDARD, s. m. raya b. 
. ÉTENDRE, v. a. talaï. — les 
bras comme pour nager, pour 
bénir, rata. — le manger sur 
les parois du vase, rata. — les 
bras en s'éveillant, en bâil- 
lant, tanahniku, judu. — allon- 
ger, Judâ, gudal, yokâ, réyJô, 
talilô. — du linge ou d'autres 
objets pour les faire sécber, vêr. 

— propager, lavlô, lavai, — la 
vue, sêt fu soréy, sënu. — (S'), 
s'allonger, fua\u, yoku, tali. 
S'étendre fortement, tali nadâ, 
tali fiarêt. — en se laissant al- 
ler, comime quelqu'un qui man- 
que de force, né larêt, né fia- 
rêt. Il a les mains étendues, 
ï lahô'm yan-gâ né fiarêt. — se 
propager, lav. La vraie religion 
s'étendra jusqu'aux royaumes 
les plus lointains, yôn u Y alla 
vu di degâ di nâ lav bel ti rëv 
yu gen a soréy. ■ — - parler lon- 
guement, vah lu baré, vah bè 
mu yâgâ. 

ÉTENDU, adj. yâ, réy. 

ÉTENDUE, s. f. dayo b., 
yâay b., réyay b. Vous ne pou- 
vez soupçonner l'étendue de ses 
connaissances, menu là dortu 
sah nakâ la hamham âm day. 

ÉTERNEL, adj. k,u amul 
ndôrté té amtil mud, ku mesul 
a am ndôrté té du suti mukâ. 

— de longue durée, yâgâ, dèm 
u dèm, lu dul dêh. Je vous ai- 
merai d'un amour éternel, di 
nâ la sopâ'k ntofèl gu dul dêh. 

ÉTERNELLEMENT, adv. bè 
môs, môs bè môs, môs a môs, 
abadâ dapèt, abadâ tây, ti at i 
abada. — continuellement, bu 
dul dêh, ban a nopi. 

ÉTERNISER, v. a. yâgal bè 
môs, yihal. — (S'), yih, yâgâ. 



ÉTERNITÉ, s. f. abadâ, aba- 
dân. De toute éternité, ta môs. 

— temps fort long, lu yâgâ. Il 
vous faut une éternité, yâgâ nga 
loi, yîh nga bè mu epâ 

ËTERNÙER, v. n. tësali, ti- 
sâli. 

ËTERNCMENT, s. m. ntësali, 
ntisâli b. 

ËTËTER, v. a. tem, ten. 

ËTEULE, s. f. gétah g. 

ËTINCELANT, adj. lu di mè- 
lah, lu né nafi. 

ËTINCELLEMENT, s. m. mé- 
lahay b., lêray b. 

ËTINCELER, v. n. mèlah, né 
nan, 1er, — comme les vers lui- 
sants, hôy. 

ÉTINCELLE, s. f. mélèntân u 
safara, fèrûèntâ, mèrnèntâ v. 

ÉTIOLER, v. a. omlô, yôylô, 
lapâlô. — une plante, /afaL 

ËT1QUE, adj. om, yôy, lapa. 

ÉTIQUETER, v. a. dèf haméu- 
kay, tayi mbindâ. 

ÉTIQUETTE, s. f. mbind'u 
haméukây, haméukùy b. 

ÉTIRER, v. a. fudâ. — (S'), 
fudu, tanahniku. 

ÉTOFFE, s. f. ser v., tôf b. 

— de soie, kôl v. 

ÉTOILE, s. f. bidév b., bidov 
b. — du matin, mbi'rit g. 
L'étoile du matin est levée, mbi- 
rit gâ fèhâ nâ. — polaire, bidév 
u gop. — fixe, bidév bu tahav, 
bidév bu ses. — errante, pla- 
nète, bidèv bu di ver. — filante, 
bidév bu fahâ. 

ÉTOILE, adj. fês ak bidév. 

ÉTONNAMMENT, adv. bu met 
a yëmtân. 

ÉTONNANT, adj. lu di domal. 

ÊTONNEMENT, s. m. këm- 
tân, kimtân g., ndomi g., tît 
g., yëm g. 



ËTO 



2 33 



ËTR 



ÉTONNER, v. a. domal, Vi- 
tal. — (S'),- être étonné, dorai, 
tit, tîtu, ëm, yëm, îmtân, yëm- 
tân. 

ÉTOUFFANT, adj. lu di fatâ. 
Chaleur étouffante, tangay bu 
di faiè. 

ÉTOUFFEMENT, s. m. fatav b. 

ÉTOUFFER, v. a. vakâ, jatâ, 
jotlô. Étouffer les cris, fatâ 
ntov. Étouffer une révolte, fatâ 
ndogté, mokal nu dugal on bûr. 
— en parlant des herbes, des 
plantes, fatal, vonâ. L'herbe 
étouffe le mil, ûah dèfâ fatal 
dugub. — y. n. fot, hem. — de 
rire, rê bè de. 

ËTOUPE, s. f. tupâ b. 

ÉTOUPER, v. a. fatâ. 

ÉTOURDERTE, s. f. têylôdi 
g., têyadi g., sanahii b. lëd b. 
" ÉTOURDI, adj. têylôdi, têyadi, 
lëd, vëd, sanahu, nuka tê'ylù, 
jïakâ mpâl. — (être), avo'r des 
vertiges mîr. 

ËTOURDIMENT, adv. bu têy- 
lôdi, ak naakâ mpâl. 
, ÉTOURDIR, v. a. donner des 
vertiges, niîrlô. — fatiguer par 
le bruit, tanhal, tehlô, tehal. 

ÉTOURDISSANT, adj. lu di 
tanhalé, lu di tehlô. 

ËTOURDISSEMENT, s. m., 
771 îr b. 

ÉTRANGE, adj. lu di damai, 
lu met a yëmtân. — (chose), 
kavtèf g. C'est bien étrange, 
kavtèf ! 

ÉTRANGEMENT, adv. bu met 
a kimtân, bu met â domal. 

ÉTRANGER, s. m. gan g., do- 
handèm b. C'est un étranger 
pour moi, sumâ non i ganar 
la. On prend facilement pa- 
tience avec un étranger, gan 
yombj nâ mariai. — qui n'est 



pas né dans le pays, et celui 
même dont là famille n'est pas 
originaire du pays, lakâkât b. 

— adj. qui ne fait pas partie 
de, bokul. Il est étranger à 
notre association, bokul fi sunu 
mbôlo. Je veux rester étranger 
à cette affaire, begu ma ti bokâ, 
du ma ti dô sumâ bopâ. — 
n'avoir aucun rapport avec, 
moyô'k. L'amour de Dieu veut 
être étranger à toute affection 
terrestre, ntofèl gâ, dèfâ begâ 
moyô'k sopèl u adunâ gu mu 
men â don. 

ÉTRANGLÉ, adj. étroit, hat. 

ÉTRANGLER, v. a. vakâ. Ce- 
lui que Dieu étrangle montre 
les dents, ku Yalla vakâ nga sin 
(c.-L-d. : On ne peut résister à 
plus fort que soi). — en parlant 
d"un objet qu'on ne peut ava- 
ler, fotiô. — (S'), vakâ sa bopâ. 

— en mangeant quelque chose, 
fot. 

ÊTRE, v. subs. am. Dieu est, 
Dieu existe, Yalla am nâ. Il y 
avait ici de l'eau, am on nâ fi 
ndoh. Ce qui était n'est plus, 
la vôn ôni nâ. — dans un lieu, 
nèkâ. Il n'est pas ici, nèku fi. 
Le verbe être ne se traduit pas 
avec ana et les composés de 
angâ ; souvent même il est sous- 
entendu après un pronom rela- 
tif. Où es-tu ? ana nga ? Il 
est devant vous, mungi fi ti sa 
kanam. J'étais alors à Saint- 
Louis, bôbâ mângâ vôn ta Ndar. 
Notre père qui êtes aux cieux, 
sunu bây bi ti asaman. — avec 
un nom ou un pronom attri- 
but, â la, di, do, don, nèkâ ; 
s'il y a une négation, du, dul, 
doul, donul, nèkul. C'est moi, 
man lu. Ce n'est pas mo ; , du 



ÉTR 



— 234 



EUP 



man, doul man. Si c'était toi, 
su don yov, bu don yov. C'est 
un habile chasseur, dashâ la, 
do nâ danâ. — suivi d'un adjec- 
tif, est compris dans le sens du 
verbe volof ; c'est le pronom 
qui indique le temps du verbe. 
H est habile, hérén nâ, mô hé- 
rén. Il aurait été beau, rafèt 
kon nâ. — précédé de en et 
signifiant être parvenu, tolu. Où 
en es-tu dans ton travail ? fô 
tolu fi sa ligèy ? — précédé 
de en et marquant comparai- 
son, nirô. Il en est de lui 
comme de son frère, nirô nâ'k 
mag âm. Il en sera cette an- 
née comme l'an passé, li nu 
dal on dâv a nô dali rèn. — 
faire partie de, bokâ. Il est de 
notre congrégation, bokâ nâ ti 
sunu mbôlo. — pour, fa ak, 
fa lé. — à, appartenir, lèv, 
môm. Ce livre n'est pas à toi, 
t'èré bile, mômu la ko. Il est à 
moi, ma ko môm, man la lèv, 
lèv nâ ma dom. — (manière 
d'), nèkin v. (Voir au mot 
C'EST, diverses locutions où 
entre le verbe être). — s. m. 
lu am. 

ËTRËCIR, v. a. hatal, hatlô, 
vani, sèval. — (S'), hat, variiku. 

ËTRËCISSEMENT, s. m. hatal 
g., sèval b. 

ËTREINDRE, v. a. bes bu 
méti, èv bu méti, ti, téé. — 
embrasser, ûf, langâmu. — (S') 
mutuellement, tianté. 

ÉTREINTE, s. f. ûf b. 

ËTRENNER, v. a. ndévénal. 
— un habit, dekâ sol. J'ai 
étrenné mon chapeau aujour- 
d'hui, gulêt tèy là sol sumâ 
sapo. 

ËTRENNES, s. f. ndévénal g 



ËTRIER, s. m. degâl b. Per- 
dre les étriers, moy degâl yâ. 
Il a le pied à l'étrier, mungœ 
dèm, tankâ'm anga ta degal ya. 

ÉTRILLE, s. f. dartu'fas. 

ÉTRILLER, v. a. darat. — 
maltraiter, dàn, dumâ. 

ÉTRIQUÉ, adj. hat. 

ÉTRIQUER, v. a. hatal, sè- 
val. 

ÉTRIVIÈRE, s. f. sobor s. r 
dèné b. 

ÉTROIT, adj. hat. C'était un- 
chemin étroit, yôn vu hat la 
vôn. — intime, deher, taku 
Une amitié étroite, nharit gw 
deher. — (être à 1'), hathatlu.. 

ÉTROITEMENT, adv. à l'étroit 
bu hal. — intimement, bu de- 
her, bu taku. 

ÊTROITESSE, s. f. hatay b.> 
hathatlé g. 

ÉTRONÇONNER, v. a. tem F 
ten. 

ÉTUDE, s. f. ndangâ m., ndé- 
mantu m. 

ÉTUDIANT, s. m. démantu- 
kât b., talibé b., ndongo b. 

ÉTUDIER, v. a. danga, dé- 
mantu, sêtlu. — à fond, tbn. 
— (S') à, dëm, fèhéy, dèf sa 
nhèl ti. 

ÉTUI, s. m. mbâr m. — pour 
mettre des aiguilles, des épin- 
gles, nutut b. 

ËTUVË, "s. f. nugalukay b., 
tangalukay b. 

EUCHARISTIE , s. f. Leka- 
risti b. 

EUNUQUE, s. m. yôm b. Iî 
est eunuque, dèfâ yôm. — par 
suite de mutilation, haban b_ 

EUPHONIE, s. f. tuhay b.„ 
nêhay u bât. Par euphonie, 
ndah vahin va gen a dub ti 
nopâ. 



EUR 



— a35 — 



EVE 



EUROPE, s. m. tugal b., dekâ 
■u tubab. 

EUROPÉEN, s. m. tubâb b., 
tubâb i gët. 

EUX, pr. plur. de lui, nu, 
nânu, la. nu, nom, lèn. Ce sont 
eux qui ont fait le com^, nô 
ko dèf. Ce sont ■eux, nom la. 
-Ce sont eux-mêmes que j'ai 
vus, nom sahsah là gis. 

ÉVACUANT, adj. lu di dâvlô 
bîr. 

ÉVACUER, v. a. faire sortir, 
•gêné. — quitter, gêna, bayi, 
vota. 

ÉVADER (S'), v. pr. dâv, rav. 
Il s'est évadé prestement, rav 
nâ sot, dâv nâ né fatah. 

ÉVALUABLE, adj. lu nu men 
•a apâ. 

ÉVALUATEUR, s. m. apâkât 
b., haymâkât b., mandahâkât b. 

ÉVALUATION, s. f. apâ b., 
haymâ d., mandahâ m. 

ÉVALUER, v. a. apâ, haymâ, 
mandahâ, gapâ, îïêlu. 

ÉV ANGÉLIQUE, adj. lu bokâ 
•ti lindil bâ. La pauvreté évan- 
gélique, mbadôla gu lindil bâ 
•âiktalé. 

ËVANGÊLIQUEMENT, adv . 
nakâ ko lévansil bâ yéblé. 

ÉVANGËLISER, v. a. dangal, 
démontai yôn u Yalla. 
" ËVANGÉLISTE, s. m. biridâ- 
kat ii Lindil. 

ÉVANGILE, se m. Lévansil b., 
Lindil b. 

ÉVANOUIR (S'), hem. — dis- 
paraître, véy, râf, tnahsay, fùn. 

ÉVANOUISSEMENT, s. m. hem 
>g. Revenir à soi après un éva- 
nouissement, hemi, himi. On 
ï'a fait revenir de son évanouis- 
sement, hemali nânu ko. 

ÉVAPORATION, s. f. ngës b., 



ngîs b., ngétâ m., gêr b. — 
légèreté d'esprit, lëd b., tèy- 
lôdi g. 

ÉVAPORER (S'), gis, gës, 
gëtâ. — par l'action du feu, 
gêr. 

ÉVASÉ, adj. y à. 

ÉVASEMENT, s. m. yûay b. 

ÉVASER, v. a. yâal, yakali. 

ËVASIF, adj. ôrul, ôradi, begâ 
dûy. Répondez franchement et 
non d'une manière évasive, ton- 
tul lu or té bul dëm â retâ. 

ÉVASION, s. i.'dâv g. 

ËVASIVEMENT, adv. ak nhèl 
u rutâku, ni ku begâ duy. 

ÈVË, s. f. Ava. 

ËVÊCHË, s. m. ker u évêk, 
ker u monsènor. 

ÉVEIL, s. m. yéglé b., yé- 
gal b. — (donner 1'), yégal, 
yéglé, votulô. 

ÉVEILLÉ, adj. ycngâtu, nêh 
dérèt, lëdkoi b. 

ÉVEILLER, v. a. ê, yé. — 
en donnant de petits coups du 
bout des doigts, pèkpèk. — 
(S'), eu, êvu, yêvu. Alors le roi 
s 'éveilla, fâ la bùr bâ êvô, nô- 
nâ'k nônâ bûr bâ dal di êvu. 

ÉVÉNEMENT, s. m. lu hèv. 

— extraordinaire, kavtèf g. — 
heureux ménagé par la Provi- 
dence, hèv al g. — malheureux, 
ndogal /., sabab b. — issue, 
mud g. — (à tout), la men â 
men â hèv. 

ËVENT, s. m. de certains pois- 
sons, bakan u dèn. 

ÉVENTAIL, s." m. upu b. 

ÉVENTER, v. a. upâ, epâ. — 
exposer à l'air, fëhal. — divul- 
guer, fênal, fênlô, sival, sènal. 

— (S'), upu. — s'altérer par le 
contact de l'air, sali. Cette li- 
queur ne vaut plus rien, elle 



EVE 



2 36 



EXA 



s'est éventée, litor di bàhatul, 
sali nâ. 

ËVENTUER, v. a. buti. 

ÉVENTUEL, adj. lu men a 
hèv. 

ËVÊQUE, s. m. évêk b., mon- 
sènor b. 

ËVERSION, s. f. ntasté l. 

ÉVERTUER (S'), dëm, fèhéy. 

ÉVICTION, s. f:. dèl bu yôn 
até, nangu b., doganti b. 

ÉVIDEMMENT, adv. bu ôr a 
ôr, bu sèt vêt. 

ÉVIDENCE," s. f. ôr, vôr g. 

ÉVIDENT, adj. fès, ôr pén'g. 
C'est évident, lôlu bir nâ. 

ÉVIDER, v. a. dog, kulembi, 
ètâ. 

ÉVINCER, v. a. nakâlô, nangu 
lef té yôn até ko. 

ÊVITABLE, adj. lu nu men 
a moytu. 

ÉVITER, v. a. moytu, duy, 
felu, otu. — de voir quelqu'un, 
en passant près de sa maison 
sans s'arrêter, iégéyu, tèdi — 
(faire), mpytulô. — v. n. tour- 
ner sur lui-même en parlant 
d'im navire, valbâtiku. — (S'). 
se fuir, moyô, otonté. 

ÉVOLUER, v. n. mâd, vôn- 
dêlu. 

ÉVOLUTION, s. f. mâd b., 
sôsô b., doh u haré, vôndêlu b. 

ÉVOQUER, v a lêoal, têvlô: 
Évoquer un démon, levai dinê 

EX-ABRUPTO, loc. adv. ak 
bèta. 

EXACT, adj. savar, fa lu, èm. 
Il fut exact au rendez-vous, èm 
nâ ti vahtu va nu vah on. — 
conforme à la vérité, degâ, ôr. 
vèr. C'est exact, degâ là, vah 
nga degâ. Ce n'est pas exact, 
du degâ, dovul degâ, du nônu 



EyACTEMENT. adav. bu sa- 
var, ak mpâl ; ak degâ, bu vèr.. 

EXACTEUR, s. m. dàntukât b. 

EXACTION, s. f. ndântu g. 
Commettre des exactions, dântu.. 

EXACTITUDE, s. f. farlu g., 
ntaavarté l. 
"eX-^EQUO, loc. adv. bu èm. 

EXAGÉRATION, s. f. yokâ b., 
dokâ b., yél b., epal b., tépë- 
ral b. 

EXAGÉRER, v. a. yokâ, dokâ,. 
yél, epal, doli, horom, tépëral r 
téparal. 

EXALTATION, s. f. nâv b., 
ndam L, yékati b. L'Exaltation 
de la Sainte Croix, ndam u 
Krua bu sèlâ bâ. Le jour de 
l'exaltation du souverain Pon- 
tife, bès bâ nu falé Pâp bâ. 

EXALTÉ, adj. borom'hol .bu 
tangâ, tépadiku, tangâ bopa. 

EXALTER, v. a. nâv, yékati T 
santâ. Celui qui s'exalte sera 
humilié, ku yékati bop'âm di 
nânu ko sufèl. — échauffer, tan- 
gai hol, tangal bopâ. — (faire), 
nâvlô. 

EXAMEN, s. m. sêtlu b. — 
de conscience, sêtlu'm hol gâ. 

EXAMINATEUR, s. m. sêtkât 
b., sêtlukât b., lâdkâl b. 

EXAMINER, v. a. sêt, sêtlu, 
hôl, huli, sépali. — avec soin 
pour connaître quelque chose,. 
nir. — par curiosité, pour es- 
pionner, défi kumpâ, getlu. — 
à fond une question, tën, të- 
narbi. — interroger, lâd, lâdté~ 
— (S'), examiner sa conscience, 
sêt sa ho 1 , sêt sa bopâ. — se 
considérer mutuellement, sê- 
tanté, hôlanté, sêtluanté. 

EXASPÉRATION, s. f. mèr 
mu tangâ, say g., ngat g. 



EXA 



— 237 



EXG 



EXASPÉRÉ (être), mèr bè 
gangirlu, mèr bu rhéti, say, 
gat. 

EXASPÉRER, v. a. mèrlô, 
gatlô, tangal. 

EXAUCEMENT, s. m. nan- 
guën b. 

EXAUCER, v. a. nangu, dé- 
gât. J'ai exaucé tes prères, dé- 
gal nâ la sa i nân. 

EXCAVATION, s. f. mpah m., 
kambâ g. 

EXCÉDANT, adj. lu ta epa. 
— qui fatigue à l'excès, lu di 
tanhalé, lu di rèy, lu di gétèn. 

EXCÉDENT, s." m. lu ta epa, 
lu ta dès. 

EXCÉDER, v. a. epa, epal, 
vêsu, sul, géti. — importuner, 
tanhal, gétèn, rèy. 

EXCELLEMENT, adv. bu bâh 
a bâh, bu amul morom. 

EXCELLER, v. n. g en a doli, 
dolé doli, sîv. Il excelle à mon- 
ter à cheval, men nâ var fas bu 
bâh a bâh, gavar bu suli la. 

EXCENTRICITÉ, s. f. lu di 
domal, def du <sôf. 
"EXCENTRIQUE adj. baré 
diko, sôf. 

" EXCENTRIQUEMENT, adv. bu 
met a domal ak baré diko. 

EXEPTË, prép. génav, lui, 
lu dul, boku ti. — part. pas. 
se traduit de même. Ton père 
seul excepté, sa bây rèkâ boku 
ti. 

EXCEPTER, v.a. ban ta bôlé, 
sipi, dindi. 

EXCEPTION, s. f. sipi b. — 
(à 1') de, loc. prép. génav, lui, 
boku ti. 

EXCEPTIONNEL, adj. lu fa- 
ralul. 

EXCEPTIONNELLEMENT, adv. 
bu jaralul. 



EXCÈS, s. m. epa g., epal g K 

— excédant, lu tu epa, l\i t.8,, 
dès. — (à !'), bè mu epa. bu 
tèpâ. — au pi. débauche, ntay- 
tay l. — injures graves, ton bu 
méti. Se porter aux derniers, 
excès, dèf lu nèkâ, vah lu nèkâ, 

EXCESSIF, adj. lu epa, tan du, 
baré bè epa, baré a baré. 

EXCESSIVEMENT, adv. bu 
epa, bè mu epa, bu baré â baré, 

EXCISER, v. a. dog. 

EXCITABLE, adj. gav â mèr, 
ku nu men a tangal, dégèfi hol, 

EXCITANT, adj. lu di tangal, 
lu di hîr. 

EXCITATION, s. f. hër, hîr. 
b., nhîrté g. 

EXCITER, v. a. hër, hir, dèfl, 

— un chien contre quelqu'un, 
sisal. — encourager, néméûlô, 
nomélô, mqy fit. — par des 
chants, kan. — la faim, la soif, 
hiflô, marlô. — la pitié, ye°_ 
remlô, yeremtu. — (S') mu-. 
tuel'lement, hiranté. 

EXCLAMATION, s. f. hâtu b, 
EXCLAMER (S'), v. pr. hâtu, 
EXCLURE, v. a. gêné, dahâ, 
ban a bôlé. — être incompati- 
ble, andul ak. L'avarice exclut 
la pitié, nëgâdi andul ak yer\ 
mandé. 
EXCLUSIF, adj. lu andul ak, 
EXCLUSION, s. f. gêné g., 
dahâ b. — (àl') de, génav, lui, 
boku ti. 

EXCLUSIVEMENT, adv. rèkâ, 
boku ti. 

EXCOMMUNIER, v. a. gêné- 
dangu, gêné ndadé. 
" EXCORIER, v.a." tarfati, roda, 
EXCRÉMENT, s. m. day y,, 
vâlanké v.- 

EXCROISSANCE, s. f. glr, 
gër g., dîr b. 



EXC 



— 2 38 



EXH 



EXCURSION, s. f. dohantu d. 
"*=- (faire une), dohantu, do- 
flâni. 

EXCUSABLE, adj. lu met a 
%âlè, lu nu men a rafètal. 

EXCUSE, s.f. tâfantu b. Faire 
tics excuses, bâlu tinu, tâfantu. 

EXCUSER, v. a. pardonner, 
bâtai, oui, farlé ti ton. — cher- 
cher à disculper, tafantal, -afè- 
iali — (S'), tâfantu, bâlu, tinu, 
tafantal sa bopâ — (pnrte r à). 
tâfan.tulô, bâlulô. 

EXÉCRABLE, adj. met a sîb, 
hon a bon, arâm. 

EXËCRABLEMENT, adv. bu 
bon a bon, bu met a sîb. 

EXÉCRATION, s. f. sîb b., 
Whlu g. 

EXÉCRER, v. a. arâm, hos, 
•ïlb, sihlu. — (S'), banan.té, sî- 
"ba.nté. 

EXÉCUTABLE, adj. lu fui 
tnen a dèf, lu nu men a me- 
'lali. 

EXÉCUTER, v. a. dèf, dèfar, 
fnetâli, motali, sotâl, dèkali. 
Un chant bien exécuté, voy vu 
îuhâ. — faire mourir, rèy. — 
^S'). mudê dèf, mudê nangu. 

EXÉCUTEUR, s. m. dèfkât b., 
Hèfarkât b., metâlikat b. 

EXÉCUTION, s. f. dèf b., ndè- 
s jar m., metâli b. — peine capi- 
tale, rèy b. 

EXÉCUTOIRE, adj. lu nu 
men, lu nu var a dèf. 

EXEMPLAIRE, adj. lu met, lu 
met a roy, lu amul sika. Sa 
^conduite est exemplaire, kèn 
menu ko siké dara. 

EXEMPLAIREMENT, adv bu 
tnet, bu met a roy. 

EXEMPLE, s. m.' royukay b. 
f; Cela est sans exemple, mesu nu 
&<5 gris. — (donner le bon), voné 



diko du met a roy. — (donner 
le mauvais), fakatal. — (suivre 
E)i roy, topa, topando. — (par), 
nakâ, ndkâ su, niki, niki sé- 
nèn. — (à 1') de, nakâ, niki. 

EXEMPT, adj. mata ti, su 
pâku ti. 

EXEMPTER, v.a. musai, sipi, 
bâlal. ' 

EXEMPTION, s. f. sipi b. 

EXERCER, v. a. dresser, du- 
banti, dubal, yar. — les sol- 
das, mâdlô. — sa charité, von 
sa ntofèl. — sa vengeance, fèyu. 
— une grande surveillance, 
votu bu bâh a bâh. — son au- 
torité, élif, saytu. — (S') à, 
dëm, démantu. 

EXERCICE, s. m. mouve- 
ment, yengâtu b. — militaire, 
sôsô b., mâd b. — (faire I'), 
mâd. Le faire faire, mâdlô. 

EXHALAISON, s. f. hit g. — 
agréable, hèn g., hênay b. — 
désagréable, hasav b., hasavay b. 

EXHALER, v. a. hèt. — une 
bonne odeur, hên, nêh hèt. — 
(faire) une bonne odeur, hê- 
flal, hênlô. — une mauvaise 
odeur, hasav, am hèt, hasav 
hun. — sa douleur, tavat, na- 
harlu, yûhu, gêné (voné) sa 
nahar. — sa joie, banêhu, bég, 
yérak, daldali. — (S'), se mani- 
fester, fên. 

EXHAUSSEMENT, s. m. kâ- 
véay b., yékati b. 

EXHAUSSER, 'v. a. kâvélô, 
ékati, yékati. 

EXHËRËDER, v.a. han ndono, 
han ndonèf. 

EXHIBER, v. a. von, voné, 
fênal, têval. 

EXHIBITION, s. f. voné g. 

EXHORTATION, s. f. hèr. hîr 
b., ndigal b. 



EXH 



— 239 



EXP 



EXHORTER, v. a. hîr, dèn, 
digal. — (S') mutuellement, ht- 
rahté, digalanté. 

Exhumation, s. f. suii b., 

robi b. 

EXHUMER, v. a. suli, robi. 

EXIGEANT, adj. dafé, nahari 
dérèt. 

EXIGENCE, s. f. daféay b. .11 
pousse trop loin l'exigence, dèfâ 
lâd lu kèn menul a dèf, lu mu 
lâd dafên nâ bè mu epâ. — né- 
cessité, sohla s. 

EXIGER, v. a. tèg varugar, 
lâd. Cette place exige beau- 
coup d'assiduité au travail, li- ' 
gèy bile lâd nâ. ntavarté gu 
rèy. — le paiement d'une dette, 
ga. 

EXIGIBLE, adj. lu nu men 
a lâd. 

EXIGU, adj. név, tût, tûti, 
doyul, hat. Cet emplacement est 
trop exigu, béré bi dèfâ hat. 

EXIGUÏTÉ, s. f. lûtay b., ha- 
tay b. 

EXIL, s. m. gaday, ngaday g., 
gêné g. 

■ EXILÉ, s. m. ku gaday, ga- 
daykât b. 

EXILER, v. a. gadaylô, gêné 
rëv ma, dahâ. — (S'), être exilé, 
gaday, gêna rëv ma. Nous som- 
mes des exiles sur cette terre, 
dâ nu gaday rèkâ ti sûf silé. 

EXISTANT, adj. lu am. 

EXISTENCE, s. f. dundâ g. 

— position, détay b. 
EXISTER, v. a. am, dundâ 

— (cesser d'), râf, vég 
EXONÉRATION, s.f. oyofal g. 
EXONÉRER, v. a. oyofal, mu- 
sai. 

EXORBITANT, adj. epâ, dèm 
dayo. D'une manière exhorbi- 



tante, bu epâ, bè mu epâ, bv^ 

dèm dayo. 

> EXORCISER, v. a. dahâ Séy^ 

tâné. 

EXORCISME, s. m. nân ndah. 
dahâ séytâné, ndahâ séytâné g, 

EXOTIQUE, adj. lu sahéuul, 
lu hèvul ta dekâ bâ. 

EXPANSIBLE, EXPANSIF, adj. 
lu di lav, lu men a doliku, lu,, 
di yakaliku. 

EXPANSIF, adj. qui aime \, 
communiquer ses sentiments, 
ku yombâ dis sohlâ'm, dèfô, 
. EXPANSION, s. f. yakali b. 

EXPATRIATION, s. f. ngaday, 
g., gêné g. 

EXPATRIER, v. a. gadaylô, 
gêné rëv ma, dahâ. — (S'), gfa-„ 
day, gêna rëv ma, génâ sa dekâ K 

EXPECTANT, adj. ku di har- k 
ku di sënu. 

EXPECTATIVE, s. f. /kir b,^ 
hâru b., scnu b. 

EXPECTORATION, s. f. hahu, 
hahniku b. 

EXPECTORER, v. a. h«hu, 
hahniku, hahndiku. — (efforts., 
pour), hahu, hahniku b. 

EXPÉDIENT, adj. dérin, dag,_ 
— s. m. mpèhé, mpèhéy m. 

EXPÉDIER, v. a. faire promp*. 
tement, gav, gavlô, dèf bu gav, 
metâli, sotal bu gav. — envoyer, 
yoni, èbal, yébal. 

EXPÉDITEUR, s. m. yobantè^ 
kât b., yonékât b. 

EXPËDITIF, adj. savar, gav K 
gavtu, gavantu. 

EXPÉDITION, s. f. envoi de„ 
marchandises, yobanté b. — >. 
militaire, haré b. — actiori,, 
d'expédier, metâli g. 

EXPÉDITIONNAIRE, s. f. v<tf 
bantékât b. 



EXP 



— 240 



EXP 



EXPËDITIVEMENT, adv. bu 

£du. 

EXPÉRIENCE, s.f. essai, ndëm 
'$, -— (avoir de !•'), ham aduna. 
ïl n'a pas d'expérience, hamul 
fus, 

EXPÉRIMENTAL, adj. lu kù 
fj,ëm bè ham ko, bè mu or. 

EXPÉRIMENTATEUR, s. m. 
4ëmkat b. 

EXPÉRIMENTATION, s. f. 
Tt$ëm g. 

EXPÉRIMENTÉ (être), min, 
ham, ham aduna. 

EXPÉRIMENTER,, v. a. dëm, 
ïnos, iïam. 

EXPERT, adj. vâné, haralâ. 
'fiêrên. 

EXPERTISE, s. f. sêtlu b., 
haymâ d. 

EXPERTISER, v. a. sêtlu, 
hayma. 

EXPIARLE, adj. lu nu men 
% fèy. 

EXPIATION, s. f. mpéy, mpé- 
yat m. 

EXPIATOIRE, adj. lu di fèy, 
'lu di fèyat. 

EXPIER, v. a. fèy, fèyat. 

EXPIRANT, adj. hav a' de. 

EXPIRATION, s. f. apa b., 
tnud g. 

EXPIRER, v. a. mourir, de, 
"fièkaliku. — en parlant d'un 
roi, say. — prendre fin, mud, 
BOti, suti. 

EXPLICABLE, adj. lu nu men 
'& firi. 

EXPLICATEUR, s. m. firikât 
b., ku di faramfaté. 

EXPLICATIF, adj. lu di firi, 
ïu di faramfaté. 

EXPLICATION, s. f. ntéki m., 
'â.ahé b., faramfaté b., mpiri m., 
4irité b., firikuté b. 

EXPLICITE, adj. fès. 



EXPLICITEMENT, adv. bu 
fès. 

EXPLIQUER, v. a. téki, firi, 
dahé, faramfaté, dangat, biral. 
— indiquer la cause, voné lu 
tah, hamlô lu tah. C'est ce qui 
m'explique son arrivée, ta là 
hamé lu ko tah a nev. — (S'), 
être expliqué, tékiku, firiku. — 
expliquer sa pensée, firi, faram- 
faté, voné sa halât. Il s'est en- 
fin expliqué sur son voyage au 
Ndiéguèm, sur son arrivée ici, 
faf nâ vah bu fès lu ko yobu 
ta Ndégèm, lu ko indi filé. 

EXPLOIT, s. m. dalôré d., 
manôré m. 

EXPLOITABLE, adj. lu nu 
men a béy, lu nu men a dé* 
rinô. 

EXPLOITATION, s. f. mbêy, 
mbay m. 

EXPLOITER, v. a. dérinô, 
béy. — spéculer sur, lèkâ hah'i 
dâmbur. C'est indigne d'exploi- 
ter les malheureux, lèkâ hah'i 
badnla arâm nâ. 

EXPLOITEUR, s. m. ku di 
lèkâ hah'i dâmbur. 

EXPLORATEUR, s. m. sêtlu- 
kât u dekâ, sêtludikât b. 

EXPLORATION, s. f. 'sêtlw 
dekâ yâ, dèfi-kumpâ g. 11 a en- 
trepris un voyage d'exploration, 
dèfâ tuki ndah sétlu dekâ yâ. 

EXPLORER, v. a. ver, sêtlu, 
défi kumpâ. 

EXPLOSIBLE, adj. lu men â 
tâkâ, lu men â dib. 

EXPLOSION, s. f. dib b., ndôr 
b., soh u fètèl. — (faire), dib. 

EXPORTATEUR, s. m. ku di 
yobu ndây ta r'èv u biti. 

EXPORTER, v. a. yobu ndây, 
dâyi. 



EXP 



EXT 



EXPOSÉ, s. m. nitali b., vah 
., faramfaté b. 

EXPOSER, v. a. mettre en 
vue, voné, fênal, fènlô, fèsal. 

— au soleil des objets qu'on 
veut faire sécher, vêr. — à 
l'air, fëhal. — à un danger, 
dugal ti ntafar, èb 1i kasara. 

— ses besoins, dis sa sahla. — 
(S') à un danger, dugâ ti nta- 
jar, dugâ ti ngétèn, dây sa ba- 
kan. 

■ EXPRÈS, adj. fès. — s. m., 
yonèt, yonènt b., ndav l. — 
adv. ak ntèyèf, ak sa sago. — 
(faire), tèy. Il s'est donné ex- 
près la mort, mô tèy sankâ 
bop'âm. Je ne l'ai pas fait 
exprès, tèyu ma ko, du sumâ 
sago. ■ — (faire), en cherchant à 
faire . croire le contraire, tèy- 
tèylu. 

EXPRESSÉMENT, adv. bu fès, 
ti bât yu ôr. 

EXPRESSIF, adj. am dôlé. 
Un langage expressif, vah u 
fit, vah du ôr. 

EXPRESSION, s. f. terme', bât 
b., vah d. 

EXPRIMER, v. a, nul. — 
énoncer, vah. ■ — manifester, 
voné. Exprimer la joie, voné 
banêh. '■ — (S'), vah, adu. 

EXPROPRIER, v. a. doganti, 
nangu lef té yôn até ko. 

EXPULSER, v. a. gêné, dahâ, 
gadaylô. 

EXPULSION, s. f, gêné g. 
ndahâ m. 

EXPURGER, v. a. sètal, du- 
banii. 

EXQUIS, adj. nêh a nêh, ne h 
■ loi, nêh bè de, tèmtèmi. 

EXTASE, s. f. ngisté g. — 
vive admiration, yëm g., kîm- 
tân g., ndomitê g, 



EXTASIER (S'), v. pr. dorni^ 
yëm. 

EXTENSIBLE, adj. lu men &. 
tali, lu men a hetu. 

EXTENSIF, adj." lu di lavlô, 
lu di yakali. 

EXTENSION, s. f. yâay b, t 
lav b., lavay b., lavtèf g, <=« 
augmentation, ndoli g., ndo< 
liku g. 

EXTENSO (in), yépâ bép^ 
bè sotal. Je vais vous rapports 
la discussion in extenso, di nâ 
la vah véranté gâ gépâ. 

EXTÉNUATION, s. f. Mb b. t 
vaniku b., yôyay b., omay b, 

EXTÉNUÉ (être) par ia fatk 
gue, hih, lotâ, tayi, télé, yêr, 
menatul a noki. — par la faim, 
hîf bè nalum, hif bè de, hlf* 
bè hersct. — par la maladie, 
yogôrlu, hibon, bo?i. — dé* 
charné, yôv, lapa, om. 

EXTÉNUER, v. a. hîhlô, b, 
tal, lotâiô, tayilô ; yogôrîulô L 
bonlô ; yôylô, lapcdô, omlô. =»i 
(S'), ligèy bè tayi, ligèy bè telê 

EXTÉRIEUR, s. m. biti b. tt 
b. (L). — d'une personne, ta» 
havay b. Il a un bel extérieurj 
rafèt na tahavay. 

EXTÉRIEUREMENT, adv, à. 
l'extérieur, ta biti. 

EXTERMINATEUR, s. m. rty, 
kat b., bômkât b. 

EXTERMINATION, s. f. rèy t 
rèyat b. 

EXTERMINER, y.à. rèy, rèyat, 
dêhal. ■ — (S'), rèyanté. 

EXTERNE, adj. lu nèka. $ 
biti. — s. m. feu dekul tu kev, 

EXTINCTION, s. f. destruc, 
tion, fin, tas b., ntasté l, K 
râfté b. 

EXTINGUIBLE, adj. lu ûii 
men a fèy. 



EXT 



2^2 



EXU 



EXTIRPATION, s. f. budi b., 
"las b. 

EXTIRPER, v. a. déraciner, 
'budi, budat. — détruire entiè- 
"rement, dènal, dènlô, tas. 

EXTORQUER, v. a. dàntu, 
nangô'k dôlé, del ak dôlé. 

EXTORSION, s. f. ndântu g 

EXTRA, s. m. lu epâ. Faire 
'des extra, dèf mbôtay. 

EXTRACTION, s. f. dindi g., 
'delê g. — origine, ndudu g. 
Il est d'extraction royale, ta 
hêt u bûr la fahô. 

EXTRAIRE, v. a. dindi, sêki, 
iibâ. J'ai extrait ces paroles de 
tel livre, bât yôyu, ti tëré nan- 
gam là lèn tibé. 

EXTRAIT, s. m. gatënlu, nga- 
iënlu g. 

EXTRAORDINAIRE, ad], met 
fi ytmtân, lu faralul. amul mo- 
rom, kavtèf g. 

EXTRAORDINAIREMENT, adv. 
bu met a yîmtdn loi, faralul, 
bu amul morom. 

EXTRAVAGANCE, s. f. dofay 
b., def i dof. Il ne dit que des 
"extravagances, lu mu vah amul 
bopiï, bât yu amul bopâ rèka 
la di vah. 

EXTRAVAGUANT, adj. dof, 
baré diko, sôf, amul bopâ 

EXTRAVAGUER, v, n. tôy, 



dof, dèsé ; dèf, vah lu amul 
bopâ. 

EXTRÊME, adj. le dernier, 
77iud, mudé. — excessif, epà, 
tandu, tèpâ. Pousser tout à 
l'extrême, epal ti lu nèkâ. Un 
remède extrême, garap gu 
méti. 

EXTRÊMEMENT, ady. loi â 
loi, bè mu baré, bè barakalla. 

EXTRÊME-ONCTION, s.f. div' 
darak yâ. 

" EXTREMIS (in), loc. adv. ta 
vahtu'dë gâ. 

EXTRÉMITÉ, s. f. le bout 
d'une chose, fat, ntat l. — 
excès, tanduay b., epâ g., epal 
g. C'est une cruellle extrémité, 
méti nâ loi. Il s'est porté con- 
tre imoi aux dernières extrémi- 
tés, dèf nâ ma lu nèkâ. - — le 
dernier moment de vie, vahtu' 
de gâ. N'attendez pas à ] 'ex- 
trémité pour vous confesser, bul 
pana sa honfèsé bé ta vahtu'dë. 

EXTRINSÈQUE ,a'dj. lu dogé 
ti biti. 

EXUBÉRANCE, s. f. epâ g., 
epal g., lu epâ. • 

EXUBÉRANT, adj. baré, epâ, 
epâlé. 

EXULTER, v. n. banêhu, yé- 
ràk, nuhnuhi. 

EX-VOTO, s. m. mpataliku' 
ndigé, lu nu digé Yalla. 




FAB 



2 43 



FAC 



FABLE, s. f. lëb b. — (ra- 
conter une), lëb. La raconter 
pour quelqu'un, lëbal Pour 
proposer une fable, on dit : 
Lëb on, lëb sên. On répond : 
Lep on. Le conteur poursuit : 
11 y avait ici, am on nâ fi. 
Rép. : Il y avait d'ordinaire, 
dân nâ am. Toutes les fables 
finissent par ces mots : C'est 
ici que la fable a passé pour 
ailler tomber à là mer, fi la lëb 
dohé tabi ta gêt. On ajoute 
souvent : Celui qui l'aura flai- 
rée le premier ira au ciel, ku 
ko dekâ fôn dèm aldana. — 
(faire raconter une), lëblô. La 
faire raconter pour soi, lëblu. 
— (celui qui raconte une), lëb- 
kàt b. — fausseté, fèn b., nahé 
b. Il ne conte que des fables, 
dèfâ fèn rèkâ. — sujet de risée, 
ku iïu naval, ku nu rêtân. Il 
est la fable de tout le village, 
va dekâ bâ yépâ di ko naval. 

FABRICANT, FABRICATEUR, 
s. m. dèfarkât b. 

FABRICATION, s. f. dèf b., 
ndèfar m., ligèy b. 

FABRIQUER, v. a. dèf, dè- 
far. 

FABULEUSEMENT, adv. bu 
metul â gem. 

FABULEUX, adj. def i lëb, 
lëb b., metul â gem, lu di do- 
mal. 

FABULISTE, s. m. Zèofeuf b. 

FAÇADE, is, f, kanam g., 
bunt'i ker. 

'FACE, s. f. kanam g — 
(faire), être en face, être face 
à face, dânô, dublu, dakarlô, 
tolô. Leur maison fait face à 
la nôtre, sèn ker an,gi dublô'k 



sunu bos. Je suis en face d& 
lui, dânô nâ'k môm, môm là 
dânôl, môm là dakarlôl. -~, 
(faire), pourvoir à, topato, saka 7 . 
mpèhé. Laissez-moi faire, je f©< 
rai face à tout, bayi ma dâl, di 
nâ ti sakâ mpèhé. — (chaiu 
ger de), supalâku. Les choses, 
ont changé de face, def di su. 
palâku nâ. — (en), loc. adv A 
fi kanam, bu dakarlô. 

FACÉTIE, s. f. fâhan g., mas* 
lân m., bât bu di rêlô. 

FACËTIEUSEMENT, adv. ah., 
fàhàn, ndah rêlô. 

FACÉTIEUX, adj. tâhânkât b., 
maslânékât b., rêlôkât b. 

FÂCHÉ (être), mèr, naharlu^ 
gèdâ. — (un peu), mèrâlé. — 
contre quelqu'un, mère, sik& K 
néméku, némâku, tongu. Êtra 
fâchés l'un contre l'autre, mè' 
ranté, tonguanté, gèdanté. — , 
(faire du bruit avec les lèpres. 
quand on est), rnètu, métutu. 

FÂCHER, v. a. mèrlô,' !an« 
gai, tangal hol. — causer de la 
peine, nahari, naharal', nêhul^ 
disal. — (Se), mèr, mère, sikâ. 
Ne te fâche pas contre moi, je 
n'ai pu venir te voir, bul ma 
sikâ, dâ ma la dotul on S 
s.êtsi. — (faire semblant de se), 
mèrmèrlu. 

FÂCHERIE, s.f. mèr m., gèdfr 
b., hulô b., amlé b., doté b. 

FÂCHEUX, adj. nahari, mêti, 
lu di disal. — en parlant du 
caractère, lâluul, baré diko, no« 
hari dérèt, sôf, safadi. 

FACILE, adj. yombâ. C'est fa* 
cile pour vous, mais non pour 
moi, yombâ nâ la, vandé yombn 
ma. — accommodant, yomba % 



FAC 



î44 



FAI 



fiêh dérèt, bâh, lèv. Il est trop 
facile, bâh nâ bè dof. — (ren- 
tlre), vombal. 

FACILEMENT, adv. bu yombâ. 

FACILITÉ, s. f. yombay b. — 
t avoir la) de, men, san. — (avoir 
de la) pour l'étude, nêh nhèl. 
Mon enfant n'a pas de facilité, 
8umâ dôm nêhul nhèl. 

FACILITER, v. a. vombal. 

FAÇON, s. f. action de faire, 
dèf b., ndèfar ni. — manière 
de faire, dèfarin v., ligèyin v. 
—^ apparence, hêt v., mèlô v. 
Faire des façons, banbanlu. — 
tde) que, bè. 

FACONDE, s. f. (avoir de la), 
baré lamén, baré kabâb. 

FAÇONNER, v. a. de far, na- 
hât. 

FACTEUR, s. m. dèfarkat b. 
>—• qui distribue les lettres, fak- 
tor b., dohékat i tëré, dohékat 
i lètâr. 

FACTICE, adj. de} i musâtu, 
lu undul ak degâ. Un besoin 
factice, sohla su aniul bopâ. 

FACTIEUSEMENT, adv. ak 
hôt nopâ, ak nhèl um tambalay. 

FACTIEUX, adj. et s. m. nit 
U tambalay, nit u karabàné, 
rembadkât b., dahasékât b., luit 
nopa, ku di sol i nopa. 

FACTION, s. f. nâ andâ'k, nâ 
far ak, nit i, en ajoutant le nom 
du chef. La faction de Baké, 
ftâ far ak Baké, nit i Baké. — 
Xfaire), otu, hâr, hârandiku. 

FACTIONNAIRE, s. m. otukât, 
tiotukât b. 

FACTORUM, s. m. baré men- 
men, ku men a dèf lu nèkâ. 

FACTURE, s. f. faktir b. — 
manière dont une ■ chose e~t 
ïaite, dèfarin v. 



FACTURER, v. a. bindâ ndég 
li. 

FACULTATIF, adj. lu ùu men 
â dèf, men nanu ko bail a dèf 
itam. 

FACULTÉ, s. f. pouvoir, men- 
men g., samsaiï b. — (avoir la), 
men, saii. Je n'ai pas la faculté 
de partir, saiïu mû dèm — 
(donner la), menlô, saiilô. — 
(faire semblant d'avoir la), men- 
menlu, sansanlu. 

FADAISE, s. f. baient b., bât 
bu sôf, bât bu' amul bopâ. 

FADE, adj. sôf, sapi, saful, 
safadi, safari, sefâ, téhèm. Ce 
poisson est fade, dèn vile dèfà 
setâ. — (mets quelconque), té- 
hèm b., nam vu téhèm. 

,FADEUR, s. f. sôfay b., ntô- 
fèl l., safadi g. 
sa conversation, 
âm andal. 

FAGOT, s. m. say v. mponit 
m., tahan b. 

FAGOTER, v. a. takâ say, tilâ. 
— habiller mal et sans goût, 
sàngâ'k. fïàvlé, limbû'k nàrlé. — 
(Se), sângô'k iïàvlé, limbô'k 
nâvlé. 

FAGOTEUR, 

FAIBLE, adj, 
voyof, hibon, 



La fadeur de 
safadi gâ vah 



m. tilâkât b. 
oyèf, oyof, voyèf, 
loyoh, név dôlé, 
nakâ dôlé, bon. Des genoux fai- 
bles, ôm yu loyoh. Il est plus 
faible que moi, mû ko epâ dôlé. 
— (rendre), oyof al, voyof al, 
bonlô. — trop indulgent, yombâ, 
nôy diko, bâh bè dof. — peu 
considérable, név, baréul, me- 
tul, tût. — s. m. nakâ-dôlé g. 
C'est là son faible, tu la nakâ 
dôlé. — (avoir un) pour, nôy 
diko fi, téhètal. 

FAIBLEMENT, adv. bu voyof, 
ak név dôlé. • 



FAI 



2 45 



FAI 



FAIBLESSE, s. f. , oyéfay, oyo- 
jay b., név-dôlé g., nakâ-dôlé g. 

— manque de fermeté, yôyay 
b., bâhay bu tèpâ. — (tomber 
en), vîh. Cet homme tombe en 
faiblesse, il va s'évanouir, nit 
kâ'ngi di vîh. lëgi mu hem. 

FAIBLIR, v. n. yohi, nakâ 
■dôlé. 

FAILLI, s. m. nit ku bankâ 
ndôl l. 

FAILLIBLE, adj. men a dûm. 
Tout homme est faillible, nit 
Jeu nèkà men nâ dûm. 

FAILLIR, v.n. commettre 'une 
ïaute, moy, bakar. — se trom- 
per, dûm, dûh, tom. — être 
sur le point de, hal, hav. Il a 
failli me tuer, hal n& mù rèy. 

— faire faillite, bankâ. 
FAIM, s. f. hîf b. La faim 

■chasse le loup du bois, hîf di 
nu dahâ buki ti hèr. — (avoir), 
hîf. Avoir une faim dévorante, 
hîf bè de, hîf bè nalum, bè her- 
.sèf. 

FAINÉANT, s. m. taèl, làèï- 
kat b. 

FAINÉANTER, v. n. taèl, ban 
a ligèy, déki loho i n'en. 

FAINÉANTISE, s. f. ntaèl g. 

— (vivre dans la), taèl, tayâl, 
né mbap mbapàral. 

FAIRE, v. a. dèf, dèfar Si 
je fais ce que je puis, je fais 
ce que je dois, su ma dèfé la 
ma men, dèf nâ la ma var. 
J'en veux faire mon jardin, da 
ma ko begâ dèf surnâ tôl. — 
pour quelqu'un, dèf al. — en- 
semble, dèfando. — encore, dè- 
fati. — (ne plus), dèfatil. Je 
ne le ferai plus jamais, du ma 
ko dèfali mukâ. — observer, 
dèf, topa, meiâli. Il ne désire 
que de faire la volonté de Dieu, 



âdoul lènèn lui mietâli begèl u 
Yalla. — (ne) que, dèful lui, 
rèkâ. Il n'a fait que son de- 
voir, dèful lui lu di varugar 
arn. Il ne fait qu'aller et venir, 
dèfâ dèm di dika rèka. — (ne) 
que de, sanha, lëgi, dôr. Il ne 
fait que de sortir, gêna nâ 
sanha. Il ne fait que d'arriver, 
mungê dôr a agsi. — mal, méti. 

— tort, ton. — un devoir, va- 
ral, tèg varugar. Un grand 
nombre d'expressions diven. s 
sont traduites aux mots qui 
peuvent accompagner le ve be 
faire. — son chemin, dot ti 
détay bu doit, am mûr, dadalé 
al al. Ce jeune homme fera son 
chemin, far vu ndav vile di 
nâ am mûr. — une bonne re- 
cette, gané lu baré, dûy lu baré. 

— devant un infinitif, tah, ter- 
minaison lô. Faire travailler, 
ligèylô ; faire travailler pour 
soi, ligèylu. C'est vous qui 
l'avez fait partir, yû ko tah a 
dèm. Dieu fit pousser un grand 
arbre, Yalla dèf garab gu rèy 
sah, Yalla sahlô garap gu rèy. 

— semblant de, se rend par le 
redoublement du verbe et la 
désinence lu. Faire semblant de 
partir, dèmdèmlu. — (Se), de- 
venir, dèf, dèf sa bopâ. Je me 
suis (fait tédo, dèf nâ tédo, dèf 
nâ sumâ bopu tédo. — (ce qui 
peut), dèfu. Ce qui peut se 
faire peut se dire, lu dèfu vahu. 

FAISA.BLE, adj. dèfu, lu nu 
men a dèf. 

FAISANDER, v. a. déntâ rab 
bè mu arn hèt, bè nriu foroh. 

— (Se), am hèt, foroh. 
FAISCEAU, s. m. say v. 
FAISEUR, s. m. dèfarkât b. 

— d'embarras, baré menmen. 



FAI 



— 246 — 



FAM 



FAIT (être) pour, bàh ti, èm 
fi, dub ti. — (homme), nit feu 
met, nit feu suti. — .s. m. de} 
d., lu hèv. — (agir par voie de), 
del ak dôlé, nangô'k dôlé. Au 
pi., voies de fait, dôr b., dardu 
g. — (de), ta degâ, vah degâ, 
— (en) de, ti, nak après un 
mot. En fait de pagnes, j'en ai 
de magnifiques, malûn yâ nak, 
rafètlé nâ lèn loi. — (si), aha- 
kan. C'est bien fait, fètô ! /è- 
tétô ! — (tout à), môs, bè sotal, 
fav. 

FAÎTE, s. m. d'une maison, 
pud b., mpohlâ m. Je cherche 
à apercevoir le faîte de ta case, 
mangi sënu sa pud u nêg. ■ — 
le sommet d'une chose élevée, 
tat, ntat l. Le faîte d'un arbre, 
ntat u garap. Le faîte des gran- 
deurs, la gen â hâve, ta ndam 
yiï. 

FAITIERE, adj. f. lu di tègu 
ta kâv. 

FAIX, s. m. èb b., ènu b., 
sef b., say v. 

FALAISE, s. f. dandâ ti té- 
fès, hêr vu kâvé ti téfès. 

FALLA'CIEUSEMENT, adv. ak 
lahas, ak nahé, bu mus, ak 
musé. 

FALLACIEUX, adj. dongé, nit 
u lahas, nahkât b., mus. 

FALLOIR, v. n. èlâ, var. Il 
faut que tu partes, var ngâ dèm. 
Il faut, mbété, bâté. Avant que 
je m'embarque, il faut que mon 
père arrive, bala ma dugâ gai, 
mbété sumâ bây iïevé. — (S'en) 
peu, hal, hav, pot ah. Peu s'en 
est fallu que je ne le tua -e, 
hal nâ ko rèy, rèy nâ ko po- 
tah. — (S'en) beaucoup, peut 
se rendre par la négation qu'on 
fortifie par quelque mot comme 



môs, ta degâ. Il s'en faut beau- 
coup que je sois riche, ta dega 
môs baréu ina alal. 

FALOT, s. m. nit, nltu b. 

FALSIFICATEUR, s. m. sipta- 
hukât b., yahâkât b., rahkât b. 

FALSIFICATION, s. f. siptahu 
b., kod b., rah b. 

FALSIFIER, v. a. siptahu, rah, 
kod. Ce dernier ne s'emploie 
que pour les liquides. 

FAMÉ, adj. (bien), borom tur 
vu bàh, borom tur vu rafêt. — 
(mal), borom tur vu fiâv 

FAMEUX, adj. doli, sîv, am 
tur, borom tur, borom tur vu 
doli. C'est un homme fameux, 
am nâ tur. — marquant l'excès 
d'un défaut, suti, amul morom. 
C'est un fameux ivrogne, man- 
dikat bu suti là. 

•FAMILIARISER, v. a. minai, 
mînlô, tamal, tamâlô. — (Se), 
min,- tamâ. 

FAMILIARITÉ, s. f. miné, mî- 
nèl g. Familiarité excessive, 
minèl gu epâ, mînèl gu tèpâ. 
Avoir des familiarités avec une 
personne de différent sexe, la- 
miso, farântu. 

FAMILIER, adj. andâ, mîn, 
miné. — ordinaire, faral. — 
(se rendre), >mokal. 

FAMILIEREMENT, adv. bu 
miné. 

FAMILLE, s. f. du côté de la 
mère, hêt v. — du côté du 
père, gir, ngirté g., génô g., 
askan v. — personnes de la 
miaison, va ker gâ, surgâ y. — 
personnes qu'un homme a la 
charge d'entretenir, ndobôt o. 
Ma famille est nombreuse, sumâ 
ndobôt baré nâ. 

"FAMINE, s. f. hîf b., bugâ b. 
Il y eut une grande famine dans 



FAN 



— 247 — 



FAS 



3e pays, dekâ bâ hîf, hîf bu 
méti am ta rëv ma. 

FANAL, s. m. nît, nitu b 

FANATIQUE, adj. tépatiku ti 
jef i yôn, tangâ, fitnâ bu tèpa 
ti yef i yôn. 

FANATISER, v. a. tangal, rnay 
jitnâ du epâ ti yef i yôn. 

FANATISME", s. m. iangoy bu 
epu, tépatiku b., fitjiÇ du tèpa 
ti yej i yôn. 

FANER, v. a. bôb, lahlô. C'est 
le vent d'est qui l'a fanée, 
mboyo me ko lahlô. — (Se), v. 
pr. lah, yahu, râf. Les fleurs 
«qui se fanent, tôrtôr yu di lah. 

FANEUR, s. m. bôbkât b. 

FANFARE, s. f. voy i mbilip, 
voy i buftâ yu tuhâ. 

FANFARON, s. m. damukal b., 
hadânkat. b., hurhurlu b. — 
{faire le), damu, gôrgôrlu, hur- 
huri, hadân, béd'o, néménné- 
ménlu. 

FANFARONNADE, s. f. damu 
b., hurhuri g., hadân g. 

FANFRELUCHE, s. f. baient 
b., tâhân g. 

. FANGE, s. f. binit b., poto- 
poto b. 

FANGEUX, adj. baré binit, 
potopoto. 

FANON, s. m. du bœuf, 60- 
loh, bolah b. 

FANTAISIE, s. f. mbéh m., 
banêh b., tâhân g., sohla su 
amul bopa. Il vit à sa fantai- 
sie, déjà topa banêh u bop'am. 

FANTASQUE, adj. baré diko, 
nahari dérèt, nit i tâhan. 

FANTASSIN, s. m.'lîr g. Vous 
serez de vaillants fantaissins, di 
ngën do i lîr yu némén. 

FANTASTIQUE, adj. halât i 
n'en, lu amul bopâ. 

FANTÔME, s. m. ndûmâ g., 



nhèl m. — chimère, nf/ihân g* 
Un fantôme de . bonheur, ba~ 
nêh u tâhân. 

FAQUIN, s. m. hadânkat b. t 
damukal b., nit i tâhan. — 
(faire le), hadân, farô, damu. 

FARCE, s. f. maslân m., ntâ- 
hân .g., luhus g., def du di 
rêlô. Faire des farces, maslânê, 
tâhân, luhus. — hachis, pirki 
b., tetat i yapa. 

FARCEUR, s. m. maslânékât 
b., luhuskât b., tâhânkat b. 

FARCIR, v. a. fésal ak tetat 
i yapa. — remplir avec excès, 
fêsal bè mu né mût. 

FARD, s. m. feinte, îidid l., 
nahé b. Parlez sans fard, vahal 
bu fès, vahal vah du ver, vah 
du Or. 

FARDEAU, s. m. è6 b., ènu 
b., say v., sef b. 

FARDER, v. a. div. 

FARFADET, s. m. diné d. 
— homme très frivole, tuy b., 
fiaka bopâ, nit i tâhân, ùoradi. 

FARFOUILLER, v. a. dahasê, 
bôlé, ût lef di dahasé lu nékâ. 

FARIBOLE, s. f. ntâhân g., 
baient b., def i tâhân. 

FARINE, s. f. sunguj s., fe- 
rin b- De même farine, yépâ 
bènâ. — mouillée, bol b. — de 
mil granulée, bâray b., karav 
g., sanhal s. 

FARINER, v. a. suysuyal ak 
fer in. 

FARNIENTE, s. m. ntaèl g., 
nopâlu b., noflay b. 

FAROUCHE, adj. hos, sohor, 
naliari dérèt, lâluul. 

FASCICULE, s. m. petit pa- 
quet, say v. 

FASCINATEUR, s.-m. umkat b. 

FASCINATION, s. f. um g., 
nhirté g. 



FA S 



— 248 



FAU 



FASCINER, v. a. um. — sé- 
duire, nah, nahé, hîr. 

FASTE, s. ni. hadân g., sé- 
ruân b., vonéu b., rafètay bu 
epâ. 

FASTIDIEUCEMENT, adv. bu 
sôf. 

FASTIDIEUX, adj. sôf, safari, 
safadi, lu di tanhal, lu di tan- 
halé. 

FASTUEUSEMENT, adv. ak 
hadân, ak séruân. 

FASTUEUX, adj. hadânkât b., 
séruànkât b., lu baré hadân. 

FAT, s. m. damuktit b., ait 
ku sôf. 

FATAL, adj. ây, bon, rriéti, 
digul, digadi. Le jour fatal, 
bès bu ây. — inévitab'e, lu kèn 
menul a moytu, lu kèn menul 
à téré. 

FATALEMENT, adv. bu ây, bè 
kèn menu ko moytu. 

FATALITÉ, s. f.' kas g. 

FATIGANT, adj. ennuyeux, 
sôf, safadi, lu di tanhal, lu di 
tànhalé, lu di gétèn. — péni- 
ble, méti, lu di lot al, lu di 
tayilô. C'est un travail fatigant, 
ligèy bu méti la, ligèy là bu di 
lotal nit. 

FATIGUE, s. f. travail pénible, 
ligèy bu méti. — lassitude, lo- 
tay b., tayi b. — de l'ouiïe, pro- 
venant du bruit, tanhal b. 

FATIGUÉ (être), Iota, tayi, 
yér, fâtu. Très fatigué, fias, 
télé. Jésus était un jour très 
fatigué, Yésu tayi vôn nâ bès 
bu méti, tayi vôn nâ bès tayi 
bu méti loi. — ennuyé, tonglay, 
dâhlé. 

" FATIGUER, v. a. lotal, lotâlô, 
layilô, fât, sonal. La chaleur 
m'a fatigué, nâd vi fât nq ma. 
— importuner, tînal, tanhal, 



tanhalé, gétèn, sôf, rèy, fidal. 
Ne .me fatigue pas davantage, 
je ne te répondrai plus, bul 
ma tinal ati, dotu ma la lontu* 

— (Se), lotal sa bopa, sonal sa 
bopâ, gétènu. 

FATRAS, s. m. dahasé b., lu 
dahasô. Son discours, c'est un 
fatras à n'y rien comprendre, 
vah âm dèfâ dahasô bé hama- 
tul. 

FATUITÉ, s. f. damu g., réy- 
réylu b., réyréylu'dof. 

FAUBOURG, "s. m. val'i dekâ. 

FAUCHER, v. a. bôb, gub. 
Ces mots signifient couper de 
l'herbe d'une manière quelcon- 
que. Les Noirs qui apprennent 
à faucher se servent du mot 
français. Je vais faucher, mangé 
fôsédi, mangé dèm ta fôsé bâ. 

FAUCHEUR, s. m." bôbkât b. 

FAUCILLE, s. f. sartâ b. 

iFAUCON, s. m. birampâté b. 

FAUFILER, v. a. tapa, ta- 
hâlé, dokàlé. — (Se), v. pr. po- 
rohlu, parahlu, né rebah. 

FAUSSAIRE, s. m. nahkât b. 

FAUSSEMENT, adv. bu dul 
degd, bu andul ak degâ. — (ac- 
cuser), sosa.1. 

FAUSSER, v. a. yaha. — en- 
freindre, moy. — courber, bankâ 

— le jugement, dahal. — (Se), 
yahu. 

FAUSSETÉ, s. f. fèn v.,, nar 
v~., kati v., lu dul deg. — du- 
plicité, mikiîr m., lahas b. 

FAUTE, s. f. bakar b., dûm 
g., tom b., moy m., sika b. 
C'est ma faute, suma. ntèhèf la. 
Ce n'est pas ma faute, du suma 
sago, du ma ko dèf, tèyu ma 
ko. — (être en), faire une 
faute, bakar, dûm, tom, moy, 
dânu ti lu varul. — manque 



FAU 



2 49 



FÉE 



nakâ b. Cela me fait bien faute, 
iiakâ lôlu, nahari nâ ma loi, 
dèf ma dâhal bu méti — (ne 
pa se faire) de, du nakâ, fia- 
kul. Il ne se fait pas faute rie 
battre sa femme, nakul di dân 
dabar âm. — de, ndégé nakâ. 
Faute de lit, on se couche par 
terre, ku naka lai, tedâ ti sûf. 
Il a péri faute de secours, de 
nâ ndégé nakâ ndimal. Faute 
-d'éducation, ton fils ne fera 
rien de bon, sô yarulé sa dôm, 
du bâh mukâ. — (sans), bu ôr, 
môs. Venez sans faute demain, 
bul nakâ nev elek, bul uté elek. 

FAUTEUR, s. m. farlékât b., 
farâlé b. 

FAUTIF, adj. sujet à faillir, 
lu men a dûm, men â moy. — 
plein de fautes, baré dûm. 

FAUVE, adj. gélèmbu. 

FAUX, s. f. sartâ b., bôbu-kay 
b., gubukay b. — adj. lu dul 
degâ, lu moy degâ, andul ak 
degâ, amul. C'est faux, dâ ngâ 
fèn, du degâ, — qui affecte 
des sentiments qu'il n'a pas, 
mîkâr, mîkarkât b., nahkât b., 
nit i lahas. — (à), du degâ. On 
l'a condamné à faux, até'g na- 
fèha la nu ko aie. — s. ni. lu 
dul degâ. Vous devez discerner 
le vrai du faux, ^var ngâ ranâ- 
tlé lu di degâ ak lu dul degâ. 
-^- (s'incrire en), védi: 

FAUX-FUYANT, s. m. sentier 
détourné, yôn vu lahu. — pré- 
texte, tâfantu b. Il cherche des 
faux-fuyants, déjà ût lu mu tâ- 
fantalé bop'âm. 

FAVEROLLE, s. f. seb b., 
aébè d. 

FAVEUR, s. f. yiv v., barké 
b., hèval g. — (être en) auprès 



de, ?nen lu baré fâ, menê'k. — 
protection, mpar m., genâtlé g. 
— (en) de, ndah, ndahté, ndégé, 
ndagé, ngir, terminaison l, al. 
Je parle en sa faveur, môm là 
\ahal. — (à la) de, ti mpar, ti 
mpèhc. 

FAVORABLE, adj. bâh, am 
barké, dimali, nangu. J'ai de 
lui une opinion favorable, dapé 
nâ ko lu bâh, halât nâ ti môin 
lu bâh. 

FAVORABLEMENT, ady, bu 
bâh, ak hol bu lëv. 

FAVORI, adj. g en â nêh, lu 
ilu genâtlé. — s. m. dag b., 
hedâ d. C'est le favori du roi, 
môm là bûr bâ gen â sopâ, 
and'u bûr là. — touffe de barbe, 
fâs y. 

•FAVORISER, v. a. genâlé, ge- 
nâtlé, téhètal, dimali, andâ'k, 
far ak, farlé. 

FÉBRIFUGE, s. m. garap u 
fèbâr, lu men â fad fèbâr. 

FÉBRILE, adj. lu bokâ ti fè- 
bâr. — qui agite comme la 
fièvre, lu di yengal, lu di lohlô. 

FÉCALE (matière), vâlanké v. 

FÉCOND, adj. nangu, sakan, 
baré barké, am barké. 

FÉCONDANT, adj. lu di sa- 
kanlô, lu di mcnâlô. 

FÉCONDER, v. a. sakanlô, ba- 
rélô ndur, may barké, ménâlô. 

FÉCONDITÉ, s. f. sakanay b., 
barké b. 

FÉDÊRALISER, FÉDÉRER, v. 
a. bôlé. — (Se), bôlo, digâlé. ■ 

FÉDÉRATION, s. f. ndigâlc g. 

FÉE, s. f. diné d. 

FÉERIQUE, adj. rafèt bè ha- 
matut. 



FEI 



FEN 



FEINDRE, v. a. rèdu, dîdu, 
nahé. Il ne convient pas à un 
vieillard de feindre, tèdul ma- 
gèt di rèdu. — de, feindre avec 
un complément, mèlmèlu ni. 
Le plus souvent, on redouble le 
radical du verbe avec la ter- 
minaison lu. Il feint d'être ma- 
lade, il feint une maladie, dèfà 
dérdérlu. Il feint de t'aimer, 
dèf la sopâsopâlu. 

FEINTE, s. f: rèdu b., ndîd 
l., ndîdu g., nahé b. 

FÊLÉE, (avoir la tête), dof, 
dèsé, tôy, noradi. 

FÊLER, v. a. har, fêla, fètâ, 
tod. Les mêmes mots signifient 
également se fêter, être fêlé. 

FÉLICITATION, s. f. neyu, 
neyô b., sargal b. 

FÉLICITER, t. a. neyu, nav. 
— au retour d'un voyage, sar- 
gal. — après un danger évité, 
ndokâlê. En abordant la per- 
sonne qu'on vient féliciter, on 
dit : Ndokâ sa bakan. Elle ré- 
pond : Ndokâ sa vala. — une 
femme après ses couches, ndo- 
kèl. 

FÉLON, adj. orkât b., sohor, 
hos. 

FÉLONIE, s.f. nkor g., vor b. 

FÊLURE, s. f. harhar v. 

FEMELLE, s. f. digèn d. — 
adj. digèn qu'on joint' au nom 
par le pronom relatif, Un merle 
femelle, gulâgul bu digên. 

FÉMININ, adj. digèn, joint 
au nom par l'article indéfini. 
Un visage féminin, kanam u 
digèn. 

FEMME, s. m. digèn d. — 
guélvare, du sang royal, tafia 
b. — d'une beauté remarqua- 



ble, dongomâ d. — mariée, par 
opposition à celle qui est vierge, 
dêg b., gandêr g. — épouse, 
dàbat d. J'ai perdu ma femme 
l'an dernier, sumâ dabar rër 
na dàv. — nouvellement ma- 
riée, séyt, sêt b., ndav s. — (pre- 
mière) d'un polygame, avo b. 
La seconde se nomme danger 
b. — par rapport aux autres 
femmes du même mari, vudâ 
b., vudé v., udâ v. — de ma- 
rabout, sohnâ s. — esclave de 
son mari, tara b. — qui a un 
enfant à porter sur le dos, do- 
bôt d. — chérie de préférence 
par son mari, hedâ d. — haïe 
de son mari, sên b. — publi- 
que, ndambûrân d. — débau- 
chée, sans pudeur, kator, ka- 
toro b., sadahina b., digèn adi- 
rer, tékal b., garbo b-, digèn du 
iïakâ gâté. 

FEMMELETTE, s. f. digèn du 
naka dôlé, digèn du ilakâ fit, 
digèn u tâhan. Les mêmes épi- 
thètes s'empkrent quand on 
parle d'un homme. C'est une 
femmelette, amul fit, nit u tâ- 
han la ; on dit aussi bahar b 

FÉMUR, s. m. ya'h i lupâ b. 

iFENAISON, s. f. damano'bôb. 

FENDEUR, s. m. harkat b. 

FENDILLER (Se), v. pr. har. 
^.FENDRE, v. a. har, gada, 
hadi. — le oceur, dog hol, yahâ 
hol. — (Se), être fendu, har, 
hâdiku, fêla, fètâ. C'est bien 
fendu, har nâ pat. 

FENÊTRE, s. f. fâlantêr] flan- 
têr b. 

FENTE, s. f. harhar v., fètay, 
fètâfètâ b., hadi b. — par où 
l'on guette, yèr b. 



FER 



25l — 



FER 



FER, s. m. L'en g. Fer rouge, 
vèn gu sâs. — à égrener le co- 
ton, dèlèm. dâlem d. — au pi. 
déngâ y., déng'i loho. Mettre 
aux fers, déngâ. 

FER-BLANC, s. m. vèn gu 
tapa, fèrblang b. 

FÉRIÉ, adj. (jour) bès bâ nu. 
téré ligèy, bès bâ ligèy ây 

FÉRIR, v. a. dôr. — (sans 
coup), té hêh bâ amul. 

FERLER, v. a. tahan. 

FERME, adj. deher, deger, dé- 
géy. — stable, sah, taku, sah 
bu deher. Soyez fermes dans 
le bien, nâ ngën sah pi lu bâh. 
La terre ferme, par opposition 
à la mer, déri. — (de pied), ban, 
â tît, ban â ragal, ak néméfi. — 
(rendre), deheral, degeral, de- 
herlô. 

FERMEMENT, adv. 6u deher, 
bu taku. Allons, ferme ! de- 
herlu l'en, fogôrlu l'en. 

FERMÉ (être), ubu. Les yeux 
fermés, sans réflexion, ban â 
sêt. — appuyée par un bâton 
en parlant d'une porte, bestenu. 

FERMENT, s. m. lu foroh, 
mporohal m., lu di forohal. 

FERMENTATION, s. f. mpâr, 
mpûray m., mporohté g. 

FERMENT ATIF, adj. lu di fo- 
rohôl, lu di fùrlô. 

FERMENTÉ (avoir), en pad nt 
de certains fruits, fus. — (tout 
ce qui. a), porohal, mporohal 
m. Pain fermenté, mbûrû' mpo- 
rohal Pour le pain et le cous- 
cous, on dit aussi hèbnèbâm g. 

FERMENTER, v. n. fur, fo- 
roh, nus, — (faire), fûrlô, fo- 
rohal, nuslô. 



FERMER, v. a. ub. — à clef, 
enfermer, ted. — aAec bruit, né 
rap. Cette locution s'emploie 
aussi comme verbe neutre. La 
porte s'est fermée avec bruit, 
biintâ bi né nâ rap. — une 
porte en l'appuyant avec un 
bâton, besten. Tout morceau 
de bois servant' à fermer ainsi 
une porte, besienukay b., fé- 
ranhal b., péranhal b., rohâ b. 
— enclore, sèhâ, lëm, nak. — 
la bouche, se taire, gèb, né 
npètâ, né mîk. — les yeux, 
gemâ, hâpâ. — le passage à 
quelqu'un, tas. Ferme le pas- 
sage à la chèvre, tasal bèy vi. 

FERMETÉ, s. f. deheray, de- 
geray b., ntàku g. — énergie, 
fit v., némén, iïomé, ngem- 
Yalla g. 

FERMETURE, s. f. FERMOIR, 
s. m. ubukây b., ubër, kubër b. 

FÉROCE, adj. hos, sohor, nëg, 
nul bir, nul buiit. 

FÉROCITÉ, s. f. hos b., nhosté 
g., nlorhorté l. nëgé.b. 

FERRAILLE, s. f. vèn y. 

FERRAILLER, v. n. disputer, 
hulô, véranté. 

FERRAILLEUR, s. m. dispu- 
teur, hulôkat b., vérantékat b. 

FERREMENTS, s. m. pi. FER- 
RURE, s. f. vèn y. 

FERRER, v. a. tegâ, gankâ'k 
vèn. 

FERTILE, adj. sakan, nangu, 
bâh, dm barké, mena dôm yu 
baré. Très fertile, sakan bè ba- 
rakalla. 

. FERT" FMENT, av. bu nangu, 
bu sak 

FERTJLISABLE, Lvlj.. '" firs 
men â sak'anlô, lu nu men -â 
bâhal. 



FER 



FEU 



FERTILISANT, adj. lu di sa- 
kanlô, la di ménâlô, la di 
bùhlô. 

FERTILISER, v. a. sakanlô 
ménûlô, bâhal, bùhlô. 

FERTILITÉ, s. f. sakanay b,, 
nangu b., barké b. 

FÉRULE, s. f. sada b., yar 
b., posta b. 

FERVEMMENT, adv. bu savar, 
ak mparlu, bu tango. 

FERVENT, adj. farlu, savar, 
tanga. Des prières ferventes, 
nân yu tanga. C'est un ch 'é'fâ n 
fervent, kértèn bu or la, dulit 
il Yalta bu taku lu. 

FERVEUR, s. f. jarla, mparlu 
y., ntavarté l. Mes chers en- 
fants, priez avec ferveur, sumâ 
dôm i ndèy, farlu l'en ti nân. 

FESSE, s. f. tât b. 

FESSER, v. a. sada, yar 

FESTIN, s. m. mbôtay b., an 
bu sîv, den, nden l. — (pren- 
dre part à un), denu, bokâ ti 
mbôtay. Celui qui y prend 
part, denâlé, denando b. — 
(présider au), denalé. Celui qui 
y préside, denalé b. 

FESTINER, v. n. dèf mbô- 
tay. 

FESTOYER, v. a. mené gan, 
ugali bu amul morom. 

FÊTE, s. f hèvté g., fêt b. 
Fêtes mobiles, hèvté yâ di tohu. 
Fêtes de précepte, fêt yâ fiô 
éblé, fêt yâ nô térê ligèy. Fê- 
tes qui ne sont plus de précepte, 
fêt i ndulit, fêt yâ tiu yéblé- 
tul. — publique, hèvté'dekâ. — 
de jeux, hèv l. — d'une per- 
sonne, fêt b., bès u twan- 
do'm. Ne me donnera z-vous 



rien pour ma fête ? du ma muy 
sumâ fêt, ? — des Mahométans, 
fèmâ g. Leurs principales fêt<î> 
sont : talabôri b., au commen- 
cement de l'année musulmane; 
gâmo g., anniversaire de la 
naissance de Mahomet : korité 
g., a la suite du jeûne du 
Ramadan, et tabaski d., en mé- 
moire du sacrifice d'Abraham. 
— (célébrer une) avec solen- 
nité, humbal, Talabôn et ta- 
baski s'emploient comme ver- 
bes. 

FÊTE-DIEU, sJ. Hèvté'yaram 
u Yésu-Krista. On entend dire 
souvent : Posoir b. 

FÊTER, v. a. humbal. — ac- 
cueillir avec empiétement , 
mené gan, agali bu bàh. 

FÉTICHE, s. m. hèrèm g., 
tûr m. Un arbre fétiche s'ap- 
pelle aussi tama b. C'est son 
fétiche (il est engoué de lui), 
dapâ nâ H môrii bè dof. — 
(rendre un culte au), tùru. Ce 
sont des insensés qui vont ho- 
norer les fétiches, i dof la nu 
fia di tûrudi. 

FÉTICHISME, s. m. lùru b., 
ndâmu-hèrèm g. 

FÉTICHISTE, s. m dàmukât 
i hèrèm. 

FÉTIDE, adj. am hct, hasav. 

FÉTIDITÉ, s. f. hasav, hasa- 
vay b. 

FÉTU, s. m. baient b., dèf 
i tâhân. 

FEU, s. m. sa.fara s., bel b. 
(L), ndâr L, dcnër b. Un petit 
feu, as tafara (S). Le feu de 
l'enfer, safara's Nàri. — ardent, 
yanday b., safàra su yaridu, sa- 
fara su hambâ. — (allumer le), 
tâl, lakâ. — (souffler le). fuf t 



FEU 



— - 2 53 



FID. 



gundâl (L). — (mettre le)' clans 
un trou où se trouve un animal 
pour l'obliger à sortir, her. — 
■(conserver, entretenir le), ta- 
katal. — (faire du) en frottant 
le bois, parpar, bed. — (pren- 
, dre), tâkti, takâ. Au moral, dal 
di mèr. — (arme à), ganay gu 
nw soh. — (celui qui n'a) ni 
lieu, ndôl L, iumuranké b., do- 
handèm b. — ardeur, mparlu 
g., ntavarté l. — (être tout de), 
jarlu, savar, yandâ. — (mettre 
en), semer la discorde, dahasé, 
bôlé, sol i nopâ. — de la con- 
cupiscence, dénër b. — follet, 
Iwyènlân b. — - int. svnil. sani 
lën. — adj. dèm Yalla, dèTnsi 
Yalla d. 

FEUILLAGE, s. m. téhèf b., 
hob y. ' 

FEUILLAISON, s. f. sahay i 
hob. Au moment de la feuil- 
laison des arbres, ba garap yi 
di sah i hob. 

FEUILLE, s. f. hob b. Feuil- 
les mortes, hob yu ràf. — de 
papier, kàit g., tabah u kâit, 
lef ti kâit, lâf i kâit. — de mê- 
lai, lâf m. — de baobab pour 
le couscous, lùio d., luy m. (L). 
— de tamarinier bouillie .dans 
l'eau, naj>i b. 

FEUILLER, v. n. sah i hob. 

FEUILLET, s. m. tabah u 
kâit, làf i kâit. 

FEUILLETER, v. a. vâlbâii i 
lâf i kait, Uni. 

FEUILLETTE, s. f. barik b. 

FEUILLU, adj. baré hob, 
sembâ, sehâ. 

FÈVE, FËVEROLE, s. f. nébé 
•d., seb b. 

FI ! FI DONC - int. tûk ! tûk 
•dé ! beres, mberes ! pi. tûk lën! 



FIANÇAILLES, s. f. pi. ntët 
b., digé v séy. 

FIANCÉ, s. m. borom sévt 

FIANCÉE, s. f. séyt, sêt b., 
danhâ b. 

FIANCER, v. a. mayé ti séy, 
takâ ngoro. — (Se), digé séy. 

FIBRE, s. f. bûm y. 

FICELER, v. a. takâ. 

FICELLE, s. f. viefi v., bûm 
bu tût. 

FICHE, s. f. sepukày b. — 
de consolation, lu nu dalalé 
hol. C'est une fiche de conso- 
lation que je lui ai donnée, vah 
nà ko lôlu, may nâ ko lôlu 
ndah dal al hol âm. 

FICHÉ (être), sepu, né sep, 
sampu. 

FICHER, v. a. sepâ, sampâ. 
J'ai flcbé mon couteau dans 
l'arbre, sepâ nà sumâ pàka ta 
garap gâ. 

FICHU, adj. bon. Il vous fait 
un fichu compliment, dèf là 
fiàvlé dàl. 

FICTIF, adj. def i nahé, def 
i musûtu. 

FICTION, s. f. lëbàtu b. — 
dissimulation, mikâr m., fèn v., 
nahé b. 

FICTIVEMENT, adv. ak nahé. 

FIDÈLE, adj. taku, met â ôlu, 
dapâ. Un ami fidèle, haxit bu 
taku. Je serai toujours fidèle à 
cette dévotion, di nà dapâ bè 
nids ti dûlit gôgu, du ma bayi 
mukâ ndulit gôgu. Être fidèles 
l'un à l'autre, takuanté. — 
exact, or, andâ'k degâ, Il lui 
fit un récit fidèle de tout ce 
qu'il avait vu, mu nitali ko la 
mu gis on lépu. — s. m. gem- 
kât b. L'assemblée des fidè.es, 
mbôlo i và'gem yâ. 



FID 



254 — 



FIL 



FIDÈLEMENT, adv. bu taku. 

FIDÉLITÉ, s.f. taku b., ntaku 
g. — probité, gor, goré, ngor g. 

FIEFFÉ, adj. suti. C'est un 
fripon fieffé, saysây bu suti la. 

FIEL, s. m. vèhtân v. — ani- 
mosité, mban m., mbanèl g., 
sîhlu g. 

FIENTE, s. f. ndëf l , hayt b. 

FIER (Se), v. pr. ôlu, vôlu. 
On ne peut pas se fier à lui, 
kèn menu ko ôlu. 

FIER, adj. hautain, gâbu, 
Têv, sûr. — orgueilleux, réy- 
réylu, damu. Il est fier de sa 
force, dèfâ damu ndégé dôlé'm. 
— intrépide, nomé, némén. — 
(rendre), gâbulô, rêvlô, rêvai 
Il n'y a pas de quoi vous ren- 
dre fier, metul nga gâbu. 

FIÈREMENT, adv. bu gâbu, 
bu rêv ; bu némén. 

FIERTÉ, s. f. gâbu b., ngâbu, 
gâbuté g., rêvay b., rêvandé g., 
réyréylu b. 

FIÈVRE, s. f. fêbâr b., libet 
libot d. — (avoir la), fêbâr, li- 
bet. Je n'ai pu venir parce que 
j'avais la fièvre, menu ma vôn 
a nev, dâ ma fêbâr on. — (don- 
ner la), causer une vive émo- 
tion, dahal bu méti, tîtal, lohlô. 

FIÉVREUX, adj. qui cause la 
fièvre, lu di dérlô, lu di dohé 
fêbâr, lu di fêbârlô. — sujet à 
la fièvre, ku di far al a fêbâr. 

FIÉVROTTE, s. f. fêbâr bu 
tût. 

FIFRE, s. ni. mbilip mu sèv. 

FIGER, v. a. vayal, vaylô. — 
(Se), vay, dalah, vay bè dèf 
$âlah, dèf dankâ. 

FIGUE, s. f. den b., sahar I 



b., gang b., bot b., kémur b. f 
dôg b. (Ce sont les fruits des 
divers figuiers sauvages dont les 
noms suivent). 

FIGUIER, s. m. sauvage, den 
g., sahar g., gang g., bot g., 
kémur g., dôg g., habi g. (L), 
batakolé g., sôto g., sanhay g., 
surur g., lodo g., mbap g. 

FIGURE, s. f. kanam g. Sa 
figure est changée, kanam âm 
supâliku nâ. — franche, ou- 
verte, har-kanam g. — (faire 
bonne), am térangâ, borom té- 
rangâ. — (faire triste), gatélu, 
rus. Faire triste figure à cause 
de la souffrance, molul. — pa- 
rabole, lëbâtu b., nirâlé b. Il 
parle en figure, dèfâ lëbâtu. — 
(se couvrir la) avec les mains, 
mepâ. 

FIGURER, v. a. mitai, natal. 
— avoir la forme de, nirô. — 
v. n. se trouver, nèkâ. Son 
nom ne figure pas sur la liste, 
tur âm nèkul ti kâit bi. — (Se), 
dortu, dèfé, fôg. Je m'éiais fi- 
guré qu'il aurait beaucoup de 
pistaches cette année, fôg on 
nâ né gèrté gi di nâ baré rèn. 

FIGURINE, s. f. natal bu tût. 

FIL, s. m. ven v. — ■ d'un 
rasoir, d'une épée, nâvnâv b. 
nâvay b. — (donner le), nâvlô. 

FILAGE, s. m. etâ b. 

FILAMENT, s. m. de certai- 
nes feuilles, comme celles du 
palmier nain, et de certains 
fruits comme le ron, tampôr m. 

FILAMENTEUX, adj. barê 
tampôr. 

FILANDIÈRE, s .f. etâkat b. 

FILE, s. f. toflanté, toftoflé b. 

FILER, v. a. etâ. Êt*-e filé, 



FIL 



— 255 



FIN 



etu. — v. n. en parlant de li- 
quides gluants qui coûtent sans 
■se séparer en gouttes; lidâku, 
lidiku: — en parlant des étoi- 
les, fahâ, habâku. — s'esquiver, 
dâv, né mélès, rav. 

FILET, s. m. mbâl m., tâh, 
ntâh l. Les Lébous appellent 
mbalâ m. un filet plus petit. 
Le filet se rompt à cause des 
nombreux poissons qui s'y trou- 
vent, ntàh la dèfâ har ndégé 
dèn vu baré yâ ta nèkâ. — très 
petit, gif ira g. — (faire un), 
raba mbâl. Ne peux-tu pas me 
l'aire un filet ? menu la ma ra- 
bal mbâl ? — de la langue, la 
g., lakâ g. On ne coupe pas le 
filet de la langue à un serpent, 
kèn du dog la u dûn. — d'eau, 
tàtâ bu tût, val gu tût. 

FILEUR, s. m. FILEUSE, s.f. 
etâkât b. 

FILIAL, adj. u dôm. J'ai pour 
lui un amour filial, ntofèl .u 
dom là ko sopé. 

FILIALEMENT, adv. a.k hol 
u dôm. 

FILIÈRE, s. f. (passer par îa), 
têtu, sonâ bu métê méti. 

FILLE, s. f. par rapport au 
père et à la mère, dôm d., dôm 
du digèn. — enfant du sexe 
féminin, halèl bu digèn. — 
-ayant l'âge de raison, dura d. 
— à l'âge nubile, danhâ b., 
hdav s. — par opposition à 
femme mariée, hêk b. 

FILLETTE, s. f. dura d., gûné 
giï digèri. 

FILLEUL, s. m. FILLEULE, s. 
f. kâ nu tahavu ti yôn, dôm fi 
batisé. 

FILOU, s. m. satâkat bu fior 
hom, nahkat b. 



FILOUTER, v, a. satâ, nahé, 
nahâlé. 

FILOUTERIE, s. f. def i na- 
fèhâ, nahé b. 

FILS, s. m. dôm d., dôm du 
gôr. Fils de roi, dôm i bûr. 

FILTRAGE, s. m. FILTRA- 
TION, s. f. sèga, sègây, séga- 
sègâ b. 

FILTRANT, adj. lu di sèga. 

FILTRE, s. m. sègukay b. 

FIN, s. f. mud g., sutité b., 
ntutité l. A la fin du mois, 
ta ntutité'vêr vi. On ne verra 
rien de semblable jusqu'à la 
fin du monde, kèn du gisi lu 
ni mèl bè bâ adwna di tukidi. 

— (être à la), le dernier, mud, 
mudé. ■ — (placer à la), mudèl, 
mudélô. — mort, dis g. Il â 
fait une belle fin, de nâ de gu 
rafèt. — but, hèlo g., ado d. 
Arriver à ses fins, dot ta la 
nga beg'ôn. — (à la), ndah so- 
tal, ta mud gâ. A la fin, 'e 
mil s'épuisa, dugub di mud nâ 
dêh. — adj. pur, sèt. De l'or 
très fin, vurus vu sèt vit. — 
mince, sèv. Très fin, sèv rut. 

— (te) fond, bir â bîr. Au fin 
fond de votre cœur, ti sa bîr â 
bîr hol. — (le) mot, lu or, bât 
bu or, lu ti nèkâ. Je vais vous 
dire le fin mot de l'affaire, di 
nâ la vah lu ti nèkâ. - — rusé, 
mus, dongé, fior. Peu fin, no- 
radi, dèsé. 

FINAL, adj. lu. di sotal, U 
mudé. 

FINALEMENT, adv. ndah so- 
tal, ta mud gâ. 

FINANCE, s. f. hàlis b. Je 
vous rendrai service moyennant 
finance, di nâ la dimali, vandê 



FIN 



— 25G 



FLA 



nâ nga ma fèy. Les finances de 
l'État, hâlis u bûr. 

FINASSER, v. n. dongé, mus, 
musé, nahé, musâtu. 

FINASSERIE, s. f. ndongé g., 
mus, musé g., nahé b. 

FINASSEUR, FINASSIER, FI- 
NAUD, s. m. dongé d., nit ku 
mus, nahkât b. 

FINEMENT, adv. bu mus, ak 
ndongé. 

"FINESSE, s. f. sèvay b. — 
ruse, mus, musé g., ndongé g. 

FINI (être), soti, suti, met. 
C'est complètement fini, soti. nâ 
jav. — qui a des bornes, lu am 
apq. — s. m. perfection, metay 
b., dèkay b. 

FINIR, v. a. sotal, sotali, me- 
tâii, dèkali, têsal, têtali. Comme 
il finissait son discours, nakâ la 
sotalé vah am, bâ mu vahé 
bè nopi. — v. n. mud, soti, dêh. 
Il a fini par partir, faf nâ dèm, 
mud nâ dèm. — mourir, dèka- 
liku. — être détruit, fân, râf, 
tas. 

FIOLE, s. f. poban b. 

FIRMAMENT, s. m. asaman 
s., kâv-Yalla g. 

FISC, s. m. hâlis u bûr. 

FISCAL, adj. lu men a doli 
hâlis u bûr. 
.FISSURE, s. f. harharv. 

FIXE, adj. deher, tahav, rigu, 
né témâ. On vend tout à prix 
fixe, lu nèkâ, apâ nânu ndég 
am. 

FIXE (être), sam.pu, né sep, 
deher, rîgu. Sa lance est fixée 
en terre, hêd am né nâ sep ti 
sûf. — n'avoir plus de doute, 
ham lu or. Je suis fixé sur son 
compte, ham nâ ti môm lu ôr. 



FIXEMENT, adv. bu deher. 

FIXER, v. a. sampâ, sepâ, de- 
herlô, dèfar bè mu né vat. Ce- ' 
lui qui fixe, sampâkat b. — de 
nouveau, sampât. — faire ré- 
sider, dekâlô. — régler, zah, 
sakâ, yéblé. ■ — ses regards, dak, 
né dak, hôl, nlr, buhi, né vègâ, 
sépali. — déterminer, sas. Fixe 
le travail des élèves, sasal U 
gèy i ndongo yi. — (Se), fixer 
sa résidence, sampâ ker, rîgu. 

FIXITÉ, s, f. deheray, dege- 
ray b. 

FLACON, s. m. poban b. 

FLAGELLATION, s. f. ralah 
b., Uni b. 

FLAGELLATION, s, f. ratah 
b., tav b. 

FLAGELLER, v. a. ratah, tav, 
sadâ, yar, dumâ, somâ, posta. 
— (Se), ratah u. 

FLAGEOLET, s. m. lit g — 
(jouer du), Ut. Celui qui en 
joue, lîtkat b. 

FLAGORNER, v. a. nêhlâté, 
dagu. 

FLAGORNERIE, s. f. nêhlâté 
b., dagu b. 

FLAGORNEUR, s. m. nêhlâté- 
kât b., dagukât b. 

FLAGRANT, adj. (prendre en) 
délit, bètâ, dapâ ti lu varut. 

FLAIR, s. m. banlu g., hêiïtu 
g. — (avoir du), prévoir les 
événements, tandâlé, tolâlé, 
s'en u . 

FLAIRER, v. a. hêntu, bantu, 
bânamlu, jôn. 

FLAMBANT, adj. lu di hambâ, 
lu di dérdéri. 

FLAMBÉ (être), vesemu, he- 
yemu. — perdu, tas, rër, sanku. 
Mon argent est flambé, sv.mZ 
hâlis sanku nâ. 



FIA 



FLÉ 



FLAMBEAU, s. m. nît, nîtu 
b. Le soleil est le roi des flam- 
beaux, dantâ mô di bûr u nîtu. 

— (se servir d'un), nîtu. — 
(éclairer avec un), nîtal. — 
lumière, 1er g., lêray g. Le 
flambeau de la foi, lêray u 
ngem gà. 

FLAMBER, v. n. dérdéri, hel- 
heli, hambà. — fortement, dér- 
déri bé né dérah, yandâ,' boy. 

— v. a. vesem. — (faire), yan- 
dal, boyal, hambal. 

FLAMBERGE, s. f. kar g. Met- 
tre flambe rge au vent, faire le 
bravache, damu, hurhuri, gôr- 
gôrlu. 

FLAMBOYANT, adj. lu di dér- 
déri, lu di nérah. 

FLAMBOYER, y. n. dérdéri, 
nérah, helheli. 

FLAMME, s. f. dénër b., dè- 
lèm u safaro, tâkâtâkâ b., yan- 
day b. — passion, dénër b., 
tangay b., nhîrté g. 

FLAMMÈCHE, s. f. férnèntâ, 
mérûènta v. 

FLANC, s. m. vèt g. 

FLANDRIN, s. m. ndôl m. 

FLANELLE, s. f. finèt b. Un 
gilet de flanelle, gènso b. 

FLÂNER, v. n. vôndâlu, vôn- 
dêlu, lahavâlu, tâmbâlu. 

FLÂNERIE, s. f. vôndêlu b., 
tahavàlu h. 

FLÂNEUR, s. m. vôndêlukât 
b., tahavâlukât b, tâmbâlukât b. 

FLANQUER, v. a. dôr, sani, 
tâl. — un coup de poing, rekâ, 
kâmah. 

FLAQUE, s. f. kambâ g., mar 
m., ndoh mu ta. 

FLASQUE, adj. moka, név 
dôlé, nakâ fit. 



FLATTER, v. a. nêhal, nêh- 
lâté, dagu, tagas. — par des 
chants, comme des griots, 
voyân. — (Se), ôlu sa bopa, 
gem sa' bopa, nah sa bopâ. Il 
ne sert de rien de se flatter, 
nah sa bopa amul ndérin. — 
se persuader, fôg, yâkar, dèfé. 

FLATTERIE, s. f. dagu ■ b. 
nêhlâté b., tagas b., voyàn v. 

FLATTEUR, s. m. dagukât b., 
nêhalkât b., nêhlâtékât b., 
voyànkât b., nâvkat b. C'est 
un flatteur, nêh nâ lamén. — 
adj. agréable, nêh. 

FIATTEUSEMENT, adv. bu 
nêh. 

FLATUEUX, adj. lu di doho- 
tlô. 

FLÉAU, s. m. ndogal u Yalla, 
sabab b. — pour battre les 
grains, tâpukha b. — tout ce 
qui est nuisible, lu ày, lu bon, 
lu di gétèn, ku di tanhalé. 

FLÈCHE, s. f, fêta, fitâ g. — 
(petite), kas g. — (lancer une), 
fêta, fitâ, ani fitâ. ■ — (faire) 
de tout boi, fèhéy, dëm lu nèkâ. 

FLÉCHIR, v.a. courber, sadâ, 
bankâ, lunkal. — émouvoir; 
dala, gîfal, maralé. — (se lais- 
ser), dal, gîf, mar, moka. - — le 
genou, sukâ. Tous les courti- 
sans fléchissaient le genou de- 
vant lui, ndav al bûr nâ népâ 
dân sukal sèn ôm fâ môm. — 
v. n. se plier, sadu. 

FLEGME, s. m. matières épais- 
ses qu'on expectore, hâh ?'. — 
patience, mun g. 

FLÉTRIR, v. a. raslô, lahlâ. 
— la réputation, yahâ tur, 
yahâ dèr, torohal. Tu as gran- 
dement tort d'essaver de flétrir 



FLÉ 



258 



FLU 



la réputation de ton prochain, 
ton nga bu méti bi ngâ dëm 
a yahâ sa tur u morom. — (Se), 
rasu, lah, râf. 

FLÉTRISSANT, adj. lu di 
yahâ, lu di torohal. 

FLÉTRISSURE, s. /. rasu b., 
torohté b., yahay b. 
- FLEUR, s. f. tôrtôr b. — du 
baobab, mbortân m. — (être à 
la) de l'âge, bâ nit gen a am 
dôlé. — (être à) de, èm ak. 

FLEURER, v. n. hên, ban, 
mban. 

FLEURI (être), -barè tôrtôr. 
Pâques fleuries, dibêr i sôrsôr. 
FLEURIR, v. n. tôrtôr, — 
(faire), tôrtôrlô. — en parlant 
de l'épi de gros mil déjà formé, 
falfal, palpai, butâfâ (S), bo- 
sikâ (L). — être dans un état 
de prospérité, am téranga, baré 
ndam. Quand le Saloum était 
florissant, bâ Salum gen on a 
am dôlé. 

FLEURISSANT, adj. lu. di tôr- 
tôr. 

FLEURON, s. m. ndam L, ra- 
fètal b. C'est le plus beau fleu- 
ron de sa couronne, mô gen 
a rafètal, mô gen a dolilô ngûr 
âm. 

FLEUVE, s. m. dèh g., dèh gu 
réy. 

FLEXIBLE, adj. lembâ — 
qui cède aisément, yombâ, 
moka, levât, nôy diko. 
FLEXION, s. f. lembay b. 
FLOCON, s. m. taba b. 
FLORISSANT,, adj. baré ndam, 
am téranga. — être en vogue, 
hèv. 

FLOT, s. m. dûs v., gênah 
g. Les flots, g et g. Faire cou- 



ler des flots de sang, rèy nit 
nu baréy. — (être à), tembâ. 

FLOTTABLE, adj. fu gai men 
a. tembâ: 

FLOTTANT, adj. lu di tembâ.. 
— qui ondoie comme un flot, 
lu di dayu. — indécis, dâhlé r 
dapandi. 

FLOTTE, s. f. gâl yu andâ. 

FLOTTER, v. n. tembâ. — 
(faire), tembal. — à la merci 
des flots, tembâlu. — au vent, 
dayu. — être agité, troublé,. 
dâh, dâhlé, yengâtu. Un cœur 
qui flotte incertain, hol bu di 
dèm di dikâ. 

FLOTILLE, s. f. yénâ gâl yu 
andâ. 

FLOUER, v. a. nah, nahé> 
nahâlé. 

FLOUERIE, s. f. nahé b., na- 
hâlé b. 

FLUCTUATION, s.f. ntopité L 

FLUCTUEUX, adj. dèm di 
dikâ, yengâtu. 

FLUER, v. n. val, rogât, tohâ. 
— (action de), rogât b. 

FLUET, adj. sèv, nadâ, ndôl 
m., Undim b., bolông b., lii- 
bon b. 

FLUEURS, s.f. pi. sukâ s., fe- 
rèré b., yésidap b. 

FLUIDE, adj. lu di val, valé. 

FLUTE, s. f; Ut g., tohoro, 
toyoro b., mbilip m., solimbah, 
silimbah b. 

FLUTER, v. n. jouer de la 
flûte, tohoro, mbilip, Ut, si- 
limbah (suivant l'espèce de 
flûte). 

FLUTEUR, FLUTISTE, s. m. 
tohorokât b., litkât b., mibilip- 
kât b. 

FLUVIAL, adj. lu boka ti 



FLU 



— 25g — 



FON 



dèh. La pêche fluviale, napâ ti 
dèh. 

FLUX, s. m. mpêsé m. C'est 
le moment du flux, gët gâ'ngê 
fês. — de sang, hepâ'dérèt b., 
tûru'dérèt d. — de parole, baré- 
géméfi g., ntov l. — (le) et 
le reflux, vicissitudes de certai- 
nes choses, lef li dèfâ dèm di 
dikâ. 

FLUXION, s. f. nivô b. — 
(avoir une), névi. — de poi- 
trine, métit u denâ, sehet su 
bon. 

FOC, s. m. fok b. * 

FOI, s. f. ngem, ngemgem, 
ngemèl g. — fidélité, ntaku g., 
gor, goré, ngor g. — témoi- 
gnage, firndé b. En foi de quoi, 
ndah oral lôlu. — (bonne), ngor 
g. Il est de bonne foi, andul 
ak lahas. Soyez de bonne foi, 
vahal lu or. 

FOIE, s. m. rès v. 

FOIN, s. ni. 5ôb b., nah m. 

— (faire le), bôb, gub. 
FOIS, s. f. yôn v. - — (une), 

bènâ yôn, bèné. Fais-le une 
bonne fois, dèf ko bènâ yôn. 

— (à la), ti bènâ yôn. — (de) 
à autre, yénâkèr. — (une) que, 
£>â, bi bu, avec le gérondif — 
(c'est la première) que, bulèt 
tèy, bulèt rèn. C'est la première 
fois que je viens dans ta cham- 
bre, bulèt tèy là fiev ti sa nêg. 

— (une autre), bènèn yôn, su 
bènèné, su bènèn yôné. — (deux) 
nâr i yôn, nâré. Je jeûne deux 
fois par semaine, di nâ ôr nâré 
bès bu ay bu nèkâ. — (faire 
une deuxième, une troisième), 
nârèl, nétèl. Ne le fais pas une 
troisième fois, bul ko nétèl kat. 

— (plusieurs), cent fois, dop i 



yôn, faral. Je te l'ai dit cent 
fois, vah nâ la ko dop' i yôn. 

FOISON, s. f. ômlé g., nkôm 
g. — (à), bè mu baré, né tul, 
né fus, né ganâ, baré -bè fus. 
— (avoir à), ômlê, fùslé. 

FOISONNER, v. n. baré, ôm, 
ômlé, fûslé, sakan. 

FOLÂTRE, adj. lëd, lëdkâi b., 
foantukât b. 

FOLATRER, v. n. lëd, fô, 
foantu. 

FOLIACÉ, adj. lu nirô'k hob. 

FOLICHON, adj. lëdkât b., 
maslânékât b., tâhânkât b., 
foantukât b. 

FOLICHONNER, v. n. tûhàn, 
foantu. 

FOLIE, s. f. dofay b., ndofay 
m., nakâ-sago g. Il a fait la 
folie d"acheter ce mauvais che- 
val, nakâ nâ sago bè déndâ fas 
vu bon vile. — (genre de), ndo- 
fin v. — (à la), bè dof. 

FOLLEMENT, adv. bu dof, ak 
nakâ sago. 

FOLLET, adj. telbati, tâhân- 
kât b., foantukât b. — (poil), 
dungâ vu nôy. — (feu), hoyèn- 
tân b. 

FOMENTATEUR, s. m. daha- 
sékat b., nit i tambalay, feu di 
sol i nopâ. 

FOMENTER, v. a. tangal. — 
des troubles, dahasé, bôlé, sol 
i nopâ. 

FONCÉ, adj. habile, hérén, 
men, ku mokal lef. 

FONCIER, adj. (propriétaire), 
feu môm sûf si. — extrême, réy, 
tandu, tèpâ. 

FONCIÈREMENT, adv. bu 
bâh, bu ôr, bu suti. Il est fon- 
cièrement chrétien, kértèn bu 



FON 



— 260 



FON 



ôr la. Il est foncièrement hon- 
nête, nit ku gor la degâ. 

FONCTION, s. f. solo s., mpal 
m., ligèy b. Il le revêtit des 
habits " convenables à sa fonc- 
tion, mu solal ko yëré y a lèv 
on mpal âm. 

FONCTIONNAIRE, s. m. ku 
saytu ïigèy, kâ nu débal mpal, 
kH nu fal. 

FONCTIONNER, v. n. exercer 
une fonction, metâli solo, to- 
pato ligèy. 

FOND, s. m. sùf s., tôt b. Le 
fond d'un tonneau, tât u barik. 
Il restait debout au fond de 
l'église, déjà don tahav ti sûf 
u dangu bâ. — (couler a), dans 
le sens neutre, sûh, dlg ; dans 
le sens actif, sûhal, dîgal. — 
(faire) sur, ôlu, ses sa yâkar ti. 
— (au), ta degâ. — (connaître 
à), ham bu bâh. — (étudier à), 
tën, tënarbi. — (détruire de) en 
comble, tas tasar. 

FONDAMENTAL, adj. lu di 
ses, lu di sesal, sesukay b., lu 
bokâ ta ses ga. 

FONDANT, adj. lu di sêy. 
FONDATEUR, s. m. soskat b., 
sakâkât b., séntâkât b. 

FONDATION, s. f. ntosân L, 
sosu b., ndôrlé g., ntakèf b. 

FONDÉ, adj. dub, ôr, andâ'k 
degâ. Des plaintes fondées, ta- 
rât vu andâ'k degfi. — s. m. de 
pouvoirs, utukât b., topatokât 
b. — (être), s'appuyer sur, ses, 
sesu. Une foi fondée sur La pa- 
role de Dieu, ngem g.u ses ti 
bât u Yalla. Je suis fondé à 
dire, à croire, am nâ lu ma 
vahlô, lu ma gemlô. 

FONDEMENT, s. m. tabah ma 



ditu, lu sampu U sûf. — appui, 
vërukây b., ses b., sesukây b. 

FONDER, v. a. sos, fenhu, 
séntâ, tabah, saka. Ce sont les 
princes Gélovar qui ont fondé 
le royaume de Saloum, Gélovar 
yê fenhâ rëv u Salum. — (Se) 
sur, dapâ ti, ses. 

FONDERIE, s. f. réylukây b. 

FONDEUR, s. m. réyalkâ* b. 

FONDRE, v. a. rendre liquide, 
réyul, réylô. Le. feu peut fondre 
le fer, safara men nâ réyal vèfi. 
Celui qui a mis le beurre au 
soleil est cause qu'il est fondu, 
ku tèg div gi ti nâd vi mô ko 
réylô. — y. n. devenir liquide, 
réy. — SE FONDRE, se dissou- 
dre, sêy. Le sel se fond promp- 
temal dans l'eau, horom di nâ 
gav a sêy ta ndoh ma. — (faire), 
dissoudre, sê.yal. — (faire) pour 
soi, réyallu. J'ai fait fondre ma 
pièce de cinq francs pour en 
faire des pendants d'oreilles, 
réyallu nâ sumâ derem ndah 
am ti i dâru'nopâ. — sur, 
songâ, dal. Tous les malheu-s 
fondent sur moi, ndogal yu 
nèkâ'ngi ma dal. — en larmes, 
rongoiï. Il fondit en larmes, 
i rongon âm né hélèt tûru, 

FONDRIÈRE, s. f, sûf su di 
ta. 

FONDS, s. m, de terre, ' tôl 
b., su) s. — somme d'argent, 
hâlis b., alal y. Mes fonds com- 
mencent à baisser, sumâ hâlis 
ange vafïiku. 

FONTAINE, s. f. tên b. Quand 
il y a du bruit à la fontaine. 
il est causé par celles qui n'ont 
rien pour puiser, n(ot> Zâ ta 
tên bâ, nâ amul bâg nô ko 
indi. — creusée dans le sable, 



FON 



— 261 



FOR 



où l'eau suinte peu à peu. 
séân b. 

FONTE, s. f. réyay b. — la 
chose fondue, réyal b. 

FONTS, s. m. pi. batiséukay b. 

FOR, s. m. extérieur, mpéntâ 
m. — intérieur, for de la cons- 
cience, sago s., bût u hol. 

FORAMINÊ, adj. pahé. 

FORCE, s. f. dôlé d. Donner 
des forces, mavé dôlé, imay 
dôlé, barélô dôlé. Us sont 
d'égale force (en parlant de 
deux lutteurs), dâ nô teanté. — 
(être sans), név dôlé, nakâ dôlé, 
bon, hibon. Je n'ai plus de 
force, amatu ma dôlé, dâ ma 
bon lëgi. — (vertu de), dôlé g., 
ndeher g., deheray h. — puis- 
sance, dôlé d., sansafi b., men- 
men g., katan g. On a diminué 
vos forces, vani nâfïu sa dôlé. 

— contrainte, dental b. — (de) 
majeure, lu kèn menul a téré. 

— devant un nom, baré. H y 
a force piment dans le riz. 
kâni baré. nà timalo mi. — 
(à), bu baré, bu méti. — (à) 
de, ndégé, ndégété, a\ec une 
expression donnant plus, de 
force au nom ou au verbe. 
A force d'instances, ndégé nân 
yu tangâ. A force de trav : l, 
ndégé ligèy nâ bu méti. — 
(de), par force, ak dôlé. — (à 
toute), ti mpèhé yu nèka Je 
le veux à toute force, begâ nâ 
ko begu. — (de gré ou de), 
nga begâ ko begu la ko, mu 
nêh mu nahari. 

FORCÉ (être), ku nu défi, 
kâ nu dental. J'ai eu la main 
forcée, dental nânu ma. Il était 
venu à marche forcée, déjà doh 
on bu gav a gav. 



FORCÉMENT, adv. ak dôlé, 
ak sanul ban. 

FORCENÉ, adj. borcm diko 
du sohor, mèr bê gangirln. 

FORCER, v. a. contraindre, 
défi, dental. - — quelqu'un à re- 
cevoir l'hospitalité, fcg, gak. — 
une clef ou un autre objet, 
yahâ, sadâ. — la. voix, yékaii 
sa bât bé mu epâ. — un che- 
val, gàn, rèy. — la nature, dëm 
lô menul. — prendre de force, 
del ak dôlé, nangu. — le pas, 
vâhu, gav. — de voiles, talal 
vékâ yâ yépâ. — de rames, défi, 
gâl ak dôlé, dôv ak dôlé. 

FORER, v. a. benâ. Etre 
foré, benâ, betâ. 

FORET, s. m. benu b. 

FORÊT, s. f. alâ b., lier b. 
La forêt est tout en feu, alâ 
bà'ngê tâkâ. — de palmiers, 
nay b. 

FORFAIRE, v. n. moy. 

FORFAIT, s. m. nâvtèf g., 
ndakâr l. 

FORFAITURE, s. f. moy ti 
mpal. 

FORFANTERIE, s. f. damu b., 
hurhuri g., hadân g. 

FORGE, s. f. tegâ g., ntegâ 
g., tegukûy b. 

FORGEARLE, adj. lu nu men 
a tegâ. 

FORGER, v.a. tegâ — (faire), 
tegâlô. — (faire) pour soi, te- 
gâlu. Je me suis fait forger 
une hache, teglu nâ sémin. 
— inventer, sas, dortu, rôt ti 
sa nhél. 

■ FORGERON, s. f. tegâ, tegâ- 
kat b. Les forgerons du pays 
forment une caste inférieure 
sous le nom de nénô. 



FOR 



— 262 



FOR 



FORGEUR, s. m. ku di ligèy 
ta tegâ gâ. — qui invente des 
faussetés, soskat b., sosalkât b. 

FORLIGNER, v. n. gati. 

FORMALISER (Se), v. pr. 
mer, gèdâ, tongu. 

FORMALITÉ, s. f. dohéin m., 
varugal b. J'ai rempli toutes 
les formalités, dèf nâ bè sotal 
lu ûu var a dèf. 

FORMAT, s. m. réyay b. Le 
format de ce livre est un peu 
grand, tëré bi hal nâ réy. 

FORMATEUR, s. m. soskat b., 
■ sakâkat b. 

FORMATION, s. f. sosu b., 
nfakèf b., ntosân l. 

FORME, s. f. mèlô v., mèlin 
v., mitai m., natal b. — ma- 
nière de dire ou de faire quel- 
que chose, vahin v., dèfarin v. 

FORMEL, adj. or, fès, sèt. 

FORMELLEMENT, adv. bu 
or, bu fès, ti bât yu or. 

FORMER, ! v. a. dèf, dèfar, 
sos, sakâ. — façonner, dèfar, 
rafètal. — instruire, yar, du- 
banti, dangal, démontai. For- 
mer les enfants à la vertu, du- 
bal halèl yi ti lu sèlâ. — s'en- 
gager dans une union, takâ. 
Former une liaison avec quel- 
qu'un, takâ nharit, haritâ. — 
un dessein, hèlo. èbu. — des 
vœux, ëné, yëné. Je forme des 
vœux pour que vous ayez un 
bonheur complet, yëné nâ la lu 
bâh lu nèkâ. — (Se), commen- 
cer, sosu, dôr. — être fait, dè- 
faru. — recevoir de l'éduca- 
tion, varu, dubantiku. 

FORMIDABLE, adj. met a ra- 
gal, lu men a tital. Une armée 
formidable, haré bu baré dôlé. 



FORMULE, s. f. vahin v. For- 
mule de prière, ndagânin g. 

FORMULER; v. a. vah, yéblé, 
bindâ i yéblé. Il craint de for- 
muler ses prétentions, néménul 
a vah lu mu lad. 

FORNICATEUR, s. m. saysây 
b., ku dèf bakar bu bon. 

FORNIFICATION, s. f. bakar 
bu bon, def i saysây. 

FORNIQUER, v. n. dèf bakar 
bu bon, doh tankâ yu bon 

FORS, prép. génav, lui. 

FORT, adj. baré dôlé, borom 
dôlé, gôr, ponkal b., laf g., 
dambâr d., bângar b. (L). — 
(plus), epâ dôlé. Tu es plus fort 
que moi, epâ nga ma dôlé, yâ 
■ma epâ dôlé. Tu n'es pas si 
fort que moi, ma la epâ dôlé. 
— difficile, considérable, méti, 
réy. C'est une forte tâche, li- 
gèy bu méti la. Le prix est 
trop fort, ndég li méti nâ. — 
aigre, foroh. — habile, hérén, 
vâné. Il est fort sur le caté- 
chisme, men nâ katésism, bu 
bâh a bâh. — ferme, deher, 
taku. — au fém. (terre), dakâ 
b. Quand cette terre est dur- 
cie par le soleil, kèkâ l. Une 
terre forte est bonne pour le 
gros mil, mais non pour les 
pistaches, dakâ bâh nâ ti bâsi, 
vandé bâhul ti gèrlé. — (à 
plus) raison, vahatu ma, masé 
asté. — s. m. hubé d., tatâ d., 
sangé b. — (faire un), tatâ, 
sangé. ■ — repaire d'un animal, 
mpah m. Le porc-épic n'est pas 
dans son fort, sâv .ma nèkul ti 
mpah ârh. — adv. ak dôlé, bu 
méti. — beaucoup, bu baré, bu 
méti loi. J'ai fort à faire en- 
ce moment, sumâ ligèy baré nâ 



FOR 



— a63 — 



FOU 



ti vahtu vile, sumâ loho dapa 
nâ bu mèti. 

FORTEMENT, adv. ak dôlé, 
bu baré, bu méti, loi. 

FORTERESSE, s. f. hubé d. 

FORTIFIANT, adj. lu men a 
may dôlé, lu di deheral, lu di 
mayé dôlé. 

FORTIFICATION, s. îriata d., 
songé b. 

FORTIFIER, v. a. rendre fort, 
may dôlé, barélô dôlé. — af- 
fermir, deheral, fidali. — faire 
des fortifications, tabah hubé, 
dèf tatâ, sangé, dèf sangé. — 
(Se), gen a deher, gen a am 
dôlé. Mon enfant commence à 
se fortifier, sumâ dôm ange 
sng a am dôlé. 

FORTIN, s. m. hubé du tût, 
tatâ du tût. 

FORTIORI (à), vahatu ma, 
ç.stc, masé. 

FORTUIT, adj. tandalé, lu di 
bètâ, bèté, lu kèn sënuvul on. 

FORTUITEMENT, adv. ak tan- 
dalé, ak bèta. 

FORTUNE, s. f. hasard, tan- 
dalé b., kas g. — richesses, alâl 
d., amam b., dur g. — prospé- 
rité, vursèk v., barké b., su- 
tura s., aduna- s. La fortune est 
comme la petite tasse qu'on se 
passe pour boire ; quand tu l'as 
à ton tour, n'en sois pas fier, 
adunâ mbatu'ndà la ; sô dapé, 
bul digu. — chance heureuse, 
barké b., mûr m. La fortune le 
favorise, baré hâ mûr. 

FORTUNÉ, adj. tèhé; baré 
mûr. 

FORURE, s. f. benïibenâ b. 

FOSSE, s. f., FOSSÉ, s. m. 
ngasô b., ngasâ l., mpah m., 



nkan m. La fosse aux lions, 
ngasa'l gaèndé yâ. 

FOSSETTE, s. f. du monton 
et de la joue, nôhnôh b.. hû- 
hût b. 

FOSSOYEUR, s. m. sùlkât b., 
robkât b., gaskàt i bamèl. 

FOU, FOL, adj. dof, tôy, dèsé, 
noradi, vèradi, nânitoy. On ne 
peut rien dire à une fou, dof 
dâmbûr la. — (être) par inter- 
valle, telbati, tesbati, — (com- 
mencer à devenir), natohuna. 

— furieux, dof u fankalankâ. 

— (rendre), doflô. — (faire le), 
dof dof lu. — (traiter de), tûku. 

— (être) de, sopâ bè dof, dapa 
ti bè dof. Il fut pris d'un fou 
rire, mru dal di rê bè de. — 
excessif, lu tèpâ, réy a réy, baré 
a baré, lu kènâ hamul. Il y 
avait un monde fou, nit ni baré 
on nânu bè kènâ menu lèn vôn 
a vofiâ. 

FOUAILLER, v. a yar bu 
méti. 

FOUDRE, s. f. denu h. — 
(coup de), ndogal lu bèta. 

FOUDROYAI, adj. lu di ti- 
tal, lu di retlô. 

.FOUDROYÉ (être), ku denu 
bi dal, ku denu rèy. — atterré. 
tît bè 'de. 

FOUDROYER, v. a. rèy. 

FOUET, s. m. sadâ b., yar 
b., posta b. 

FOUETTER, v. a. sadâ, yar, 
posta, né tif, ralah, tac, dôr, 
dumâ, soma, dàn. — au point 
de laisser des marques, tenden- 
dirlô. — (action de), ntav /., 
ratah b., ndumâ l. — (faire), 
ratahlô, dôrlô, yarlô. — (Se), 
ratahu, ratah sa bopâ. — mu- 
tuellement, sadanté. 



FOU 



26/1 



FOU 



FOUETTEUR, s. m. tavkât b., 
ratahkât b., dôrkât b. 

FOUGÈRE, s. f. randâ b. 

FOUGUE, s. f. tépatiku b., 
tangay b. 

FOUGUEUX, adj. tépatiku, 
gav a mer, tangâ hol. 

FOUILLE, s. f. ht b., dib b. 

FOUILLER, v. a. gas, dih, 
vahi, vanhi. Celui qui fouille, 
gaskât b., vahikât b. Fais fouil- 
ler près de ce caïcédra, na nga 
gaslô ti vèt u hay bâlé. — quel- j 
qu'un, lambâ, lambâtu. 

FOUILLIS, s. m. dahasé b. 
Ta chambre est un fouillis où 
l'on ne peut se reconnaître, sa 
nêg dèfâ dahasô bè hamatul. 

FOUINE, s. f. yolan v. 

FOUIR, v. a. gas, vahi. 

FOULAGE, s. m. degat b. 

FOULARD, s. m. malân usôy. 

FOULE, s. f. ntan m., ngan- 
gor l., ndirùn m., rrtbar g., 
nâh b. — (en), bè nu baré, ti 
ngangor. 

FOULER, v. a. bes, nal. — 
aux pieds, degâ, degat. Être 
i'ouilé aux pieds, degàtu. — aux 
pieds, dans le sens de mépriser, 
feleng. Être foulé aux pieds, 
felengu. — opprimer, dàntu, en 
sef bu dis. ■ — produire une fou- 
lure, rehâlô, fahadïô, folalo, 
fohatal, fohlô. — (Se), en par- 
lant d'un membre, reha, fahad, 
jota, fohâ. — se faire une fou- 
lure, fohu, fohatâlu. 

FOULURE, s. f. reha b., fa- 
had b. Foulure au pied, reh'u 
tanka. 

FOUR, s. m. fur b., lakukay b. 

FOURBE, adj. hôt nopâ, nor 



bet, vasal aduna, nahkât b., 
nit i lahas. 

' FOURBERIE, s. f. lahas b., 
nah b., nahé b. 
"FOURBER, v. n. nahé, lahas. 

FOURBIR, v. a. sota, fompâ. 
Ce qui a servi à fourbir, sotit b. 

FOURBISSEUR, s. m. sotakat 
b., fompakat b. 

FOURBISSURE, s. f. sota b. 

FOURBU, adj. télé, tayi. 

FOURCHE, s. f. nuta b., nôt 
b., taha, tahataha b. (Ce mot 
désigne proprement les bran- 
ches d'un arbre à l'endroit où 
elles se séparent), rohâ, raho 
b., (se dit d'un morceau de 
bois fourchu servant à fermer 
une porte). 

FOURCHER, v. n. taha. 

FOURCHETTE, s. [. fursèt b. 

FOURCHU, adj. taha.- Branche 
fourbue, banhas bu taha. 

FOURMI, s. f. toute petite, 
rougeâtre, sanhalèû v. — toute 
petite, noire, allongée et ailée, 
rayèntân <b. — petite, noire, 
dont la morsure est assez dou- 
loureuse, mêlent, mélèntàn v. 
— noire, de moyenne grandeur, 
dangeureuse pour les hommes 
et les , animaux domestiques 
qu'elle attaque- pendant la nuit 
et peut faire mourir, bolûl v., 
maiïa, marié v. — ne différant 
de la précédente que par la 
couleur qui est blanchâtre, 
doy v., ngad' v. — grande, 
blanchâtre, avec un point noir 
sur la tête et par derrière, ho- 
rôr v. (Elle recherche surtout 
le sucre). — grande, noire, de- 
meurant sous terre et faisant 
de grandes traînées dans les 



FOU 



2C0 — 



FOY 



chemins ou dans les champs, 
horondom v. — plus grande que 
la' précédente, vivant comme 
elle, mais puante, honhonor b. 
— grande, rougeâtre, ayant des 
pinces à la tête, matankoy v., 
dog u dalèn v. — grande, blan- 
châtre, élevant 'd'énormes four- 
milières et causant de grands 
dégâts en rongeant le bois, mah 
g., ramah, rimah g. — ailée, 
qui se montre après les pluies 
et ne tarde pas à perdre ses ai- 
les et à disparaître, er b., nker 
l. Quand la fourmi ailée vole, 
le crapaud ne se couche pas 
sans souper, su er navé, mbotâ 
du fondé. 

FOURMILIER, s. m. ndâhat m. 

FOURMILIÈRE, s. f. dandâ 
</.* uan g. (L). Les fourmilières 
des mah, élevées en forme de 
cône, ont parfois plus de trois 
mètres d'élévation. — ■ dans là 
terre, mpah ni., mpah i mé- 
lèntàn. 

FOURMI-LION, s. m. ndom- 
bôr kuskusân. 

FOURMILLEMENT, s. m. êsân, 
êsèn, yêsèn b. 

FOURNAISE, s. f. tâl b., tâl 
bu réy b., fur b. 

FOURNEAU, s. m. furnô b. 

FOURNÉE, s. f. lu men a 
fêsal fur. 

FOURNI, adj. touffu, seha, 

FOURNIER, s. m. lakâkat u 
mbûru. 

FOURNIR, v. a. dohé, sakal, 
dây. Ne peux-tu pas me four- 
nir des pistaches ? menu la mû 
sakal gèrtê'm ? C'est lui qui 
me fournit du bois à brûler, 
771Ô ma dây mata. — (Se), déndâ. 
C'est chez vous que je me four- 



nirai de tout, ti sa ker là di 
dendâsi la ma sohla lépâ. 

FOURNISSEUR, s. m. dohékât 
b., dâykât b. 

FOURNITURE, s. f. ndohé m. 
C'est lui qui a la fourniture de 
mil pour le gouvernement, mô 
var a topato, mô var a dohé du- 
gub i bûr. 

FOURRAGE, s. m. bôb b., 
ûah m. 

FOURRAGER, v. n. bob, bôb 
nah. Ils sont allés fourrager, 
dèm nânu bôbi nah ■ — v. a. 
ravager, yaha, tas. 

FOURRAGEUR, s. ni. ïôb- 
kât b. 

FOURRÉ, s. m. gol g. 

FOURREAU, s. m. mbàr m., 
mbubâ m. Il ne faut pas pré- 
céder le glaive dans le fourreau, 
pâka, kèn du ko ditu ta mbàr 
âm. 

FOURRER, v. a. rekes, rokos, 
nekes, nokos, rûr, nuh, dugal. 
— (Se), rûru, duga. — s'immis- 
cer, né rebeh, d'i sa bopâ, bokâ, 
b.ôlé. 

FOURRIÈRE, s. f. déntiikây 
i rab. On a mis mon chien en 
fourrière, déntâ nânu sumâ 
had. 

FOURVOIEMENT, s. ni. rër 
b., 7770V m., ndûm g. 

FOURVOYER, v. a. gelemal, 
gelemlô, rërlô, yaha. — (Se), 
gelem, rër, moy, dûm. Com- 
ment avez-vôus pu vous four- 
voyer en si mauvaise compa- 
gnie ? nakâ nga dèf bè an- 
dâ'k saysùy vu bon yôyulé ? 

FOYER, s. m. tâl b. — au pi. 
pays, dekâ b. Les soldats com- 
battent pour leurs foyers, sol- 
dar y a, sèn dekâ la nô votu. 



FRA 



— 266 — 



FRA 



' FRACAS, s. m. ntov l., ntov 
lu baré, avu b. 

FRACASSER, v. a. tod, todat, 
dama, dama tarêt. — (Se), tod, 
dama, dama tarêt. 

FRACTION, s. f. action de 
rompre, ndamat m. Ils racontè- 
rent comment ils avaient re- 
connu Jésus à la fraction du 
pain, nu nitali nakâ la nu 
hamé Yésu ta. ndamat u mbûru 
ma. — partie, vala v. 

FRACTIONNEMENT, s. m. hâ- 
dalé, hadâtlé b., dogay b. 

FRACTIONNER, v. a. hâdalê, 
hadâtlé, dogal. — (Se), hâdâku, 
hadaliku. 

FRACTURE, s. f. damàdamâ 
b., tod b. — (marque de la), 
todtod b. 

FRACTURER, v. a. tod, dama, 
jota. 

FRAGILE, adj. voyof, yombâ 
tod. — sujet à faillir, név dôlé, 
fiakâ dôlé. Tu dois penser que 
personne n'est plus fragile que 
toi, var ngâ halât né kèn génu 
là iïaka dôlé. 

FRAGILITÉ, s f. voyof ay b., 
névdôlé g., nakâ-dôlé g. 

FRAGMENT, s. m. damit v. 
todit v., dogit b. 

FRAGMENTER, v. a. hâdâlé, 
dogat, dama. 

FRAI, s. m. nèn i dèn yu 
hôd. 

FRAÎCHEMENT, adv. récem- 
ment, kérog, kérâ, yâgul dara, 
sanha. Il est fraîchement arrivé, 
mungê sog a agsi, nev nâ sanha. 
— avec fraîcheur, bu fëh. 

FRAICHEUR, s. f. fëf, mpëh 
m. Je cherche de la fraîcheur, 
mangé ût béré bu fëh. 



FRAÎCHIR, v. n. en parlant 
du vent, fëh, doliku. 

FRAIS, adj. fëh, f'ih, sèdâ. — 
froid, sèdâ, liv. Je ne puis res- 
ter ici, il fait trop frais, menu 
ma fê déki, dèfâ liv. — récent, 
nouveau, es, tôy. Du beurre 
frais, div gu es. Être encore 
frais, tôyandi. — s. m. fëh, 
mpëh m. — (rendre), fëhal. — 
(prendre le)( fëhal; — s. m. pi. 
la nga sanka, la nga var a fèy. 
"Vous me faites faire bien des- 
frais inutiles, da nga .ma san- 
kâlô lu baré alumnën. — (faux), 
lu andà'k ndég li. — adv. lëgi,. 
yâgul dara, sanha. 

FRANC, s. m. fiftin b., pis- 
terin b. Pièce de cinq francs, 
derem b. Cent francs, nâr fuk'î 
derem. Ce couteau coûte trois 
francs, paka bi, net i fiftin la 
dar. — adj. sincère, andul ak 
lahas, vèr, goré, hamul nahé. 
Je suis sûr que son langage est 
franc, ôr nâ ma né vah âm an- 
dul ak lahas. — de port, lu 
nu varul a fèy yobantê'm. Je 
vous enverrai la caisse franc 
de port, di nâ la yoni kès gâ 
té dô fèyi yobantê'm. — en- 
tier, lemâ. Deux jours francs, 
nâr i fan lemâ. — adv. bu ôr y 
bu andul ak lahas. 

FRANCE, s. f. Tugal. Il est 
retourné en France, fiibi nâ 
Tugal. 

FRANÇAIS, s. m. fâransè b., 
tubâb b., tubâb i gët. 

FRANCHEMENT, adv. bu fès r 
bu vèr, bu ôr. Parlez franche- 
ment, vahal vah du ôr. 

FRANCHIR, v. a. dégi, teb. 

FRANCHISE, s.f. ndâmbûr g., 
lu andul ak lahas. J'aime mieux 



FRA 



— 267 



FRA 



la franchise que tous ces dé- 
tours, vah du or a ma genal 
lahas yilé. 

•FRANCHISSABLE, adj. lu ùu 
men a dégi. 

FRANC-MAÇON, s. m. ku bokâ 
ti mbôtay gu nebu, fara-ma- 
song b. 

FRANC-MAÇONNERIE, s. f. 
mbôtay gu nebu, ndigâlé gu 
bon, .mbôtay gu Danga bi alak. 

FRANCO, adv. lu nu varul a 
fèy yobantê'm. 

FRANGE, s. f. mbitâ m., mbi- 
tirân, mbifahân m. 

FRANGER, v. a. rafètal ak 
mbitirân. 

" FRANQUETTE, s. f. (à la 
bonne), bu or, lahas nèku ti. 
Il y va à la bonne franquette, 
nM u n'en la, hamul nahé, 
amul gêna lahas. 

FRAPPANT, adj. lu di domal, 
lu men' a. yengal hol. 

FRAPPER, v. a. dôr, it, ità, 
dumâ, dân, somâ, vip, né vip. 
Si l'on te frappe dans un lieu, 
tu n'y retourneras pas, su nu 
la ité ti béréb, bènèn yôn dô 
fa dèm. — donner un mouva's 
coup, avec un bâton par exem- 
ple, hâû. — de manière à faire 
tomber, né harit. Il m'a frap- 
pé d'un coup qui m'a renversé, 
mu né ma harit. — quelqu'un 
au point qu'il n'en peut plus, 
nèmali. — à la poitrine, fega, 
fogâ. — avec la main, tapa ; 
avec le plat de la main, het. 
Voir aussi souffleter. — avec 
une verge, sada, yar, né tif. — 
avec une corde, ,un fouet, ra- 
tah, tav, tuy. — avec le revers 
des doigts, comme à une porte, 
fega, fogâ, pekâpeka, kung- 



kung. Frappe à la porte, fe- 
gal ti buntâ bi, kungkungalal 
buntâ bi. — un objet pour en 
faire sortir la poussière, fega, 
fogâ. — des coups en cadence 
en pilant, kandang, rènèl. — 
des coups doubles en pilant, 
fâlu. — punir, dân. La justice 
de Dieu ne manquera pas de 
frapper les coupables, ndubay 
u Yalla di nu dân môs nu bon, 
nâ. — tomber sur, dal. J'ai 
appris le malheur qui vous a 
frappé, dégâ nâ ndogal lu la 
dal. — impressionner, vâr, 
dugâ, yengal hol, domal. — 
l'air des cris, sôv, hâtu bè tih 
rîr. — affliger, nahari, dog hol. 
Il y a de quoi frapper le cœur 
d'une mère, met nâ dog hol u 
ndèy. — (faire), dôrlô, yarlô, 
ratahlô, dânlô. — (Se) soi-même, 
dân sa bopâ, dôr sa bopâ. — 
mutuellement, dorante. 

FRAPPEUR, s. m. dôrkât b. 

FRASQUE, s. f. def du nakâ, 
def u dof. 

FRATERNEL, adj. lu var dôm 
i ndèy, lu dagan ti dôm i ndèy 
Je l'aime d'un amour tout fra- 
ternel, sopâ nâ ko ni su don 
sumâ dôm u ndèy. 

FRATERNELLEMENT, adv. 
niki dôm i ndèy, bu met dôm 
i ndèy. 

FRATERNISATION , s. f., 
nkandâ g., minante b. 

FRATERNISER, v. n. sopanté 
ni dôm i ndèy, takâ nharit. 

FRATERNITÉ, s. f. ntofèl ga~ 
dôm i ndèy sopanté, ntofèl gu 
taku, dëgô bu met. 

FRATRICIDE, s. m. bombât u 
mag âm. On remplace mag âm 
par rak'âm, si le meurtrier a 



FRA — 2C8 — 

tué son jeune frère ; par di- 
gè.n âm, s'il a tué sa sœur. 

FRAUDE, s. f. nah b., nahé 
b., kontârban b., siptahn b. — 
(en), ti nahé, ti kontârban. 

FRAUDER, v. a. nah, nahé, 
siptahu. — un liquide, y met- 
tre de l'eau, kod. L'action de 
le frauder, kod b. 

FRAUDEUR, s. m. nahkât b., 
kodkat b., siptahukât b.- 

FRAUDULEUSEMENT, àdv. ti 
nahé, bu andâ'k lahas. 

FRAUDULEUX, adj. andâ'k 
nahé, ku faral a nahé. 

FRAYER, v. a. halâ. La 
voie que Notre-Seigneur nous a 
frayée, yôn va nu sunu Borom 
bi halal. — v. n. en parlant 
du poisson, nèn. — s'accorder, 
avoir de bonnes relations, dubô, 
dëgô, minante, mené, andâ'k. — 
(Se) un chemin, halâ sa yôn. 

FRAYEUR, s. I ragal b.. Ut 
g., ret g. A sa vue, j'ai été s'isi 
de frayeur, nakâ là ko gis, dal 
di ret. — (causer de la), tital, 
titlô, ragallô. 

FREDAINE, s. f. def du nakâ, 
de} i yarôdiku. 

FREDONNEMENT, s. ml'.rëm, 
rîm, rëmal b. 

FREDONNER, v. n. rëm, rîm, 
rimai. 

FREDONNEUR, s. m. rim- 
kat b. 

FREIN, s.m. lahab b. — (met- 
tre un), téyé, Jtéré. 

FRELATÀGE, s. m. 'kod b., 
siptahu b. 

FRELATER, y. a. yahâ, sip- 
tahu, kogl. 

FRELATEUR, s. m. yahâkât 
b., siptahukât b., kodkât b. 

FRÊLE, adj. yombâ tod, oyof. 



FRÉ 



Avoir une santé frêle, hibon, 
név dôlé. 

FRELON, s. m. gros, noir, 
dahtandèm y. — rouge, dulâ 
v. — allongé, formé de deux 
tronçons unis par un fit, nguri 
l. — plus petit, dulikâta b. 

FRELUQUET, s.' m. noradi, 
nit i tâhân. 

FRÉMIR, v. n. loh, lohlohi,. 
dagdagi, kotkoti, yengâtu. , — 
en partant du feuillage, yen- 
gâtu, rît. — en parlant des li- 
quides, vanah. — (faire), lohlô. 

FRÉMISSANT, adj. ku di loh, 
lu di rîr, lu di yengâlu. 

FRÉMISSANT, s. m. loh b., 
lohlohi b., yaram vu dâv ; rîr 
b., yengâtu b., vanah b. 

FRÉNÉSIE, s. f. say b., saytê 
g., mèr mu tangâ. 

FRÉNÉTIQUE, adj. say, ku 
di say, mèr bè gangirlu. 

FRÉQUEMMENT, adv. faral» 
lèglèg, dop i yôn. Il vient fré- 
quemment nous voir, di nâ nu 
faral â s et si. 

FRÉQUENCE, s. f. faral. La 
fréquence de ses insultes a fini 
par fâcher son frère, la mu fa- 
ral â saga mud nâ mèrlô mag 
âm. 

FRÉQUENT, adj. faral, baré. 

FRÉQUENTATION, s. f. mînèl 
g., minante b., nkandâ g. Pre- 
nez garde aux mauvaises fré- 
quentations, otul di andâ'k i 
saysây. 

FRÉQUENTÉ, adj. (lieu), fu 
nu baré di dadalô, fu nit nu 
baré di voylô. 

FRÉQUENTER, v. a. mîn, an- 
dâ'k, topando. — aller souvent, 
faral â dèm, baré tanka. Il fré- 
quente le cabaret, di nâ baré 



FRK 



— 2 G 9 — 



FRI 



tanku ndnukay bâ, di nâ faral 
a dèm ta nânukay bâ. — les 
sacrements, faral a nangu sa- 
karmang ya. — (Se), minante, 
faral a andâ. 

FRÈRE, s. m. aîné, mag b. 
Frère cadet, rakâ d. H ne faut 
pas oublier que les mêmes ter- 
' mes s'appliquent aussi aux cou- 
sins. Pour s'assurer qu'il s'agit 
de frères de père, on peut dire: 
Est-ce ton propre père qui lui 
a donné le jour ? sa bày sah- 
sah a ko dur âm ? Pour la 
mère, on entend les expres- 
ion : C'est moi qui lui ai donné 
le sein, c'est elle qui m'a donné 
le sein, ma ko doh rên, mô 
ma doh vên. Une sœur, par- 
lant de son frère, l'appelle ta- 
mén b.. tamin h., ntaméA v. 
Où est ton frère ? ana sa nta- 
mén ? si l'on s'adresse à une 
femme ; ana sa mag, sa rat:iï ? 
si l'on parle à un homme. 

FRESSURE, s. f. butil y. 

FRET, s. m. èb b. — prix du 
fret, mpèy m. Quel est le prix 
du fret ? iïatâ nga jèyâku. 

FRÉTER, v. a. abal. 

FRÉTEUR, s. m. abalkat b. 

FRÉTILLANT, adj. lu di top- 
topi. 

FRÉTILLEMENT, s. m. iep- 
tepi, toptopi b.; bétarniku b. 

FRÉTILLER, v. n. teptepi, 
t opt opi, bétarniku. 

FRETIN, s. m. dèn yu tût. 

FRIARLE, adj. yombâ moM. 

FRIAND, adj. délicat, nêh a 
nêh. C'est un morceau friand, 
nam vu nêh la. — qui aime 
la bonne chère, fuhalékât b., 
Tiu tît ti nam. 



FRIANDISES, s. f. pi. jfbri i 
tàhan, yef i nêhal. 

FRICASSÉE, s. f. pirki b„ 
rôn b. 

FRICASSER, v. a. pirki, rôn, 

FRICASSEUR, s. m. togak&t 
bu bon. 

FRICHE, s. f. dati b. — (res= 
ter en), en parlant d'une terre 
qu'on a cultivée jusqu'à l'épui- 
ser, nayi. — (laisser en), bayi, 
bayi sùj mu nopaliku, mu 
nayi. — qu'on commence h 
défricher, sondân b. 

FRICTION, s. f. dampa b. 

FRICTIONNER, v. a. darnpà, 

FRIGIDITÉ, s. f. sèda b., se- 
dav b. 

FRIGORIFIQUE, adj. lu di 
sèdal, lu di livlô, lu di fëhal, 

FRILEUX, adj. feu ragal liv. 

FRINGALE, adj. ycng.Uu , 
dongé, sob. 

FRIPER, v. a. yaha, tahail, 
rapal. Il a bientôt fait de friper 
ses habits, mô gav « râpa] 
yërê'm. 

FRIPERIE, s. f. rapit b. Ce 
marchand ne vend que des fri- 
peries, dâykat bile, rapit ^fefi 
la di dây. 

FRIPIER, s. m. dâykat i ra, 
pit. 

FRIPON, s. m. satâkat bu 
n'or, fekân b. — espiègle, yen* 
gâtu, lëdkat b. Saysây s'emploie 
aussi dans ce sens par plaisan» 
te rie. 

FRIPONNEAU, s. m. sat/ikat 
bu ndav. 

FRIPONNER, v. n. fekâ, nahè, 
satâ, vasal aduna. 

FRIPONNERIE, s. f. nahé h, y 
nîatâ l. 



FRI 



FRO 



FRIRE, v. a. fa ; re frire, rôti, 
"Vadâ, lakâ. 

FRISER, v. a. Jioucler, ba- 
ïam, lëtâ, korol, vândal. — (se 
ïaire) les cheveux, baramu, lëtu, 
korolu, vâhdalu. — effleurer, 
Hsu, rèsu, lêrânu, rây. La 
'balle m'a frisé la poitrine, bal 
~hâ risu nâ sumâ dena. — être 
près d'atteindre, hal a dot, hav 
5 doj,, lëgi. Mon père frise la 
cinquantaine, lëgi sumâ bây 
am durom juk'i al. 

FRISEUR, s. m. baramkât b., 
Utâkât b. 

FRISSON, s. m. de froid ou 
'de fièvre, loh b., lohlohi b., 
Itotkoti b. — causé par la peur, 
"dagdagi b., yaram vu di dâv. 

FRISSONNEMENT, s. m. loh- 
lohi b., kotkoti b., dagdagi b. 

FRISSONNER, v. n. loh, loh- 
lohi, kotkoti, dagdagi. Je fris- 
sonne de peur, sumâ yaram 
ange dâv. 

FRITURE, s. f. rôn b., vadâ 
V. Donnez-moi une friture de 
poisson, doh ma dèn vu nu 
vadâ. 

FRIVOLE, adj. lëd, têylôdi, 
nèv mbugal, nakâ têylu. 

FRIVOLEMENT, adv. bu lëd, 
uk nakâ mpûl, bu têylôdi. 

FRIVOLITÉ, s. f. lëday b., 
névmbugal </., nakâ-têylu g., 
ntâhân g., têylôdi g. Un vieil- 
lard ne s'amuse pas à des frivo- 
lités, mag du tâhân. 

FROID, adj. sèdâ, liv. Il fait 
ïroid, sèdâ nâ, Uv nâ, lef li 
tèdâ nâ. Il fait très froid, sèdâ 
nâ guy. J'ai froid, dâ ma liv, 
liv bi dèf ma dam. Avez-vous 
"encore froid ? livandi ngâ'm ? 
«— (rendre), livlô, sèdal. — 



(faire semblant d'avoir), livlivlu. 

— calme, sèdâ, borom dama. 

— insensible, nakâ âdo. Un ac- 
cueil froid, agali bu nakâ bopû, 
agali bu nakâ âdo. — (à), baû 
â tangal, ak sèday. — s. m. 
sèdâ, sèday b., liv b. — pi- 
quant, sèdâ guy, sèdâ bu di 
damé. 

FROIDEMENT, adv. bu sèdâ, 
ak nakâ âdo. — avec calme, ak 
têylu. 

FROIDEUR, FROIDURE, s. f. 
sèdâ, sèday b., liv b. — refroi- 
dissement dans l'amitié, nakâ- 
âdo g., amlé b., doté b. Il y 
a de la froideur entre eux, 
sèn nkandâ vaniku nâ. 

FROIDIR, v. n. sèdâ, liv. 

FROISSÉ (être), banku, nârgu, 
tahanu. 

FROISSEMENT, s. m. tqhafi 
b. — action de choquer, ton 
b., lu nahari. 

FROISSER, v. n. bankâ, nâr- 
gulô, tahan, talan, yahâ. — 
avec la main pour briser ou ré- 
duire en poudre, mohon, 
otarni. — choquer, ton, na- 
hari, dèfal nit lu ko nahari, 
mèrlô. 

FRÔLEMENT, s. m. rây b. 

FROLER, v. a. a rây, risu, lâ- 
lantu, lêrânu. 

FROMAGE, s. m. formas b. 

FROMAGER, s. m. grand ar- 
bre remarquable par les déve- 
loppements latéraux de la par- 
tie inférieure de son tronc. Les 
Diolas de la Casamance y tail- 
lent des portes d'une seule 
pièce pour leurs habitations. 
Le tronc sert à faire des mor- 
tiers, des pirogues d'une seule 
pièce, très légères sur l'eau 
et insubmersibles. 



FRO 



271 



FRO 



FRONCER, v. a., une étoffe, 
nârgulô. ~ les sourcils, gafiu. 

FRONDE, s. f. mahâ b., 
mbahâ m. 

FRONDER, v. a. lancer avec 
une fronde, mahâ, bandar. 

FRONDEUR, s. m. sanikât i 
mbahâ. 

FRONT, s. m. de, dé b. — 
tête, bopâ b. Courbe le Iront, 
segalal sa bopâ. - — hardiesse 
némén g., némén-Yalla g. 
Avoir le front de, san, né- 
mén. — (de),- ti kanam. Mar- 
cher deux, trois de front, dèm 
nâr ak nâr, nétâ'k nétâ. — 
(être placé en ordre de), langâ. 
Placer dans cet ordre, langal, 
langâlô, langalé. — » (ordre de), 
langalé b. 

FRONTAL, adj. lu bokâ ti de. 
"FRONTIÈRE, s. f. pègâ b., 
dig v., diganté b. 

FROTTÉE, s. f. ndumâ g., 
d'&r b., dân g. Donner une 
frottée, dôr bu méti. 

FROTTER, v. a. torfati, tar- 
Jati. Frotte l'allumette contre 
la pierre, torfatil alimèt bi tu 
hêr va. — pour nettoyer, pour 
laver, fompâ, sot, bomba, ragâ. 
— oindre, div. — deux mor- 
ceaux de bois pour avoir du 
feu, foroforo, — (action de), 
ragâ b., div g. — (Se), le corps, 
ragu. Va te baigner et frotte- 
toi bien, dèmal sangudi té ragu 
bu bâh. — à, doté, dè'mtu. Ne 
vous frottez pas à lui, bul dqlê'k 
môm, bul ko dëmtu. 

FROTTEUR, s .m. fompâkât b. 

FRUCTIFIANT, adj. lu di sa- 
kan, lu di dérin. 

FRUCTIFICATION, s. f. mén'i 
garap g. 



FRUCTIFIER, v. n. méfl& K 
nangu, sakan. — produire un 
bon résultat, dérin. — (faire), 
dérinlô. Dieu a fait fructifier, 
leur travail, Yalla dèf nâ bè 
sèn ligèy am ndériiï. 

FRUCTUEUSEMENT, adv, bu 
dérin, ak ndérin. 

FRUCTUEUX, adj. qui pro, 
duit du fruit, lu di méfia, lu 
di nangu. — profitable, lu di 
dérin. Rendre fructueux, dé- 
rinlô. 

FRUGAL, adj. en général, 
goré, ôli, vôli, mându, bafi #. 
epal. — dans le boire, nânadi, 
nânari. — dans le manger, 
lèkadi, lèkari. 

FRUGALEMENT, adv, bu 
goré, bu èm. 

FRUGALITÉ, s. f. èm g. t 
èmay b., tûhay g. 

FRUGIVORE, adj. lu di dundi.. 
dont i garap. 

FRUIT, s. m. dôm u garap i 
méfia b. Quant le fruit com. 
mence à sortir de la fleur, on 
l'appelle ménèt m. Certains 
fruits ne peuvent se manger 
qu'après avoir fermenté ; on dit 
alors d.èfâ fus. Les principaux 
fruits du pays gui n'ont pas de 
nom correspondant en français, 
sont les suivants : mada ou, 
mand b., kébet b., dimbS. b., 
ditah b., tali b. (espèce de dU 
tah vénéreux), danhâ b., nêu 
b., hel b., son b., sôb b. on 
nînkom b., hévèr b., maèntll 
b., horomsapâ b., rebreb b, t 
banhanôsé b., bêr ou bêd b,, 
bèygilé b. ou nêhnêh b,, ûl 
ou nèté b., manpata b., sumpft 
b., rombet b., tabak b., gunj 
g. Fruits produits par des ar^ 



FRU 



FUM 



bustes : sédèm b., toi b. vo- 
rât b., dugor ou digor b., ngo- 
Iftfi b. JYuits produits par d&s 
lianes : nandok b., tèntêléman 
h. ou lèm i golo. — de la peine, 
flu travail, haha b. Quel est le 
fruit de ta peine, lu di sa haha? 
Il n'est pas beau de profiter du 
trait des peines d'autrui, lèkâ 
hah'i dâmbûr bâhul. — profit, 
dérin b., ndérin m. — (avec), 
bu dérin. — (sans), bu déri- 
Hadi. Travailler sans fruit, li- 
gèy aîumnën. — s'emploie quel- 
quefois dans le sens d'enfant, 
dôm d. C'est le fruit de notre 
Union, sunu dôm la. C'est le 
seul fruit de leur union, môm 
Tèkâ la nu dur. 

FRUITERIE, s. f. pukus i dôm 
i garap. 

FRUITIER, adj. (arbre), ga- 
tap gu di mena i dôm. — s. m. 
dâykat i dôm i garap. 

FRUSQUIN (saint), s. m. lu 
tlit am lépâ II a perdu tout 
son saint-frusquin, mu né nde- 
leng. 

FRUSTE, adj. lu fèy, lu dogé 
ta hât yâ. 

FRUSTRATOIRE, adj. lu di 
ûakâlô. 

FRUSTRER, "v. a. nakâlô. 
C'est vous qui • avez frustré cet 
homme du prix de son travail, 
yâ ban a fèy nit kôku ligèy âm. 
—, (Se), nakâlô sa bopâ. 

FUCUS, s. m. tambalay b., 
Mâg i>._ 

FUGACE, adj. lu gav a dêh, 
lu gav â nahsay. 

FUGITIF, adj. dâvkat b., ku 
di dav. — peu durable, gav â 
vêy, gav â raj, gav â nahsay. 

FUGUE, s. f. dâv g. 



FUIR, v. ri.' dâv, rav, felu. 
Fuis loin de moi, soréy ma. 
Quand je vais chez lui, il fuit, 
bâ ma dèm sèn ker, mu felu. 
— en parlant de ce qui passe 
avec rapidité, comme l'ombre, 
les nuages, véy, râf, gav â véy. 
L'ombre fuit, nkèr di nâ gav 
a véy. — d'un village par 
crainte du pillage, as, has. — 
par mécontentement, dây. — 
v. a. éviter, moytu, duy, felu 
qui est neutre. — avec un nom 
de chose pour sujet, te. Le som- 
meil me fuit, nélav dèf ma te, 
menu ma nélav. Les mots me 
fuient, amu ma bât yu ma ko 
vahé ; su nia ût bât yi, du 
ma lèn dad. 

FUITE, s. f. dâv g., as g. 
La fuite en Egypte, as gâ ta 
Mèsara. — en iparlant d'un vase 
qui coule ou du liquide qui 
s'échappe, se tourne par le 
verbe, sènâ. 

FULGORE, s. m. hôyèntân b. 

FULGURANT, adj. mèlah, 
baré mèlah. 

FULGURATION, s. f. mèla- 
hay 'b. 

FULIGINEUX, adj. nirô'k 
banhanôs. 

FULMINANT, adj. fcu di teku, 
ku di mèr bu méti. 

FULMINER, v. n. s'emporter, 
mèr bu méti, hulé, dânu ti 
kâv nit. 

FUMANT, adj. lu di sahâr, 
lu di sahâral. — de. sang, tôy 
ak dérèt. — de colère, fur ak 
mèr. 

FUMÉE, s. f. sahâr s. La 
louange n'est que de la fumée 
qui se dissipe, nâv bâ, sahâr la ■ 
su-di râf. — (rempli de), sahâré. 
Je ne puis rester dans ta case, 



FUM 



!7 3 - 



FUS 



parce qu'il y a de la fumée, 
menu mû déki ti sa nêg, ndégé 
déjà sahâré. — (remplir de), 
sahâral. Fais de la fumée dans 
la case pour chasser les mous- 
tiques, sahâralal nêg bi, ndah 
yô yi dâv. — du tabac, tuh m. 

FUMER, v. n. sahàr. Ta case 
fume trop, *sa nêg déjà sahàr 
bè mu epâ. — éprouver de la 
colère, du dépit, mèr, horion. 
— v. a. la pipe, tuh. — une 
pipe dans laquelle il n'y a rien, 
humbal. — mettre de l'engrais, 
tos, toti. Celui qui fume .on 
champ aura une bonne récolte, 
ku di tos sa tôl, mu sakan. 

FUMET, s. m. hèt gu nêh, 
hên g., hênay b. 

FUMEUR, s. m. tuhkat b. 

FUMIER, s. m. engrais, tos, 
toti b. — de vache, ndëf 1. — 
-de, cheval, nêfré d. — (tas de), 
sandàré b. 

FUMIGATION, s. f. mhàral b. 

FUMIGER, v. a. sahâral, vêr 
ti sahàr. 

FUMOIR, s. m. tuhukày b. 

FUNAMBULE, s. m. dangô- 
kat b. 

FUNÈBRE, adj. lu bokâ ti 
sûl. — sombre, lu di yogôr- 
lulô. 

FUNÉRAILLES, s.f.pl. rob b., 
sûl b., ded, déd b., déndâ b. 
Le même bœuf ne peut être 
égorgé pour les funérailles de 
deux personnes, bènà nag du 
de ta nàr i ded. — (faire les), 
rob, sûl, ded, déd. 

FUNÉRAIRE, adj. lu bokà ti 
s,ûl. — (monument), dosai g. 

FUNESTE, adj. ày, bon. Tu 
nous apportés une funeste nou- 
velle, yangi yéglé sabab. N'avoir 



ni père ni mère est funeste \, 
un enfant, nakà ndèy, nakà bày 
dèfâ bon ti ndav. 

FUNESTEMENT, adv. bu fy, 
bu bon. 

FUR (au) et à mesure, nakH 
nu ko sohla. Au fur et à me. 
sure qu'ils arrivent, nakà Ift 
nu agsi. 

FURETER, v. a. jorâtu, fortu, 
rsâtu, dihâtu. 

FURETEUR, s. m. forâ l ukât, 
jortukât b. 

FUREUR, FURIE, s. f. mer 
m., mèr bu méti, say b., n§at 
g., mèr ab non. Dans la furie, 
du combat, bâ hêh bâ gêné di 
méti. La fureur des passions, 
nhîrté yu tangâ. — du vent, 
tngélën /., ngélâné lu méti. — 
(être en), <say, ngat, mèr bè- 
ngat, mèr bè gangirlu. L'enfer 
était alors en fureur contre. 
l'Église, bôbâ nâri don nà say 
ti Dangu bâ. 

FURIBOND, adj. ku di say, 
ku gat, mèr bu méti, ku dt 
mèr bè gangirlu. 

FURIE, s. f. fsmme e-mpor» 
tée, digèn du nahari dérèt. 

FURIEUSEMENT, adv. bu 
ngat, ak mèr. 

FURIEUX, adv. say, mèr bè 
ngat, mèr bè gangirlu, mèr» 
kâi b. 

FURONCLE, s. m. tâb g. 

FURTIF, adj. nebu. 

FURTIVEMENT, adv. ta sûf, 
b.ù nebu. — (entrer), yohôsu, 
né yohôs.' 

FUSEAU, s.m. ketu b., bant'i} 
ketu. — (tourner le), karngal. 
L'action de le tourner, karn-^ 
qal b. 
'FUSÉE, s. f. ketu g. 



FUS 



374 



FUY 



FUSER, v. n. sêy, réy. 
FUSIBILITÉ, s. f. sêyay b., 
y téyay b. 

FUSIBLE, adj. lu men â sêy, 
lu men a réy. 

FUSIFORME, adj. Itt nirô'k 
"ketu. 

FUSIL, s. m. fètèl, fètal b. — 
Il l'anglaise, sans anneaux, gardé 
g. — avec anneaux, salavir, 
Salavèr b. — petit et léger, 
humé, kumi g. — long pour 
la chasse des éléphants, bun- 
kani g. — (grand), siraban- 
kana, siralankana d. — à deux 
"Coups, nâr i gémén. — (être 
armé d'un), fètalu, ganayu fè-- 
tél. — (tirer un coup de), fê- 
tai, fètèl. Il l'a tué d'un coup 
de fusil, fètèl na ko. 

FUSILIER, s. m. lir gu g a- 
fiayu fètal. 

FUSILLADE, s. f. ndôr b. 



FUSILLER, v. a. fètèl, fètal. 

— (Se), fètalanté. 

FUSION, s. f. sêyay b., réyay 
b. — alliance, bôlo b., ndigûlé g. 

FUSIONNER, v. a. bôlé, ma- 
râlé. — v. n. bôlo, digâlé, da- 
dalô. 

" FUSTIGATION, s. f. ratah b., 
tav l. 

FUSTIGER, v. a. ratah, tav. 

— (Se), ratah sa bopâ. 
FUT, s. m. barik b. 
FUTAIE, s. f. alâ b., ala bu 

rèy b. 

FUTAILLE, s. f. barik b. 

FUTÉ, adj. mus, dongé, iïor. 

FUTILE, adj. de) u tâhân, 
baient b., metul a fâlé. 

FUTILITÉ, s. f. déf i tâhân, 
baient b. 

FUTUR, adj. lu var à am. — 
s. m. far v. 

FUTURE, s. f. danhâ b. 

FUYARD, s. m. dâvkut b. 




GAC 



— 275 — 



GAL 



GÂCHER, v. a. faire un ou- 
vrage avec maladresse, yahâ. 
— délayer du mortier, tôyal 
lasô. 

GACHETTE, s. f. sul âb fê- 
tai b. 

GACHEUR, s. m. yahâkât b., 
ligèykât bu bon ; ku di tôyal 
lasô. 

GÂCHIS, s. m. lef lu ra- 
badô, lef lu dahasô. C'est un 
gâchis, mu né hépôt. C'est un 
gâchis où "'on ne peut rien 
comprendre, lef li dèfâ dahasô 
bè hamatul. 

GAFFE, s. f. lonkâ b., lonku, 
lonkukay b. 

GAFFER,, y;., a. lonkâ. 

GAGE, s. mfl taylé b., ntaylé 
g. — garantie, firndé b., lu 
men a oral. — (mettre en), 
taylé. J'ai mis en gage mon 
pagne, taylé nâ sumâ malân. — 
au pi., salaire d'un domesti- 
que, ntpèy m. Quels gages vou- 
lez-vous ? lô begâ fèyâku ? lan 
nga begâ nu fèy la ? 

GAGER, v. a. parier, tay- 
taylô, gasé. — donner un sa- 
laire, bindâ fèy. 

GAGEUR, s. m. taytaylôkât 
b., gasékât b. 

GAGEURE, s. f. taytaylô b., 
gasé b. 

GAGNANT, s. m. kâ gané, 
dahâkât b. 

GAGNE-PAIN, s. m. lu di 
dohé dundu. C'est mon ga- 
gne-pain, mô ma may dundu, 
môm là ligèyé. 

GAGNER, v. a. faire un gain, 
nodi, tono, gané, fabi. Com- 
bien gagnez-vous par jour ? lu 



nu la fèy bènâ bès ? Il a bien 
gagné son argent, ligcy ârn 
dar nâ mpèy âm. — beaucoup, 
dans un marché, bel. — sa 
vie, ligèy sa dundu. — au jeu, 
nodâ. Je vous ai gagné, dah&. 
nâ la, ma la men. — l'empor» 
ter sur, rav, vâf. — une ba» 
taille, dahâ har yâ. — du temps, 
yîh, yîhal. — se concilier, hef^ 
hîr. — !e vent, dapâ ngélav, ■_ 
se faire sentir, dapâ. La faim, 
me gagne, hîf bâ'ngê ma dapâ, 
mangé hîf. 

GAGNEUR, s. m. kâ gané. 

GAI, adj. nêh dérèt, bég. —, 
qui inspire la gaîté, lu di béglô, 

'GAILLARD, adj. nêh dérèt i 
bég, lëd. — un peu libre, sôf, 
bon. — s. m. ponkal b. — » 
d'avant, sur un navire, pong" 5 
bopâ. — d'arrière, pong i gên, 

GAILLARDE, s. f. digèn du 
dongé, digèn du iiakâ gaie, 

GAILLARDEMENT, adv. ah. 
nêh dérèt, bu néméiï. 

GAILLARDISE, s.- f. nêh-dérèt- 
g. — propos un peu libre, bâi 
yu sôf. 

'GAÎMENT, adv. ak nêh dérèt, 
ak banêh, ak hol bu tali. 

GAIN, s. m. vès g., tono b. t 
gané b., ndoli,ndolènt g. 

GAINE, s. f. mbâr m. 

GAÎTË, s. f. nêh-dérèt g. 

GALA, s. m. mbôtay g., afl 
bu sîv. 

GALAMMENT, adv. de bonne, 
grâce, ak hol bu tali, ak gorê, 
ak nêhlâté. — avec goût, bu 
dèkâ, bu. rafèt. 

" GALANTERIE, s. f. nêhlâté, 
b., tèday b., dèkay b., tégin b^ 



GAL 



— 276 — 



GAR 



GALANT, adj. goré, tèdâ. 

GALE, s. f. ramâ b. Je de- 
mande un remède contre la 
gale, garap u rama là begâ. — 
"(avoir la), rama. Dans ce vil- 
lage, beaucoup de personnes 
ont la gale, nâ rama baré nânu 
jfi dekâ bile. 

GALERIE, s. f. bulu b. Dans 
la colonie, on dit, galeri b. 

GALET, s. m. hêr vu tatâ. 

GALETAS, s. m. nêg bu ndôl. 

GALETTE, s. f. mbûru mu 
tèlâ. — de farine de mil, 
bâdu b. 

GALEUX, adj. ramâkât b., 
ku rama. Brebis galeuse gâte 
le troupeau, nhar mu rama, di 
hâ yahâ gétâ. 

GALIMATHIAS, s. m. vah 
(jfu amul bopâ, vah du da- 
hasô. 

GALLON, s. m. galong b. 
Comment ! les cinq gallons 
d'eau-de-vie que vous êtes ve- 
nus prendre hier sont déjà fi- 
nis ! nâkâ mu ! durom i ga- 
long i sangara y a n.gën delsi 
on dènibâ dêh nânu de g ! 

GALOCHE, s. f. dalâ v. 

GALON, s. m. galong b. Je 
parle de celui qui a trois ga- 
lons, borom'nét'i galong là 
vah. 

GALOP, s. m. GALOPADE, s. 
f. dâb b. Je préfère le galop, 
dâb a ma genal. — réprimande, 
hulé b., has b. 

GALOPANT, adj. lu di dâv, 
lu di dàb. 

GALOPER, v. n. dâb, dâv. — 
(faire), dâbal, dâval. Cet indi- 
vidu sait faire galoper son 



cheval certes, va dilé men nâ 
dâval fas âm kat. 

•GALOPIN, s. m. saysûy b., ii- 
kar g. 

GAMBADE, s. f. tebantu b. 

GAMBADER, v. n. tebantu, 
gambantu (L.) 

GAMBADEUR, s. m. tebantu- 
kât b. 

GAMBIE (ile et ville de), 
Bandul. — fleuve, dèh u Ban- 
dul" 

GAMBILLER, v. n. yengutu. 

GAMELLE, s. f. ndap l, kela 
b., bagân g., lèkèt g. 

GAMIN, s. m. saysây b., ti- 
kar g:, lëdkât b., halèl bu sob. 

GAMINERIE, s. f. def du 
nâkâ bopâ, def y lë-day, joantu 
i halèl. 

GANGRÈNE, s. f. gôm bu 
sahé. — corruption, yahuté b. 
' GANGRENÉ, adj.. sahé. 

GANGRENER, (Se), v. pr. sahé, 
yahu. 

GANT, s. m. mbâr u loho, 
gang b. — (jeter le), tekâ. — 
(relever le), o.vt; ta tekâ .bâ. — 
(être souple comme un), moka, 
yombâ, nôy diko, 

GANTER, v. a. solal i gang, 
mur loho. — (Se), sol i gang, 
mur sa loho. 

GARANCE, s.f. couleur, ntûb 
lu hanhâ. 

GARANCER, v. a. sùb ak lu 
honhâ. 

GARANT, s. m. varlukât l>., 
vakirlukât b., sèrndé b., ku ai 
oral lef. J'ai de meilleurs ga- 
rants, am nâ i sèrndé yu gen 
â or. 

GARANTIE, s. f. varlu b., va- 
rèf b., vakirlu />., ngemu g , 
firndé b. 



G A IV 



G\R 



GARANTIR, v. a. varia, va- 
kirlu. — affirmer, oral, délie- 
rai. — préserver, otu, musai, 
mutjô. — (Se), moytu, felu, 
otu. 

GARÇON, s. m. halèl bu gôr. 

— célibatai-re, ku sêyul. — ou- 
vrier qui travaille pour ûîrTnaî- 
tre, . ligèykât '•b., halèl b. 

GARÇONNET, s. u\: gûné gu 
( J or. 

GARDE, s. f. action de gar- 
der, vota b. Monter la garde, 
otu, votu. — ceux qui gar- 
dent, otukât y. — protection, 
mpar b. — (prendre), otu, votu. 

— (se donner de), otu, ôlôdi ; 
ou la voie négative. 

GARDF.-FOU, s. m. vërukay 
■b., dapandâkukay b. 

GARDE-MAGASIN, s. m. vo- 
lukht u pukus lui. 

GARDE-MALADE, s. m. f. ku 
di têi^é darak. 

GARDER, v. a. * conserver, 
■dèntâ, dapâ. — observer, topa, 
metâli. Polir aller au ciel, il 
faut garder les commandements 
de Dieu, feu begâ dèm aldana, 
var ngâ metâli yéblé'Yalla. — - 
un usage, dapâ ti. Ils veulent 
garder les usages de leurs .an- 
cêtres, dâ nô dapâ ti sert bàh 
i marri. — réserver, dèntâ, van, 
bér. — surveiller, otu, votu. — 
préserver, musai. Dieu m'en 
garde, Dieu vous en ' garde, 
Yalla téré ! — un troupeau, 
samâ. Ne veux-tu pas garder 
mon troupeau ? begii la ma 
samal ? — (faire), dèntâlô, vo- 
tulô. — (Se), prendre garde à, 
votu, moytu. — de, s'exprime 
par ïa voie négative. Gardez- 
,tous en bien, bul ko dèf mukâ, 



■bul sagan bè dèf lôlu. Je m'en 
garderai bien, du m<i ko dèf 
miik. 

GARDE-ROBE (aller à la) gêna 
tankâ, day. Pour les petits en- 
fants, pûp, todal. On dit sui- 
vant les cas : Aller dans les ro- 
chers, dèm hêr yâ ; aller à la 
campagne, dèm dor ; aller à 
la forêt, dèm alâ bâ, dadâ ta 
alâ. Les indigènes jouent fré- 
quemment sur le mot day. 
Quand on l'emploie dans le 
sens, très ordinaire cepend.ml, 
de « être de telle taille », ils 
répondent : Su ma dayé, ma 
rus, si je faisais mes gros be- 
soins, j'aurais bonté. 

GARDF.UR, s. m. samâ, sa- 
mâkâl b. 

GARDIEN, s. m. votukât b. 
Notre ange gardien, sunu ma- 
làka votukât. 

GARE, int. votul ! votu lën ! 
— s. f. pour les bateaux, té- 
rukay u gâl. — de chemin de 
1er, gâr l>. 

GARER, v. a. téral, lahâ — 
(Se), moytu, laliu. 

GARGARISER (Se), v. pr. ga- 
lahndiku, galahndâku. 

GARGARISEE, s. m. galahn- 
diku b. 

GARGOUILLER, v. n. gur- 
guri, holholi. 

GARGOULETTE, s. f. gutâ b. 

GARGOUSSE, s. f. sohukay 
b., t soh i dôm, dcntukay u soh. 

GARNEMENT, s. m. saysây b., 
tikar g., gilit, ' gilintâ g. 

GARNI, adj. (appartement), 
nêg hu nu êmbal, nêg bu 
êmbâ. 

GARNIR, v. a. orner, rafè- 
tal, nahât: — avec des métaux, 



CAR 



GAZ 



hôb. — de meubles, êmbal. 
Garnir une chambre, êmbal 
dumtuây u nêg. — occuper, 
fêsal. Les gens du roi garnis- 
saient la salle, nit i bûr fêsal 
on nânu nêg bâ. — un appar- 
tement, êmbal, dohé dumtuây. 
— (Se), fês. 

GARNISON, s. f. soldar yu 
nèkâ ti dekâ. — lieu où il y 
a des troupes, dekâ bu am sol- 
dar. On va les changer de gar- 
nisons, di nânu lèn yoni ti 
bènèn dekâ. 

GARNISSAGE, s. m. GARNI- 
TURE, s. f. rafètal b., nahât, 
nahâtu b. 

GARROT, s. m. mbag'i /as. 

GARROTTER, v. a. déngâ, èv, 
don, ndon. 
" GASPILLAGE, s. m. salah b. 

GASPILLER, v.a. salah, sankâ, 
yahâ. 

GASPILLEUR, s. m. salahkât 
b., sankâkât h., yahâkât b. 

GASTRALGIE, s. f. métit u 
bîr. 

■GASTRONOME, s. m. fuhalé- 
kât b., tît b., ku tît ti iïam. 

GASTRONOMIE, s. m. fuhalê 
b., tît g. 

GÂTÉ, adj. (enfant), téhèt b., 
kâ nu téhètal, halèl bu téhèt. 

GATEAU, s. m. de pistaches, 
nugâ b. — de miel, kamb'i 
lèm. 

GÂTE-ENFANT, s. m. f. feu 
di téhètal i ahlèl. 

GÂTE-MÉTIER, s. m. salah- 
kât i ndây, salahkât i ligèy. 

GÂTE-PAPIER, s. m. bindân 
u tâhan. 

GÂTER, v. a. yahâ dans tous 
les sens. — être trop indulgent, 
téhètal. — (Se), être gâté, en 



parlant des personnes, yahu, 
tûrlu. — en parlant des cho- 
ses, yahu, ay. Ce lait est gâté, 
sôv mi ay nâ. 

GÂTERIE, s. f. nêhal b. t 
nêhhïté b. 

GÂTE-SAUCE, s. m. togâkât 
bu bon, togâkât bu nhèl âm 
betul, yahâkât i nam. 

GAUCHE, adj. tamon. — ma- 
ladroit, hérénadi, tûné. — mal 
fait, nàv. — s., f. tamon b., 
loho'tamon. — (à), ti tamon. 
Allez à gauche, dèmal ta tamon, 
délai ti sa tamon, topai sa ta- 
mon. 

GAUCHEMENT, adv. bu hé- 
rénadi, bu bon, bu met â rê, 
ak ûakâ mpâl. 

GAUCHER (être), tamon. Tu 
es donc gaucher, dâ nga ta- 
mon mbôk. 

GAUCHERIE, s. f. hérénadi 
b., nakâ-mpâl g. 

GAUCHIR, v. n. se détour- 
ner pour éviter un coup, vâf. 
— se contourner, lunkâ. 

GAUCHISSEMENT, s. m. vâf 
b., lahas b., lunkay b. 

GAUDES, s. f. pi. mbahal u 
mboha. 

GAUDRIOLE, s. f. bât bu sôf. 

GAULAGE, s, m. halab b. 

GAULE, s. f. bantâ bu gudâ, 
vâh b. 

GAULER, v. a. halab, rotal r 
rotlô. 

GAUSSER (Se), v. pr. sébé, 
naval, nâvlé. 

GAUSSERIE, s. f. sébé b. f 
nâvlé b. 

GAUSSEUR, s. m. sébékat 5. 
nûvlékat b. 

GAVE, s. m. vayo g., hur m. 

GAZE, s. f. ser vu oyof. 



GAZ 



— 279 — 



GÉX 



GAZELLE, s. f. kévèl g. 

GAZON, s. m. nah m., nah 
«mu tôy. 

GAZOUILLANT, adj. lu di sab, 

GAZOUILLEMENT, s. m. sab, 
sabsab, sabté b., sabin v., va- 
lis v. 

GAZOUILLER, v. n, sab, va- 
Us. 

GEAI, s. m. bahar b. 

GÉANT, s. m. ndôl m., pon- 
kal b. — (à pas de), bu gâv a 
gûv. \ 

GEIGNANT, adj. ku di onkâ. 

GEINDRE, v. n. onka. 

GELER, v. a. rendre froid, 
Mvlô. — v. n. avoir froid, liv 
bu méti, -sèdâ bu méti. — se 
solidifier par le froid, vay. L'eau 
«est gelée, ndoh mi dèfâ vay. 

GELINOTTE, s. f. tokèr b. 

(SÉMIR. v. n. onka, bini, 
yûh. Ma sœur est bien malade, 
«elle est là à gémir, sumâ digèn 
dér ha bu méti, mungâ fâ di 
onka. — en poussant des cris, 
yûhu. — pour exciter la pitié, 
veremtu. — sous le faix, sab. 
Ton frère est tellement chargé 
•qu'il gémit sous le faix, sa 
rakâ'ngi dis bè di sab. — en 
parlant des choses inanimées, 
rîr. Le vent gémissait dans la 
forêt, ngélav lâ'nga don rîr ta 
alâ bâ. — ensemble, yuhô. — 
-(faire), ji.ih.Zd, yûhulô. — (faire 
.semblant de), yûhyûhlu. 
. GÉMISSANT, adj. ku di onka, 
ku di bini, yûhkât b. 

GÉMISSEMENT, s. m. onka 
b., bini b., yeremtu b., yûhu 

GEMMATION, s. f. ntahté l. 
GENANT, adj. lu di gétèn, lu 



di sôflô, lu di dàhal, la di hâ- 
tai. 

GENCIVE, s. f. tîn, ntjn l 

GENDARME, s. m. soldar bu 
di votu dekâ, sandarm. ■ 

(GENDARMER (Se), v. pr. 
mèr ti yef i tâhân, gétènu, so- 
nal sa bopâ. 

■GENDRE, s. m. goro b. 

GÊNE, s. f. ngétèn g., hat b.,' 
hatal b. — (être dans la), hat- 
hatlu, dâhlé, naka mpèhé. Nous 
sommes dans la même gêne, 
sunu sikim lakando nu (notre 
barbe a brûlé en même temps). 

GÊNÉ (n'être pas), yâtu. 

IGËNËALOGIE, is. f. gîr g., 
toflanté i gîr. 

GÊNER, v. a. gétèn, hatal, 
sôflô, dàhal. Oter ce qui gêne, 
yâtulô. — (Se), rus, ragal. 

GÉNÉRAL, ,s. m. kélif'u harê 
b., ndlt u haré, sénéral b. — 
adj. lu faral, lu népâ di dèf. 
— (en), bôlé. Recommande à 
Dieu en général tous les justes, 
dèl bôlé di dénkâ Yalla nu bûh 
ni népâ. — (en), GÉNÉRALE- 
MENT, lu faral a ajn, lu yombâ 
am, nu baré. En général, on 
pousse tout à l'excès, di nânu 
faral a tèpâ ti lu nèkâ, baré 
nânu loi nu di tèpâ ti lu nèkâ. 

GÉNÉRALISER, v. a. lavai, 
lavlô, oan ta sipi kènâ. — (Se), 
lav, hèv. 

GÉNÉRALISSIME, s. m. ké- 
lifâ gu rèy, ku di élif harékât 
yâ yépâ. 

GÉNÉRALITÉ, s. f. le plus 
grand nombre, là ta gen â baré, 
fia gen â baré. — au pi. cho- 
ses vagues, lu amuî bopâ. 

GÉNÉRATION, s. f. dur b. t 



G EN 



GES 



ndur l. — postérité, ndurèl g., 
gîr g., hêt v., set y., setsetât y. 

GÉNÉREUSEMENT, adv. bu 
yévèn, ak lâ-bîr. 

GÉNÉREUX, adj. yévèn, nëg 
a mayé, lâ-bîr. — (se montrer 
peu), nimantu, nirâmtu. 

GÉNÉROSITÉ, s. f. yévèn b., 
nëgé-mayé g., lâ-bîr g. Puisque 
tu as eu la générosité de sacri- 
fier sans hésiter ton fils unique, 
bi nga nimaiituvulé ti sa bènâ 
bado bi, ndêgé li nga véranléul 
ak sa bopâ ti sa bènâ dôm dâl. 

GENETTE, s. f. sikôr b. — 
mors arabe, lahab i nâr. 

GÉNIE, s. m. diné d., hèrèm 
g. On appelle hèrèm b., une 
petite case ou un objet quel- 
conque qui est censé la de- 
meure d'un génie. — intelli- 
gence, nhèl m. — caractère, 
diko d. — homme de génie, 
boronj'nhèl, borom'bopa. 

GÉNISSE, s. f. selu s., valu 
v., nag vu ndav. 

GÉNÏTURE, s. f. dôm d: 

GENOU, s. m. Ôm b. Genoux 
faibles, ôm yu loyoh: — au pb 
(mettre à), sukâlô. — (se met- 
tre à), sukâ. Il tomba à genoux 
à mes pieds, mu né nerem ti 
sumâ tankâ. 

GENRE, s. m. hêt v., mèlin 
v. — humain, dôm i Adama y., 
nit n., mbindajun m. 

GENS, s. pi. des deux g., nit 
fi., va i, gâ n. Ce dernier s'em- 
ploie pour les hommes seule- 
ment. Les gens du Sailoum, va 
Salum y., Salum Salum y. 

GENTILLESSE, s. I. târ y., 
dèkay b., rafètay b., daradâ d. 
Dire des gentillesses, nêh la- 
mén, nêhlâté. 



GENTIMENT, adv. bu dèka, 
bu rai et. 
GÉNUFLEXION, s. f. sukay b.. 

— (faire la), sukâ. Faire la gé- 
nuflexion à deux genoux, suka 
ti nâr i ôm. 

GEOLIER, s. m. otukât b. t 
otukât u kaso. 

GÉRANT, s. m. saytukât b. v 
topatokât b., davdin, davrin b. 
C'est 'e gérant de mes biens, 
mô ma saytul sumâ alal. 

GERBE, s. f. say v. — de 
mil, sabâr b. — de riz, dapâ b. 

GERBER, v. a. takâ say. 

GERBIER, s. m. tèglanté i 
say. 

GERCER, v. a. hubal, har. 
La chaleur a gercé la terre, nâd 
vi har nâ sûf si. — v. n. SE 
GERCER, hub, hubéku, hubiku r 
har. 

GERÇURE, s. f. hub b., har- 
har v. 

GÉRER, v. a. saytu, topato. 

— pour quelqu'un, saytul, to- 
patol. 

GERME, s. m. diu v., sah- 
sah b. Le germe de cette graine 
est desséché, elle ne peut pous- 
ser, pèpâ bôbu menul a sah r 
diô'm de nâ. — cause, ntosân 
L, ndôrté g., lu sos, lu indi, lu 
tah. Quel a été le germe de la 
dispute ? la indi hulô bi ? 

GERMER, v. n. sah. Lorsque 
cette idée eut germé dans leurs 
esprits, bâ lôlu sahé ti sèn nhèl. 

GERMINA r riF, adj. lu di sahlô. 

GERMINATION, s. f. sahay b., 
ntahté l. 

GÉSIER, s. m,, rokâ b. f 
bôndâ b. 

GÉSIR, v. n. nèkâ. 

GESTE, s. m. yengâtu b. 



GES 



281 



G LA 



GESTES (les faits et), dalo- 
rê'k manoré. ' 

GESTICULATEUR, s. m. yen- 
gâtukât •£>. 

GESTICULATION, s. f. yengâ- 
tuin g., yengatal g. 

GESTICULER, v. n. yengaï sa 
l:ho, yengal sa yaram. 

GESTION, s. f. ntaytu g., to- 
pato b., ndavrin d. Rends-moi 
compte de ta gestion, faramja- 
tèl ma sa topato. 

GIRBOSITË, s. f. hângâ b., 
hodogoné b., keh b. 

GIBERNE, s. f. dèjukay i 
korba. 

GIBE1. s. in. èngukay b. 

GIBIER, s. m. rab v. Je n'ai 
pas vu de gibier de toute 'a 
journée, tèy gcpâ gisu ma rab. 

GIFLE, s. f. mpès m., mbèt m. 

GIFLER, v. a. pès, mbét, dôr 
mpès, tal mpès, tay mpès. C'est 
vrai, je l'ai giflé, vah degu, tal 
nâ kâ mpès. 

GIGANTESQUE, adj. guda bè 
di kîmtân, guda bè kèn harna- 
tul, réy a réy. 

GIGOT, s. m. lupâ b., tankâ ' 
b. Vous accepterez un peu de ce 
gigot de mouton, di nga nangu 
tûti ti lup'i nhar bile. 

GIGOTER, v. n. yengâtu 

GILET, s. m. silèt b. 

GIN, s. m. brandi b., san- 
gara s. 

GINGEMBRE, s. m. ndindâr g. 

GIRAFE, s. f. ndamala m. 

GIRAUMONT, s. m. nâdé b., 
bangâ b. 

GIROFLE, s. m. clou de gi- 
rolle, norompolé b. 

GIROFLIER, s. m. horom- 
polé g. 



GIROUETTE, s., f. karkandal 
b. — homme inconstant, ku. 
dapandi, ku di faral a sopaliku, 
ku nhèl âm di dèm di dikâ. 

GISANT, adj. ku di tali II 
est là gisant à terre, mungâ fâ 
di tedâ ti sûf. 

GISEMENT, s. m. langâ b., 
lalu b. 

GÎTE, s. m. dal b. — d'u'i 
lièvre, béré bâ leg di èndu. 

GÎTER, v. n. dekâ, dal, èndu. 

GLABRE, ad., lu amul kavar. 

GLAÇANT, adj. lu di Jivlô, 
lu di tîtal. 

GLACE, s. f. ndoh mu vay 
kéng, galas b. 

GLACIS, s. m. bartal m. 

GLAÇON, s. m. dond'u ndoh 
mu vay. 

GLAIRE, s. f. flèndahit, ilan- 
dahit v. — blanc d'œuf, ndan- 
dahêr b. 

GLAIREUX, adj. baré nènda- 
liit. 

GLAISE, s. f. binit b., ban b. 

GLAIVE, s m. dâsi d. Il 
tira son glaive, mu né bot et 
dàsé'm. — recourbé des maho- 
métans, samar, silàmi s. 

GLANAGE,' s. m. Jprâtu b 

GLAND, s. m. ornement, bit, 
mbit m., mbifahtan b., tem b. 

GLANDE, s. f. saga s., hêr u 
bât. 

GLANDULEUX, adj. lu nirô'k 
hêr i bât. 

GLANE, s. f. mporât m. 

GLANER, v. a. îoriiï, forâtu, 
sahtu, gobât, gobâtu, sâtu, tâtu. 

GLANEUR, s. m. fortukât b.,/ 
sahtukât b., sâtukilt b. 

GLANURE, s. f. mporât m., 
lu nu forâtu. 



G LA 



282 — 



GLO 



GLAPIR, v. n. mbèf, bâv. 

GLAPISSEMENT, s. m. mbèf 
m., bàv i halôk. 

GLAUQUE, adj. nirô'k mbêh, 
mèlô'mbêh. 

GLÈBE, s. Linotte de terre, 
dondâ v., dond'i sûf. 

GLISSADE, s. f. mbartal m. 

GLISSANT, adj. bar, mbar, ba- 
rat, tarbès, ratah. Le chemin est 
glissant, yôn vi bar nâ. C'est 
très gV'isant, ratah nâ barêt. — 
(rendre), ratahal, ratahlô. 

GLISSER, v. n. bar, mbar, ba- 
rat, tarbès. Le cheval a glissé, 
fas vi l>ar ha. — d'un endroit 
escarpé, bartalu, baraglu. — 
passe' - légèrement sur quelque 
matière, dèlalé, rotai. - — v. a. 
rôf. Il a glissé la pièce de cinq 
francs dans sa ceinture, rôf nâ 
derem bâ ta lahasay âm. — in- 
sinuer, rah, dokâ. Il y a glissé 
des erreurs, rah nâ ta lu dul 
degâ. — (Se), porohlu. — pour 
observer, yôt. — s'insinuer, 
rahu, dou. 

GLISSEUR, s. m. barkât, bar- 
talukât b. 

GLISSOIRE, s. f. mbartal m., 
bartalu b. 

GLOBE, s. m. dankâ b., nie- 
ra g av. b. ■ — la terre, sûf s., 
adunâ s., mereg u sûf si. Faire 
le tour du globe, ver sûf si 
sépâ. 

GLOBO (in), loc. adv. bôlé 
yépâ. 

GLOBULE, s. m. dondâ vu 
tûti, dankâ bu tût a tût. 

GLOBUIEUX, adj. baré dondâ. 

GLOIRE, s. f. ndam l., té- 
rangâ d.. tur vu doli. La gloire 
des armes, ndam là nu delé tu 
haré bâ. Il est la gloire de sa 



patrie, ndam u dekâ'm-lâ, mô 
di dolilô dekà'm, môm là de- 
kâ'm di damô. Le séjour de la 
gloire et du bonheur, dek'u 
ndam ak banêli. — (donner de 
la), may tur, dolilô, sîval. — 
(rendre), débal térangâ, magal, 
sîval. Rendre gloire à la vérité, 
yékati degâ gâ, sédé lu di degâ. 
— (acquérir de la), dot ta 
ndam, dolitô sa tur. — (vaine), 
ndamuté g., gâbu b., ngâbu, 
gâbuté g. La vaine, gloire a des 
fleurs, mars elle n'a pas de 
fruits, gâbuté am nâ i tôrtôr, 
vandé amul i dôm. 

GLORIA PATRI, s. m. Térangâ 
nèl nâ. 

GLORIEUSEMENT, adv. ak 
ndam, bu met a nâv. 

GLORIEUX, adj. borom ndam, 
borom tur vu doli. Ses glo- 
rieux exploits, def âm yu doli, 
yu sîv. — vaniteux, damukât b. 

GLORIFICATION, s. f. magal 
b., nâv b. 

GLORIFIER, v. a. santâ, nâv, 
magal, magâlô, ndamal, débal 
ndam, débal térangâ, sivah, 
vchal. — (Se), tirer vanité, 
damu, vahal sa bopâ. Cette 
femme se glorifie de ses en- 
fants, digèn di dèfâ damu bu 
tèpâ tî dôm âm. 

GLORIOLE, s. f. ndamuté. g., 
gâbuté g. 

GLOUGLOU, s. m. cri du din- 
don, sabin u kopin. ^- de 'a, 
bouteille, kolkoli b. 

GLOUGLOUTER, v. a. sab. 

GLOUSSEMENT, s. m. déndâ 
g., vehâ b. 

GLOUSSER, v. n. déndâ, vehâ. 

GLOUTON, s. m. fuhalê, /u- 



GLO 



s 83 



GOR 



halékât b., feu tît ti nom, va- 
randi, varahkât, vorahân b. 

GLOUTONNEMENT, adv. ak 
fuhalé. Manger gloutonnement, 
lèkâ bé bir né kuta, tît ti nam. 

GLOUTONNERIE, s. f. fuhalé 
b., tît g., ntît l. 

GLU, s. f. (sorte de) dont on 
enduit les lignes à pêcher, lot d. 

GLUANT, adj. lidâku, lidéku, 
lidiku. 

GOBELET, s. m. goblèt b., 
nkôk s., nânu b., nânukay b. 

GOBER, v. a. vorah, vârah. — 
arrêter, dapâ. — croire à la lé- 
gère, yombâ gem. Il gobe toul 
ce qu'on lui dit, lu nu ko vah 
lépâ mu gem ko. 

GODET, s. m. nkôk s., nânu b. 

GODILLE,, s. f. dôv b., vnt ». 

GODILLER, v. n. dôv. 

GOÉLAND, s. m. dôr v. 

GOELETTE, s. f. gâl g., nâr 
i mû. 

GOÉMON, s. m-, vûg v., tam- 
balay b: 

GOGO (à), loc. adv. bè doylu. 
Avoir à gogo, ômlé, fûslé, doylê 

GOGUENARD, adj. sébékât b., 
nâvlékât b. 

GOGUENARDER, v. n. sébê, 
nâvlé. 

GOGUENARDERIE, s. f. naval 
g., nâvlé b. 

GOINFRE, s. m. fuhalé, fn- 
halékât b., vorahkât b. 

GOINFRER, v. n. fuhalé, vo- 
rah, lèkâ bè bîr né kuta. 

GOINFRERIE, s. f. fuhalé b., 
tît g. 

GOITRE, s. m. tâb ti mput. 

GOITREUX, adj. barom'tâb ti 
mput. 

GOLFE, s. m. ruh'u gêt, 
golfâ b. 



GOMME, s. f. dakandé d., da- 
karndé d., dakâ b. 

GOMMEUX, adj. lu amé da- 
kandé, lu amé dakâ. 

GOMMIER, s. m. vérak 'g. 

GONALGIE, s. f. métit u ôm. 

GOND, s. ni. vèn grii di ta-^ 
haval bunta, gong b. 

GONFLEMENT, s. m. névô, 
nivô b., névi b., foki, fônki b. 
.— du ventre, fiv b., fônki b. 

GONFLER, v. a. névilô, ni- 
vilô, fônkilô. — les joues quand 
on ;\ quelque chose dans la 
bouche, gûh. — d'orgueil, réy- 
réylulô. Qu'estce qui le gonfle 
d'orgueil ? lu ko tah â réy- 
réylu ? — v. n. Se gonfler, v. 
pr. névi, nivi, foki, fônki - — 
en parlant du ventre, fiv, fônki. 

— en parlant des paupières, 
gûs. — (Se), s'enorgueillir, 
réylu, réyréylu, yékati sa bopâ, 
magal sa bopâ, gâbu. 

GORDIEN (nœud), lu kènâ 
menul â firi, lu di led, lu di 
dahasô bu méti. ■ 
" GORËE (île et ville, de), Bër. 

GORET, s. m. mbâm mu 
ndav. 

GORGE, s. f. bût b., bâli b., 
mput m., vahu b. J'ai mal à 
la gorge, dèf ma dapâ ti mput, 
sumâ mput dèf ma méti. — 
(saisir à la), dapâ ti bât, vakâ. 

— (rendre), dèlô, dabu. — 
(faire) chaude, naval, navale. 
On en fit des gorges chaudes, 
don nânu ko ko navale. 

GORGÉE, s.f. tanhâ b., gûh b. 

GORGER, v. a. règâlô, sûral. 

— combler, fêsal, ômlô. — (Se), 
règâ, sûr kelâ, lèkâ bè sûr, 
lèkâ bè bîr né kuta. 



COR 



28,' 



G OU 



GORILLE, s. m. golo gong. 

GOSIER, s. m. mput m., bât 
l>., poroh, pohor, puruh b. 

GOUAILLER, v. a. sébé, na- 
val, nâvlé. 

GOUAILLERIE, s. f. sébé b., 
naval g., nâvlé b. . 

GOUAILLEUR, s. m. sébékât 
b., nâvlékât b. 

GOUDRON, s. m. sandal s. 

GOUDRONNER, v. a. div ak 
sandal. 

GOUFFRE, s. m. kambâ gu 
hôt, nkan mu hôt, mbanbul, 
mbambulân ni. 

GOUJAT, s. m. ku di servi 
masong yâ. — homme grossier, 
nit ku yarôdiku, ku nakâ yiv, 
jïakâ barké, nakâ tégin, ku rêv. 

GOULËE, s. f. lumpâ b. 

GOULET, s. m. hôte b., kanal 
b., bunt'u dèh. 

GOULOT, s. m. bât b., bât 
i butêl. 

GOULOTTE, s. f. tâtânukay b. 

GOULU, s. m. fuhalé, fuhalé- 
kât b., vcrahkât b. 

GOULUMENT, adv. ak fuhalé. 
Il mange isi goulûment qu'il 
me fait honte, dèfâ tît ti nanti 
bl di ma ruslô. 

GOUPILLON, s. m. visukay u 
ndoh *nâ nu barkèl. 

GOURDE, s. f. gamba b., 
tunkâ b., pal b., telet b., tah 
b. Ndap l. peut désigner une 
' gourde comme tout autre con- 
tenant. Les fruits dont on fa't 
ces gourdes se nomment yombâ 
b., yad b., lom b., pal g. Y. 
aussi le mot calebasse. — pour 
puiser de l'eau, tah âb rôtu. — 
pour recevoir le vin de palme, 
taglu b. — ou seau pour trai~e 
les vaches, èngu, yèngu b., 



gîr g., nday g. — pour battre 
le beurre, pâiu b., fàtukay b. 

— pièce de cinq francs, de- 
rem b. 

GOURDIN, s. m. ngul L, 
nguldé L, ndambol g., vardi L, 
nul m., ntapâ l. 

GOURMADE, s. f, rekâ b., 
kamah b. Donner des gourma- 
des, rekâ, kamah. 

GOURMAND, s. m. fuhalé, fu- 
halékat b., tit b., varajidi, va-. 
• rahkât, vorahàn b. 

GOURMANDER, v. a. hulé, 
has, gedii, hebal, yèdâ. 

GOURMANDISE, s. f. fuhalé 
b., tît g., ntit l. La gourman- 
dise est un vil-iin défaut, fu- 
halé nâv nâ loi: 

GOURMER. v. a. battre à 
coups de poing, rekâ, kamah. 

— (Se), rekanté. 
GOURMET, s .m. titkât b., fu- 

halékât b,, ku iît ti nam. 

'GOURMETTE, s. f. talala ti 
lahab u fas. — (lâcher la) à 
quelqu'un, yàtal. 

GOUROU, s. m. guru g. 

GOUSSE, s. f. tomba, b. — 
de tamarin avant la maturité, 
béngal ;/. 

GOUSSET, s. m. mpah i mpo- 
hotan. 

GOUT, s. m. sens, nlafo g. 

— saveur, ntafo, nfafay, nfafté 
l. ■ — (avoir du), en parlant de 
la nourriture, saf, né sap. Ce 
bouillon a un goût excellent, 
nêh mi né nâ sap, nêh mi saf 
nâ bè né sap. — (donner du), 
safal, saf 16. En donner davan- 
tage, sapali. Si 'e riz ne sent pas 
le piment, donne-lui plus de 
goût, ndèm malo mi saful 
kâni, nâ nga ko sapali. — (ce 



G OU 



— . a85 — 



GRA 



qui peut donner du), safsaf b. 

— (n'avoir pas de), sapi, saful, 
safadi. — (ôter le) rendre insi- 
pide, sapilô. J — appétence pour 
la nourriture, hîf g. Je n'ai de 
goût pour rien, nam va nèkâ 
safu ma. — (n'avoir pas de) 
pour !a nourriture, tûh. Cette 
indisposition même, tûh b. — 
odeur, hèt g. Si le goût est 
agréable, hên g., hênay b. ; s'il 
est désagréable, hasavay b. ■ — 
(avoir un), de renfermé, nekà. — 
inclination, nhîrté g. - — (avoir 
du) pour quelqu'un ou quel- 
que chose, begâ, sopâ, hîru ti. 
- — faculté de juger, sago s. 
Avoir clu goût, men a até. 

GOÛTÉ (être), avoir de la vo- 
gue, dur, hèv 

GOUTER, v. a. mos, nam. — 
(faire), moslô, namal. ■ — (faire 
semblant de), mosmoslu. — 
trouver bon, naiigu, togu, tè- 
sali. — avoir de l'inclination 
pour, begâ, *sopâ. — jouir de, 
yég ïiehay, banêhu ti. Goûter 
la douceur des paroles de Jé- 
sus, yég nêhay u bât i Yésu. 

— v. n. essayer, mos, nam, 
dëm. '\ a goûté du métier, 
dëm nâ ligèy bàbu. — man- 
ger entre le dîner et le sou- 
per, dogonu, idogoniku, do- 
gonliku, ndogonal, lailta. — s.im. 
ndogonal b., lailta b., mos b. 

GOUTTE, s. f. toha, tohatoha 
b., tohèl b., sit b. — (tomber 
goutte à), né toh, toha, sît, sép- 
sépi, sènâ. — (faire tomber 
goutte à), tohal, sital. ■ — quan- 
tité peu considérable, tûti, la 
név. D.tnne-moi une goutte de 
bouillon, doh ma nêh mu tûti. 

— avec une négation, dara, 
tus. Il ne voit goutte, gisul 



dara. bè darâ dêh. — maladie 
des articulations, nab, nap g., 
nod b. 

GOUTTELETTE, s. f. toha- 
toha b. 

GOUTEUX, adj. borom'nab, 
borom'nod, ku tènhô'm di méti. 

GOUTTIÈRE, s. f. tâtânukay 
b., valukay u tav. 

GOUVERNABLE, adj. lu nu 
men a samâ, lu nu men a élif. 

GOUVERNAIL, s. m. bar b. 
— d'une pirogue, las b. — 
(tenir le), dapâ bar bâ, gênu ; 
las pour les pirogues. 

GOUVERNANT, s. m. bûr b., 
ku ngûru. Les gouvernants, 
nâ saytu rëv mi, nâ di élif rëv 
mi. 

GOUVERNE, s. f. red'u yôn. 
Cela vous servira de gouverne, 
rnôm nga men â topa. 

GOUVERNEMENT, s. m. ngùr 
g. — ceux qui gouvernent, nâ 
saytu, nu di élif rëv ma. — 
hôtel du gouvernement de St- 
Louis, ker u borom'Ndar. 

GOUVERNER, v. a. régir, 
ngûru, élif, saytu, até, samâ. 
Un bon roi gouverne ses sujets 
en bon pasteur, bûr bu bâh 
di nâ samâ i riit âm. — un ba- 
teau, dèmé, gênu ; une piro- 
gue, las. 

GOUVERNEUR, s. m. borom 
b., bûr b., governor b. Le gou- 
verneur du Sénégal, borom' 
Ndar. 

GOYAVE, s. f. guab b. 

GOYAVIER, s. m. guab g. 

GRABAT, s. m. lai b., lai u 
bâdola. 

GRABUGE, s. m. amlé b., 
hulô b. U y aura du grabuge, 
hulô du fâ nakâ. 



GRA 



286 



GRA 



GRÂCE, s. f. charme, yiv v., 
yuv v., barké b., târ b., târ y. 
— (de bonne), ak hol bu tali. 
- — (de mauvaise), ak nurumtu, 
sa hol andn ti. Quand on fait 
une chose de mauvaise grâce, 
ku dèf lef té sa hol andu ti. — 
(faire), bal, balai, tin. Je vous 
en fais grâce, balai nâ la ko. 
■ — (demander), bâlu, tinu, yëm- 
sânu. — (faire demander), bâ- 
lulô, tinulô. — - remerciement, 
ngerem m. — (rendre), gerem. 
Comment pourrai-je vous rendre 
grâce ? nâkâ là la geremé ? Je 
vous rends grâce, mangi la ge- 
rem, dora def. — secours sur- 
naturel, yiv, yuv v. g. Grâce 
sanctifiante, yiv vu di sèlal. 
Grâce actuelle, yiv vu di di- 
mali. — (de), lêl. 

GRÂCES, s. f. pi. (bonnes), 
prédilection, genûlé, genâtlé g. 
Il est dans les bonnes grâces du 
roi, rnôm la bûr bâ di genâtlé, 
bûr bu sopâ nâ ko loi. 

GRACTABLE, adj. ku nu men 
a bâl. 

GRACIER, v. a. bâl, tin. 

GRACIEUSEMENT, adv. bu 
nêh, bu lèv, bu goré, ak hol 
bu tali. 

GRACIEUSETÉ, s. f. goré g., 
yiv v., nêhal b. 

GRACIEUX, adj. qui a des 
charmes, bèli, rafèt, borom'târ, 
dèkâ. — poli, doux, lèv, yombâ, 
nêh dérèl, goré. Il est gracieux 
pour tout le monde; di nâ Von 
ku nèka kanam gu nêh, — 
(n'être pas), nahari dérèt, yom- 
bul â lâl. 

GRADATION, s. f. ndoli, ndo- 
liku g., tèglanté g., toflanté h. 

GRADIN, s. m. dat v. 



GRADUEL, adj. se tourne par 
l'adverbe, ndankâ. Accroisse- 
ment graduel, lu d' doliku, lu 
di vaniku ndanka ndankâ 

(GRADUELLEMENT, adv. 
ndankâ ndankâ, ak topante. 

GRAILLEMENT, s. m. bât bu 
hûr, bât bu tod. 

GRAILLON, s. m. crachat très 
épais, hah v., hâhu b. — (sen- 
tir le), hasav nékâ. 

GRAIN, s. m. fèpâ v., pépâ 
b. La consonne de l'article peut 
être g ou m. Il ordonne d'épar- 
gner une grande quantité de 
grains, éblé nâ nu yahan pépâ 
mu baré. ■ — devant servir de 
semence, diu v. ■ — de sel, fèp'u 
horom, pép'u horom. — de sa- 
ble, mèrnènt, marnent b. — de 
verroterie, pér b. — petite par- 
celle, tûti, lu nèv. Si vous 
aviez seulement un grain de 
bon sens, sô am on sago, lu 
mu név név. — averse, gârên 
b., ntalavèr g., ngélâné l. 

GRAINE, s. f. diu v. Dans la 
colonie, les 'Commerçants disent 
souvent graines pour arachides, 
gèrté g. Envoyez-nous beau- 
coup de graines, nâ nga nu 
yoni gèrté yu baré. — de bao- 
bab, gîf g., hôh u buy. — du 
cotonnier, koray b. 

GRAISSAGE, s. m. nînal b. 

GRAISSE, s. f. nèbon b., nékâ 
b. ■ — de l'iguane, employée 
comme remède, hèn v. 

GRAISSER, y. a. oindre, div. 
— souiller de graisse, nînal, 
tahal nékâ. — (Se), taha nékâ. 
Prenez garde, vous allez vous 
graisser, otul, di nga taha nékâ. 

GRAISSEUX, adj. nîn, nëy. 



GRA 



- 287 



GRA 



GRAMMAIRE, s. f. fêté' de- 
mantu lakâ. 

GRAND', adj. gudâ, réf. En 
parlant d'une personne", on dit 
ndôl m., léndim b., bolông. Il 
y a un grand nombre de cas 
où se mot se rend d'une ma- 
nière particulière ; en voici 
quelques uns. De grandes ri- 
chesses, alal yu baré. Il est 
d'une grande beauté, mô dahâ 
rafèt, rafèt nâ kâr. De grands 
mots, bât yu réy. Un grand es- 
prit, horom'nhèl. Un grand 
crime, nàvtèf g. Un grand 
guerrier, harékat bu némén. il 
a un grand nom, tûr âm doli 
nâ, borom tur vu doli la. Un 
grand trava : lleur, Ugèykât bu 
amul morom. Un grand vau- 
rien, saysây bu suti. Un grand 
bavard, baré kabâb. Grand' 
messe, mes bu rèy. A grand' 
peine, bu rnéti, bu dafén. Je 
l'ai- fait à grand'peine, sov.a nâ 
ti bu méti. Un portait en grand, 
natal bu èm ak tahavay u nil 

— plus âgé, mag. Mon grand 
frère, sumâ mag. — (être) 
comme, tolu, day, èm. Il est 
grand comme Gnohor, tolu nu, 
day nâ niki Nohor, , mô'k fio- 
hor â èm. — (pins), sut, géti, 
gen â gudâ, gen â yà. Tu es 
plus grand que moi, je ne suis 
pas si grand que toi, vu ma 
sut, gudu ma niki yov. Mon 
champ est plus grand que le 
tien, sumâ tôl â gen â yà sa 
bos. — (le plus), gen à gudâ ti, 
gen â yâ ti, sut iïépâ. C'est le 
plus grand des enfants de son 
âge, mô gen â gudâ ti mâs âm 
yépâ, mô sut mâs âm yépâ. 

— (très), gudâ loi, réy loi, réy 
ni ndadân, day ni b ado. — (le 



moins), gen â gâta ti, gen â tût 
ti. C'est le moins grand des 
hommes du village, mô gen â 
gatâ ti nit i dekâ bi. — qui 
dépasse une certaine mesure, 
ak lu ko epâ. J'ai marché trois 
grandes heures, doh nâ fiét'i 
vahtu ak lu ko epâ. — (ren- 
dre), gudal, gudâlô, réylô, doli. 
Au moral, magal, may tur, do- 
lilô tur. — (avoir quelque chose 
de), réylé. Il a de grandes ri- 
chesses, baré nâ alal, borom alal 
yu baré là. C'est lui qui a ie 
plus grand bateau, mô gen â 
réylé gâl. — s. m. personnage 
important, kangam b., mag b., 
dàmbur b. Les grands du 
royaume, kangam i rëv ma. 

GRANDELET, adj. hav â 
maga, gudâ tûti. 

GRANDEMENT, adv. bu réy, 
bu bah, loi, bu méti. Vous 
vous trompez grandement, dûm 
nga bu méti. 

GRANDEUR, s. f. réyay b., 
guday b., yâay b., magay b. 

GRANDIOSE, adj. lu di yëmlô, 
lu di domâlé, met â yimtèn. 

GRANDIR, v. a. magâ, sah. 
Crandir en sagesse, magâ'k 
sago. . . (manière de), sahin v. 
v. a. jnagal, magâlô, dolilô 
tur. 

GRAND'MERE, s. f. mâm m., 
mâm mu digèn. 

GRAND'ONCLE, s. m. mâm 
m., mâm mu gôr, niday u 
bây, niday u ndèy. 

GRAND'PÈRE, s. m. mâm m., 
mâm mu gôr. 

GRAND 'TAiYTE, s. f. mâm m., 
mâm mu digèn, badèn u bây, 
badèn u ndèv. 



GRA 



GRA 



GRANGE, s. f. vinèt v., 
bodu b. 

GRANIT, s. m. katâ v. 

GRANTVOIRE, adj. lu di 
dandé pépâ. 

GRANULATION, s. f. mon b.. 

GRANULE, s. m. pépa bu tût. 

GRANULER, v. a. mon. 

GRANULEUX, adj. baré pépa. 

GRAPPE, s. f. gontâ b., tabâ 
b., tégâ b. Une grappe de rai- 
sin, gont'u dôm u bîn. 

GRAPILLAGE, s. m. fortu, 
joràtu g. — profit injuste, to- 
pati b. 

GRAPPILLER, v. a. forâtu, 
jortu, râsântu, begâtu, topati. 

GRAPPIN, s. m. lankâr b., 
lonkukay b. 

GRAS, adj. am yaram, yaf, 
dûf, nûh, sûr, né fip. — (jour), 
bès bu lèkâ yapâ âyul, bès ou 
nu mené lèkâ yapâ. — enduit 
de graisse, nîn. — - s. m. ali- 
ment gras, yapâ v. Ne prépire 
pas du gras aujourd'hui, hul 
togâ yapâ tèy. — (faire), lèkâ 
yapâ. Un bon chrétien ne fait 
pas gras Je vendred', kértèn bu 
or du lèkâ yapâ alduma. — de 
la jambe, sûh g. — (parler), 
dotom. 

GRAS-DOUBLE, s. m. mbahâ 
m. 

GRASSEMENT, adv. généreu- 
sement, bu yévèn, ak là-bîr. 
Tu es grasrement payé, sa mpèy 
nèh nâ. — (vivre), sulurt,u, 
topâ lèkâ'k nân. 
GRASSET, adj. hal â dûf. 
GRASSEYEMENT, s. m. ndo- 
tom g. 

GRASSEYER, v. n. dotom. 
GRASSEYEUR, s. m. dotom- 
kât b. 



GRATIFICATION, s. f. nêhil 
b., yôl b., maé, mayé g., vê- 
hal b. 

GRATIFIER, v. a. nêhal, yôl, 
maé, vêhal. — attribuer à toi, 
débat, tèg. Ne me gratifiez pas 
de vos bévues, bul ma débal 
sa i ndûm. 

GRATIN, s. m. kémâdo g., 
honit g. 

GRATINER, v. n. taha ti 
tin. 

GRATIS adv. alumnën. Il ne 
fait rien gratis, du de} dara 
alumnën, du ligèy mukâ té 
lâdul mpèy âm. 

GRATITUDE, s. f. ngerem m. 

GRATTAGE, s. m. hôs b. 

GRATTE-PAPIER, s. m. bin- 
dânkât bu bon, bindân u tà- 
han. 

GRATTER, v. a. okâ. Celui 
qui gratte une pierre s'usera 
les doigts sans l'entamer, okâ 
dot, sa bâram â lèku, ndé du 
ko vafiï. — légèrement, rày. 
Je t'ai déjà dit de ne pas grat- 
ter ta plaie, vah nâ la de g né 
bul di rây sa gôm. — (Se), 
oktu, okâtu, okâtâku. Un singe 
ne peut rester sans se gratter, 
golo menul â déki té du okâtu. 

GRATTOIR, s. m. hôsukay b., 
hêtukay b. 

GRATUIT, adj. alumnën, la 
nu fèyul, maé, mayé g. Sup- 
position gratuite, ndortu g. 

GRATUITEMENT, adv. alum- 
nën. Donner gratuitement , 
maé, mayé. — sans motif, dara 
tahul. 

GRAVE, adj. pesant, dis. — 
sérieux, dis, malu. Un visage 
grave, kanam gu dis. — im- 
portant, rè'y, dis, mag, met â 



GRA 



289 



GRE 



fâlé. C'est grave, du tâhan. — 
qui peut avoir des conséquen- 
ces fâcheuses, méti. Une mala- 
die grave, dér bu méti. 

GRAVÉ, adj. lu nu fit. — de 
petite vérole, tipèntiku ndam- 
bal. 

GRAVELEUX, adj. sujet à la 
gravelle, sopis. — peu décent, 
tèdadi, dèkadi. 

GRAVFLURE, s. f. bât yu tè- 
dadi, bât yu sôf. 

GRAVEMENT, adv. bu dis, 
ak ,malu, bu méti. Vous m'avez 
gravement offensé, ton nga ma 
bu méti. 

GRAVER, v. a. fit, iïigâ, redâ, 
nahât, mule. — dans sa mé- 
moire, redâ ti sa nhèl, fataliku. 
• GRAVEUR, s. m. fitkât b., ni- 
gâkat b., mulékât b. 

GRAVIR, v. n. ëg, yëg, dogi. 

GRAVITÉ, s. f. pesanteur, 
dîsay b'. — importance, réyay 
b., magay b. — qualité d'une 
personne grave, malu b. — 
caractère fâcheux, se tourne 
par l'adjectif, méti. Je ne con- 
naissais pas la gravité du mal, 
hamu ma vôn nakâ dér bâ 
métê. 

GRAVOIS, s. m. débris de 
muraille, tasit y. 

GRAVURE, s. f. natal b., 
fit b. 

GRÉ, s. m. sago s. Agissez 
à votre gré, dèfal lu la nêh. 
Cette maison est bien à mon 
gré, ker gi nêh nâ ma loi. 
Flotter au gré des vents, dayii. 
— (de plein), ak sa sago, ak 
hol bu tali. Contre mon gré, 
lu moy sumâ sago. Il est parti 
contre mon gré, dèm nâ té 
begu ma ko von. — (vivre au) 



de ses passions, rébédeku. Con- 
duite de celui qui vit au gré 
de ses passions, rébédeku b. — 
(prendre en), nangu, togu, nan- 
gô'k mun. — (bon) mal gré, 
mu nêh mu nahari. Bon gré 
mal gré, il faut payer votre 
dotte, mu nêh mu nahari, var 
ngâ fèy sa bor. — (de) à gré, 
bu dëgô. ■ — opinion, halât b. 
A mon gré, il a bien parlé, 
man dak, dèfé nâ né vah âm 
dub nti. ■ — (savoir), gerem. Ne 
croyez pas qu'il vous en saura 
gré, bul fôg né di nâ la ta ge- 
rem. — (savoir mauvais), sikâ. 

GRÉAGE, s. m. êmbal u gâl. 

GREDIN, s. m. saysây b., sa- 
tâkât b., nit u tâhan, tikar g. 

GRÉEMENT, s. m. dumtukay 
u gâl, yef i gâl. 

GRÉER, v. a. êmbal gâl, takâ 
gai. 

GREFFE, s. f. banhas bu M 
tahal ti gènèn garap. 

GREFFER, v. a. sahlô banhas 
ti gènèn garap. 

GRÊLE, adj. sèv. — s. f. yur 
g. Une grâle de traits, fitâ yu 
barê baré. 

GRÊLER, v. n. tav yur. 

GRÊLON, s. m. dond'i yur, 

GRELOT, s. m. valavala b., 
vayang, vayangân v., voyang- 
vovang b 

GRELOTTANT, adj. feu di 
lohlohi, ku di yokokoki. 

GRELOTTER, v. n. lohlohi, 
kotkoti, yokokoki. 

GRËMENT, s. m. dumtukay 
i gâl. 

GRENADE, s. f. fruit, géré- 
nad b. 

GRENAILLE, s. f. mislong m. 



( 



GRE 



ïgé 



GRI 



GRENER, v. n. baré pépâ. — 
v. a. réduire en grains, moû. 

GRE.MER, s. m. sahâ m. — 
(mettre le mil en), sadâ, degâ. 

GRENOUILLE, s. f. mbotâ ni. 

GRENOUILLÈRE, s. f. mar 
m., kambâ g. 

GRENU, adj. baré pépâ. 

GRÉSIL, s. m. yur yu tût. 

GRÉSILLER, v. n. tav yur yu 
tût. 

GRÈVE, s.f. rivage de la mer, 
téfès g. J'allais me premener 
sur la grève, du ma don, dohâni 
ti téfès. — (se mettre en), ban 
a ligèy, dëgô ndah ban a li- 

gèy- 

GREVER, v. a. léser, ton — 
charger d'impôts, dlsal, en sef 
bu dis. 

GRIEF, adj. réy. Une faute 
griève, bakar bu réy. — s. m. 
ton b. — plainte., durâlé b., 
tavat b. 

GRIÈVEMENT, adv. bu réy, 
bu irtéti. Il s'est blessé griève- 
ment, gânu nâ bu méti. 

GRIÈVETË, s. f. réyay b. 

GRIFFE, s. f. vè v. Être sous 
les griffes de quelqu'un, nèkâ 
ti sûf u nit ku sohor. Je suis 
sous ses griffes, tènkâ nâ nia. 

GRIFFER, v. a. dkâ. 

GRIFFONNAGE, s. m. redantu 
b., mbindâ mu nâv. Personne 
ne peut déchiffrer votre griffon-, 
nage, kènâ menul â ledanii sa 
mbindâ mu nâv. 

GRIFFONNER, v. n. redantu, 
bindâ bu nâv, yahâ kâit. 

GRIFFONNEUR, s. m. redan- 
tukât b., bindânkât u tâhan. 

GRIGNOTER, v. a. y'éy, yey, 
nîmantu. — v. n. faire de pe- 
tits profits, begâtu, topati. 



GRIGOU, s. m. avare, nëgâdi, 
nëgâri, ây bîr, dang loho. 

GRILLADE, s. f. vadâ v., rôfi 
b., pirki b., lakâ b., repu b. 

GRILLAGE, s. m. sahèt i vèn. 

GRILLE, s. f. dogâtlé bu am 
pah, dogâtlé bu nu men â yérô. 

GRILLER, v. a. vadâ, rôn, 
lakâ, berem, repâ. — des épis 
de mil, repâ, fètèlal, rètètal, 
rôti. — des grains, comme le 
café, les pistaches, sa/. — brû- 
ler, lakâ. — (faire), vadâlô, la- 
kâlô, sâfal. Fais-moi griller des 
pistaches, sâfal ma gèrté. Ce- 
lui qui grille, sâfkat b. — v, n. 
désirer vivement, begâ loi, be- 
gâbegé, né.ul ngëd. 

GRILLON, s. m. salir b. 

GRIMAGE, s. f. yédi b. — de 
mépris, mbin m. - — de quel- 
qu'un qui va pleurer, genâ b. 
— avec froncement des sour- 
cils, ganu b. — contorsion de 
la figure, règadu, géiïahu, gé- 
ladu, gobi. — .feinte, ndîd l., 
de} u mikâr. — (faire la), bou- 
der, gèdâ, mère, tongu — 
(faire la), faire des plis, lèmu. 

GRIMACER, v. n. yédi, bin, 
genâ, gân, gin, ganu, règadu, 
génahu, géladu, gobi. 

GRIMACIER, s. m. yédikât b., 
bînkât b., genâkât b., règa- 
dukât b., sébékât b. 

GRIMOIRE, s. m. livre de 
sorcellerie des marabouts, sirô 
v., dabarân b. 

GRIMPANT, adj. lu di lav, feu 
di nalgu. Plante grimpante, lav- 
tân b. 

GRIMPER, v. n. nalgu, natu, 

y'èg- 

GRINCEMENT, s. m. rakakaki 
b., kobkobi b., yeytut i ben. 



GRI 



291 — 



GRI 



GRINCER, v. n. des dents, ra- 
kakaki, kobkobi, yéy, yey. 

GRINCHEUX, adj. nahari dê- 
rèt, lâluul. 

GRINGALET, s. m. hibon b. 

GRIOT, s. m. homme de 
caste inférieure, tisserand, gé- 
vèl b., bambado b. On appelle 
fara lambâ, fara dundung, ceux 
qui battaient le tamtam pour 
le roi ; dirîru b., celui qui le 
battait pour la mère du roi ou 
celle qui avait, après elle, le 
titre de lingêr. — qui laisse 
le tamtam et le chant pour ne 
s'occuper qu'à tisser, tûb'rabâ 
b. — forgeron, néno b. — cor- 
donnier, udé b. — charpentier, 
laobé b., sén b. ■ — qui ne fait 
que chanter, mâbo b. — d'une 
extrême impudence et très mé- 
prisé, bisèt b., bidé b., tolé b. 
Ce sont encore trois castes dif- 
férentes. — (esclave de), vatân- 
gay b. 

GRIPPE, s. f. sehet su di valé, 
sod mu bon. — (prendre en), 
gèdâ, sis, bafi, tongu, sîb, sîhlu. 

— (se prendre en), tongô, ton- 
guanté, lisante. 

GRIPPER, v. a. fekâ, fokâ, 
rongosuâlé, né tarai, dapâ. 

GRIPPE-SOU, s. m. topatikât b. 

GRIS, GRISÂTRE, adj. nirô 
dôm i tâl. — en parlant des 
cheveux, dimba, dôr di bidâv. 

— (cheval), baré b. — à demi 
ivre, sa}, nèké. 

GRISER, v. a. rendre gris, 
nirâlê'k dôm i tâl. — enivrer, 
mandilô. - — (Se), mandi, nân 
bè mandi. Il ne peut passer un 
seul dimanche sans se griser, 
menul a déki bènâ dibêr té 
du mandi. 



GRISGRIS, s. m. en général, 
galad g., garap g. — écrit, tëré 
b. — bois, racine, garap g., 
rên b. — qui rend invulnéra- 
ble, tul b. — petit sac en cuir 
ou autre, rempli de farine, de 
terre, etc. sanguf s., hargâfufâ 
g., tavdi, tavri b. On appelle 
aussi de ce nom des lanières 
de cuir tressées servant à. atta- 
cher les grisgris. — allongé, 
bourré de poils d'animaux, lar 
b., 'sitikong b. — corne en gé- 
néral, bédin b. •*— corne rouge, 
jointe à une autre plus petite, 
bubu b. — large, s'adaptant 
sur le front ou autour de la 
tête, donal g. — qu'on attache 
au bras, ntôr l. — qui pend au 
côté, volu'mag b. — collier 
qu'on met au cou et autour 
des reins, nombo, ndombo g. 
■ — gros coquillage qu'on atta- 
che aux reins, ngakan g. hor i 
ngakan. — que les femmes s'at- 
tache au côté, langâ b. — dou- 
ble, dont une, partie pend sur 
la poitrine et une autre sur le 
dos, ndèla b. — double, comme 
le précédent, attaché par des 
oordres qui passent autour des 
reins et sur les épaules, dakâ 
g. — corde remplie de nœuds, 
qu'on attache surtout aux pieds, 
fas g. — (portefeuille rempli 
de), mahtumé m. — (être tout 
couvert de), lahasu. — (em- 
ployer des), pour empêcher un 
esclave ou un animal de se sau- 
ver, dota. Ce mot désigne pro- 
prement, une manière d'atta- 
cher les animaux en fixant la 
corde en terre. Les femmes 
s'attachent souvent aux che- 
veux, sous les noms de nda- 
làh b., hurâlat, hulâlat v. di- 



GRI 



— 292 



GRO 



vers ornements auxquels plu- 
sieurs attachent une idée su- 
perstitieuse. Les hommes ont 
des objets de même nature 
nommés long v.,, laha v. etc. Il 
faudrait une longue énuméra- 
tion pour indiquer tout ce que 
la supercherie des marabouts et 
la crédulité des infidèles ont 
imaginé en ce genre. On n'a 
indiqué ici que les grigris dont 
l'usage paraît plus général. 

GRISON, s. m. ku dimba, ku 
dôr a bidâv, borom'kavar gu bi- 
dâv. 

" GRISONNER, v. n. dimba, dôr 
a bidâv. 

GRIVOIS, adj. nor, dongé, 
maslânkat b., tâhankât b. Des 
propos grivois, bât yu sôf, bât 
i tâhan. 

GROGNARD, GROGNEUR, s.m. 
rumuntukât b., noromtukât b. 

GROGNEMENT, s. m. mur- 
mure, rumuntu, noromtu b. — 
cri du porc, nguhu g. 

GROGNER, v. n. murmurer, 
rumufitu, noromtu, nurumtu, 
rumtu. Qu'est-ce qui te fait gro- 
gner ainsi ? lô di rumtu ? — 
en parlant du porc, guhu. 

GROGNON, s. m. f. nahari dé- 
rèt. Sa grand-mère est une 
vieille grognon, mâm âm déjà 
nahari dérèt ni ndadân. 

GROIN, s. m. géméfi u mbâm. 

GROMMELER, v. n. rumuntu, 
nurumtu, rumtu. 

GRONDANT, adj. ku di hulé. 

GRONDEMENT, s. m. rir b. 

GRONDER, v. n. résonner, rîr. 
Le tonnerre gronde, denu bâ' 
ngê rîr. — murmurer, rumuntu, 
nurumtu. — v. a. hulé, has, 
geda, yèdâ. — (Se), gedanté. 



GRONDERIE, s. f. geda b., 
ngedâ g., hulé b., yèdâ b. 

GRONDEUR, s. m. gedâkât b. t 
hulékât b., haskât b., yèdakât b. 

GROS, adj. réy, dida, né fip, 
yaf. Je parle de celui qui a une 
grosse tête, borom'bopâ bu réy 
là vah. — (plus), gen a réy. Ton 
bœuf est moins gros que le 
mien, sumâ nag a gen a rèy sa, 
bos (mon bœuf est plus gros 
que le tien) ; sa nag réyul ni 
sumâ bos. — (le plus), gen a 
réy ti. — (très), réy bè hama- 
tul, réy bè dèm dayo, day ni 
bado. — (avoir quelque chose 
de), réylé. Tu as de gros pois- 
sons, réylé nga i dèn. — mem- 
bru, ponkal b., ngonkâ m. — 
de, qui doit produire, lu di sos. 
L'avenir est gros de malheurs, 
ndadân di nâ ami. ■ — (avoir 
le cœur), naharlu. J'ai le cœur 
bien gros, sumâ hol dog nâ. — 
mots, saga 's., bât yu dèkadi. 
Les gros mots ne prouvent pas 
que vous avez raison, saga du 
tah nga èy. — ( en parlant de 
la mer, nâv, génah, nahari. — 
s. m. la partie principale, vala 
va gen a réy. Le gros de l'af- 
faire, lu ti gen â bugal, lu ti 
gen a beglé. — adv. beaucoup, 
bu baré. — (en), ti bènâ yôn, 
bôlé yépâ. — (tout en), rèkâ, 
dâl. 

- GROSSESSE, s. f. vérul d., 
bîr b. 

GROSSEUR, s. f. réyay b., di- 
day b., yafay b. 

GROSSIER, adj. peu délicat, 
fias, nagas, delà. — impoli, ya- 
rôdi, yarôdiku, hamadi, fuhari, 
nakâ tégin, nakâ yiv, nakâ 
kèrsâ ; avec un sens plus dé- 



GRO 



293 — 



GUE 



favorable. gorêdi, rêv, sûr, 
lûbu, suilari, suiïarikât b. ■ — 
contraire à la bienséance, tè- 
dadi, dèkadi. Parole grossière, 
saga s., bât bu tèdadi, bât bu, 
dèkadi, bât bu sôf, bât bu nâv. 
— (rendre) par une mauvaise 
éducation, rêvlô, rêvai, lûbulô. 

GROSSIÈREMENT, adv. bu 
b on,, ak hamadi, ak sunari, bu 
gorêdi, bu rêv, bu tèdadi. lu 
dèkadi. 

GROSSIÈRETÉ, s. f. rudesse, 
nagasay, nasay b. — impoli- 
tesse, hamadi g., tèdadi g., go- 
rêdi b., rêvay, rêvandé g., lû- 
buté g., sunari g. — parole 
grossière, saga s., bât bu tèdadi, 
bu dèkadi. 

GROSSIR, v. a. rendre gros, 
réyal, réylô, didal, didlô, ya- 
fal. — augmenter, amplifier, 
doli, dokâ, yokâ. — v. n. de- 
venir gros, réy, didâ, for ya- 
ram, doliku. 

GROSSISSANT, adj. lu di 
yokâ, lu di dokâ. . 

GROSSISSEMENT, s. m. ndoli 
g., dokâ b. 

GROSSO MODO, loc. adv. bu 
bon. Fa^ire un travail grosso 
modo, funkal, yahâ, ligèy bu 
bon. Plier grosso modo, tahail. 

GROTESQUE, adj. met a rê, 
dof, amul bopâ. 

GROTESQUEMENT, adv. bu 
met a rê, bu dof. 

GROTTE, s. f. kambâ g., 
nkan m. 

GROUILLEMENT, s. m. gur- 
guri g. Grouillement du ven- 
tre, bir bu di dôy. 

GROUILLER, v. n. gurguri ; 
en parlant du ventre, dôy. 

GROUPE, s. m. ndadé m., 



ntan m., ndirân m., mbôlo m.\ 
ngangor l. 

GROUPEMENT, s. m. ndàdalê 
g., bôlo b. 

GROUPER, v. a. dadalé, bôlr, 
voylé. — (Se), dadalô, bôlo, 
voylô. 

GRUAU, s. m. de mil mal 
pilé, voy v., sanhal s. 

GRUGER, v. a. yéy, yey. — 
quelqu'un, yahâ al al, sankâ alal 
u nit. 

GRUMEAU, s. m. de lait, san 
b. — de sang, lumbâ v. 

GRUMELER (S), v. pr. da- 
lah, vay bè dèf dalah. — (ac- 
tion de), dalah b. 

GUÈ, s. m. hûsu, hûsukay b. 
Où peut-on passer à gué ? ana 
hûsu bâ ? L'étang n'est pas un 
roi, mais pour le passer à gué, 
il faut ôter ses souliers, dëg du 
bûr, vahdé ku ko begâ hûs, 
sumi sa i data. 

GUËAELE, adj. lu nu men a 
hûs. 

GUÉER, v. a. passer à gué, 
hûs. Il ne fait pas bon passer 
la Saumane à marée baute, su 
gêt gi fêsé, hûs Sôman nêhul. 
— (action de), hûs g. — bai- 
gner, sangâ. Va guéer le che- 
val, dèmal sangi fas va. 

GUENILLE, s. f. sagar v. b. 
Le linge sale peut se laver ; les 
guenilles se valent; tilifn, sô 
f'ôté, mu sèt ; kèn genul kèn 
sagar. (On cite ce proverbe pour 
répondre à un reproche humi- 
liant) — au pi. (être couvert 
de), sagaré, râflé. 

GUENON, s. f. golo, goloh gu 
digèn. 

GUÊPE, s. f. dulâ v. — allon- 
gée, qui aime à faire son nid 



GUË 



294 — 



GUI 



dans les appartements, nguri l. 

— un peu plus petite que la 
précédente, dulikàta b. 

GUÊPIER, s. m. ntambar L, 
tag'u nguri. 

GUÈRE, s. m. tùt.i, név, ba- 
réul, Je ne m'attendais guère 
à ton arrivée, sënuu ma la von. 

GUÉRET, s. m. dati b. 

GUÉRI (être), vèr, né iénij, 
né tèndéng. Être bien guéri, 
vèr teng, vèr péng, vèr pèn- 
déng. ,11 n'est pas encore bien 
guéri, vérangul bu bâh, — 
(avoir quelqu'un ou quelque 
chose de), vèrlé. Mon pied est 
guéri, vèrlé nâ tanka. 

GUÉRIR, v. a. véral, vérlô, 
fad. Ce remède guérit le rhume, 
garab gôgu di nâ véral, di nâ 
floral sod, ây nâ ti sod. — v. 
n. vèr, tané, gêné. Il ne gué- 
rira pas, du vèr niukâ, du dot 
mukâ ti vèr g'um yaram ârn. 

— (se faire), se faire soigner, 
fadu, fadlu, râglu, vérlu. On 
ajoute si ou di pour indiquer 
que l'on vient ou que l'on va 
se faire guérir. — (Se), véral 
sa bopâ, fad sa bopâ. — être 
guéri, se tourne par l'actif. 
Cette maladie peut se guérir, 
dér bi, m en nanti ko véral. 

GUÉRISON, s. f. vèr g. La 
guérison de ma sœur sera lente, 
sumâ digèn du gàv â vèr ; bâlâ 
sumâ digèn dot ti vèr g'um ya- 
ram âm, di nâ yàgâ. 

GUÉRISSABLE, adj. feu nu 
men â véral, lu nu men â fad. 

GUÉRISSEUR, s. m. fadkât 
b. — charlatan, débar b., da- 
barânkât b. — (faire métier de), 
dabarân, débarân, fadân. 



GUÉRITE, s. f. nêg u votu- 
kât. 

GUERRE, s. f. hêh b., haré 
b., ay v La paix vaut mieux que 
la guerre, dama gen ay. — de 
religion faite par les Mahomé- 
tans, dur b. — civile, ay u blr' 
r'èv. — (être sans cesse en) en- 
semble, âyô. — (faire la), haré, 
hêh, dâr. — (faire la), en par- 
lant des animaux ou des oi- 
seaux le proie, ây. Le vautour 
fait la guerre aux petits oi- 
seaux, birampâté ây nâ ti 
mpitâ yu lût yi. — (de bonne), 
bu dub, bu dèkâ. ■ — (nom de), 
dakèntâl b. 

GUERRIER, s. m. harékat b., 
dambâr b. 

GUERROYANT, adj. GUER- 
ROYEUR, s. m. ku begâ haré, 
harékat bu dul tôg. 

GUERROYER, v. n. haré, hêh. 

GUET, s. m. (être au), faire 
le guet yôt. 

GUET-APEAS, s. m. fîr g., 
nahé b. 

GUETTER, v. a. yôt, féru, 
yongan. — en regardant par 
une fente, par un trou, betlu, 
yûrlu, yéru. — (Se), yôtanté. 

GUET1EUR, s. m. yôtkât b. 

GUEULE-TAPÉE, s. f. (sorte 
d'iguane"' blanchâtre et pou- 
vant se manger, mbetâ m. — 
noire bar b. 

GUEUX, s. m. misérable, ndôl 
L, toskaré b., valakâna, mis- 
kin m. ■ — mendiant par métier, 
sarahtuânkât b., yèlvânkât b. — 
fripon, saysây b., tikar g. 

GUI, s. m. tobâ b. On ap- 
pelle rèy dona, qui tue et hé- 
rite, 'e mbap et le soto, parce 



GUI 



— 295 — 



GUT 



qu'ils poussent sur le baobab 
ou sur d'autres arbres qu'ils 
font périr en grossissant. — 
(produire du), tob. Il y a du 
gui 'ur ce corossolier, korosol 
gilé toh nâ. 

GUIDE, s. m. ndit L, dîté- 
kât b., gungékât b., omatkât 
b:, vonékat u yôn. La justice 
est mon seul guide, lu dub rèkâ 
là di topa. — s. f. gog b. 

GUIDER, v. a. dite, bopu, gri- 
ncé', bidènté, voné yôn. Us 
étaient guidés par Judas, Yudâ 
lèn bopu von. 

GUIDON, s. m. banèr b., raya 
bu tût. 

GUIGNER, y. n. hêlu. — v.a. 
chercher à voir, sënu, sëntu, 
hèlmati. — aspirer à, heta, be- 
gabegé. 

GUIGNON, s. m. (avoir du) 
havlu, ây gaf, nakâ mûr. 

GUILLERET, adj. lëd, lëdkat 
b., iïor, nêh dérèt, maslânékât 
b., tâhânkât b. 

GUILLERI, s. m. sdb u savôr, 
sabin u sàr (L). 

GUILLOTINER, v. a. dog bopu, 
dagâ bopa. 



GUIMAUVE, s. f. las g. 

GUINDÉ, adj. hâdânkât b., 
rtiïkâr. Il est guindé dans sa 
démarche, déjà nolahndiku. 

GUINDER, v. a. yékati. — 
(Se), hâdân, mîkâr, magal sa 
bopâ. 

GUINÉE, s. f. étoffe de traite, 
ndimo, ndimong l. 

GUIRLANDE, s. f. toflanté i 
tôrlôr. 

GUISE, s. f. (vivre à sa), drf 
lu la nêh, yâtalu. — (en) de, 
nâka, niki. Je me sers 'd'une 
natte en guise de lit, basang a 
di sumâ lai ; bi ma amul lai, 
del basang. 

GUITARE, s. f. halam, ha- 
lambâ m. — (jouer de la), ha- 
lam. Celui qui joue de la gui- 
tare se balance, feu di halam 
di ta dayu. — (jouer de la) 
pour quelqu'un, halamal. 

GUITARISTE, s. ni. halam- 
kat b. 

GUSTATION, s. f. sajo g 

GUTTURAL, adj. lu boka ti 
mput, dogé ti mput. 




AB 



!9 6 



11AB 



H 



*HA, int. èskin ! èskùi Y alla ! 

HABILE, adj. hérén, harala, 
vâné. Je cherche un ouvrier 
habile, ligèykat bu hérén là di 
ût. — (rendre), hérénlô. 

HABILEMENT, adj. bu hérèn. 
bu harala. 

HABILETÉ, s. f. nhérén g., 
hérénay b., haralé g., vâné g. 

— (manquer d'), hérénaidi, 
tûné. 

HABILLÉ (être bien), sudé, 
hadân, sol malân yu rafèt. — 
(mal), râflé, sagaré. 

HABILLEMENT, s. m. yëré y., 
ntangay h, ritol g. — neuf, hè- 
hèr b. 

HABILLER, v. a. solal, sànga, 
lambâ, limbâ, odâ. — faire des 
habits à quelqu'un, dèfal yëré. 

— aller bien, en parlant des 
habits, èm, dèka. — donner des 
habits, oda. Je iVoublierai ja- 
mais que c'est toi qui m'as ha- 
billé, du ma faté muka né yà 
ma oda. C'est lui qui a habillé 
mon <nfant, mô dogal sumâ 
■dôm mbubâ. — (S'), sol, sângu, 
odu, lambu, limbu. ■ — se pour- 
voir d'habits, déndâ yëré. 

HABIT, s. m. ntangay l., yëré 
y., mbubâ m. Votre habit va 
très bien, sa mbubâ èm nu la, 
dèka nâ ti yov bu' bâh a bâh. 

— neuf, hèhèr b., yëré bu es. 

■ — précieux, haftan b., mbubâ 
mu rafèt, handar. Les beaux 
habits d 'autrui ne me feront 
pas jeter mes haillons, handar 
u vay du tah ma bayi sumâ i 
sagar. — (mettre un) pour la 
première fois, dalo. 

HABITABLE, adj. fu nu m en 



a dekâ. Ce lieu n'est pas ha- 
bitable, kèn menu fê dekâ 

HABITANT, s. m. dekâ d., 
va ou ndudu avec le nom du 
lieu. Un habitant du village, 
va dekâ bâ. Un habitant né à 
Gorée, ndudu'Bër. On peut dé- 
signer les habitants d'un pays, 
d'une ville, par le nom propre 
répété. Les habitants du Sa- 
loum, Salum Salum yi, va Sa- 
lum yi. C'est un habitant de 
Joal qui l'a fait, Dong Dong a 
ko def. 

HABITATION, s. f. ker g., 
dekâ b., dekukay b., nêg b. 

HABITER, v. a. et n. dekâ. 

HABITUDE, s. f. tamèl b., ta- 
mâtamâ b., mînèl g. Chacun 
suit son habitude, tu vây tamïi, 
môm la dèmé. — (avoir 1'), 
tamâ, fatal. Dams notre village, 
on n'a pas l'habitude de tra- 
vailler le dimanche, ti sunu 
dekâ, tamu nu ligèy dibêr. — 
(d'), bu faral, ou tamâ, faral, 
employés comme verbes. 

HABITUÉ (être), tamâ, mîn. 

— (n'être pas), lamadi, tamari, 
mînadi, mînari, ou .simplement 
tamul, mînul. — (n'être pas' 
encore), t aman gui, mînangul. 

— s. m. ku faral. Les habitués 
de Ja maison, nâ faral u nev ti 
sunu ker Les habitués du ca- 
baret, nâ di faral ti nânukay 
bâ. 

HABITUEL, adj. lu faral a 
am, lu nô tamâ. L'ivrognerie 
lui est habituelle, di nâ faral a 
mandi, nûn bè mandi là tamâ. 

HABITUELLEMENT, adv. bù 
faral, bu tamâ. On tourne le 



HAB 



— 297 — 



HAL 



plus souvent par « avoir l'ha- 
bitude », forai, tama. Je vais 
habituellement prendre un bain 
le matin, di nâ faral a sangudi 
ti leleg. 

HABITUER, v. a. tamal, ta- 
malô, minai, mînlô. ■ — (S'), 
tama, min. — (faire semblant 
-de), tamâtamâlu, minmînlu. 

*HÂBLER, v. n. baré kabab, 
damu, gôrgôrlu, hurhuri, sa- 
bahu, rabâhu, fèn. 

•HÂBLERIE, s. f. kabab b., 
damu g., hurhuri g., fèn v. 

'HÂBLEUR, s. m. ku baré ka- 
bab, damukât b., hurhurlu b., 
fènkât b. 

'HACHE, s. f. sémln, sémén 
v., ngadu l. — des Laobés, sala 
v., savtâ s. — (petite), recour- 
bée, dèné 6., 

'HACHER, v. a. dogat. — la 
pa^le ou le foin pour le don- 
ner aux bestiaux, iîada. Etre 
haché, nadu. 

•HACHETTE, s. f. dèné b, 

•HACHIS, s. m. dogat b. 

'HAGARD, adj. sohor, hos, lu 
■di tîtalé. 

*HAHA, s. m. hatal b. 

'HAIE, s f. nak b., lëm b., 
sahèt v. — (faire une), nak, 
lëm., sahêt, ver. J'ai fait une 
haie pour mon père, lëmal nâ 
sumâ bây. — rangée de person- 
nes, langalê b. — (former la), 
langâ. 

*HAïE, int. pour animer les 
chevaux, kor ! Et haïe au bout, 
ak lu ko epâ. 

'HAILLON, s. m. sagar v., ga- 
lâli b. Etre couvert de hail- 
lons, sagaré, râflé. 

•HAINE, s. f. sîb, sibèl b., nti- 



bèl L, s'ihlu g., sis b., ruban 
m., mbanèl g. — mutuelle, sî- 
banté b., mbananté g., tongô, 
tanguante b. — (en) de, ndégé 
11 mu sib (mu se remplace, 
suivant les cas, par un autre 
pronom). Ils l'ont fait en haine 
du roi, la nu ban bûr a tah, 
ban bûr a lèn ko dèflô. 

•HAINEUSEMENT, adv. ak nti- 
bèt, ak mbanèl. 

•HAINEUX, adj. hos, sidê, 
bané, ku baré sibèl. 

*HAïR, v. a. sib, sihlu, baû, 
sis, sikâ, tongu. • — (faire), si- 
blà, sîslô. — par superstition, 
hos. — (Se), ban sa bopa. Per- 
sonne ne se hait lui-même, kèn 
bafiul bop'âm. — ■ mutuellement, 
sîbanté, bananté, sikanté, tongô, 
tcnguanté — (Se faireï, siblu. 
It n'est pas digne de pitié, car 
il se fait haïr lui-même, me- 
tul a yerem, ndé mô di siblu 
bop'am. 

* HAï'SSAB,LE, adj. bon, met a 
sib, met ti ban. 

'HALAGE, s. m. hejt'u gâl g, 

*HÂLE, s. m. mboyo m., ngê- 
lav lu bon, ngélav lu ây. 

HALEINE, s. f. tolo'gémén. — 
(être hors d'), hîh, menatul a 
noki, télé — souffle du vent, 
ngélav L, risé b. — (d'une), bu 
dogadi, ban a nopalâku, ti bènâ 
yôn. — (de longue), lu yàgâ. 
C'est un travail de longue ha- 
leine, ligèy bi di nâ yâgâ. 

'HALER, v. a. un bateau, vat, 
hetâ. — une corde, heta, nodi, 
féhà. 

*HÂLER, v. a. lakâ. Il est 
hâlé par le soleil, nad vê ko 
lakâ. 

•HALETANT, adj. ku di hih 



UAL 



298 



HAR 



•HALETER, v. n. hih, hîhat. 

*HALEUR, s. m. vatkat b., he- 
tâkât b. ,- 

*HALLE, s.f. de b., mbâr u de. 

•HALLIER, s. m. gol b. 
HALLUCINATION, s. f. ndomi 
g., ndûm g. Il a eu nne hallu- 
cination dans la forêt, domi nâ 
Itâ alâ bâ. 

HALLUCINÉ, s. m. ku di gis 
lu ko dùmal, feu domi. feu di 
gisal bop'âm yef yu nakâ bopâ. 
HALLUCINER, v. a. domal. 

*HALO, s. m. verèl, veray u 
dantâ. — (être entouré d'un), 
en parlant du soleil, féntâ (te- 
nir conseil). 

*HALTE, s. f. tahavay b., no- 
paliku b. Halte-là, tahaval, dé- 
kil, au pi. tahav l'en, déki l'en. 

— (faire), tahav, nopaliku, no- 
pâlu, déki, dal. — (lieu où 
l'on fait), dal, dalakay b. 

*HAMAC, s. ni. ndayàn g. 
HAMEÇON, s. ni. os g., do- 
linkâ g. Donnez-moi un hame- 
çon pour que je puisse aller 
pêcher, may ma os dèm napi. 

— (attacher 1') à la ligne, tam. 
L'action de l'attacher, tam b. 

— au pi. (réunir plusieurs pe- 
tits) pour prendre des sardines, 
heret. — (mordre à 1'), dah. 

* HAMPE, s. f. sèt b. La hampe 
de la lance, sèt u hêd b. 

•HANCHE, s. f. pôd, pôt b., 
môto m., falaré d. S'appuyer 
les poings sur les hanches, dâtu. 

*HANGAR, s. m. mbâr m. — 
(petit) où l'on se réunit pour 
causer, se récréer, yen b. 

•HANNETON, s. m. (gros), 
hernbânân b., hérénân g. On 
désigne sous le nom générique 



de gunûr g. les> insectes qur 
ont plus ou moins la forme 
du hanneton, et même tous les 
insectes. 

'HANTER, v. a. far ak, faral, 
andâ'k, andal quand le complé- 
ment précède. Il hante le ca- 
baret, di nâ faral ti nânukay 
bâ. Dis-moi qui tu hantes, je; 
te dirai qui tu es, vah ma ka 
nga andal, di nâ la vah kâ nga 
don. 

'HAPPER, v. a. gankâ. — sai- 
sir à l'improviste, dapâ, bètâ, 
né tarai. On a happé le voleur, 
bètâ nânu satâkât b. 

'HARANGUE; s. f. vah d., 
kadu g. 4 laé b. Quand il eut fini 
sa harangue, bâ mu vahé bè 
nopi. 

•HARANGUER, v. a. vah; adu, 
lae. 

•HARANGUEUR, s. m. vahkât 
b., adukât b., laékât b. 

•HARA.SSÉ (être), tayi, lotâ bè 
tayi, télé, jâtu. 

•HARASSEMENT, s. m. tayi b., 
lotay b 

•HARASSER, v. a. tayilô, jât, 
lotâlô. 

'HARCÈLEMENT, s. m. ngétèn 
g., tuhal b. 

•HARCELER, v. a. gétcn, tu- 
hal, faral a songâ. 

•HARDES, s. f. pi. yëré y., 
sagar y. 

'HARDI, adj. nomé, nérnê, né- 
mên, gôr, dambâr, nor, am fit. 
— effronté, rêv, sob, sunari. 
lûbu, suiïarikat b. — (rendre), 
nomélô, néménlô, may fit, may 
ndambâr. 

•HARDIESSE, s. f. nomé g., 
némén g., ndambâr g. — in- 
solence, rêvay b., rêvandé g., 



HAR 



HAS 



lûbuté g., sunari g. — . (avoi * 
la) de, némén, san. 

•HARDIMENT, adv. bu home, 
bu némén, ak.ndambâr, ak fit. 

'HARENG, s. m. (espèce de), 
yâboy b. 

'HARGNEUX, adj. dafé, nahari 
dérèt, lâluul, nit u karabâné, 
baré diko. 

•HARICOT, s. m. du pays, 
nébé d., seb b. Couscous aux 
haricots, bâsé'nébé, topor v. — 
quand il est encore très ten- 
dre, pèlah b. — (sorte de pe- 
tit), ngori l. 
•HARIDELLE, s. f. gôl b. 

HARMONIE, s. f. pélo b., tu- 
hay b. : — concorde, dëgô b., 
déganté b., anda g., andando 
g. — (vivre en bonne), dëgô, 
déganté, dubô. Ces deux per- 
sonnes ne vivront jamais en 
bonne harmonie, nàr i nit nônu 
du nu dubô muk. 

HARMONIER, v. a. andandôl. 
— (S'), andando, anda, dëgô, 
dubô. 

" HARMONIEUSEMENT, adv. ak 
pélo, lu tuhâ. 

HARMONIEUX, adj. am pélo 
tuhâ, tohâ. Des chants har- 
monieux, voy yu tuhâ, voy yu 
nêh. 

HARMONIQUE, adj. lu dëgô, 
lu andâ. 

HARMONIQUEMENT, adv. bu 
dëgô, bu anda. 

HARMONISER, v. a. andan- 
dôl, fèhéy bè bât yi, bè buftâ 
yi anda, — (S'), anda, andando, 
dëgô, dubô. 

HARMONIUM, s. m: lorgâ b. 
•HARNACHEMENT, s. m. takâ 
fas, tak'u fas. 
•HARNACHER, y. a. takâ fas. 



'HARNAIS, s. m. tak'u fas, 
dumtukay u fas. 

"•HARPAILLER (Se), v. pr. ha- 
santé, sâganté. 

'HARPE, s. f. halam m., ndân- 
gal l. — (jouer de la), halam. 
En jouer pour quelqu'un, ha- 
lamal. Celui qui en joue, ha- 
lamkât b. 

•HARPER, v. a. dapâ, né ta- 
rai. ■ — (Se), dapanté, tianté. 

'HARPIE, s. f. digèn du na- 
hari dérèt, digèn du baré diko. 

'HARPISTE, s. m. f. ku men 
halam, halamkât b. 

'HARPON, s. m. kadâ g., sâh 
b., dèk d. — (aller pêcher au), 
sâhtu. 

'HARPONNER, v. a. sani kadâ, 
sâh. 

'HARPONNEUR, s. m. sanikât 
i kadâ, sâhkât b. 

'HART, s. m. takukay b. 

'HASARD, s. m. tandâlé b., 
tolâlé b., kas g. — danger, 
tafâr L, ndadân l. J'ai couru 
tous les hasards de la guerre, 
fèké nâ tafâr i haré yâ yépâ. 
— (au), bail â sêtlu, ak nakâ 
têy. — \,à tout), lu men â hèv. 
' — (par), ak tandâlé. C'est arrivé 
par hasard, kèn téyu ko. 

'HASARDÉ, adj. ôrul. 

'HASARDER, v. a. sani, tèg. 
Permettez-moi de hasarder une 
opinion, bayi lën ma sani lën 
i bât. — (Se), dây sa bakan, 
tabi ti ngétèn, dô sa bopâ ti 
tafâr. 

'HASARDEUSEMENT, adv. ak 
tafâr, ak ndadân. 

'HASARDEUX, adj. hardi, né- 
mén. — périlleux, baré tafâr, 
baré ndadân. C'est bien hasar- 
deux, lef li ôrul kat. 



HAS 



— 3oo 



HAV 



*HASE, s. f. leg lu digèn, 
ndombôr lu digèn. 

*HÂTE, s. f. gâvqy b., gàvantu 
g. — (a la), bu gav. En toute 
hâte, bu gâv â gâv. — (avoir) 
de, yakamti. J'ai hâte de re- 
tourner à la maison, yakamti 
.nâ nibi sunu ker. 

*HÂTER, v. a. gâvlô, gàvtulô. 

— (Se), gav, gâvtu, gâvantu, 
farlu, savar. Hâtez-vous de par- 
tir, gâval a dèm. — de secou- 
rir, gavé, qui s'emploie comme 
verbe actif. Hâtez-vous de me 
donner de l'eau, gavé mâ'k 
ndoh. 

'HÂTIF, adj. gav a ûor, dckâ 
ûor. Le petit mit est le plus 
hâtif, sûnâ di dekâ ûor. 

•HÂTIVEMENT, adv. bu gâv. 

* HAUBAN, s. m. bûm bu nô 
také nia. 

'HAUSSE, s. f. ce qui sert à 
hausser, dokâ b. — augmenta- 
tion de prix, ndarté h, daféay b. 

•HAUSSEMENT, s. m. ékûti, 
yékati b.. doka b. 

•HAUSSER, v. a. ékati, yé- 
kati, kâvèl, kâvélô. Il a haussé 
les épaules, mu yékati i rribmg' 
am. — la voix, yékati sa bât, 
vah bu gen a kâvé. ■ — augmen- 
ter, doli. Hausser le prix, da- 
félô, darlô. — v. n. doliku, gen 
a dafé, dar. — (Se), yékati sa 
bopâ, réyréylu. — sur ses pieds, 
yuhôlu. 

'HAUT, adj. kov, kâv, kâvé. 

— (plus), gen a kâvé. — (moins), 
kâvéul niki, gen a sufé ; le 
plus souvent, on renverse la 
phrase. Mon papayer est moins 
haut que le tien, sa papayô gen 
â kâvé sumâ bos. — (le plus), 
gen a kâvé fi. C'est le plus haut 



de tous les arbres, mô gen œ 
kâvé ti garap yi yépâ. — (le- 
moins), gen a sù/é H. — émi- 
nent, réy. Une haute sagesse, 
sago su réy. - — mal, hem g., 
hemhem g. Tomber du haut 
mal, hem, dânu berférën. — au 
fém. (marée), mpésé m. La mer 
est tout à fait haute, mpêsé mi 
dad nâ. — au fém. (mer), pleine 
mer, kâv'gët. En haute mer, ta 
kâv'gët. — s. m. kâv g. — le 
faîte, pud b., mpohlâ m., ntat 
L, dubâ b. Le haut d'une case, 
pud u nêg. Le haut d'un arbre, 
ntat u garap. — (le Très-), 
Yalla, Kâ tôg fu gen â kâvé 
ta asaman. — adv. à haute? 
voix, ta kâv. Parlez plus haut, 
vahal bu gen â kâvé, yékatil 
sa bât. — (en) de, ta kâv. — 
(là-), au ciel, ta aldanâ. Nous 
nous reverrons là-haut, di nâfiu 
gisêti ta aldanâ. 

•HAUTAIN, adj. gâbu, réy- 
réylu, rêv, sûr. Une démarche 
hautaine, dohin i réyréylu. 

•HAUTAINEMENT, adv. bu 
gâba, bu rêv. 

•HAUTEMENT, adv. hardiment, 
bu Home, ak ndambâr. — à 
haute voix, ta kâv. — avec or- 
gueil, bu gâbu, bu rêv. 

•HAUTEUR, s. f. kâvéby b. — 
colline, tundâ v., tangor v., dâl 
i sûf. 
. * HAUT-FOND, s. m. pas b. 

•HAUT-LE-CORPS, s. m. teb., 
tebin b. 

*HÂVE, adj. hoyi, molul, so- 
piku. 

*HA"VIR, v. a. hemal, homal. 
— v. n. hem, hom. 

•HAVRE-SAC, s. m. mbûs m.. 

*HË, int. pour appeler, èy,. 



HEB 



— 3oi 



HÉR 



ô après un mot ou un mem- 
bre de phrase. Hé, Vali ! Vali 
ô ! Hé ! venez vite, gâvsi lën ô ! 

HEBDOMADAIRE, adj. In di 
am ay u bès bu nèka. 

HEBDOMADAIREMENT, adv. 
ay u bès bu nèka. 

HÉBERGEMENT, s. m. dalal b. 

HÉBERGER, v. a. d'dal, ga- 
nalé. 

HÉBÉTÉ, adj. dèsé, .tôy, no- 
radi, honèt, dof. 

HËBËTER, v, a. dèsélô, ho- 
nètlô, doflô, navtal. — (S'), 
dôr di dof, Jiatohunâ. 

HÉBREUX, s. m. lak'i Yaur 
fia. 

. HÉCATOMBE, s. f. rèndi'të- 
mër i nag, rèndi nag yu baré. 

HECTOLITRE, s. m. tëmër 
i liiar. 

' HECTOMÈTRE, s. m. tëmër i 
mètâr. 

HÉGIRE, s. f. hédira d. 
'HÉLAS, int. èskin ! èskin 
Ydlla ! èy, èy ndèysân .' ndèy ! 
subâna kâr ! 

•HÉLER, v. a. ô, dohôr, de- 
voir. 

*HEM, int. èy, ô après un 
mot. 

HÉMISPHÈRE, s. m. gêna, 
val'ù aduna, gènâ val'u mer- 
gèl. 

HÉMOPTYSIE, s. f. tufli-dé- 
rèt b. 

HÉMORRAGIE, s. f. hep'u dé- 
vêt g. — du nez, bori b. 

HÉMORROÏDES, s. f. 'pi. bîr 
âb tanâ. 

HÉMOSTATIQUE, adj. lu di 
fad hep'u dérèt. 
* HENNIR, v. n. gêhal, mêhal. 
•HENNISSEMENT, s. m. ngê- 
hal g., ngêhal u fas. 



HÉPATIQUE, adj. Zu bokâ fè 
rès. 

HÉPATITE, s. f. douleur hé*, 
patique, métit u rès. 
•HERAUT, s. m. ndav u bûr. 

HERBACÉ, adj. lu nirô'k- 
fiah. 

HERBAGE, s. m. nah m, 

HERBE, s. f. nah m. ■ — toute- 
jeune, le -mil même encore en 
herbe, tah, tahèf b. — verte, 
nah mu tôy. — bonne u fau- 
cher, ngub m. — (mauvaise) 
dans tes champs, bahav b., fiah 
mu bon bâru b. — (rempli d') 
ilahé, baré nah. Ton champ est 
rempli d'herbe, sa toi dèfâ 
nahé. On peut voir au mo| 
« chaume », les noms de plu* 
sieurs grandes herbes de la fo* 
rêt. 

HERBEUX, HERBU, adj. baré- 
nah, nahé. 

HERBIVORE, adj. lu di dandê. 

nah. C'est un animal herbu 

.vore, rab vôvu, nah la di dundé, 

*HÈRE, s. m. (pauvre), fos*. 

karé b., bàdola b., bado b. 

HÉRÉDITAIRE, adj. " lu fin 
men a dona, lu nu men 3- 
donalé. 

HÉRÉDITAIREMENT, adv ,ti 
ndono. 

HÉRÉDITÉ, s. f. ndonèf g., 
dono, ndono g. 

•HÉRISSÉ (être), .rempli- de, 
fês dèl, baré. Cette mer est hé- 
rissée d'écueils, gêt gi fès n&. 
dèl ak i dot. 

•HÉRISSER, v. a. ékati. Le 
lion hérisse sa crinière, gaèndê- 
dèfâ èkati sehâ'm. — (Se), être, 
hérissé, né san, né sen, senù, 
sanâral, sembâ. La haie est hé- 
rissée d'épines, lëm bâ'ngê né- 
san. 



HËR 



— 3oa 



HEU 



•HÉRISSON, s. m. sufièl b. 

HÉRITAGE, s. m. ndonèl b., 
'dono, ndono g.,, dur g. Qui 
ignore le nom de son père ne 
peut réclamer son héritage, ku 
sa fur u bây di te, dô lâd 
ndono. — (laisser en), donalé, 
batalé. 

HÉRITER, v. n. donâ. C'est 
de mon oncle que j^i hérité, 
sumâ nidây là dona. — (faire), 
donâlô. 

HÉRITIER, s. m. dono d., 
donakal b. 

HERMAPHRODITE, adj. ngu- 
ligânâ g., ngunangâna b. 

HERMÉTIQUEMENT, adv. fca- 
pas. C'est hermétiquent fermé, 
tedu nâ kapas. 

•HERNIE, s. f. huhân b. — 
(avoir une), huhân. 

HËROïNE, s. f. digèn du dam- 
bâr, digèn du am fit. 

HÉROÏQUE, adj. u dambâr, 
lu amul morom, lu met a 
yëmtân, sîv. 

HÉROÏQUEMENT, adv. ak 
ndambâr, bu sîv, bu met a 
yëmtân. 

HÉROÏSME, s. m. ndambâr g. 
*HËRON, s. rn. hoda g., hod'u 
dân, reg g. (L), tarah b. — (es- 
pèce de grand) qui vit de liè- 
vres, de poissons, kulandang b. 
•HÉROS, s. m. dambâr b., ha- 
rekât bu dolê doli. 

HÉSITANT, adj. ku di nimsé, 
ku di dâhlé. 

HÉSITATION, s. f. nimsé b., 
jlâhlé b. 

HÉSITER, v. n. nimsé, dâh, 
^dahlé. — (faire), nimsélô, dâ- 
fud. 

HÉTÉROCLITE, adj. met a rê. 



HÉTÉROGÈNE, adj. lu bokéul. 

HEURE, s. f. vahtu v., sa s., 
dololi b. Je partirai à trois heu- 
re, ti nét'i vahtu là di dèm, bu 
fiét'i dololi dibé, ma dèm. — 
époque quelconque, damano d. 
— (à la bonne), ndok, bisimi- 
lay. — (arriver à la bonne), 
au bon moment, èm ti. — (de 
bonne), tél. Tu es venu de 
bonne heure, tel ngâ nev, hèysi 
nga. — partir de bonne, hèy, 
tel a dèm. — (à cette), l'ègi, ti 
sunu damano, ti sunu i sa. — 
(tout à 1'), bientôt, l'égi. — (tout 
à 1'), il n'y a qu'un instant, 
lëgi, sanha, yâgul dara, — (pour 
1'), lëgi nak. — (être 1') de, 
dot, avec le nom ou le verbe 
suivant pour sujet. Il est 
l'heure, il n'est pas encore 
l'heure de dîner, an dot nâ, 
an dotangul. — dernière, vahtu' 
de gâ. — (être arrivé à sa der- 
nière), rèpâ. Son heure était 
venue et la mienne ne l'était 
pas, dèfâ rèp'on ; man dak, dâ 
ma rèpul on. 

HEUREUSEMENT, adv." ak 
mûr, ak barké. 

HEUREUX, adj. baré mûr, 
bég, banêhu, tèhé, suturlu. — 
qui donne du plaisir, nêh, lu 
di béglô. — sans accident, an- 
dâ'k dama. Que Dieu vous 
donne un heureux voyage, nâ 
la Yalla yobô'k dama. — excel- 
lent, bâh, rafèt, nêh. Il a un 
heureux caractère, rafèt nâ 
diko. — (rendre), tèhétlô, banê- 
hulô, béglô. — s. m. pi. (les) 
du monde, nâ baré alal, nâ baré 
katan. 

•HEURT, s. m. fër b., fél b. 
En parlant de deux objets qui 
se heurtent, fènhô, fènhuanté b. 



HEU 



3o3 



HOC 



•HEURTER, v. a. fër, fakâtal. 
— du pied, fél. — frapper à la 
porte, fegà, kungkung. — (Se), 
faku, fakâtu, fakâtalu, pakâ- 
talu, né tunuh. — mutuel'e- 
ment, fènhô, fènhuanté. 

HEXAPODE, adj. borom du- 
rom bèn'i tanka. 

*HIBOU, s. m. hargét g., har- 
déd m., lôy m. 

*HIC, s. m. la principale dif- 
ficulté, lu ti gen a dafé. Hic 
et nunc, lëgi lëgi, nônâ'k nônâ. 

•HIDEUSEMENT, adv. bu nâv. 

'HIDEUX, adj. nâv, hâv a nâv, 
nâv bè de, metul a gis, doyul a 
gis. 

*HIE, s. f. darukay b. 
HIER, adv. dèmbâ. Hier au 
soir, big. — récemment, yâgul, 
sanhà, kéra. Il n'est arrivé que 
d'hier, . yâgu fi kéra rèkâ la 
nev. 

•HIÉRARCHIE, s. f. epanté b., 
topante b., tégônté b. 

•HIÉRARCHIQUE, adj. ti to- 
pante. C'est mon supérieur hié- 
rarchique, ti sûf âm là nèkâ, 
mô ma dîtu. Par voie hiérar- 
chique, ti topanté'kélifâ. 

•HIÉRARCHIQUEMENT, adv. 
niki kélifâ yâ 'di topante. 

HILARITÉ, s. f. nêh-dérèt g. 
Ce fut une hilarité générale, 
népâ bokâ di rê. 

HIPPIQUE, adj i fas. Un 
concours hippique, ravanté i 
fas. 

HIPPODROME, s. m. ravan- 
téukay u fas yâ. 

HIPPOPHAGE, s. m. ku di 
lèkâ yap'u fas. 

HIPPOPOTAME, s. m. lëbër 
d., mbes m. (L). 
■i HIRONDELLE, s. f. mbèlâr 



m., kalèrbet m. — de mer, 
vètvèt b. 

•HISSER, v. a. yékati, hetâ, 
vékâ. — (Se), né yankan, yëg, 
ti kâv, yékati sa bopâ, yéka* 
tiku. On ne sait comment il 
s'est hissé à un poste si hono* 
rable, kènâ hamul nakâ la dèf 
bè dot ti mpal mu ni kâvé. 

HISTOIRE, s. f. habar b. —,. 
récit quelconque, habar b., nu 
tali b. — aventures, dalôré d., 
manôré m. Raconter l'histo're, 
d'un personnage, nitali dalôré- 
i nit. ■ — récit mensonger, fèn 
v., nar v., nahé b. Mon cher, 
tu contes des histoires, dâ nga. 
fèn, va di ; y ange dokâ. 

HISTORIEN, s,, m. bindâk&t 
u habar, bindâkât u dalôré, nù; 
talikât u dalôré. 

HISTORIETTE, s. f. habar bu 
nêh, ■nitali bu di rêlô. 

HISTORIQUE, adj. réellement 
arrivé, lu hêv degâ. — s. m, 
nitali b. Je me contente de vous 
donner l'historique du fait, d& 
ma la vah rèkâ nakâ là lef 
li dohé. Je vous assure que, 
c'est historique, degâ la môs, 

HISTRION, s. m. voyânkât 
b., gavlo g., maslànkât b. 

HIVER, s. m. nôr b. C'est. ce. 
qu'on appelle la bonne saison 
au Sénégal. 

HIVERNAGE, s. m. saison des. 
pluies, navet b. — (passer 1'), 
navet. Je ne passerai pas l'h-i'a 
vernage ici, du ma fi navet. 

*HO, int. pour appeler, éy, 6, 
après un mot, — marquant 
l'étonnement, l'indignation, èa» 
kin ! mô ! nakâ mu ? 

•HOCHEMENT, s. m. yengâtu, 
b., yengâtal b. 



HOC 



3o4 



HON 



"HOCHEQUEUE, s. m. talbèt m. 

'HOCHER, v. a. yengal, yen- 
gâtal. 

*HOLÂ, int. pour appeler, èy, 
ô après un mot. — adv. dou- 
cement, ndankâ, mbéyt. Holà ! 
ne faites pas tant de bruit, èy, 
gâ ûi, bu l'en sôv nilé. — s.im. 
(mettre le), f&sâlé, marâlé. 
HOLOCAUSTE, s. m. rèndi g. 

*HOM, int. vay ? èy, va di ! 
ttham ! 

•HOMARD, s. m. sum b. 
HOMÉRIQUE (rire), rê bè 
begâ de. A la fin de son dis- 
cours éclata un rire homéri- 
que, nâkâ la sotalé vah âm, 
fiêpâ dal di rê bè begâ de. 

HOMICIDE, s. m. meurtrier, 
bômkât b: — crime, bôm, 
mbôin b. — (commettre un), 
bôm, rèy nit. 

HOMMAGE, s. m. léral b., 
têranga d., kèrsâ g., vègêl b. 
'-<— (rendre), téral, débal tê- 
ranga. 

HOMMASSE, adj. digèn du 
mèl ni gôr, digèn du topando 
vahin a gôr. 

HOMME, s. m. en général, 
nit k., dôni u Adama. Tout 
homme, nit ku nèkâ, nit ô nit. 
Je ne puis aller- parmi les hom- 
mes sans en revenir moins 
homme, du ma mené di déni 
fâ nit nu, nit ku gen a név 
là fâ bayâkô. — par opposition 
à femme, gôr g. Ce mot, comme 
le « vir » des Latins, s'emp'oie 
pour désigner un homme brave, 
ferme. C'est un homme de 
cœur, gôr la, am nâ fit. — 
(jeune), vahambâné b. — (faire 
le jeune), farô, faru. — fort 
et vigoureux, ponkal b. — beau 
et bon, garmi b. 



HOMOGÈNE, adj. lu bokâ nè- 
kèf. 

HOMONYME, s. m. qui a le 
même prénom, turando b. — ' 
qui a le même nom de famille, 
askan v. 

HONNÊTE, adj. goré, tèdâ, 
èrsâ, yaru. Si le loup a jamais 
été honnête, la chèvre ne s'en 
est pas aperçue, buki su goré 
itam bèy fèkéu ko. — homme, 
sâba s. Un honnête homme ne 
fait de tort à personne, sâba 
du tôfi kènâ. 

HONNÊTEMENT, adv. bu tèdâ, 
ak ngor. — (vivre), à son aise, 
suturlu. — (faire vivre), su- 
turai. 

HONNÊTETÉ, s. f. gor, goré, 
ngor g., tèday b., kèrsâ g. 

HONNEUR, s. m. gloire, ndam 
l., têranga d. — marque d'es- 
time, têranga d., kèrsâ g., vèg, 
vègêl b. C'est pour faire hon- 
neur à mon hôte, dâ ma begâ 
téral sumâ gan. — (point d'), 
doTri d. II est délicat sur le 
point d'honneur, baré nâ dom. 
— au pi. dignités, mpal m., 
détay bu kâvé, détay u tê- 
ranga. Il aspire aux honneurs, 
détay bu kâvé là begâ. Élever 
aux honneurs, tèg ti détay u 
têranga. 
•HONNIR, v. a. torohal, sihlu, 
dépi, hof. 

HONORABLE, adj. qui fait 
honneur, doli, lu di téral, lu 
di mayé têranga. — qui mérite 
d'être honoré, met â téral, tèdâ, 
goré, bâh, boroni 'têranga. ( 

HONORABLEMENT, adj. bu 
tèdâ, ak goré, ak têranga. 

HONORAIRE, s. m. mpèy m. 
Je n'ai pas encore remis au 



HON 



3oo 



HOR 



docteur ses honoraires, fèyangu 
ma doklor bu. 

HONORER, v. a. rendre hon- 
neur, téral, débal téranga, èrsâ, 
vèg. Il m'honore de son ami- 
tié, sopâ nâ ma. — peu, téra- 
ladi. — (manière d'), téralin 
v. — (S'), dot ta ndam, dèf lu 
met a téral. — se faire hon- 
neur de, damu, delé sa ndam 
ti. 

HONORIFIQUE, adj. lu di 
mayé téranga. 

HO'IORIFIQUEMENT, adv. ak 
téranga 

•HONTE, s. f. gâté g., rus b., 
torohté b., vêdangé b. Cet indi- 
vidu n'a point de honte, va di 
amul gâté. Il n'en a retiré que 
la honte, gâté rèkâ la ti delé. 
— mutuelle, respect humain, 
rusante b '■ — (avoir), rus, ré- 
ras, dornbalu, domlu. N'ayez 
pas honte l'un de l'autre, bu 
l'en rusante. — (couvrir de), 
ruslô, torohal, vêdal. — (se 
couvrir de), s'avilir, galélu, to- 
rohlu. , 

•HONTEUSEMENT, adv. bu to- 
roh, ak gâté. 

'HONTEUX, adj. qui a honte, 
rus, toroh, vêd, tiég, fês ak 
gâté. — qui cause de la honte, 
dombâ, lu di torohal, lu di 
ruslô, lu di indi gâté, nâv. Il 
est honteux pour un homme 
libre de s'enivrer, mandi dombé 
nâ ti dâmbûr. — timide, rus, 
am kèrsâ, ragal, honèt. 

*HOP, int. èy / 
HÔPITAL, s. m. fadukay b., 
râglukay b., lopital b. 

'HOQUET, s. m. yuhal, yu- 
hôl b., hedèntân b. 

•HOQUETER, v. n. avoir le 



hoquet, yuhal, yohal, hedèn^. 
tân. 

*HORDE. s. f. ntan mu di udm. 
dêlu, nit nu di faral a tohu. 
•HORION, s. m. dôr bu méti. 
Donner un horion, hâîï. 

HORIZON, s. m. fa bet èm. 

HORIZONTAL, adj. ?h tolô'k- 
sûf, lu tali. 

HORIZONTALEMENT, adv. bu 
tolô'k sûf, bu tali. 

HORLOGE, s. f. montai- b,, 
montâr bu rcy b., lorlos b. ' 

HORLOGER, s. m. défarkât 
u montâr. 

HORMIS, prép. génav, lui, lu 
dul, boku ti en prenant pour 
sujet le complément de la pré< 
position. 

HOROSCOPE, s. m. prédic- 
tion par conjecture, tandalé b. 

HORREUR, s. f. haine vio- 
lenle, ntibèl L, sîhlu g., mba* 
nèl g. ■ — (avoir en), sîb, sîhlu, 
ban, hof, hos, arùm. J'ai une 
extrême horreur du péché, sîb 
nâ bakar ti sumâ hol bépâ, — > 
(personne qu'on a en), sibèl b, 
— personne ou chose très dif- 
forme, nâv, nâv bè de, nirô'k 
séytâné — int. arâm ! tûk 1 
mberes ! opâlâv ! opâlèy ! — 
au pi. propos injurieux, lu kèn 
hamul. Il m'a dit des horreurs, 
vah nâ ma lu kèn hamul. 

HORRIBLE, adj. nâv, doyul 
a gis, lu di duvlô yaram. ■ — 
très mauvais, bon a bon, lu 
kèn hamul. 

HORRIBLEMENT, adv. bu 
bon a bon, bè hamalul, bu 
métê méti. 

HORRIPILATION, s. f. feak 
kati g. 



HOR 



3o6 — 



HUM 



HORRIPILER, v. a. lohlô, tah 
"h katkati. 

•HORS, prép. H biti. — ex- 
"cepté, génav, lui, lu dul. 

HOSANNA, s. m. cri de joie, 
voy u banêh. 

HOSPICE, s. m. lopital. 

HOSPITALIER, adj. feu men 
y an, ku di ganalé, ganalékât 
"b., dalalkïd b. 

HOSPITALITÉ, s. f. ganalé 
g., dalal b. — (exercer 1'), ga- 
nalé, dalal. 

HOSTIE, s. f. losti b. 

HOSTILE, adj. u mbaû, u 
sibèl. Une entreprise hostile, 
ndëm u mban. Cet homme 
m'est hostile, sumâ mban la. 

HOSTILEMENT, adv. ak nhèl 
u mban, ak mbaiièl. 

HOSTILITÉ, s. f. def u mban, 
nhèl u mban. 

HOTE, is.m. HOTESSE s.f. qui 
"donne l'hospitalité, ganalékât 
b., dalalkât b. - — qui reçoit 
l'hospitalité, gan g. Je ne puis 
rester ici parce que j'ai des- 
hôtes, menu ma je déki, ndégé 
Xim nâ i gan. 
* HOUILLE, s. f. kerin u sûf g 
*HOULE, s. f. dûs v., génah g. 

•HOULETTE, s. f. bant'u sa- 
fnâkât. 

•HOULEUX, adj. génahé. 

•HOUPPELANDE, s. f. togu l. 

•HOURRA, int, urê ! 

•HOUSPILLER, v. a. fâtfâté 
badang. 

•HOUSSE, s. f. lai u nteg, lal- 
ïay u fas. 

•HOUSSER, v. a. fegâ, fâras 

•HOUSSINE, s. f. sadâ b., 
~%ad'u fas, yar b., ndoro l. 

"HOUSSINER; v. a. sadâ, yar. 



•HOUSSOIR, s. m. fegukay b .. 
bûbukay b. 

*HOYAU, s. m. (sorte de) pou" 
cultiver le riz, tongu /., kobi b. 
*HUÉE, s. f. ntov L, ntov u 
nâvlé, yûhu g. 

*HUER, v. a. sou, sôvtân, yûhu. 
— (Se) mutuellement, yûhuantê. 

HUILE, s. f. div g.,~ divlin 
g. — d'olive, d'arachides, de 
palme, divlin u olif, divlin u 
gèrté, div'tir. 

HUILER, v. n. div, rây div. 

HUILERIE, s. f. nâlukay u 
divlin. 

HUILEUX, adj. nîn niki div 
lin. 

HUILIER, s. ni. dèfukay a 
divlin -ak binègiir. 

HUIS, s. m. (à) clos, bâ nô 
ted buntâ y a. 

HUIT, adj. num. durom nétâ 

HUITAINE, s. f. durom nétâ 
lu met durom nétâ. — huit 
jours, durom nét'i fan. Dans 
une huitaine, fê'k durom nét'i 
fan. 

HUITIÈME, adj. durom nétrl. 
L'adverbe huitièmement se tra- 
duit de la même manière. 

HUÎTRE, s. f. yohos g. Cher- 
cher des huîtres, yohosu. 

HUÎTRIÈRE, s. f. lieu où les 
huîtres sont en abondance, yo- 
hoszikay b. La Fasna abonde en 
huîtres, Fasna, yohosukay bu 
amul morom la. 

iHUMAIN, adj. se tourne par 
« de l'homme », u nit. Le corps 
humain, yaram u nit. 

HUMAINEMENT, adv. nakâ 
dôlé'nit èm. C'est humaine- 
ment impossible, epâ nâ dôlé' 
nit, nit menu ko dèf. 



HUM 



— 307 — 



HYG 



HUMANISER, v. a. yar, Uval, 
bâhlô, yeremlô. — (S'), lèv, gen 
<r lèv, sog a. yerem, yaru. 

HUMANITAIRE, adj. lu di bu- 
gal, lu di sohal nit ni nêpâ. 

HUMANITÉ," s. f. nature hu- 
maine, niièf g., nèkèf u nit. — 
le genre humain, nit nâ népa. 
— borné, lâ-bîr g., yermandé 
g., lèv b., bâhay b. 

HUMRLE, adj. sûfé, sûfélu, 
ku dètèl bop'âm, ku sûfèl 
bop'âm. - — (rendre), sûfélulô, 
tah a. sûfelu. 

HUMBLEMENT, adv. 6u sûfé, 
ak ntûfélu. 

HUMECTANT, adj. lu di tôyal. 

HUMECTATION, s. f. tôyal b. 

HUMECTER, v. a. tôyal. — 
un peu, rendre moite, lëhal, 
lîhal, lëhlô. — (Se), tôy, lëh. 

HUMER, v. a. vârah, hetâ, 
nân, mûsu. Humer le vent, 
nân ngélav. 

•HUMÉRUS, s. m. yah u loho, 
yah u génav loho. 

HUMEUR, s. f. detâ v. — ca- 
ractère, diko d. — (être de 
bonne), hêh dérèt. Si c'est un 
état habituel, rafèt diko. — (être 
de mauvaise), nahari dérèt, baré 
diko, baré dom. — fantaisie, 
sohla su amul bopâ. — au pi. 
froides, écrouelles, boloh b., 
ngal l. 

HUMIDE, adj. tôy, né hépôt, 
nus. Terrain humide, sûf su 
nus. — (rendre), tôyal, nuslô. 
— ' (être encore), tôyandi. 

HUMIDEMENT, adv. bu tôy, 
bu nus. 

HUMIDITÉ, s. f. tôyay b., tôy- 
tôy b. 

HUMILIANT, adj. lu di toro- 



hal, lu di ruslô, lu indi gâté, 
lu di sûfèl, lu di dètèl. 

HUMILIATION, s. f. ntorohtl 
L, gâté g., sûfé b., sûfèl b. 

HUMILIÉ (être), toroh, rus, 
vêd, nég, toskan. 

HUMILIER, v. a. rendre hum. 
ble, sûfélulô. — donner de la 
confusion, torohal, ruslô, sûfèl, 
dètèl, râtâlè'k sûf, èmalê'k dara. 
— (S'), sûfélu, torohlu, sûfèl sa 
bopâ, dètèl sa bopâ, védal sa 
bopâ, râtâlé sa bop'ak sûf. 

HUMILITÉ, s. f. sûfélu, ntû. 
félu g. Les païens ne connais- 
sent pas l'humilité, va gemadi 
yâ hamu nu lu di ntûfélu. Je. 
reconnais en toute humilité, 
mangé vêdal sumâ bopâ. 

HUMUS, s. m. dakâ b. 
•HUPPE, s. f. dubâ b. 
•HURE, s. f. bopâ b. 
•HURLEMENT, s. m. ngâh b, 
Les hurlements du loup, ngâh. 
i buki. — du chien, haul b. 
'HURLER, v. n. gah ; haul. 
'HURLEUR, s. m. sôvkât b. 

HURLUBERLU, s. m. lëdkâi 
b., têylôdi. 

•HUTTE, s. f. nêg bu tût, 
vân v., dankâ b. 

HYBRYDE, adj. animal hy. 
bride, varalé b. 

HYDROPHOBE, adj. ku batt, 
ndoh, say. 

HYDROPHOBIE, s. f. say g., 
banndoh g. 

HYDROPISIE, s. f. nivat b. 

HYDROPIQUE, adj. nivat, né- 
vat. 

HYÈNE, s. f. buki b., mbâr 
g., sâfându s. 

■HYGIENE, s. f. lu di sam>& 
vèr g'um yaram. 



HYG 



3o8 



HYS 



HYGIÉNIQUE, adj. lu bâh ti 
-yaram. 

HYPNOTIQUE, adj. lu di né- 
îavlô. 

HYPOCRISIE, s. f. mîkar g., 
lahas g., nafèhâ g. 

HYPOCRITE, adj. mîkâr, mî- 
kârkât b., lahaskât b., nit u 
nafèha. Quand les hypocrites se 
"couvriraient d'une peau d'élé- 
phant, or les k reconnaîtrait, su 
mikâr yi sangô vôn sali dèr i 



nèy, du téré nu hamé lèn. 

HYPOTHÈQUE, s. f. potèk b. 

HYPOTHÈSE, s. f. fôgâlé b'., 
tandâlé b. 

HYPOTHÉTIQUE, adj. lu nu 
fôg, lu nu iandâlé. 

HYSOPE, s. f. l\asavàn m., 
lebâleb g. 

HYSTÉRIE, s.' f. ngélav. 

HYSTÉRIQUE, adj.'dtînu ngé- 
lav. 





IBI 



3 09 — 



IGN 



ï 



IBIDEM, adv. ta bènâ bérê, 
ha. 

ICI, adv. fi, filé ; fa, fuie. 
Tiens ici, kay filé. Cela ne 
s'était pas vu jusqu'ici, gisangu 
fin ko vôn, gisu nu ko vôn 
bè tèy. — bas, ti adanâ si. 

IDÉAL, adj. chimérique, lu 
■ami.il bopâ. — ce qu'il y a de 
plus parlait, la gen. C'est le 
beau idéal, menu nô halât dam 
lu gen a rafèt. 

IDÉE, s. f. halât h. L'idée 
ne m'en était pas venue, ha- 
làtu ma ko vôn. C'est mon 
idée, mungâ ti sumâ nhèl, môm 
là begâ. 

IDEM, adv. bènâ bi, lènâ li, 
yépâ bènâ. 

IDENTIFIER, v. a. niràlé — 
((S'), nirôlu. 

IDENTIQUE, adj. yépâ bènâ. 

IDIOME, s. m.lakâ v., lakin 
i., vahin v. 

IDIOT, adj. dèsé, tôy, noradi, 
<amul bopâ, dof. — (rendre), 
dèsélô, doflô, navtal. 

IDIOTISME, s. m. ndèsé m.,' 
■dofay b. 

IDOLÂTRE, s. m. dâmukât u 
hèrèm. — qui aime avec excès, 
ku sopâ bè dof, ku tahâ bu 
tèpâ. Il est idolâtre de son ar- 
gent, tahâ nâ bu tèpâ ta hàlis 
mu. 

IDOLÂTRER, v. a. sopâ bè 
dof, téh.ètal. — (S'), sopâ sa 
bopâ bè dof. 

IDOLÂTRIE, s. f. ndâmu-hè- 
rèm g. — amour excessif, nfo- 
jèl gu tèpâ. 

IDÔLÂTRIQÛE, adj. u hèrèm. 



IDOLE, s. f. hérrtn, herèm 
g. Le ministre de l'idole, bo- 
rom'hèrèm bâ. — personne, 
chose aimée avec excès, kit tlu 
sopâ, lu nu sopâ bè dof. L'ar- 
gent est son idole, dapâ nâ 
ta hàlis bè dof. 

IGNAME, s. f. pulôh b. 

IGNARE adj.. hamadi, ha- 
mul tus. 

IGNOBLE, adj. nâv, dombé, 
lu indi gâté gu réy, lu di to- 
Tohal bu méti. 

IGNOBLEMENT, adv. bu nâv, 
bu dombé. 

IGNOMINIE, s., f. gâté gu réy, 
torohté bu méti. 

IGNOMINIEUSEMENT, adv. ak 
torohté. 

IGNOMINIEUX, adj. lu di indi 
gâté gu réy, lu di torohal .bu 
méti, dombé, nâv. Une mort 
ignominieuse, de gu dornbé, de 
gu nâv. 

IGNORANCE, s. f. hamadi, 
hamari g. La paresse est la mère 
de l'ignorance, hamadi, taèl a 
ko dur. — crasse, hamadi f>u 
tèpâ, hamadi gu naka. 

IGNORANT, adj. hamadi, ha- 
mari. Tu resteras toujours igno- 
rant, di nga déki di hamadi 
rèkâ. — manquant d'habileté 
au travail ou au jeu, tûné b. 
Tûné s'emploie aussi comme 
verbe. — dans les choses de la 
magie, pungâ b. 

IGNORÉ ( être ) , umpâ . 
L'homme intérieur aime à être 
ignoré et compté pour rien, 
nit ku topato fit âm sopâ nâ 
nu fâkâ ko té di ko sêté ni 
dara. 



ign 



3io 



Dr a 



IGNORER, v. a. hmnadi, ha- 
mul, fuhâri, fâkà. — (S') soi- 
même, hamadi sa bopâ, fâkâ 
sa bonu. 

IGUANE, s. m. mbetâ m. 

IL, pr. pers, môm, mu, mô, 
la, nâ ; pi. nom, nu, nô, la 
ûu, nâfiu, suivant les modes. 

ÎLE, s f. dun h. — formée 
par l'eau d'une rivière, sandâ b. 

ILLÉGAL, adj. daganul, daga- 
nadi, lu moy y on, lu avul y on. 

ILLÉGALEMENT, adv. bu da- 
ganul, bu moy yôn. 

ILLÉGALITÉ, s.f. daganadi b. 

ILLÉGITIME, adj. daganul, 
daganadi, lu moy yôn, lu avul 
yôn. — (mariage), scy u nobé, 
sév u aràm, séy bu moy yôn, 
sêy bu nu fanhu. — (enfant), 
dôm u aram, dôm u gâté, dôm 
u far, dôm u dâlô. 

ILLÉGITIMEMENT, adv. bu 
daganul, bu avul yôn. 

ILLÉGITIMITÉ, s. f. daga- 
nadi b. 

ILLETRË, adj. hamadi, ha- 
mari. 

ILLIBÉRAL, adj. yévénadi. 

ILLICITE, adj. lu varul, lu 
daganul, lu moy yôn, arâm, ây, 
lu nu téré. 

ILLICITEMENT, adr. bu va- 
rul, bu daganul, bu ây, bu 
avul yôn. 

ILLICO, adv. noiïâ'k nônâ, 
lëgi lëgi, ti tahàvdy. 

ILLIMITÉ, adj. lu nu doga- 
lul, lu tèpâ, lu amul apâ. 

ILLISIBLE, adj. lu nume- 
nul a dangâ, lu kènâ menul a 
ledanti. 

ÏLLUMINATEUR, s. m. feu di 
Ural. 



ILLUMINATION, s. f. lêra- 
lav b. 
■ ILLUMINER, s. f. Ural — 

(S'). Ur. 

ILLUSION, s. f. ndûm g., ha- 
lât bu amul bopâ, nah b. Il 
s'éait fait illusion, dèfâ nah on 
bop'âm. 

ILLUSIONNER, v. a. nah. ge- 
lemlô, dûmlô. — (S'), nah sjz 
bopâ, gelem, dûm. 

ILLUSOIRE, adj. la di nahé, 
lu dul metâlâku. Des promes- 
ses iFusoires, ndigal i nafèhâ. 

ILLUSOIREMENT, adv. bu di 
nahé. 

ILLUSTRATION, s. f. ndarn 
g., ndolité g., térangâ d. 

ILLUSTRE, adj. doli, sîv, am 
tur, borom tur vu doli, borom 
téranga. 

ILLUSTRER, v. a. dolilô, may 
tur, magâlô. Ce qui est capa- 
ble d'illustrer, lu met di may 
tur. — (S'), doli, dolilô sa tur. 

ÎLOT, s m. dun bu tût. 

IMAGE, s.f. natal b., mitai m. 

IMAGER, v, a. son style, vah 
ti lëbâtu. 

IMAGINABLE, adj. tu nu men 
a halât, lu nu men a natalu. 

IMAGINAIRE, adj. lu amul 
bopâ. C'est un malade imagi- 
naire, fôgal nâ bop'âm né dèfâ 
dér. 

" IMAGINATION, s. f. faculté, 
nhèl m. — croyance imaginaire, 
natal u nhèl, lu la sa nhèl di 
natal, fogâlu b., ndortu g., ha- 
lât bu amul bopâ. 

IMAGINER, v. a. dortu, fôg, 
rot ti nhèl. — (S'), halât, dortu, 
fogâtu. 

IMAN, s. m. serin b., éli- 
man d. 



IMB 



3n — 



IMM 



IMBÉCILE, adj. dèsé, tôy, no- 
radi, amul bopâ, dbf, nânitoy. 

IMBËCILEMENT, adv. bu 
■dèsé, bu dof, ak nakâ bopiï. 

IMBÉCILLITÉ, s. f. ndèsê g., 
ndofay m. 

IMBERBE, adj. feu amul si- 
kim, hatèl b. 

IMBIBER, v. a. tôy-ah — (S-'), 
tôy. Ton habit s'est imbibé de 
sang, sa mbuba tôy nâ'k dérèî. 

IMBU (être) de, dapâ ti. 

IMBUVABLE, adj. nânul, lu 
Jcènâ menul a non. 

IMITABLE, adj. lu nu men 
•a roy, lu nu var a roy, lu met 
<i topando. 

IMITATEUR, s. m. roykat b., 
topandokàt b. Soyez les imita- 
teurs des saints, roy lën diko 
i gâ nu sèlâ nâ. 

MITATIF, adj. lu di roy, lu 
•di topando, nirô. 

IMITATION, s.f. action d'imi- 
!ter, roy roy b., ntopando g. — • 
•copie, roy b., nroy m. LTmita- 
lion de Jésus-Christ, Nroy um 
Yésu-Krista. — (à 1') de, nâkâ, 
niki, ndah roy. 

IMITER, v. a. roy, topando, 
topa. Le singe imite tout ce 
qu'il voit, lu golo gis, topando 
.feo. ■ — ressembler, nirô — (S') 
.mutuellement, royauté. 

IMMACULÉ, aclj. lu amul 
'gakâ. Le cœur immaculé de 
Marie, hol u Mariâma bu amul 
gakn. 

IMMANENT, adj. Zu di délit 

IMMANGEABLE, adj. . lu kèn 
menul a lèkâ. 

IMMANQUABLE, adj. lu me- 
nulâ nakâ am, lu di am môs. 

IMMANQUABLEMENT, adv. bu 
■or a or, môs. 



IMMARCESCIBLE, adj. lu dul 
rûf. 

IMMATÉRIEL, adj. lu amul 
yaram. 

IMMÉDIAT, adj. lu topa ta. 
Ce fut le successeur immédiat 
de Lat Dégèn, mô topa ta Lat 
Dégèn. — qui se fait tout de 
suite, lu di am ti tahavay. 

IMMÉDIATEMENT, adv. nô- 
nâ'k nônà, lëgi, ti tahavay. 

IMMÉMORIAL, adj. lu dogê 
ta hàt yci. C'est chez nous un 
usage immémorial, da nu ko 
fèkâ, sunu bàh i mâm la, ta 
sunu i mâm la nu ko delé. 

IMMENSE, adj. rêy a réy, 
day ni bado, dèm dayo, lu hè- 
dul fcn, lu amul tolu, lu amul 
dayo. — (Dieu), Yalla rimban, 
Yalla bado, Yalla tâlâ. 

IMMENSÉMENT, adv. bu réy 
a réy, bu dèm dayo. 

IMMENSITÉ, s. f. de Dieu, 
rimbaiia b., tàlâ b. — vaste 
étendue, réyay b., yàay b. 

IMMERGER, v. a. . digal, nû- 
ral, nûrlô. 

IMMÉRITÉ, adj. lu varul. 
Vous me faites des reproches 
immérités, yangi ma yèdâ té 
dèfu ma dura. 

IMMERSION, s. f. dîgal b., 
nûrav b. 

IMMIGRANT, s. m. lakakât b. 
Ce sont des immigrants venus 
du Salpuni, Salum la nu 
bayâkô, dekasi filé. 

IMMIGRER, v. n. dekasi. 

IMMINENT, adj. lu di yôt. 
C'est l'imminence du danger 
qui lui a fait prendre la fuite, 
ndogal la ko beg'ôn a dal â 
ko dâ-vlô. 

IMMISCER, v. a. bôlé. Ne 



IMM 



IMP 



venez pas m'immiscer dans vos 
disputes, bu l'en ma bôlé ti sen 
i hulô. — (S'), bokâ, bôlé, 
do sa hopâ, né rebah, yôlu, yo- 
lôsu. II s'immisce toujours dans 
ce qui ne le regarde pas, va 
di, ti lu yôn âm nèkul i, mu 
né ta rebah ; du nakâ dô bop' 
âm ti lu yôn âm nèkul. 

IMMIXTION, s. f. se tourne 
par le verbe s'immiscer. Je ne 
veux pas de cette immixtion 
dans mes affaires, begu ma 
nga bôlé, nga dô sa bopâ ti 
sumâ i yef. 

IMMOBILE, adj. tahav, déki, 
né tèk, né sen, né san, né sana 
sanâral, né sega segâral. 

IMMOBILISER, v. a. tahavlô, 
dékilô. 

" IMMODÉRATION, s. f. tépëral 
b., epal g. 

, IMMODÉRÉ, adj. tèpâ, epâ, 
rhéti. 

IMMODÉRÉMENT, adv. bu 
tèpâ, bè mu epâ. 

IMMODESTE, adj. tèdadi, dè- 
kadi, nakâ sètay u yaram. 

IMMODESTEMENT, adv. 6u 
tèdadi, bu dèkàdi. 

IMMODESTIE, s. f. tèdadi, tè 
dari g., idèkadi g., mandôdi g., 
fïakâ-sètay g., sobé b. 

IMMOLATION, s. f. rèndi b. 

IMMOLER, v. a. rèndi, rindi. 
— (S'), se sacrifier, dahé sa ba- 
kân, dây sa bakân. 

IMMONDE, adj. sètul, sobé. 
L'esprit immonde- nhèl um 
sobé. 

IMMONDICE, s. f. tilim g., 
tilimay b., tilimit b. — au pi. 
sen b., sobé y., tilimit y. 

IMMONDICITÉ, s.f. tilimay b. 

IMMORAL, adj. mandôdi, lu 



moy sètay u yaram, tèdadi, dè- 
kàdi, bon, nâv, saysây b. 

IMMORALEMENT, adv. bu 
mandôdi, bu dèkul, bu dèkadi T 
bu tèdadi, bu bon, bu nâv. 

IMMORALITÉ, s. f. sobé b., 
tèdadi g., dèkadi g., mandôdi 
g., fïakâ-sètay g., def i saysây. 
Son immoralité est publique,. 
népâ ham nânu né saysây la. 

IMMORTALISER, v. a. dekâlô- 
bè môs, dolilô fav. Son courage 
a immortalisé son nom, ndam- 
bâr âm dolilô nâ tur âm bè du 
dèn mukâ. — (S'), dolilô sa 
tur fav. ■ 

IMMORTEL, adj. lu menul a 
de, lu di dekâ bè môs, lu di 
yàgâ bè môs. Notre âme est 
immortelle, sunu fit menul a 
de. 

IMMORTIFIÉ, adj. ku ban a 
gantu bop'âm darâ. 

IMMUABLE, adj. sah, deher, 
lu dul sopalâkn. La parole de 
Dieu est immuable, bât u Yalla 
sah nâ. 

IMPAIR, adj. qui n'a pas de 
correspondant, d'émulé, toi. 

IMPALPABLE, adj. lu nu me- 
nul â lâl, lu sèv bè kènâ menu 
ko dapâ. 

IMPARDONNABLE, adj. lu 
metul a bal, lu metul â tin. 

IMPARFAIT, adj. metul, so- 
tiul, metadi, metari. — (laisser), 
gandêr, gandêru. 

IMPARFAITEMENT, adv. bu 
metul. Tu ne l'as arrangé 
qu'imparfaitement, dèfaru la ko' 
bu bâh. 

IMPARTAGEABLE, adj. lu nu 
menul â sedâlé. 

IMPARTIAL, adj. dub, ban â 
genâtlé kènâ. 



IMP 



— 3i3 



IMP 



IMPARTIALEMENT, adv. bu 
dub. 

IMPASSE, s. f. situation sans 
issue, iàhlé b. Être dans une 
impasse, dâhlé bu méti. 

IMPASSIBLE, adj. lu menul 
a sonâ. Le corps des saints sera 
impassible', yaram i gâ nu sèlâ 
nâ meniil â sonâ. — qui ne 
s'émeut pas, senâ, né sana, sa- 
nâral. Il est resté absolument 
impassible, mu né sana sanâ- 
ral. 

IMPATIEMMENT, adv. ak mu- 
nadi. 

IMPATIENCE, s. f. munadi, 
munari g., mèr m. 

IMPATIENT. adi. munadi. 
munadikât b. — (être), avoir 
hâte de, yakamti. 

IMPATIENTANT, adj. lu di 
munadilô, lu di mèrlô. 

IMPATIENTER, v. a. muna- 
dilô, mèrlô, tangal. — (S'), mu- 
nadi, mir, nakâ mun. — contre 
quelqu'un, tamu, mère. 

IMPAYABLE, adj. Zu nu me- 
nul a fèy, lu epâ ndég. — ex- 
traordinaire, lu amul morom, 
lu kènâ hamul. Il nous a dit 
des choses impayables, vah nâ 
nu lu kèn hamul. 

IMPAYÉ, adj. kâ nu feyul, 
lu nu fèyul. 

IMPECCABLE, adj. ku menul 
a dèf bakar, ku rnenul a dûm. 
IMPÉNÉTRABLE, adj. qu'on 
ne peut concevoir, • lu rav nhèl, 
lu umpu. — où l'on ne peut 
pénétrer, fu nu menul a dugâ. 
IMPÉNITENCE, s. f. mban- 
tûb m., mban-rëtu m., derkîsay 
u hol. 

IMPÉNITENT, adj. ban a tûb, 
ban a Têtu, derkîs. 



IMPÉRATIF, adj. u yéblé. Il 
lui dit d'un ton impératif, mu 
né kô'k bât i yéblé. 

IMPÉRATIVEMENT, adv. ak 
bât i yéblé. 

IMPERCEPTIBLE, adj. lu nu 
menul a gis, lu nu menul a 
yég, tût a tût. 

IMPERCEPTIBLEMENT, adv. 
bu tût a tût. 

IMPERDABLE, adj. lu menul 
rër. 

IMPERFECTIBLE, adj. lu nu 
menul a bâhal, lu nu menul 
a genlô. 

IMPERFECTION, s. f. défaut, 
moy m., dûm g., tom g., 
lago g. 

IMPÉRIEUSEMENT, v. a. bu 
rêv, bu gâbu. — d'une façon 
pressante, bu méti. 

IMPÉRIEUX, adj. rêv, gâbu, 
réyréylu. — pressant, dis, méti, 
réy. Un besoin impérieux, sohla 
su dis. 

IMPÉRISSABLE, adj. lu me- 
nul a de, lu , di yâgâ, lu dèm 
a dèm, lu dul râf. 

IMPËRITIE, s. f. hamadi g., 
hérénadi b., menadi, menari g. 

IMPERMÉABLE, adj. lu ndoh 
menul â duga.l. 

IMPERMUTABLE, adj. lu nu 
menul â vétâku. 

IMPERSONNEL, adj. Zu dul 
lèv kènâ nit rèkâ. 

IMPERTLNEMMENT, adv. bu 
Zûbu, bu rêv, bu tèdadi, ak su- 
nari. 

IMPERTINENCE, s.f. rêvay b., 
rêvandé g., lûbuté g., sunari g., 
tèdadi g., nakâ— sutura g. — 
parole blessante, contraire au 
bon sens, bât bu nahari, lu 
amul bopâ. Il lui échappe sou- 



]MP 



3i4 — 



IMP 



vent des impertinences, di nâ 
faral a vah lu amul bopti. 

IMPERTINENT, adj. rêv, lùbu, 
sunari, sûr, tèdadi, nakâ su- 
tura, nakâ yar. 

IMPERTURBABLE, adj. bo- 
rom' fit, deherlu, ku darâ me- 
nul a dâhal. 

IMPERTURBABLEMENT, adv. 
ak fit, ban a dàhlé. 

IMPëTRABLE, adj. lu nu men 
a dot. 

IMPÉTUEUSEMENT, adv. ak 
dôlé, ak fit. 

IMPÉTUEUX, adj. tépatiku, 
tangâ. 

IMPÉTUOSITÉ, s.tf. tépatiku b. 

IMPIE, adj. dulitadi, éfâr, 
yéfâr, yifâr b., arfân b., ban 
Yalla, baiï yôn u Yalla. 

IMPIÉTÉ, s. f. dulitadi b., 
mbaû Yalla m. 

IMPITOYABLE, adj. nul bir, 
ây bîr, lèvadi, lèvari, nëg, naka 
vermandé. 

IMPITOYABLEMENT, adv. ak 
nul bîr, bu lèvadi. 

IMPLACABLE, adj. ku nu me- 
nul a dalal,* ku nu menul a 
sîhal, ku nu menul a. sèdal, 
ku ban né hol âm du dal. 

IMPLACABLEMENT, adv. bu 
ban a sîh. 

IMPLANTER, v. a. sampâ, 
rôf, dô, rah. — (S'), sampu, 
rôfu, dôu, rahu. 

IMPLICITE, ad;', lu vah embâ. 
Il le dit implicitement, môm 
la begâ vah, môm la vah am 
téki. 

IMPLIQUER, v. a. bôlé. — 
renfermer, emba. 

IMPIORER, v. a. nân, da- 
gân. 



IMPOLI, adj. gorêdi, tèdadi, 
yarfidiku, sunari, nakâ ngor, 
Mékc légin, nakâ kèrsâ, iïakâ 
*.npcïi 

FVIPOLIMENT, adv. bu gorêdi, 
bu tèdadi, ak sunari, ak nakâ 
tégin. 

IMPOLITESSE, s. f. tèdadi g., 
ngorêdi g., sunari g., nakâ-té- 
gin g. . 

IMPONDÉRABLE, adj. lu nu 
menul â natâ. 

IMPOPULAIRE, adj. ku nu 
sopul, ku nu néménul. Quant 
au prince, il est impopulaire, 
bûr bâ nak, néménu nu ko. 

IMPORTANCE, s. f. mbugal 
m., réyay b., faydâ b., laf b. 
— qu'on se donne par la taille 
ou les habits, fair d. — (don- 
ner de 1'), faydal, magal. — 
(se donner de 1'), fairlu, da?nu, 
hadân, baré menmen. — (d'), 
bu bâh, bu méli. Il l'a corrigé 
d'importance, yar nâ ko bu 
méti. 

IMPORTANT, adj.. réy, dis, 
beglé, lu am fayda. Une pa- 
role importante, bût bu réy. — 
(hom'me), borom mbugal, laf 
g., borom dôlé. — (homme 
peu), ku név mbugal, nit ku 
név, név dôlé. — (faire 1'), baré 
menmen, baré solo. — s. m. 
le point essentiel, lu ta gen a 
beglé. ~ 

IMPORTATEUR, s. m. indikât 
u ndày, haraflôkât b. 

IMPORTATION, s. f. indi- 
ndây g., harafé ndây. 

IMPORTER, v. n. bugal, so- 
hal, beglé. Que m'importe ? la 
ma ti bugal ? lu nia fi sohal ? 
ana sumâ yôn ? Je mange n'im 
porte quoi, di nâ lèkâ lu ma 



IMP 



IMP 



dot â dot. N'importe qui peut 
le faire, nit ku nèkâ men nâ 
ko dèf. — (ne pas), bugalul, 
sphdlui. — v. a. dugal, dugâlô, 
harafé, indi. C'est lui qui a 
importé des marchandises pro- 
hibées, mô harafé, mô fi indi 
ndây ma nu téré. 

IMPORTUN, ekIj. sôf, sapi, sa- 
fadi. — s. m. gétènkât b., tî- 
nalkât b. 

IMPORTUNÉMENT, adv. bu 
sôf, bu nahari. 

IMPORTUNER, v. a. gétèn, 
tlnal, tanhal, tanhalé, rèy, tu- 
hal. — causer de l'ennui, sôf, 
sapi, safadi, nêhadi. 

IMPORTUNITË, s.f. ngétèn g* 
tinal b., tanhal b. 

IMPOSANT, adj. considérable, 
rêy. — qui inspire le respect, lu 
met â fera/, lu di diktal té- 
rangâ. 

IMPOSER, v. a. mettre des- 
sus, tèg. — un nom, tudé. — 
prescrire, santâ, santâné, tèg, 
tèktal, varal, en. Mon père vous 
avait imposé un joug pesant, je 
le rendrai plus lourd encore, 
sumâ bây en nâ l'en sef bu dis, 
man di nâ ko dôlé dîsal. — 
un travail, une tâche, sas. — 
v. n. en imposer, inspirer du 
respect, diktal térangâ, met â 
téral. — (en), tromper, fèn, 
nah, nahé. — (S') à soi-même, 
tègal sa bopâ. — à autrui, tèg 
sa bopâ. Il s'est imposé à moi, 
.tèg nâ bop'âm ti sumâ kâv. 

IMPOSITION, s. f. tèg b. L'im- 
position des mains de l'évêque, 
tèg bâ lèn évêk bâ di tègé i 
loho'm. 

IMPOSSIBILITÉ, s. f. teay b. 

IMPOSSIBLE, adj. lu te, lu 



menul â am. lu kèn menul â 
dèf. C'est impossible à l'homme 
mais rien n'est impossible à 
Dieu, epâ nâ dôlé'nit, vandé 
darâ teul Yalla. — très diffi- 
cile, dafén loi, métê méti. — 
(par), su men on â am itam. 

IMPOSTEUR, s. m. fènkât 5., 
narkât b. nahkât b , nafèhâ g., 
soskât b., sosalkât b. 

IMPOSTURE, s. f. fèn v., nar 
K-, nahé, nahâlé b., nit u na- 
fèhn. sos b., sosal b 

IMPOT, s. m. galak b., bâh 
b., kubal g., varugar, varugal 
b., lukat b. — (payer 1'), galak, 
fèy kubal, lukat. 

IMPOTENT, adj. lagi. 

IMPRATICABLE, adj. lu fin 
menul â dèf, lu nu menul a 
metâli. — où l'on ne peut pas- 
ser, fu nu menul â doh. 

IMPRÉCATION, s. f. rebâ b., 
môlu b., nân-Yalla g. — au pi. 
((faire des), rebâ, môlu, fiân- 
Yalla, musibal. En faire l'un 
contre l'autre, rebanté. — (faire 
faire des), môlulô. 

IMPRÉCATOIRE, adj def i 
môlu. Ne prononcez pas de pa- 
roles Imprécatoires, bul vah 
bât i môlu. 

IMPRËGNABLE, adj. lu men 
â dapâ, lu di t.ôy. 

IMPRÉGNER, v. a. tôyal. — 
inculquer dans l'esprit, g*ô ti 
nhèl, dèf ti nhèl — (S'), être 
ini'p.r'égné, lôy, dapâ, dôu. 

IMPRENABLE, adj. lu nu me- 
nul a del, lu nu menul â 
nangu. 

IMPRESCRIPTIBLE, adj. lu 
borom ârri menul â nakâ. 

IMPRESSION, s. f. empreinte, 
redâ b. 



IMP 



3iG 



IMP 



IMPRESSIONNABLE, adj. ha 
yombâ vùru, ku def i tâhàn men 
a dàhal, men a honètlô. 

IMPRESSIONNER, y. a. faire 
impression, gîfal, dugâ, vàr. 
A os paroles ont fait impres- 
sion sur lui, sa vah dugâ nâ 
ti hol âm. — (S'), vâru, honèt. 

IMPRÉVOYANCE, s. f. têylôdi 
g., fôgari g. 

IMPRÉVOYANT, adj. têylôdi, 
fôgari, ban a tandâlé, ban a to- 
lâtlé. 

IMPRÉVU, adj. lu nu, sënu- 
vul on, lu kèn menul on a tan- 
dâlé. 

IMPRIMABLE, adj. lu nu men 
û redâ, lu nu men a mule. 

IMPRIMÉ, s. m. mbindâ m., 
tëré b. 

IMPRIMER, y. a. faire une 
empreinte, redâ. — un ouvrage, 
7nulé. — graver dans l'esprit, 
dèf ti nhèl, redâ ti nhèl. 

IMPRIMERIE, s. f. mul b. 

IMPRIMEUR, s. m. mulekât b. 
IMPROBABLE, adj. ôradi, fftqn 
ma ko. 

IMPROBATEUR, s. m. yèdâkat 
b., hulékât b., védikât b., nan- 
gôdi. 

IMPROBATION, s. f. védi b., 
nangôdi g., mban m. 

IMPROBE, adj. gorêdi, ta- 
kôdi. 

IMPROBITË, s. f. gorêdi b., 
tckôdi g. 

IMPRODUCTIF, adj. lu saka- 
nul, gantu, sapi. 

IMPRODUCTIVEMENT, adv. 
bu sakanul. 

IMPROMPTU, adj. lu nu dèf ti 
tahavay. Un chant impromptu, 
voy va ûu fèntâ nônâ'k nônâ. 



— (à 1') nônâ'k nônâ, U ta- 
havay. 

IMPROPRE, adj. digul, di- 
gadi, èmadi, dubadi. 

IMPROPREMENT, adv. bu di- 
gadi, bu dubadi. 

IMPROPRIÉTÉ, * f. digadi 
b., dubadi g. 

IMPROUVER, y. a. ban, gantu, 
nangôdi, ban â nangu, hulé. 

IMPROVISATEUR, s. m. ku 
men â dèfar, ku di fèntâ lef 
ti tahavay. 

IMPROVISATION, s. f. lu nu 
dèfar, lu nu fèntâ nônâ'k nônâ, 
ti tahavav. 

IMPROVISER, v. a. dèfar nô- 
nâ'k nônâ, fèntâ ti tahavay, vah 
té deku la ko halât. 

IMPROVISTE (à 1'), loc. adv. 
bu bèté, ak tandâlé, bâ nu ko 
sënuul. — (arriver -à 1'), né di- 
mèt, né dalèn, né tunuh, bèté. 
Il est venu à l'improviste, nev 
nâ'k tandâlé, bètâ nâ ma, nev 
nâ bâ ma ko sënuvul on. 

IMPRUDEMMENT, adv. ou 
têylôdi, ak têyadi. 

"IMPRUDENCE, is. f. iêylôdî 
g., têyadi g. 

IMPRUDENT, adj. têylôdi, 
têyadi, nakâ fulâ, iïakâ sêtlu. 

IMPUBERE, adj. ku métal â 
séy. 

IMPUDEMMENT, adv. ak nakâ 
gâté, bu rêv, bu lùbu, bu tè- 
dadi, ak sufiari. 

IMPUDENCE, s. f. nakâ-gafé 
g., lùbuté g., rêvay b., rêvandé 
g., tèdadi g., sunari g. 

IMPUDENT, adj. nakâ gâté, 
nakâ dom, rêv, lûbu, sunari. 

IMPUDEUR, s. f. nakâ-gatê g. 

IMPUDICITÉ, s. f. ritaytay l., 



IMP 



- 3i 7 



INA 



sobé b., vèhbet v., nobé g., nob- 
nobâté b., tèdadi g., def du 
bon, de} i saysây, def du rïàv. 

IMPUDIQUE, adj. saysây b., 
sobé, jêhbet, tèdadi, K bon, lâ- 
bul, Paroles impudiques, bât 
yu bon, bât yu dèkadi, bât yu 
tèdadi, bât yu nâv. 

IMPUDIQUEMENT, adv. bu tè- 
dadi, bu bon, bu dèkadi, bu 
nâv. 

IMPUISSANCE, s. f. menadi, 
menari g., nakâ-dôlé g. — à 
la génération, yômay b. 

IMPUISSANT, adj. menadi, 
menari, te en faisant du com- 
plément indirect le sujet. Votre 
colère est impuissante, sa mèr 
menu ti dura. — à la généra- 
tion, yôm, yôm b. 

IMPULSIF, adj. lu di hir, lu 
di dèn, lu di yengal. 

IMPULSION, s. f. dèn b., den- 
tal b., nhërté, nhîrté g. — 
{donner 1'), dèn, dental, hir. 

IMPUNÉMENT, adv. té kèn 
du la dân, té dô tu. gânu 

IMPUNI, adj. kâ fm dânul. 
Ce crime' ne peut rester impuni, 
nâvtèf gôgu, menul a iïaka ndàn 
gâ ko var, di nânu ko dân 
môs. 

IMPUNITÉ, s. f. naka-dân g. 
Il comptait sur l'impunité, déjà 
jôg an né du nu ko dân. 

IMPUR, adj. sètul. — impu- 
dique, tèdadi, dèkadi, nâv, ti- 
lim, bon, lâbul, saysây. L'es- 
prit impur, nhèl um sobé. 

IMPUREMENT, adv. bu sètul, 
bu tilim. 

IMPURETÉ, s. f. sétadi b. 

IMPUTABLE, adj. lu nu m en, 
(lu nu var) a dapé nit. Cela 



vous est imputable, yov la nu 
ko dapé 

IMPUTATION, s.f. défi, ndèné 
b. Si c'est une imputation 
fausse, sos, sosal b. 

IMPUTER, v. a. tèg, défi, 
dapé, sos, sosal. On me l'a im- 
puté, man la ûu ko dapé. Vous 
me l'imputez à tort, dâ nga ma 
sosal. — à crime, à négligence, 
défi, iïâvtèf, défi sagan. Vous 
ne devez pas me l'imputer à 
négligence, varu là vah né 
sumâ sagan a ko indi. 

IMPUTRESCIBLE, adj. lu dul 
yahu, yahuvul, lu dul neb. 

INABORDABLE, INACCESSI- 
BLE, adj. lu nu menul a dégèn, 
dafé. — en parlant d'une per- 
sonne, yombul, lâluul, dafé, na- 
hari dérèt, yombul a lâl, yom- 
bul a adu. 

INABRITË, adj. hiruvul, së- 
luvul., 

INNACEPTABLE, adj. lu nu 
menul, (lu nu varul) a nangu. 

INACCOMMODABLE, adj. ku 
fiu menul a marâlé. 

IN ACCORD ABLE, adj. lu nu 
menul a marlô. — qu'on ne 
peut octroyer, lu nu menul a 
mayé, lu nu menul a bal. 

INACCOUTUMÉ, adj. faralul,. 
lu nu tamul, tamadi, tamari, 
minadi, mînari. 

INACHEVÉ, adj. metul, lu nu 
sotalul, sotiul. — (laisser), gan- 
dêr, gandêru. 

INACTIF, adj. yogôr, né 
yoga, né yatâ, taèl, bail a li- 
gèy. Rester inactif, déki loho i 
nën, né mbap mbapàral. 

INACTION, s. f. loho i nën 
y., naka-ligèy g., ntaèl g. 



IN A 



— 3i8 — 



me 



INACTIVITÉ, s, f. saoaradi b. 

INADMISSIÉLE, adj. lu nu 
menul a nangu. 

INADVERTANCE, s. f. sagan 
g., têylôdi g., nakâ-sêtlu g. 

INALIÉNABLE, adj. lu nu me- 
nul a, dây. 

INALTÉRABLE, adj. lu dul 
yah, lu menul a yahu, lu doga- 
til, lu dèm a dèm. Un bonheur 
inaltérable, banêh bu kèn me- 
nul a vani. 

INAMISSIBLE, adj. lu menul 
a rër, lu nu menul a naka. 

INAMOVIBLE, adj. ku nu me- 
nul â futi, ku nu menul a han 
mpal um 

INANIMÉ, adj. du dundâ, 
duntatul 

INANITÉ, s. f. nasahté b. 

INANITION, s. f. nakâ-dôlé g. 

INAPERÇU, adj. lu nu gisul. 

INAPPÉTENCE, s. f. tûh b. 

INAPPLICABLE, adj. lu nu 
menul a metâli. 

INAPPLICATION, s. f. farlôdi 
g , têylôdi g., fâlêdi g. 

INAPPLIQPÉ, s. m. farlôdi, 
têylôdi, fâlêdi. 

INAPPRÉCIABLE, adj. lu apu- 
vul, lu nu menul a apâ. 

INAPTE, adj. menadi, ku 
menul, ku antanul. 

INAPTITUDE, s. f. menadi g., 
hérénadi b. 

INARTICULÉ, adj. lu déguwl, 
vah du bar. 

INASSOUVI, adj. sûrul, doyul- 

INATTAQUABLE, adj. lu nu 
menul a. songâ. 

INATTENDU, adj. lu nu së- 
nuul on, lu kèn menul on a 
tandâlé 

INATTENTIF, adj. fâlêdi, nakâ 
mpûl, léd, têylôdi. 



INATTENTION, s. f. fâlêdi g., 
têylôdi g., nakâ-mpâl g., lëd b. 

INAUGURER, v. a. dôr ; dé- 
balé, barkèl. 

INAVOUABLE, adj. lu nu sa- 
nul a. vah, doyul a vah, me- 
tul a. vah. 

INCALCULABLE, adj. lu nu 
menul a vonâ. — très nom- 
breux, barê baré, baré bè kèn 
hamul, bè hamaiul. 

INCANDESCENCE, s. f. sâs 
g., tangay 'b. 

INCANDESCENT, adj. sâs, 
tangâ dip. 

INCANTATION, s. f. ôt g., 
ndemâ g., um g. 

INCAPABLE, adj. menadi, me- 
nari, ku menul, ku antanul. 
Je suis incapable de le faire, 
menu ma ko dèf, antanu ma 
ko. — manquant d'aptitude, hé- 
rénadi, tûné. — de, pris en 
bonne part, se rend par la né- 
gation avec mukâ. Il est incapa- 
ble d'oublier sa promesse, lu 
mu dig, du ko faté mukâ. 

INCAPACITÉ, s. f. menadi g., 
hérénadi b. 

INCARCÉRATION, s. f. ted b., 
ndafèl g. 

"INCARCÉRER, v. a. ted, tabal 
ta tedukay bâ. 

INCARNAT, adj. honhâ, hon- 
hâlé. 

INCARNATION, s.f. yaramu g. 

INCARNÉ, adj. ku yaramu. 
C'est un démon incarné, dôm 
i Séytâné la, diné la. 

INCARNER, (S'), v. pr. ya- 
ramu. — en parlant des on- 
gle, diigâ ti yaram. 

INCARTADE, s. f. def du 
nakâ, def i dof. 



INC 



3iq — 



INC 



INCENDIAIRE, s. m. I. noh 

kât b., lakâkât b., iâlkât b. 

INCENDIE, s. m. noh b., tâl 
b. — des herbes de la i'orêt, 
dây g. Qui a pu allumer un te] 
incendie ? kan a tâl bi dây ? 

INCENDIER, y. a. noh, lakâ, 
tâl, el (L). — les herbes de la 
forêt, lakâ dây. 

INCERTAIN, adj. ôrul, ôradi, 
vôradi. Le temps est incertain, 
asaman si ôrul. — irrésolu, 
dâhlé. Je suis encore incertain 
de ce que je dois faire, ha- 
mangu ma bu ôr lu ma var 
a dèf. 

^CERTAINEMENT, adv. bu 
ôrul, bu vôradi. • 

INCERTITUDE, s. f. ôradi g., 
hamadi g., dâhlé b. 

INCESSAMMENT, adv. sans 
cesse, sa su nèkâ, bu dogalil, 
ban a nopi. — sans retard, lëgi, 
né nkîs, su né nkîs. Il va arri- 
ver incessamment, lëgi mu nev. 

INCESSANT, adj. lu te a dog, 
lu dogatil. 

INCESTE, s. m. s'èy ak sa 
mbokâ. 

INCESTUEUX, C m. feu séy 
ak mbok'âm. 

INCESTUEUSEMENT, adv. bu 
bon. 

INCIDENCE, s.f. tasé b. Point 
d'indidence, fu redâ yi di tasé, 
di dadé. 

INCIDENT, s. m. lu èm ti. 

INCIDENTER, v. n. lahas, ka- 
rabâné. 

INCINÉRER, v. a. lakâ bè su- 
pali dôm i tâl. 

INCIRCONCIS, s. m. gupâ b., 
hâd b., hâgân b., pahé b. 

INCISER, v. a. dog, gadâ. — 
les chairs, gadâ. — les pal- 



miers pour avoir du vin de 
palme, fèntâ, fintâ. 

INCISIF, adj. lu di dog, lu 
di damé. Dent incisive, rêv b. 

INCISION, s. f. dog b., ngada 
g., fèntâ, fintâ b. 

INCITATION, s. f. dèn b., 
nhîrté g. 

INCITER, v. a. dèn, dental, 
Mr. 

INCIVIL, adj. gorêdi, fèdadi. 
fiakâ légin, nakâ yar. 

INCIVILEMENT, adv. bu go- 
rêdi, bu tèdadi, ak nakâ tégin. 

INCIVILITÉ, s. f. gorêdi b., 
tèdadi g., nakâ-tégin g. 

INCLÉMENCE, s. f. nakâ-yer- 
mandé g., ntohorté g., hosté g. 

INCLËMENT, adj. nakâ yer- 
mandé, sohor, ây bîr. 

INCLINAISON, s. f. dengay b., 
dengâ b. 

INCLINATION, s. f. dengâ, 
dengay b., segâ, segay b. — 
penchant, nh'ërté, nhîrté g.- — 
affection, ntofcl g., genâlé; ge- 
nâtlé g. 

INCLINER, v. a. dengal, ven- 
gal. — courber, segal. Inclinez 
tous la tête, segal lën népâ sën 
i bopâ. — v. n. être incliné, 
dengâ. — être porté à, hëru, 
hîru, dèm. — (S'), segrâ. — 
être incliné, dengâ. En parlant 
d'un navire, veng, vengalu. 

INCLURE, v. a. embâ, bôlé 

t.i- 

INCLUS, adj. lu nu ti bôlé, lu 
lef embâ, lu ti nèkâ, hokâ ti. 

INCLUSIVEMENT, adv. bôlé 
ti, bokâ ti. Jusqu'à cette an- 
née inclusivement, at mile bokâ 
nâ ti. 

INCOGNITO, adv. bu nebu, té 



INC 



320 



INC 



yégu iïu ko, té hamu nu Ico. — 
(garder F), nebu. 

INCOHÉRENCE, s. f. hadâlo 
b., hadaliku b., nakâ-toflanté g. 

INCOHÉRENT, adj. hadâlo, 
hadaliku, naka toflanté. C'est 
un langage incohérent, vah 
dôdu amul bopâ. 
" INCOLORE, adj. lu amul 
mèlô, lu amul sirô. 

INCOMBER, v. n. var, èlâ, 
tègu. 

INCOMBUSTIBLE, adj. lu me- 
nu! â lakâ, lu dul tâkâ. 

INCOMMENSURABLE, adj. lu 
nu menul a apâ, dèm dayo, réy 
bè kèn hamul. 

. INCOMMODANT, adj. sôf, na- 
hari. 

INCOMMODE, adj. dafé, sôf, 
nahari, méti. 

INCOMMODÉ, adj. un peu 
souffrant, ku yaram âm sôf, feu 
yaram âm nêhul, sibiTu. Je 
me trouve incommodé suma 
yaram nêhul. 

INCOMMODÉMENT, adv. bu 
sôf, bu nahari. 

INCOMMODER, v. a. gétèn, 
tanhal, sôflô, nahari. — rendre 
un peu malade, sôflô yaram, si- 
birulô. 

INCOMMODITÉ, s. f. ngétèn 
g., lu nahari. — indisposition, 
yaram vu sôf, sibiru b., dér 
bu tût. 

INCOMMUNICABLE, adj. lu 
nu menul a sédâ, lu nu menul 
a dohé. 

INCOMMUTABLE, adj. kâ nu 
menul â lian mômèf âm. 

INCOMPARABLE, adj. lu amul 
morom, bado. 

INCOMPARABLEMENT, adv. 
bu amul moroin. 



INCOMPATIBILITÉ, s. f. dë- 
gôdi b., dubôdi g., andadi g. 

INCOMPATIBLE, adj. dëgôdi, 
dubôdi, andadi, andul ak. 

INCOMPÉTENCE, s. f. nakâ- 
safisan g. Son incompétence est 
manifeste, or nâ né amu ti san- 
san, or nâ né menul â até lôlu. 

INCOMPÉTENT, adj. ku amul 
sansan, ku menul â até. Le tri- 
bunal s'est déclaré incompétent, 
atékât yâ vah nânu né sanu nô 
até lôlu. 

INCOMPLET, adj. metul, me- 
tadi, sotiul. — (laisser), gandêr, 
gandêru. 

INCOMPLÈTEMENT, adv. bu 
metul, bu sotiul. 

INCOMPRÉHENSIBLE, adj. lu 
nu menul â dégâ, lu rav nhèl, 
kumpâ. 

INCONCEVABLE, adj. lu „lu 
menul â dégâ, lu nu menul fi 
dortu, lu di domal'é. 
" INCONCILIABLE, adj. lu nu 
menul â bôlé, lu andul ak. La 
grâce et le péché sont inconci- 
liables, yiv u Yalla menul â 
andâ'k bakar. Ils sont inconci- 
liables, menu nô dëgô, kèn 
menu lèn marâlé. 

INCONDUITE, s. f. diko du 
bon, ntaytay l. 

INCONGRU, adj. digul, di- 
gadi, dagul, norul, noradi, dé- 
kadi. 

INCONGRUITÉ, s. f. dèkadi 
g., bât bu norul, tèdadi g. 

INGONGRUMENT, adv. bu dè- 
kadi, bu tèdadi, bu digadi. 

INCONNU, adj. lu nu hamul, 
haméul, ku nu fâkâ. — obs- 
cur, nakâ tur. — (être), caché- 
pour, umpâ, Teritâ. 

INCONSCIENT, adj. yégul. 



INC 



321 



INC 



INCONSÉQUENCE, s. f. lu 
arniil bopâ. 

INCONSÉQUENT, adj. qui agit 
inconsidérément, têylôdi, amul 
sêtlu, amul bopâ. 

INÇONSIDËRATION, s. f. têy- 
lôdi g., sanahu b., lèmdêri b. 

INCONSIDÉRÉ, adj. têylôdi, 
sanahu, nakâ mpâl, lèmdéri. 

INCONSIDÉRÉMENT, adv. bu 
têylôdi, ak iïakà mpâl. 

INCONSISTANCE, s.f. lu amul 
ses. 

INCONSISTANT, adj. dapandi. 

INCONSOLABLE, adj. ku kèn 
menul a dalal hol âm, ku hol 
âm menul a dal. 

INCONSOLABLEMENT, adv. bè 
hol âm menul a dal. 

INCONSTAMMENT, adv. ak 
nakâ taku. 

INCONSTANCE, s. f. doéri g., 
nakâ-laku g. 

INCONSTANT, adj. dapandi, 
nakâ taku, doéri, rôfropi b., 
deherôdi. Cet individu ne peut 
rester nulle part, il est trop in- 
constant, v'â dilé menul â déki 
fèn, rôfropi la. 

INCONSTITUTIONNEL, adj, lu 
moy y on u rëv ma. 
INCONSTITUTIONNELLEMENT, 
.adv. bu moy yôn u rëv ma. 

INCONTESTABLE, adj. ôr, 
amul véranté, lu nu menul â 
véranté, lu kèn sanul â védi. 
C'est une vérité incontestable, 
degâ gu ses là. 

INCONTESTABLEMENT, ad-v. 
bu ôr, môs, bè kèn saiïu ko 
védi. 

INCONTESTÉ, adj. ses, sah, lu 
amul véranté. 

INCONVENABLE, s. f. dèkadi 
g., tèdadi g., daganadi b. 



INCONVENANT, adj. dèkadi, 
tèdadi, daganadi. D'une ma- 
nière inconvenante, bu dèkadi, 
bu daganadi. 

INCONVÉNIENT, s. m. hatal 
b., ndogal l., lu nahari. 

INCONVERTIBLE, adj. lu nu 
menul â supali, ku nu menul 
â tûbîô. 

INCORPORATION, s. f. bôlé b. 

INCORPOREL, adj. amul ya- 
ram. 

INCORPORER, v. a. bôlé. — 
(S'), bôlô. 

INCORRECT, adj. sètul, du- 
bul, vérul. Son langage est in- 
correct, vah âm sètul. 

INCORBECTEMENT, adv. bu 
sètul. 

INCORRECTION, s. f. lu sè- 
tul, lu dubul, lu dubadi. 

INCORRIGIBLE, adj. te, sol, 
derkîs, ku nu menul â dubanti. 
Cet enfant est incorrigible, ha- 
lèl bi, kèn menu ko dubanti. 

INCORRIGIBLEMENT, adv. bu 
te â dubanti. 

INCORRUPTIBLE, adj. lu dul 
yahu, lu yahuvul. — en par- 
lant des personnes, ku nu me- 
nul â nêhal, ku nu menul â 
moylô varugar âm. 

INCRÉDULE, adj. gemadi, bafl 
â gem, védalu, védikât b. — 
s. m. qui n'a pas la foi, ge- 
madikal b., ëfâr b., yîfâr b. 
Les incrédules, va gemadi nâ. 

INCRÉDULITÉ, s. f. nge- 
madi g. 

TNCRËÉ, adj. lu kèn sosul,~ 
lu kèn bindul. 

INCRIMINABLE, adj. ku nu 
men â dên, lu met â sikâ. 

INCRIMINER, y... a. dên, sikâ, 
durâlé. 



INC 



322 



IND 



INCROYABLE, adj, metul a 
gem, lu kèn menul a gem. — 
excessif, réy a réy, , amul mo- 
rom. Il est d'une activité in- 
croyable, déjà savar bè amul 
morom. C'est incroyable ! vây 
sabab ! opâlâv ! 

INCROYABLEMENT, adv. bu 
metul a gem, bè hamotul, bè 
amul morom. 

INCROYANT, adj. gemadi. 

INCRUSTER, v. a. damât, na- 
hât. Incruster d'or, damât ï 
vurus, nahâtê'k vurus. 

INCUBATION, s. f. bôf g. 

INCULPATION, s. f. dên, 
ndêné b., durâlé b. 

INCULPÉ, s. m. kâ nu défi, 
ko nu tèg ton. 

INCULPER, v. a. dên, durâlé, 
tèg ton. 

INCULQUER, v. a. do ti nhèl, 
redâ ti nhèl. — (S'), redâ ti 
sa nhèl. 

INCULTE, adj. lu nu béyul, 
boy. — (terrain), dati b., dor 
g. — (esprit), tèdadi, gorêdi, 
yarôdiku, sunari, hamadi, nakâ 
yar. 

INCURABLE, adj. lu menul a 
ver, lu nu menul a véral. 

INCURABLEMENT, adv. bè 
menul a vèr. 

INCURIE, s. f. sagan g., lèm- 
déri b., nakâ-mpâl g., nnkâ-to- 
pato g. C'est votre incurie qui 
a causé un tel malheur, sa sa- 
gan, mô sabab kasarâ gu ni 
day. 

INCURSION, s. f. ndangal L, 
lel b. — (faire une), ndangal, 
lel. 

INDÉBROUILLABLE, adj. lu 
kèn menul a laharni, kèn menu 
tê kam lu or. 



VU, UVIl. 

f. tèdadi g., 
g., daganadî 



INDÉCEMMENT, adv. bu tè- 
dadi, bu dèkadi, bu gorêdi, bu 
daganadi, bu ilâv, bu bon. 

INDÉCENCE, s. 
dèkadi g., gorêdi 
b., bât bu nâv, def du bon. 

INDÉCENT, adj. tèdadi, dè- 
kadi, gorêdi, lâbul, daganadi, 
nâv, bon. 

INDÉCHIFFRABLE, adj. lu 
kèn menul a ledandi, dafé. 

INDÉCIS, adj. dâhlé. Je suis 
encore 'ndécis sur le parti à 
prendre, hamangu ma lu ma 
var a dèf. 

INDÉCISION, s. f. dâhlé b. 

INDÉCOMPOSABLE, adj. In 
nu menul a hadâtlé. 

INDÉCROTTABLE, adj. lu nu 
menul a hôs, lu nu menul a 
sètal. 

INDÉFECTIBLE, adj. ku me- 
nul a dûm, ku menul a ge- 
lem. 

INDÉFENDABLE, adj. lu nu 
menul a vola. 

INDÉFINI, adj. amul apâ T 
dèm davo. 

INDÉFINIMENT, adv. bè kèn 
hamul, bè hamatul, bè dèm 
dayo. 

INDÉFINISSABLE, adj. lu nu 
menul a firi. 

INDÉLÉBILE, adj. lu dul dèn t 
lu dul' râf, lu menul a far. 

INDÉLIBÉRË, adj. lu nu 
têyul, lu andul ak sago. 

INDÉLICAT, adj. gorêdi, naka 
kèrsâ, nakâ kèrsâ. 

INDÉLICATEMENT, adv. bu 
gorêdi ak nakâ kèrsâ. 

INDÉLICATESSE, s. f. gorêdi 
g., nakâ-dom g., nakâ-térangâ g. 

INDEMNE, adj. ûakul dara. Il 
est sorti indemne de cette af- 



IND 



— 3a3 — 



IND 



faire, naku ta clara, vanivu ko 
dara. 

INDEMNISER, v. a. yôl, dèlô, 
ûtal, fèy. — (S'), doganti, yôlu. 

INDEMNITÉ, s. {.doganti b., 
yôl b., mpèy m. 

INDÉNIABLE, adj. lu kèn sa- 
nul a védi. 

-INDÉPENDAMMENT, adv. ou- 
tre, génav, tèg ta, bôlé -ta. In- 
dépendamment d'un bon sa- 
laire, vous recevrez deux pa- 
gnes, di nga am mpèy mu nêh, 
tèg ta fiât i malân. — sans dé- 
pendance, ban a fâlé, bokéul 
ak. 

INDÉPENDANCE, s. f. ndâm- 
bûr g., yûtay, yâtal b. Vous 
laissez à ce jeune homme trop 
d'indépendance, du nga yâtal 
vahambâné bôbu bè mu epâ. 

INDÉPENDANT, adj. dâmbûr, 
yâtayu, yâtalu. 

INDÉRACINABLE, adj. lu nu 
menul a budi, lu nu menul h 
simpi. 

INDESCRIPTIBLE, adj. lu fia 
menul a nitali, kènâ menul a 
vah naku mu mèl. 

INDESTRUCTIBLE, adj. lu 
dul yahu, dèm a dèm, lu nu 
menul a tas, lu ûu menul a. 
tod. 

INDÉTERMINATION, s. f., 
dâhlé b. 

INDÉTERMINÉ, adj. lu amul 
apâ, lu nu apul. — irrésolu, 
dâhlé. 

INDEK. s. m. table d'un li- 
vre, vonéukay b. — INDICA- 
TEUR, doigt, bârâm u sanikây, 
bârâm u dohonu, bàrum u do- 
honukay. - — (mettre 1') sur la 
figure de quelqu'un, doharbi. 



INDICATEUR, s. m. vonékât 
b., durâlékât b. 

INDICATIF, adj. lu di fênal, 
lu di fêfilô, lu di voné. 

INDICATION, s. f. voné g., 
diktal b., y égal b., yéglé b. Il 
m'a fourni d'utiles indications, 
diktal nâ ma lu ma dérin. 

INDICE, s. m. lu di fênlô, lu 
di jènal. hamukay, haméukay b. 

INDICIBLE, adj. lu nu me- 
nul a vah, vahuvul. 

INDICIBLEMENT, adv. bu 
vahuvul, bè kèn menu ko vah. 

INDIFFÉREMMENT, adv. bu 
falêdi, ak nakâ mpâl. — sans 
distinction, ban a ranâtlé. Je 
mange de tout indifféremment, 
di nâ lèkâ lu ma dot a dot. 

INDIFFÉRENCE, s. f. falêdi 
g., lèmdéri d., nakâ-mpàl g., 
nakâ-àdo g. 

INDIFFÉRENT, adj. qui se 
soucie peu, lèmdéri, nakâ âdo, 
naku mpâl, néval. Il est indif- 
férent à vos conseils, déjà néval 
sa i ndigal ; lô ko men a digal, 
mu ban ko fâlé. — qui n'a pas 
de préférence, bail a genâtlé 
kèn. — qui ne présente aucun 
motif de préférence, yépâ bcnti. 
Que vous restiez ou que voue 
partiez, cela m'est bien indiffé- 
rent, nga déki nga dèm, yépâ 
bènâ la ti man. — de peu d'im- 
portance, def i tâhân. Ils par- 
. lent de choses indifférentes, yef 
i ta h an là nô vahtâné. 

INDIGÈNE, adj. ndudu'rëv d. 

INDIGENCE, s. f. toskan b., 
toskaré d., mbâdola g. — man- 
que, nakâ b. — (réduire à I'), 
toskarélô, nakâlô lu nèkâ. 

INDIGENT, adj. toskaré, tos- 
karé b., bâdola b., miskin m. 



IND 



324 



IND 



INDIGESTE, adj. lu di règâlô, 
lu nu menul â rêsal, lu yom- 
bul â rês. 

INDIGESTION, s. f. règâ b. 
— (avoir une), règâ. 

INDIGNATION, s. f. mèr m., 
ndépi m., honon b. 

INDIGNE, adj. qui ne mé- 
rite pas, metul, doyul. Il est 
indigne de pitié, metul â ye- 
rem. Te suis indigne d'un si 
grand bienfait, ndèkâ lu réy 
lôlu dombâ nâ ma. — incon- 
venant, odieux, dombé, nâv, 
met â dépi. — (regarder coinme) 
dombal, dépi. Regarder comme 
indigne de soi, dombalu. — 
(rendre), dombâlô. 

INDIGNEMENT, a d v. bu 
dombé, bu nâv, bu met â dépi. 

INDIGNER, v. a. ?7ièrZd. — 
(S'), être indigné, mèr, ho- 
non. Le roi a été vivement in- 
digné de sa conduite, lu mu 
dèf mèrlô nâ bûr bâ bu méti. 

INDIGNITÉ, s. f. def du 
dombé, def du fiâv, def du 
nakâ, nâvtèf g. C'est une in- 
dignité, c'est indigne, - Yalla 
dèfu ko, Yalla dégu ko, lu nakâ 

m. 

INDIGO, s. ni. ngandâ l 

INDIGOTIER, s. m. ngandâ g. 

INDIQUER, v. a. montrer, 
von, voné. Ne pouvez-vous pas 
m 'indiquer le presbytère? menu 
la ma von ker'labé ? — du 
doigt, dohon. 

INDIRECT, adj. dubul, du- 
badi, lunkâ. 

INDIRECTEMENT, adv. bu 
dubadi. 

INDISCERNABLE, adj. lu nu 
menul a ranâtlé. 



INDISCIPLINABLE, adj. te, 
sob, ku nu menul a yar. 

INDISCIPLINE, s. f. dégadi 
b., nakâ-var g. 

INDISCIPLINÉ, adj. te, sob, 
dégadi, nakâ-yar. 

INDISCRET, adj. ratah la- 
mén. 

INDISCRÈTEMENT, adv. ak 
ratah tamèn, bu têylôdi. 

INDISCRÉTION, s. f. ratah- 
laméfi g. 

INDISCUTABLE, adj. lu amul 
véranté, lu kèn sanul â védi. 

INDISPENSABLE, adj. lu nu 
menul â nakâ, lu nu gen â 
sohla. 

INDISPENSABLEMENT , adv. 
var nâ var. 

INDISPOSÉ, adj. sibiru, opâ, 
dér, tangâ. Il est indisposé au- 
jourd'hui, yaram âm nêhul, ya- 
ram âm tangâ nâ tèy. 

INDISPOSER, v. a. dérlô, 
opâlô, sibirulô.- — fâcher, mèrlô, 
ton. Être indisposé contre quel- 
qu'un, mère, ban, tongu. 

INDISPOSITION, s. f. yaram 
vu sôf, sibiru d., dér b., opâ d. 

INDISSOLUBLE, adj. lu dul 
sêy, lu fiu menul â sêyal. — 
en parlant du mariage, du tas, 
menul ï tas. 

INDISSOLUBLEMENT, adv. bu 
menul â tas. 

INDISTINCT, adj. sètul, vérul, 
lu nu menul â hamé, dahasô. 

INDISTINCTEMENT, adv. bu 
sètul — sans distinction, ban 
â ranâtlé, ban â genâtlé kènâ. 
Us ont pillé tout le village in- 
distinctement, lel nânu dekâ 
bâ bépâ, ban ta bâlal kènâ. 

INDIVIDU, s. m. nit k., va 
d., vay d. — qu'on ne connaît 



IND 



— 3*5 



INE 



pas ou qu'on ne veut pas nom- 
mer, diu. 

INDIVIDUALISER, v. a. té- 
hâtlé. 

INDIVIDUEL, adj. lu lèv kènâ 
nit rèkâ. 

INDIVIDUELLEMENT, adv. ku 
nèkâ'k bop'âm. .. 

INDIVIS, adj. lu ûu, sédôul. 
Posséder par indivis, bokâ môm, 
ban â séêô. 

INDIVISIBLE, adj. lu nu me- 
nul a hadâtlé. 

INDIVISIBLEMENT, adv. bè 
kèn menu ko hadâtlé. 

INDOCILE, adj. te, deher 
bopâ, sob, dégadi. 

INDOCILEMENT, adv. bu te, 
ak deher-bopâ. 

INDOCILITÉ, s. f. deher-bopâ 
g., dégadi b. 

■ INDOLEMMENT, adv. bu taèl, 
bu yih, bu sagan. 

INDOLENCE, s. f. ntaèl g., 
yîhay bu méti, sagan g:, mba- 
péru g. — (vivre dans ]'), taèl, 
ne mbap mbapâral, vapéru. 

IDOLENT, adj. taèl, yîh bu 
tèpa, sagan, yogôr, ne yoga, sa- 
varadi, ne yatâ, tangadi, tari- 
gari, nakâ fit. 

INDOMPTABLE, adj. te, ku 
nu menul a mokal, lu nu me- 
nu! a tagat. 

INDOMPË, adj. lu nu moka- 
langul, nakâ tagat, nakâ yar. 

INDU, adj. varul, digadi. 

INDUBITABLE, adj. or, or 
péng, afnul véranté, vèr, vèr 
téng, metul a nimsé. 

INDUBITABLEMENT, adv. bu 
or, bu or a or, bu metul â 
nimsé. 

INDUiRE, v. a. dèn, dental, 
dèmé, dèmlô, hir, dô, tabal. — 



tirer une conséquence, dindi 
ta. 

INDULGEMMENT, adv. ak 
yérmandé. 

INDULGENCE, s. f. Une g., 
mbàlé g., hol bu oyoj, yér- 
mandé b. 

INDULGENT, adj. yombâ bâlé,. 
borom' yérmandé, borom'hol bu 
voyof. 

INDUMENT, adv. bu varul, 
bu digadi. 

INDUSTRIE, s. f. nhérén g., 
haralâ g., menmen g., ligèy b. 
La nécessité est mère de l'in- 
dustrie, sohla di ndèy u ligèy. 
— en mauvaise part, ndongé 
g., musé g., nahâlé b. 

INDUSTRIEUSEMENT. adv. bu 
hérén, bu varalâ. 

INDUSTRIEUX, adj. borom' 
mpèhé, hérén, haralâ, ku men 
â ligèy. 

INÉBRANLABLE, adj. lu nu 
menul â yengal, ses, deher, 
sah. ■ — dans son opinion, ses, 
sah, tahav, ku nu menul â 
vonali. Il est inébranlable dans 
son sentiment, tahav nâ fi vah 
âm. 

INËBRANLABLEMENT, adv . 
bu ses, bu deher. 

INÉDIT, adj. lu ilu ycnévul, 
lu fênul. 

INEFFABLE, adj. lu. vahuvul, 
lu rav vah. 

INEFFAÇABLE, adj. lu dut 
far, lu dul râf, lu dul dèn. 

INEFFICACE, adj. amul ndé- 
rin, fadud d,ara. La parole 
seule est inefficace, vah rèkâ 
menu ti dara. 

INEFFICACEMENT, adv. bu 
amul ndérin. 

INEFFICACITÉ, s. f. digadi 
b., fadadi g. 



INË 



3 2 6 — 



INE 



INÉGAL, adj. èmadi, èrriul. — 
non uni, yôlé. 

INÉGALEMENT, adv. bu 
èmadi. 

INÉGALITÉ, s. f. èmadi b. 

INÉLÉGAMMENT, adv. bu dè- 
kul, bu dagul, bu rafètul. 

INÉLÉGANT, adj. dèkul, da- 
gul, rafètul, èmadi. 

INÉLIGIBLE, adj. ku nu me- 
nul a tanâ. 

INÉLUCTABLE, adj. lu vahu- 
vul, rav vah, lu kèn menul a 
nitali. 

INEPTE, adj. sans aptitude, 
menadi, hérénadi. — sot, ainul 
bopâ, nor'adi, doj. 

INEPTEMENT, adv. bu amul 
bopâ, bu doj. 

INEPTIE, s. f. dofay b., 
doyadi g. 

INÉPUISABLE, adj. lu dul 
dêh, lu nu menul a dêhal. — 
■en pariant d'une fontaine, lu 
dal gis. 

INÉPUISABLEMENT, adv bè 
kèn menu ko dêhal. 

INERTE, adj. taèl, savaradi, 
nakâ fit. 

INERTIE, s. f. taèl g., sava- 
radi g. 

INESPÉRANCE, adj. lu nu 
menul a yâkar. 

INESPÉRÉ, adj. lu nu sënuul 
on, lu nu menul on a yâkar. 

INESPËRÉMENT, adv. te së- 
nuu nu ko von, té kèn yâkaru 
ko » . 

INESTIMABLE, adj. lu nu me- 
nul a apâ, lu rav ndég, lu amul 
ndég. 

"INÉVITABLE, adj. lu nu me- 
nul a moytu, lu kèn menul a 
retâ. La mort est inévitable, 
kèn menul a retâ de gâ. 



INÉVITABLEMENT, adv. bu 
or a or, bè kèn menu ko retâ. 

INEXACT, adj. dubadi, lu 
moy degâ gâ. C'est inexact, 
dûm angâ ta, du degâ. 

INEX\CTEMENT, adv. bu an- 
dul ak degâ, bu moy degâ gâ. 

INEXACTITUDE, s: f. dûm 
g., tom b. 

INEXCUSABLE, adj. lu kèn 
menul â tâfantôl, lu nu me- 
nul â rafètal. — en parlant 
d'une personne, nakâ lay, ku 
amul lu mu layi, ku menul â 
sèial bop'âm. 

INEXÉCUTABLE, adj. lu nu 
menul â dèf, lu nu menul â 
metâli. 

INEXÉCUTION, s. f. nakâ me- 
tâli. L'inexécution de mes or- 
dres leur a causé de grands 
malheurs, dèfu nu là ma lèn 
ébal on, mô tah kasarâ yu rèy 
dal lèn. 

■INEXIGIBLE, adj. lu nu va- 
rul â lâd. 

INEXISTANT, adj. amul. 

INEXORABLE, adj. ku nu 
menul â gîfal, hos, borom hol 
bu hos. 

INEXPÉRIENCE, s. f. hamadi 
g., hérénadi b. C'est son inex- 
périence qui en est cause, dcfâ 
hamul aduna, mô tah. 

INEXPÉRIMENTÉ, adj. ha- 
madi, hérénadi, tûné, tûné b. 

INEXPIABLE, adj. lu nu me- 
nul â fèy. 

INEXPLICABLE, adj. lu nu 
menul â firi, umpâ. C'est inex- 
plicable, kumpâ la. 

INEXPLIQUÉ, adj. lu flu fi- 
rivul, kènâ vahul lu tah. Son 
arrivée ici est restée inexpli- 
quée, kènâ vahul lu ko fi indi. 



INE 



— 32 7 — 



INF 



INEXPLOITÉ, adj. lu nu go- 
rul, lu nu béyul. 

INEXPLORÉ, adj. lu nu me- 
sul a sêtlu. 

INE^PLOSIBLE, adj. lu me- 
nul â tâkâ, lu menul a dib. 

INEXPRIMABLE, adj. lu va- 
huvul. Ils y goûtent un bonheur 
inexprimable, banêh bu vahu- 
vul la nu ta mos. 

INEXPUGNABLE, adj. lu nu 
mennl a nangu, ses. 

INEXTENSIBLE, adj. lu me- 
nul a tali, lu nu menul a fudâ, 
lu fuduvul. 

INEXTINGUIBLE, adj. lu dul 
fèy, lu menul a fèy. Un rire 
inextinguible, rê .gu menul a. 
dog, rê bè begâ de. 

INEXTRICABLE, adj. dahasô, 
lu kèn menul a firi. 

INFAILLIBLE, adj. ôr, or a 
or. — qui ne peut se tromper, 
ku menul a dûm. Vous n'êtes 
pas infaillible, men ngâ dûm. 

INFAILLIBLEMENT, adv. bu 
or a ôr, môs. Il partira inf il- 
liblement, ôr nâ né di nâ dèm. 

INFAISABLE, adj. lu nu me- 
nul a dèf. C'est infaisab'e hu- 
mainement parlant, epa nâ 
dôlé'nit, nit menu ko dèf. 

INFÂME, adj. (personne), bo- 
rom'gatè gu réy, bon a Von. 
— (action, parole), nâv, dombé, 
lu di torohalé, lu di indi gâté. 

INFAMIE, s. f. gâté gu réy, 

INFANTERIE, s. f. lir g. 

INFANTICIDE, s. m. bôm a 
halèl, oôm u dôm. — (com- 
mettre un), bôm halèl, bôm 
dôm.. — celui, celle qui tue un 
enfant, bômkât u halèl, bômkat 
u dôm. 

INFATIGABLE, adj. ku dul 



Iota. Un zèle infatigabl , jitna 
du dogâdi. 

' INFATIGABLEMENT, adv. Ixnï 
a. nopi, ban a déki. 

ÏNFATUATION, s. f. réyréylu' 
dof, nakâ-bopâ g,, tôy g., 
ndof g. 

INFATUER, v. a. sopalô bè 
dof, doflô, nakâlô bopâ. — (S'), 
dapâ ti bè dof. Il s'est infatué 
de lui-même, gem nâ bop'âm 
def du nàv, def du dombé. 
bè dof. 

INFÉCOND, adj. stérile, en 
parlant des animaux, dasir g.; 
en parlant d'une femme, dèr- 
mèl d. — en parlant d'un 
champ, sapi, sakanul, gantu. 

INFÉCONDITÉ, s. f. stérilité, 
dasir g., dèrmèl g. 

INFECT, adj. hasav, hasav 
hun. — qui inspire le dégoût, 
bon a bon. 

INFECTANT, adj. lu di ha- 
sc.vlô, lu di yaliâ. 

INFECTER, v. a. yahâ, ha- 
sovlô, déniant aie lu bon. 

INFECTION, s. f. hasav b., 
hasavay b. 

INFÉRER, v. a. dindi la. 

INFÉRIEUR, adj. placé au- 
dessous, sûfé. — en mérite, es, 
y es, topâ ti. Il n'est pas infé- 
rieur h son frère aîné, mag âm 
genu ko. — (rendre), yësal, 
yëslô. — (se rendre), yëslu. — 
(faire semblant d'être), yës- 
yëslu. — (action de rendre), 
yësalay b 

INTÉRIEUREMENT, adv. fi 
sûj. 

INFÉRIORITÉ, s. f. yësay b., 
ntûfèl g 

INFERNAL, adj. de l'enfer, u 
nâri, u séytâné, u nârulay. — 



INF 



3 2 8 



INF 



très méchant, mavtu. Un dé- 
mon interna 1 , malâka mavtu. 

INFERTILE, ad), sapi, gantu, 
sakanul. 

INFESTER, v. a. lel, ndan- 
gal. — en parlant d'animaux 
nuisibles, yahâ, gétèn. 

INFIDÈLE, adj. tqkpdl, voré, 
moy. Il a été infidèle à sa pro- 
messe, vah âm défi, ha. Il est 
souvent infidèle à sa parole, 
dèfâ vorâté. Ne sois ■ pas 
infidèle dans le mariage, dô 
voré mukiâ ti séy, bulu moy 
mukâ ti séy. — qui manque de 
probité, gorêdi, ku nu menul 
a ôlu. — qui n'a pas la vraie 
foi, gemadi, gemari, gemadikat 
b., mban Y alla. ■ — inexact, lu 
moy degâ gâ, lu andul ak degâ, 
du degâ. Il vous a fait un rap- 
port infidèle, vah âm andul ak 
degâ. 

INFIDÈLEMENT, adv. bu ta- 
kôdi, bu andul ak degâ. 

INFIDÉLITÉ, s. f. takôdi g., 
moy m. — manque de probité, 
gorêdi g. — état de ceux qui 
ne sont pas dans la vraie foi, 
nakâ-ngem g. Il est déplorable 
de vivre dans l'infidélité, nakâ 
ngem met nâ dôy. 

INFILTRATION, s.f. ndugâ m. 

INFILTRER (S'), v. pr. dugâ. 

INFIME, 'adj. lu gen a y es, 
lu gen a sûfé. 

INFINI, adj. amul dayo, dèm 
dayo, atnul mud. Dieu infini, 
Yalla tâlâ. — très considérable, 
métê méti, réy â réy, baré a 
baré, suivant le sens. Il y a un 
temps infini, yâgâ nâ loi. — 
(à 1'), bè dèm. dayo. 

INFINIMENT, adv. bè dèm 
dayo, bu baré â baré, loi. 



INFINITÉ, s. f. tâla b. (ne 
se dit qu'en parlant de Dieu). 
— un très grand nombre, baré 
â baré, nâ kèn menul â voila. 

INFIRMATIF,, adj. lu di 
fanhâ. 

INFIRME, adj. lafan, lagi. — 
(rendre), lagilô. — faible, név 
dôlé, nakâ dôlé, hibon. 

INFIRMER. v. a. annuler, 
fanhâ, tas. — affaiblir, vani. 

INFIRMERIE, s. f. nêg i da- 
rak yâ. 

INFIRMIER, s. m. INFIR- 
MIÈRE, s. f. topatokât i darak. 

INFIRMITÉ, s. f. maladie, 
dér b., opâ d. - — privation de 
l'usage d'un ou de plusieurs 
membres, lafan b., lagi b., lago 
g. — faiblesse, név-dôlé g., 
nakâ dôlé g. Je connais mon 
infirmité, ham. nâ sumâ név 
dôlé. 

INFLAMMABLE, adj. lu di 
tâkâ, yombâ tûkâ. 

INFLAMMATION, s. m. tan- 
gay b. — ■ résultant du frotte- 
ment de la peau ou des habits, 
boy b. Avoir cette inflamma- 
tion, boy. 

INFLÉCHIR, v. a. moyal, da- 
dal. — (S'), moy, dadâ, lunkâ. 

INFLEXIBILITÉ, s. f. deher- 
bopâ g. 

INFLEXIBLE, adj. qu'on ne 
peut courber, ^u nu menul â 
sadâ. - — qui ne se laisse pas 
émouvoir, deher bopâ, ban â 
sopalikn, ku nu menul â gîfal, 
ku nu menul â sèdal. 

INFLEXIBLEMENT, adv. ak 
deher bopâ, bu bail â sopaliku. 

INFLEXION, s. f. sadâ b., se- 
gay b. Faire des inflexions d<? 
voix, sopali sa bât. 



INF 



3ag 



ING 



INFLIGER, v. a. tèg. Infliger 
une peine, dân. Se l'infliger à 
soi-même, dân sa bopâ, sonal 
sa bûpâ. S'infliger des priva- 
tions, han sa bopâ. 

INFLUENCE, s. f. menmen g., 
sansan b. Il a beaucoup d'in- 
fluence à la cour, men nâ lu 
baré fa bûr bâ, bûr bâ di nâ 
ko faral â dégal. — bonne ou 
mauvaise attribuée par supers- 
tition à une personne ou une 
chose, gâf g. — (avoir une) 
Tonne ou mauvaise, suivant le 
contexte, am gâf. Exercer une 
mauvaise influence, âv gâf. 

INFLUENCER, v. a.' voni, vo- 
nali. C'est vous qui l'avez in- 
fluencé en cela, yâ ko ko dèflô, 
yâ ko ko vahlô. 

INFLUENCER, v. a. voni, vo- 
nali. C'est vous qui l'avez in- 
fluencé en cela, yâ ko ko dè- 
flô,, yâ ko ko vahlô. 

INFLUENT, adj. baré kantan, 
men lu baré. 

INFLUER, v. n. dèf lef ii, 
men. 

INFORMATION, s. f. lâdté b., 
yéglé b. Les informations que 
j'ai reçues à ce sujet ne sont 
pas sûres, lu ma ta dégâ, lu 
nu ma ta vah ôrul. J'ai pris 
toutes les informations possi- 
bles, lâdté nâ lâdté bè ta.yi. 

INFORMER, v. a. yégal, yé- 
glé. — v. n. faire une enquête, 
lâdté. — (S'), lâd, lâdté. S'in- 
former du chemin, lâdté yôn. 

INFORTUNE, s. f. ndogal L, 
kasarâ g., ntafâr g., séytâné s., 
nakâ b. 

INFORTUNÉ, adj. fiakâ mûr, 
toskaré, sonâ. — s. m. miskin 
m-, bâdola b., toskaré b., 
bado b. 



LNFRACTEUR, s. m. movkât b. 

INFRACTION, s. f. moy m., 
ton b. 

INFRANCHISSABLE, adj. lu 
nu menul â dégi. 

INFRUCTUEUSEMENT, adv. 
alumnën. 

INFRUCTUEUX, adj. qui rap- 
porte peu ou point de fruits, 
sapi, sakanul. — inutile, alum- 
n'en. Votre peine a été infruc^ 
tueuse, sonu nga alumnën. 

INFUSÉ (être), yabi. Veuil- 
lez attendre que le tamarin soit 
infusé, hâral, lêl, bè dahar gi 
yabi. 
" INFUSER, v. a. hôd. 

INFUSIBLE, adj. lu nu me- 
nu] â sêval. 

INFUSION, s. f. hôd b. 

INGAMBE, adj. vèr iankà, bo- 
rom tanka vu vèr. 

INGÉNIER (S'), v. pr. fèhêy % 
ût mp.èhé. 

.INGÉNIEUSEMENT, adv. ak 
nhèl, bu hérèn, ak haralâ. 

INGÉNIEUX, a d j . borom 
mpèhé, borom menmen, hérèn, 
haralâ. 

INGÉNU, adj. andul ak la- 
has, amul gènâ lahas, hamul 
nahé, nit u nën. 

INGÉNUITÉ, s. f. se traduit 
comme un adjectif qui se joint 
au nom suivant. L'ingénuité de 
ses paroles, vah am du andul 
ak lalus. 

INGÉNUMENT, adv. bu andul 
ak lahas, bu fès. 

INGÉRER (S'), v. pr. né re- 
bah, dô sa bopâ, bôlé. Ne vous 
ingérez pas dans mes affaires, 
bul bôlé, bul dô sa bopâ fi 
sumâ y et. 

INGOUVERNABLE, adj. feu fin 



INC. 



33o 



INI 



menai a élif, lu kèn me nul a 
samâ. 

INGRAT, adj. harab, gere- 
madi, nakâ ngerem, harabkàl 
b. — stérile, sapi, sakanul. — 
infructueux, alumnën. Vous 
vous livrez à un travail ingrat, 
yangê ligèy alumnën. 

INGRATITUDE, s. f. nharab 
g., nakâ-ngerem g. 

INGRÉDIENT, s. ni. lu nu 
rah, lu nu bôlé. 

INGUÉRISSABLE, adj. ku me- 
nul a ver, ku nu menul a vê- 
ral. Ce mal est inguérissable, 
dér bôbu, kèn menu ko véral. 

INGURGITER, v. nn. sol ti 
gémén. 

INHABILE, adj. hérênâdi, 
tûné, menadi, menari, doyadi. 

INHABILEMENT, adv. bu hé- 
rênâdi. 

INHABILETÉ, s. f. hérénadi 
b., menadi g., doyadi g. 

INHABITABLE, ' adj.' /u nit 
menul a deka. 

INHABITÉ, adj. ju kèn dekul. 
— en parlant d'un lieu autre- 
fois habité, gèntâ. Ce lieu même 
se nomme gèntâ b. 

INHALER, v. a. hetâ. 

INHÉRENCE, s. f. tahô g. 

INHÉRENT, adj. tahâ, dap. 

INHÉRENT, adj. tahâ, dapâ. 

INHOSPITALIER, adj. ku dul 
dalal gan, digadi, digari, sohor. 

INHOSPITALITÉ, s. f. mban : 
gan g. 

INHUMAIN, adj. hos, sohor, 
fiul bîr, lèvadi, ' lèvari. 

INHUMAINEMENT, adv. bu 
sohor, bu lèvadi, ak nlohorté, 
ak nul blr. 

INHUMANITÉ, s. f. hos b., 
hosté g., nlohorté l., lèvari g. 



INHUMATION, s. f. sûl b., 
rob b. 
INHUMER, v. a. sûl, rob. 

INIMAGINABLE, adj. tu kèn 
menul a dortu, lu kèn menul 
a halût. 

INIMITABLE, adj. lu nu me- 
nul a roy, lu nu menul a to- 
pando. 

INIMITIÉ, s.f. mban m., mba- 
nèl g., ntibèl L, sihlu g. — r 
mutuelle, mbaùanté g., ton- 
guanié b 

ININTELLIGEMMENT, adv. ak 
naka nhèl, bu dof. 

ININTELLIGENCE, s.f. doyadi 
g., noradi g., nakâ-nhèl g. 

ININTELLIGENT, adj. doyadi, 
noradi, dèsé, nakâ nhèl. 

ININTELLIGIBLE, adj. lu kèn 
menul a déga. 

JN1NTELLIGIBLEMENT, adv. 
bè kèn menu ko déga. 

ININTERROMPU, adj. dogudi, 
lu dul dog. 

INIQUE, adj. dubari, dubadi, 
dubul, lu moy ndubay ga, nàv. 
Un châtiment inique, dân gu 
yôn atévul. 

INIQUEMENT, adv. bu du- 
badi, bu nàv, bu bon. 

INIQUITÉ, s. f. ndubari, ndu- 
badi g., nâotèf g. 

INITIAL, adj. u ndôrlé gâ. 

INITIALE, s. f. lettre initiale, 
ara} vu dîtu. 

INITIATEUR, s. m. feù di bôlé, 
ku di démuntalé. 

INITIATIVE, s. f. dôr b., lidôr 
g. — (prendre 1'), dôr, dekïi 
vah, dekâ dèj, dîtu. 

INITIÉ, s. m. ku bokâ ti. 

INITIER, v. a. démanial, dan- 
gal, nangu U mbôlo. — (S'), 
démantu. 



IV 



33i — 



INQ 



INJECTER, v. a. dugal, dèf, 
sol, On lui a fait des injections 
de quinine, dugal nânu kinin 
ti yaram dm. 

INJONCTION, s. f. yéblé b., 
santàné b. Il ne tient aucun 
compte de vos injonctions, ban 
nâ fâlé sa i yébé. 

INJURE, s. f. lias b., hasté 
b., ntanta b. Celui qui dit des 
injures, haskât b. — grossière, 
saga s. Injure orclurière contre 
le père, contre la mère, saga 
bây, saga ndèy. Celui qui a 
l'habitude de dire ces injures, 
sagakât b. — dommage causé 
par le temps, les saisons, ya- 
hay b. Cette statue a subi les 
injures de l'air, natal bile, ngé- 
lav le ko yahâ. 

INJURIER, v. a. has, hasté, 
saga, t'antâ.— (S'), s<\ganté, tan- 
tanté, hasté. 

INJURIEUSEMENT, adv. ak 
saga, bu dèkadi, bu tèdadi. 

INJURIEUX, adj. ' nâv, dè- 
kadi, bon, nahari. Des paroles 
injurieuses, bât i saga, bât yu 
nâv, bât yu nahari. 

INJUSTE, adj. dubari, du- 
badi, la moy ndubay gâ, varul. 

INJUSTEMENT, adv. bu du- 
badi, bu varul, fi yôn vu va- 
rul, ak tônèl. 

INJUSTICE, s. f. ndubari g., 
ton b., lu moy ndubay gâ. — 
(commettre une), ton, dèf lu 
dubul, moy ndubay ga. 

INJUSTIFIABLE, adj. lu nu 
menul a dubal, lu nu menul 
a sèlal. 

INNAVIGABLE, adj. fu gûl 
menul a doh. 

INNÉ, adj. lu nu duduâlé. 



INNOCEMMENT, adv. hèloul 
a ton, nhèl u ton an du ta. — 
sottement, bu dof, bu doyadi. 

INNOCENCE, s. f. mûrhîn, 
mûminté g., sèlay b. — trop 
grande simplicité,, noradi g. 

INNOCENT, adj. non coupa- 
ble, sèt, mûmîn. Je suis inno- 
cent du sang de ce juste, mû- 
mîn là ti dérèt u hit ku dub 
kilé. — qui ne fait pas de mal, 
lu dul ton, lu dul yahâ. — sim- 
ple, yoinhâ gem, bâh bè dof. — ■ 
s. m. enfant avant l'âge de 
raison, mûmîn m. Ce mot s'em- 
ploie même en parlant de jeu- 
nes animaux. Les saints Inno- 
cents, Mûmîn yu sèla yâ. 

INNOCENTER, v. a. sètal. 

INNOMBRABLE, adj. lu kèn 
menul a vona, alfun (A). — 
en très grand nombre, baré 
a baré. 

INNOVATEUR, s. m. soskci 
b., ku U sos lu es. 

INNOVATION, ' is. . f. sosté lu 
es. 

INNOVER, v. a. sos lu es, su 
pâli. 

INOBSERVANCE, INOBSER 
VATION, s. f. moy m. 

INOCCUPÉ, adj. déki loho i 
n'en. 

INOCULATEUR, s. m. ndèndâ- 
kât b., ku di nèkâ. 

INOCULATION, s. f. nèkâ b. 

INOCULER, v.a. ndèndâ, nèkâ. 
— propager de mauvaises doc- 
trines, démantalé lu bon. 

INODORE, adj. amul hèt. 

INOFFENSIF, adj. ku dul ton 
kèn. 

INONDATION, s. f. mbenâ m,, 
vanté v.. bay b., valangân b. 



INO 



33 2 



INS 



INONDÉ (être), tôy, né fétèt 
ak ndoh Les champs sont inon- 
dés, alâ bâ né nâ fétèt ak ndoh. 

INONDER, v. a. benâ, vamé, 
bavai, valangân. — mouiller 
beaucoup, tôyal. Les larmes 
inondèrent son visage, i rongon 
am ne hélêt tûru. 

INOPINÉ, adj. bèté, lu nu 
sënuul on. 

INOPINÉMENT, adv. ab bètâ, 
bu bèté, bâ nu ko dul halât. 

INOPPORTUN, adj. digadi, ta 
vahtu vu varul. 

INOUï, adj. lu. nu mesul a 
dégâ, lu kènâ hamul. 

INQUALIFIABLE, adj. bon â 
bon. 

INQUIET, adj. dûh, dâhlé, 
ledlé. — remuant, yengâtu. 

INQUIÉTANT, adj. tu di dâ- 
hal, la di ledal. 

INQUIÉTER, y. a. mettre dans 
l'inquii'iude, dàhal, ledal. — 
tracasser, gétèn, sonal, bugal, 
tanhal, tuhal. — (S'), avoir de 
quoi ; inquiéter, dâhlé, ledlé. 
— se tracasser, gétènu, sonal sa 
bopâ, bugalu. 

INQUIÉTUDE, s. f. ndâh g., 
ndâhal g., dâhlé b., ledlé g. — 
(être dans )'), dâhlé, ledlé. 

INQUISITION, s. f. lâdté b. 

INQUISITORIAL, adj. méti, 
sohor. 

INSAISISSABLE, adj. lu nu 
menul â dapâ, lu nu menul â 
dégâ. La différence est insai- 
sissable, kèn menul â ham nakâ 
la nô utanté. 

INSALUBRE, adj. digul, di- 
gadi, lu di opâlô, lu di fébârlô, 
tangâ sûf, sûf su tangâ. On dit 
que .Nianing est insalubre, dégâ 
nâ né Nàning tangâ nâ sûf. 



INSALUBRITÉ, s. f. sûf su 
tangâ. 

INSANITÉ, s. i. dofay b., ndo- 
fayrn., luamul bopâ. Dire des 
insanités, vah lu amul bopâ. 

INSATIABLE, adj. sûradi, lu 
nu' menul â sûral. — qui dé- 
sire immodérément, begé, be- 
gâbegé. 

INSATIABLEMENT, adv. bu 
sûradi, ak begâbegé bu tèpâ. 

INSCIEMMENT, adv. té yégu 
ko, té tèyu ko. 

INSCRIPTION, s. f. mbindâ- 
m., yéglé b. 

INSCRIRE, v. a. bindâ. — 
(S'), bindâ sa tur. Je me suis- 
fait inscrire sur la liste, bin- 
dâlu nâ sumâ tur ta kâit bâ. 
— en faux, védi, mîm. 

INSCRUTABLE, adj. lu kèn 
menul â iôt, umpâ, lu umpu. 

INSÉCABLE, adj. lu nu me- 
nul â dog 

INSECTE, s. m. gunûr g., ge- 
sah g. — à longues antennes 
qui ronge les branches de bao- 
bab, hérénân b. — qui mange 
le pain de singe, le mil, dôlôl 
v. — qui se met dans la viande 
sèche, larah b. — (autre), te- 
gelma b. — (antenne d'), bédin 
u gunûr. 

INSECTICIDE, adj. lu di rèy 
gunûr. 

INSECTIVORE, adj. lu di 
dundé gunûr. 

INSENSÉ, adj. dof, dèsé, tôy, 
norâdi, amul bopâ, doéri, gatsi 
nhèl, borom'nhèl mu gatâ. — 
(commencer à devenir) nato- 
huna. — (faire 1'), dofdoflu. 

INSENSIBILITÉ, s. f. nakâ- 
dom p., derkisay b. 



INS 



333 



ms 



INSENSIBLE, adj. lu yégul 
darâ. — au moral, ây ,bîr, 
nakâ dom, derkîs, néval, b.in 
à fâlé. — imperceptible, lu nu 
menul a gis, lu nu menul a 
yég. 

INSENSIBLEMENT , a d v 
ndankâ, ndanka ndanka. 

INSÉPARABLE, adj. lu nu 
menul a hadâtlé ; s'il s'agit le 
personnes, net kèn menni a té 
hali. Ce sont des amis insép \- 
rables, sopanté nânu 5è kèn 
menu Zèn a téhali. 

INSÉPARABLEMENT, adv. bè 
kèn menu lèn hadâtlé, bè kèn 
menu lèn fasûlé. 

INSÉRER, v. a. dèf ta, çlô, 
rôf, binda U, bôlé. On ne peu!, 
insérer votre lettre dans le jour 
nal à moins de cinquante fran:s 
menu nu binda sa tëré ta sur- 
nal bâ lui mbélé nga fèyé fuk'i 
derem. 

INSERTION, s. f. bôlé g. 

INSIDIEUSEMENT, adv. ak 
nhèl u nahé, bu dongé, ak 
musé. 

INSIDIEUX, adj. nahkat b., 
nêhlâtékât b., dongé, musé. 
Des paroles insidieuses, bât i 
nêhlâté. 

INSIGNE, adj. doli, sîv, réy. 
Un insigne fripon, saysây bu 
suti. — s. m. y'éré y., dalo y. 
Les insignes de ce grade, yëré 
yâ lèv mpal mômulé. 

INSIGNIFIANT, adj. def i tâ- 
han, lu amul fulâ. 

INSINUANT, adj. ku baré 
menmen, mus ; en parlant des 
choses, u nêhlâté. 
't INSINUATION, s. f. ndigal b., 
diktal b. 



INSINUER, v. a. faire entrer, 
doucement, du g al. — conseil*. 
1er, digal, diktal. — faire en-, 
tendre, dortulô, fôglô. — (S'), 
dugâ, dôu. 

INSIPIDE, adj. safari, safadi, 
sapi, setâ, téhèm, levai, Zèuèt, 
Un mets insipide, fiam vu tê* 
hèm. — ennuyeux, sôf, sôflê, 
safadi, tè'y. 

INSISTANCE, s. f. nt'uial g. 

INSISTER, v. n. deher, tinal 

— pour obtenir quelque chose, 
nân bu deher, iïân ak taku t 
nân ak fitnâ. 

INSOCIABILITË, s. f. sîs b. 

INSOCIABLE, adj. sîs, siskâh 
b., nahari dérèt, lâluul. 

INSOLATION, s. f. damdam 
u nâd. Il a eu une insolatiorii 
nâd vê ko dal. 

INSOLEMMENT, adv. bu rêv t 

bu lûbu, ak sunari, bu tèdadi, 

"INSOLENCE, s. f. rêvay b,\ 

rêvandé g., gâbuté g., sunari g, 

— parole insolente, sûga b., 
bât bu tèdadi. 

INSOLENT, adj. ré>, lûbu, 
gâbu, sunari, sob, nakH tégin, 
nakâ yar r sâgakât b., suflarU 
Mt b/ 

INSOLITE, adj. a faralfil. 

INSOLUBRE, adj. lu dul sêy t 
lu te a sêy, lu nu menul &, 
sêyal. — qu'on ne peut résous 
dre, lu nu menul a firi. 

INSOLVABLE, adj. ndôl /., kn, 
amul lu mu fèyé. Il est inso% 
vbale, bankâ nâ. 

INSOMNIE, s. f. nélavadi g, 
Avoir des insommies, nélavadi, 
vérèktèk, menul a. nélav. 

INSONDABLE, adj. lu hu me.. 
nul a rôt. 



INS 



33A — 



INS 



INSOUCIANCE, s. f. lèmdéri 
p., Jalêdi g., nakâ-mpâl g. 

INSOUCIANT, adj. lèmdéri, 
falêdi, nakâ rnpâl, nakâ âdo. 
gadi. 

INSOUMIS, adj. te, sob, dé- 
gadi. 

INSOUTENABLE, adj. lu nu 
menul a oral, lu nu menul a 
deheral, lu metul à vah. 

INSPECTER, v. eu sêtlu, sêt. 

INSPECTEUR, s. m. sêtlukât 
b., sêtkât b., votukât b., topa- 
tokât b. 

INSPECTION, s. f. sêtlu b., 
topato b. 

INSPIRATEUR, adj. lu di Mr. 

INSPIRATION, s. £. hîr g., 
nhîrié g. 

INSPIRÉ, adj. ku hîru: 

INSPIRER, v. a. souffler dans, 
fuf ti. — faire naître dans l'es- 
prit, halâtlô. — conseiller, di- 
gal, diktal, dèn, hîr. Il lui* a 
Inspiré un moyen de sauver son 
fils, hîr nâ ko mpèhé mu mu 
mvLsalê dôm am. 

INSTABLE, adj. lu sesul, lu 
deherul, lu dul tahav, lu ôrul. 

INSTALLER, v. a. fal, dagal, 
— (S'), daglu ti. 

INSTAMMENT, adv. bu de- 
her, ak fitnâ. 

INSTANCE, s. f. nân gu tangâ, 
nân u fitna, ndagân m. — (de- 
mander avec), dagân, tînàl. 

INSTANT, adj. tangâ, ya- 
kamti, méti. Une prière ins- 
tante, nân gu tangâ. — s. m. 
sa s. A l'instant, lëgilëgi, ti 
tahavay, nônâ'k nôna. En un 
instant, ti sâ'k sa, similâ'k sala. 
A chaque instant, sa su nèkâ, lé- 
glcg.. Il n'y a qu'un instant, 



lëgi, yâgul darâ, sanha. Dans 
un instant, lëgi, né nkîs, su 
né nkîs. 

INSTANTANÉ, adj. lu hèv ti 
sa ak sa. Sa mort fut intanta- 
née,- mu dal di de nônâ'k nôna. 

INSTANTANÉMENT, adv. nô- 
nâ'k nôna, similâ'k sala, hèf ak 
hipi. U disparut instantané- 
ment, mu né mêlés. 

INSTAR (à 1'), loc. prép. nakâ, 
niki, ni, bu niro, mèl rii. 

INSTAURATION, s. f. n.ta- 
kèf b. 

INSTILLER, v. a. tohal. — 
(S'), toha. 

INSTIGATEUR, s. m. hîrkât 
b., dèntalkât b. 

INSTIGATION, s. <f. dental g. 
Il a fait cela à l'instigation de 
ce fripon, saysây bê ko dental 
bè mu dèf lôlu. 

INSTINCT, s. m. nhîru g., 
nhèl u rab yi. Votre chien a 
beaucoup d'instinct, sa had 
baré nâ nhèl. 

INSTITUER, v.a. sakâ, sampâ, 
sos, dèfar. — établir en charge, 
fal. 

INSTITUTEUR, s.m. celui qui 
institue, sakâkât b., soskât b. 

— qui enseigne, démantalkât b. 

INSTITUTION, s. f. ntakèf b. 

INSTRUCTEUR, s. m. déman- 
talkât b. 

INSTRUCTIF, adj. lu di dé- 
mantalé, lu di dangalé. 

INSTRUCTION, s. f. donnée. 
ndémantal g., ndangat m. — 
reçue, ndémantu b., hamham 
b. 11 a beaucoup d'instruction, 
mais peu d'éducation, ham nâ 
lu baré, vandé hamul aduna. 

— d'un procès, lâdté b. Juge 
d'instruction, atékât bu di, 



INS 



— 335 — 



LNT 



lâdlé. — au pi., avis, explica- 
tions, yéglé b., ndikal m. Je 
vous promets de ne pas oublier 
vos instructions, dig nâ la né 
du ma faté sa i ndigal. 

INSTRUIRE, v. a. démantal, 
dangal, yar. — informer, yé- 
gal, vah. J'en instruirai votre 
père, di nâ ko yégal sa bây. 
On m'en a déjà instruit, dégâ 
nâ ko hât. — un procès, lâdté. 
— (S')), démantu. 

INSTRUIT, adj. baré hamham, 
borom hamham, hamkât b. — 
(être) de, ham, yég, dégâ. 

INSTRUMENT, s. m. ligèyu- 
kay b., dumtukay b., suti b., 
tapu, tapukay b. — de musique 
à vent, buftâ b. ; instrument à 
cordes, halam b. 

INSTRUMENTISTE, s. m. buf- 
tâkâl b. On appelle halamkât 
b., mbilipkât b., lîtkât b. etc. 
ceux qui jouent de la guitare, 
de la flûte ou autres instru- 
ments du pays. 

INSU (à 1') de, té yégu ko, 
té hamu ko. Il l'a fait à mon 
insu, à l'insu même de son 
père, yégu ma ko, bây âm sah 
yégu ko. 

INSUBMERSIBLE, adj. lu me- 
nu I â su h. 

INSUBORDINATION, s. f. dé- 
gadi b., teay b., deher-bopâ g. 

INSUBORDONNÉ, adj. te, ku 
faral â dégadi, sob, deher bopâ. 

INSUCCES, s. m. rïakâ-mûr g. 

INSUFFISAMMENT, adv. bu 
doyul, bu doyadi, bu metul. 

INSUFFISANCE, s. f. doyadi 
g. — incapacité, menadi g. 

INSUFFISANT, adj. doyul, 
doyadi, menadi, menari. 



INSUFFLATION, s. f. fuf b. 

INSUFFLER, v. a. fuf. 

INSULAIRE, s. m. feu deku tt 
dun. 

INSULTANT, adj. lu dèkadi, 
Paroles insultantes, bât i hasté, 
bât yu nahari, saga y. 

INSULTE, s. f. has b., hasté 
b. Insulte grossière, saga s. 

INSULTER, v. a. has, hasté, 
vah lu nahari, saga. — (S'), ha- 
santé, sâganté. Que gagnez-vous 
à vous insulter ainsi ? lu mu 
lën dérin ngën sâganté nilé ? 

INSULTEUR, s. m. haskât b., 
hastékât b., sâgâkât b. 

INSUPPORTABLE, adj. lu nu 
menul â mun, safadi, sôf. 

INSUPPORTABLEMENT, adv. 
bu safadi, bu sôf, bè kèn menu 
ko mun. 

INSURGE, s. m. dambukât b, 

INSURGER, v. a. sol i nopa, 
yéy nopâ, orlô. — (S'), dambu, 
dogal, or, vor. 

" INSURMONTABLE, adj. lu ;1u 
menul â dégi, lu te â mokal, 

INSURRECTION, s.f. ndambu, 
ndambuté g., ndugté /., or b, 

INSURRECTIONNEL, adj. u 
ndogté. 

" INSURRECTIONNELLEMENT, 
adv. àfe ndogté. 

INTACT, adj. né noncj, yahu- 
vul, êmbâ. Ils trouvèrent le 
sceau intact, nu fèkâ dûn bâ 
êmbâ, nu fèkâ red'u bûr mèl 
nakâ nu ko vot'ôn. ■ — a l'abri 
de tout reproche, ku amul sikâ, 
ku fiu menul â sikê darâ. 

INTANGIBLE, adj. lu nu me-, 
nul â loi, lâluul. 

INTARISSABLE, adj. lu dul 
dêh. Babil intarissable, vah du 



INT 



336 



INT 



"ban a nopi. — en parlant d'un 
puits., lu dul gis, lu dul gétâ: 

INTÉGRAL, adj. lemâ ; bé'pâ, 
iêpâ, etc. 

INTÉGRALEMENT, adv. lemâ, 
iêpâ. 

INTÉGRALITÉ, s. f. metay g., 
"feépo, yépâ. 

INTÉGRANT, adj. lu bokâ ti. 

INTÈGRE, adj. dub hod, feu 
dul moy mukâ, feu nu menul 
"fl moylô varugar âm. 

INTÉGRITÉ, s. f. ndubay g., 
Ugor g., ûaku-sikâ g. 

INTELLECT, s. m. nhèl m. 

INTELLECTIF, adj. u nhèl. 

INTELLECTUEL, adj. lu bokâ 
•j|i nhèl. 

INTELLECTUELLEMENT, adv. 
ti nhèl. 

INTELLIGEMMENT, adv. ak 
nhèl, ak sago. 

INTELLIGENCE, s. f. nhèl m., 
Sago s. Avoir une bonne in- 
telligence, nêh nhèl. — adresse, 
îlhérén g., menmen g. — 
(bonne), accord, dëgô, déganté 
b., mené g., kando g. Ils ne 
peuvent vivre en bonne intel- 
ligence, dubôvu nu dura. — 
Connivence, ndigé' m. 

INTELLIGENT, adj. am sago, 
ntn nhèl. — qui a beaucoup 
d'intelligence, baré nhèl, nêh 
nhèl, borom nhèl, borom sago. 
'<*— habile, hérén, borom mpèhé. 

INTELLIGIBLE, adj. lu nu 
flnen â dégâ. 

INTELLIGIBLEMENT, adv. bè 
ftu men ko dégâ. 

INTEMPÉRANCE, s. f. fuhalé 
g., tît g. — dans le boire, mau- 
dite g. — excès quelconque, té- 
peré g. 

INTEMPÉRANT, . adj. fuhalé- 



kât b., mandikât b., téperé- 
kât b. 

INTEMPÉRIE, s. f. damano 
du iïâv. 

INTEMPESTIF, adj. lu hèvul 
ti damanô'm, lu nu dèful nakâ 
mu varé. 

INTEMPESTIVEMENT, adv. 
du nakâ mu varé. 

INTENDANT, s. m. daudin, 
daurin b. Il y avait, autrefois, 
à la cour, du imoins au Saloum, 
le fara bunt'u ker, chargé des 
portes ; fara bir'ker, gardien 
du vestibule ; fara malo, inten- 
dant chargé du riz, et d'autres 
fonctionnaires dont le nom in- 
diquait de même la charge. 

INTENDANTE, s. f. personne 
chargée autrefois, de faire tra- 
vailler les esclaves du roi, ndu- 
kân L, dëbér d. 

INTENSE, adj. réy, méti. Le 
froid est intense, liv bi méti nâ. 

INTENSITÉ, s. f. dôlé d. On 
tourne souvent par l'adjectif : 
L'intensité du froid, liv bu 
méti. 

INTENTER, v. a. un procès, 
ô ti layô, défi ti layô, yobu ta 
mpéntâ ma. 

INTENTION, s. f. mbegèl g., 
ndubalé g., dîray b., dèmalé 
b., fëtalé g., la sunu nhèl dapâ, 
nhèl m. Avec l'intention de 
nuire, ak nhèl u ton. — dessein, 
èbu b., hèlo g. Quelle est votre 
intention en venant ici ? lu la 
fi indi ? — (avoir 1'), èbu, yèbu, 
hèlo. 

INTENTIONNÉ, (être bien, 
mal), hèlo lu bâh, hèlo lu bon. 

INTENTIONNELLEMENT, adv. 
ti nhèl. 



INT 



33 7 — 



INT 



INTERCALER, v. a. dèf ta di- 
ganté, rôf ta. 

INTERCÉDER, v. a. nânal, 
râmul, dagânal. 

INTERCEPTER, v. a. dog. — . 
s'emparer de ce qui est adressé 
à quelqu'un, del, nangu. — 
les rayons du soleil, Mr. 

INTERCESSEUR, s. m. râmu- 
kât b: 

INTERCESSION, s. f. râmu g. 

INTERCOSTAL, adj. lu nèkâ 
ti diganté fâr yâ. 

INTERDICTION, s. f. téré b., 
lâf ib. 

INTERDIRE, v. a. téré, lâf. 
On lui a interdit l'entrée du 
village, téré nânu'ko dekâ bâ. 
— (S'), gantu sa bopa, han sa 
bopa. 

INTERDIT, adj. troublé, ho- 
nèt, né tésah. — défendu, lu 
nu téré. - — s m. téré b., lâf b. 

INTÉRESSANT, adj. lu di so- 
halé, lu di sohlé. Avoir quel- 
que chose d'intéressant, sohalé, 
sohlé. Ton frère a une conver- 
sation intéressante, sa raka 
sohlé nâ ta bât âm. 

INTÉRESSÉ, adj. qui a inté- 
rêt à, ku bokâ ti lef, ku lef 
sohal, ku lef bugal. 

INTÉRESSER, v. a. faire en- 
trer quelqu'un dans une affaire, 
bôlé. — importer, bugal, sohal. 
En quoi cela m 'intéresse- t-il ? 
lu ma td bugal ? lu ma ta 
sohal ? ah a suma yôn ? — 
plaire, inspirer de l'intérêt, 
nêh, sohal, bugal, s'il y a un 
complément ; sohalé, sohlé s'il 
n'y en a pas. — le jeu, tèg hâ- 
lis ti uri. — (S'), prendre part, 
bokâ. — porter intérêt à, to- 
pato, genâlé, genâtlé. 



INTÉRÊT, s. m. dérin b., ndê^~ 
rin l., T/ibugal m. Je vaut,, 
parle dans votre intérêt, sa dé' 
rin là ti ût, lu la men a dérlfi 
là vah. — de l'argent, lu hâlU. 
di dur. — (offrir de il'), en par- 
lant d'un livre, nêh. — (dénué, 
d'), sôf, safadi. 

INTÉRIEUR, adj. lu nèkâ jjfc 
bîr. La paix intérieure, dam'xi, 
hol. Un homme intérieur, ku 
topato fit âm. — s. m. bîr b. 
— de l'homme, hol b., fit u,, 
bir'hol. Découvrez bien votr© 
intérieur à votre confesseur^ 
vahal bu bâh sa konfésékat nafei 
sa hol mèl. — d'un pays, blf 
rëv ma. — (à 1'), ti bir. 

INTÉRIEUREMENT, adv, |g. 
bîr. 

INTÉRIM (par), loc. adv, fa 
diganté bâ. Faire l'intérim, ta» 
paio lef, saytu mpal ta digant§ 
bâ. 

INTÉRIMAIRE, s. m. ku di, 
saytu mpal ta diganté bâ, 

INTERJECTER APPEL, ô |î 
layo. 

INTERLOCUTEUR, s. m, vah. 
tânkât b. 

INTERLOPE, s. m. En par. 
lant d'une personne, ku me» 
tul a ôlu. 

INTERLOQUER, v. a. dâhal^ 
honètlô. 

INTERMÉDIAIRE, s. m. ce qui 
est entre deux objets, diganté- 
b. — entremise, mpèhé m., 
mpar m. — médiateur, marâlé' 
kât b., dimalikât b. 

INTERMINABLE, adj. lu dul 
soti, lu nu menul â sotal, lu 
yâgâ. 

INTERMISSION, INTERMIT-. 
TENCE, s. f. bayêndi g., nopa± 



INT 



338 — 



INT 



îiku b. Sans intermission, ban 
a nopalïku. 

INTERMITTENCE, s. f. carac- 
tère de ce qui est intermittent, 
sibiru d. 

INTERMITTENT, adj. sibiru, 
bèsu. Donner la fièvre intermit- 
tente, sibirulô. 

LNTERNE, adj. lu nèkâ fi bir. 

INTERNEMENT, s. m. ted b. 

INTERNER, v. a. ted, dugal. 

INTEROSSEUX, adj. lu nèkâ 
ti di ganté yah. 

LNTERPELLATEUR, s. m- ku 
di éblé vah. 

INTERPELLATION, s. f. éblé 
vah d., làdté b. 

INTERPELLER, v.a. éblé vah, 
lâdté. 

INTERPOLER, V. a. : doka ti 
tëré. Un imposteur a interpolé 
tous ces livres, nit u nafèhâ 
dokâ nâ ti tëré yilé yépâ. 

INTERPOSER, v. a. lèg. — 
(S'), intervenir comme média- 
teur, dog diganté. 

LNTERPRÉTATEUR, s. m. fi- 
rikat b., ku di faramfaté. 

INTERPRÉTATIF, adj. lu di 
firi. 

INTERPRÉTATION , s. f., 
mpiri m., téki b., ntêki m., 
faramfaté b. 

INTERPRÈTE, s. m. lapato, 
lapatokat b. — d'un ouvrage, 
d'un auteur, d'un songe, firi- 
kât b., ku di faramfaté. 

INTERPRÉTER, v.a. traduire 
lapato, vâlbati, supalé. — ex- 
pliquer, firi, faramfaté, téki. 
— pour quelqu'un, firil, fa- 
ramfatél. C'est lui? qui nous 
avait parfaitement interprété 
nos songes, mô nu firil on bu 



or sunu i gëntâ, — prendre en 
bonne part, rafètal. Vous inter- 
prétez en bien ce qu'il a dit de 
moi, yangê rafètal li mu ma 
vahal. — en imal, vâlbati ti lu 
nâv, dapé lu bon. 

INTERROGATEUR, s. m. lùd- 
kât b., lâdtékât b. 

INTERROGATIF, adj. u lâdté. 

INTERROGATION, s. f. lad b., 
làdté b. 

INTERROGATOIRE, s. m. 
lâdté b. 

INTERROGER, v.a. lâd, lâdté 
— (faire), làdlô. Faire inteiro- 
ger pour soi, lâdlu. — (faire 
semblant d'), lâdlàdlu. — (al- 
ler), lâdi. — (aider à), lâdté 

INTERROMPRE, v. a. baêndi. 
bayêndi, véyalé, dog. — couper 
la parole, dog, tanhal. Pour- 
quoi m'interrompez-vous ? lu 
tah nga dog sumâ vah ? — (S'), 
bayêndi, nopi, dog sa bât. 

INTERROMPU, adj. dog. 

INTERRUPTEUR, s. m. dog- 
kât u bât, gétènkât b., tanhal- 
kât b. 

INTERRUPTION, s. f. d'un 
travail, baêndi, bayêndi g., no- 
pâlu b., nopaliku b. — d'un 
discours, dog'vah d. 

INTERSECTION, s. f. do- 
ganté b. 

INTERSTICE, s. m. diganté b. 

INTERVALLE, s. m. diginté 
b. Dans l'intervalle, ta diganté 
bâ. 

INTERVENIR, v. n. bokâ ti, 
bôlê ti. — en faveur de quel- 
qu'un, farlé, tahavu, layôl, 
vahal. 

INTERVENTION, s. f. bôlé b. 
Personne n'a vu avec plaisir 



TNT 



ÔOQ 



INT 



son intervention, kènâ baw'hu- 
vul ti bôlé bâ mu ta bôlé 
bop'âm. 

INTERVERTIR, v. a. dahasé.. 
sopali, sopalianté. 

INTERVERTISSEMENT, s. m 
dahasé b., ntopité g. 

INTESTAT, adj. feu bindul 
ndono. 

INTESTIN adj. lu nèkâ ti 
bîr, lu nèkâ ti bîr rëv. Une 
guerre intestine, ay u bîr rëv. 
— s. .m. butit g. Les intestins, 
butit y. 

INTESTINAL, adj. Zu bokâ H 
butit. 

INTIMATION, s. f. yégal b., 
réglé b. 

INTIME, adj. lu nèkâ ti bîr 
Au plus intime de votr cœur 
ti sa bîr a bîr hol. — étroi*. 
taku, deher. Ami intime, so- 
pèl b., harit bu taku, harit 'i 
bènâ bakan. 

INTIMEMENT, adv. bu deher. 
bu taku. Je suis intimement 
convaincu, or nâ ma ti sumï 
bîr hol. Ils sont intimement 
unis, sopanté nâiïu bu bàh '" 
bâh. 

INTIMER, v. a. yégal, yéglé, 
yéblé. 

INTIMIDATION, s.f. ragallô b. 

INTIMIDER, v. a. ragallô, tî- 
tal, tîtlô, hohatal, dâhal. ■ — v S'j, 
ragal, honèt. rus II est inti- 
midé, dèfû rus. 

INTIMITÉ, s. f. nharit g , 
nkandâ g. Dans l'intimité dis 
votre conscience, ti sa bîr hol 

INTITULER, v. a tudé. — 
(S'), tudé sa bopa, vah sa bopâ. 

INTOLÉRABLE, adj. lu nu 
menul a nangu, lu fin menai 
a mun, métê méti. 



INTOLÉRABLEMENT, adv. bè 
fhetul a nangu, bu métê méti. 

INTOLÉRANT, adj. haf[ 
ndâmbÛT. 

"INTONATION, s. f. galan u 
bât, avu b., dégu b. 

INTRADUISIBLE, adj. lu ilu 
menul a lapât o, lu nu menul 
a supali. 

INTRAITABLE, adj. nahari 
dérèt, baré diko, lâluul, yom* 
bul a lâl. 

INTRANSIGEANT, adj. dafén, 

INTRÉPIDE, adj. .nomé, fié. 
mén, danvbâr b., gôr. Voilà un 
homme intrépide, dambàr là, 
mô ûémén va di. 

INTRÉPIDEMENT, adv. bu 
iïomé, bu némén, ak ndam- 
bàr. 

INTRÉPIDITÉ, s. f. nomé g., 
némén g., ndambâr g. 

INTRIGANT, adj. valmivalmi, 
lahas. — s. m. nit i lahas. 

INTRIGUE, s. f. lahas b. 

INTRIGUER, v.n. valmivalmi, 
lahas, rambad, karabàné, la- 
hase. — v. a. dâhal. — (S'), 
dè'in, fèhéy, kerkeri, sonal sa 
bopâ. 

INTRINSÈQUE, adj. lu boha 
ti lef, u bîr. 

INTRINSÈQUEMENT, adv. t/i 
bîr, ti bop'âm. La chose est in- 
trinsèquement mauvaise, lef U 
dy nâ ti bop'âm. 

INTRODUCTEUR, s. <m. luira* 
flôkât b., agalikât b. 

INTRODUCTION, s. f. haraf 
b., dugâ b. 

INTRODUIRE, v. a. haraflô, 
harafé, dugal. — par une porte 
presque entièrement fermée, 
porohal. — faire adopter, hèclô, 
— (S'), haraf, dugâ. — brus. 



INT 



34o 



inv 



'îjuenient, né sarûh, né parah. 
'■ — par aine ouverture étroite, 
poroblu, parahîù. — en secret, 
"Bn dessous, valu, volôsu. 

INTRONISER, v. ;i. fal, du- 
gal ti ri'gûr. 

INTROUVABLE; adj. lu ûu 
menai a fèkâ, lu nu menul a 
Vis- 

INTRUS, s. m. ku nu oui, 
ku dô bop'iïm ti ngùr. 

INTUITION, s." f. gis u nhèl, 
hamham gu or té sèt. 

INTUMESCENCE, s. f. névi b. 

INUSABLE, adj. lu dul rapâ, 
tu fhu menul a rapal, lu dèm a 
dèm. 
.INUSITÉ, adj. Vu hèvul, lu 
ûu dul supandakô. 

INUTILE, adj. amul dériil, 
dérinadi, dérinul, fadul darâ. 

INUTILEMENT, àdy. bu déri- 
ûadi. alumnën. 

INUTILITÉ, s. f. dérinadi b., 
lu amul dérin. 

INVAINCU, adj. feu nu me- 
~sul à daha. 

INVALIDE, adj ' lagi, hibon, 
név dôlé. — qui n'a pas les 
conditions requises, lu nu 
.fanhïi, lu avul yon. 

INVALIDER, v. a. fanhâ. On 
a invalidé notre député, kti nu 
lan'ôn, bail nânu ko nangu. 

INVARIABILITÉ, s. f vèn'u 
mèlô v. 

INVARIABLE, adj. lu dul so- 
■paliku, vèn'u mèlô. 

INVARIABLE, adj. lu dul so- 
paliku, vèn'u mèlô. 

INVARIABLEMENT, adv. bu 
menul a sopaliku. 

INVASION, s. f. lelb., ndan- 
gal b., todté b. — (faire une), 
iel, ndangpl, tod. 



INVECTIVE, s. f. bas b., 
hasté b. 

INVECTIVER, v,n. has, hasté, 
dânu ti kav, vah lu nèka. 

INVENDABLE, adj. lu nu me- 
nul a dây, lu dul dar, darul. 

INVENDU, adj. lu ûu dây al. 

INVENTAIRE, v. a. vanter b. 

INVENTER, v. a. saku, tam- 
bali, rôt ti nhèl. 

INVENTEUR, s. m. sakakât b., 
soskât b., sosalkât b. 

INVENTIF, adj. borom'mpèhé. 

INVENTION, s. f. ntakèf b., 
ngisté g. L'invention de la 
Sainte Croix, ngisté u krua bu 
sèlâ bâ. 
' INVENTORIER, v. a. vonâ 
dur, vonâ al al. 

" INVERSABLE, adj. lu dul 
depâ. 

INVERSE (mettre en sens), 
sef, sâf, deipa, vâlbati. 

INVESTIGATEUR, s. m. set- 
lukiit b. 

INVESTIGATION, s. f. sêilu b. 

INVÉTÉRÉ, adj. lu yàgâ. On 
ne peut guérir une maladie 
invétérée, ay bô gis, bu yâgé, 
te la. 

INVÉTËRER (S'), v. pr. yàga, 
sàh. 

INVINCIBLE, adj. feu nu me- 
nul a daha, ku nu menul a 
mokal, dambàr, te. — à la 
lutte, mber m. 

INVINCIBLEMENT, adv. afc 
ndambâr, bu te, bu ban a 
moka. 

INVIOLABLE, adj. lu nu sa- 
nul a ?noy, lu nu varul a. moy. 

INVIOLABLEMENT, adv. bu 
taltu, bu metul a moy. 

INVISIBLE, adj. gisuul, lu 



INV 



3/ii 



IRR 



nu me nul a gis, lu menèful â 
gis, lu nebu. 

IN VISIBLEMENT, adv. bu gi- 
\suul, bè kèn menu ko gris. 

INVITATION, s. f. ô, vô bi, 
voté b. Je n'ai pas reçu d'in- 
vitation, ou nu ma. 

INVITÉ, s. m. kâ nu ô, va- 
lisikal b. 

INVITER, v, a. ô, vô. On l'a 
invité au festin, ô nânu ko ta 
■an bâ. — engager, dèil, hîr, di- 
gal. ,.»'''', 

INVOCATION, s. f. nân g., 
■dagân b., ndagân m. 

INVOLONTAIRE, adj. lu flu 
tèyul, andul ak ntèyèf. 

INVOLONTAIREMENT, adv. 
bu andul ak ntèyèf. 

INVOQUER,' v. a. nân, dagân, 
tuda. 

INVRAISEMBLABLE, adj. lu 
nirôul ak degâ, metul a gem. 

INVRAISEMBLABLEMENT,adv. 
bu nirôul ak degâ, bu metul 
u gem. 

INVULNÉRABILITÉ, s. f. ntul 
m . 

INVULNÉRABLE, adj. tul, feu 
nu menul a dam. Je suis invul- 
nérable, du ma bena du ma 

pi, 

IRASCIBLE, adj. nahari dé- 
rèt, gav a mèr, baré diko. 
' IRE, s. :f. mèr m. 

IRIS, s. m. hon v. 

IRONIE, s. f. sébé\ b., nâvlé 
b., dîdu, ndidu g. 

IRONIQUE, "adj. andâ'k sêbé, 
i flâvlé. Paroles ironiques, bât 
i nâvlé.. , 

IRONIQUEMENT, adv. feu an- 
dâ'k nâvlé II le loue ironique- 
ment, dèf ko nâvnâvlu di ko 
naval. 



IRRADIATION, s. f. 1er g., 
tëhé g., 1er u lëné g. 

IRRAISONNABLE, adj. nafca 
sago, amul bopâ. 

IRRAISONN'ABLEMENT, adV. 

bu andul ak sago. 

IRRATIONNEL, adj. andul ak 
sago, amul bopâ. 

IRRÉALISABLE, adj. lu fiu 
menul â dèf, lu kèn menul a 
metâli 

IRRECEVABLE, adj. lu nu 
menul « nangu. 

IRRÉCONCILIABLE, adj. ma- 
radi. Ce sont des ennemis irré- 
conciliabes, du nu mar mukâ, 
kènâ menu lèn marâlé 

IRRÉCONCILIABLEMENT, adv. 
bèfiu te â mar, bè du nu mar 
mukâ. 

IRRECOUVRABLE, adj. lu nu 
menul â dotati. 

IRRÉCUSABLE, adj. lu nu 
menul â guntu, lu nu saûul â 
ban. 

IRRÉCUSABLEMENT, adv. bè 
menu jîu ko gantu. 

IRRÉFLÉCHI, adj. sanahu, 
tèylôdi, falêdi. En parlant des 
choses, /;; nu tèyul. Une pa- 
role, une action irréfléchie, lu 
nit vah, lu nit dèf ak fiaka 
mpâl. 

IRRÉFLEXION, s. f. sanahu 
b., têylôdi g., falêdi g. 

IRRËFORMABLE, adj. lu te â 
dubanti, lu nu menul â du- 
banti. 

IRRÉFRAGABLE, adj. or â 
or, lu kèn. saiïul â védi, sah. 

IRRÉFUTABLE, adj. lu flu 
menul â védi. 

IRRÉGULARITÉ, s. î. dubadî 
g., èmadi g. 



FRR 



3Z.2 — 



IRR 



IRRÉGULIER, ndj. duhadi, 
èmadi. 

IRRÉGULIÈREMENT, adv. bu 
dubadi, bu èmadi. 
" IRRÉLIGIEUSEMENT, âdV. bu 
dulitadi. 

" IRRÉLIGIEUX, a'dj. dulitadi, 
lu moy yôn u Yalla. 

IRRÉLIGION, s. f. dulitadi 
b., ûakâ-ndulit g. 

IRRÉMÉDIABLE, adj; lu nu 
menul a dèjar. 

IRRÉMÉDIABLEMENT, adv. 
bè menu nu ko dèjar. 

IRRÉMISSIBLE, adj. lu me- 
tul a bâl, lu nu menul a bal. 
C'est un crime irrémissible, 
nâvtèf gôgu, du nu ko bâl 
mukâ. 

IRRÊMISSIBLEMENT, adv. bè 
du fui ko bâl. 

IRRÉPARABLE, adj. lu ûu 
menul a dèjar, lu nu menul a 
dagal. 

" Irréparablement, adv. bè 

kèn menu ko dèjar. 

IRRÉPRÉHENSIBLE, IRRÉ- 
PROCHABLE, adj. dub hod, lu 
amul sikâ, ku nu menul a siké 
darâ. 

IRRÉPRÉHENSIBLEMENT, IR- 
RÉPROCHABLEMENT, adj. bu 
dub hod, bu amul sikâ. 
" IRRÉPRESSIBLE, adj. lu nu 
menul a tévé. 

IRRÉSISTIBLE, adj. te, lu 
kèn menul a téré. 

IRRÉSISTIBLEMENT, adv bè 
kènâ menu ko téré. 

IRRÉSOLU, adj. dâhïé: 

IRRÉSOLUMENT, adv. ak 
dâhlé. 
" IRRÉSOLUTION, s. f. dâhlé b. 

IRRESPECTUEUSEMENT, adv. 
ak ûakâ kèrsâ, bu rcxi, bu gâbu. 



IRRESPECTUEUX, adj. sob, 
rêv, gàhu, lûbu, nakâ kèrsîi, 
tèdadi, gorêdi. 

IRRESPIRABLE, adj. lu ilu 
menul a noki. 

IRRESPONSABLE, adj. ku ûu ■ 
menul h dap.é i dej um. 

IRRÉVÉREMMENT, adv. ak 
nakâ mpâl, ak nakâ kèrsa, bu 
rêv. 

IRRÉVÉRENCE, s. f. nakâ- 
mpâl g., nakâ kèrsâ g., rèwandê 
g., tèdadi g. 

IRRÉVÉRENCIEUX, adj. nakâ 
kèrsâ, tèdadi, rêv. 
- IRRÉVÉRENT, adj. dèkadi, tè- 
dadi. 

IRRÉVOCABLE, adj. lu ûu 
menul â fanhâ, lu dul dèn, ku 
nu menul â juli, ku ûu menul 
â nakâlô mpal âm. 

IRRÉVOCABLEMENT, adv. té 
du dèû. 

IRRIGABLE, adj. là nu men 
a sûh. 

IRRIGATEUR, s. m. sùhu- 
kay b. 

IRRIGATION, s. f. sûh b. 

IRRIGUER, v. a. sûh. 

IRRITABLE, adj. gav â mèr, 
nahari dérèt, baré diko, iégén 
hol, mèrkat b. 

IRRITANT, adj. qui annule, 
lu di fanhâ. — qui irrite, lu 
di mèrlô. 

IRRITATION, s. f. mèr m., 
honoû b. 

IRRITER, v. a. mèrlô, ho- 
noûlô, tangal. — (S'), mèr, ho- 
ûon. 

IRRUPTION, s. f. songâ b. — 
(l'aire), songâ. — de la mer, 
d'une rivière, mhenâ m., camé 
v:, valangân m. 



ISL 



— 343 — 



ïvr 



ISLAM, ISLAMISME, s. m.. 
yôn i serin, yôn i mahmèritân. 

ISOLÉ, adj. vët. 

ISOLEMENT, s. m. vët b. Je 
cherche l 'isolement, dâ nia ut 
fu vët. 

ISOLÉMENT, âdv. ak vët, ta 
mpèt- 

ISOLER, v. a, vëtdl; vëtlô, 
bér, fasàlé, hûdalc. i e pauvre 
ne doit pas isoler son troupeau, 
bàdolo du bér gét'âm. — (**)', 
vëti, vët, jasé. 

ISRAÉLITE, s. m. Yaur b. 

ISSU (être), fahu, dogé. 

•ISSUE, s. i: bunta b., yôn 
v. — d'un événement, lu hèv, 
mud g. ■ — moyen, mpèhé m. 
Il trouvera toujours quelque 
isue, du iïakâ mpèhé mukfi. — 
(à 1') de, ba nu gêné. Nous 
partirons à l'issue des vêpres, 
su nu dangé vêpar bè sotal x nu 
dèm . 

ISTHME, s. m. do g u gêt, 
sûf su di dog gêt. 

ITEM, adv. tèg ta. 



ITÉRATIF, adj. lu nu nûrèl, 
lu fin nétèl. 

ITÉRÂT! VEMENT, adv. nârèl 
u yôn, nétèl. u yôn. 

ITINÉRAIRE, s. m. yôn va nu 



var a topa. 



adj. 



U VON. 



IVOIRE, s. m. l'en u néy, da- 
rar d. 

IVRAIE, s. f. bahav b., nah 
mu bon m. 

IVRE, adj. mandi. — (à moi- 
tié), saf, nèk.ê, nân bè dana- 
gay, — mort, bat/itor, né hîv. 
Il est ivre-mort, nân nâ bè ba- 
tator, né nu hlv. — (faire sem- 
blant d'être), mandimandilu. — 
troublé par la passion, gelem. 
U est ivre d'orgueil, réyréylô 
ko gelemal. 

IVRESSE, s. t. mandi g., man- 
dité g. On boit en cachette, 
mais l'ivresse se manifeste, nân 
nebu, mandi fêfi. 

IVROGNE, s. m. IVROGNESSE, 
s. f. mandikât b., ku tamâ 
mandi. . 

IVROGNERIE, s. f. mandU 
mandi g. 




JAB 



— 34i 



JAR 



JABOT, s. m. rokïi b. 

JABOTER, JACASSER, v. n. 
baré kïibab, vah â vah, rabâhu, 
béréhu, mbébétu. 

JACASSER, v. n, en parlant 
de La pie, sab. 

JACASSERIE, s. t. kâbab b., 
vah du baré, vah du amul bopâ. 

JACENT, adj. lu kèn mômul. 

JACHÈRE, 5. f. duii b 

JACTANCE, s. f. Kadân g., 
damu g., hurhuri g. — (avoir 
de la), hadân, damu, hurhuri, 
gôrgôrlu, baré menmen. 

JACULATOIRE, adj. (oraison), 
kadu'hol. 

JADIS, adv. ta Mit va, la vôn, 
bu dekâ, bu dekâ bu, ta bu 
dekâ bu. 

JAILLIR, v. n. tus, né tur, 
bâsbïïsi. Le sang en jaillit, dérèt 
né nu fâ tur. — (faire), tuslô. 

— (faire) la salive de la bou- 
che, séréti, sérati. L'action dé 
la faire jaillir, séréti b. 

JAILLISSANT, adj. lu di tus, 
tu di bâsbasi. 

JAILLISSEMENT, s. m. tus 
b., fur b. 

JALAP, s. -m. salap b. 

JALON, s. m. bantâ bu sampu. 

JALONNER, v. a sampu i 
bantâ. 

JALOUSEMENT, adj. ak nka- 
fiàn. 

JALOUSER, v.a. aiïàn, anâné 

— en parlant du mari ou de 
la femme, fîr. — (Se), en par- 
lant des femmes qui ont le 
même mari, chez les mahomé- 
tans, udé, vudé, vudanté. 

JALOUSIE, s. f. nkanûn g., 
fie g., nëâté b. — dans le ma- 
riage, mpîr, mpîrté m. 



JALOUX, adj. anàn, anân b.; 
fir, fîrkat b. — qui désire vi- 
vement, begé, begâ loi, tît. Je 
suis jaloux de votre affection, 
begâ nâ loi nga. sopâ ma. Il 
est jaloux de son honneur, dèfâ 
tît ti ndam arti. 

JAMAIS, adj. muku, mesul. 
Vous ne l'avez jamais vu et 
vous le calomniez, mesu la ko 
gis lé nga sosal ko. Au grand 
jamais, muka muku. — quand 
on refuse quelque chose avec 
énergie, muku ! ■■ tasâ ! Yalla 
iéré ! — (à), pour jamais, bè 
môs rnôs bè môs 

JAMBE, s. i. êl, y cl b., tajika 
b. J'ai mal à la jambe, sumâ 
tankâ di méti, sumâ tanka dèf 
ma méti. — en parlant de cer- 
tains animaux, tanka b., lupâ 
b. ■ — au pi. (avoir de bonnes), 
men â doh, men â dâv, vèr 
tanka. Je n'ai plus de jambes, 
menatu mû doh. — (écarter 
les), lankâ. — - (croiser les), 
bankâ, tèglé, féréglâyu, féran- 
galu. 

JAMBE, adj. (bien, mal), bo- 
rom tankâ vu rafèt, borom 
tanka ru nâv. 

JAMBETTE, s. f. pènkâ b., 
kolniâ b. Donner la jambette, 
pènkâ, kolmâ, lahu. 

JAMBON, s.m. lupâ b., tank'u 
mbâm. 

JAMBONNEAU, s. m. lupâ bu 
tût. 

JAPPEMENT, s. m. mbâv g. 

JAPPER, v. n. bâv, mbèf. — 
criailler, soi'. 

JAQUETTE, s. f. mbubâ m. 

JARDIN, s. m. tôl b., ngédâ 
b. — d'hiver, de la saison se- 



JAR 



3/,5 



JET 



che, tôl u nôr, iôy'nôr, der b 
— entouré, et entretenu toute 
l'année, ndarnbalàn m. 
JARDINER, v. n. béy. 
JARDINET, s. m. tôl bu tût. 
JARDINIER, s. m. béykât b., 
saytukât u tôl b., borom'tôl b. 
JARGON, s. m. lakâ vu du- 
bul, vah du sètul. 

JARGONNER, v. n. vah bu 
dubul. Ils jargonnent je ne sais 
quoi, kènâ menul a dégâ lu 
nô vah. 

JARRE, s. f. mbandâ m. — 
(petite), ndâ l. 

JARRET, s. m. mpohotân 
am tanka. 

JARRETIÈRE, s. f. takukay 
u kavas. 
JARS, s. m. itâ v. 
JASER, v. n. baré kâbab, vah 
a vah, mbébétu, béréhu, mbé- 
réhtu, bayiku, rabâhu, ■ ratah 
laméfi. 

JASERIE, s. f. kâbab b., vah 
du baré, ntov l. 

JASEUR, s. m. ratah laméfi, 
vahkât b., baré kâbab. 

JATTE, s. f. kelâ b. — trouée 
pour cuire le couscous à la va- 
peur, indé, yindé v. 

JATTËE, s. f. kelâ bu fês. 
JAUGÉ, s. f. natu b., natu- 
kay b. 

JAUGEAGE, s. f. natâ b. — 
d'un navire, èb u gùl. 

JAUGER, v. a. natâ. Il faut 
jauger ce navire, var nânô natâ 
lu gâl gi antan. 

JAUGEUR, s. m. natâkat b. 
JAUNÂTRE, adj. son, hal a 
honhâ. 

JAUNE, adj. mèl ni vurus, 
mèlo'vurus, hês. — d'oeuf, pede 
b., mpedâ m., mped'i nèn. — 
(fièvre), ndëté L, fêbâr bu bon. 



JAUNIR, y. n. hês, mèl ni 
vurus. — v. a. mèlmèlô vurus. 

JAUNISSE, s. f. panda b. 

JAVELINE, s.f. JAVELOT, s. m. 
dak v., fêta, fitâ g. — (lancer 
une), fitâ, sani. 

JAVELLE, s., f. say v. 

JE, pr. pers. man, nà, ma, 
là. 

JÉSUS, s. m. Yésu. Jésus- 
Christ, Yésu Krista. Les Maho- 
métans disent Issa, Insa. Le 
démon ne peut paraître en pré- 
sence de Jésus (d'un crucifix), 
fu Yésu nèkâ, séytâné du ta 
j'en. 

JET, s. m. action de jeter, 
sani b. — (d'un seul), ti bènâ 
yôn. — jaillissement, 'tus b., 
tur b. — pousse d'un arbre, 
tahataha l. — de lumière, tèn- 
dèn l. 

JETÉE, s. f. sekâ b., vàh i 
hêr. 

JETER, v. a. sani, halap, né 
her, yeleb. Il jeta l'argent dans 
le temple, mu né her hâlis bâ 
ta dangu bâ. Ce que l'on jette, 
san b. — des bâtons pour faire 
tomber des fruits, halap. — 
dans l'eau, tirip. — d'en haut, 
delà. — ensemble de haut en 
bas ou par dessus un obstacle, 
dèlando. — avec dédain, vita. 

— l'ancre, sèr. — les fonde- 
ments, sénia. — en prison, ted, 
tab(d la tedukay bâ. — un 
voile su" quelque chose, nebâ, 
dèlalé. — par terre un fardeau, 
quelqu'un qu'on a soulevé, béti. 

— par terre dans la lutte, ter. 
Action de jeter ipar terre, ter b. 

— (Se), teb. — sur quelqu'un, 
songâ. Action de se jeter sur 
quelqu'un, songâ b. — mu- 
tuellement l'un sur l'autre, 



JEU 



3/,6 



JOI 



spngô, songanté. — aux pieds 
de, né nerem, né gurub. — 
à l'ehvi sur la nourriture, girô. 
— ■ l'un à l'autre, sanênté. Ne 
vous jetez pas des pierres, bu 
l'en sanênié i hêr. — dans la 
mer, sôbu. — mutuellement 
dans la mer, sôbanté. Jeu con- 
sistant à se jeter mutuellement 
dans la mer, sôbanté b. 

JEU, s. m. mpo m., foantu 
}>., uri b. Ne prenez pas part à 
«les jeux peu convenables, bu 
l'en bokâ fi foantu yu dèkadi. 

— ce que l'on met au jeu, lu 
fui tèg Ai uri. — du pays où 
l'on se sert de noyaux d'arbus- 
tes appelés kuri, uri b. — (sorte 
de) d'échecs très commun au 
Sénégal, y.ôté d. — consistant 
à sauter à la corde, tuytuy b. 

— qui consiste à se poursuivre 
dans l'eau, rè'rô b. — (sorte de) 
où celui qui a manqué à une 
convention doit céder ce qu'il 
tient à la main ou un objet dé- 
terminé à son adversaire dès 
que celui-ci prononce le mot 
kuntu, kuntu b. Faire des jeux 
de mains peu coi-venables avec 
une personne de différent sexe, 
lamiso. ■ — de mots, lëbâtu b. 
Faire des jeux de mots, lëbâtu, 
foyantô sa vah. — (ce n'est 
qu'un), yombâ nâ, fahanla> — 
(se faire un) de, nêh. Il se fait 
un jeu de me «nuire, dèfâ fo- 
yantô sumâ dama. ; lor ma di 
banêh am. — (mettre en), quel- 
qu'un, bôlé. — (mettre en) 
quelque chose, dérinu, dérinlô, 
defendo. — (c'est son), mô ko 
dérin. Il cherche à faire scn 
jeu, lu ko dérin la di ùt. — 
au pi. (fête des), hèv l. 



JEUDI, s. m. alhamès d. Le 
jeudi saint, alhamès du sèlâ dâ. 

JEUN (à), . loc. adv. ôr, ndé- 
kiul, diguul. N'oubliez pas que 
je suis à jeun, bul faté né lè- 
kûngu ma dura. 

JEUNE, adj. ndav. Un jeune 
garçon, gôr gu ndav. — homme, 
valiamhàné b. Quand j'étais 
jeune homme, bâ ma tolô ti 
sumâ vahambàné. Si l'hyène 
rejoint le jeune homme, c'est 
qu'il le reconnaît à sa démar- 
che, bu buki dalié vahambàné, 
ti dohin am la ko gisé. 
' JEUNE, s. m. kôr, nkôr g. 
Le jeûne ne nuit 'à .personne, 
ôr du ton kèna. — privation 
quelconque, ùaka b. 

JEUNER, v. n. ôr, bail a lèkâ. 
— (faire), ôrlô. Comment faire 
jeûner des gens qui ne vivent 
que pour manger ? naka nga 
men a ôrlô i nif nu halâtul lè- 
ncn lui lèkâ rèkâ ? 

JEUNESSE, s. f. ndav, nda- 
vèl, nddvày g., at i ndav. Jeu- 
nesse qui n'écoute pas fera 
triste expérience, ndav lu dut 
dégâ gis. 

JEUNEUR, s. m. ôrkat b. 

JOAILLERIE, s. f. pèr yu rcC- 
fèt, hér yu dafé ndég. 

J0A1LLER, s. m. dèfarkât, 
dâykât u pcr ak hêr yu rafèt. 

JOIE, s. f. banêh b., mbég 
m. — gaîté, nêh-dérèt g. 

JOIGNANT, adj. dégén, ses, 
taho. 

JOINDRE, v. a. tabulé, ta- 
hàtlé, bôlé, sof. — unir, bôlé. 
Je veux joindre l'utile à l'agréa- 
ble, àa ma bègâ bôlé lu am dé- 
rin ak lu nêh. — deux bouts 
de corde, fbnâ, fulanlé. — (Se),i 



JOI 



— 34 7 



JOU 



s'unir, bôlô, takô, takanté. — 
se rencontrer, tasé, dadé. 

JOINT (ci-), bôlé ta, bôlé 
nânu ti, mangi tê bôlé. — s.m. 
tènho b. — (trouver le), ham 
mpèhé mu or, ham nakâ nga 
metelé sa solo. 
JOINTËE, s. f. meb b. 
JOINTOYER, v. a. ta} lasô H 
diganté i hèr. 

JOINTURE, s. f. tènho b. — 
du bras avec la main, darâ b., 
tak'ub darâ. 

JOLI. adj. rafèt, dèkâ, am 
târ. Très joli, rafèt kâr, dahâ 
rafèt, rafèt bè amul morom. 
C'est mon livre qui est le plus 
joli de tous, ti tëré yi yépâ, 
sumâ bos-â ti gen a rafèt. Ma 
maison n'est pas si jolie que la 
tienne, sa ker a gen a rafèt 
sumâ bos, sumâ ker rafètul 
niki sa bos. — (rendre), rafètal, 
rafètlô. — (avoir quelque chose 
de), rafètlé. J'ai un joli cou- 
teau, rafètlé nâ pâka. 

JOUET, adj. hal a rafèt. 
JOLIMENT, adv. bu rafèt — 
extrêmement, bu baré, bu méti. 
Il s'est joliment trompé, àûm 
nâ bu méti. 

JONC, s. m. sonkâ b. Une 
canne de jonc, et u sonkâ. 

JONCHER, v. a. suy, sani, 
fêsal. Ce lieu est jonché de 
cadavres, béré bi fês nâ dèl ak 
i niv, i niv fês fa dèl. 

JONCTION, s. f. action de 
joindre, tahàlé, tahâtlé b. — 
réunion, tasé b., ndadé m., 
tahô b. 
JONGLER, v. n. luhus. 
JONGLERIE, s. f. luhus g., 
nahé g., def u mîkâr. 

JONGLEUR, s. m. luhuskM 
b., nafèhâ g., nahkât b 



JOUABLE, adj. lu nu men a 
uri. 

JOUAILLER, v. n. uri, foantu. 

JOUE, s. f. lèh b. — (mettre 
en, coucher en), dir. 

JOUER, v. n. s'amuser, fo, 
foantu — au jeu de kuri, 
uri. Ce mot s'emploie pour un 
jei: quelconque. Venez jouer 
aux barres, kây lën nu uri bar. 

— aux échecs (jeu du pays), 
yôlé. — à la pelote, Jiânvar. — 
à la corde, tuytuy. — sur les 
mois, tàhàn, tâhâné, mœlâné, 
lëbâfû. ~ de la harpe, haîam. 
En jouer pour quelqu'un, ha- 
lamal. — de la flûte, tohoro, 
toyoro, lit, solimbah, mbilip. 

— d'un instrument en cuivre, 
buftâ. — hasarder au jeu, tèg 
ti uri. Jouer gros jeu, tèg la 
baré ti uri. — sa vie, dûy sa 
bakân. 

JOUET, s. m. lu nô foantô, 
baient b., ntâlmn g. — per- 
sonne dont on se moque, ku 
nô naval. 

JOUEUR, s. m. fokât b., foan- 
tukât b., urikât b. 

JOUFFLU, adj. borom lèh yu 
né gab, yaf, borom kanam gu 
né bambamô.ral. 

JOUG, s. m. servitude, ndàm 
g., sef b. Mon père vous a im- 
posé un joug pesant, sumï bày 
en nâ lën sef bu dis. — pour 
atteler des bœufs, sug b. 

JOUIR, v. n. am, môm, dé- 
rinu, dérinlu. — tirer du plai- 
sir de, banêhu. 

' JOUISSANCE, s. f. possession, 
ndériû L, mômèl g. Je n'en 
ai pas la jouissance, mômu ma 
ko. — (entrer en), mômsi. — 
plaisir, banêh b., mbég m 



JOU 



348 



JOU 



JOUISSANT, nclj. ku di dé- 
rîiïhi, kn di banêhu. 

JOUJOU, s. ni. Valent b., 
tâhûn g. . , 

JOUR, s. m. espace de vingt- 
quatre heures, fan b., quelque- 
fois, au singulier, pan b. — 
opposé à la nuit, bès b., betek 
.b. Ce mot désigne plus spécia- 
lement la partie du jour com- 
prise de dix heures à quatre 
heures. Le jour précédent, bès 
feu dîtu. Le jour suivant, bès 
bâ ta topa. Le milieu du jour, 
ndolôr h, dig'i ndolôr, dig'i 
betek. - — (passer le), èndu, 
yèndu. — (faire passer le), 
èndô, yèndô. — (vivre au) le 
jour, dundé sa nah'i gîr gu 
nèkâ, ban a halât elek ak sibir. 

— ouvrable, bès bu nu men a 
ligèy. — de fête, bès i fêt, bès 
i hèvté, hèvté g. — chômé, bès 
bu nu téré ligèy. - — gras, bès 
feu lèkâ yapa tiyul, bès bu nu 
men a lèkâ yapa. — maigre, 
bès bu lèkâ yapa ây, bès bu 
nu téré lèkâ yapa. — de jeûne, 
bès i kôr. — (chaque), ber bu 
sèt, bet bu sèt, gîr gù nèkâ, bès 
bu nèkâ, gîr ô gîr, bès ô bès, 
hîr ô bîr. — (l'autre), un jour 
dans le passé, kérâ, kéro, ké- 
rog, bènâ bès. Le jour de ton 
arrivée, la fièvre l'a pris, kérâ 
bâ nga agsé, mu dal di fèbâr. 

— (à partir de ce), dalé ko ké- 
rog, dalé ko ta bès bôbâlé. — 
(un) dans l'avenir, bènâ bès, 
bès di nâ dikâ, kérâ, kérog. 

— (jusqu'au) où, 'bè kérâ bâ. 
Jusqu'au jour où le Seigneur 
reviendra, bè kérâ bâ Borom bâ 
di dèlusi. — (un) ou l'autre, 
elek ak sibir. — (passer le) sans 
manger, ■ défié, dèndé (L) — 



réputé mouvais, tufân b. — 
(avant Le), ti ndèl. Nous nous 
embarquerons avant le jour, 
di nâfïu dugâ ti ndèl. — (le 
point du), fadar d., mbirit nj. 
— (au peint du), su ber sèté, 
su ber di sèt, ta lelek tel, ta 
suba tuy. — • (partir au point 
du), ndèhi, hèy, sab-ganaru. 
Faire partir au point du jour, 
hèylô. - — (il fait), ber sèt nâ. 
Il ne fait pas encore jour. ber 
sètangul. Attends qu'il fasse 
jour, hàral bè ber sèt. — au 
pi. (il y a deux), berkâ dèmbâ 
11 y a trois jours, berkati 
dèmba. Il y a quatre jours, 
aw, nâ nanèt i fan. Il y a dix 
jours que je suis venu, qu'il 
est pa'ti, am nâ fi fuk'i fan, 
dèm nâ fuk'i fan angi. Il y 
a environ quinze ' jours, met 
nâ fuk'i fan ak durom. De- 
puis quelques jours, fan yilé 
yépâ. — (tous les deux, tous 
les trois), nâr, ftét'i fan yu 
nèkâ. — (dans deux), génav 
elek, sibir. Dans trois jmirs, 
génav a.ti elek, sibirùt. J'irai 
vous voir dans dix jours, fê 
fuk'i fan di nâ la sêti. — vie 
dundâ (/., at y. Nos jours sont 
bit-n courts, sunu i at nëv nâiïu 
loi. 

JOURNAL, s. m. surnal b. 

JOURNALIER, adj. 'lu di am 
ber bu sèt. — s. m. ligèykât, 
ligèyûnkât b. 

JOURNALIÈRE, s. f. ligèyân- 
kât bu digèn. 

JOURNALISTE, s. m. bindâ- 
kât il S'unal. 

JOURNÉE, s. f. bès b., betek 
b. Vous me devez trois jour- 
nées dé travail-, var nga ma 



JOU 



3/49 



JUI 



/èj nèt'i betek. Une demi- 
journée, aènâ val'u betek. 

JOURNELLEMENT, adv ber 
bu sèt, gîr gu nèkâ, gir ô glr. 

JOUTE, s. f. beré b., hulô 
'b., virante v. Remporter l'avan- 
tage >Jans une joute, bel. La 
cictoire même, bel b. 

JOUTER, v. n. beré, hulô, 
virants. 

JOUTEUR, s. m. berékâl b., 
vérantekât b. Jouteur victo- 
rieux, ber, mber m. 

JOVTAL, adj. nêh dérèt, bég, 
tâliànkat b., moslânékât b 

JOVIALEMENT, adv. ak n£h 
•dérèt. 

JOVIALITÉ, s. f. nêh-dérèi g 

JOYAU, s. m tàhi b., t'ak'ày 
l., dâru b., lam b. Tous les 
joyaux d'une personne, takay y. 

JOYEUSEMENT, adv. ak ba- 
nêh, ak nêh dérèt, ak hol bu 
tah. 

JOYEUSETË, s. f. rnaslân m., 
■tàlîân b. Dire des joyeuseiés, 
maslûné, 'tàhàn, tâhâné. 

JOYEUX, adj. mbig, banêhu, 
nêh dérèt, nuhnuhi. J'en suis 
■tout, joyeux, nêh nâ ma loi. 
— qui cause de la joie, nêh 
J'ai appris une joyeuse nou- 
velle, dégâ nâ lu ma nêh loi. 

JUBILATION, s. f. daldali b., 
banêh bu réy, mbég m. 

JUBILER, v. n. daldali, nuh- 
nuhi, yérak, banêhu, bég. 

JUCHER, v. n. SE JUCHER, 
v.pr. tag. En parlant des per- 
sonnes, dal. 

JUCHOIR, s. m. tagukay b., 
dalukay b 

JUDAÏQUE, adj. u Yaur. 

JUDAÏSME, s. m. yôn i Yaur 
fia. 



JUDAS, s. m. traître, Yuda, 
orkât b. 

JUDICIAIRE, adj. u até. 

JUDICIAIREMENT, adv. nâ 
mu èlé ti até. 

JUDICIEUSEMENT, adv. ak 
sago. 

JUDICIEUX, adj. qui a le ju- 
gement droit, borom'sago, baré 
sago. — fait avec jugement, an- 
dâ'k sago. Paroles judicieuses, 
nkadu'm sago. 

JUGE, s. m. atékât b. Soyez 
notre juge, nâ nga nu até. — 
de paix, marâlékât b., atékât 
bu di marâlé. 

JUGÉ, (c'est), la chose est ju- 
gée, dog nâ, lôlu dog nâ. 

JUGEMENT, s. m. aie b. — 
particulier, até bâ nô até 
nit gé.nav de âm. — général, 
mpént'um Yalla, até bu réy bâ, 
até bit mudé bâ. — sentence, 
ndogal-até g. — téméraire, 
ndortu g., ndortu gu andul ak 
firndé. — faculté de bien ju- 
ger, nhèl m., sago s. Un homme 
de jugement, borom'nhèl. 

JUGER, v. a. até. C'est au- 
jourd'hui qu'il sera jugé, tèv 
la nu ko atédi. — encore, de 
nouveau, atêti. — (venir), atési. 
— porter une sentence, dogal 
até. — en dernier appel, têsal 
aie, têtali até. — apprécier, 
apâ, nëlu, dapé, dortu. Pour- 
quoi jugez-vous mal votre pro- 
chain ï lu indi bè nga dapé sa 
morom lu bon ? — à propos, 
até, nêh en faisant du sujet le 
complément. Si vous le jugez 
à propos, su la< nêhé, ndèm nêh 
n>â la. — (Se), aie sa bopâ. 

JUGULAIRE, adj. (veine), si- 
dit u bât. 

JUIF s. m. Yaur b. Le Juif 



JUM 



JUS 



errant, Yaur bâ di ver aduna. 
C'est un vrai Juif errant, dèfâ 
vôndêlu rèkâ ban a iahav fènâ 

JUMEAU, adj. et s. sih b. 
Avoir deux jumeaux, sîh. De 
deux frères jumeaux, l'aîné re- 
çoit le nom de Sëni, le plus 
jeune, celui d'Alasan ; les ju- 
melles s'appellent Adama et 
.Ava. 

JUMELER, v. n. nârèl. 

JUMELLES, s.f.pl. double lor- 
gnette, lôngâri b. 

JUMENT, s. f. vadan v. 

JUPE, s.f. JUPON, s m. mpèn- 
dal m., nditlay b., kumibâ b. 

JUREMENT, s. m. serment, 
vât g., ngén L, ngen l. Les 
jurements les plus fréquents 
en volof sont ceux-ci : Que je 
perde mon père, ma mère, mon 
enfant, ma vie, ma ilakâ sumâ 
bây 1 ma nakâ sumâ ndèy ! ma 
nakâ sumâ dôm ! ma ilakâ 
sumâ bakan l suma bakan ! 
Par la iceinture de mon père ! 
sumâ génô'bây! sumâ gënô'bûy 
gâl ma fas ! Par Dieu ! fâ 
Yalla ! fâ Yalla môs ! — blas- 
phème, saga Yalla g., nân- 
Yalla g. 

JURER, v. a. vât, gén, gen. 
C'est un crime de jurer contre 
la vérité ou contre la justice, 
gén lu dul deg\â mbâ lu dubul 
arâm nâ- — à quelqu'un, gê- 
nai, il lui avait juré de lui 
donner tout ce qu'il deman- 
derait, genal on nâ ko né di 
nâ ko may lu mu ko men a 
flân. — (faire), vâtal, vàtlô, 
genlô. — blasphémer, saga 
Yalla, nàn Yalla, tèdadil tur u 
Yalla. — (Se) amitié, takanté 
nkandâ. Ils s'étaient juré une 
amitié inviolable, digàlé Cm 



manu sopanté bu amul morom. 

JUREUR, s. m. ku di faral 
a gen. 

JURIDICTION, s. ï. sansan b. 
Je n'ai pas juridiction sur lui, 
amu ma sansan ti môm, amù 
ma sansan di ko aie. 

JURIDIQUE, adj. u aie. 

JURIDIQUEMENT, adv. ti aie. 
Je l'ai poursuivi juridiquement, 
jo6u nâ ko ta mpéntâ ma. ' 

JURON, s. m. saga s., ngen l. 

JURY, s. m. dàmbûr yu di 
até, atékat y. 
_JUS, s. m. mên m., ndoh m. 

JUSQUE, prép. ,bèr bel, bén. 
La mer est arrivée jusqu'ici, 
gêt-.gi agsi nâ bè filé. Jusqu'à 
présent, jusqu'à ce jour, bel tèy, 
bèn tèy, bè fi tèy, bè le, nistèy, 
nislëgi. Jusqu'à ce que, bè bâ, 
lui mbélé après une négation 
Restez ici jusqu'à ce que votre 
père arrive, bul dog filé lui 
mbété sa bây diké. — même, 
sah, bôlé ti. Un bon chrétien 
doit aimer jusqu'à ses ennemis, 
kérièn bu or var nâ sopâ i 
mban âm sah. 

JUSTE, adj. dub, bâh. C'était 
un homime juste, nit ku dub 
là von. C'est très juste, dub nâ 
hot. — (n'être pas), dubadi, du- 
bul. — : exact, qui s'ajuste bien, 
èm, yèm, èm kép. Cette plan- 
che n'est pas juste, hanhâ bi 
èmul, èmadi nâ. — (c'est). deg\â 
là, degâ nga vah, am nâ, var 
nâ, yôn là. Ce n'est pas juste, 
du degâ, lôlu du yôn, dagan.nl. 
Il n'est >pas juste de prendre 
le pain des enfants pour le je- 
ter aux chiens, daganul ùu del 
mbûru i dôm sani ko kuti yâ. 
— s. m. lu dub. Les juste:-, nit 
ùu bàh nâ. 



JUS 



35i 



JUX 



JUSTEMENT, adv. bu dub, 
bu var, ha mu èlé, bu èm. — 
(arriver), èm ti Vous arrivez 
juste pour le dîner, èm nga ti 
an hi. — (au), bu or. Je ne 
puis vous dire au juste le prix, 
menu ma là vah bu or lu mu 
dar. 

JUSTESSE, s. ■!'. èmay b. — 
(avec), bu èm, bu dub. 

JUSTICE, s. .f. ndubay g., 
yôn i\, lu dub. Justice vous sera 
faite, di nàûu la dèlô lu diub. 
— (se taire), fèyu, d.oganti. — 
(déni de), ban a até. — les tri- 
bunaux, mpéntâ nt., tiribinal 
b. Je vous livrerai à la justice, 
di nâ ht yobu ta mpéritâ ma, 
di nâ la levai ti kanam u dàm- 
bur. 

JUSTICIABLE, adj. feu nu var 
a aie. 

JUSTIFIABLE, adj. lu nu men 
a sèfal, lu nu men a rafèlal. 

JUSTIFIANT, adj. lu di sè- 
tol. 



JUSTIFICATIF, adj. lu di sè- 
tal, lu di oral, lu di deheral. 

JUSTIFICATION, s. f. ndubèl 
g., ndubalay g. 

JUSTIFIER, \. a. sètal, rafè- 
tal, dubal, duki, dindi. Je n'ai 
pas eu de peine à justifier mon 
ami, dindi nâ bu yombâ lu nu 
tèg on sumâ harit. — rendre 
juste, saint, sèlal. — montrer 
la vérité de, oral, deheral. Il 
a justifié ma confiance, vonê 
nâ né sumâ nkôlu dub nâ. — 
(Se), rafètal sa bopâ. Je me suis 
complètement justifié, voné nâ 
bu or né tônu ma. 

JUTEUX, adj. baré mên, Itaré 
ndoh. 

JUVENILE, adj. u halèl, u 
ndav. 

JUXTAPOSER, v. a. langal, 
sesal, tèglé, tèglanté, dèndùlr. — . 
(Se), être juxtaposé, sesô, se- 
santé, dènda. 

JUXTAPOSITION, s. f. tèglé, 
tèglanté l>. 




LAB 



35a — 



LAI 



LA, art. et pron. Voyez LE. 

LÀ, adv. fâ, fâlé, fu, fulé. 
Va-t'en là-bas, dèmal fâlé. — 
(de), de ce lieu-là, fâ, fâlé, fu, 
fulé. De là peut aussi marquer 
le temps. A cinq jours de là, 
durom i fan doh fâ, génav du- 
rom i fan, duromèl u fan va. 
— (çà et), par-ci par-là, filê'k 
fâlé. — (par), fâ, fâlé, fôfâ, 
fôfâlé, fôfu, fôfulé. 

LABEUR, s. m. ligèy b., li- 
gèy bu méti. C'est pour toi 
que je me livre à ce rude la- 
beur, yov là di sonal. 

LABIAL, adj. lu bokâ ti tun. 

LABORIEUSEMENT, adv. bu 
savar, ak ntavarté, ak farlu, ak 
fitnâ. 

LABORIEUX, adj. savar, farlu, 
fitnâ. Ton jeune frère est labo- 
rieux, sa raka savar nâ, fitnâ nâ 
ta ligèy âm. — pénible, méti. 

LABOUR, s. m. mbéy m. 

LABOURER, v. a. béy, bây. 
Labourer, cultiver pour la se- 
conde fois, béyât ; la troisième 
fois, kumali. 

LABOUREUR, s. m. béykât 
b., igèykât u tôl b. 

LABRE, s. m. poisson, kobo, 
kebâ v., obo b. (L). 

LABYRINTHE, s. m. béréb bu 
lahu bè kènâ menu ta génâ. 

LAC, s. m. dëg bu réy. Pen- 
dant que je traversais le lac, 
bâ ma dalâ dëg bâ. 

LACER, v. a. takâ, lonkâ, 
lonké. 

LACÉRATION, s. f. hoti b. 

LACÉRER, v. a. hoti. 

LACET, s. m. taku, takukay 
b., lohku b. — piège, fîr g.; 
fîrukuy b. 



LÂiCHE, adj. bahar, bahad b., 
ragal b., ragalkât b., yohi, yo- 
hikât b., nakâ fit. Va-t'en ! lâ- 
che, 'tûk ! ragal bi. — ' qui man- 
que d'activité, savaradi, farlôdi. 
— peu tendu, yolom, yolombâ. 
Cette corde est lâche, bûm bi 
yolom nâ. 

LÂCHEMENT, adj. bu ragal, 
bu savaradi, ak nakâ fit, bu 
dombé, bu met â dépi. 

LÂCHER, v. a. détendre, yo- 
lomal, yolombal. — la bride, 
yâtal. — la bride à ses passions, 
yâtayumbé, nakâ gâté. — pied, 
dâv, vonâku. — laisser échap- 
per, bayi, vota, né yalah. — 
une parole, vah ak tèylôdi. J'ai 
lâché une parole que je re- 
grette, vah nâ bènâ bât bâ ma 
r'étu. 

LÂCHETÉ, s. f. batiar b., ra- 
gal g., nakâ-fit g. — chose in- 
digne, def du dombé. C'est une 
lâcheté, lu nakâ la. 

LACONIQUE, adj. gatâ. 

LACONIQUEMENT, adv. bu 
gatâ, ti bât yu név. 

LACONISME, s. m. vah du 
gatâ. 

LACS, s. m. fîr g., fîrukay b 

LACTATION, s. f. nampal b. 

LACTÉ, adj. mèl ni sôv, ni- 
rô'k sôv. 

LACUSTRE, adj. lu di dundâ, 
lu di sah ti dëg. 

LAGON, "s. m. LAGUNE, s. f. 
dëg b., dëg u horom, ta i ndoh, 
kala g. 

LAÎCHE, s. f. hadâ b. 

LAID, adj. nâv, damay. C'est 
très laid, nâv nâ bè de, nâv nâ 
bè hamatuL — contraire aux 



LAI 



353 — 



LAM 



bienséances, dèkadi, tèdadi. ■ — 
(rendre), nâvlô. 

LAIDEMENT, adv. ou nâv. 

LAIDEUR, s. f. iïâvay b., da- 
may b. 

LAIE, s. f. mbâm'alâ mu di- 
gèn. 

LAINE, s. I. kavar u nhar 
— (bête à), rab vu am kavar. 

LAINEUX, adj. semba, dehem, 
barc kavar. 

LAÏQUE, adj. ku nèkul labé. 

LAISSE, s. f. bûm bu nô 
omaté had. 

LAISSER, v. a. ba, bayi, vota. 
Laisse-moi tranquille, bayi ma. 
Laisse ton enfant ici, bul yo- 
buâlé sa dôm. — (faire), balo, 
bayilô, votâlô. — ensemble, vo- 
tando. — en attendant, diffè- 
re:, baêndi, bayêhdi, pana, 
véyalé. — par force un objet 
qu'on voulait prendre, bayi. né 
yê. Laisse-le en place, né ko 
fi yê. — échapper, né yalah — 
à l'abandon, sagané, ban a to- 
pato. — permettre, bayi. Lais- 
sez-le partir, bayi ko mu dèm 
bu ko téré dèm. — dire, lais- 
ser faire, ban a fâlé lu fiô vah, 
lu nô dèf. Conduis-toi bien et 
laisse dire, dèfal lu bah té bul 
fâlé lu fiô vah. 

LAISSER-ALLER, s. m. sa- 
gan g. 

LAISSER-PASSER, s. m. saù- 
san u dâr ti béréb, kait u pas. 

LAIT, s. m. sôv m. — doux 
et frais, mév, mésit m. — (pre- 
mier), d'une vache qui vient 
de vêler, mbes m. — caillé, 
vay g., sôv mu vay, sôv mu fo- 
roh. — (motte de) caillé, san 
b. — aigre et non écrémé, mba- 
nik m. — de beurre, petit-lait, 
mpât m., mbanit m., katâ, nkat 



m. — des femmes, m'en m. — 
de ooco, ndoh u koko, Je vou- 
drais du lait de coco, bega nâ 
nân koko. — (dent de), ben i 
halèl bu di nampa. 

LAITAGE, s. m. sôv m. 

LAITERIE, s. f. nêg u sôv. 

LAITEUX, adj. mèl ni sôv. 

LAITIER, s. m. dâykât u sôv, 
pât b. Une bonne laitière, nag 
vu baré sôv. 

LAITON, s. m. handar b., 
perem b. 

LALO, s. m. feuille de bao- 
bab pour mettre dans le cous- 
cous, lalo d. 

LAMANTIN, s. m. lèrav b. 

LAMBEAU, s. m. hotit v., sa- 
gar v., dogit b. 

LAMBIN, adj. ihkât b., yîhkat 
b. Que tu es lambin ! yâkâ yîh, 
va di ! 

LAMBINER, v. n. îh, yîh, 
yihantu, yâgâ. 

' LAMBRIS, s. m. taftaf b. De 
magnifiques lambris de cèdre 
couvraient les murs à l'inté- 
rieur, i bant'i sèdâr yu nu ra- 
fètal a don taf marat yâ ta bîr. 

LAMBRISSAGE. s," ni. "taf b. 

LAMBRISSER, v. a. taf. 

LAME, s. f. vague, dûs v., 
génah g. — d'un couteau, vèû 
u pàka. Une lame de cuivre, 
handar bu tèla. 

LAMENTABLE, adj. mel a 
dôy, méti, met a yerem. 

LAMENTABLEMENT, adv. bu 
met a dôy, bu méti. 

LAMENTATION, s. f. yeremtu 
b., ntavat m., yûhu g. On n'en- 
tendait que lamentations, yûhu 
rèkâ lu nu don dégâ. 

LAMENTER, v. a. yerem. — 
(Se), yeremtu, taval, yûhu, ha- 
tarayu. Ces deux derniers mots 



iLAM 



354 — 



LAP 



expriment l'action de se la- 
menter en poussant des cris. 

LAMINAGE, s. m. tatay b. 

LAMINER, v. a. total. C'est 
du fer laminé, vèn gâ nu tatal 
'la. 

LAMPE, is. f. nit, nttu. b., 
lampâ b. 

LANCE, s. f. hêd b. 

LANCER, v. a. sani, hati: — 
â'vec une fronde, bandar. — 
une épigramme, dam bât. — 
le gibier à la chase. fohlô. — 
un navire, tembal, sôb. Quand 
doit-on lancer ton bateau neuf ? 
kan la nô tembali sa gâl gu es? 
• — des coups de pied kid, sonâ 
(L), taltali. Si c'est en nageant, 
lat. En parlant des animaux. 
vèhâ. — (Se), teb, songâ. 

LANDE, s. f. dor g. 

LANGAGE, s. m. lakâ v., va- 
hin v. Il tient un étrange lan- 
gage, dèfâ vah lu kèn hamul. 

LANGE, s. m. lalay, laltay. 
layiay b. Elle enveloppa son 
enfant de langes, mu del i lal- 
tay sangé dâm âm, mu lemes 
dôm âm ti i laltay. — servant 
à attacher l'enfant derrière le 
dos, mbôtu m. 

LANGOUREUSEMENT, adv. bu 
yogôrlu, ak nakâ fit. 

LANGOUREUX, adj. yogôr, né 
yoga, nakâ fit. Parler d'un ton 
langoureux, nakâ fil ti vah. 

LANGOUSTE, s. f. "sum bu 
amul dubâ. 

LANGUE, s. f. lamiû, lamé il 
v. — (avoir bonne), être flat- 
teur, nêh lamén. Dans le sens 
de parler beaucoup, baré la- 
méû, baré kabâb. — (avoir 
mauvaise), ùy lamén. — (rete- 
nir sa), dapâ lamén. — (coup 
de), ndev m., durâlé b. — lan- 



gage, lakâ v., vahin v. Je ne 
connais pas la langue volofe, 
dégu ma volof, menu ma lakâ 
volof. Je connais assez la lan- 
gue française pour me faire 
comprendre, dégâ nâ lu ma doy 
ti fâransè bè nu men â dégâ la 
ma vah. 

LANGUEUR, s. f. yogoray b., 
yogôrlu g., nakâ-dôlé g. — (ma- 
ladie de), râga b. Soigner ces 
sortes de maladie, râgal. 

LANGUIR, v. n. yogôrlu, râga, 
onkâ, név dôlé, bon. 

LAJVGLISSAMMENT. adv bu 
yogôrlu. 

LANGUISSANT, ndj. yogôr, 
név dôlé, yogôrlu, bon, râga, 
râga b., yogôrlukât b. 

LANIÈRE, s. f. bûm g., iakâ 
b., vuli b. 

LANTERNER, v. n. ih, yîh, 
yîhantu, yâgâ. — v. a. remet- 
tre quelqu'un de jour en jour 
yîhal, yâgal, nahé. — tenir des 
discours frivoles, vah lu amul 
bopâ, vah bât vu sôf. 

LANTERNERIÈ, s. f. îhay, yi- 
hay b. ; bât yu amul bopâ, bât 
yu sôf. 

LANTERNIER, s. m. 
yihkâit b., nit feu sôf, 
safadi. 

LAPER, v. a. et n. 

LAPEREAU, s. m. 
ndav, ndombôr lu ndav. 

LAPIDATION, s, f. ndum b. 

LAPIDER, v. a. ndum, ndu-, 
mat, rèy ak dot — poursuivre 
à coups de pierres, dam dot, 
sani i hêr. 

LAPIN, s. m. leg L, ndombôr 
l. C'est le lapin qui a com- 
mencé, leg â ma dekâ ton. 

LAPINE, s. f. leg lu digèn, 
ndombôr lu digèn. 



ihkât r 


nit 


feu 


hab. 




leg 


lu 



LAP 



355 — 



LAV 



LAPS, s. m. de temps, da- 
mano d., i sa, i fan. 

LAPTOT, s. m. matelot in- 
digène, lapto b. 

LARCIN, s. m. ntatâ g., ron- 
gosuâlé b. 

LARD, s. m. yap'i mbâm. 

LARDER, v. a. tiptipal yapâ 

LARGE, adj. yâ, né yambang, 
yâtu, né hep, né hâpâ. Le trou 
est large, mpçih mi né nâ hhpâ. 
C'est très large, yâtu nâ bè 
yatarbi. — (rendre) yâal, ya- 
kali. — s. m. yâay b. — haute 
mer, bir'gêt, kâv'gêt g. Prends 
le large, dèmal ta bir'gêt. 

LARGEMENT, adv. bu baré, 
bu yévèn, ak nëgé mayé. Fai ~e 
les choses largement, ban a ya- 
han, ban â yahantal. 

LARGESSE, s. f. maé, mayé 
g., yévèn b., nëgé-mayé g. 

LARGEUR, s. f. yâay b. 

LARGUER, v. a. téki, vota 
bûm. Les matelots indigènes 
se servent ordinairement du 
mot large. 

LARME, s. f. rongon b., nan- 
yan g. (L). Verser des larmes, 
rongon, tûr i rongon, dôy. Il 
se mit à verser des larmes, mu 
dal di dôy, i rongon âm né hé- 
lêt tûru. — suc qui coule de 
certains arbres, ndôyndôy l. — 
une petite quantité, tûti. Don- 
nez-moi, je vous prie, urne 
larme de vin, may ma, lêl, 
tûti ti bin. 

LARMOIEMENT, s. m. hèli 
rongon g. 

LARMOYANT, adj. ku di dôy, 
■dôékât b. ; lu di dôylô. 

LARMOYER, v. n. dôy, dôé, 
rongon, hèli rongon. 

LARRON, s. m. satâkât b., 



saystïy b. Le bon larron, satâ- 
kât bu là bîr. 

LARYNGITE, s. f. mêtit. u 
mput. Il a une laryngite, mput 
âm déjà rnéii. 

LARYNX, s. m. mput m. 

LAS, adj. Iota, tayi, yér, fâtu, 
télé. Je suis tellement las que 
je ne puis plus marcher, dâ 
ma tayi bè menatu ma doh. 

— ennuyé, sôf en tournant la 
phrase. Je suis las de vous en- 
tendre, sa vah sôf nâ ma. De 
guerre lasse, bâ mu tangtanghi 
bè lotâ. 

LASCIF, adj. saysây, baré 
mbéh, begâ mbéh, iïakâ dom, 
tilim. — qui porte à la luxure, 
lu di saysâylô, bon, lu di 
moylô sètay gâ, tèdadi. Des 
danses lascives, mpétâ yu bon. 

LASCIVEMENT, adv. bu ban, 
bu nâv, bu tèdadi. 

LASCIVITÉ, s. f. ntaytay l, 
tèdadi g. 

LASSANT, adj. lu di lotâlô, lu 
di tayilô. 

LASSER, v. a. tayilô, Mal, 
lotâlô, fût. — ennuyer, sôf, sa- 
fadi, rèy, gêtèn, fidal, tanhal. 

— (Se), lotâ, tayi, lotal sa bopâ, 
sonal sa bopâ. 

LASSITUDE, s. f. tayi b., lo- 
tay b. Mon frère est épuisé de 
lassitude, sumâ rakâ tayi nâ bu 
méti. 

LATENT, adj. nebu. 

LATTE, s. f. lat b. 

LATTER, v. a. laté. 

LAURIER, s. m. lôrié b. 

LAVAGE, s. m. rahas b. t— 
excès d'eau dans un breuvage, 
ndoh mu epâ. Ce bouillon n'est 
qu'un lavage, n'est que de la 
lavasse, iïêh mile, ndoh rèkâ 
la.. 



LAV 



— 356 — 



LÈC 



LAVEMENT, s. m. action de 
laver, rahas b. Le lavement des 
pieds, rahas um tanka. — clys- 
tère, lamong b. 

LAVER, v. a. le linge, fat. 

— le linge de quelqu'un, fô- 
tal. Ne pouvez-vous pas laver 
mon linge ? menu la ma fô- 
tal? Si, et je le laverai propre- 
ment, ahakan, té di nâ la fa- 
tal bu bah. — (faire), fôtlô. 
Ton habit est sale, il faut le 
faire laver, sa mbubâ tilim nâ, 
var nga ko fôtlô. — du linge 
neuf pour la première fois, âr, 
âd. — (le) pour la seconde fois, 
âdanti. C'est la seconde fois 
que je lave mon pagne, tèy là 
âdanti sumâ malân. — dans la 
première eau, tuti. Ce premier 
lavage se nomme tuti b. — en- 
suite dans l'eau propre, rahas, 
yalandi, sètal. — le visage, se- 
lem, sâlâm. Lave la figure de 
ton enfant, selemal sa dôm. — 
les mains, les pieds, un objet 
quelconque autre que le linge 
et la figure, rahas. — en fai- 
sant prendre un bain, sanga. 
Pour les animaux, on dit aussi 
yalandi. — en frottant pjiir 
enlever les taches, raga. Tout 
ce qui est malpropre a besoin 
d'être lavé, lu tilim. lépa met 
nâ raga. — (action de) ainsi, 
raga b. — en versant de l'eau, 
sûh. Lave le cheval, sûhal fas 
vi. — le mil après le premier 
pLlage, sébât. — la tête à quel- 
qu'un, hulé, has, yèdâ bu méti. 

— au moral, sètal, rafètal, 
dindi. Le baptême -iious. lave 
du péché originel et de tout 
péché, batisé bâ di nâ dindi 
sunu bakar u nduduâlé té di 
nu sètal vèt ti bakar. — (Se), 



rahasu, sangu, ragu. Je me suis 
lavé partout, rahasu nâ fu nèkâ r 
Allez vous baigner et lavez-vous, 
bien, dèm lën sangudi té ragu 
bu bâh. L'endroit où l'on se 
lave pour se décrasser, ragukay 
b. — (action de), ragu b., ra- 
hasu b., sangu b. Les enfants 
se sont battus pendant qu'ils se 
lavaient, halèl yi hêh nânu ti 
sèn rahasu bâ. — la figure, 
selmu. — dans l'eau douce, 
après un bain de mer, yalan- 
diku. — se justifier, sètal sa 
bopâ, tègi sos. 

LAVEUR, s.,m. LAVEUSE, s.f- 
fôtkât b., rahaskât b. 

LAVOIR, s. m. pôtu, pôtu- 
kay, mpôtukay, fôtukây b., ra- 
hasukay b. 

LAVURE, s. f. de lessive, fô- 
tit y., mpôtit m. — eau où 
l'on a lavé la vaisselle ou d'au- 
tres objets, rahasit b. — eau 
où l'on s'est décrassé, ragit b. 
— de mil, sébat s. — supersti- 
tieuse de tablettes sur lesquel- 
les les marabouts ont écrit- des 
versets du Coran, sâfra, sâfara 
b. Ils vendent fort cher aux 
tédo une autre lavure qu'ils 
nomment yasi b., et savent va- 
rier à l'infini ces moyens peu 
coûteux de battre monnaie. 

LAXATIF, adj. lu di dâvlô 
bir. 

LAYETTE, s. f. langes d'un 
nouv au-né, laltay i llr bu tôy. 

LAZZI, s. m. kaf g. 

LE, art. m., LA, art. fém. bâ, 
bi, bu ; dâ, di, du ; les autres 
consonnes initiales sont g, k, 
l, m, s, t>. Au pi. nâ, ni, nu; 
yâ, yi, yu. — pr. môm, ko ; 
pi. fiôm, nu, lèn. 

LÈCHE, s. f. telâ b. 



LÉC 



35 7 



LÉG 



LÉCHÉ (ours mal), homme 
difforme, nâv ; dans le sens de 
mal élevé, yarôdi, yarôdiku, 
rêv, lûbu. 

LÉCHER, v. a. mâr, mârâtu. 
— .'(faire), marlô. — (Se) mâru. 
— réciproquement,' maranté. — 
les lèvres après avoir mangé, 
mélastiku, mâlastikû. 

LEÇON, s. f. qu'on donne, 
ndémantal g. Donner des le- 
çons, dangal, démantal ; s'il 
n'y a pas de complément, dan- 
galé, démantalé. — reçue, ndé- 
mantu b. Prendre des leçons, 
dangâ, démantu. Je viens pren- 
dre des leçons auprès de vous, 
mangé dangasi fi yov. — à 
apprendre, sas b. — conseil, 
digal, ndigal b., diktal b., diglé 
v. Je vous promets de suivre 
vos leçons, di nâ dèf môs la 
nga ma diktal. 

LECTEUR, s. m. dangâkât b. 
Le lecteur va trop vite, fca di 
dangâ dèfû bar. 
" LECTURE, s, f. dangâ b. — 
publique du coran dans la mos- 
quée, nodâ v. 

LÉGAL, adj. lu y on saka, lu 
yôn aie. C'est légal, yôn la. 
Ce n'est pas légal, lôlu du yôn. 
Cherchez un moyen légal, utal 
mpèhé mu yôn aie. 

LÉGALEMENT, adv. nakâ ko 
yôn até. 

LÉGALISER, v. a. yônal. 

LÉGALITÉ, s. f. lu di yôn. 

LÉGAT, s. m. yonènt u pâp 
ba. 

LÉGATAIRE, s. m. dono d., 
kâ nu donalé lef. 

LÉGATION, s. f. mpal u yo- 
nènt. — tous ceux qui sont at- 
tachés à une ambassade, yonènt 
i bûr. 



LÉGENDAIRE, adj. nirô'k lëb. 

LÉGENDE, s. f. nitali b., ha- 
bar b. 

LÉGER, adj. oyèf, oyof, voyèf, 
voyof, dîsul. Donnez-lui des ali- 
ments légers, doh ko nasm vu 
oyof. — étourdi, lëd, yengâtu, 
têylôdi, falêdi, l'êdkat b. — •' 
(rendre), oyèf al, oyof al, voyoflô; 
lëdal, falêdilô. — peu impor- 
tant, u fàhan, tûti. Une dispute 
légère, hulô u tâhan. Prendre 
un léger repas, lèkâ lu tûti 

LÉGÈREMENT, adv. à la lé- 
gère, bu oyof, bu dîsul. Il est 
vêtu à la légère, sol nâ yëré yu 
dîsul. — sans réflexion, ak têy- 
lôdi, ak nakâ mpàl. — peu, 
tûti, métiHl. Il a été légèrement 
blessé à la guerre, doTn nânu 
ko ta haré bâ, vandé métiul. 

LÉGÈRETÉ, s. f. oyèfay, oyo- 
fay b. — étourderie, lëd b., 
lëday b., lêylôdi g. 

' LÉGION, s. f. un grand nom- 
bre, barc, baré â baré. Il a une 
légion de parents, i inbok'âm 
baré nânu loi. 

LÉGISLATEUR, s. m. yônal- 
kât b., ku sakal nit ni yéblé, 
sakâkât i yéblé. 

LÉGISLATIF, adj. lu di sakâ 
i yéblé. Il n'a pas le pouvoir 
législatif, amul sansaû di sakâ 
i yéblé. 

LÉGISLATION, s. f. droit de 
faire les lois, sansan u sakâ i 
yéblé. — ensemble des lois, 
yôn v., yôn u rëv mi. 

LÉGISTE, s. m. hamkât u 
yôn. 

LÉGITIME, adj. lu av yôn, 
lu di yôn, dub. C'est légitime, 
yôn até nâ ko. — (enfant), dôm 
u séy'yôn u Yalla, dôm u Yôn. 



LÉG 



358 — 



LEV 



LËGITÏMUMENT, adv. bu 
dub, bu av yôn. 
" LÉGITIMER, v. a. yônal, aval 
yôn. — justifier, sètal, rafètal. 

LEGS, s. m. dono, ndono g., 
lu fiu donalé, mbatalé g. 

LÉGUER, v. a. donalé, ba- 
talé. 

LÉGUME, s. m. paytèf g., 
mbûm m., rriénét m., nah m. 

LENDEMAIN, s. m. bès bu 
topa, bès bâ ta. topa, eleg s. Le 
lendemain matin, ta eleg sa ta 
leleg. • — (penser au), halât eleg 
ak sibir, sêt'eleg. 

LÉNIFIER, y. a. sèdal, serai. 

LËNITIF, adj. lu di sèdal, lu 
di serai, lu di nôyal. — s. m. 
ndalal m., lu di sèdal. 

LENT, adj. îh, yîh, yâga. 
— à s'acclimater, tamadi, ta- 
mari. Votre sœur est bien lente 
à s'acclimater dans le pays, sa 
digèn déjà tamadi dekâ bi. 
" LENTE, s. f. défia v. 

LENTEMENT, adv. bu yîh, 
bu yâga, ndankâ. 

LENTEUR, s. f. ihay, yihay 
b., yâgay b. 

LENTILLE, s. f. nébé du sèv. 

LËPAS, s. m. kër g. 

LÈPRE, s. f. er b., del, dâl 
b. — (espèce de), dangaro du 
rèy. — (avoir la), er. 

LÉPREUX, adj. erkât b., bo- 
rom er, borom del b. 

LÉPROSERIE, s. f. ker i bo- 
rom er, rûglukay u erkat yâ. 

LEQUEL, LAQUELLE, pr. rel. 
bâ, bi bu ; dâ, di du, etc. 
comme l'article le ; au pi. fia, 
fii, iïu ; yâ, yi, yu. — pr. inter. 
ban, dan, g an, kdn, Lan, man, 
.snn, van. On emploie presque 
exclusivement kan pour les per- 



sonnes et ban pour les choses. 
Au pi. nan, yan, kan a kan. 

LÉSER, v." a. ton, lor. 

LÉSINER, v. a. nëgâdi, né- 
gâri, dan g loho, sakantal bu 
tèpâ, yahan bè mu epâ. 

LÉSINEUR, s. m. nëgârikat b., 
sakantalkât b. 

LESSIVAGE, s. m. lot b. 

LESSIVE, s. f. linge à lessi- 
ver, mpôt m. 

LESSIVER, v. a. fôt. — (faire) 
fôtiô. 

LEST, s. m. lesté b. Un na- 
vire sur son lest, gâl u nën. 

LESTEMENT, adv. bu gai'. — 
avec une légèreté répréhensi- 
ble, ak têylôdi. 

LESTER^ v. a. lesté. 

LÉTHARGIE, s. f. hem g. 

LÉTHARGIQUE, adj. lu ni- 
rô'k hem. Un sommeil léthar- 
gique, nélav bu nirô'k hem. 

LETTRE, s. 1. caractère de 
l'alphabet, araf v., haraf b. 
Toutes les lettres de l'alpha- 
bet, bâsin b. — (à la), nakâ fiu 
ko vah on, bu bâh a bâh. — 
missive, tëré b., bâtàhèl b., le 
târ b. Écris-moi une lettre, bin- 
dal ma tëré. Correspondre par 
lettres, bindanté. 

LETTRÉ, s: m. borom ham- 
ham b., hamkât b. 

LEUR, adj. pas. sèn. Ils ont 
emporté leurs livres, yobu nânu 
sèn i tëré. — pr. pers. len, nu. 
Dites-leur de se hâter de venir, 
vah lèn iïu gavsi. — (le), pr. 
pos. sèn bos. Les leurs, sèn yos. 

LEURRE, s. m. nah b., lu nu 
nahê nit 

■ LEURRER, v. a. nah, nahé. 
— (Se), nah sa bopâ. 

LEVANT, adj. (soleil), dantâ 
bu di fènkâ. Nous partirons au 



LEV 



35g 



LIA 



soleil levant, bu. dantâ bâ fènké, 
nu dèm. — s. m. pénku b. Les 
rois du Levant viendront ado- 
rer le Seigneur, bûr i pénku 
di nâiïui dàmusi Borom bi. 

LEVER, v. a. ékati, yékati 
■ — ôter, tègi, dindi. — la tête, 
tën. — le derrière pour faire 
tomber le cavalier, en parlant 
du cheval, du mulet, vôn'g. — 
la séance, sotal ndadé ma. — 
les impôts, galaku, fèyâku. — 
enrôler, dadalé, .voylé. — v. ri. 
sortir de terre, sah. Le mil a 
bien levé cette année, dugup 
sah nâ bu bâh rèn ; gantah u 
dugup rafèt nâ rèn. Il n'a pas 
bien levé, gantu. nâ; gantah u 
dugup nàv nâ. — en parlant 
de la pâte, fur, La faire lever, 
fûrlô. — s. m. dog b., yèvuté 
b. ■ — du soleil, fènk'u dantâ. 

— de la lune, féhâ h. ■ — (Se), 
s'élever, yékatiku. Se lever les- 
tement, né ûokèt, né nokit. — 
sur le bout des pieds, yuhôlu. 

— sortir du lit, dog. Faire le- 
ver, doglô. — de grand matin, 
dèlu, ndèlu, hèy, hèyhèy, tel 
a dog, dog ta leleg tél. Vous 
avez beau voua lever matin. 
lô tel tel â dog. Il faut vous 
lever de bon matin, ta leleg 
tel nga var â dog, var ngâ 
tel â dôg, var ngâ hèy. — ■ 
(faire) matin, hèylô, doglô tél. 
On m'a l'ait lever trop mafn, 
c'est pourquoi je m'endors, 
hèylô nâfi.u ma, mô ma tah â 
gemèntu. — tard, bidanti, bôru. 
Celui qui se lève tard souffrira 
de la faim, ku bidanti hif. — 
se mettre sur son séant, dog, 
tahav. Faire lever, dogal, do 
glô II ne convient pas qu'un 
enfant fasse lever un homme 



respectable, ièdul halèl doglô 
dàmbur. ■ — brusquement, dog 
breptep, dog foroktok, né ne- 
bernèt, né yebarnèt, né fier. 
Saiil fit un soubresaut et se leva 
brusquement, Savul né fier né 
berkit. ■ — en parlant du soleil, 
fènhâ, fènkâ. ■ — en parlant de 
la lune, féhâ. 

LEVRAUT, s. m. leg lu ndav, 
ndombôr lu ndav. 

LÈVRE, s. f. tun l., ntun m. 
La lèvre supérieure, tun i kav. 
La lèvre inférieure, tun i sûf. 
Faire des grimaces avec les lè- 
vres, luti tun. Approcher les 
lèvres pour boire, det, det sa 
tun ti. — d'une coquille, d'une 
plaie, vèt g., ntét l. 

LÉVRIER, s. m. had u rebâ. 

LEVURE, s. f. m.purit m. 

LÉZARD, s. m. sindah h., 
mbâk m. (L). — gros et vieux, 
bâtbâtor b., barbator b. — d'un 
blanc sale et dégoûtant, ré- 
puté très venimeux, ôgkâ, ugkâ 
b. — tacheté de jaune et de 
rouge, yal b., laé. m. (L). — 
venimeux, qui s'accroche i\ la 
figure, tabandor v. C'est celui 
qu'on appelle roi des serpents, 
bûr i dân. 

LÉZARDE, s. f. harhar t\ 

LÉZARDÉ, adj. har. 

LÉZARDER, v. a. har. Ce 
verbe s'emploie aussi dans le 
sens neutre, se lézarder. 

LIAISON, s. f. tahô b., tahàlé 
b. — amitié, nkandâ g., nha- 
rit g., ndigâlé g. Il a formé 
des liaisons suspectes, di nâ 
andâ'k i nit. nu ôrul. 

LIANE, s. f. laviân g., garap 
g u di lav. — fort longue qui 
pousse sur le rivage de la mer. 
ndènat l. — qu'on donne à 



LIA 



36o 



LIC 



manger aux chevaux, rnbûm u 
sâhât m. — (grosse) qui porte 
des fruits bons à manger, et 
jouit de propriétés médicina- 
les, nandok b. — dont la graine 
est un poison, toh b. On peut 
citer encore parmi les lianes 
très nombreuses qui croissent 
en Sénégambie : dm u gélèm. 
bûm u gélém, bûm'tèré, fe- 
rangay b., taf g., sahât' géhar, 
savat g., krindola b. etc. 

LIASSE, s. f. say u kâit. 

LIBATION, s. f. iûru b. Faire 
des libations, tûru, tûr s'il y 
a- un complément. Faire des 
libations de lait, tûr sôv. 

LIBELLULE, s. f. had u 
mboyo, had u tankâ. 

LIBÉRALE, adj. ku nu men 
a bayê'k ndâmbûr arru 

LIBÉRAL, adj. généreux, yé- 
vèn, nëg a màyé, là bîr, ra- 
tàh loho, bâh, sarahkât b., 
yombâ mayé. — favorable à la 
liberté, lu di yàtal nit ni. — 
s. m. ku begâ yâtal nit ni 

LIBÉRALEMENT, adv. bu yé- 
vèn, ak là bir. 

LIBÉRALITÉ, s. f. yévèn g., 
nëg a mayé, lâ-bir g. - — • don, 
maé, mayé g., ndèkâ l. Je vous 
remercie de toutes vos libéra- 
lités, rnangi là gerem ta ndèkâ 
y a nga ma dèfal yépâ. 

LIBÉRATEUR, s." m. musal- 
kât b. 

LIBÉRATION, s. f. mut g. 

LIBÉRER, v. a. musai, muflô, 
ba Y alla, bayi. — (Se), musai 
sa bopâ, mut, rutâku. Se li- 
bérer d'une dette, fèy bor-. 

LIBERTÉ, s. f. ndâmbûr g., 
yâtal b., yâtu b., yanyan b. — 
pouvoir de faire quelque cho-e, 
sansan b. — (avoir la) de, men, 



son. Vous avez la liberté de 
vous défendre, men ngâ vahal 
sa bopâ. — de conscience, san- 
san u topa y on vu la nêh. — 
des cultes, sansan u topâ Yalla 
nâ mu la nêhé. — civile, san- 
san di dèf lu yôn u rëv mi té- 
réul. ■ — (mettre en), bayi, ba 
Yalla, tidi. — (laisser en), 
bayê'k sagô'm, bayi ti sagô'm. 
Lai?sez-le en liberté, nâ ngën 
ko bayê'k sagô'm. ■ — ■ (laisser 
errer en) un troupeau, mboyal. 
— (donner de la), yâtal, yan- 
yanal. — (se donner de la), 
yâtalu, yatayu. 

LIBERTIN, s. m. saysây b., 
tikar g., ku di doh tankâ yu 
bon. — adj. bon, nâv, u say- 
sây. Ils ne tiennent que des 
discours libertins, 2u bon rèkâ 
là nô vahtâné. 

LIBERTINAGE, s. m. ntaytay 
h, yef i saysây, yef yu bon. 

LIBRAIRE, s. m. dâykat i 
tëré. 

LIBRAIRIE, is. f. dâyukay i 
tëré, ndây u tëré. 

LIBRE, adj. dâmbûr, dâmbûr 
b., ku môm bop'âm. L'hyène 
est vilaine, mais elle est libre, 
buki nâv nâ, ndé dâmbûr là. 
Je ne suis pas libre de mes 
actions, dou ma dâmbûr, menu 
ma dèf lu ma nêh. — arbitre, 
ndâmbûr i bopâ. 

LIBREMENT, adv. ak ndâm- 
bûr, Il l'a fait librement, mô 
ko dèf ak sagô'm. 

LIGE, s. f. gév b. 

LICENCE, s. f. ' permission, 
ba b., mba m., yâtal b., yâtu b. 

LICENCIEMENT, s. m. dèlô- 
haré b. 

LICENCIER, v. a. dèlô haré 
bâ, dèlô nit nâ, dèlô ntarï ma. 



LIC 



36i — 



LIE 



LICENCIEUSEMENT, adv. ak 
ritaylay, bu bon, bu dèkadi. 

"LICENCIEUX, adj. "bon, dè- 
kadi, lèdadi, sôf, u saysây. 

LICITE, adj. dagan, lu yôn 
téréul, arânîul, âyul. C'est li- 
cite, yôn téréu ko. 

LICITEMENT, adv bu dagan. 
bu âyul. On peut le faire lici- 
tement, ku ko dèf du ton. 

LICORNE, s. f. vangalanga v. 

LICOU, LICOL, s. m. sala g., 
bûm g. 

■ LIE, s. f. nahit, nehit v., 
hèsib L, ngukâ l. Ce dernier 
mot désigne spécialement la lie 
du vin de palme, La lie du 
peuple, nit nu gen a bon. 

LIÈGE, s. m. togor b. 

LIEN, s, m. takâ, taku, taku- 
kay b., èvukay, yèuukay b., 
bûm g., lahas b., lahasay b. ■ — 
pour les cases, les entourages, 
liant a b. (éoorce de baobab et 
de certains arbres), his g. et 
ndon l. (feuilles de rônier), 
mbit m., et mbitah m. (ner- 
vure des mêmes feuilles), ngi- 
yis g. (écoree de l'arbre ainsi 
nommé). •-- d'un prisonnier, 
déngâ y., tên b. Charger de 
liens, déngâ, yèv, tabal ta dén- 
gukay b. Rompre ses liens, 
déngéku, .èviku, dot ti sa ndâm- 
bûr. 

LIER, v. a. takâ, èv, yèv. — 
enlacer dans tous les sens, lahas. 

— fortement, vâtir. Être lié for- 
tement, vâtîru. — de nouveau, 
èvàt, yèvati, takâté. — le pou- 
voir d'un magicien, todal ■ — 
la langue, téré vah. Il lui a 
donné une gourde pour lui 
lier la langue, may nâ ko de- 
rem ndah mu dapâ lamèn âm. 

— unir ensemble, tahalé, ta- 



hâtlé, bôlé. — amitié, andâ'k, 
haritu. — (Se), s'unir, takô\ 
takanté. — d'amitié, andâ II 
s'est lié étroitement avec votre 
frère, dapâ nâ ti sa mag. — 
contracter une obligation, takâ 
sa bopâ. Se lier par un vœu, 
digé Yalla 

LIESSE, s. f. (être en), ba- 
nêhu, nêh dévêt, ->ég. 

LIEU, s. m. béréb, béré b. 
Un lieu vaste, béré bu yâ. Ce 
lieu .)"est pas sûr, béré!: bi 
ôrul. Un lieu de récréation, 
béré bu nu men â foantu. — 
(en tout), ti béré bu mu men 
â don, fu nèkâ. En quelque 
lieu que vous tlliez. béré bô 
mfné dèm. — (avoir), arriver, 
jèkâ, hèv. — (avoir), pris comme 
verbe impersonnel, met, var. 
Il y a lieu de corriger ce! en 
fant, halèl bile met nâ dubqnti; 
halèl bi, var nanti ko dubanti. 

— • (donner), tah. terminaison 
lô. C'esî ce qui m'avait donné 
lieu de croire qu'il était parti, 
ntô m<> gemlô on né déni nâ 

— (tenir) de, ulu. — (mettre, 
donner au) de, utal. Donnez- 
moi un autre sac de riz au lieu 
de celui-ci, utal nia' saku'inalo 
bile; doh ma bènèn sàku'malo, 
utolé ko bile. — (en bon), en 
bonne compagnie, ti détay bu. 
bah. — (au) que, vandé, .nak 
après mot. — (au) de, ^.uivi 
d'un verbe, bail, lu avec la 
forme conditionnelle ; quand 
le verbe principal est à l'im- 
pératif, on peut employer ban" 
ou la forme prohibitive. Je 
travaille au lieu de rester sans 
rien faire, di nâ ligèy, ban â 
tôg rèkâ ; lu ma tôgé kon di 
nâ ligèy. Travaille au lieu de 



LIE 



36a — 



LIN 



faire le paresseux, ligèyal ban 
a déki loho i nën ; ligèyal té 
bul déki loho i nën. — au pi. 
lieux d'aisances, vanok v., san- 
guay b., génav-ker g. — (aller 
aux,, gêné tanka, dèm génav 
ker gâ, dèm hêr yâ, dèm alâ 
bâ, dèm. dor, dada. 

LIEUR, s. m. taknkat b., ta 
kâkât ; s av. 

LIEUTENANT, s. m. fcu lopâ 
H kaptên. 

LIÈVRE, s. m. leg L, ndom- 
bôr L, ndobo l. (L). 

LIGATURE, s. f. takukay b. 

LIGNAGE, s. m. du côté de 
la mère, hêt v. ; du côté du 
père, gîr, ngirté g. gêiïô g. 11 
est de haut lignage, fâ hêt ga 
sîv la fahô. 

LIGNE, s. f. redâ v. ■ — (met- 
tre sur la même), langal, lan- 
guit, langalé, tolâté, tolâtlé, 
■ èmalé. — (être hors), amul mo- 
rom, ku rav morom âm yépâ. 

— (mettre en) de compe, bôlé. 
- — à pêcher, hîr g. — (tirer la) 
quand le poisson mord, ndamlu. 
L'action de la tirer, ndamlu b . 

— paternelle, dépendants d'un 
même père, génô g., gîr, g. — 
maternelle, hêt g. 

LIGI\ËE, s. f. hêt g , ndu- 
rèl g., set y. 

LIGNETTE, s. f. bûm u ntâh, 
bûm . y u sèv. 

LIGUE, s. f. mbôlo m., ndi- 
gâi g. 

LIGUER, v. a. bôlé, dadalé. 

— (Se), bôlo, digâlé, digé, 
LILAS, s. m. arbre dont la 

fleur a de la ressemblance avec 
celle du lilas, baylo g. 

LIMAÇON, s. m. rebès b., sâ- 
tom b. — (sorte de gros) de 



mer, yët v. Chercher ces lima- 
çons, yëtu. 

LIMAILLE, s. m. nhatit L 

LIMBE, s. m. métèl g., mer- 
gèl b. — au pi. tav, ntav l. 

LIME, s. f. hâta m., hus b. 
(L). 

LIMER, v. a. hâta, hus. 

LIMITATIF, adj" lu di do- 
gal, lu di digalé. 

LIMITATION, s. f. digalé b., 
apâ b. 

LIMITE, s. f. pègu b., mpèga 
m., apâ b., ses b., dig v., di- 
ganté b., dayo b., abdayo b. 
Sans limite, lu amul apâ, lu 
dèm dayo. — (être sur la), fègâ. 
Mon champ est .sur la limite 
du terrain cultivé, dâ ma fègâ' 
ta tôl yâ. 

LIMITER, v. a. dogal, sesal, . 
hâdalé, daylô, apâ, digalé. On 
a limité la durée de mon 
voyage, apâ nânu sumâ tukité. 

— (Se), être limité, day, ses. 
Parler, se limite, mais ne 
s'épuise pas, vah déjà ses, ndé 
du dêh. 

LIMITROPHE, adj. fègâ. 

LIMON, s. m. binit b. 

LIMONADE, s. f. limonad d. 
Limonade gazeuse, limonad bu 
di fur. 

LIMONEUX, adj. baré binit. 

LIMPIDE, adj. têy, sèt. En 
parlant de l'eau de mer, er, 
her. — (rendre), têyal, tê.ylô. 

LIMPIDITÉ, s. f. têyay b. 

LINCEUL, s. ni. nofdr b. 

LINÉAMENT, s. m. reda b. 

— ébauche, ndôrté g., tôytôy 
b., ntosàn l. 

LINGE, s. m. yërê b., ser v., 
malân m., tângay l. — à laver, 
mpôt m. — battu après la les- 
sive ou autrement, ntapâ g. — 



LIN 



363 — 



LIT 



pour attacher l'enfant sur le 
-dos, mbôtu m. — (petit) au- 
tour de I.i tète, lambay b. 

LINGOT, s. m. dondâ v., réyal 
b. Un lingot d'or, d'argent, 
bâr'u vurus, bâr'u hâlis. 

LINGUAL, adj. u lamén. 

LINIMENT, s. m. div g. 

LION, s. m. gaèndé g., dâbâ 
d., dahâbâ d. Quand le lion est 
en fureur, les bœufs ne peu- 
vent boire, gaèndé su mère, 
ndârnâ dotul nân. Qui voit son 
lion (un plus fort que soi) se 
cache, ku gis sa gaèndé vâf. — 
(vieux), nalôr g. — homme très 
brave., gaèndé, ku néméif, gôr. 
C'est un lion, iïomé nâ ni 
gaèndé. 

LIONCEAU, s. m. gaèndé gu 
ndav . 

LIPPE, s. f. tun i sûf lu didâ. 
— (faire la), luti tun. 

LIPPU, adj. borom'tun' lu 
didâ. 

LIQUÉFACTION, s. f. réyay 
b., sêyay b. 

LIQUÉFIABLE, adj. lu nu 
men a réyal, lu men a sêy. 

LIQUÉFIER, v.a. réyal, sêyal. 
^ — (Se), réy, sêy, sopaliku ndoh. 

LIQUEUR, s.' f. litor d. 

LIQUIDE, adj. lu di val, réy, 
sêy, tôy. — s. m. nân g. 

LIQUIDER, v. a. /èy, vonâ 
alal. — (Se), fè.y sa bor. Il s'est 
complètement liquidé, bor ara 
dèiï nâ. 

LIQUIDITÉ, s. f. lu di val. 

LIQUOREUX, adj. mèl ni li- 
tor, nirô'k litor. 

LIRE, v. a. dangâ. Je ne' 

sais pas encore lire le français, 

nienangu ma dangâ fâransè. 

— (faire), dangal, dangâlô. — ■ 

(faire) pour soi, dangâlu. Je 



suis venu pour me faire lire 
ma lettre, dangâlusi nâ sumâ 
tëré. — le coran pour avoir 
de la pluie, bâv. 

LIS, s. im. vêhvêh l. 

LISÉRÉ, s. m. ombâ b. 

LISIBLE, adj. lu nu men a 
dajïgâ. Ton écriture est bien 
lisible, sa mbindâ yombâ nâ 
dangâ. 

" LISIBLEMENT, adv. bè nu 
men ko dangâ. Il n'est pas ca- 
pable d'écrire lisiblement, me- 
nul â bindâ bè ûu men ko 
dangâ. 

LISIÈRE, s., f. ombâ b. — 
confins, pègâ b., rapèga m. 

LISSE, adj. ratah, ratah ba- 
rè-t, tar. Jacob avait la peau 
lisse, Yanhôba ratah on nâ ya- 
ram. — (rendre), ratahal, ra- 
tahlô, bas. Avoir des choses lis- 
ses, ratahlé. Mon pagne est bien 
lisse, ratahlé nâ malàn. — (se 
rendre), ratahlu. 

LISSE, ou LICE, s. f. du mé- 
tier de tisserand, ngirâ g. 

LISSER, v. a. ratahal, ra- 
tahlô. 

LISSOIR, s. m. ratahukay b. 

LISTE, s. f. tur y. 

LIT, s. m. lai b., ter b. (L). 
Comme on fait son it on se 
couche, nakâ nga dèfaré sa lai, 
tedé nônâ. — (petit), canapé, 
ngatan l. — élevé et en plein 
air, dont on se sert pour se 
mettre à l'abri des moustiques, 
tôd b. ■ — formé par des bran- 
ches de palmier tressées, gèn- 
dèl, gèndèn g., gandik g., gan- 
din g. (L). — (pied du), lôr b. 
— couche d'un objet quelcon- 
que, langâ b., lalu b. — d'une 
rivière, sûf u dèh. — (préparer 
un), lai. Le préparer pour quel- 



LIT 



— 364 — - 



LOG 



qu'un, lalal. Préparez un lit à 
cet enfant, car il a sommeil, la- 
lalal halèl bi, ndégé dèfâ begâ 
nélav. 

LITANIES, s. f. pi. tagas y. 
Les litanies du saint nom de 
Jésus, tagas u tur u Yésu vu 
sèlâ va. 

LITIGE, s. m. véranté v:, 
hulô b., amlé b. Quel est l'ob- 
jet du litige ? lu ngën di vé- 
ranté ? 

LITIGIEUX, adj. In nô vé- 
ranté, lu nu men a véranté. 

LITRE, s. m. litâr b. Par le 
mot, butêl b., beaucoup plus 
connu, on entend à peu près 
les trois quarts d'un litre. 

LITTÉRAL, adj. lu bât yi sah- 
sah téki. Le sens littéral, nté- 
kit i bât sahsah. 

LITTÉRALEMENT, adv. n'akâ 
nu ko bindé, naka nu ko vahé. 

LITTORAL, s. m. téfès g. 

LITURGIE, s. f. sérémoni yâ 
ûô dèf ta dangu bu. 

LUIRE, s. f. bûm g., taku- 
kay b. 

LIVIDE, adj. furi. Son visage 
est livide, kanam âm furi nâ. 

LIVIDITÉ, s. f. furité g. 

LIVRABLE, adj. lu ilu men 
a dohé, lu nu men a débat. 

LIVRAISON, s. f. dohé b., 
ndébal m. Je prendrai livrai- 
son de la marchandise dans dix 
jours, di nâ delsi ndây ma fê'k 
fuk'i fan. 

LIVRE, s. m. tëré b. 

LIVRE, poids, libâr b. 

LIVRER, v. a. débal, doh. — 
abandonner à, débal, yôlé, dây. 
Il nous, a livrés pour être fou- 
lés aux pieds, dây nâ nu ndah 
ûu dégât nu. — la bataille, 
songâ har yâ, dôr haré bâ. — 



(Se), débal sa bopâ, dohé sa 
bopâ. — à- l'étude, dangâ, dé- 
mantu ; au travail, ligèy. Il 
se livre au travail avec ardeur, 
savar ,nâ fi ligèy. Dans les ex- 
pressions de ce genre, on- ne 
traduit pas se livrer, — être 
très oommunicatif, ratah l'améri. 

LIVRET,, s. m. tëré bu tût, 
karnèt b. 

LOCAL, adj. lu di hèv U bèna 
dekâ, ti bènâ béréb. Il a la 
mémoire locale, men nâ fata- 
liku bu bâh béréb yâ mu gis. 
— local, s. m. béréb b., nêg 
b. Je vous recevrai dans un 
vaste local, di nâ lën dal ti 
nêg bu yâ. 

LOCALEMENT, adv. ti bènâ 
dekâ, ti bènâ béréb. 

LOCALISER, v. n. tèg ti bènâ 
béréb. — (Se), nèkâ ti bènâ 
béréb. La douleur s'est locali- 
sée dans les reins, métit va 
vépâ'ngi ti ndigâ U. 

LOCALITÉ, s. f. dekâ b. J'ai 
visité un grand nombre de lo- 
calités, ver nâ dekâ yu baré. 

LOCATION, s. f. luyé b. 

LOCOMOBILE, adj. lu un 
men â ron, lu nu men â tohal. 

LOCOMOTION, s. f. doh b. 

LOCOMOTIVE/ s. f. sa.hàr i 
déri, masin u sahâr. 
" LOCUTION, s. f, vah d., va- 
hin v., bât b. Cette locution 
n'est plus usitée, bât bôbu hè- 
vatul. 

LOFER, v. n. lofé, dékà ta 
ngélav là. 

LOGE, s. f. nêg b., nêg bu 
tût. Une loge pour les fous, 
nêg i dof ; pour les bêtes féro- 
ces. 7i cg u rab vu sohor. 

LOGEABLE, adj. fu nu men 
â dekâ, fu nu men â dal. 



LOG 



— 365 



LON 



LOGEMENT, s. m. ker g., 
nêg b. Je vous donnerai le lo- 
gement et la nourriture ti 
sumâ ker là la dekâlô té di nâ 
la dundal. 

LOGER, v. n. deka ; si c'est 
pour un temps limité, dal, 
gané. — (aller) chez quelqu'un 
en passant, ganédi; venir loger, 
ganési. — v. a. dalal, ganalé. 

— placer, tèg, dèf. Je ne sais 
où loger toutes mes affaires, 
hamu ma fu ma mené dèf sumâ 
i ndap yépâ. — (Se), prendre 
un logement, dal, gané. — 6e 
bâtir une maison, sampâ ker. 

LOGETÏE, s. f. nêg bu tût. 

LOGEUR, s. m. 'dalalkât b., 
ganalékât b. 

LOGICIEN, s. m. km di vah 
vah du dub. 

LOGIQUE, adj. àndâ'k sago. 
Il manque dé logique, vah am 
dubul. 

LOGIS, s. m. ker g., nêg b. 
On m'attend au logis, nungi 
ma hâr ii sunu ker. 

LOI, s. f. éblé b., yôn v. 
Faire des lois, sakâ yéblé. Con- 
naître les lois de la bienséance, 
ham adunâ, ham détay. — di- 
vine, yôn u Y alla. — ancienne, 
yôn u Musa, yôn i Yaur nâ. — 
l'ancien Testament, Tavrèt b. 

— nouvelle, yôn i kértèn, yôn 
va Yésu Krista sakal nit ni. — 
(faire une) de, yônal, tèg varu- 
gar, varal. — puissance, katan 
g., sansan b. Bon gré mal gré, 
il faut subir la loi du vain- 
queur, mu nêh mu nahari, var 
ngâ dèf lu la înber ma tèg. 

LOIN, adv. soré, soréy, bu so- 
réy, fâté. Tu es loin du vil- 
lage, soréy nga deka bâ. Ce 
n'est pas loin, soréul. Il est 



allé bien loin, dèm nâ fu soré, 

— (un peu), soréyâlè. — ( au )« 
fu soré. — (être) l'un de l'atK 
tre, soréyô, soréyâté. — (plus)^ 
gen â soréy, bu gen â soré. — ,_ 
(au plus), fu gen â soréy. Du 
plus loin que le père l'aperçut, 
nakâ là ko bây bâ di sën fu 
soréy. — (très), soréy â soréy, 

— (de) en loin, yénakèr dâl, 
faralul. — (moins), soréyul ni, 
gen â dégén. — de, lu aveC- 
une forme conditionnelle. Loin 
de l'aimer, il le bat chaque 
jour, lu mu ko sopâ kon, dèf 
ko dôr ber bu sèt. On peut dire, 
aussi : Sopu ko, dèf ko dôr sah 
ber bu set ; ou bien : Du ko. 
sopâ, magum lôlu, dèf ko dôr 
ber bu sèt. Loin d'être pares» 
seux, il travaille avec ardeur, 
vahu ma dâl né du taèl, vandé- 
di nâ savar ti ligèy. 

LOINTAIN, adj. soré, soréy 
Dans le lointain, fu soré, 

LOIR, s. m. dur d. 

LOISIBLE, adj. dagan, âyul, 
lu nu men â dèf. 

LOISIR, s. m. noflay b,, dot 
g., dotay b., nopâlu, nopaliku 
b. ■ — (avoir le), dot, tal, né~ 
todâ, tôg. Je n'ai pas le loisir 
en ce moment, dotu ma ko, 
talu ma ko lëgi, sumâ loho 
dapâ'nâ; — (à), ndankâ, bâ mu 
la nêhé, bô doté dot. 

LOMBAIRE, adj. u ndigâ. 

LOMBES, s. m. pi. ndigâ l, 

LONG, adj. gudâ. Il est assez. 
long, èm nâ, hal nâ gudâ, — 
(rendre), gudal. — qui dure, 
longtemps, yâgâ. Tu as fait un, 
long voyage, tuki nga fu so- 
réy, sa tukité yâgâ nâ. — (un, 
peu), yâgâlé. — lent, îh, yîh, 
H est trop long dans son trar. 



LOKf 



306 



LOR 



Vail, dl'fâ yîh ti iigèy ain. — 
{plus), géti, sut, gen a gudâ; 
gen a yâgâ ; gen h yîh. — s. m. 
guday b. — (au), tout au long, 
yêpa, bépâ, bè sotal. Il lui a ra- 
conté tout au long comment 
l'affaire s'est passée, vah nâ ko 
bè sotal nakâ la lef li dohé. — 
(tout le) de, lemâ. Tout le long 
(lu jour, bès bâ lemâ. — au 
îém. de longue main, bu yâga. 
A la longue, su yâgé. 

LONGANIMITÉ, s. f. rniin g., 
lâbir g., bâhay b. 

LONGE, s. f. lanière pour at- 
tacher ou conduire un cheval, 
gog b. 

LONGER, v. a. rombâ. — 
s'étendre le long de, lav ti 
Vèt u. 

LONGÉVITÉ, s. f. aud'u fan 
g., dundâ gu yâga. 

LONGITUDINAL, adj. In dèm 
fi gùdày. 

LONGITUDINALEMENT, adv. 
li guday. 

LONGTEMPS, adv bu yâga, 
bè mu yâga. — (un peu), bu 
yûgâ.lé. — (depuis), ta lu yâga, 
hât. Il est (arrivé depuis long- 
temps, agâ nâ hât. — (il y 
a), yâga n, ged, géd, ayâta. 
Il y a un peu longtemps, yâ- 
■gâlé nâ. Il y a longtemps que 
je ne l'ai pas vu, ged nà ko gis. 
Il n'y a pas longtemps que no- 
tre mil est épuisé, sunu dugup 
yâgul a dêh. — (durer), (met- 
tre longtemps à, yâgâ. Durer 
un peu longtemps, yâgâlé. — 
(vivre), gudâ fan, dundâ bu 
yâgâ. J'espère que vous vivrez 
longtemps, yâkar nâ né di nga 
gud'u fan. 

LONGUEMENT, adv. bu yâgâ, 
%è mu yâgâ. 



LONGUET, adj. 7iaZ a gudâ. 

LONGUEUR, s. f. guday b. 
En longueur, ti guday. Il doit 
avoir vingt mètres de longueur, 
nâ guday <âm di iïâr fuk'i mè- 
târ, var nà gudé 'ni iïâr fuk'i 
mètâr. — en parlant du temps, 
yâgâ, yâgay b. — lenteur, îhay, 
yihay b, 

LONGUE-VUE, s. f. lôngâri b. 

LOPIN, s. m. dogit b., dog- 
dog b. Mon lopin me suffit, 
sumâ vala doy nâ ma. 

LOQUACE, adj. baré lamén, 
tar lamén, am lamén, vahkât 
b.. baré kabab. 

LOQUACITÉ, s. f. bàré la- 
mén g. 

LOQUE, s. f. sagar b., ra- 
pit b. 

LOQUET, s. m. tedukay u 
buntâ. 

LORGNER, v. a. hèlmati, gèr- 
mati, sënu, gënbetu. - — avoir 
des vues Sur, hâru, begé. 

LORGNETTE,' s. f. longâri bn 
tût. 

LORIOT, s. m. (sorte, de) 
jaune, ndûh m. 

LORS, adv. pour lors, bô, 
bôbâ, ta sa yôgâlé. — (dès), 
depuis ce temips-là, dalé ta bès 
bôbâlc. — (dès), donc, mbôk, 
ndôk. Dès lors, je puis partir, 
men nâ dèm mbôk. — de, bâ, 
nâkâ. Lors de l'arrivée du roi, 
il s'enfuit, bâ bûr bâ nevé, 
nâkâ bûr bâ di agsi mu dâv. 
— même que, sah avec le sup- 
positif. Lors même qu'il n'au- 
rait pas appris l'arrivée de son 
maître, su yégulé sah (bè bâ 
mu dul yég sah) né borom âm 
iïev nâ. 

LORSQUE, oonj. pour le 
passé, bâ, nâkâ, sa yâ, et le 



LOT 



— 36 7 — 



LOU 



verbe .prend é final. Quand on 
le lui eut offert, nâkâ la nu 
ko ko débalé. Quand je suis 
allé à Corée, sa yâ ma dénié 
Bër. — pour le présent, bi, bâ, 
nâkâ ; pour le présent habi- 
tuel, bâ, bu, sa yi. - — pour le 
futur, bu, su, sa su, sa vu. — 
avec le futur antérieur. bu 
nibété, et 'le verbe prend é 
final. Lorsque nous aurons eu 
le malheur de pêcher, bu nu 
ndogal dcdé bè nu ton. Je ne 
partirai que lorsque j'aurai vu 
ma sœur, du ma déni lui mbêté 
ma gisé sumâ digèn. 

LOT, s. m. vola v., [er ]>. 
Quel que soit 'mon lot, je ne 
me plaindrai pas, lu ma dot â 
dot, du ma lavât. Mon lot est 
d'être (malheureux, toskaré rèkâ 
ma topa, toskaré la nu redâ ti 
sumâ de, du ma nop'ê toskaré 
mukâ. 

LOTION, s. f. tôyal b., ra- 
has b. 

. LOT10NNER, v. a. tôyal, ra- 
flas. 

LOTIR, v. a. sédàlé, sédàtlé. 
Ils veulent le lotir entre eux, 
begâ.nânu ko sédô. 

LOTISSEMENT, s. m. sé- 
dàlé b. 

•LOUABLE, adj. met â s'arda, 
met â nâv, bu bâh. 

LOUABLEMENT, adv. bu met 
â nâv, bu bàh. 

LOUAGE, s. m. abâ b., luyé b. 

LOUANGE, s. f. nâv b., santâ 
b., tantâ, ntantâ l., nkan m., 
tagas g. — donnée par les griots, 
voyân v. 

LOUANGER, v. a. nâv, santâ, 
kan, tagas. 

LOUANGEUR, s. m. nâvkât 
b., tagaskât b., nêh laméû. 



LOUCHE, adj. delà, ndèlu.—^ 
qui n'est pas clair, sètul. ~~ 
équivoque, orul. Il y a du lou*_ 
che dans cette affaire, lef li- 
er ul kât. 

LOUCHER, v. h. delà, ndèla. 

LOUER, v. a. emprunter, ab, 
abâ. Je cherche une maison 
a louer, dâ ma ût ker gu ma- 
abâ, lue. — prêter, abat, ablé, 
luyé. — donner des louanges, 
nâv, santâ, kan, tagas. Vous 
l'avez trop loué, nâv nga ko bè 
mu epâ. — avec excès pour 
attirer un maheur, gémiil, gê- 
mén, géméné. Ne loue pas ainsi 
mon enfant, de crainte de lui 
attirer un malheur, bul gémêiïé 
sumâ dôm. — • en chantant, 
comme les griots, voyân, — 
(Se), engager ses services, bindu 
— se donner des louanges, nâv 
sa bopâ. On ne doit pas se- 
louer soi-même, « Ma bàh ». 
dékul fi géméil u borom âm, 
(« Je suis bon » ne convient 
pas dans la bouche de celui 
qui parle). — de, bég, banêliu, 
Je n'ai qu'à me louer de cet 
homme, lu bâh rèkâ là men 
â vah H nit kôku ; nêh nâ ma 
loi, kontan nâ ti mon. 

LOUEUR, s. m. prêteur, abaU 
kât b. — qui donne des louan- 
ges, nâvkât b., tagaskât b. 

LOUP, s. m. buki b., liuki 
Ndur, tèlèm b., mbâr g., kuy 
b. (L). Les loups ne se rnan^ 
gent pas entre eux, buki yâ du 
ûu lèkanté. — - (saut de), ngasâ 
lu yâ, ngasô b. — de mer, ku 
vàgâ ti gâl. 

LOUP-CERVIER, s. m. tik 
tèm b. 

LOUPE, s.f. gtr, gër g., dir b, 

LOURD, adj. dis. — (rendre), 



LOU 



368 — 



LUM 



~Ûlsal, dislô. — pénible, méti, 
*ÉÎB. ■ — lourdaud, dèsé, tpy, no- 
Tadi, nakâ tégin, hérénadi, ha- 
tnadi, nit ifcu nakâ. 

LOURDEMENT, adv. bu dis. 
Tomber lourdement, né fat. — 
-gauchement, ' bu hérénadi, bu 
ftoradi, ak hamadi. — rude- 
ment, bu méti. 

LOURDEUR, s. f. dîsay b. 

LOUVOYER, v. n. borsimbôr 
'(bord sur bord). 

LOVER, v. a. lôb, lobé. 

LOYAL, adj. goré, dub, nit 
U gasduga. 

LOYALEMENT, adv. bu goré, 
ak ngor, bu dub. 

LOYAUTÉ, s. f. goré g., ngor 
g., ndubay g. 

LOYER, s. m. luyé b., nê- 
hal b. 

LUBIE, s. f. sohla su amul 
bopâ. Il a parfois des lubies, 
'tli nâ begâ yénakèr lu kèn ha- 
tnul. 

LUBRICITÉ, s. f. ntaytay L, 
belis b., begèl bu bon. 

LUBRIFIER, v. a. ratahal, ra- 
tahlô. 

LUBRIQUE, adj. dengâ ti lu 
bon, baré mbéh, begâ mbéh ; 
lu men a tabal ti lu bon, lu di 
saysaylô. Des danses, des chan- 
sons lubriques, mpétâ, voy yu 
bon. 

LUBRIQUEMENT, adv. bu 
bon, ni saysày. 

LUCARNE, ,s. f. benâbeâ ti 
kov nêg. 

LUCIDE, adj. ' sèt. Il a des 
'intervalles lucides, am nâ i sa 
-yâ mu andâ'k sagô'm. 

LUCIDITÉ, s. f. lêray g. 

LUCIFER, s. m. Abdudabâr, 
'Âbdudambâr, kélif'i séytâné yâ. 

LUCIOLE, s. f. hôyèntân b. 



LUCRATIF, adj, ht di amlâ 
hûlis bu baré, bah mpèy, lu nô 
fèyé lu baré. 

LUCRATIVEMENT, adv. bè 
am mpèy mu bah. 

LUCRE, s.m. gaiïé b., ngané g. 

LUETTE, s.f. lamén vu ndav. 

LUEUR, s. f. 1er gu tût. J'ai 
une lueur d'espérance, yâkar 
nâ tûti. 

LUGUBRE, adj. lu di yogôr- 
lulô, lu di naharlulô. 

LUI, pr. per. mô, môm, ko. 
C'est bien lui, c'est lui-même 
que j'ai vu, môm sahsah là gis. 
C'est lui qui était venu ici l'an 
passé, mô fi dik'on dâv. C'est 
à lui, c'est de lui que ja parle, 
môm là vah. 

LUIRE, v. n. 1er, mèlah, né 
nan, nanah. Ne voyez-vous pas 
luire son sabre ? gisu la nakâ 
dâsê'm di mèlahé ? — paraî- 
tre, fên. 

LUISANT, adj. Vu. di 1er, lu 
di mèlah, lu né nan. C'est très 
luisant, 1er nâ naix, 1er nâ mè- 
lah. — (rendre), lêral, lêrlô, 
mèlahlô. 

LUMBAGO, s. m. métit i 
ndigâ. 

LUMIÈRE, s. f. 1er g., lêray 
b. — flambeau, nît, nitu b. 
Apportez une lumière, indil 
nîtu. — (mettre en), sîval, do- 
lilô, fênlô. — connaissance, 
hamham b. J'ai besoin de vos 
lumières, sohla nâ nga démon- 
tai ma lef, nga digal ma. Dans 
un autre sens : Les méchants 
craignent la lumière, nu bon 
nâ di nânu ragal nu hamé lèn, 
iïu hamé sèn i def. 

LUMIGNON, s. m. ntâkân- 
tûkâ l. 



LUM 



36 9 



LYR 



LUMINAIRE, s. m. nitu y., 
sondèl y. 

LUMINEUSEMENT, adj. an- 
dâ'k lêray. — clairement, bè 
ûépâ men a dégâ, bu fès, bu or. 

LUMINEUX, adj. 1er, mèlah, 
lu di 1er. — clair, ôr, fès. Un 
discours lumineux, vah du or. 

LUNAIRE, adj. u vêr, lu 
bokâ ti vêr vi. Un rayon lu- 
naire, tênèr, dèlèm u vêr va. 

LUNAISON, "s. f. vêr v. 

LUNATIQUE, adj. bèsu. 

LUNDI, s. m. altiné d., 
lundi d. 

LUNE, s. f. vêr v. La lune 
est levée, vêr vi féhâ na. La 
lune est couchée, vêr vi sûh na. 
• — apparaissant en plein jour, 
nay b. — (nouvelle), ntêrutê' 
vêr vi. C'est demain que paraî- 
tra la nouvelle lune, eleg la 
vêr vi di têru. — (premier 
quartier de la), vêr vu ndav. 
— (pleine), tâvlu'g lendem. La 
lune est pleine, vêr vi tâvlu nâ 
lendem. — (dernier quartier 
de la), vêr vu met. — (fin de 
la), ndëiê'l vêr vi. — (clair de), 
1er u vêr vi.~ — (éclipse de), 
dap'u vêr, mur u vêr. Il y a eu 
une éclipse de lune hier au 
soir, bîg dantâ bi dapâ nâ vêr 
vi. — caprice, begèl bu amul 
bopa. Avoir des lunes, bèsu. 

LUNETIER, s. f. dèfarkât, 
dâykat i lunèt. 

" LUNETTE, s. f. lunèt. b., sê- 
tukay b. 

LURON, s. m. bon vivant, 
nêh dérèt. 

LUSTRE, s. m. mèlah b., mè- 
lahay b., nérahb., rafètay b. — 
éclat que donne le mérite, 
ndam g. Ses vertus brillent 
d'un nouveau lustre,, i mbahèl 



âm gen di doli. Donner du, 
lustre, may ndam, dolilô, 

LUSTRER, v. a. "donner dy, 
lustre, mèlahlô, fompâ, soj^fi, 
rafètal. 

LUT, s. m. layukay b. 

LUTIN, s. m. dinê d. — e§«. 
piègûe, yengâtu, lëd, lëdkat b&. 

LUTINER, v. a. gétèn, tanhal i 
rèy. 

LUTTE, s. f. beré b. — (r©n 
verser à la), ter. Ne pouvoir 
se renverser à la lutte, teantê, 

LUTTER, v. n. beré. — . en 
parlant d'un conflit quelcon« 
que, hulô, amlé, doté, hêh, — « 
contre des obstacles, tetelu. Ne. 
pouvoir lutter contre des obg« 
tacles, tangtanglu. 

LUTTEUR" s. m. berékât b, 
— victorieux, célèbre, mber m t 

LUXATION, s. f. rehâ b,, fa*, 
had b. 

LUXE, s. m. rafètay bu epô, 
hadân g. 

LUXER, v. a. rehalô, fahadlâ, 
fahodlô. 

LUXUEUX, adj. hadânkat b. t 
séruânkât b., ku di salah lu 
baré. 

LUXURE, s. f. ntaytay L, sobè 
b., nobé g., nobèl, nobnob, 
nobnobûté b., yef yu bon^ 

LUXURIEUSEMENT, adv, ah 
ntaytây, ak nhèl u nobé, bu 
bon. 

LUXURIEUX, adj. saysây, 
sobé, bon, doh tankâ yu bon, 
baré mbéh, begâ banêh yu bon, 

LYMPHATIQUE, adj. borom 
diko du nôy, nakâ fit. 

LYNX, s. m. sâfandu, sa* 
fando s. 

LYRE,s.f. halam, halambiï. m l 

LYRISME, s. m. vah di], 
humba. 



MAC 



— 370 — 



MAG 



M 



MA, pr. pos. f. sumâ, sûmfi. 

MACÉRER, v. a. hôd. 

MÀCHELÏÈRE, adj. (dent), dé- 
-l)ét b., dégék l. (L). ben i sa- 
hamihay. 

MACHER, v. a. sahami. — de 
petites choses qui ne peuvent 
rassasier, sahamtiku, tahamtiku, 
tahumliku. — des grains, quel- 
que chose de dur, yey, yéy. ■ — 
«n suçant, comme le pain de 
singe, rriotâ, mata. — expli- 
quer, fin. Il faut tout lui mâ- 
cher, var nâiïu ko firi lu gen a 
yombâ sah. — (ne pas), dire 
franchement, vah lu or, vah 
bu fès, némén a vah. 

MÂCHEUR, s. ni. sahamikat 
b., yéykât b., motâkât b. 

MACHINAL, adj. lu reta, lu 
Ru tèyul, lu amul bopâ. 

MACHINALEMENT, adv. (agir) 
dèf lef té halâtu la ko. 

MACHINATION, s. L kara- 
bàné g., rembad b. 

MACHINE, s. f. masin b. — 
à vapeur, sahàr g., masin b. 
— personne sans esprit, sans 
énergie, feu iïakâ nhèl, noradi, 
dèsé, dof; feu nakâ fit. — in- 
trigue, karabàné g., lahas b., 
def i musâtu, mpèhé tti. — 
.pour lever l'ancre, vinta b. 

MACHINER, v. a. karabàné, 
arjan, fèhéy lu bon. 

MÂCHOIRE, b. f. gàm g., gù- 
bàb b. — homme d'un esprit 
lourd, dèsé b., noradi, tôy. 

MÂCHONNER, v. a. saham- 
tiku. 

MAÇON, s. m. màhkât b., ta- 
bahkal b., masong b. 

MAÇONNAGE, s, m. MAÇON- 



NERIE, s. f. ntabah m., ligèy 
u masong. 

MAÇONNER, v. a. tabah, nvlh. 

MAÇONNIQUE, adj. u boka ti 
mbotay gu nebu. Ne vous asso- 
ciez jamais à une œuvre ma- 
çonnique, bul bokâ mukti ti 
def i far a-mas on g. 

MACRE, s. f. sohsohor b. 
Cueillir des macres, sohsohortu. 

MACULAGE, s. m. gakâl g. 

MACULE, s. f. gakâ b. 

MACULER, v. a. tilimal, nû- 
lal. 

MADËFACTION, s. f. tôvav b. 

MADÉFIER, v. a. tôyal. 

MADONE, s. f. natal u Ma- 
riâma. 

MADRE, adj. damante. — 
rusé, mus, dongé, baré mpèhé. 

MADRIER, s. m. hanka b. 

MAFFLË, MAFFLU, adj. bo- 
rom lèh yu né gab. 

MAGASIN, s. ni. pukus b. Le 
mot français est connu et usité 
clans la colonie. — (petit), itdog- 
tal L, pékâ b., ndavfër v. , 

MAGASINIER, s. m. rotukat, 
saytukât u p>ukus. 

MAGICIEN, s. m. dernâ b., 
luhuskât b.,' riit u gudi, ham- 
kât b. Celui qui peut détruire 
les charmes des magiciens se 
nomme borom hamham, borom 
bopa, et l'action de détruire ces 
charmes, todal. 

MAGIE, s. f. ndema g., lu- 
hus g., yef i gudi. — (faire de 
la), demâ, luhus, topa yef i 
gudi. 

MAGISTRAT, s. m. atékat b., 
kélifa g., savtukat b. 
. MAGISTRATURE, s. f. mpal 
m., mpal u atékat, atékat y. 



MAG 



- 3 7 i - 



MAI 



MAGNANIME, adj. borom hol 
bu tali, là bîr, borom fitnâ. 

MAGNANIMEMENT adv. ak 
hol bu tali, ak là bîr. 

MAGNANIMITÉ, s. f. lâ-blr g. 

MAGNÉTIQUE, adj. lu di hetâ. 

MAGNÉTISER, v. a. luhus. 

MAGNÉTISEUR, s. m. luhus- 
kât b. 

MAGNIFICENCE, s. f. nkim- 
tân L, magay b. — beauté, ra- 
fètay b., dèkay b. 

MAGNIFIQUE.adj. rafèt, dèka. 
11 fait une temps magnifique, 
asaman si rafèt ma loi. — pom- 
peux, doli, sîv. Des titres ma- 
gnifiques, tur yu doli. 

MAGNIFIQUEMENT, adv. bu 
rafèt, bu dèka, bu doli. 

MAGOT, s. m. homme fort 
laid, nït ku nâv. C'est un vrai 
magot, nâv nâ bè de, bè ha- 
matul. — trésor, kéé b., hâlis 
bâ nu nebii. 

MAHOMET, s. m. Momat, 
Mahomet, Mâmâdu. 

MAHOMÉTAN, s. m. serin, 
serin b., mahménlân b. 

MAHOMÉTISME, s. m. y on i 
Momat, y on i serin, y on i mah- 
méntân. 

MAIGRE, adj. om, lapa, yôy, 
yoyor (L) vov. Il est maigre, 
yôy nâ, dèfil lapa. — (être très) 
bien qu'on mange beaucoup, 
valakànâ. — (très), yôy bè gakâ. 
Homime ou animal très maigre, 
gakâ b. En parlant d'un bœuf 
ou d'un cheval, gôl b. - — (ren- 
dre), omlô, lapai, lapalô, yôylô. 

— (avoir quelque chose de), 
omlé, yôylé. Tes bœufs sont 
maigres, yôylé nga i nag. — 
(n'être pas), yôyadi, dû}. — en 
parlant d'un terrain, vov, sapi. 

— (jour), bès i ban lèkâ yapa. 



— (faire), ibaiî lèkâ yapa. Ché2 
nous, tout le monde fait mai» 
gre le vendredi, ti sunu ker K 
kènâ du lèkâ yapa alduma. —. 
chère, ûam vu saful. Nous avons 
fiait maigre chère, lèku nu bè- 
Sl ) r . — sans valeur, bon, riêVi 

MAIGRELET, MAIGRET, adj, 
hibon, hal â yôy. 

MAIGREMENT, adv. bu doyul,. 
bu nêv. 

MAIGREUR, s. f. om g., omay 
1,., nkom g., lapay b., yôyay 
b., yôyangé b. Il est d'une 
extrême maigreur, yôy nfl bè- 
gakâ. — du sol, vovay h., 
sapi b. 

MAIGRIR, v. n. om, yôy,., 
lapa. Il maigrit, mungê yôy. 

MAILLE, s. t. bet b. Les mail- 
les de ce filet sont trop lar- 
ges, bet i mbâl mi yâ nânu bè- 
mu epâ. — (avoir) à' partir avec 
quelqu'un, doté'k, amlé, . 

MAILLET, s. m. dâdu b,,, 
mode b. 

MAILLOT, s. ni. lalay, lai- 
tay b. 

MAIN, s. f. loho b. Présente 
la main, talalal sa loho ; si 
c'est .pour recevoir quelque 
chose, dékal sa loho. Prends-le 
à deux mains, dapâ kô'k sa Mr 
i loho. — (la ipaume de la), 
bîr' loho b. — (le revers de la), 
génav loho b. — droite, ndày- 
dôr l. A main droite, ta ndèy- 
dôr. Prends à main droite, to- 
pai sa ndèydôr. — gauche, nf.a- 
mon l. A main gauche, ta nta* 
mon. — (mettre la dernière), 
dèkali, metâli, sotal, dèfar bè 
mu né vat. — (avoir une belle), 
borom loho kârkûr. — (faire de) 
de maître, met, sutt.'Ge. travail 
est fait de main de maître, H-l 



MAI 



— 372 — 



MAL 



"yèykât bu hérén â ko dèf. — 
puissance, katan g. La main 
tle Dieu est là, Y alla ko dèf. 
""— au pi. (à pleine), bè mu baré, 
vik yévèn. — (en venir, en être 
aux), hêh, hêhanté, haré. — 
"(mettre aux), bôlé. — (attacher 
les) derrière le dos, don, ndan. 

MAIN-D'OEUVRE, s'.'f. ligèy b. 

MAIN-FORTE, s. f. ndimal m., 
Prêter main-forte, dimali. 

MAINT, adj. dôp, baré, Main- 
tes fois, dôp i yôn. 

MAINTENANT, adv lëgi, sa 
Silê, su yilé. Maintenant donc, 
lëgi nak. — que, bi. Mainte- 
nant que tu es sage, bi ngâ 
bâhê. 

MAINTENIR, v. a. 
dénia. — (Se), déki. 

MAINTIEN, s. m. 
lion, votu b., dent a 
du visage, har-kanam g. 

MAIRE, s. m., mèr 6. 

MAIRIE, s. f. mèri b. 

•MAIS, conj. vandé, ndé 
vandê nak. — (dire), vandèl. 
"<— (n'en pouvoir), menu ti dard. 

MAïS, s. ni. makandé m., 
mbohâ m. — (épi de), gub v. 
Epi de maïs grillé, mbôl mu 
hu lakâ. 

MAISON, s. f. ker g. Dans la 
maison de Gilbert, ta ker nom 
Silbèr. — en pierre ou en bri- 
ques, tâh, ntâh m. — des Mau- 
res, gadâ g. - — famille, ndé- 
i>ôt, hdobôt g. Cette femme tient 
bien sa maison, digèn dilé di 
nà topato bu bâh ndobôt am. 

MAISONNETTE, s." f. ntâh 
mu tût. 

MAÎTRE, s. m. MAÎTRESSE, 
5. f. celui qui commande, bo- 
Tom b., kélifâ g. Il n'est rien 
'de tel que l'œil du maître, su 



téé, téyé, 

conserva- 
b. — air 



nak, 



vây têvé, nu ligèy (Si le maî- 
tre est présent, on travaille). 
Tel maître, tel valet, nakâ bo- 
rom bâ mèl, nônu la bekanëg 
bâ mèl itam. — qui a des es- 
claves, sangâ b. Pe-rsonne ne 
peut servir deux maîtres, kèn 
menul a dâmu nâr i sangâ. — 
possesseur, borom b., mômkat 
b. C'est le maître de tout le 
terrain, mô môm sûf si sépâ. 
Le maître de l'Ane prend la 
meilleure place, borom'mbâm 
ta ilulnul bâ. — avec certains 
termes injurieux, ûor, suti. 
C'est un maître fripon, satâkât 
bu nor là. — habile dans 
son art, hérén, haralâ, vâné 
amul morom. C'est un maître 
homme, gôr la dega. C'est une 
maîtresse femme, digèn di amul 
morom. 

MAÎTRESSE, s. f. amante, 
danhu b., ntoro l. 
" MAÎTRISER, v. a. mokal, 
élif, rèytal. 

MAJESTUEUSEMENT, adv. bu 
dèkâ, ak demâ. 
" MAJESTUEUX, adj. am dema, 
met a téral, dèkâ tahavay. , 

MAJEUR, adj. important, réy, 
lu met a fâlé. — plus grand, 
gen â réy. La majeure partie, 
vala va gen â réy, nâ ta gen 
a baré. — en âge de jouir de 
ses droits, feu môm bop'âm. 

MAJORITÉ, s. f. nâ gen â 
baré. 

MAJUSCULE, s. f. araf bu 
mag. 

MAL, s. m. lu bon, bakar b. 
Si tu fais le mal, attends le 
mal, sô dèfé lu bon, lu bon 
dal la. — (faire), méti. J'ai 
un grand mal de tête, sumâ 
bopâ dèfâ mété méti. L'esto- 



MAL 



— 3 7 3 



MAL 



mac nie fait bien mal, sum'a 
bir déjà dompâ bu méti. — 
caduc, haut mal, hem g. Tom- 
ber du haut mal, hem. Celui 
qui tombe du haut mal. hem- 
kat b. — de mer, nêr b. Avoir 
le mal de mer, riêr ; le faire 
avoir, nêrlô. ■ — mal de cœur, 
hol bu nampû. J'jn mal au 
cœur, sumâ hol déjà nampû: — 
du pays, gélu g., nûmèl g. Avoir 
le mal du pays, gélu, nhma — 
adv. bu bon. C'est mal, bon nâ, 
bâhul, arâm nu, ày nâ. — (être), 
sérieusement maade, der bu 
méti. Je me trouve mal, sumâ 
yaram nêhul. 

MALADE, adj. qpa, der, dér, 
yaram vu nêhul, véradi, vérul. 
— d'une maladie de langueur, 
râga. - — s. m. darak b., ràgu 
b., h il der, feu opa. Pour féli-r 
•citer un maade qui va mieux, 
on lui dit : Nâ dèm kanam ! 
çjue cela continue ! — (rendre), 
dérlô, opàlô, sôjlô yaram, fé- 
bârlô, sibirulô. — (faire le), 
derderlu, opàopâlu. 
. MALADIE, s. f. der, dér b., 
opa d., dangâro d. —- (être af- 
faibli par la), hibon, bon, nakâ 
dôlé. Voici quelques maladies 
qui semblent propres aux gens 
du pays : ntagan b., maladie 
de langueur qui affaiblit beau- 
coup les forces et le sentiment; 
avoir cette maladie, sagan; mata 
b., sorte de plaie qui suit par- 
fois la gale, difficile à guérir; 
dargoiï b., des ampoules plus 
ou moins grosses, très doulou- 
reuses, couvrent une petite par- 
ie du corps ; pendâ b., semble 
se rattacher à l'hydropisie ; gâ- 
dam g., maladie de la rate ; tête 
b. et ènat b., produites le plus 



souvent par la piqûre de cer- 
taines épines ; ngal g., sorte 
de plaie gangreneuse ; hêsé g., 
sorte de bubon plus mauvais 
que le bubon ordinaire appelé 
tahâr (les indigènes percent le 
hêsé aA : ec un morceau de bois 
rougi au feu); mbèmpèn ou bê- 
péntâ b., maladie des yeux qui 
empêche de> rien voir pendant 
la nuit ; pat b., maladie de 
gorge qui empêche d'avaler 
(celui qui est atteint dé cette 
maladie ne la nomme pas, par 
suite d'une crainte supersti- 
tieuse ; il dit : Vonâsu dapâ nâ 
ma, sumâ i vahu â di méti) ; 
mbankâ m., maladie des en- 
fants à la mamelle ; dangâro du 
rèy, sorte de lèpre. 

MALADIF, adj. feu faral S 
der, hibqn, hébon. 
" MALADRESSE, s. f. liérénadi 
b., vânéri g. 

MALADROIT, adj. hérénadi, 
vânéri, vânédi, tûné, nakâ nhêl. 

MALADROITEMENT, adv. bu 
hérénadi. Vous l'avez blessé 
maladroitement, ton nga ko 
ndégé nakâ sago. 

MALAISE, s. in. yaram vu 
sôj. Je ne sais à quoi attribuer 
ce malaise, harriu nia lu sôjlô 
sumâ yaram. Je ressens un cer- 
tain malaise, sumâ yaram nê- 
hul. — (être dans -le), après 
l'ivresse, lahal. 

MALAISÉ, adj. dajé, dajéy t 
dajén, yombâdi, yombul, na- 
hari. 

MALAISÉMENT, adv. bu da- 
fén, bu _ méti. 

MAL-APPRIS, adj. rêv, lûbu, 
yarôdi, yarôdiku, nakâ tégin. 

MALAVISÉ, adj. têylôdi* 
nakâ têylu, gâta nhèl. 



MAL 



— 3 7 4 — 



MAL 



MÂLE, s. m. gôr g. — adj. 
gôr qui se joint au nom par 
le pronom relatif ou l'article 
indéfini. Une perdrix mâle, to- 
kèr bu gôr. Un visage mâle, 
kanam u gôr. 

MALÉDICTION, s. f. rebâ b., 
môhi b., ûân-Yalla g. (Ce mot 
peut signifier aussi bénédiction, 
c'est le contexte qui en déter- 
mine le sens). — int. subohun 
ma la ! 

MALEFAIM, s. t. hîj bu méti, 
bîr i nam. 

MALÉFICE, s. m. ndemâ g., 
um g., pad b. S'abuser soi- 
même est plus funeste que tout 
maléfice, nah sa bopâ, mô rave 
pad. On m'a fait un maléfice 
tak" nâiïu nid. 

MALENCONTRE, s. f. dadé 
bu nahari, ndogal l. 

MALENCONTREUSEMENT, adv. 
bn ndhadi, nk iïakà mûr. Je 
l'ai malencontreusement trouvé 
en route, sumâ iïakâ mur à 
tah ma tasê'k môm ta yôn va. 

MALENCONTREUX, adj. naka 
mûr, nahari. nahadi. 

MALENTENDU. s. m. dë- 
gôdi b. 

MALEPESTE, int. mbàr dam! 
vay, sabab ! 

MALFAIRE, v. n. tan, dèf lu 
bon. II est enclin à malfaire, 
di nâ faral a. tôiï, di nu tôn- 
tôiïé. 

MALFAISANCE, s. f. diko du 
sohor. ' 

MALFAISANT, adj. tônânkât 
b., borom diko du sohor. 

MALFAITEUR, b. m. saysây 
b., nit ku bon, satâkât bu rêy. 

MALFAMÉ, adj.' borom tur 
vu yahu, borom tur vu nâv 

MALGRÉ, prép. fe rend de 



diverses manières, mais le plus 
souvenl par lu avec le verbe 
redoublé. C'est malgré moi, 
tèyu ma ko, du sumâ sago t 
su\mâ hol andu ta. Malgré 
cela, téréul, térétil. Malgré cela,, 
je lui ferai encore du bien, 
lôlu du téré ma dèfalati ko lu 
bah. Malgré sa répugnance, lu 
ko hol Jim bail +ban. Malgré- 
mon affection pour vous, lu 
ma la sopâ sopâ. Malgré tou- 
tes les difficultés, lu mu méti 
méti. 

MALHARILE, adj. hérénadi^ 
vânéri, tûné. 

MALHARILEMENT,, adj. bu 
hérénadi. 

' MALHABILETÉ, s. f. héré- 
nadi b. 

MALHEUR, s. m. kasarâ g. r 
ndogal L, .sabab b., tafàr L, 
ntafâr g., séytûné s., mbugal 
m. Il m'est arrivé un grand 
malheur, kasarâ dal nâ ma. — 
(causer un), sabab, yobé séy- 
tâné. Le faire causer, sabablô- 
Qui vous a causé ce malheur? 
ku la yobé séytûné silé? — (por- 
ter), ùv gâf, digari, digadi. 
Porter malheur par des louan- 
ges excessives, géminé. — (jouer 
de), bavé ndogal, iïakâ mûr. 
"Vraiment, je joue de malheur, 
vah degâ, ndogal lu nèkâ di. nâ 
ma dal. — à, ngalâ, maséma. 
Malheur à vous, riches, ngalâ 
yen ni baré alal. — (par), na- 
hari nâ vandé. — au pi. (suite 
de) dans une famille, musiba 
m., musibâ'k bala. 

MALHEUREUSEMENT, adv. 
ak ndogal. 

MALHEUREUX, adj. baré ndo- 
gal, ku sonâ, naharlu. — qui 
n'a pas de chance, iïakâ mûr, 



MAL 



3 7 5 



MAN 



Jinvlu. Avoir la main malheu- 
reuse se traduit de même. — 
affligeant, nahari, méti; met a 
yerèm. - — funeste, ây, bon, 
méti. — qui porte malheur. 
ây gâf. — s. m. toskaré h., 
miskhn m., ndôl l. Il faut avoir 
pitié des malheureux, var ngà 
yerem miskin y a. — lioimme 
méchant, nit ku bon, saysây b. 
Une malheureuse, digèn adi 
;•('•>, digèn du naku gâté. 

MALHONNÊTE, adj. qui man- 
que de probité, gorêdi, dubadi, 
dubari. 

" MALHONNÊTEMENT, adv, hu 
gorêdi. 

MALHONNÊTETÉ, s. f. go- 
rêdi g., yarôdiku g., nnka-su- 
turâ g., rêvandé g., sunari g. 

MALICE, s.f. ntohor, ntohorté 
g. — espièglerie, mus, musé g. 

MALICIEUSEMENT, adv. bu 
sohor, ak ntorhorté 

MALICIEUX, adj. sohor, hôt 
nùpâ, ûor bet ; 'mus, dongé. 

MALIGNITÉ, s. S. ntohor, nto- 
horté g., dlko du sohor. 

MALIN, adj. méchant, solior, 
fois, bon. Le malin esprit, nhèl 
mu bon, séytàné s. — rusé, es- 
piègle, mus, iïor, l&d. C'est un 
malin, mus nâ lot. 

-MALINGRE, adj. hibon, fié- 
bon, név dôlé. 

MALINTENTIONNÉ, adj. feu 
lièlo lu bon, feu begâ ton 

MALLE, s. f. vahandé b., 
fe'ès g. 

MALLÉABLE, adj. lu nu men 
a trial. 

MALMENER, v a. dânlu, so- 
horé, dùn, dân bu bon. • 

MALOTRU, adj. nâv, yarô- 
dilat, nahà var. 



MALPROPRE adj. tilim, ter, 
teré, sukuk, tahâ, gakiï. 

MALPROPREMENT, adj. bu 
tilirri, bu ter. 

MALPROPRETÉ, s. f. tilim g., 
tilimày b., ter b. Il est d'une 
malpropreté dégoûtante, ter nâ 
bè né hargajufa. 

MALSAIN, adj. ây, l>on, di- 
gul, tango., lu di oputô, lu di 
fêbârlô. Ce lieu est malsain, 
sùf silé tan g a nu, béré bi tnnga 
nâ sùf. 

MALSÉANT, adj. ièdadi, dè- 
kudi, dèkul. 

MALTRAITER, v. a. dàntu, 
solwré, dùn, dôr, ttâ, bugal, gé- 
tèn, ton. 

MALVEILLANCE, s. f. nan- 
gôdi, nungôri g., sis b., aga- 
Ùdi g. 

MALVEILLANT, adj. nangôri, 
nangôdi, sis, agalêdi, sisâté, 
ban. 

MALVERSATION, s. f. moy U 
mpal. 

MALVERSER, v. n. commet- 
tre des malversations, moy fi 
mpid, moy varugar. 

MAMAN, s. f. yày </., marna 
m. Grànd'ïnàman, yày d., 
màm m. 

MAMELLE, s. f. ven v. — 
des animaux, ènat., yénai b. 

MAMELON, s. m. ntès b., 
tundâ .vu mereg. 

MAMMIFÈRE, "adj. borom 
efiat. 

MANANT, s. m. badolo b., nit 
feu yarôdiku, feu rêv. 

MANCHE, s. m. de couteau et 
de petits objets, ponkâ b. — 
d'outil, ndur b. Manche de ha- 
che, ndur u sémén. — d'un 
instrument de culture, gopâ b. 



MAN 



— 3 7 6 



MAN 



— d'ustensile, de vase, dapu b. 

— s. f. loho b. 
MANCHOT, s. m. gânâ g., 

kedâ g., borom'bènâ loho. — 
(rendre), kedâ. 

MANDARINE, s. f. sorans b. 

MANDARINIER, s. m. garap 
u sortms. 

MANDAT, s. m. santâné b. 
Lancer un mandat d'amener, 
yéblé nu indi nit ta mpéntâ 
ma, ti kanam u atékât bâ. Lan- 
cer un mandat d'arrêt, yéblé 
ûu dapâ nit, ilu ted nit. 

MANDATAIRE, s. m. kâ nu 
santâ, utiikat b. 

MANDATER, v. a. yéblé nu 
fèy lef. 

MANDEMENT, s. m. balâhèl 
u monsénor. 

MANDER, v. a. yégal, yéglé, 
bindiï. ■ — faire venir, ô, vo. 

MANDIBULE, s. f. gâm' g. 

MANDUCATION, s. f. lèka b. 

MANÈGE, s. m. manière 
d'agir artificieuse, mus, mûsé 
g., nahé b. Ce n'est qu'un ma- 
nège de 5a part, dèfâ musâtu 
rèkâ. 

MÂNES, s. m. pi. fia. de, fit 
i fia de. 

MANGÉ (être), par les four- 
mis, par les vers, seneh, sânâh, 
feneh, volé. 

'MANGEABLE, adj. lu nu men 
a lèka. 

MANGEAILLE, s. f. fiam v. 

MANGEOIRE, s. f. mbalkâ m. 

MANGER, v. a. lèka. Tu man- 
geras ton pain à la sueur de 
ton front, sa nahâ rèkâ la mayi 
mbûru mô lèka. — une chose 
avec une autre, lèkâlé. — (faire) 
lèkâlô.. — (faire semblant de), 
lèkâlèkalu. — peu, lèkadi, lè- 
kari. — à satiété, lèka bè sûr. 



— avec avidité, fuhalé, tit, tît 
ti fiam, vendait, vereh, nay. 
S'il s'agit de viande, yapa. On 
a tué le bœuf pour le manger, 
rèy nâiïu nag va ndah yapa ko. 

— en se jetant à l'envi sur la 
nourriture, giro. Si vous vous 
jetez à l'envi sur le plat, je ne 
vous donnerai plus rien, su 
ngën girô, du ma lën may ati 
dara. — avec excès, règa, lèka 
bè bîr né kutâ. Faire manger 
avec excès, règcdô. — lentement 
par gourmandise, nimantu, ni- 
râmtu. — quelque chose de 
dur, grignoter, yéy, yey. — de 
bon matin ou entre les repas, 
digu. Ce qu'on mange ainsi, 
digu b., ndigu m. — à tout 
instant, nahamtiku, nahamtâku, 
sahamtiku. — en mâchant avec 
bruit, sahami. — des choses ré- 
duites en poudre, mêh, mêhâ, 
mûd (S). Tu mangeras la terre 
jusqu'au jour de ta mort, dâ 
mêhâ sûf bè bâ nga de. — un 
fruit en y mordant avec les 
dents, hampâ. — le couscous 
sans assaisonnement, yénu. — 
(donner à) en mettant la nour 
riture dans la bouche, séhal. 

— des yeux, regarder avide- 
ment, hôl, huli, sépali, yakali 
bah. Cet enfant mange le cous- 
cous des yeux, halèl bi dèfâ 
sêt tèré di té di yakali bâli ; 
nhèl âm mépâ'ngi ti tèré di. 

— de la vache enragée, soriâ 
bu' méti. Ne crains rien, je tra- 
vaillerai avec ardeur, parce que 
j'ai mangé de la vache enra- 
gée, bul ragal, di nâ savar ta 
ligèy, ndégé sonâ nâ lu kèn 
hamul. — (Se) mutuellement, 
lèkanté. — s. m. iïam v. dundu b.. 



MAN 



— 377 — 



MAN 



MANGEUR, s. im, lèkâkât b., 
ku lèkâ lu baré. 

MANGLIER, s. m. mbugan g., 
mangé, mangi g., héh g., sa- 
nar g. 

MANGUE, s. f. mango b. 

MANGUIER, s, m. mango, 
niangMé g. 

MANIABLE, adj. . traitable, 
nôy, nôy diko, yombâ, moka. 

MANIAQUE, s. m. dof.b., baré 
diko. 

" MANIE, s. f. dofay b., ndo- 
fay m., ndofin v. Sa manie est 
de se croire roi, ndofin âm, mô 
di haaiàt né bûr lu. 

MANIEMENT, s. m. adminis- 
tration, ntaytu g., topato b. 

MANIER, v. a. toucher avec 
la main, lambâ, motohal. 

MANIÈRE, s. f. mpèhé m. 
Manière de l'aire, dèjarin v., li- 
gèyin v.; de dire, vahin v. Ce 
n'est pas de cette manière qu'il 
faut faire, du nônu la nu vur a 
dèjé — (à la) de, nakâ, niki, 
ni. — (de) à, de manière que, 
bè. Conduisez-vous de manière 
à mériter l'estime de tous, na 
ngën dundâ bu bàh bè népâ fe- 
rai l'en. 

MANIÉRÉ, adj. borqm diko, 
nêhlânkat b. 

MANIFESTATION, s. f. mpênu 
m.,, vonéu b. 

MANIFESTE, adj. tes, or, lu 
népâ ham, lu di fèiï. Le fait 
est manifeste, lef li dégu nâ lé 
avu ta dekâ bâ bépâ. 

MANIFESTEMENT, adv. bu 
or, bu fès. 

MANIFESTER, v.a. von, voné, 
fênal, fënlô, yéglé. — (Se), vo- 
néu, fên. 

MANIGANCE, s. f. lahas b., 
nahé b., de] i musâtu. 



MANIGANCER,' v. a. fèhéy, 
musé, musâtu, sol i nopd. 

MANIOC, s. m. nambi g. Je 
viens vous demander des plants 
de manioc, du ma la nânsi 
ndembat i mambi. 
'mANIVEAU, s. m. lavu b. 

MANIVELLE, s. f. dapu b. 

MANOEUVRE, s. f. ligèy b. 
— exercice des troupes, mâd b., 
sôsô b. Faire la manœuvre, 
mâd. La faire faire, màdlô, — 
moyens, mpèhé m. Il est par- 
vertu à ses fins à force de ma- 
noeuvres, jèhéy nâ lu nèkâ bè 
dot ta la mu beg'ôn. ■ — s. m. 
ligèykât b., ligèyânkât b. 

MANQUANT, adj. ku utê. Les 
élèves manquants seront punis, 
fia uté k'ïlas, di nânu lèn dân. 

MANQUE, s. m. nakâ b., moy 
m. Le manque d'eau a nui 
beaucoup >u mil, tavul bu doy, 
mô yahi'i dizgup di. — de, loc. 
pr. ndé g é nakâ. r.dégé là. ?1<5 
nakâ, kn arnul. C'est manque 
d'ardeur, sanarade tah. Ce n'est 
pas manque de force, du nakâ 
dôlê tah. - — de parole, vah du 
dèn. — de goût pour la nour- 
riture, tuh b. 

MANQUÉ, adj. défectueux, 
nâr, yuhu. C'est un ouvrage 
manqué, ligèy bu yahu là. 

MANQUEMENT, s. m. moy 
m., ndùm g. 

MANQUER, v; n. faire une 
faute, se tromper, moy, dûm, 
tom. — de, nakâ. - — de force, 
nakâ dôlé, név dôlé. — - d'esprit, 
nakâ nhèl, dof, noradi. — 
d'égards, ya.b, nakâ kèrsâ. II 
lui a manqué de respect, nakê 
nâ ko kèrsâ. — de parole,- am 
nâr i vah, or digé. Il a manqué 
de parole, bât âm dèn nâ. — de 



MAN 



3 7 8 



MAR 



courage, yohi, bahar. — d'habi- 
leté, tune, hérénadi. — faire 
faute, iiakâ, amul, en tournant 
la phrase. C'est l'argent qui me 
imanque, du ma amul hâlis. — 
de, être sur le point de, hal, 
hav, potah. <— v. n. n'être pas 
présent à, uté, fèkéul. Tu as 
manqué le dîner, uté nga an. 
— ne pas atteindre, moy. Je 
n'ai pas eu de chance, j'ai man- 
qué deux biches, nakâ nâ mûr 
bè moy nâr i mbilâ. 

MANSUÉTUDE s. î. lâ-bîr g., 
lètay b., bâhay b., mun g. 

Manteau, s. f, togu b.. 

mantô b. 

MARABOUT, s. m. serin, se- 
rin b.' — oiseau, ngëd m. 

MARABOUT AGE, s. m. def i 
serin, ntérin g. 

MARAIS, s. m. dëg b — sa- 
lan, dëg u horom. 

MARASME, s. m. dêhay b., 
yôyay b. A cause du marasme 
des affaires, ndêgé ndây amul. 
MARÂTRE, s. f. ndèy'teh, 
v-ud'u ndèy. — mère dénaturée, 
ndèy du sohor, ndèy du di so- 
horé i dôm âm. 

MARBRE, s. m. hêr vu rafèt, 
marbar b. 

MARBRÉ, adj. mèl ni mar- 
bar, nirô'k marbar. 

MARBRER, v. a. nirâlê'k mar- 
bar. 

MARC, s. m. nâlit v. 
MARCASSIN, s. m. mbâm-ala 
mu ndav. 

MARCHAND, s. m. dâykât b., 
dulâ b., dulâkat b., sopandiku- 
kât b., dâyâtukât b. Marchand 
de chevaux, dâykât i fas, âdar 
b. — adj. qui se vend bien, 
dar. 



MARCHANDAGE, s. m. va- 
hûlé b. 

MARCHANDER, v. a. virante 
ti ndég, vahanté, vahâlé. - — 
(ne pas) sa vie, dây sa bakân. 
— v.n. hésiter, nimantu, ninvsé. 
Il n'y a pas à marchander, varu 
la tê nimsé. 

MARCHANDEUR, s. m. véran- 
tékât b., gétènkât b. 

MARCHANDISE, s. f: ndây m., 
dur g., ndugâ m. 

MARCHE, s. f. doh b., rungâ 
b. Il y a cinq heures de mar- 
che entre Joal et Nianing, ku 
dogé Doala dèm Naning, rungâ, 
dâ ami durom i vahtu ta yôn 
wa _ — démarche, dohin v. Je 
l'ai reconnu à sa marche, ta 
dohin âm là ko hamé. — pré- 
cipitée, vâhu b. — à la file, tè- 
glé, tèglanté b. — affectée, sorte 
de danse, yâbâ d., gâdo g. — 
(se mettre en), av yôn, dèm. 

— degré, dégo b.. 
MARCHÉ, s. m. de b., dâyu- 

"kay b., ndangûn l. Quand on 
va au marché, il faut porter de 
l'argent, vâhu ndangân, yobul 
ndég. — ce qu'on a acheté, 
n'déndâ m. — prix, ndég l. Bon 
marché, ndég lu nêh. C'est loin 
d'être à bon marché, ndég li 
méti nâ, nahari nâ. — (faire 
un), dcndé. J'ai fait un marché 
avec lui, déndé nà'k môm. Je 
lui ai mis le marché à la main, 
vah nâ ko né, men nà nangu, 
men nâ bail itam su ko nêhé. 

— (avoir bon) de quelqu'un. 
men ko bu yombâ ; ter ko, dân 
ko bu yombâ. — (par-dessus le), 
î.èg ta, génav lôhi. Donner par- 
dessus le marché, tèg, doli, 
bunâ. 



MAR 



û/9 — 



MAR 



MARCHEPIED, s. m. dégo b. 

MARCHER, v. n. doh, av 
yôn, rurigâ. Rungâ se dit par 
opposition à dugâ gCd, aller en 
bateau, et à var /os, aller à che- 
val. — (faire), dohlô. — en- 
semble, andâ, dohando, langô, 
andando. ■ — à la tête, ditu, 
dite. Marche en avant, nâ nga 
dîtu. — à la file, dîtlé, tèglé, 
tèglanié, tôflanté, toftoflé — 
à la suite, topa. Marche après 
moi, dahal, {topai, dàral) ti 
samâ i tanka. — ou courir à la 
suite d'un cavalier, liru. ■ — 
vite, vàhu, gûv, dâv, doh bu 
gui-, nuv fer. J'ai marché plus 
1 vite que lui, ma ko rav. — - 
(l'aire) vite, vàhulô, gâv'tô, dohlô 
bu gâv. — en parlant d'un na- 
vire, dâv. Le bateau de Samba 
Bay marche bien, gûl u Samba 
M'bay di nâ dâv kat. — en sui- 
vant le rivage, tèfèsu, topa té- 
fès. J'aime mieux marcher sur 
le rivage, topa téfès a ma gê- 
nai. — ■ droit, en droite ligne, 
dubal, dublu. ■ — de côté, dohé 
vèt. — autour, ver. — avec 
fierté, dûgu, Icdèmlédèm. ■ — 
lentement, avec gravité, no- 
lahndiku (se dit proprement de 
la marche du chameau. — dif- 
ficilement par vieillesse, méngâ. 
— lourdement et péniblement, 
yukyuki, yukukuki. — avec af- 
fectation en se balançant, dayu, 
saysayi. — en balançant le corps 
et les bras, katarkaiari — en 
chancelant, comme les ivrognes, 
daydayi, dayidayi, kayikayi, 
tértéri, treftrefi. — sans savoi'- 
où l'on va, tembâlu, tunuhtu- 
nuhi. — avec des béquilles ou 
un bâton, sukôt, sukôtu. — sur 
des échasses, takâba, dulimâsa. 



' — à cloche-pied, tin'gé, ton- 
goli. — en écartant les jam- 
bes, vakân. — de tous côtés, 
en parlant des crabes, yangâbâ. 
■ — avec empressement et en 
frappant du pied, kâtabkâtabi, 
digdigi. Tu fais toujours du 
bruit avec les pieds en mar- 
chant, kâtabkâtab rèkâ ngà 
dohé. ■ — à grands pas, nadarrt- 
nadami, nédabnédàbi. — d'une 
manière brusque quand on est 
fâché, vahâri, vahânvahàni. — 
comme un vieillard qui veut 
courir, ùèlùvU. — en sautillant, 
toptop. — à quatre pattes, en 
se traînant comme les enfants, 
rnm. Si l'enfant qui se traîne 
encore commence à voler, quand 
il sera grand, il prendra des 
troupeaux, râm, satâ, su mage, 
dèl i gétâ. — (apprendre à) aux 
enfants, tète. 

MARCHEUR, s. m. dohkât b. 

MARCOTTAGE, s. m. dem- 
bat b. 

MARCOTTE, s. f. ndembât b. 

MARCOTTER, v. a. dembât, 
dimbât, dombât. Celui qui mar- 
cotte, dembâtkât b. 

MARDI, s. m. talàta d, 
mardi d. 

MARE, s. f. dëg b., kamba 
g., tâtà b., ta i ndoh, ndoh 
mu ta. 

MARÉCAGE, s. m. binit b., 
dëg b., potopoto b. 

MARÉCAGEUX, adj. potopoto. 

MARÉE, s. f. mpêsê'k mpêré, 
nas ak gêt. — haute, mpêsé m., 
gêt gu fês. La marée est haute, 
gêt gi fês nâ, mpêsé mi dad 
nâ. — basse, mpèré m., gêt gu 
. fer. La marée descend, gêt gà' 
ngê fèr ; elle est basse, mpêré 
mi dad nâ. 



MAR 



— 38o — 



MAR 



MARGAY s. m. saèl v. 

MARGE, s. f. (avoir de la), 
dot, am ndot, yakamtiul. 

MARGELLE, s. f. pind'âb tên 
b. — (mettre une) à un puits, 
pindal tên. 

MARI, s. m. deker d., bo- 
rom ker. Mon mari est bien 
malade, sumâ deker dér nâ bu 
méti. — (avoir le même), udé, 
vudé, vudanté. Ces deux fem- 
mes se disputent tous les jours, 
parce qu'elles ont le même 
mari, nâr i digèn yôyu, bef bu 
sèt la iïô hulô, du. iïô vudé. 

MARIABLE, adj. met a séy, 
met danhâ. 

MARIAGE, s. m. séy b. Le 
mariage n'est pas une plaisan- 
terie, séy du tâhan. — célébra- 
tion des noces, ntët g. On m'a 
invité à un mariage, ô nânu ma 
ta ntët. 

MARIE, s. f. Manama, Mari. 
On dit, comme en français : La 
sainte Vierge, Hêk bu sèlâ bu; 
la Mère de Dieu, ndèy u Yalla, 
ndèy u Yésu, etc. Marie est no- 
tre mère, notre protectrice, no- 
tre avocate, Mariâma di sunu 
ndèy, sunu tahavukât, sunu 
laékât. 

MARIÉ, s. m. borom'séy. Une 
nouvelle mariée, set, séy b. 

MARIER, v. a. séylô. — don- 
ner en mariage, niay, mayé ti 
séy. — (Se), être marié à, séy, 
takâ séy. Mon frère aîné s'est 
marié avec la fille d - ; roi, sumâ 
mag séy nâ'k dôm u bûr, dôm 
u bûr la séy al. — en secondes 
noces, séyat. — (chercher à se), 
en parlant d'une femme, séyân. 

MARIEUR, s. m. séylôkât b. 

MARIGOT, s. m. (mot usité 
dans la colonie), dèh g., bo- 



long b., kala g., tan b., ndé- 
nèr l. 

MARIN, adj. u g et. — s. m. 
va gai, matlot b., lapto b. 

MARINE, s. f. yef i gêt. Il 
entend bien la marine, men nâ 
topato gâl bu bah. — puissance 
navale, gâl y. Les Anglais ont 
une bonne marine, Angâlé yâ 
am nânu gâl yu baré, men 
nânu lu baré ti g et. 

MARITAL, adj. u deker. La 
puissance maritale, sansan u 
deker. 

" MARITALEMENT, adv. niki 
deker. 

MARITIME, adj. u gêt. Les 
forces maritimes, gâl y. — pro- 
che de la mer, lu dégéiï gêt. 
Une ville maritime, dekâ bu 
nèkâ ta têfès. 

MARMAILLE, s. f. halèl y., 
gûné y. 

MARMITE, s. f. Un, ntin L, 
kavdîr g., kondiru b., sôdèr b. 

MARMITON, s. m. rapâs b. 

MARMONNER, MARMOTTER, 
v. a. noromtu, ilurumtu, ru- 
muntu. 

MARMOT, s. m. gûné g., ha- 
lèl b. 

MARNE, s. f. ban b. 

MARNEUX, adj. nirô'k ban. 

MARONNER, v. n. nurumtu. 

MAROQUIN, s. m. dèr u bèy 
bu nu uli. 

MAROTTE, s. f. et u dof. 
C'est sa marotte, ta la dèf bop' 
am, tôtâ rèkâ là dèf nhèl âm. 

MARQUANT, adj. (homme), 
homme de marque, ku am 
demâ, nit ku doli. 
" MARQUE, s. f. redâ b., hamu- 
kay, haméukay b., mandargâ 
m. — de coups reçus, tèndèn, 
tendendir b. Porter les mar- 



MAR 



— 38] 



MÂT 



ques de coups, tendendir. Don- 
ner des coups qui laissent des 
marques, tendendirlô. — de la 
petite vérole, tipéntiku'ndam- 
bal. — qu'on apporte en nais- 
sant, nduduâlé g., lak'u ndu- 
■dualé. — preuve, firndé d. 
C'est une marque de l'amitié 
que je lui porte, dâ ma ti voné 
nakit là ko sopé. 

MARQUÉ, adj. lu nu redâ. 

MARQUER, v. a. redâ, ha- 
mélô, von, voné. Il l'a marqué 
au front, redâ nâ de âm. Cette 
réponse marque son ignorance, 
la mu tontu dèfâ voné hama- 
dê'm. — laisser des traces, en 
parlant de coups, tendendirlô. 
— (Se), redu. — mutuellement, 
redanté. 

MARQUETER, v. a. tiptipal, 
têpatépal. 

MARQUEUR, s. m. redâkâl b. 

MARRAINE, s. f. badèn b. 

MARS, s. m. maris. 

MARSOUIN, s. m. gélar, ngé- 
lar, gâlar b., pipa, pipi b. 
v MARTEAU, s. m. dûdu b., 
. maria b., 1ère, lêdé b., sèdé b. 
- — de forgeron du pays, sadu 
b., boldé b. — morceau de 
fer servant à percer Vilêr, 
vaku b. 

MARTIAL, adj. némén. Il a 
l'air martial, mèl nâ ni gôr. 

MARTIN-BÂTON, s. f. nguldé 
L, nul m., bantâ b. 

MARTINET, s. m. sadâ b. 

MARTIN-PÊCHEUR, s. m. ba- 
bukâr b. 

MARTYR, s. m. martir b., ku 
tùr dérèt âm ndé'gé vôn u 
Yalla. 

MARTYRE, s. m. martir g. 
Souffrir le martyre, nangu de 



alikéiï b., 

nebâ. — 

rèy, rèyat 
— récipro- 

rèy, rèyat, 



ndégé yôn u Yalla, tûr dérèt 
ndégé yôn u Yalla. 
. MASCARADE, s. f. alikén b., 
maskaràd b. 

MASCULIN, adj. u gôr, bu 
gôr. 

MASQUE, s. m. 
rhaskâ b. 

MASQUER, v. ; 
(Se), rërantal. 

MASSACRE, s. n 
6., nrèy, nrèyat m 
que, rêvante i>. 

MASSACRER, v. ; 
rèndi. 

MASSAGE, s. m. dampâ b. 

MASSE, s. f. réyay b. Quelle 
masse ! môkâ réy ! — réunion 
d'hommes, népâ. — ■ (en), népâ 
bokâ, népâ andâ. Ils sont venus 
en masse me saluer, nom népâ 
andâ nâïïu neyusi ma. — fonds 
d'argent d'une société, hâlis u 
mbôlo. Cotisons-nous pour faire 
une masse, nân lën bolâté hâ- 
lis dénia ko. 

MASSER, v. a. bôlé, dadalé. 
— presser avec les mains di- 
verses parties du corps pour les 
asssouplir, dampâ. 

MASSIF, adj. delà, didâ, dis. 

MASSIVEMENT, adv. bu delà, 
bu dis. 

MASSUE, s. f. 
L, ndambol g., 
m., htapâ l. 

MASTIC, s. m. maslik b. 

MASTICATION, 

MASTIQUER, v. a. tay, mas- 
tiké. 

MASURE, s. f. ruines d'un 
bâtiment, mabit g., todit v., 
tasit b. — habitation qui me- 
nace ruine, nêg bu yahii, tâh 
mu begâ mabâ. 

MÂT, s. m. ma b. J'ai deux 



ngul, nguldé 
vardi L, nul 



f. yéyay b. 



MAT 



38 2 



MAU 



mâts à faire arranger, begâ nâ 
dèfarlu iïâr i nia. 

MATAMORE, s. m. ku di né- 
ménnéménlu, ku di gôrgôrlu. 
Ce n'est qu'un matamore,, rêv 
nâ laméiï té név hêh. 

MATELOT, s. m. matlot b., 
va gûl. — indigène, lapto b. 

MATER, v. a. mortifier, mo- 
kal. 

MATER, v. a. sampal ma, 
muté. 

MATÉRIAUX, s. m. pi. lu 
nu, tabahé, lu nu ligèyé. 

MATÉRIEL, adj. lu am ya- 
ram. C'est un homme bien 
matériel, yef i yaram rèkâ la 
topato. — s. m. dumtuây b., 
yef y. Le matériel de .l'impri- 
merie, là nô dèfaré tëré. 

MATÉRIELLEMENT, adv. gros- 
sièrement, bu nâv. — abso- 
lument, môs, ta degâ. Cela 
m'est matériellement impossi- 
ble, menu ma ko dèf môs. 

MATERNEL, adj. u ndèy. Elle 
l'aime d'une affection mater- 
nelle, ntofèl u ndèy la ko sopé. 
La langue maternelle, lak'u 
ndudu. — (côté), ligne mat r- 
nelle, hêl v. C'est mon parent 
du côté maternel, ti sumâ hêt 
la bokâ. 

MATERNELLEMENT, adv. niki 
ndèy, bu met ndèy. 

MATIÈRE, s. f. lef L, lu nu 
dèfaré lef. — par opposition à 
esprit, def i yaram. — fécale, 
valanké v. — cause, lu tah, lu 
indi, terminaison 16. Cela don- 
nera matière à dispute, di nâ 
indi hulu. Il n'y a pas ma- 
tière à rire, amul lu l'en rêlô, 
metul a rêlô nit. — (en) de, 
„(u, ti, nak après un mot. 

MATIN, s. m. lelek s., suba 



s. Demain matin, eleg ta le- 
leg. — (de grand), ta leleg tel, 
ta subâ tel, ti ndèl, ti sab'ga- 
nar. — (se lever, partir de bon), 
hèy, hèyhèy, ndèlu, sab-ganaru. 
— (faire lever de bon), hèylô, 
d,oglô tél. — (venir de bon), 
hèysi, tel a nev. — (être en 
retard le), nàdé. — de dis heu- 
res à midi, yôryôr b. 

MATINAL, adj. hèy, hèysi, 
ndèlu, tel a dog, tel a ilev. — 
qui appartient au matin, u le- 
leg. 

MATINÉE, s. f. leleg s. 

MATINEUX, adj. ku di tel à 
dog. Mon frère est matineux, 
sumâ mag-di nâ dog la leleg- 
tél. 

MATINTÈRE, adj. (étoile), 
mbiril g. L'étoile matinière (du 
matin) est levée, l'aurore com- 
mence à paraître, mbirit gâ 
fèha nâ, fadar du har nâ. 

MATRICE, s. f. ndurèf g. 

MATRIMONIAL, adj. u séy r 
lu bokâ ti séy. 

MATURATIF, adj. lu di nôrlô\. 

MÂTURE, s. f. ma y. La mâ- 
ture de ce navire est excellente-, 
ma i gâl gôgu bâh nâiïu loi. Il 
s'entend à la mâture, mô men 
a dèfar i ma. 

MATURITÉ, s. f. noray b — 
de l'âge, magay b.. — (avec), 
bu têv, bu têylu. 

MATUT1NAL, adj. u leleg. 

MAUDIRE, v. a. môlu, rebâ, 
alak, kabâr r musibal, tant a,. 
nân-Yalla. Ce mot signifie aussi 
bénir, suivant le contexte. 

MAUDIT, adj. a.lku, afaku, ku 
nu alak, ku nu môlu. Les mau- 
dit?, nu alku ûâ, nit i naru- 
lay. 



MAU 



383 



MÉC 



- MAUGRÉER, v. n. hul, nu- 
rumtu, saga, tant a. 

MAURE, MORE,' s. m. nàr b. 
Ce sont les maures qui . ont 
pillé le village, nâr yâ ndangal 
fi dekiï bi. Pour aller chez les 
maures (pour remplir une fonc- 
tion difficile), il faut l'expé- 
rience de l'âge mûr, dèm Ga- 
nâr, mag à ta gen. — pur sang, 
purun b. Un purun est un 
maure venu de la mer, purun 
mô di nâr i gët. — (traiter de 
Turc à), sohoré: Il le traite 
de Turc à Maure, dèf ko sohoré 
bè hamatul. 

MAURESQUE, MORESQUE, 
■adj. u nâr, lu bokâ ti nàr y a. — 
s. f. dïgèh i nàr, nâr bu di- 
gèn. 

MAUSOLÉE, s. m. dosai gu 
tafèt. On lui a élevé un su- 
perbe mausolée, tahaval nârïu 
ko dosai gu dahâ rafèt. 

MAUSSADE, adj. nahari dé- 
rèt, lâluul, yombul a lâl, nan- 
gôdi, nangôri. - — ennuyeux, 
Sôf, safadi. 

MAUSSADEMENT, adv. ak 
najiari dérèt, bu sôf. 

MAUSSADERIE, s. f. nahari 
dérèt g. 

. MAUVAIS, adj. bon, bâhul, 
ây, arâm. Il a très mauvaise 
tête, déjà deher bopâ ni nda- 
dân. Il a mauvais cœur, ây nâ 
bîr. Le mauvais ange, nhèl mu 
bon, séytâné. Un mauvais su- 
jet, snysây b., nit ku bon, nit 
ku bon a bon. Faire mauvaise 
mine à quelqu'un, l'on nit ka- 
nam gu nahari. Il prend tout 
en mauvaise part, lu nèk":, di 
nâ ko dapé lu bon, di nâ ko 
valbâti ti 'lu bon. — (plus), 
yës, gen a bon. Il est encore 



plus mauvais, mô gen a bon 
sah. — (rendre), bonlô, âylô, 
saysâylô, yahâ. — s. m. lu bon. 

— adv. (sentir), hasav. Il fait 
mauvais aujourd'hui, asaman 
si nêhul tèy. Il fait mauvais, 
il est, dangereux, bâhul. — 
(trouver), nangôdi, nangôri 

MAUVE, s. f. las g., vutèn i 
bet (L). 

MAXILLAIRE, adj. u gâm, lu 
bokâ ti gâm. 

MAXIME, s. f. vah i mag, 
degâ gu or, yah b. C'est chez 
nous une maxime, Volof Nday 
né nâ, môm là nu dapâ. 

MAXIMUM, s. m." lu gen a 
réy, tanduay b. 

ME, pr. pers. ma, man, sumâ 
bopâ. Me voici, mângi. 

MEA-CULPA, s. m. sumâ ntè- 
yèf la. Il fait son mea-culpa, 
mungê vêdal bop'âm né mô ko 
dèf. 

MÉCANICIEN, s. m. dèfarkât 
i masin, topatokât u sahâr. 

MÉCHAMMENT, adv. bu bon, 
bu sohor, ak ntohorté. 

MÉCHANCETÉ, s. f. ntohor 
g., ntohorté L, nhosté g., mbo- 
nay g., diko du sohor. — ac- 
tion méchante, def u ntohorté, 
ton b. — parole blessante, bât 
bu nahari, hasté b. 

MÉCHANT, adj. mauvais, bon. 

— cruel, sohor, ây, his, nangâ. 
Qui est 'méchant à la maison 
est méchant partout, ku sohor 
ti sèn ker sohor fu nèkâ. Tu 
es méchant, yâ sohor (on peut 
le dire par plaisanterie, comme 
en français). • — (être) pour 
quelqu'un, sohoré Pourquoi 
es-tu si méchant envers ta 
sœur? lu tah nga sohoré nilé 
sa digèn? — s. m. nit ku bon, 



MÈC 



MËD 



nit ku sohor. Les méchants, nu 
bon fia. 

MÈCHE, s. f. d'une lampe, 
d'une bougie, tâlukay b., nît 
b., mes b. — de cheveux, dubâ 
b. Mèche de cheveux laissée sur 
les deux côtés de la tète, près 
du sommet, paha b. — d'une 
vrille, d'un vilebrequin, benu 
. b., benukay b. 

MÉCOMPTE, s. m. ndûm g., 
yàkar du tas. 

MÉCONNAISSABLE, adj. lu 
nu menul a hamé, yombul a 
ham. /Il est méconnaissable, ni- 
rôtul la mu nèk'ôn, kènâ menu 
ko hamé. 

MÉCONNAISSANCE, s. f. na- 
kângerem g. 

MÉCONNAISSANT, adj. fiakâ 
ngerem, geremadi. 

'MÉCONNAÎTRE, v. a. fâkâ, 
hamul, hamatul. — désavouer, 
ban, védi. Il méconnaît sa mère, 
dèfù haft ndèy am né hamu ko. 
— (Se), fakâ sa bopâ. 

MÉCONTENT, adj. naharlu, 
b'égadi, bégari, nakâ mbégâ, 
nipu. v Au point qu'il est mé- 
content, bè mu di naharlu. 

MÉCONTENTEMENT, s, m. bé- 
gadi, bégari g., nahar v. — 
(marquer son) en se pinçant les 
lèvres, né tip, tîpu. 

MÉCONTENTER, v. a. nêha- 
ladi, nahari, naharal, indi na- 
har, yob nahar, dîsal hol. 

MÉCRÉANT, s. m. dulitadi, 
saysày b., gemadikat b., 

MÉDAILLE, s. f. méday b. — 
(le revers de la), lu di yahal. 

MÉDAILLÉ, adj. borom mpal, 
ku am. 'mpal, kâ nu doh mé- 
day. 

MÉDAILLON, s. in. méday bu 
ré v. 



MËDECIN,s. m. fadkat b. Le 
temps est un grand médecin, 
damano dâ, fadkat bu réy la. 
— qui soigne les maladies de 
langueur, râgalkât b. — çuro- 
*péen, doktor b. — du pays, 
qui mêle des superstition* à 
ses remèdes, dabar, débar b., 
débarânkat b., dabarànkat b., 
déberkât b. — marabout, va- 
nankât b. 

MÉDECINE, s. f. mpad m.; 
garap g: — charlatanisme, ndé- 
bar g., dabarân b. — remède 
pour se purger, garap g., nctri- 
dal b. — (exercer la), fadân, 
dabarân, débaràn. 

MÉDIATEUR, s. m. marlé- 
kât, marâlékât b., rafètalkât b., 
fasalékât b., diganté bu. — 
(faire l'office de), marié, marlô, 
morale, fasalé, rafètal. La samte 
Vierge est notre médiatrice au- 
près de Dieu, Hêk'bu sèlâ_ bâ 
di surin marâlékât fa Yalta. 

MÉDIATION, s. f. marié, nui- 
rai é b. 

MÉDICAL, adj. u fadkïd, lu 
di fad. Cette plante a des pro- 
priétés médicales, nah mile men 
nû fad nit. 

MÉDICAMENT, s.m. garap g. 

MÊD1CAMENTER, v. a. dohé 
garap, râgal. — (Se), del garap 
yu baré 

MÉDICAMENTEUX, adj. lu di 
fad, garap g. 

MÉDIOCRE, adj. tût, èm, 
név ; réyul, baréul. C'est bien 
médiocre, név nâ loi. Au-des- 
sous du médiocre, lu yës. 

MÉDIOCREMENT, adv. ou 
tût; bu èm, bu név. 

MÉDIOCRITÉ, s. f. alal du 



MËD 



385 — 



MÊL 



MÉDIRE, v. n. dev, devâté 
fènaï, bâtai, tant a, vakaûdogop. 

MÉDISANCE, s. f. dev b., 
ndev m., ndevâté g. La médi- 
sance ne l'a pas épargné, dev 
nunu ko. 

MÉDISANT, s. m. devkat b. 
La langue du médisant est à 
craindre, laméiï u devkat ây nâ, 
met nâ ragal. 

MÉDITATIF, adj. ku di ha- 
lât 

MÉDITATION, s. f. halàt b., 
halùt Y alla b., nân u nhèl. 

MÉDITER, v. a. halàt, halât 
bè hèli, t'en, rabat ti nhèl, ru- 
mun. — projeter, hèlo, èbu. 
Il médite une vengeance, di nâ 
dëm a fèyu. 

MÉDIUS, s. m. bàrâin u-digâ. 

MEDULLAIRE, adj. u yuhâ, 
mèl ni yuhâ. 

MÉFAIT, s. m. ton b., ndè- 
kar /., moy m., bakar b., def 
du l>on, nâvtèf g. 
" MÉFIANCE, s. f. ôlodi, vô- 
lodi g. 

MÉFIANT, adj. ôlôdi. 

MÉFIER, (Se), v. pr. ôlôdi, 
vôlôdi. Je me méfie de cet 
homme, nit kôku kât, ôluu ma 
ko. 

MÉGARDE, (par), loc. adv 
ak ntèyéful, ak têylôdi. Je l'ai 
fait par mégarde, tèyu ma ko. 

MÉGÈRE, s. f. digèn du so- 
hor, digèn du nahari dérèt. 

MEILLEUR, adj. gen, gen a 
bâh. Il est bon, mais son frère 
est encore meilleur, bâh nâ, ' 
vandé rak'âm u ko gen. C'est 
le meilleur des hommes, amul 
morom, mô gen ti nit ni népâ. 

— (.se croire), genâtlé sa bopâ. 

— (vendre)-, genlô, bâhlô. Se 
rendre meilleur, genlu Avoir 



des choses meilleures, genlé. 
C'est ton enfant qui est le meil- 
leur, va genlé dôm, sa dôm a 
ta gen. 

MÉLANCOLIE, s. f. yogôrlu 
g., nahar v. D'où vous vient 
cette 'mélancolie ? lu la indi 
nahar? 

MÉLANCOLIQUE, adj. yo- 
gôrlu, yogôr, né yoga. 

MÉLANCOLIQUEMENT, adv. 
bu yogôrlu, ak nahar. 

MÉLANGE, s. m. rah, rahé b., 
dahasé b., bôlé b. La forêt est 
un mélange de toute sorte d'ar- 
bres, alâ bi, rah i garap yu nèkâ 
la. Un bonheur sans mélange, 
bqnêh bu met, banêh bu amul 
morom. 

MÉLANGER, v. a. rah, da- 
hasé, bôlé, rubâté. — de la 
bouillie avec de la viande ou 
du poisson, gar. Ce mélange 
même se nomme gar b. — (Se), 
être mélangé, rahé, dahasô. 

MÉLASSE, s. m. milas, mê- 
las m. 

MÊLÉE, adj. (compagnie), 
rahé i nit. 

MÊLER, v. a. rah, dahasé, 
bôlé. Je lui ai donné de l'eau 
mêlée avec du vin, rahé'ndoh 
ak bin là ko doh. Ne me mê- 
lez pas dans vos affaires, oui 
ma bôlé ti sën i yef. — em- 
brouiller, ledal, lahas. — (Se), 
rahé, dahasô, bôlô. — de quel- 
que chose, bôlé, bokâ, dô sa 
bopâ, tabal sa loho, né rebah. 
Il se mêle de tout, lu nèkâ di 
nâ ta tabal loho' m. Il ne sait 
ce que l'on dit, et cependant il 
veut s'en mêler, hamul U nô 
vdh, térétil mu né ta rebah. 
De quoi vous mêlez-vous? ana 
sa yôn? Pourquoi vous mêlez- 



MÉL 



386 — 



MEN 



vous de ce qui ne vous regarde 
pas? lu tah nga dô sa bopâ ti 
lu sa yôn nèkul? — de tout, 
baré menmen, baré solo. ■ — 
prendre soin, topato. 

MÉLODIE, s. f. pélo b.,. tu- 
hay b., voy vu nêh. 

MÉLODIEUSEMENT, adv. ak 
pélo, bu nêh. 

MÉLODIEUX, adj. am pélo. 
tuhâ, nêh. Il a une voix mélo- 
dieuse, nêh nâ bât. 

MÉLOMANE, s. m. f. voyân- 
kât b., ku begâ voy bè dof. 

MELON, s. m. hâl b. — d'eau, 
dombos d., bérèf b. — (sorte 
de) sauvage, hâl u buki. 

MEMBRANE, s. f. dèr b., tan- 
gay b. 

MEMBRE, s. m. ter b., tanhas 
b. — partie, ter b., vala v. — 
d'une société, ku bokâ fi. Il est 
membre de notre confrérie, 
bokâ nâ ti sunu mbôlo. 

MEMBRE, adj. (bien), dèkâ 
ter i yaram. 

MEMBRU, adj. por-ikal b., bo- 
rom ydh. 

MEMBRURE, s. f. vèn u ya- 
ram. 

MÊME, adj. et adv. sah, sah- 
sah, sénèn, it, itam. Cela même, 
lllé sénèn. C'est .ainsi même, 
nilé sénèn, nônu s ah s ah la. 
C'est lui-même, môm sahsah 
la. C'est une seule et même 
chose, yépâ bènâ la. N'est-ce 
pas la même chose? ndah du 
yépâ bènâ? C'est la bonté même, 
bâh nâ bè amiil morom, bah 
nâ bè dof. Je vous dirai même, 
di nâ la vah itam. — semblable, 
nirô, mêl. Il a le même carac- 
tère que son père, diko'm nirô 
nâ'k du bây âm. — (de), nônu, 
nâ. II en est de même de son 



jeune frère, rak'âm nirô nâ'k 
rnôni. — (de) que, nakâ su r 
nakâ, niki. De même qu'au 
temps de sa passion, niki ta 
damano' ntônô' m. De même 
que la paille s'enflamme faci- 
lement, de même le colérique 
se met promiptement en co- 
lère, nakâ fiah gav â tâké, 
nônu là ku nahari dérèt gav 
â mère. — (être à), men, sari, 
vâd. Vous êtes à même de 
m 'aider si vous le voulez, mien 
nga ma dimali su la nêhé. Je 
ne suis pas à même de partir 
en ce moment, vâdu ma bè 
dèm lëgi. 

MÉMENTO, s. m. mpataliku 
m. Au mémento des morts, ta 
mpataliku' fia de. 

MÉMOIRE, s. f. faculté de se 
souvenir, mpataliku m., nhèl 
m. Mon fils a une bonne mé- 
moire, sumâ dôm am nâ nhèl. 
nêh nâ nhèl. — souvenir, fa- 
taliku b., mpataliku m. — (gar- 
der la), fataliku, ban â faté. En 
mémoire de ses .bienfaits, rtdah 
fatali, ndah nu fataliku i ndè- 
kà'm. — (perdre la), faté. La 
perdre par l'effet de la vieil- 
lesse, nâg. — (réciter de), tari, 
dahari, duras. Je ne puis le 
récite'' de mémoire, menu ma 
ko dahari. Les Noirs de la co- 
lonie disent plutôt; menu' ma 
ko par cœur. — réputation 
d'une personne après sa mort, 
tur v. — s. m. mpatalikukay 
b., mbindâ m. 

MÉMORABLE, adj. doli, lu 
met â fataliku. 

MENAÇANT, adj. lu di heblé, 
lu di ragallô, lu di digu. Un 
ton menaçant, galan'.digu. 

MENACE, s. f. teku b., digu 



MEN 



— 38- — 



MEN 



b., meb m. Je ne suis pas 
homme à craindre les menaces 
de quelqu'un, nèku ma ku 
teku'nit men a tîtal, digu'nit 
du nù ma tîtal mukâ. 

MENACER, v. a. teku, meb. 
Le malheur qui menaçait la 
ville, kasara gi don meb dekâ 
bâ, kasara gi mu beg'ôn a 
dâné dekâ bâ. — par rancu e, 
par vengeance, Il m'a menacé 
du bâton, digu nâ ma bantâ. 
— en levant le bras, hati. — 
faire peur à un enfant, hebal, 
heblé, humbâl. — ruine, begâ 
maba. 

MÉNAGE, s. m. ndébôt, ndo- 
bôt g. Celui qui a la charge du 
ménage, débôt d. — ustensiles 
de ménage, ndumtuây u ker, 
ndap y. Sa femme tient bien 
son ménage, dabar âm di nâ 
topato ker âm bu bâh. 

MÉNAGEMENT, s. m. art de 
manier, topato b. — égard, té- 
ral b., têylu g. User rie ména- 
gements envers quelqu'un, té- 
ral, dèj ndankâ'k nit. 

MÉNAGER, v. a. user avec 
économie, yahan, yahanti, ya- 
hantal, sakantal. — une chose 
pour la conserver plus long- 
temps, faténtal, fotèntal (L). — - 
traiter avec égard, téral. — ne 
pas user de toutes ses forces 
contre quelqu'un, niblu. — 
procurer à quelqu'un, topatôl, 
dental, sakal. — une surprise, 
bètâ. Je vous iménage une sur- 
prise agréable, di nâ la bèté lu 
la nêh. — (Se), avoir soin de 
sa santé, votu sa bopâ, ban a 
ligèy bu méti. — se conduire 
avec adresse pour ne choquer 
personne, ban â ton kènâ. — 
ménager à soi, dental sa bopâ. 



ût, . dagalal sa bopâ. — adj. 
yahankat b. 

. MÉNAGÈRE, s. f. digèn du 
topato, du saytu ker. Sa femme 
est une excellente ménagère, 
dabar âm di nâ topato ker âm 
bu bâh â bâh. »; 

MENDIANT, s. m. yèlvànkât 
b., sarahtuânkât b. Je n'aime 
pas les mendiants paresseux, 
begu ma nu taèl di sarahtuân. 

MENDICITÉ, s, f. èlvân, yèl- 
vân g., sarahtu b. 

MENDIER, v. a. èlvân, yèl- 
vân, sarahtu. Il n'est pas agréa- 
ble de mendier, « May ma » 
nêhul. — par habitude, sarah- 
tuân. — (aller) çà et là, dun- 
dâni. — rechercher avec bas- 
sesse, dagân, sufèl sa bopâ di 
■nàn, nân ak torohté. 

MENÉE, s. f. lahas b., def. i 
musàtu. Je me défie de ses me- 
nées, ragal nâ lu mu. fèhéy ti 
sûf. 

MENER, v. a. yobu, gungé, 
dite. — avec soi, se faire ac- 
compagner, yobuâlé, andal. — 
conduire à, dèmé. Où est le 
chemin qui mène à Rufisque? 
ana yôn va dèmé Tangagët? - - 
de front plusieurs choses, laré, 
bôlé di topato. — pousser à, 
dèn, dental, tah, terminaison 
lô. C'est la paresse qui mène à 
la misère, taèl, mô di toska- 
rélô nit; taèl, mô di ndèy u 
toskaré. — à bien, mener à 
bonne fin, sotal, metâli. Il 
mène à bien tout ce qu'il en- 
treprend, lu mu dè'm, di nâ 
ko metâli. 

- MENEUR, s. m. ndît L, gun- 
gékât b. — celui qui est à la 
tête d'une intrigue, ndît L, ku 
di sol i nopâ, bopâ b. C'est le 



MEN 



MÊP 



meneur de la bande, mô lèn 
bopu, môm là nu topa. 

MENOTTES, s. f. pi. déng'i 
loho y. On lui a mis les me- 
nottes, déngà nànu i loho' m. 

MENSONGE, s. un. nar v., 
fèn v., kati v., lahas b., lu dul 
degà. 

MENSONGER, adj. lu dul 
degà, lu andâ'k lahas, lu di 
nahé. 

MENSONGÈREMENT, adv. bu 
dul degâ, ak nahé, bu andâ'k 
lahas. 

MENSTRUES, s. f. pi. faséré 
b., sukà s., ës'dulikay. — (avoir 
les), faséré, es, yës. — (ab- 
sence de), sot et u Kayor. 

MENSUEL, adj. lu di am vêr 
vu nèka. 

MENSUELLEMENT, adv. vêr 
vu nèkâ. 

MENTAL, adj'. u nhèl. L'orai- 
son mentale, ûân u nhèl. Alié- 
nation mentale, ndof g., ndo- 
fay m. 

MENTALEMENT, adv. ti nhèl. 

MENTEUR, s. m. narkât b., 
fènkât b., katikât b., prètân b. 
Ce mot signifie proprement: Es- 
clave des maures. Il est men- 
teur comme un esclave des 
maures, di nâ fèn ni prètân 
Que tu est menteur! yâ gen a 
fèn, vâlây! — adj. lu di nahé, 
u lahas. 

MENTION, s. f. sédé s., vah d. 

MENTIONNER, v.a. faire men- 
tion, vah, tudâ. 

MENTIR, v. n. nar, fèn, kati, 
fat (L), lahas, nah. Tu as menti 
au saint Esprit, fèn nga fi 
Nhèl mu sèlâ ma. Ne «mens pas: 
on ne croit pas le menteur, 
même quand il dit la vérité, 
bul nahé : kènà du gem nah- 



kat bâ su vahé sah degà — 
(faire), fènlô. Faire mentir pour 
soi, fènlu. — (faire semblant 
de), fènfènlu. 

MENTON, s. m. sikim b. 

MENU, adj. sèv, név. Le 
menu peuple, badolo yi. Je 
vous envoie cinq francs pour 
vos menus plaisirs, mangi la 
yoni derem nga sankà ko ti 
lu la nêh. Donnez-moi le menu 
du dîner, vah ma lu nu tèg tî 
ail. 

MENUISER, v. n. Ugèy mi- 
nisé. 

MENUISERIE, s. f. 'Ugèy u 
misais é. 

MENUISIER, s. m. nïtmsé 6. 
— du pays, faisant les mor- 
tiers a piler et divers vases en 
bois, malav b. Ces objets sont 
faits en général par les Laobé 
et les Sén. 

MÉPRENDRE (Se), v. pr. 
dûm, loin, davâlé, fàkà sa bopà. 

MÉPRIS, s. m. yab, yabèl g., 
hêb, hêbté g., mbétangi g., 
nâvlé b. Le mépris des riches- 
ses, hêb-alal g.; de la mort, 
mbétangi' de g. Les expressions 
u/, tûk marquent le mépris et 
sont injurieuses. — mêlé d'aver- 
sion ou de colère, ndépi m. II 
a pour tous des paroles de mé- 
pris, di nâ dépi fiépâ ti vahin 
âm. — (au) de, ban à fàïé. 

MÉPRISABLE, adj. met à 
yab, met a dépi, met à hêb, 
met à ûâval, feu nasah, nit i 
tâhan. 

MÉPRISANT, adj. u yabèl, u 
nâvlé. Il me regarde d'un air 
méprisant, bet i nâvlé là ma 
sêté. 

MÉPRISE, s. f. ndûm g\, tom 
b. Excusez ma méprise, je vous 



MÉP 



— 38 9 



MÉR 



avais pris pour votre frère aîné, 
bul ma mère, dâ ma la davâlé 
on ak sa mag. 

MÉPRISÉ,, adj. dépiku, feu 
iïépâ dépi. Il est méprisé de 
tout le •monde, nit ni népa 
dépi nânu ko. 

" MÉPRISER, v. a. yab, hêb, 
béténgi, bétangi, béténgéné, 
nakâ âdo, naval, nâvlé. Celiui 
qui méprise, yabkat b., hêb- 
kat b., dépikat b. — - avec 
un sentiment d'aversion, dépi, 
nipu. — ne pas chercher, ne 
pas craindre, bétangi, ban a 
fâlé, èmalê'k dara. ■ — - comme 
indigne de soi, dombal, dom- 
balu. — adresser des expressions 
de mépris, ufu, tûku. — (faire), 
hêblô. — (Se) soi-même, hêb sa 
bopâ, bétangi sa bopâ. — (mu- 
tuellement, yabanté, hêbanté. 

MER, s. f. gêt g. La pleine 
mer, la haute mer, bir'gêt, 
hâv'gêt \g. Ailler en pleine mer, 
dèm ta kâv gêt. La mer monte, 
gêt gû'ngê jês. Elle est haute, 
fês nâ, mpêsé mi dad na La 
mer descend, gêt gû'ngê fèr. 
Elle est basse, fèr nâ, mpèré 
mu dad nâ. Elle est calme, mu 
né sèndév, dèfâ. dal. Elle est 
très claire, er na. — (bras de), 
gêt gu Hat, — (coup de), ngé- 
lën L, gârèn b. — (mettre en), 
budi. 

MERCANTILE", .adj. u dày, u 
dâyàta. C'est un esprit mer- 
cantile, dâyâta rèkâ la ham ; 
dérin âm la di ût ti lu nèka. 

MERCENAIRE, adj. u dûm, lu 
nu Jèy. C'est une âtme merce- 
naire, mpèy âm, ndêrin am là 
di ut ti lu nèkâ. Un éloge mer- 
cenaire, voyân v. — s. m. be- 
kanëg b., ligèykal, ligèyânkat 



b., yôlukat b. — qui ce laisse 
aisément corrompre, ku nu 
men â'nêhal bu yombâ, yôl-i- 
kât h. 

MERCEiNAIREME-NÏ, aclv. a:t 
hol u dûm, ak begâ yôl. 

MERCI, s. m. ngerem m. — 
je vous remercie", dârâ dej. 
dêrâ dej, dé ri def ; an pi., 
dârâ ngën def, dérâ ngèm def, 
vav gôr, vav kan, vahav. Dieu 
merci, Yalta dérâ def. — (de- 
mainder), crier merci, bidu, 
tinu, yëmsânu. — (être à Jaji 
de ses passions, rébédeku. Aban- 
donnez-le à la merci de ses lias- 
sions, bayi lën kô'k rébédekô'm. 

MERCREDI, s. m. al'arba d., 
mèrkârdi d. Le mercredi, des 
cendres, alarba i dom i ial. 

MÈRE, s. f. ndèy d., yày d. 
La reine imère, lingêr b. U îe 
nière est digne de respect, ndèy, 
lu nô téral la. La mère Bigué, 
yày Bigé. — de famille, debôt 
d. — (prendre ipour), ndèyô. 
tanâ ni sa ndèy. Bonne Marie, 
je vous prends aujourd'hui 
pour ma more, Mari yûy, mangi 
la delé tèy ni sumâ ndèy — 
cause, ndèy d., nfosân L, lu di 
sos, lu indi, lu tah, lu di dur. 

MÉRIDIENNE, s. f. néhw u 
betek. 

MÉRIDIONAL, adj. lu fëlô'k 
galandu bâ. 

MÉRITANT, adj. l,àh, met a 
téral. 

MÉRITE, s. m. barkè b., 
tuyâba d., darâma d., varal v., 
lu bâh lu nèkâ ti nit. Un 
homme de mérite, nit u ha- 
ralu, borom mbugal. 

MÉRITER, v. a. met, var a 
am, déndâ barké. Au delà de 
ce que je mérite, lu epâ là ma 



MËR 



— 3go — 



MES 



var. Il ne mérite pas d'être 
appelé un nmi véritable, menti 
nu ko tudé sopàkàt bu or. Il 
mérite la mort, de dagan nh 
ko. — pour quelqu'un, varal. 

— (bien) de, dèf lu bah, dimali. 

— avoir besoin de, sohla. Ce 
que vous me dite mérite con- 
firmation, là ngj, ma vah sohla 
nà nu deheral ko. 

MÉRITOIRE, adj. met à yôl, 
met a nàv. 

MÉS1TGTREMENT.. adv. bv 
met à yôl. 

MERLE, s. m- yerâyer b., 
gulâgul b. 

MERVEILLE, s. ï. kdvtèf g., 
kîmtân g., lu met a yëmtân, 
ndomi, ndomité g., def i ndo- 
mité. — (à), bu bâh a bâh. 
bu amul morom. 

MERVEILLEUSEMENT, adv. 
bu met à yëmtân, bu amul mo- 
rom. Il est merveilleusement 
beau, mô dahâ rafèt, va di. 

MERVEILLEUX, adj. lu di 
domalé, lu nu këmtânu, lu 
amul morom. 

MESALLIANCE, s. f. se y 
ku nèkul sa navlé. 

MÉSALLIER, v. a. séylô 
ak ku nèkul navlè'm. — (Se), 
sèy ak ku nèkul sa navlé, dé- 
tèl sa hopà. 

MÉSAVENTURE, "s. f. ndo- 
gai l. 

MÉSENTÈRE, s. m ntangà l. 

MÉSESTIME, s. f. yab, yabèl 
q., hêb b., ndépi m. 

MÉSESTIMER, v. a. yab, hêb, 
dépi, bëtahgi. 

" MÉSINTELLIGENCE, s. f. dë- 
gôdi b., amlé b., doté b., tongo, 
tanguante b., dzïmci g. 

MESQUIN, adj. név, tût, .u 
tàhan, lu amul bopâ. — en par- 



ak 



nit 



lant les personnes, sahantalkàt 
b., vahan bu tèpà, néval, névlé. 

MESQUINEMENT, adv. avec 
mesquinerie, bu név, ]m amut 
bopà. Il fait tout mesquine- 
ment, di nà. névlé fi lu nèkà. 

MESQUINERIE, s." f. yahan bu 
tèpà, nëgudi, nëgàri b. 

MESSAGE, s. ni. yoné b., yo- 
nêsi b., yobanté b. 

MESSAGER, s. m. .yonèt, yo- 
nènt b., ndav l. 

MESSE, s. f. niés b. Grand' 
messe, mes bu réy. Basse mes«e. 
mes bu tût. — (assister à la), 
dangà mes, têu ta mes bâ. J'ai 
assisté à la me^se Lasse, dangà 
nû peti mes. Tu n'es pas venu 
à la mtbse aujourd'hui, dan- 
gasiu la mes tèy. J'y vais, 
mangé darigi. Je l'ai manquée, 
mais ce n'est pas ma faute, uté 
nà ko, ndé du sumà ntèyèf. — 
(célébrer la), dangà mes. J'ai 
déjà dit ma messe, dangà nà 
mes bè sotal. 

MESSÉANCE, s. f. dèkadi g., 
lèdadi g., gorêdi b. 

MESSÉANT, adj- dèkadi, tè- 
dadi, gorêdi, dagul, tèdul. 

MESSIE, s. m. Masiu, Aima- 
siu m., Musalkàt bà. 

MESURABLE, adj. lu nu men 
à natà. 

MESURAGE, s. m. natà. g. 

MESURE, s. f. natu, _natu- 
kay b. — de capacité, andâr 
d., gapà b. (Les dimensions 
varient suivant les localités). 
Achète-moi deux mesures de 
petit mil, déridai ma nâr i gap'i 
sunà. — (bouteille servant de), 
hot'u natu. Mesure contenant 
trente boutilles, fahà d. (K.) 
mesure de quarante bouteilles, 
malà m. (K). — (gerbe de mil 



MES 



v _ 3gi — 



MET 



prise corrame unité de), sabâr 
b. — de longueur, sébré b., 
(longueur comprise entre le 
pouce et le doigt majeur quand 
la main e>t étendue); hasab b. 
(coudée). — bien remplie, barta. 
Echanger une mesure d'un ob- 
jet contre la même mesure d'un 
autre objet, par exemple du mil 
contre du sel ou du poisson, 
vête barta barta. — (avoir telle) 
day, tolu. — (être de même), 
tolo. Ces deux vases sont de 
même mesure, iïâr i ndap yilé 
tolô. — (avoir la même) que, 
day ni, tolu ni, tm ak. — 
moyen, mythe m. Prenez bien 
vos mesures pour réussir, nâ 
nga fèhéy bt dot ti li ngâ 
begâ. — (être en) de, men, 
safi, vâd. Je ne suis pas en me- 
sure de partir en ce moment, 
vàdu ma bt men a dtm lëgi, 
menu ma dèm lëgi. — modé- 
ration, têyay b., têylu g. Cet 
ho mime ne sait pas garder de 
mesure dans ses paroles, va di 
di nâ ttpâ ti vah âm, di nâ té- 
paral vah âm. — (sans), outre 
mesure, bu ièpâ, bt mu.epâ. — 
(àj, a mesure que, nakâ. Tra- 
vaillez, an vous payera à me- 
sure, au fur et mesure, nakâ 
nga di ligty, ftu di la fty. 

MESURÉ, adj. prudent, têy, 
têylu, andâ'k sago. 

"MESURER, v." a. nota, — à 
la coudée, hasab, tôntu. — pro- 
portionner, tmalé. — ses paro- 
les, toni vah, vah ak têylu, ak 
sago. — (Se), pour voir quel est 
le plus grand, sutâté. • — lutter 
contre, hêh ak, berê'k. Je me 
suis mesuré avec lui et je l'ai 
renversé, beré nâ'k môm ter 
ko. 



MESUREUR, s. m. natâknt b. 

MÉSUSER, v. n. sankâ, zcdah, 
yahâ, dérinlô U lu bon.. 

MÉTAMORPHOSE, s. f. sopu- 
liku b., ntopité l. 

MÉTAMORPHOSER, v. a. so- 
pâli, supali. — (Se), sopaliku 

MÉTAPHORE, s. f. lëbàtu b. 

MÉTAPHORIQUEMENT, adv. 
ti lëbàtu. 

" 'MÉTÉORE, s. m-, lu di mèlah 
ti asaman. 

MÉTHODE, s. f. dohin, dtfa- 
rin v., tamtl, tamâtamâ b. Cha- 
cun peut suivre sa méthode, feu 
ntkâ men nâ dtf nâ mu tamé. 

MÉTICULEUX, adj. ku di ra- 
gal ti yef i tâhan. 

MÉTIER, s. m. ligty b., métê 
b., menin m. Il faut apprendre 
le métier qui vous plaît le plus, 
var ngd démantu mcté bu la 
gen a nêh. — machine pour 
faire certains ouvrages, m.asin 
b. Métier à tisser, rabukay b. 

MÉTIS, adj. en parla t des 
animaux, varalé b. 

MÉTRÉ, s. m. mttâr b. Que» 
est le prix du mètre? mttâr bi, 
nùtâ là dar? 

MÉTRER, v. a. natà'k mt- 
târ. 

MET', s. m. nam v., ndaval 
b r , rendâ b., togâ g. — bien 
prépare ratambalé b., nam vu 
nêh. Rien préparer les mets, 
ratambalé. 

METTRE, v.a. dtf. ttg, iâd.-~ ' 
dans, dugal, dô, dtf ta, rôf, sôb, 
tabah. Mets le riz dans la mar- 
mite, sôbal malo mi ta ntin la. 
Il lui mit un anneau au doigt, 
mu dtf dàru, mu rôf dàru ta 
bârâm âm. Il met la main à 
tout, lu mu gis, tabah ta lo- 
hô'm. — de l'eau dans une 



M EU 



3ga 



MIE 



chaudière, ftuluk. — dans la 
bouche, sèh. Ne mets pas l'ai- 
guille dans ta bouche, bul sèh 
pursu bi. — de côté, bér, déntït, 
van. Mets ma part de côté, va- 
riai ma siimâ valu. — au bord 
à lia limite, fègâ, tèg ti vèl. — 
le mil en grenier sans le ha- 
cher, degâ ; en le hachant. 
sadâ. C'est aujourd'hui qu'on 
met mon mil ©n grenier, tèy 
la nu ma sadal. — en pièces, 
hoti. — le poing sens le men- 
ton, Vçfca. — le doigt dans l'ceL 
de quelqu'un, kolot. — l'in- 
dex sous le nez. sur la figure 
par moquerie, idoharbï. — à 
l'envers, bêù, se/. — ?ehs des- 
sus dessous, renverser, depn. — t' 
à, faire consister, ses ti. Il 
met son bonheur à faire du 
bien, dèf lu bàh a di l>::nêli âm. 
— bas, dur. Etre sur le [>oint 
de mettre bas, nohi. — bien 
ensemble, marâlé. Mettre ma! 
ensemble, bôlé, yàhâ digunlé, 
■ — (Se), commencer, dur. Mettez- 
vous au travail, ligèy len, dôr 
lën a ligèy, av l'en ti ligèy. — 
au-dessus de, j'êtalé sa bopâ ti 
kàv, genûtlè sa bopa, fôgal sa 
bopâ né y à gen. — au-dessous 
de, fëialé sa bopa ti sùj. — 
s'habiller, sângu. Ne peux-tu 
pas le mettre convenable ment? 
menu là sângu bu dèkâ? 

MEUBLE, adj. (terre), dor h. 
Biens meubles, alal ya fiu men 
ë tohal. — s. rn. pi. ndap y., 
dumtuay, dunitukay u nêg 

MEUBLER, v. a. êmbal nêg, 
sakal dumtimy u nêg. — (Se), 
■déndâ i ndap, êmbal sa- nêg. 

MEULE, s. f. pour aiguiser; 
dâsukay b., namukay b. — 
monceau, ngar m., dôr b. Une 



meule de foin, ngar i bôb. Une 
meule d'arachides, ngar i gèrté. 

MEURTRE, s. m.' bôm b., 
rèy b. 

MEURTRIER, s. m. bômkât 
b., rèykqt b. — adj. lu di rèy 
i nit dôp, lu di sabab de i nu 
baré. 

MEURTRIR, v. a. gûn, tas. 
— de nouveau,- gânât. — (Se), 
gànu, gàn sa bopâ. 

MEURTRISSURE, s. f. gânu 
b., gâiïgân b., tasutasu b. 

MEUTE, s. f. had i rebâ yu 
baré. En parlant d'une troupe 
de geais importuns, nu boka 
di la géièn. 

MI, dijiî b., gènâ vala. 
Quand il fut arrivé à mi-che- 
min, oâ mu dohé bè ta digâ. 

MIASME, s. m. hèt gu bon. 

MIAULEMENT, s. m. gèv m., 
gèvgèv u n;ùs. 

MIAULER, v. n. gèv, né gèv, 
gèvgèvi. 

MICHE, s. f. kampa b: 

MICMAC, s. m. lahas b. Il y 
a du micmac dans cette af- 
faire, lohas angi ti, lef U orul. 

MICROSCOPE, s. m. sêtu bu 
di réyal. 

MIDI, s. m. dig'u hetek, ndo- 
lôr /., dig'i ndolô. le revien- 
drai à midi, fâ dig'u betek. là 
di dèlusi. Après midi, génav be- 
tek. — sud, galandu b., ngé- 
lémbu. ngéléndu b., ndulando 
l.. ndéléndu .'. (L.) Les peuples 
du Midi, nâ dekâ ta gala'idu. 

MIE. s. f. pendeh b. 

MIEL, s. m. lèm g. Si tous 
avez du miel, les abeilles accou- 
rent, sô amé lèm, yembâ gav 
a dikà — (chercher du) iiuns 
le creux des arbres, némâ. 

MIELLEUX, adj. hirô'k lèm. 



MIE 



— 3g3 



MIL 



t)es paroles mielleuses, bât- î 
Jiêhlâté. 

MIEN' (le), pr. pos. sumâ bos. 
— (le), s. m. sumâ alal. Je 
"vous dis la chose comme elle 
s'est passée, je n'y «joute rien 
•du mien, dâ ma la vah nakâ 
la lef li dohé dâl, du ma ti 
dokâ dara. J'ai encore fai' des 
miennes, dèfati nâ lu amul 
bopâ. 

MIETTE, s. f, fadahit b., pen- 
deh b., rûsit b. Les miettes qui 
tombaient de la table, fadahit 
yâ don vodé la lèkukay bâ. — 
tout petit morceau, lu tût a 
tût, tûti. 

MIEUX, adv. gen, bu gen. 
■C'est mieux, il vaut mieux, 
mô gen. Mieux vaut agir que 
parler, baré vah, 'iaré dc/j a 
ko gen. J'aLme mieux le cous- 
cous que le riz, tèrê ma genal 
malo. — (tant), ndok! fêtô! fè- 
tètô ! — (être), en meilleure 
santé, gêné, tané. Je ime trouve 
beaucoup mieux, lôlu baré nâ 
bu bah, mangé gerem Yalla. 
On répond : Tant 'mieux, que 
cela continue, ndok ! nâ dè,m 
kanam. Quand on dit simple- 
ment : Lôlu baré nâ, ce n'est 
qu'une formule de politesse qui 
m'indique pas un mieux vérita 
ble. — (le), lu gen ti. C'est ce 
qui vaut le mieux, mô ti gen. 
Le mieux est de se taire, né 
tel, dapâ sa gémén â ti gen. 
C'est lui que j'aime le mieux, 
môm là gen â sopâ. — (au), le 
mieux du monde, bu bâh â 
bâh, bu amul rnorom. Il vit 
que tout était pour le mieux, 
mu gis né lu nèkâ dag nâ bu 
bâh â bâh, né lu nèkâ mèl nâ 
nakâ mu var â mèl. — (à qui) 



mieux, dekanté, ravanté. Ils 
nageaient à qui mieux mieux, 
don nâiïu ravanté fëy. 

MIGNON, adj. rafèt, dèkâ, 
bèli. — s. m. favori, sen b. 
C'est le mignon de sa mère, 
môm là ndèy âm gen â sopâ. 
Mon petit mignon, sumâ dôm u 
ndèy. 

MIGRAINE, s. f. bopâ bu di 
méti. J'ai la migraine, sumâ 
bopâ dèf ma méti. 

MIGRATION, s. f. dây g., 
tohu g., roilu g., dâv g., ka- 
san l. Les migrations des oi- 
seaux, roûu'jTipitâ. 

MIJAURÉE, s. f. digèn du di 
hadàn bè dof. 

MIJOTER, v.. a. faire ouire 
lentement, togâ ndankâ. 

MIL, MILLET, s. m. dugup d. 
Il y a une foule de variétés de 
mil. La môme espèce a parfois 
des noms différents suivant les 
localités. — (petit), sûnâ s., 
dénul d., tin d., dugup u nul. 
— (petit) à barbe, sâno s., 
madâ m. — (.gros), bâsi b., fêla 
b., kombafaro b., sâyàr b., di- 
tin d., sakulé d. — très gros, 
ndahnat l. — des oiseaux qu'on 
mange en temps de famine, du- 
gup u mpitâ. — (tige de) en- 
core toute jeune, tah, tahèf b., 
gantah i dugup. — (gerbe de), 
sabâr b. J'ai acheté dix ger- 
bes de petit mil, déndâ nâ fuk' 
sabâr i sûnâ. — (petit paquet 
de), doh b. — (casser les tiges 
de gros), pour te faire mûrir, 
rogod. 

MILAN, s. m. ndurkel m., 
dolônker l. 

MILIEU, s. m. digâ b. Au 
milieu du jour, ta dig'u be- 
tek, ta ndolôr. Au milieu de 



MIL 



— 3 9 4 — 



MIR 



la nuU, ti hâd u gudi. Je l'ai 
trouvé au milieu d'une bande 
de vauriens, gis nâ ko ti digarvté 
i saysay. — intervalle, diganté 
b. Il n'y a pas de milieu, amul 
diganté. — (juste), lu èm. Il 
ne sait pas garder un juste mi- 
lieu, menul â dèf dara bu èm. 

MILITAIRE, adj. u harè, u 
sel dur. Arrivez à cinq heures, 
heure militaire, nâ ngw èm ti 
durx>jn i vahtu kat. — s. m. 
soldar b., harékât >b. 

MILITAIREMENT, adv. niki 
soldar yâ. 

MILITANT, adj. ku di hêh. 
L'Eglise minante, dulit ni di 
hêh ti adunâ. Il a une attitude 
militante, mèl nâ ni feu begâ 
hêh. 

MILLE, MIL, adj. num. dune, 
nduné. Porter à mille, dunèl. 

MILLE-PIEDS, s. m. vorvo- 
ràn v. 

MILLIARD, s. m. tamdarèt. 
tamnarèt. Ces expressions in- 
diquent un nombre incommen- 
surable. 

MILLIÈME, adj. dunèl. 

MILLIER, s. m. dune. Il a 
des bœufs par milliers, am. nâ 
i dune i_mag, am nâ i nag yu 
barê baré. 

MILLION, s. m. tamdarèt. 

MILLIONNAIRE, s. m. ku ba- 
réy â baré alal. 

MIME, s. >m. sébékât b., ban- 
dâkât b. 

(MIMER, v. a. sébé. 

MINABLE, adj. met u yerem. 

MINCE, adj. sèv, tèréf (L). 
Très mince, «eu rut. — fluet, 
fiadâ, léndim b., bolong b. — 
(rendre), sèval. Avoir des choses 
minces, sèvlé. — peu considé- 
rable, név, tût. 



MINE, s. f. kanam g. — (payer 
de), dèkâ tahavay. — (avoir la)- 
de, se rend par le radical du 
verbe répété avec, la terminai- 
son lu. Il fait mine de tra- 
vailler, déjà ligèyligèylu. — 
(faire bonne) à quelqu'un, von 
kanam gu nêh, agali bu bâh. 
— (faire mauvaise) mère, tongu, 
agali bu amul bopâ. — (faire 
la), gèdâ, mèr. — d'or, d'air- 

MINER, v. a. gas. — consu- 
gent, kan u vurus, kan u ha- 
lls, fu nô gasé vurus. 
mer, dêhal, yahâ. 
• MINEUR, adj. gen â tût. — 
qui n'a pas atteint sa majo- 
rité, feu mômangul bop'âm. 

MINIATURE, s. f. natal bu 
tût té rafèt. 

MINIME, adj. tût â tût, u 
tàhan. 

MINIMUM, s. m. lu gen â tût. 

MINISTÈRE, s. m. mpal m., 
ligèy b. 

MINORITÉ, s. f. nâ gen a 
név. 

MINUIT, s. m. dig'u gudi, 
hâd u gudi. 

MINUSCULE, s. f. araf vu 
ndav. 

MINUTE, s. i. minit b. — 
court instamt, sa s. Attends moi 
ici une minute, nèg ma filé 
tûti. 

MINUTIE, s. f. def u iâhan, 
baient b. Ne vous arrêtez pas- 
à des minuties, bul di topato 
yef i tàhan. 

MINUTIEUSEMENT, adv. afe 
topato gâ gen â sèv. 

MINUTIEUX, adj. feu di dèf 
nhèl âm ti yef i tàhan. 

MIOCHE, s. m. gûné g 

MIRACLE, s. m. kavtèf g. — 



MIR 



3 9 5 — 



MIS 



chose -extraordinaire, def i ndo- 
miié, lu di domal. - 

MIRACULEUSEMENT, .adv. ak 
ikavtèf. 

MIRACULEUX, adj u kavtèf, 
u ndomité, u këmtân, lu di 
••domal. Une pêche miraculeuse. 
nap'u këmtân. 

MIRE, s. f. dirukay b. — 
(point de), dirukay b., ndùm b. 

MIRER, v. a. dir. — regarder 
fixement, dak, né dak, bnhi, 
né vègâ, huli, sêt. — (Se), sêtu. 

MIRIFIQUE, adj. rafèt, lu di 
<domal. 
" MIRLITON, s. m. lit g. 

MIROIR, s. m. sêtu b.,, gisii b. 

MIROITANT, adj. lu di mè- 
iah. 

MIROITEMENT, s. in. Ut g., 
mèlahay b. 

MIROITER, v. n. 1er, mèlah. 
•né nan, nanah. 

MISAINE, s. f. ma u bopa. 

MISANTHROPE, s. m. sis, 
■slskât b., nahari dévêt 

MISE. s. f. lu nu lèg, lu nu 
de). Ma mise dans cette affaire 
•est de mille francs, def nû ti 
iïâr tëmër i derem. — (être de), 
■dar, hèv, dèka. Cet habit n'est 
plus de mise au village, mbub'â 
mile hàvalul tu deku bâ. — ma- 
nière de se vêtir, yëré y., ntân 
gay L, ntol g. Il a une mise 
négligée, â.èfâ sagané yërê'm. 

MtSLRARLE, adj. toskan, tos- 
karé, valakâna, nasali. — s. m. 
ndôl /., miskin m., toskaré b., 
bàdôla b. Vous devez secourir 
les misérables suivant vos res- 
sources, ror nyâ dimali miskin 
fia nâ la ko sa alal mayé. — 
médian', bon, sohor, hos, say- 
sây. C'est un petit misérable, 
■halèl bu bon a bon la. — di- 



gne de mépris, met â dépi, met 
a sib. — qui fait pitié, met n 
yerem. — (rendre), toskarélô. 
Ce sont % os péchés qui vous 
ont rendu misérable, sa ; ' ba- 
kar a la yahâ, nô la tabal ta 
toskan l>ïï. — (se rendre), ios- 
kana. toskan sa bopa. Vous 
vous êtes r